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06/09/2010

n°141 - dossiers du Liban - Haririri & le Tribunal spécial - 06-09 -: Début : -: Le Tribunal spécial pour le Liban : une machine de guerre contre la Résistance.


n°141 - dossiers du Liban - Haririri & le Tribunal spécial - 06-09 -: Début : -: Le Tribunal spécial pour le Liban : une machine de guerre contre la Résistance.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



dossiers du Liban - Haririri & le Tribunal spécial

n°141 du 06-09

C.De Broeder & M.Lemaire

 



Le " dossiers du liban" est  visible  sur mes blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis   :  no-war.over-blog.com

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire :  

Tiré à part :

Qui est Rafic Hariri?

1  Brèves

1-1 Assassinat de Hariri, pas de mise en accusation imminente.

Dossier & Point de vue

2-1 Enquête sur l'assassinat d'Hariri: Daniel Bellemare, dit être "très optimiste".

2-2 Philippe Abi-Akl : Bellemare dégonfle le ballon de baudruche.

3 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

3-1  Affaire Hariri - Propagande anti-syrienne sur LCP

Fin

4 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

4-1 Rafic Hariri:

1 Gilles Munier : Liban: Assassinat de Rafic Hariri, la piste interdite

4-2 Tribunal spécial pour le Liban

a) Youssef Boussoumah : Le Tribunal spécial pour le Liban : une machine de guerre contre la Résistance.

Pièce jointe

Treizième rapport du Secrétaire général de l’ONU sur le suivi de la cessation des hostilités au Liban.



Tiré à part :

Qui est Rafic Hariri:?

Premier ministre libanais à cinq reprises entre 1992 et 2004, Rafic Hariri, musulman sunnite, a bâti sa fortune en Arabie Saoudite. Son gouvernement est tombé en octobre 2004 à la suite de pressions exercées par la Syrie. Le 14 février 2005, son convoi circulait sur une route en bord de mer à Beyrouth lorsqu'il a été attaqué. Il avait 60 ans.

Son fils, Saad Hariri, est l'actuel premier ministre.

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http://www.cyberpresse.ca/international/moyen-orient/201009/03/01-4312265-enquete-sur-lassassinat-dhariri-patience-dit-le-procureur-canadien.php



1  Brèves

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le contenu de l’article mais doit être vu comme information.

1-1 Assassinat de Hariri, pas de mise en accusation imminente.

Le procureur chargé de l’enquête internationale sur l’assassinat de l’ancien Premier ministre Rafic Hariri a déclaré hier qu’il n’inculperait personne dans la précipitation, écartant ainsi la perspective de mises en accusation imminentes. «Permettez-moi de dire clairement qu’aucun acte d’inculpation n’a été rédigé pour le moment», déclare Daniel Bellemare dans une interview au site internet libanais NOW.

«Je ne procéderai à des inculpations que lorsque j’estimerai avoir réuni suffisamment d’éléments », ajoute-t-il dans cet entretien, l’un des rares qu’il ait accordés depuis qu’il a pris en charge l’enquête. Certains médias avaient rapporté que Daniel Bellemare pourrait inculper dès ce mois-ci certains membres du Hezbollah, organisation chiite pro-syrienne, dans l’enquête sur la mort de Hariri, qui était hostile à la présence syrienne au Liban, et de 22 autres personnes le 14 février 2005 à Beyrouth.

Le leader du Hezbollah, Hassan Nasrallah, nie toute implication de son organisation dans la mort de Rafic Hariri et estime que le tribunal mis sur pied par l’Onu pour juger les responsables de l’attentat participe d’un «projet israélien». Il a intensifié ses critiques contre les enquêteurs, ce qui a accru la tension au sein du gouvernement d’union libanais dirigé par le fils de Rafic Hariri, le Premier ministre Saad Hariri, lequel soutient le tribunal. «Nous opérons dans un contexte politique. Mais la décision qui sera prise ne sera pas une décision politique», assure Daniel Bellemare.

A la question de savoir si des suspects seront inculpés d’ici la fin de l’année, il se dit «très optimiste», ajoutant que l’enquête avance aussi vite que possible. Quant au document vidéo fourni par le Hezbollah, qui selon Nasrallah montre que des drones israéliens avaient surveillé l’itinéraire suivi par le convoi de Hariri avant l’attentat, Daniel Bellemare assure qu’il ne sera «pas pris à la légère».

Le tribunal n’a prononcé aucune inculpation depuis que le Conseil de sécurité des Nations unies l’a mis sur pied en mai 2007. L’an dernier, il a ordonné la remise en liberté de quatre généraux libanais pro-syriens qui avaient été condamnés à des peines de quatre ans prison sans qu’aucune charge n’ait été retenue contre eux.

03 septembre

Source : Le Temps-Agences



Dossier & Point de vue

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

 

2-1 Enquête sur l'assassinat d'Hariri: Daniel Bellemare, dit être "très optimiste".

Le procureur du tribunal spécial sur le Liban, le Québécois Daniel Bellemare, dit être "très optimiste" que des accusations seront déposées avant la fin de l'année dans l'enquête qui a coûté la vie à l'ex-premier ministre Rafic Hariri, en 2005

Plus de cinq ans après l'assassinat de l'ancien premier ministre libanais Rafic Hariri, aucune accusation n'a encore été portée. Cela alimente les rumeurs, au Pays du cèdre, sur la compétence et l'indépendance du Tribunal spécial sur le Liban mis sur pied par l'ONU. Mais son procureur, le Québécois Daniel Bellemare, met les choses au clair: pas question de porter des accusations sans détenir une preuve solide.

Dans une rare entrevue publiée mardi dans Now Lebanon, Daniel Bellemare répond aux rumeurs qui s'attaquent à la crédibilité du Tribunal spécial sur le Liban (TSL). «J'ai lu des articles qui disaient que certaines personnes ont vu l'acte d'accusation. Je veux le dire clairement: l'acte d'accusation n'a pas encore été rédigé. Comme je l'ai déjà dit, je le rédigerai quand je serai certain que les preuves sont suffisantes.»

Combien de temps cela prendra-t-il encore? Daniel Bellemare a bon espoir que des accusations seront déposées avant la fin de l'année. Pour l'heure, dit-il, il doit s'assurer que la preuve recueillie sera admissible en cour. «C'est la clé. Si je rédige un acte d'accusation et qu'il n'y a pas de preuve, toute la structure s'effondre et nous serons dans le pétrin. Je veux m'assurer qu'il y a le plus de preuves convaincantes possible.»

Syrie et Hezbollah

Le premier procureur du TSL avait évoqué dès 2005 la possible implication de la Syrie dans l'assassinat de Hariri, mais les accusations n'ont pas suivi. Daniel Bellemare, ancien sous-procureur général adjoint du Canada, a pris la tête du TSL en 2008. Il travaille aux Pays-Bas, sa sécurité étant trop menacée au Liban.

Il est resté, contrairement à ses prédécesseurs, très discret sur le déroulement de l'enquête. Mais la lenteur du processus suscite de l'impatience et alimente les rumeurs.

Les médias libanais ont notamment faussement annoncé une inculpation imminente de membres du Hezbollah, organisation chiite pro-syrienne. Le leader du Hezbollah, Sayyed Hassan Nasrallah, accuse de son côté Israël d'être responsable de l'attaque et a diffusé des images qui, selon lui, prouvent que des drones israéliens survolaient le lieu de l'attentat. Daniel Bellemare confirme avoir reçu ces images, qu'il ne prend pas à la légère.

Une poudrière

La situation politique du Liban est «tellement fragile» que la publication de l'acte d'accusation pourrait avoir de sérieuses répercussions, observe Henry Habib, spécialiste du Moyen-Orient à l'Université Concordia. «Un crime ne doit pas rester impuni. Mais, en même temps, il faut être conscient des conséquences qui peuvent accentuer les divisions.» Le pays se remet petit à petit de la guerre civile et des affrontements avec Israël, souligne-t-il. «On ne peut vraiment pas se permettre une autre guerre civile.»

En entrevue, Daniel Bellemare se dit conscient des tensions qui habitent les Libanais, mais il ne permet aucune ingérence politique dans son enquête. «Celui qui connaît ce dossier, c'est moi. Les gens doivent s'en souvenir. À moins qu'ils puissent lire dans mes pensées, le reste n'est que pure conjecture.»

03 septembre

javascript:toggleImage('/images/bizphotos/569x379/201009/03/197090-procureur-tribunal-special-liban-quebecois.jpg','Enquête sur l'assassinat d'Hariri: patience, dit le procureur canadien', 0);

http://www.cyberpresse.ca/international/moyen-orient/201009/03/01-4312265-enquete-sur-lassassinat-dhariri-patience-dit-le-procureur-canadien.php 


2-2 Philippe Abi-Akl : Bellemare dégonfle le ballon de baudruche.
L’éclairage
Le Canadien Daniel Bellemare, procureur général du TSL qui connaît de l'assassinat du président Rafic Hariri, a bien mis les points sur les i, dans une intervention sur le site Now Lebanon au sujet des assertions du Hezbollah, selon lesquelles l'acte d'accusation serait déjà rédigé, et qu'il ne reste plus qu'à l'étayer de certaines démonstrations. Ainsi qu'à propos des rumeurs que des cadres du 8 Mars propagent sur la politisation d'un tribunal qui serait un instrument utilisé par l'Occident, USA et Israël en tête, contre le parti et son armement. Le magistrat, retournant à ses contempteurs la monnaie de leur pièce, déclare en substance que tout ce qui se rabâche n'est qu'un tissu de politique qui ne le concerne ni de près ni de loin. Il précise même que ces spéculations débridées, il en prend connaissance pour la première fois dans les journaux. Manière d'indiquer qu'elles sont toutes cousues de fil blanc et ne lui ont jamais traversé l'esprit.
Le Hezbollah articule sa campagne autour du dossier des « faux témoins». Bellemare lui répond que, de son côté, il n'utilise pas ce terme. Il demande sans ambages : qui a dit que Houssam Houssam et Mohammadel-Siddick sont de faux témoins ? Le procureur relève que les gens confondent souvent la procédure judiciaire et l'enquête. Évoquant les bruits sur une publication rapprochée de ses conclusions, il précise fermement : « L'acte paraîtra quand je me serai assuré qu'il se fonde bien sur des indices suffisants. » Ajoutant qu'actuellement, il est « en pleine opération de vérification de l'efficience de tout indice. Pour parvenir à la plus dense collection d'éléments probants et crédibles ».
En professionnel averti, il rappelle que tout compte fait « les indices circonstanciels avérés sont encore plus forts que les indices convaincants, parce que croyables ».
Il poursuit en confirmant que ce qu'il a obtenu à ce jour de Hassan Nasrallah l'a été à travers la télévision. Dans un passage, le sayye davance qu'il dispose d'un surcroît d'indices, « ce que nous n'avons pasobtenu et dont nous attendons la transmission », indique le procureur.
But
Puis, il insiste : la mission du tribunal est de découvrir les assassins du président Rafic Hariri et de ses compagnons de destin, d'établir la vérité. La cour opère, c'est indiscutable, par rapport à un domaine bienpolitique. Par contre, son verdict n'aura rien de politique. Et quant à Bellemare lui-même, « personne ne peut me dicter ce que j'ai à faire »,proclame-t-il.
Et la décision du gouvernement libanais de charger le ministre de
la Justice, Ibrahim Najjar, de collecter des données dans l'affaire dite des « faux témoins » ? Bellemare répond qu'il la respecte, mais que c'est lui-même qui reste la haute autorité en ce qui concerne l'enquête sur l'assassinat du président Hariri. Façon de rappeler que tout le monde doit coopérer avec son bureau.
Imperturbable, inébranlable, imperméable à toute perturbation. Par ses déclarations, Bellemare balaie, entre autres, les informations rêvées par des cadres du 8 Mars qui affirment que l'Arabie saoudite a prié
la France et les USA de faire retarder la publication de l'acte d'accusation, qui comporterait la mise en inculpation d'éléments duHezbollah. En prélude à l'abolition du TSL tout entier, « qui constitue une menace pour la paix civile au Liban et pour l'entité libanaise », à en croire le Hezbollah.
Des diplomates et des politiciens retour de Paris confirment que les dirigeants français ne cessent de souligner que le TSL est tout à fait indépendant. Issu de la volonté de cette autorité suprême qu'est le Conseil des Nations unies, ce tribunal est formé des meilleurs juges que compte la planète. Des hommes et des femmes à la carrière irréprochable,
réputés pour être insensibles à toute forme de pression. Personne donc, concluent les autorités françaises, ne peut intervenir dans la
procédure. Sans compter que
la France, pour sa part, respecte le principe de l'indépendance des pouvoirs et l'indépendance parfaite de la justice.
Une précision, toutefois, et qui émane de Bellemare lui-même : « Je ne ferais pas montre de responsabilité si je n'étais sensible, attentif, à ce qui se passe sur la scène... », entendre libanaise. Il ne veut absolument pas agir à l'aveugle, en pur théoricien. Et c'est ce qu'indiquait le communiqué de son bureau, après la demande au parquet libanais concernant l'exposé d'indices de Nasrallah, en soulignant qu'il n'y aurait aucun acte d'accusation « avant que le procureur ne se soit assuré qu'il se fonde sur des indices indiscutables, à la lumière de toutes les circonstances ». Traduit en clair, cela signifie que Bellemare voudra tenir compte, pour le timing, de toutes les circonstances et de toutes les retombées possibles au Liban. C'est pourquoi, il tient à ne rien publier avant de pouvoir avancer des preuves absolument indiscutables. Coupant court, en bonne logique, à toute contestation, à toute réaction de rejet violent. Mais la logique entre-t-elle, ici, en ligne de compte ?

Où peut-on la voir quand un tribunal est traité d'israélien et l'acte d'accusation condamné alors qu'on n'en sait strictement rien ? Où peut-on la toucher du doigt quand le député Mohammad Raad précise que le clash de Bourj Abi Haïdar est une avant-première... Il ne faut pas être grand clerc pour comprendre que si l'acte d'accusation n'est pas bloqué, ou indéfiniment retardé, ou si le TSL n'est pas définitivement neutralisé, l'explosion est au bout.

02 septembre

Philippe Abi-Akl



3 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

3-1  Affaire Hariri - Propagande anti-syrienne sur LCP
Le 31 août, ceux qui ont raté « Voiture piégée à Beyrouth : qui a tué Rafic Hariri ? » sur La Chaîne parlementaire (LCP), n’ont rien à regretter.
Alors que des preuves tangibles de l’implication d’Israël dans l’assassinat du Premier ministre libanais ont été transmises par Hassan Nasrallah, secrétaire général du Hezbollah, au Tribunal spécial pour le Liban, la diffusion de ce documentaire n’avait aucune raison d’être, surtout sans avertissement ou débat contradictoire. Amal Hamelin des Essarts, correspondante de presse à Beyrouth, qui l’a réalisé en 2008, n’était pas sans savoir qu’une piste conduisait en Israël, que les soi-disant Gouvernement du Liban libre basé en Israël, et le Comité pour un Liban libre, proche du Likoud, avaient mis Rafic Hariri sur une liste de personnalités libanaises à éliminer (1).
A cette époque, le « faisceau de preuves » accusant
la Syrie de l’assassinat, et le juge Detlev Mehlis qui les avait fabriqués, étaient irrémédiablement discrédités.
La Syrie toujours menacée
Passons sur l’intervention de l'ancien vice-président Abdel Halim Khaddam, opposant réfugié à Paris, qui rêve de prendre le pouvoir en Syrie, ou du chef druze Walid Joumblatt qui s’est excusé, en mars 2010, des propos – « inadmissibles » selon ses propres dires - qu’il avait tenu contre le Président Bachar al-Assad, pour nous attarder sur celle de Marwan Hammadé. Comment se fait-il qu’aujourd’hui, alors que les preuves s’accumulent contre Israël, la rage anti-syrienne – et anti-Hezbollah - de ce dernier demeure intacte ? A Beyrouth, par les temps qui courent, il n’en faut pas plus pour être soupçonné d’espionnage au profit d’Israël, d’autant qu’en 2007, Marwan Hammadé, ministre libanais des Télécommunication, était de ceux qui voulaient interdire à la résistance de disposer de son propre réseau de téléphonique (2).
Depuis, l’arrestation pour espionnage d’employés des services de télécommunication a non seulement donné raison au Hezbollah, mais contraint Marwan Hammadé à démentir « catégoriquement », le mois dernier, la rumeur l’accusant d’être un des « gros poissons » recrutés par le Mossad (3).
Le documentaire venimeux programmé sur LCP – qui sera rediffusé à plusieurs reprises – démontre qu’au-delà de la campagne menée contre le Hezbollah,
la Syrie baasiste est toujours dans la ligne de mire des propagandistes occidentaux et israéliens.
Notes:
(1)
Lire : Assassinat de Rafic Hariri, la piste interdite, par Gilles Munier (16/7/06)
http://www.france-irak-actualite.com/pages/Liban_Assassinat_de_Rafic_Hariri_la_piste_interdite_16706-1982672.html

(2) Lebanese minister slams Hezbollah telephone network
http://www.haaretz.com/news/lebanese-minister-slams-hezbollah-telephone-network-1.228411

(3) 3 state employees arrested on suspicion of spying for Israel
http://www.yalibnan.com/2010/08/07/3-state-employees-arrested-on-suspicion-of-spying-for-israel/


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