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27/08/2010

n° 496 - Analyse - Géopolitique et stratégie - Réflexion d'Irak - 27/08 - : - Début :- L’heure des faucons.


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme,

 L’information est une arme au service de la paix

    Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre


n° 496  - Analyse -  Géopolitique et stratégie - Réflexion  d'Irak - 27/08 - : - Début   :- L’heure des faucons.


Les  Dossiers 'Géopolitique et Stratégie' d'Irak

n°496                            27/08/10

C.De Broeder      &       M.Lemaire



Le " Dossier   'Géopolitique et Stratégie' dIrak  " est visible  ...

a) sur mes  blog :  http://www.dhblogs.be/categories/International.html

                           http://www.lalibreblogs.be/categories/International.html

b) sur le site http://turkmenfriendship.blogspot.com/2007/10/journal-dirak-de-m-lemaire.html

c) sur le site de Eva Resis  :  no-war.over-blog.com

d) Et Sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be


Sommaire :

Tiré à part :

Une guerre qui n’est pas gagnée.

Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

1-1 Jean Guisnel : La désastreuse initiative de Bush.

1-2 Joszik : Le Retour du treillis.

1-3 Danielle Bleitrach : La paix en Irak : Il s’agit d’un de ces nombreux effets d’annonce.

1-4 Les développements prévus au Moyen Orient et dans la région du Golfe.

1-5 K. Selim : L’heure des faucons.

1-6 Obama n’a pas changé la politique US au Proche-Orient.

Suite

2 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

2-1 On vous a dit de ne plus bronzer bête ! Maintenant il faudra apprendre à ne plus voter idiot !

2-2 Florian Olsen : Des citoyens de «seconde classe».

2-3 Ramzy Baroud : Au-delà de la violence et de la non-violence : la Résistance comme culture.

Fin

3 Histoire de l'Irak 

3-1 Un vieux projet britannique...

4 Annexe

4-1 Grande-Bretagne : Vers la réouverture de l’enquête sur la mort suspecte de l’expert en armes biologiques David Kelly.

4-2 Entrée en vigueur de la convention sur les armes à sous-munitions.

4-3 Armes à sous-munitions: Israël et Washington refusent d'adhérer à la convention.

4-4 Karim Farouk Lakjaa : Armes à sous-munitions, entre progrès du droit et progrès technologiques.


Avant propos

·                    Les militaires américains usent d’un terme générique- Al Qaida- pour désigner les résistants qui osent leur résister...


Tiré à part :

Une guerre qui n’est pas gagnée.

NB Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

Le Center for Strategic and International Studies (CSIS) vient de publier un rapport d’Anthony Cordesman sur la situation en Irak quelques mois après les élections. il complète et actualise un rapport rédigé précédent.

L’auteur estime que l’instabilité politique est gravement sous-estimée. Selon lui, il faudra encore 5 à 10 ans avant que la sécurité intérieure ne soit assurée et que la reconstruction puisse véritablement commencer. Il s’ensuit que les projections d’accroissement rapide de la production pétrolière sont irréalistes. Les réserves irakiennes ne seront pas correctement exploitées avant 20 ou 25 ans.

L’annonce du retrait des forces combattantes US en Irak n’a guère de sens. A la fin août 2010, il restera 50 000 soldats US dans le pays. Ceux-ci seront réorganisés pour être mis à la disposition du gouvernement irakien autant que de besoin. Il faut donc comprendre que les forces stationnées ne sont plus destinées à combattre une armée conventionnelle, mais l’insurrection populaire, ce qui 7 ans après la chute de Saddam Hussein n’est pas une nouvelle.
En outre, le retrait des forces combattantes d’Irak est en fait un simple déplacement régional. Le format des forces US dans le Golfe (Arabie saoudite, Bahrein, Emirats, Irak, Koweit, Qatar) est inchangé.

En définitive, il est d’autant plus impossible de dire quand la guerre d’Irak sera gagnée que les objectifs de guerre n’ont cessé de changer. Par exemple, dans la cadre du remodelage du « Proche-Orient élargi », il était convenu de démanteler l’Irak en trois Etats distincts. Aujourd’hui, cette perspective est abandonnée car elle a suscité l’alliance des Etats frontaliers (Syrie, Iran,Turquie) et l’effort porte désormais sur la restauration de l’unité du pays.

L’auteur —qui est proche de la monarchie saoudienne— conclut à la nécessité pour les Etats-Unis de poursuivre leur engagement à contre-courant du discours officiel de retrait.

===

Iraq : Strategic Partnership or Lose the "Unwon" War, par Anthony Cordesman (CSIS, août 2010).
 Part 1 : “Meeting the Challenges of 2010
 Part 2 : “Measuring the Course of the War
 Part 3 : “Economy, Demographics, Budget and Trade
 Part 4 : “Critical Impact on World Oil Supplies
 Part 5 : “Economic & Military Aid and US Withdrawals

19 août 2010



1 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

1-1 Jean Guisnel : La désastreuse initiative de Bush.

NB : Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

Alors que les troupes américaines vont amorcer leur retrait d'Irak dans deux semaines, l'instabilité politique du pays pose sérieusement la question de la viabilité de l'Irak post-Saddam.

Le massacre de Bagdad, le énième de la guerre civile qui a fait des milliers de morts en Irak depuis le début de cette année, pose cruellement le problème de la viabilité de ce pays. Et de sa capacité à entrer, non pas dans une phase de paix et de prospérité, encore inaccessible, mais simplement dans une période de paix durable. Or les données sont simples. En guerre depuis 2003, l'Irak n'a vécu depuis cette date qu'avec plusieurs dizaines de milliers de soldats étrangers, essentiellement américains, stationnés sur son territoire. Et ils s'apprêtent à partir.
L'échec américain
Cela va sans dire, cette situation aggrave encore l'échec de la désastreuse initiative de George W. Bush, prise au double prétexte de la lutte contre al-Qaïda et de la menace «stratégique » que faisait peser sur les États-Unis la prétendue présence en Irak d'armes nucléaires, biologiques et chimiques. L'Irak vivait certes sous le joug d'un dictateur sanguinaire et honni.

Mais force est d'admettre que les États-Unis ont apporté une inapplicable liberté, accompagnée de sang, de larmes, et d'hécatombes. En septans et demi, plus de 4.700 soldats étrangers, et sans doute plus de 100.000civils irakiens ont perdu la vie dans les ‘combat’s et les attentats. Désormais, les activistes de toutes obédiences manient la bombe sur fond de concurrence irresponsable entre l'ex-Premier ministre IyadAllawi, et le chef de gouvernement sortant Nouri al-Maliki que les législatives de mars dernier n'ont pas départagés. Le régime irakien des partis, sorti de l'imagination débile de politologues américains, nécessite une majorité absolue pour assumer le pouvoir. Or il manque quatre sièges à al-Maliki, donc l'impasse est totale! Est-ce vraiment le bon moment pour que les Américains, qui ont précipité ce chaos destructeur, se retirent? Dans deux semaines les 64.000 derniers soldats américains auront terminé leurs opérations de ‘combat’, et seront tous partis avant la fin 2011. L'enjeu pour Barack Obama est crucial, s'il veut être réélu à cette date.

Mais les généraux irakiens affirment pour leur part qu'ils seront absolument incapables de faire régner l'ordre dans le pays avant 2020!

La pire anarchie imaginable se prépare. Il est fort possible que les Irakiens, qui croyaient tout savoir de l'Enfer, en découvrent bientôt de nouveaux tourments.

Jean Guisnel

18 août

http://www.letelegramme.com/ig/generales/france-monde/com...


1-2 Joszik : Le Retour du treillis.

Les Etats-Unis d’Amérique ont-elles le droit moral d’envahir l’Irak ?

Certes même si cette étonnante question nous paraît à priori absurde il n’en reste pas moins qu’une puissance militaire, dans l’absolue, aurait dit-on le droit qu’elle s’arroge, d’elle même, au-dessus des règles de la communauté internationale, d’agresser un voisin dans l’hypothèse qu’elle désir s'accaparer de ses ressources et contrôler de ses institutions pour ses propres intérêts,

Le Chant des Chiens Diurnes.

Par conséquent, si elle agit avec intelligence en veillant bien de ne pas se retrouver dans un isolement économique et militaire et à bien conserver la ligne verte de la démocratie dans son camp elle s’en sortira avec quelques petits reproches, car dans la « logique de guerre »( comme nous le verrons plus loin) les jeux d’influence changent le paradigme en faisant place non plus à un rapport entre puissance économique mais plutôt au rapport de force brut entre puissance militaire, ce qui est une toute autre histoire. Mais l’histoire ne s’arrête pas là, car Il y a souvent eu par le passé des précédents occidentaux tendant vers ce genre de comportement, mais de l’occupation il ne résulte pas nécessairement un génocide chères frères.
 Un génocide est l'extermination physique, intentionnelle, systématique et programmée d'un groupe ou d'une partie d'un groupe en raison de ses origines ethniques, religieuses ou sociales.
 Par le passé on a eu cinq précédents de tentative d’occupation avec extermination déterminée de la population,
 N°1) De l’occupation du territoire des Amériques il en est résulté ce qui reste encore aujourd’hui le plus grand de tous les génocides de l’humanité (GT : Génocide Total) comprenant l’extermination de plus de 50% de la population), événement qui a été supprimé définitivement de la rubrique génocide du dictionnaire Wikipédia et remplacé par « Les massacres au caractère génocidaire controversé » , et d’ailleurs toutes tentative de l’y ajouter comme génocide se verra effacée et blacklistée au niveau de l’adresse IP par le fameux dico du Web……350 millions de morts reconnu officiellement en 150 ans ça n’est pourtant pas un petit génocide ça ?
 N°2) Le génocide africain dont on ne retient que la déportation et l’esclavage, et qui n’a d’ailleurs pu aboutir à un génocide total à cause du besoin occidental en ressource humaine d’ouvriers sans salaire et sans identité humaine, ça vous en bouche un coin ça, les nègres l’ont échappé belle parce qu’ils chantaient en travaillant dans les champs, les chiffres sont floue car ils ont été dispersés dans tous les pays d’Europe et des Amériques, mais à la fin de la seconde guerre mondiale il ne restait plus beaucoup de nègre, pour ne pas dire aucun, en Europe par conséquent je conseillerait vivement à Liliam Turam & Co s’ils veulent porter les lunettes et le chapeau de Malcom X, de s’intéresser un peu plus au passé de leurs parents plutôt que de s’attaquer à leurs« compatriotes ».
 N°3) Le Dernier continent que constitue l’Australie et ses satellites, dont on peut aussi considérer comme une colonisation ayant dégénéré en un Génocide Totale
 N°4) Le génocide des peuples juif, slaves et tzigane durant
la Seconde Guerre mondiale, dont on peu joindre en toute honnêteté une tentative de génocide du peuple palestinien car ces deux génocides ont irrémédiablement et à jamais leurs chromosomes X et Y communs.
 N°5) Le Vietnam et
la Corée dont les actions militaires américaines déterminées n’étaient pas une tentative d’invasion et de contrôle des ressources mais plutôt de nettoyage ethnique et raciale par l’extermination aux produits chimiques (Premiers génocides par ADM après le Japon, ou l’on retrouvé déjà les états unis d’Amérique et la grande Bretagne).
 N°6) l’Arménie qui ne peut être considéré comme un génocide car il n’y a pas eu remplacement de la population par un autre mais plutôt une occupation violent avec l’assassinat des élites (grande spécialité des pays Orientaux).
 Je vous épargnerait le cas de l’Afrique du Nord pour ne pas heurter certaines sensibilités.
 Pour en revenir à nos moutons : Qu’est-ce qui nous amène, aujourd’hui, d’une occupation militaro-industrielle de l’Irak avec prise de contrôle des institutions à un génocide claire et déterminé du peuple irakien.
 1°) Les armes, les moyens et les cibles d’emblé, nous indique qu’il y a préméditation et forte intention génocidaire
 2°) Les instruments de contre insurrection utilisés (attentats à l’explosif dans des proportions qui dépassent toute logique humaine et toute logique mécanique car il serait impossible de fabriquer ou de faire entrer ou déplacer d’un petit km autant d’explosif dans un pays sous total occupation américaine), et bien sur, tous le monde se souvient des fameux camion disparus de la zone verte chargé de plusieurs tonnes d’explosifs, malgré la présence 24h/24h de drones, de satellites et d’avions Awak au-dessus de Bagdad et l’absence d’enquête sérieuse sur l’origine chimique des explosifs utilisés dans les attentats nous apporte quelques pistes sur les commanditaires.
 3°) La haine raciale dans les plus hautes sphères gouvernementale américaine notamment celle de la communauté juive qui ne fait aucun effort pour trouver la moindre trace de paix dans les poussières de Palestine mais qui rêve maladivement sous ses oliviers pourris d’un grand Israël qui ne verra, sans doute, jamais le jour car il n’a pas au préalable défini ses frontières, donc ce rêve qui n’aurait apparemment pas de limite s’oppose par conséquent à toutes les autres identités humaines.
 4°) La présence volontaire de différents services secrets et notamment la présence en grand nombre des militaires américains de confessions juive dont la réputation de hordes de la mort en Irak n’est plus à faire et qui a comme objectif l’extermination et l’occupation définitive de Bagdad.
 C’est donc au cœur de Bagdad que se joue aujourd’hui l’avenir du monde orientale à l’exclusion définitive de l’Arabie Saoudite.
 Le But est bien une occupation de Bagdad à l’Israélienne avec des murs qu’i s’élargissent et qui prennent de plus en plus sur la population locale qui disparaîtra pour laisser la place à des entreprises et des jeunes couples américains et des pépinières de bébé éprouvette issue de la fécondation de jeunes mexicaines dans ce que est aujourd’hui appelé la zone verte et qui sera demain considéré comme un nouveau territoire indépendant membre des nations unis et de l’ONU et possédant une population à majorité anglo-saxonne et qui s’étendra inexorablement vers une colonisation total avec extermination à la palestinienne, ce qui est pour le moment un processus incontournable et qui bénéficiera du soutient inconditionnel de la communauté Européenne, et cela dans un avenir très proche. Le procédé sera le même :
des frontières mal définies, des zones tampons qui se dilatent, des terroristes qui font exploser des civils Irakiens et les militaires américains qui se vengent sur les civils Irakiens, des obus, des grenades et des Oussama Ben Laden introuvables et éternels. Des Nicolas Sarkozy qui applaudissent, des Lionel Jospin qui soutiennent, des Dominique Strauss Kan qui financent , des Ségolène Royale qui entrainent toute la gauche dans un coupe-gorge et les autres entités politiques pro gouvernementale cachées et qui nous le font savoir en nous crachant chaque jours leurs immondices vomis par la commandanture militaire pro-américaine.
 
La Russie sort lentement de son coltar, elle a longtemps crut qu’elle était de la partie, la belle, parce que l’élite Russe Européenne était avec elle….Mais hélas il y avait erreur et le colosse prend plein de coups dans la gueule coincé qu’il est contre un mur par les tueurs en séries qui le chasse déjà depuis près de 100 ans (2017) mais il n’est pas encore tombé le colosse et le risque mondiale maintenant c’est que le colosse se lève car dans ce cas il n’y aura aucune issue diplomatique à une quelconque paix mondiale car Russes et américains et Chinois ont déjà atteint le Rubicon technologique, mais les seconds, grands joueurs de Poker et amateurs de films pornos, en sont encore au petit jeu du chantage et des coups tordus et semble ignorer qu’ils s’approchent dangereusement de la ligne rouge qui signale le chaos par les armes avec destruction de 80% de la population mondiale sans distinction de classe sociale avec une prédilection pour les grands centre urbains des pays industrialisés (prime à la casse).  
 C’est en effet la troisième fois que l’occident se lance dans la « logique de guerre, » mais dans cette logique qui démarre généralement sur des objectifs financiers compensatoire d’une déficit économique aggravé.
 Le premier effets anti-retour (qui empêche l’agresseur d’arrêter le processus enclenché) est le gain financiers militaire qui se retrouve rapidement transformé en gains et détournement maffieux, on est donc en présence d’une système de financement militaire gouvernementale qui a prévu une compensation par les recettes récoltées à la fin d’un conflit mais qui se retrouve encore plus endenté qu’avant la guerre parce que toutes les recettes ont été détournées par des organisation mafieuses et de surcroît pour financer cette guerre ils avaient baissé les aides sociales qu’un certain Obama a fait mine de rehausser et qui fatalement nous invite malgré nous, encore et encore, à une nouvelles guerre contre X qui ne sera pas la dernière et qui ne réglera pas le problème américain, car personne auparavant n’avait pu arrêter le processus, ni les Romains, ni les Arabes, ni les Français (Napoléon qui est allé s’écraser la gueule sur les Russes) ni les Allemands(qui sont allés s’écraser la gueule sur les Russes). Personnes n’a pu cesser de donner à manger aux chiens Diurnes car ils savait tous qu’ils risquaient de se faire dévorer vivant à l’instant.

 joszik

Mardi 10 Août 2010

http://www.alterinfo.net/Le-Retour-du-treillis_a48867.html


1-3 Danielle Bleitrach : La paix en Irak : Il s’agit d’un de ces nombreux effets d’annonce.

extrait

Des membres d’un groupe armé soutenu par Téhéran ont été formés en Iran pour préparer une attaque contre des bases américaines en Irak, a affirmé mardi le commandant des forces américaines, le général Ray Odierno.

Selon une dépêche de l’AFP en date d’aujourd’hui. Il s’agit d’un de ces nombreux effets d’annonce qui tendent à montrer une armée nord-américaine ayant apporté la paix en Irak et en butte à la volonté mauvaise des Iraniens. On y croirait presque et on oublirait que les nord-américains et leurs alliés ont envahi l’Irak et qu’aujourd’hui le pays continue à être à feu et à sang , même si le commandant des forces américaines se félicite qu’il n’y ait que 284 morts irakiens en juin. Et comme en témoigne la dépêche de l’AFP publié par les Echos, le commandant en question mêle allégrement groupes chiites manipulés par l’Iran, Al Qaïda et tribus sunnites sur lesquelles ont été déversées une pluie de dollars.

Chercherait-on un caus belli contre l’iran ?

C’est tout à fait vraisemblable, en tout cas « on » entretient l’idée de la menace iranienne. 

  »Ces renseignements mettant en cause le mouvement Kataëb Hezbollah ont entraîné un renforcement des mesures de sécurité autour des installations américaines, a-t-il ajouté lors d’une conférence de presse dans la base de Camp Victory, à l’ouest de Bagdad. »

  »Nous avons des renseignements selon lesquels des éléments affiliés à l’Iran veulent attaquer des bases américaines, et nous les prenons très au sérieux », a-t-il dit, citant nommément Kataëb Hezbollah.

  »La menace d’une attaque iranienne a augmenté ces deux dernières semaines (…) ce qui nous a amenés à renforcer la sécurité autour de certaines de nos bases », a-t-il poursuivi. « Il s’agit d’une nouvelle tentative de l’Iran pour influencer l’action des Etats-Unis en Irak. »

L’armée américaine accuse l’Iran d’utiliser ces groupes armés pour renforcer son influence en Irak qui, quatre mois après les législatives, n’a toujours pas de nouveau gouvernement.

 Actuellement fort de 74.000 hommes, le contingent américain doit être ramené le 1er septembre à 50.000 militaires.

 Le général Odierno a refusé de dire quelles bases étaient visées et est resté évasif quant à une implication éventuelle du gouvernement iranien dans cette menace.

  »C’est toujours très complexe », a-t-il dit. C’est le moins que l’on puisse dire… Et la suite de ses propos n’est pas plus évidente quant à l’implication de l’iran. « Ce que nous savons, c’est que les gens qui se préparent à commettre cette attaque ont reçu un entraînement spécial en Iran et sont venus en Irak et nous savons que des experts ont été envoyés d’Iran en Irak pour les aider, et ce au cours, plus ou moins, du mois écoulé », a-t-il poursuivi.

 Le général Odierno a également affirmé que cette menace ne perturberait pas le retrait américain.

  »Les forces de sécurité irakiennes sont capables de maintenir un niveau de stabilité suffisant pour permettre à l’Irak d’avancer politiquement et économiquement », a-t-il dit souligné. Hum! Quatre mois après les législatives il n’y a toujours pas de gouvernement…

 Et « on peut faire beaucoup de choses avec 50.000 militaires » américains, a-t-il expliqué. Oui y compris monter quelques provocations…

 Les nord-américains se félicitent de ce que « les violences ont nettement diminué depuis le pic de 2006 et 2007. Selon des chiffres officiels irakiens, 284 Irakiens ont été tués dans les violences en juin, contre 437 en juin 2009« . Bref un vrai triomphe, nous en sommes à environ 300 civils parce qu’il s’agit bien de civils tués par mois, tandis que l’armée nord-américaine est parquée dans des bases ultra-protégées…

 Le général Odierno a présenté cette baisse comme la conséquence de l’action conjointe des forces irakiennes et américaines, qui a décapité les mouvements armés liés à Al-Qaïda, et entamé leurs capacités opérationnelles. En fait, la stratégie de Peatrus désormais en Afghanistan a consisté à acheter les dirigeants sunnites pour les rallier, certains empochent l’argent et il n’y a … plus que 300 morts irakiens par mois, de quoi se féliciter…

 La mort en avril du chef politique d’Al-Qaïda en Irak, Abou Omar al-Bagdadi et de son chef militaire Abou Ayyoub al-Masri a ainsi compliqué les échanges entre la branche irakienne de la nébuleuse islamiste et l’étranger, selon lui. Bref comme chacun sait il y a autant de liens entre Al Qaida et l’Iran qu’il y en avait entre Ben laden et Saddam Hussein… Ca n’a pas empêché l’invasion pour cause de 11 septembre…

  »Nous n’avons vu aucune communication entre Al-Qaïda en Irak et la direction en Afghanistan et au Pakistan », a indiqué le général Odierno. « C’est quelque chose d’important. »

Il a cependant noté que l’organisation avait toujours des activistes, notamment retranchés dans les étendues désertiques de l’ouest de l’Irak, capables de perpétrer des attaques meurtrières. Quel est le rapport avec l’attaque par l’Iran des bases américaines, pas très évident…

Une situation on le voit à peu près aussi  claire que celle de ce physicien iranien Shahram Amiri. Depuis plusieurs Téhéran affirme  qu’il a été enlevé par la CIA, les Etats-Unis qu’il est resté de son plein grè. Le feuilleton s’est terminé à l’Ambassade du pakistan où depuis 30 ans se trouve le bureau des intérêts iraniens à Washington et où a fini par se réfugier le dit physicien en demandant à rejoindre son pays, ce qui plaide pour la version  des iraniens.

Ce qui est sur c’est que nous avons quitté depuis longtemps le phénomène de l’information pour être dans celui de la rumeur où il s’agit de créer les conditions d’une attaque de l’iran.

Danielle Bleitrach

13 juillet

http://socio13.wordpress.com/2010/07/13/irak-un-groupe-soutenu-par-liran-projette-dattaquer-des-bases-americaines-selon-les-usa/


1-4 Les développements prévus au Moyen Orient et dans la région du Golfe.

A partir de cette analyse des différents aspects que revêt la crise capitaliste et, aussi, de l’importance que prendraient le pétrole et le gaz dans l’avenir proche, la situation au Moyen Orient, et par extension en Afhganistan et au Pakistan, ne tardera pas à échapper au consensus qui avait marqué cette région à la suite de a guerre de Bush contre l’Irak.

En effet, l’administration du président étasunien Barak Obama voudrait marquer une victoire avant d’entrer dans la phase des élections partielles, croyant ainsi pouvoir mieux asseoir son pouvoir et préparer le retour des Démocrates, avec ou sans Obama, à la Maison blanche. Voilà pourquoi les directives de la politique étasunienne sont devenues plus claires, tant sur le plan politique que sur le plan militaire. Elles se résument comme suit:

a) Reprendre en main les positions perdues en Amérique latine, asseoir l’autorité retrouvée au Honduras et au Costa Rica, mais, surtout, tenter de changer la situation politique au Venezuela.

b) Réorganiser la situation intérieure irakienne, en y instaurant un gouvernement qui permettrait aux troupes étasuniennes de se redéployer dans ce pays, autour des champs pétroliers, et sans avoir à donner de grandes concessions à la Syrie et, surtout, à l’Iran[1][1][1].

Partant de ce point, mais aussi de la désinvolture turque vis-à-vis des deux problèmes de la Palestine et de l’Iran, il est plus facile de comprendre pourquoi les Etats-Unis ont permis le déploiement de forces militaires israéliennes dans certaines régions du Kurdistan irakien mais aussi l’exploitation à outrance des tensions confessionnelles et le retour aux voitures piégées. C’est que les tensions confessionnelles rendent plus que nécessaires la présence des forces étasuniennes dont le rôle serait celui de “protéger les sources d’énergie”.

c) Imposer des sanctions à l’encontre de l’Iran, tout en brandissant la menace d’un coup de force “israélien” (ou autre)[2][2][2]. Ces sanctions visent, non seulement à empêcher ce pays de posséder la bombe atomique, mais surtout à faciliter la mainmise de Washington sur le projet du gazoduc partant de l’Iran vers le Pakistan et l’Inde, tout en empêchant la Russie de mettre à exécution le projet formé en 2008 et visant à un partage entre ce pays et l’Iran des “bienfaits” de ce projet.

d) Renforcer la mainmise militaire étasunienne sur la région du Golfe, tout en tentant de contrôler le détroit stratégique de Bâb El Mandab et le trafic maritime dans l’Océan indien.[3][3][3].

Trois de ces quatre directives concernent le Moyen Orient, où se trouve la part la plus importante des réserves de gaz et de pétrole, sans oublier les routes de transport de ces sources d’énergie, tant vers l’Inde et la Chine que vers l’Europe qui, malgré l’ouverture vers la Russie, a toujours besoin des pays arabes.


[4][4][1] Qui détiennent des cartes maîtresses dans ce pays.

[5][5][2] Chaque jour, de nouvelles déclarations vont dans ce sens, tant celles de R.Gates concernant les plans d’attaque que celles de certains “anciens” de la CIA prévenant l’administration d’Obama d’une possible attaque israélienne…

[6][6][3] La base militaire étasunienne établie à Djibouti n’est plus suffisante; elle doit être soutenue par le contrôle de l’ile yéménite de Soukatra et par une meilleure prise en main de la situation politique de l’Ethiopie et de la Somalie.

Beyrouth, le 3 août 2010

Le Comité des relations internationales du Parti Communiste libanais


1-5 K. Selim : L’heure des faucons.

Le parallèle est trop évident pour ne pas sauter aux yeux.

La reprise économique américaine donne des signes inquiétants d’essoufflement.

Dans le même temps, l’amiral Mc Mullen, chef des armées des Etats-Unis, informe benoîtement que ses stratèges ont conçu des plans de bataille contre l’Iran.

Les Etats-Unis annoncent également qu’un réseau intégré de Defense antimissile en Europe, en Israël et dans le Golfe, destiné à protéger ces régions de représailles iraniennes, est en voie d’achèvement.

L’activation d’un tel bouclier antimissile et d’un système de radars entourant l’Iran signifie clairement l’accélération des préparatifs d’une frappe contre le pays des ayatollahs. Le pari est immensément risqué, car nul ne peut prédire la magnitude des répliques iraniennes ni les répercussions de l’explosion d’un conflit dans une région très fragile.

L’agressivité américaine, nullement refroidie par les récents revers en Irak et en Afghanistan, est bien en quête d’un nouvel exutoire. Apparemment, les partisans d’une approche prudente cèdent le pas devant l’offensive des néoconservateurs pour qui l’Iran est une menace vitale pour Israël et les Etats-Unis.

Les sous-impérialismes européens, qui n’acceptent pas la modification en cours des rapports internationaux, sont entraînés dans l’escalade belliciste. Autant que la perte de leur hégémonie conjointe, c’est la Defense de la « démocratie » coloniale israélienne qui est au premier plan des préoccupations des architectes de la guerre. Pour ces milieux, un conflit de nature « civilisationnelle » pourrait escamoter des politiques publiques de plus en plus injustes et des difficultés économiques auxquelles ils ne peuvent faire face par des moyens conventionnels. La mort et la destruction sont donc tranquillement présentées par des individus très rationnels comme le moyen d’exporter la démocratie et d’asseoir la paix du monde.

Quelle différence avec des extrémistes fanatisés ?

A lire les déclarations des partisans de la guerre, seule l’ampleur de leurs moyens les différencie des terroristes qu’ils prétendent ‘combattre. Ces derniers, isolés au sein même de leurs sociétés, ne disposent pas en effet des instruments de propagande ni des capacités militaires et de manipulation de l’opinion de Washington.

Les dirigeants américains, fidèles à leur tradition, n’ont jamais renié la politique de la canonnière - aujourd’hui remplacée par le porte-avions - des premiers temps de l’expansion impériale. Avec un argumentaire à peine actualisé. Mais la situation politique globale qui prévalait au dix-neuvième siècle a bel et bien changé, même si la puissance de destruction américaine a considérablement augmenté.

Le cours des événements actuels montre que la nature des orientations américaines n’évolue pas, quelle que soit la couleur politique du président et la tonalité du discours officiel. Le système politique américain, strictement verrouillé, est fondamentalement soumis à des intérêts très minoritaires. Les espoirs placés dans l’élection de Barack Obama ont rapidement laissé place au désenchantement. Le credo du changement invoqué sur tous les registres n’est au final que pur artifice. Le président, comme ses prédécesseurs, est aux ordres de ceux qui l’ont installé à la Maison-Blanche et qui encadrent strictement ses politiques.

Osera-t-il s’opposer aux faucons de mauvais augure qui l’entourent ? Il est permis d’en douter.

K. Selim

17 août 2010 –

Le Quotidien d’Oran – Editorial

http://www.lequotidien-oran.com/?news=5141844


1-6 Obama n’a pas changé la politique US au Proche-Orient.

Comme chaque année, l’institut de sondage Zogby a réalisé une étude sur la perception de la politique des Etats-Unis dans le monde arabe (voir document joint au bas de cette page).
Les résultats 2010 font notamment apparaître que :
 Les arabes, qui avaient été séduits par Barack Obama et son discours du Caire, sont aujourd’hui désabusés. Ils considèrent que si la nouvelle administration états-unienne est moins islamophobe, elle n’a pas vraiment changé sa politique régionale. Washington continue à soutenir aveuglément Israël et à occuper l’Irak.
 Les arabes considèrent que
la Shoah est instrumentée pour créer une sympathie à l’égard d’Israël au détriment des arabes. Ils ressentent donc avec inquiétude l’abondance de programmes télé et de films à ce sujet.
 Une majorité d’arabes ont été convaincus par les médias que l’Iran poursuit un programme nucléaire militaire secret. Cependant, comme ils sont une encore plus grande majorité à penser que Téhéran a le droit de se doter de la bombe et que cela rééquilibrerait le Proche-Orient, il est possible qu’ils expriment là un souhait plus qu’une conviction définitive.
 
La France reste la super-puissance la plus appréciée des arabes.
 Les trois leaders politiques les plus populaires dans le monde arabe ne sont pas arabes, mais turc (Recep Erdogan), vénézuélien (Hugo Chavez) et iranien (Mahmoud Ahmadinejad). Les trois leaders arabes vivants les plus populaires chez les arabes sont le Libanais Hassan Nasrallah, le Syrien Bashar el-Assad et l’Emirati Sheikh ben Rachid Al Maktoum.

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