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11/09/2010

n° 499 - Irak nouvelle ère - 10/09/10 : - : Fin :- : L'Irak dit retrouver sa souveraineté.


 n° 499  - Irak nouvelle ère - 10/09/10 : - : Fin :- : L'Irak dit retrouver sa souveraineté.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre


Irak- Nouvelle ère

n° 499                                                      10/09/10

C.De Broeder & M.Lemaire



 Le " Dossier d’Irak  " est visible  sur ...

a) sur mes blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

b) Sur le site de Eva Resis   :  no-war.over-blog.com  

c) Sur le site de Robert Bibeau :   http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com    

d) Sur le site http://turkmenfriendship.blogspot.com/2007/10/journal-dir...

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire :  

3 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

3-1 Gilles Munier : Tarek Aziz peut enfin parler.

Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

4-1 Après l'Irak, Obama veut "reconstruire" l'Amérique.

4-2 Irak. Fiasco historique.

4--3 7 ans après la chute de Saddam, quel bilan pour les forces américaines ?

6 Annexe

Pierre De Boishue : La ruée vers l'or noir.


 


3 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

3-1 Gilles Munier : Tarek Aziz peut enfin parler.

Son seul regret : s’être rendu aux troupes d’occupation.

Le journaliste Martin Chulov, de The Guardian, a pu interviewer Tarek Aziz dans sa nouvelle prison (1), au retour du Tribunal de la Zone verte où le régime de Bagdad l’a impliqué dans une nouvelle affaire.

C’est la première fois que l’ancien vice-Premier ministre irakien est autorisé à s’adresser à un étranger en dehors des geôliers du Camp Cropper, des enquêteurs de l’ONU, de la CIA, du MI6…. et du juge français Philippe Courroye. 

 Visiblement affaibli par la maladie et « sept ans et quatre mois » d’incarcération, il se présente comme un « nationaliste arabe loyal » et nie toutes les accusations portées contre lui.

Il n’a jamais, dit-il commis de crime contre des civils, des militaires ou des religieux. Sur des centaines de plaintes déposées contre le régime baasiste, personne ne l’en a d’ailleurs accusé nommément. En temps qu’ancien membre du Conseil de Commandement de la Révolution (CCR), vice-Premier ministre, ministre des Affaires étrangères, on peut tout au plus évoquer contre lui une « culpabilité par association ». Pendant 30 ans, il a défendu les positions de son pays, même lorsque qu’il n’y était pas favorable.

Cela avait été le cas, en 1990, lorsque l’Irak a envahi le Koweït, parce que cette décision débouchait sur une guerre contre les Etats-Unis, mais que l’on ne compte pas sur lui pour émettre des critiques. Ce n’est pas un opportuniste. L’heure viendra peut-être pour lui d’écrire ses mémoires, et à ce moment là il donnera sa version des évènements. Son seul regret, c’est de s’être rendu aux troupes d’occupation, le 24 avril 2003. C’était une décision grave, prise pour sauver sa famille qui a pu quitter l’Irak pour Amman à bord d’un avion étatsunien. Quelques jours plus tôt, il avait rencontré Saddam Hussein, dans le quartier Mansour à Bagdad, pour lui réaffirmer son soutien, et lui dire au revoir.

« L’Iran est notre pire ennemi »

Tarek Aziz rappelle que Saddam Hussein et lui avaient été choqués par les attentats du 11 septembre et révèle que l’ancien président irakien lui avait demandé de l’écrire à Ramsey Clark, ministre de la Justice - Attorney general - sous le Président Johnson et opposant à la guerre du Golfe. C’est à partir de ces attentats qu’il est devenu évident que l’Irak allait être envahi, mais il ne pensait pas que cela déboucherait sur la chute de Bagdad 18 mois plus tard : «Bush et Blair ont menti intentionnellement », dit-il, « Ils étaient tous deux pro-sionistes. Ils voulaient détruire l'Irak pour le bien d'Israël, non pas pour les États-Unis et la Grande-Bretagne ». Dépositaire de tous les secrets du pays, notamment pendant la période d’embargo, il savait que l’Irak n’avait ni armes de destruction massive, ni programme pour en fabriquer. Tarek Aziz a confirmé les déclarations de Saddam Hussein aux enquêteurs de l’ONU, à savoir qu’il avait laissé planer le doute sur l’existence d’un programme d’armement de l’Irak pour dissuader l’Iran d’attaquer. « L’Iran est notre pire ennemi », dit-il. « Saddam était un homme fier. Son devoir était de défendre la dignité de l’Irak ». A la question de savoir si la fierté ne l’a pas emportée sur la sagesse, et si elle n’a pas conduit à la destruction de son pays », il répond : « Nous sommes Arabes, nous sommes nationalistes arabes. Nous devons être fiers ». Aujourd’hui, l’Iran « développe un programme d’armement. Tout le monde le sait et personne ne fait rien. Pourquoi ? ».

 « Obama laisse l’Irak aux loups »

Alors que tous ses amis craignaient pour sa santé depuis son transfert du Camp Cropper, Tarek Aziz affirme qu’il est bien traité. Tant mieux, et on espère qu’il en est de même pour ses compagnons. Il dispose de l’air conditionné, des médicaments qui lui sont prescrits et peut prendre l’air dans un petit jardin à proximité de sa cellule. Il suit l’actualité de sa prison, à la télévision, et est horrifié par ce qu’il voit : « Pendant 30 ans, Saddam a bâti l’Irak, et maintenant le pays est détruit. Il y a plus de malades que dans le passé, plus de faim. Les services étatiques n’existent plus. Des gens sont tués tous les jours par dizaines, sinon par centaines. Nous sommes les victimes de l’Amérique et de la Grande-Bretagne…(…)... Ils ont tué notre pays ». « Quand Obama a été élu président, je pensais qu’il allait corriger certaines erreurs de Bush.  Mais, c’est un hypocrite. Il laisse l’Irak aux loups » (2).

Un pas vers la « réconciliation » ?

Dernièrement, le Haut tribunal irakien a libéré Khamis Sirhan al-Muhammadi (3), ancien gouverneur de la province de Kerbala - n° 54 des dirigeants les plus recherchés par les occupants (4), faute de preuve à charge sur sa participation à l’assèchement des marais du sud du pays. Au moment où les Etats-Unis réduisent la présence de leurs troupes en Irak, et où il est question d’un soi-disant gouvernement d’union nationale, cette opération de communication décidée par Nouri al-Maliki marque-t-elle un pas dans le processus dit de réconciliation voulu par les Etats-Unis ?  En tout cas, l’événement ne déplait pas à Iyad Allaoui. Quand il a appris que The Guardian allait interviewer l’ancien vice-Premier ministre, il a fait dire au journaliste : « Dites à Tarik Aziz qu'il est mon ami et que je pense souvent à lui. C’est un homme bon… C’est une erreur de le garder enfermé depuis si longtemps». Facile à dire aujourd’hui : s’il l’avait libéré entre mai 2004 et avril 2005, lorsqu’il était au pouvoir, l’Irak n’en serait sans doute pas là.

Notes :

(1) Tariq Aziz: 'Britain and the US killed Iraq. I wish I was martyred

http://www.guardian.co.uk/world/2010/aug/05/iraq-us-tariq-aziz-iran

(2) Saddam Hussein deputy Tariq Aziz calls for US forces to stay in Iraq

http://www.guardian.co.uk/world/2010/aug/05/tariq-aziz-interview-iraq

(3) Saddam regime commander on US most wanted list released from Iraq prison after 6 years

http://www.brandonsun.com/world/breaking-news/former-militia-commander-from-saddams-regime-released-from-iraq-prison-after-6-years-99926684.html?thx=y

(4) Khamis Sirhan al-Muhammadi, membre du Commandement régional du parti Bass, un des dirigeants de la résistance dans la province d’Al-Anbar, a été arrêté le 11 janvier 2005 contre le versement de 1 million de dollars à un informateur.

Gilles Munier

Paru  le 6 août sur le blog  « France-Irak Actualité » - http://www.france-irak-actualite.com

 



Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

4-1 Après l'Irak, Obama veut "reconstruire" l'Amérique.

Ce fut un étrange discours, et pas forcément le meilleur de Barack Obama.

Lors de son allocution solennelle prononcée mardi soir depuis le Bureau ovale, (sa deuxième seulement, après une première en juin consacrée à la marée noire) pour marquer la fin des opérations de combat en Irak, Barack Obama a même buté sur une des formules un peu grandiloquentes de ses speechwriters.

La phrase fautive évoquait les près de 1,5 millions d’Américains qui ont servi en Irak depuis 2003 et disait : «Ils ont vu la plus sombre des créations humaines, la guerre, et ont aidé les Irakiens à chercher la lumière de la paix »…

Barack Obama a en revanche parfaitement prononcé la formule suivante, aussi lourde soit-elle: « Nos troupes sont l’acier du vaisseau de notre Etat »…

Peut-être était-ce aussi l'effet perturbateur de la toute nouvelle décoration du Bureau ovale.

Barack Obama a profité de ses quelques jours de vacances pour en retirer les dernières reliques de l'ère Bush, et cela tombait particulièrement bien pour ce discours.

Comme annoncé, ce discours a donc célébré le retrait des troupes américaines de combat en Irak (50 000 hommes resteront toutefois encore, le retrait total n'étant prévu qu'en décembre 2011). « Il est temps de tourner la page » a déclaré le président, expliquant qu’il est dans l’intérêt de l’Irak comme des Etats-Unis de passer le relai aux autorités locales. Pour Barack Obama, opposant de la première heure à cette guerre (mais aussi à l’envoi de renforts en 2007 qui ont finalement permis ce départ la tête haute), l’exercice était délicat. C’est peut-être ce qui donne l’impression d’un discours un peu bancal : d’un côté, il a annoncé avoir appelé au téléphone ce mardi son prédécesseur George Bush pour « tourner aussi cette page » des discordes politiques intérieures. « Personne n’a pu douter du soutien du Président Bush à nos troupes, ni de son amour pour le pays, ni de son engagement pour notre sécurité » a lancé Obama le rassembleur : « Il y avait des patriotes qui soutenaient cette guerre et des patriotes qui s’y sont opposés ». Mais au passage, le même Obama a aussi glissé que cette guerre a coûté « des milliers de vies américaines » (plus de 4400 soldats américains tués depuis 2003), coûté de « vastes ressources » et aussi « tendu nos relations » avec l'étranger (avec la France en particulier, mais il n'est pas entré dans les détails).

Le retrait d’Irak permettra aussi aux Etats-Unis de «dédier les ressources nécessaires pour passer à l’offensive » en Afghanistan, a poursuivi Obama, soulignant que c’est là que se mène aujourd’hui encore le combat contre Al-Qaïda. Ce passage peut se lire aussi comme une pique contre Bush, souvent accusé d’avoir dangereusement détourné son attention de l’Afghanistan avec cette guerre d'Irak.

Mais ce discours sur l'Irak a surtout surpris par l’importance de son volet sur... l'économie américaine.

Dès sa première phrase, Barack Obama a annoncé vouloir parler aux Américains non seulement de la fin des combats en Irak, mais aussi du « besoin de reconstruire notre nation ici à domicile ».

Là encore, l’ancienne administration Bush en a repris pour son grade : « Malheureusement, durant la dernière décennie, nous n’avons pas fait le nécessaire pour étayer les fondations de notre propre prospérité ». « Notre tâche la plus urgente est de restaurer notre économie » a poursuivi Obama (en écho à Glenn Beck qui veut plutôt « restaurer l’honneur » de l’Amérique ?) Ce passage exprime bien la nervosité actuelle de la Maison Blanche, forcée de constater que l’embellie économique espérée cet automne… a tourné court. Mais c'est là peut-être aussi une malice de ses tacticiens qui, sous couvert d’un coup de fil et quelques éloges à George Bush, ont ainsi lié les difficultés économiques actuelles… aux erreurs et dépenses inconsidérées de la décennie passée, celle de la guerre d'Irak. Charger Bush tout en faisant mine de vouloir se réconcilier… finalement, ce discours n’est peut-être pas si malhabile qu’il en a l’air.

Mardi soir sur CNN, les experts interrogés à chaud ont relevé une autre dimension qu’ils jugent très positive : même s’il s’était jadis opposé à cette guerre, Obama a longuement loué les soldats américains qui y ont participé. Contrairement à ce qui s’était passé au moment de la guerre du Vietnam, il y a aujourd’hui large consensus pour vanter le « courage » et les « sacrifices » des boys. Barack Obama s’y est en tous cas longuement employé mardi soir… comme d'ailleurs Glenn Beck et Sarah Palin dimanche lors de leur démonstration de force à Washington.

Photo de Jonathan Ernst pour Reuters.

Le Bureau ovale redécoré, avec nouveaux sofas et surtout ce tapis jaune bordé de cinq citations.

"Nous n'avons rien d'autre à craindre que la peur elle-même" (Franklin Roosevelt).

"Un gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple" (Abraham Lincoln),

"Il n'est pas de problème de la destinée humaine qui ne soit à portée des êtres humains" (John Kennedy), "Le bien-être de chacun d'entre nous dépend fondamentalement du bien-être général" (Theodore Roosevelt)

et enfin Martin Luther King: "La trajectoire de la morale est longue, mais elle se rapproche de la justice".

01/09/2010

http://washington.blogs.liberation.fr/.a/6a0120a56c88fb970b0133f3749efa970b-pi 

http://washington.blogs.liberation.fr:80/great_america/2010/09/après-lirak-obama-veut-reconstruire-lamérique.html?xtor=EPR-450206


4-2 Irak. Fiasco historique.

Les États-Unis mettent fin à leurs opérations militaires en Irak. Pour un certain temps encore, 50,000 hommes accompagneront les Irakiens dans la reconstruction de leur État, de leur gouvernement et de leur société.

Barack Obama vient de tirer un trait sur le plus gigantesque fiasco diplomatico-politico-militaire de l'histoire. Bilan: dans cette aventure, les États-Unis d'Amérique ont tout eu faux. Les dommages sont considérables.

D'abord pour l'Irak. Selon le journal français Le Monde il faut compter un minimum de 200,000 morts civiles. Selon la revue The Lancet c'est plutôt 1 million 300,000.

Les chiffres varient également en millions pour les blessés, les handicapés, les orphelins et les enfants nés avec des déficiences physiques ou intellectuelles. De plus, trois millions d'Irakiens, parmis les plus scolarisés et les plus compétents, ont quitté le pays. Et, suite à une élection réputée "correcte" il n'y a toujours pas formation d'un gouvernement. Les conditions de vie n'ont jamais été aussi dégradées. Les interruptions quotidiennes d'électricité en témoignent éloquemment.

Les dommages sont tout aussi colossaux pour les États-Unis.

Les contribuables américains y ont englouti 1,000 milliards$, cumulant une dette publique historique au pire moment d'une crise qui met en péril leur propre capacité de se relancer. Et l'image même des États-Unis est ternie à jamais.

Et que dire des dégâts causés au monde entier. L'intervention américaine en Irak, non seulement n'a -t-elle pas débouché sur une avancée vers une solution au problème d'origine qu'est la situation palestinienne au Moyen-Orient mais encore elle a alimenté la mouvance terroriste dans le monde et produit une influence accrue du régime intégriste iranien dans la région.

Les États-Unis de Georges W Bush sortent gravement affaiblis d'une intervention militaire basée servilement sur les intérêts militaro-pétro-industriels d'une castre privilégiée de multimilliardaires.

La méthode fut perverse: idéologie, cachotteries, diversions et mensonges. En écho qui entend Harper jouer la même partition avec l'obscurantisme, le militarisme et les amis pétroliers de son gouvernement? Pour quels résultats prévisibles?

http://larose.branchez-vous.com/2010/09/irak-le-fiasco-hi...


4-3 7 ans après la chute de Saddam, quel bilan pour les forces américaines ?

Extrait

“Des décennies de mensonges et de cruauté sont arrivée à leur terme. Saddam Hussein et ses fils doivent quitter l’Irak dans les 48 heures, leur refus d’obtempérer entraînera une action militaire que nous engagerons au moment que nous choisirons… “

Le monde était-il meilleur ou pire il y a 7 ans?
Avec cet ultimatum en tous cas, George Bush voulait croire et faire croire qu’une intervention en Irak le rendrait meilleur.

Trois jours plus tard, l’opération “Shock and awe” débute, sensée renverser le régime de Saddam et liquider les armes de destruction massive.

Parallèlement aux bombardements, 100 000 soldats débarquent dans le pays, américains et britanniques sous commandement américain. Ce sont les premiers d’une longue série.

Dès les premiers jours, les combats font rage avec très vite comme résultat : la chute du régime de Saddam Hussein.

L’Irak “libérée” bascule pourtant dans la guerre civile et les Marines sont coincés là-bas.

Au départ, 330 000 hommes font partie de la coalition, américains pour la plus grosse partie .

Avec l’arrivée de Barack Obama en janvier 2009, ils ne sont même plus la moitié, et il n’en restera donc que 49 700 jusqu’en 2011.

Quel bilan tirer de cette opération qui se voulait une libération, et qui a tourné au fil des ans à une occupation mal perçue, sur place, aux Etats-Unis et ailleurs dans le monde.

Une présence impopulaire et contestée.

Jamais aucune arme de destruction massive n’a été trouvée en Irak, pourtant principale justification de l’intervention, le terrorisme n’a pas été affecté, le pays est dans l’impasse et les pertes sont lourdes.

En 2004, lors des présidentielles aux Etats-Unis, les effets de la guerre sont encore suffisamment positifs pour permettre à Georges Bush d‘être réélu. Mais 4 ans plus tard, le bilan a changé la donne.

Une majorité d’américains ne comprend pas cette guerre et la présence de leurs troupes là bas.

Dans le monde, et notamment en Europe, l’image de l’Amérique est fortement écornée et le régime de Bush conspué…

A l’image de l’Amérique va-t-en guerre, l’opinion publique préfère celle de ces GI’s qui plient bagages et rentrent enfin chez eux.

30/08

http://fr.euronews.net/2010/08/30/irak-7-ans-apres-la-chute-de-saddam-quel-bilan-pour-les-forces-americaines/ 



6 Annexe

Pierre De Boishue : La ruée vers l'or noir.

Août 1914: les Allemands avancent vers Paris. Afin de les prendre de vitesse, le général Gallieni réquisitionne les taxis de la capitale. En 48 heures, 7 000 hommes sont acheminés sur le front.

L'offensive ennemie est stoppée grâce à une énergie dont l'exploitation se généralise. «Le pétrole et l'automobile viennent de renverser le cours de la guerre», indique le documentaire La Face cachée du pétrole diffusé sur Arte.

Le film revisite les grandes périodes historiques à travers l'évocation de l'or noir.
«Il a fallu plus de 500 millions d'années à la nature pour créer le pétrole et moins d'un siècle à l'homme pour l'épuiser. Entre-temps, il a assuré la prospérité et la fortune de l'Occident», soulignent les auteurs, Patrick Barbéris et Éric Laurent. Leur enquête en deux parties démarre par le volet intitulé «Le partage du monde», riche en images anciennes et en interviews.

L'épopée débute dans les années 1860. Un comptable de l'Ohio découvre l'énorme potentiel d'un marché nouveau. Ce personnage, bientôt multimilliardaire, rachète des exploitations aux fermiers. «L'ascension de Rockefeller préfigure le capitalisme du XXe siècle, explique l'économiste Michaël Watts, parce qu'il est responsable de l'émergence non pas d'une simple compagnie pétrolière nationale, mais d'une société internationale.» En 1911, il part à la conquête de l'Amérique du Sud. Mais ses concurrents s'implantent bientôt à Bakou ou en Indonésie.

Une arme décisive

La Grande-Bretagne, elle, se positionne au Moyen-Orient. Après la Première Guerre mondiale, elle se renforce en Irak, la France jetant son dévolu sur le Liban.

Les années passent. Bien avant Yalta, sept compagnies américaines et anglaises se partagent le monde en 1928. Ensemble, elles redessinent les contours de l'ex-Empire ottoman en nouant une solide alliance.

Dans le second volet, le film se penche sur l'après-1945. Les États-Unis négocient alors l'exclusivité des ressources de l'Arabie saoudite en lui garantissant une protection politique et financière. Les Russes réagissent. Ils lorgnent sur l'Iran et les trésors du futur Azerbaïdjan. «Ce sera le véritable début de la guerre froide», déclarent les réalisateurs. Truman brandit le spectre d'une réplique nucléaire. Staline cède… Les décennies s'enchaînent. Survient le choc pétrolier de 1973.

L'élection de Reagan marque un nouveau tournant dans l'affrontement États-Unis - URSS. «Une fois de plus, le pétrole mais aussi le gaz vont être les armes décisives dans la partie de bras de fer qui oppose les deux grands camps», précisent les journalistes.

Au début des années 1980, l'Administration américaine fait appel à un banquier ingénieux. «C'est lui qui trouve la faille et élabore la stratégie qui va provoquer l'effondrement de l'Union soviétique », est-il affirmé. Cet homme, dénommé Robinson, plaide pour une politique d'affaiblissement des cours: «Chaque fois que le prix du baril chutait d'un dollar, l'URSS perdait entre un demi-milliard et un milliard de bénéfice», dit-il. Une plongée captivante au cœur d'un Dallas à l'échelle mondiale et à la dimension historique.

Pierre De Boishue
01/09

 http://www.lefigaro.fr/programmes-tele/2010/09/01/03012-2...



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  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

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