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19/09/2010

n°14 - dossiers du 11-09 - 18- 09 - : Début : - 11-Septembre : au-delà de la nécessité, la légitimité du doute…

n°14 - dossiers du 11-09 - 18- 09 - : Début : -  11-Septembre : au-delà de la nécessité, la légitimité du doute…


dossiers du 11-09

n°14 du 18- 09

C.De Broeder & M.Lemaire



Le "dossier  - Géopolitique du 11-09 " est  visible 

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

 

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire :  

Tiré à part :

Attentats du 11-Septembre : au-delà de la nécessité, la légitimité du doute…

Philip D. Zelikow : la version officielle est un mythe.

Suite & Fin

Thierry Meyssan : Neuf ans après le 11-Septembre.

11 septembre  : Une affaire de conscience.

1 Obama veut un procès du 11-Septembre.

2 Les attaques n’ont pas suscité la terreur, mais plutôt la colère.

1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1 3 videos - 9/11 : Thierry Meyssan accrédite l'implication du Mossad et la CIA.

1-2 Eric Laurent  / Le 11/9 est « une série de mensonges entourés de mystères.

1-3 Le 11 Septembre : Attentat ou Aubaine ?"

1-4  11-Septembre : 5 nouvelles vidéos sont mises en ligne.

1-5 Vidéo : Les sacrifiés du 11 septembre 2001.

1-6 David Carr-Brown et Fabrizio Calvi : 11-Septembre, les ratés du FBI… par les agents du FBI.

1-7 Un rapport appelle à l’infiltration des sites Web sur le 11/9.

2 Brèves

2-1 Ahmadinejad met en doute la version des attentats du 11 septembre 2001.

2-2 Projet de brûler le Coran à l’occasion du 11 septembre.

 



Tiré à part :

Attentats du 11-Septembre : au-delà de la nécessité, la légitimité du doute…

REPRISE d’ARTICLE

La tragédie du 11 septembre 2001 est encore très présente dans notre imaginaire façonné par des images-choc surmédiatisées qui ont fait l’objet de bien peu d’analyses objectives ou de contre enquêtes sérieuses et indépendantes. L’énorme émotion suscitée par cette catastrophe a été canalisée pour appuyer, depuis 8 ans déjà, la manichéenne rhétorique de la « guerre contre le terrorisme », sur fond de « choc des civilisations »

Cette tragédie constitue l’événement fondateur, la pierre angulaire d’une dérive ultra-sécuritaire, qui conditionne les relations internationales de ce début de siècle : à travers ce choc planétaire, nous sommes entrés dans une nouvelle ère de tensions et de chaos dont nous dénonçons les prémices et les effets.

La tragédie du 11-Septembre a ainsi été utilisée pour justifier la plupart des décisions de politique étrangère des nations occidentales :

Déclenchement des guerres illégales en Afghanistan et en Irak : relance de l’utilisation de l’OTAN en Afghanistan où la France est toujours tragiquement présente, et mise en place d’une coalition dite internationale en Irak menée par les USA où l’on ignore tout jusqu’au nombre de victimes civiles.

Augmentation drastique des budgets militaires des États-Unis, et remodelage de nos armées et de nos services de renseignement sur le modèle américain entraînant en France un rapprochement dangereux entre renseignements civil et militaire.

Remise en cause des libertés individuelles aux États-Unis et dans de nombreux autres pays, avec par exemple les lois USA PATRIOT, la légitimation de la torture, des détentions illégales, les accords entre l’Union Européenne et les États-Unis pour le transfert des données confidentielles des passagers aériens, les vols secrets et les prisons secrètes de la CIA en Europe, ou encore les fichiers EDVIDGE et CRISTINA en France.

Les résistances contre toutes ces dérives ont été écrasées par le choc émotionnel qu’a suscité cette tragédie : aux Etats-Unis, par un patriotisme exacerbé autour de ce choc psychologique ; à travers le monde occidental, par la création, grâce aux médias, d’une menace terroriste omniprésente et barbare.

C’est pourquoi il est nécessaire de revenir sur ce mythe qui a permis de faire accepter l’inacceptable.

Dans les semaines qui suivirent le 11-Septembre, un certain nombre de familles de victimes aux États-Unis a commencé à se poser des questions face au refus de l’administration Bush à publier des preuves contre al-Qaïda. Avec courage et détermination, dans une logique de compréhension mais surtout pour qu’une telle tragédie ne se reproduise plus, ces familles ont commencé, d’une part à rassembler des informations autour de ces attentats et, d’autre part, à militer pour la mise en place d’une commission d’enquête indépendante. Elle sera finalement créée 444 jours après ces événements. 

Les familles de victimes, en s’appuyant sur leurs propres recherches et celles de M. Paul Thompson, avaient identifié un certain nombre de zones d’ombres sur le déroulement de ces attentats. En juillet 2004, la commission Kean-Hamilton, du nom de ses président et vice-président, publie ses conclusions. Alors que les médias se félicitent à l’unisson de ce rapport, les familles à l’origine de la création de la commission (voir le film documentaire 911 Press for Truth) ressentent une grande déception à la lecture de celui-ci…

C’est alors le début d’un « mouvement international pour une nouvelle enquête sur le 11-Septembre » (« 9/11 Truth Movement »).

La fable de ben Laden et d’al-Qaïda racontée par l’administration Bush est de plus en plus perçue comme un « storytelling » aux innombrables rebondissements, reprise sans aucune critique par les médias de masse, et également remise en cause, à l’instar de l’étonnante histoire des attaques à l’anthrax qui ont immédiatement suivi les attentats du 11/9.

En effet, depuis plusieurs années, aux côtés de ces familles de victimes, des milliers de citoyens à travers le monde, principalement aux Etats-Unis et en Europe, consacrent un temps et une énergie considérables à faire le travail que le quatrième pouvoir, un des fondements de nos sociétés démocratiques, n’a pas su, pu ou voulu faire. Des dizaines de films documentaires, des livres, des centaines d’articles spécialisés traduits en différentes langues sur nombre de sites Internet ont ainsi été produits dans une logique citoyenne d’information et de réflexion.

Le débat s’est depuis ouvert dans le monde politique au sein de la Diète du Japon, des Parlements Européens et Canadiens, dans le monde scientifique avec les publications de Steven Jones et de Niels Harrit et aussi dans les milieux professionnels des architectes et des ingénieurs ou encore celui des pilotes d’avion, et même des pompiers.

Les médias de masse (sauf à de trop rares exceptions) continuent d’ignorer jusqu’à l’existence des experts de tous milieux professionnels, et a fortiori leurs questions légitimes et très documentées, qui restent toujours sans réponses satisfaisantes de la part des autorités compétentes.

Reste que ce sont les citoyens qui mènent et animent ce mouvement comme l’illustre bien le résultat du travail effectué bénévolement sur un site comme www.ReOpen911.info : de très nombreux films sous-titrés, des vidéos, des recherches, des traductions, des synthèses et rédactions de documents, mais encore des débats et des réflexions communes. Des dizaines de projections-débats et conférences à travers la France, la Suisse et la Belgique, ont ainsi été organisés..

La démarche de ce mouvement s’inscrit dans un pacifisme éclairé qui a pour objectif de comprendre la systémique de la guerre et du terrorisme. De l’incendie du Reichstag, à l’opération Northwoods, du golf du Tonkin aux différents réseaux Gladio en Europe, l’histoire aurait dû nous enseigner la prudence face à un tel attentat. Ainsi remis dans une perspective historique, il n’existe pas une seule théorie du complot, mais bien 3 différentes :

La théorie de l’attaque surprise, ou complot extérieur, selon laquelle 19 pirates kamikazes appartenant à l’organisation terroriste de ben Laden déjouent toutes les défenses américaines ; c’est aujourd’hui la version dite officielle des événements.

La théorie du « laisser-faire délibéré » ou complot extérieur, avec la volonté au sein du pouvoir politique ou militaire américain d’utiliser ce choc à des fins géopolitiques, nationales et supranationales.

La théorie du « déclenchement délibéré », ou complot mené de l’intérieur, par une fraction de l’appareil d’État US, dans les mêmes buts.

Les zones d’ombres de la version officielle, ses omissions et manipulations, font qu’une nouvelle enquête, internationale et indépendante s’impose au sujet de la tragédie du 11-Septembre.

La discussion est pourtant rejetée de manière radicale par l’ensemble des médias de masse, alors qu’en principe, dans une démocratie, rien ne devrait empêcher la tenue de débats contradictoires sur :

le PNAC,

le financement de ces attentats,

les délits d’initiés,

les mises en garde reçues par les services secrets étrangers,

la non-intervention des défenses aériennes,

l’écroulement des trois tours du World Trade Center (les Tours Jumelles et le WTC7),

le Pentagone,

etc.

Nous appelons chacun à s’informer en confrontant les différents éléments du dossier ; nous sommes convaincus qu’au terme d’une telle étude, menée en conservant son esprit critique, la plupart de nos concitoyens seront d’accord avec nos propres conclusions : la version officielle des attentats du 11/9 est fausse !

Ou comme le résume avec pertinence Giulietto Chiesa : « La seule chose dont on peut être sûr, c’est que nous ne savons rien de ce qui s’est réellement passé le 11-Septembre  ».
Association ReOpen911
www.ReOpen911.info

12 septembre 2010

URL de cet article
http://www.legrandsoir.info/Attentats-du-11-Septembre-au-dela-de-la-necessite-la-legitimite-du-doute.html


Philip D. Zelikow : la version officielle est un mythe.

Attentats du 11 septembre 2001 : la version officielle est un mythe.

Mythe : Récit légendaire, mettant en scène des personnages imaginaires, d’une façon allégorique. Croyance répandue mais infondée.

G. Orwell a dit : “He who controls the present, controls the past. He who controls the past, controls the future.” (« Celui qui contrôle le présent contrôle le passé. Celui qui contrôle le passé, contrôle le futur »).

La version officielle sur les attentats du 11 septembre 2001(1), rejetant l’entière responsabilité du drame sur 19 islamistes radicaux affiliés à l’organisation musulmane al-Qaida d’Oussama Bin Laden, fut établie en juillet 2004 par la Commission désignée en 2002 par le président G. W. Bush et dirigée par Philip D. Zelikow.

Depuis, cette version est toujours admise comme la vérité commune, celle regroupant le plus de suffrages, au moins la source la plus sérieuse, la plus complète et la plus fiable, pour la plupart des gouvernements dits démocratiques et des médias grand public.

Toutefois le doute s’insinue dans les populations comme en témoigne ce sondage de WorldPublicOpinion.org, réalisé en 2008 dans 17 pays, montrant que dans seulement neuf de ces nations l’on trouve encore une majorité de personnes qui croient que al-Qaida est bien derrière les attentats du 11 Septembre 2001…

Cette théorie, admise comme une évidence dès le jour des attentats, a justifié depuis, sans aucune résistance, sans le veto même symbolique d’aucun pays majeur du Conseil de Sécurité de l’ONU, en ce compris la Russie et la Chine,

· le bombardement et l’invasion de deux pays souverains, l’Afghanistan et l’Irak, pays envahis et dévastés encore à ce jour, presque 9 années plus tard.

· la dissémination et le maintien de bases militaires US dans quasi tous les pays, sur tous les continents (2),

· le renforcement de l’OTAN et la multiplication de ses missions de « pacification » (3),

· le passage de lois sécuritaires et dangereuses pour la liberté d’expression, de communication et d’opinion [Patriot Act I et II (4), reconduit par B. Obama (5)],

· le déploiement de mesures sécuritaires et de moyens de surveillance de plus en plus sophistiqués, coûteux et intrusifs (6),

· la montée de la peur, de la division, de l’intolérance, de l’injustice, de la violence et de la haine dans le monde entier,

· la criminalisation de tous les opposants politiques, ou même simples critiques, assimilés à des terroristes (altermondialistes, manifestants pacifiques, journalistes, avocats de défense des droits civils, militants de toutes sortes)

· la légalisation de la torture (7), de l’emprisonnement arbitraire et de l’exercice de la tyrannie (8).

Certains membres officiels de gouvernements traditionnellement alliés des Etats-Unis, comme le Japon (http://www.voltairenet.org/article1... , http://www.reopen911.info/video/le-... ), le Canada (http://www.voltairenet.org/article1...) ou l’Italie (film ZERO du député européen Giulietto Chiesa), ont bien exprimé leurs doutes.

Certains commencent à admettre qu’au minimum, les dirigeants étasuniens ont profité des attaques contre le World Trade Center et le Pentagone pour « vendre » à l’opinion publique internationale la guerre contre les Talibans et l’invasion de l’Irak, alors même qu’ils n’avaient aucune preuve d’aucun lien entre les attentats et Saddam Hussein. Tout cela pour des motifs moins honorables (9) qu’« une lutte monumentale du bien contre le mal » (10).

C’est peut-être encore bien plus grave que cela.

Tout s’est passé très vite, dès les semaines qui ont suivi les attentats, le gouvernement étasunien accusant Bin Laden, al-Qaida, leurs « protecteurs » Talibans, réussissant un peu plus tard la prouesse d’y associer l’Irak du Sunnite laïque Saddam Hussein, et finalement, établissant une liste de pays, les Rogue States :

"Etats voyous" : c’est ainsi que George W. Bush a qualifié, le 16 septembre 2001, 7 pays qu’il a accusés de soutenir le terrorisme international. Ces pays étaient l’Iran, l’Irak, la Syrie, la Libye, le Soudan, Cuba et la Corée du Nord. Même Cuba !

Liste bien opportune pour, en temps voulu, justifier aux yeux du public une éventuelle agression militaire ou des emprisonnements arbitraires.

Oui, tout s’est passé très vite, à l’aide d’images traumatisantes, de phrases-choc répétées ad nauseam, de discours enflammés, mais sans aucune preuve ni argumentaire sérieux.

La Commission d’enquête sur les origines de ces attentats, mise en place fin 2002, bien après que les bombes et missiles aient défiguré l’Afghanistan, vit le jour au forceps (441 jours après le drame)*, avec un budget ridicule (3 millions de dollars initiaux, relevés sous la pression à 11 millions de dollars) **, contre le gré du Président G. W. Bush, cédant devant l’insistance et l’obstination courageuse des familles des victimes et de diverses associations.

La Commission accoucha de son rapport officiel en juillet 2004, bien après que les bombes et missiles aient défiguré l’Irak, avalisant et justifiant tout ce qui avait été décidé dès le mois de septembre 2001, voir même, bien avant.

Le gouvernement US enquêtant sur lui-même n’aurait pas pu faire un meilleur rapport. C’est comme si Bush jr, Rumsfeld, Wolfowitz, Cheney, Rice et Powell s’étaient enfermés dans un bureau, à huis-clos, s’étaient posés les questions d’usage, y avaient répondu, puis, en conférence de presse, avaient annoncé qu’ils étaient d’accord avec eux-mêmes, à savoir qu’ils n’auraient pu voir venir de tels attentats, mais dès que c’était arrivé, qu’ils avaient tout de suite compris qui étaient les coupables, comment ceux-ci avaient monté leur coup, et ce qu’il fallait faire pour réparer l’offense.

Le vrai directeur de la Commission sur les attentats était Philip D. Zelikow, avocat de formation, républicain, et non ses présidents Thomas H. Kean et Lee H. Hamilton.

 

C’est lui qui sélectionnait les sujets sur lesquels enquêter, préparait les briefings pour les membres, choisissait les sujets des auditions, les questions à poser, décidait de quels témoins seraient entendus, à huis-clos ou non, sélectionnait les témoignages à retenir, les passages à publier et ceux à écarter.

Lorsque les membres de la Commission commençaient à travailler, Zelikow avait déjà décidé de sur quoi et comment ils travailleraient.

C’était le verrou, le filtre, le contrôle situé tout en amont de la Commission (11).

Philip D. Zelikow était un proche de l’administration sur laquelle il devait enquêter

Philip D. Zelikow côtoie les néoconservateurs depuis plus de 15 ans lorsqu’il prend la direction de la Commission.

Ces faucons sont une branche extrémiste du parti républicain, dont même l’entourage gouvernemental de George Bush père (président US de 89 à 93) disait se méfier. Zelikow est proche de la plupart des auteurs du Project for the New American Century (12) (PNAC, élaboré en 1997), dont font partie Robert Kagan, William Kristol (directeurs), Paul Wolfowitz (ancien président de la Banque mondiale et n°2 du Pentagone en 2001), Dick Cheney (Vice-président en 2001), Donald Rumsfeld (n°1 du Pentagone en 2001), Richard Perle, le rabbin Dov Zakheim, Lewis Libby, Eliot Cohen, Donald Kagan, Jeb Bush (frère de G. W. Bush et gouverneur de Floride), Steve Rosen, Daniel Pipes, Robert Zoellick (président de la Banque mondiale), Douglas Feith (n°3 du Pentagone en 2001).

Zelikow est très proche de Condi Rice, sur les plans personnel, politique et idéologique. Ils se côtoient depuis 1989 dans les couloirs de la Maison Blanche, au service de Brent Scowcroft, le conseiller à la Sécurité nationale de George H. W. Bush (13).

Zelikow et Rice ont coécrit un livre en 1997, sur l’Europe après la réunification de l’Allemagne (14).

Zelikow côtoie également les néoconservateurs (Cheney, Wolfowitz, Rice) à l’Institut Aspen (15), qu’il dirige à la suite de Robert Zoellick, autre figure de proue du mouvement néocon.

De 2001 à 2003, Zelikow est membre du puissant PFIAB (16), le President’s Foreign Intelligence Advisory Board, fondé en 1956 par Dwight David Eisenhower, dont les 16 membres sont désignés par le président en fonction de leur expérience, leur indépendance et leur intégrité. En théorie, ils sont extérieurs au gouvernement.

C’est le bureau du PFIAB, influencé par Zelikow (membre du groupe d’étude sur la guerre en Irak), qui a complaisamment insisté sur l’existence d’armes de destruction massives en Irak, argument retenu très tôt par George W. Bush pour sa guerre prévue de longue date. C’est un organe puissant, qui sert aux multinationales et aux acteurs du privé (complexe militaro-industriel, entreprises de construction, lobbies énergétiques) pour s’assurer le soutien et la collaboration du gouvernement.

Entre décembre 2000 et janvier 2001, Zelikow et Rice s’occupent de la transition entre les deux administrations, Clinton et Bush jr, dans le domaine de la Sécurité nationale. Jusqu’en septembre 2001, c’est Condi Rice qui dirige le Conseil pour la Sécurité nationale, avec un conseiller encombrant issu de l’administration précédente et conservé par Bush jr jusqu’en 2003, Richard Clarke.

Zelikow restera dans l’entourage du pouvoir républicain, et de Condi en particulier, jusqu’en 2007, devenant même en 2005 le conseiller sénior de Rice, devenue Secrétaire d’Etat (ministre des Affaires étrangères).

Condoleezza Rice a menti, délibérément, et Zelikow l’a couverte

C’était le but principal, probablement, de la nomination de Zelikow à la direction exécutive de la Commission officielle sur les attentats du 11 septembre 2001 : couvrir son mentor, éviter que Condoleezza Rice soit mise en face de tous ses mensonges et toutes ses contradictions.

Vous trouverez dans cette source (http://www.voltairenet.org/article1...), tous les mensonges et contradictions de Condoleezza Rice, proférés sous serment.

Richard Clarke est la preuve vivante d’innombrables tentatives d’avertissement de l’administration Bush jr sur la menace al-Qaida et Bin Laden, sous formes d’attaques sur le sol étasunien (17), notamment de possibles détournements d’avions.

Tentatives d’avertissement toutes sabotées par Condoleeza Rice et Philip D. Zelikow.

"He (Clarke) pushed for an early meeting in 2001 with Bush to brief him about bin Laden’s network and the "nearly existential" threat it represented to the United States. But Rice rebuffed Clarke. She allowed him to give a briefing to Bush on the issue of cyber terrorism, but not on bin Laden." (18)

[Traduction : Il (Clarke) insista pour obtenir rapidement un rendez-vous début 2001 avec Bush pour lui parler du réseau de bin Laden et de la menace « quasi existentielle » qu’il représentait pour les Etats-Unis.

Mais Rice repoussa la tentative de Clarke. Elle ne lui permit de ne parler à Bush que de cyberterrorisme, mais pas de bin Laden.]

Philip D. Zelikow, le scénariste du 11 septembre 2001

En 1998, Philip D. Zelikow, Ashton B. Carter et John M. Deutch (directeur de la SAIC*** puis de la CIA sous Clinton) publient un article intitulé : « The Catastrophic Terrorism : Imagining the Transforming Event. » (Le Terrorisme catastrophique : imaginer l’événement transformateur).

Cet article, repris dans le livre écrit avec William Perry et intitulé « Preventive Defense : An American Security Strategy for the 21st Century » (La défense préventive : Une stratégie américaine de sécurité pour le 21ème siècle), est le scénario exact des événements qui se sont produit trois ans plus tard (19).

Extraits :

« Le terrorisme catastrophique est passé d’une horreur irréaliste à une éventualité qui pourrait se produire le mois prochain », avertit l’essai. « Bien que les États-Unis prennent toujours le terrorisme conventionnel au sérieux… ils ne sont pas encore préparés à la nouvelle menace du terrorisme catastrophique. »

« Un tel acte de terrorisme catastrophique serait un événement de ligne de partage dans l’histoire américaine. Il pourrait impliquer des pertes en vies et des destructions de propriétés sans précédent en temps de paix et miner le sens fondamental de sécurité de l’Amérique, comme l’a été l’essai atomique soviétique en 1949. Comme Pearl Harbor, cet événement diviserait notre passé et futur en un avant et un après. »

« Les États-Unis pourraient répondre avec des mesures draconiennes, érodant les libertés civiles, permettant une surveillance plus large des citoyens, une détention des suspects et une utilisation de la force mortelle. Plus de violence pourrait suivre, que ce soient d’autres attaques terroristes ou des contre-attaques des États-Unis. Après coup, les Américains jugeraient leurs chefs négligents de ne pas avoir posé la question du terrorisme plus instamment. »

Voici quelques-unes de leurs recommandations :

« Le gouvernement des États-Unis devrait avoir l’autorité pour surveiller n’importe quel groupe et ses commanditaires étatiques potentiels qui pourraient avoir le motif et les moyens d’utiliser des armes de destruction massive. »

« Les États-Unis ont besoin d’une nouvelle institution pour recueillir le renseignement sur le terrorisme catastrophique - un Centre national de renseignement sur le terrorisme - qui rassemblerait et analyserait l’information de sorte qu’il puisse sonner l’alarme sur les suspects d’actes de terreur catastrophique avant que ceux-ci se produisent. Les États-Unis devraient aspirer comme objectif à long terme d’identifier chaque personne et tout le fret entrant dans le pays. »

« Les États-Unis devraient soutenir un système pour s’assurer que les passeports de chaque pays soient lisibles électroniquement, et que la station de contrôle du passeport de chaque pays soit liée à une base de données. »

Philip D Zelikow, professeur d’histoire à l’Université de Virginie, a étudié comment les croyances populaires se forment et se propagent

« Public Myth ».

C’est le sujet de thèse de doctorat de Zelikow (20).

Une fois les événements transformés en mythe, en vérité commune, la population y croit comme en des faits réels et indiscutables.

Non seulement elle y croit, mais elle éprouvera dorénavant d’énormes difficultés à changer d’avis, même si des preuves contraires se présentent à elle, même si le bon sens lui souffle que l’histoire qu’elle a cru est en fait un gros mensonge et ne tient pas debout. 4000 ans d’histoire de l’humanité nous montrent la puissance des mythes une fois ceux-ci profondément enracinés dans la mémoire humaine, individuelle et collective.

Une histoire, pour être considérée comme vraie, n’a pas besoin d’être logique, réaliste ou cohérente, elle doit être répétée des milliers de fois, cautionnée par des personnes qui se présentent comme des experts, comme l’autorité, et associée à des images impressionnantes pour l’esprit.

L’esprit doit être traumatisé visuellement, comme un corps violé physiquement. Cette notion de traumatisme psychique est fondamentale pour arriver à graver une histoire, une version, dans l’esprit humain.

Philip D. Zelikow, et d’autres certainement, connaissaient parfaitement la force de persuasion d’images choquantes sur la psyché humaine.

Les mots associés à ces images, dans les heures et les jours qui ont suivi, ont été choisis avec soin, et répétés sans arrêt, l’esprit une fois traumatisé devenant excessivement sensible à la suggestion. Excessivement influençable.

L’état de stress post-traumatique dans lequel nous ont jeté les images choquantes et les paroles galvanisantes qui ont suivi ces attentats est le rempart le plus solide, et le plus sordide, entre nous et la recherche de vérité.

Accepter la version officielle reste pour la plupart des gens la solution la moins pénible pour éviter de remettre en cause la force du mythe et éviter d’affronter la douleur du souvenir visuel de cette journée atroce.

En conclusion, Philip D. Zelikow, ami loyal des néoconservateurs et de Condoleezza Rice depuis les années 90, auteur d’un article qui préfigure avec trois ans d’avance le 11 septembre 2001, complice de Condoleezza Rice dans l’obstruction de cette dernière à toutes les tentatives de Richard Clarke de prévenir son président, intime idéologique des faucons du PNAC qui appelaient de tous leurs vœux un événement catastrophique transformateur, discrédite tout le rapport officiel de la Commission d’enquête sur les attentats du 11 septembre 2001.

Il était juge et partie. Toute sa carrière, toute son idéologie étaient en jeu.

Le 11 septembre 2001, les témoignages immédiats, sur place, à chaud, tels qu’ils ont été rapportés très tôt sur certains sites internet, voire par certaines chaînes de télévision, avant censure, sont probablement ce qui reflète le plus la réalité, les événements tels qu’ils se sont réellement produits ce jour-là.

Il faut investiguer bien au-delà des 19 terroristes islamiques et de la version officielle, le mythe de Philip D. Zelikow, pour découvrir les causes réelles de ces faits tragiques.

Les Etats-Unis qui se proclament la plus grande démocratie du monde devraient exiger, sur ces événements aux conséquences aussi dramatiques, une nouvelle Commission réellement indépendante (avec des membres comme Cynthia Mc Kinney, Ralph Nader, Catherine Austin Fitts, Dennis Kucinich, Noam Chomsky...), qui travaillerait sans préjugé, sans écarter une seule piste sous prétexte qu’elle serait jugée impossible, impensable ou fausse avant même de l’investiguer sérieusement.

Tant que ce ne sera pas le cas, aucune guérison du stress immense que tous les spectateurs du 11 septembre 2001 ont subi ne sera possible et toutes leurs actions, présentes et à venir en seront affectées, car comme le dit George Orwell, le passé détermine le futur.

Si nos enfants, et les générations suivantes, n’auront ni vu, ni « vécu » le 11 septembre 2001, elles en subiront tous les jours et encore longtemps les terribles conséquences : guerres injustes et coûteuses, libertés de plus en plus réduites, intrusion grandissante dans leur vie privée, jusque dans leurs pensées, répression, oppression et tyrannie, tant que la vérité, toute la vérité, ne sera pas faite.

Ces vidéos récentes des ex-présidents de la Commission officielle sur le 11 septembre 2001 confirment son rôle comme une vaste opération de blanchiment du gouvernement américain :

Thomas Kean : http://www.reopen911.info/video/le-...

Lee Hamilton : http://www.reopen911.info/video/int...

Aucun malheur n’est pire que la persévérance dans l’erreur.

« L’erreur ne devient pas vérité parce qu’elle se propage et se multiplie.
La vérité ne devient pas erreur parce que nul ne la voit. »
Gandhi

Pascal Sacré

Notes :

* Il fallut seulement sept jours pour ouvrir une commission d’enquête sur la mort de John F. Kennedy, et autant de jours pour examiner la tragédie de la navette Challenger, tandis que la première investigation sur l’attaque de Pearl Harbor fut annoncée après seulement neuf jours.

** Ce montant demeure néanmoins nettement inférieur au budget de 40 millions de dollars attribué à l’investigation sur le scandale Monica Lewinski, qui avait éclaboussé l’ancien président Bill Clinton, exposant sa vie sexuelle au grand jour à la fin des années 90.

*** SAIC, Science Applications International Corporation, autre rouage clé du complexe militaro-industriel américain, la SAIC joue un rôle similaire à la Rand Corporation. C’est l’une des plus grosses sociétés privée américaines dans le domaine du renseignement et de la défense, avec 8 milliards de dollars de profit annuel. Elle emploie 44.000 personnes, dont 25.000 sont "accréditées défense". C’est 3è plus gros fournisseur du Pentagone et de la CIA avec laquelle elle travaille très étroitement, son statut privé lui permettant d’échapper à tout contrôle public.

Sources :

(1) http://www.9-11commission.gov/repor...

(2) Le réseau mondial des bases militaires US : http://www.mondialisation.ca/index....

(3) Le sommet de Prague, des 21 et 22 novembre 2002, aura constitué une étape décisive vers la transformation des membres européens de l’Alliance atlantique, très largement majoritaires dans l’Union européenne, en auxiliaires des forces armées états-uniennes dans leur entreprise d’expansion impériale planétaire. http://www.monde-diplomatique.fr/20...

(4) http://www.e-juristes.org/USA-Patri...

(5) vidéo, http://www.dailymotion.com/video/xc...

(6) Espionner les Étasuniens : un filon de plusieurs milliards pour les compagnies de télécommunication, l’interminable et très rentable « guerre au terrorisme » des États-Unis http://www.mondialisation.ca/index....

(7) « Torture made in USA », ou comment la torture a été légalisée sous George W. Bush, http://www.rfi.fr/actufr/articles/1...

(8) Aafia, un spectre au tribunal, http://www.legrandsoir.info/Le-vers...

(9) Karzai, la CIA et le trafic de la drogue http://www.mecanopolis.org/?p=9257 , contrôle des réserves de pétrole en Irak, enjeux géostratégiques, hégémonie du dollar, passage de lois anti-démocratiques, distraction d’autres problèmes comme la fraude financière à grande échelle et le trafic mondial de drogue…

(10) Premières déclarations du président Bush : "Les attaques délibérées et meurtrières qui ont été menées hier contre notre pays étaient plus que des actes de terreur. Elles étaient des actes de guerre", déclare-t-il dès le 12 septembre à l’issue d’une réunion du Conseil National de Sécurité, et il ajoute : "Cela va être une bataille monumentale du bien contre le mal, mais le bien l’emportera ". Le 13 septembre, Colin Powell parle d’une "attaque contre le monde civilisé" […].

(11) « Omissions et manipulations de la Commission d’enquête sur le 11 septembre », David Ray Griffin, Editions Demi-Lune, Collection Résistances, 2006, p.17

(12) http://www.scribd.com/doc/9651/Rebu...

(13) Op. Cit., p.18

(14) « Germany Unified and Europe Transformed : A Study in Statecraft » (« La Réunification de l’Allemagne et la transformation de l’Europe : étude sur la gouvernance des Etats »), Cambridge, Harvard University Press, 1997.

(15) L’Institut Aspen élève les requins du business, http://www.voltairenet.org/article1...

(16) http://www.cambridgeforecast.org/ri...

(17) 11 septembre 2001 : Ils savaient mais n’ont rien fait (VO), http://contreinfo.info/article.php3...

(18) Op. Cit.

(19) http://www.iamthewitness.com/Bollyn...

(20) http://www.rense.com/general78/rape...

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Pascal SACRE

24 mai 2010

http://www.legrandsoir.info/Attentats-du-11-septembre-2001-la-version-officielle-est-un-mythe.html


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