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30/09/2010

n°54 - Dossier d'Iran : au 28-09 - 29-10 :-Début - : Mise en place du blocus comme 1er stade de la Guerre…


n°54 - Dossier d'Iran : au 28-09 - 29-10 :-Début  - : Mise en place du blocus comme 1er stade de la Guerre…



Dossier d'Iran   n°54 du 29-10

                                C.De Broeder & M.Lemaire



 Le "dossier d'Iran" est  visible  sur les blogs : 

a) sur mes blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

 

c) sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

Si vous voulez-nous contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse:fa032881@skynet.be 



Sommaire :  

Tiré à Part 

Thierry Meyssan : Le débat indirect Ahmadinejad-Obama.

1  Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1 Partie d’échecs nucléaire : l'Iran au trait - quel coup va-t-il jouer ?

2 Les brèves.

2-1 Ahmadinejad : Les déclarations d'Obama sont irréfléchies. 

2-3 Que les pays islamiques restent vigilants envers Israël.

2-4 L’Otan fait du pied à la Russie contre l'Iran.

Russie-Otan: contrer ensemble la menace iranienne

3 Dossier & Point de vue

3-1 Mise en place du blocus comme 1er stade de la Guerre…

1 Les banques des Emirats interrompent les virements vers l'Iran.

2 Manlio Dinucci & Tommaso Di Francesco : Golfe persique : 123 milliards de dollars de fournitures états-uniennes aux régimes arabes.

3 Selim K. : L’heure des faucons.

4 Jean-Luc Goudet : Stuxnet, le virus informatique ciblerait une centrale nucléaire.

3-2 Mireille Delamarre : Ils protestent contre la condamnation à mort de Sakineh en Iran, mais se taisent sur l’exécution de Teresa Lewis aux Etats-Unis.

Suite

4 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

4-1 Ahmadinjead : L’amour et la pureté, voilà la bombe atomique d’Iran.

4-2 Depuis l'Iran : Lettre de Lauren Booth à Tony Blair.

5  Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

5-1 Michel Chossudovsky : La Troisième Guerre mondiale se prépare: Objectif Iran

1ère partie   : La guerre planétaire

Fin

2ème partie : La feuille de route militaire



Tiré à Part 

Thierry Meyssan : Le débat indirect Ahmadinejad-Obama.

Le discours de M. Ahmadinejad à l’ONU a donné lieu à une vaste campagne de désinformation en Occident et à une prompte réponse de M. Obama en direction du peuple iranien. Au-delà des dépêches d’agence biaisées et en s’appuyant sur les textes originaux, Thierry Meyssan expose les vrais enjeux du débat indirect qui oppose les deux chefs d’Etat.

Les présidents iranien et états-unien viennent de se livrer à une inhabituelle joute verbale qui a été relatée de manière fragmentaire et déformée par les médias occidentaux. Mahmoud Ahmadinejad s’est exprimé le 23 septembre 2010 dans l’après-midi à la tribune de l’Assemblée générale des Nations Unies [1]. Barack Obama lui a répondu le lendemain matin au micro de la télévision BBC en persan [2]. Ces deux interventions forment un ensemble qui illustre le changement de stratégie de part et d’autre. Il ne s’agit plus de se poser en champions de deux camps opposés, de deux visions du monde, en s’invectivant, mais d’appeler les populations respectives à la révolution..

Il y a un an, Washington espérait pouvoir renverser l’administration Ahmadinejad en manipulant des foules dans une énième édition des prétendues révolutions colorées [3]. L’opération, conduite à l’occasion de l’élection présidentielle de 2009, a échoué. Elle a cependant permis de fixer dans l’imaginaire occidental une représentation fantasmagorique de l’Iran qui serait une dictature. Dans le pays, elle a eu l’effet inverse de celui escompté. Les électeurs de l’opposition ont été massivement surpris et indignés par la mauvaise foi de leur candidat et sa volonté de prendre le pouvoir par la rue à défaut d’y arriver par les urnes. Quant au vainqueur de l’élection, il a perdu son goût du compromis et décidé de raviver la Révolution islamique dans sa radicalité. Le fossé entre les classes populaires et la haute bourgeoisie commerçante s’est creusé. La CIA et la NED planifient de nouvelles actions, mais il ne s’agit plus dans l’immédiat de renverser le régime, juste de le déstabiliser pour l’affaiblir au plan international.

De son côté, Téhéran n’avait jamais envisagé de porter le fer aux Etats-Unis. Pendant longtemps, ils ont été considérés comme un bloc, une puissance coloniale alliée et successeur de l’Empire britannique, un Grand Satan protégeant les crimes israéliens. Aujourd’hui, l’administration Ahmadinejad a noué des liens avec des intellectuels et des artistes dissidents. A ses yeux, les Etats-Uniens sont des gens de bonne volonté qui prennent lentement conscience d’être gouvernés par des tyrans. A terme, des révoltes sont prévisibles qu’elles prennent une forme révolutionnaire ou sécessionniste. La Révolution islamique doit s’allier avec les dissidents actuels pour combattre avec eux le système dominant.

C’est là qu’intervient le discours de Mahmoud Ahmadinejad. Il y a d’abord récusé la théorie du choc des civilisations, énoncée par Bernard Lewis et popularisée par Samuel Huntington [4]. Pour ces penseurs, ce choc est inévitable. Les Occidentaux n’ont d’autre choix que de s’y préparer militairement afin de tuer plutôt que d’être tués. Pour le président iranien, ceci est absurde. A l’heure de la globalisation, le développement des échanges commerciaux et culturels permet aux gens de se découvrir et de s’apprécier mutuellement. Quant aux juifs, aux chrétiens et aux musulmans, leur foi commune dans le Dieu unique doit les conduire à établir des relations harmonieuses.
Cependant, pour M. Ahmadinejad, si le choc des civilisations est une idéologie artificiellement promue par le mouvement sioniste afin de diviser le monde et de le dominer, il existe bien un conflit qui traverse l’humanité : celui qui oppose les valeurs matérielles du capitalisme et de la société de consommation aux valeurs spirituelles de la Révolution que sont la justice et l’héroïsme. Ceci étant posé, l’ennemi n’est pas l’Occident, mais le matérialisme dont les Occidentaux sont atteints et qui contamine le reste du monde.

Le système de domination actuel s’inscrit dans le prolongement de l’esclavagisme, du colonialisme et de l’impérialisme. Il est mis en œuvre par un groupe transnational qui s’appuie principalement sur le Royaume-Uni, les Etats-Unis et Israël pour parvenir à ses fins. Compte tenu de la supériorité militaire de ces Etats par rapport à tous les autres Etats du monde réunis, il serait illusoire d’espérer le vaincre par les armes. Mais sachant qu’il utilise les Britanniques, les Etats-Uniens et les Israéliens souvent à leur détriment, il est possible de s’allier avec ces peuples contre ce système de domination. De même que Marx imaginait unir les prolétaires de tous les pays contre l’exploitation capitaliste, Ahmadinejad pense possible d’unir les opprimés contre le sionisme. Dans cette perspective, des efforts doivent être entrepris pour montrer aux Etats-uniens qu’ils sont eux aussi les victimes d’un système dont ils croient à tort profiter.

S’adressant à l’Assemblée générale, le président Ahmadinejad à demandé la création d’une commission d’enquête internationale sur les attentats du 11-Septembre.
Pour les Etats membres de l’ONU, il a développé l’argument de la compétence. La réponse qui a été apportée unilatéralement par les Etats-Unis à ces attentats a mis le Proche-Orient élargi à feu et à sang sans résoudre le problème du terrorisme. Pour être efficace, il aurait fallu, il y a neuf ans, créer cette commission d’enquête, analyser ses résultats au sein de l’ONU et convenir à l’échelle internationale d’une stratégie antiterroriste. Il n’est jamais trop tard pour bien faire, les Nations unies doivent reprendre leur prérogative pour vaincre le terrorisme et parvenir à la paix.
Pour le public états-unien, M. Ahmadinejad, s’appuyant sur un sondage récent, a évoqué les trois hypothèses les plus fréquemment citées. Primo, les attentats sont le fait d’un puissant groupe étranger ; secundo, ils ont été réalisé par un groupe étranger, mais ont bénéficié de la passive complicité d’éléments internes ; tertio, ils ont été ourdis par des éléments internes,
Contrairement au discours ambiant, il n’a pas évoqué le fait qu’Oussama Ben Laden se soit présenté comme islamiste, mais le fait que lui et sa famille ont des affaires communes avec les Bush. Des informations que j’avais révélées en octobre 2001 dans le principal hebdomadaire politique hispanophone d’Amérique du Nord, Proceso et qui avaient été reprises au Congrès par la représentante Cynthia McKiney.
Cette présentation vise à recadrer le débat : le problème n’est pas le choc entre l’islam et l’Occident, mais la domination du monde par une clique incluant les Bush et Oussama Ben Laden.

Au cours de cet exposé, l’ambassadeur des Etats-Unis s’est levé et a quitté l’Assemblée générale. A sa demande ou sur son ordre, les ambassadeurs de plusieurs Etats alliés ont fait de même.

L’habituelle machine de propagande s’est attachée à déformer et à minimiser les propos de Mahmoud Ahmadinejad. Les médias atlantistes se sont efforcés de faire accroire que le président iranien aurait insulté les victimes du 11-Septembre, à New York même, en prétendant que les Etats-uniens ne sont pas des victimes, mais des coupables. Il suffit de se reporter au texte du discours pour vérifier la manipulation. Or, dans ce document, M. Ahmadinejad exprime sa désolation pour les victimes. Il place immédiatement au même niveau les centaines de milliers de morts, de blessés et de déplacés de la guerre au terrorisme. Il s’applique à considérer que les souffrances des uns sont égales aux souffrances des autres. Ce qui revient une nouvelle fois à affirmer que le choc des civilisations est un leurre et que nous sommes tous victimes du même système.

 

Le Conseil de sécurité nationale des Etats-Unis s’étant réuni d’urgence, il a été décidé que Barack Obama s’adresserait au plus vite aux Iraniens et les appelleraient à l’insurrection pour dissuader Téhéran de poursuivre son offensive.

Une interview a été organisée sur la chaîne de télévision de la BBC en persan, qui dispose d’une plus grande audience en Iran que les chaînes états-uniennes en persan. Techniquement, cette tache revient au Conseiller de sécurité nationale adjoint chargé des communications stratégiques, Ben Rhodes. Il se trouve que M. Rhodes est la personne qui a rédigé le rapport de la Commission présidentielle Kean-Hamilton sur le 11-Septembre. A ce titre, c’est lui qui a gravé dans le marbre la théorie du complot islamiste avec ses 19 kamikazes et son Ben Laden sardonique caché dans une grotte afghane.
Le président Obama a été interrogé par Bahman Kalbasi, un journaliste iranien qui prétend avoir fui son pays en 2001 pour échapper à la dictature et qui a néanmoins pu librement retourner sur place pour y réaliser des documentaires.

D’entrée de jeu M. Kabalsi a demandé au président Obama de commenter les propos de son homologue iranien sur le 11-Septembre. Il répondit : « C’était choquant. C’était haineux. Et qu’il ait fait ces déclarations ici à Manhattan, juste au nord de Ground Zero, où des familles ont perdu leurs proches... des gens de toutes les religions, de toutes les origines voient ces attentats comme la tragédie essentielle de cette génération. Pour lui, qu’il ait fait de telles déclarations était inexcusable ».

Les Iraniens auront beau relire le discours de M. Ahmadinejad, ils ne trouveront rien de choquant, ni de haineux. Aucune provocation, que des questions légitimes. Peu importe, M. Obama poursuit en établissant une distinction entre la réaction émotionnelle des Iraniens au lendemain du 11-Septembre, faite comme partout de compassion pour les victimes, et celle du « régime ».
Dans le reste de l’entretien, il explique que la politique de l’administration Ahmadinejad est une impasse. Selon lui, elle ne peut pas porter de fruits et suscite des sanctions dont les Iraniens subissent et subiront les dures conséquences dans leur vie quotidienne. Il développe cette logique dans plusieurs domaines et conclut sur la question palestinienne. Il assure là encore, que le radicalisme ne mène nulle part, et que la paix là-bas passe par un compromis avec Israël.

Cette interview est une mise en garde non voilée à l’intention de Téhéran : ne vous avisez pas de semer le trouble dans la population états-unienne ou nous le ferons chez vous aussi. Elle s’appuie sur l’idée que les Iraniens désavoueront une politique pour laquelle ils payent un prix fort sans rien recevoir pour le moment en retour. Elle annonce une nouvelle opération de déstabilisation à l’occasion des réformes économiques. Pour éviter l’asphyxie, l’Iran soumis à un embargo onusien et à des embargos unilatéraux doit renoncer à ses prix subventionnés et libéraliser son marché intérieur. Cette adaptation brutale ne manquera pas de faire des mécontents. Washington entend les coaliser contre le gouvernement autour de Mir Hossein Moussavi.

Toutefois ce projet doit s’affranchir de plusieurs obstacles. En premier lieu, les mécontents de la réforme économique peuvent douter de la capacité de M. Moussavi à les représenter. Il avait en effet défendu le principe d’une économie libérale à l’américaine durant sa campagne électorale. Il paraît donc mal placé pour s’opposer de manière crédible à une libéralisation du marché intérieur. Deuxièmement, l’argument du prix trop lourd d’une politique radicale a peu de chances de porter en Iran, un Etat révolutionnaire où, depuis 32 ans, on cultive l’héroïsme. Il peut même paraître insultant à beaucoup.

Enfin le choix de donner cet entretien à la BBC en persan est maladroit. Invité de M. Talebzadeh dans Secrets, la principale émission politique du pays, à l’occasion des commémorations du 11-Septembre, j’avais exposé la nécessité d’une commission d’enquête des Nations Unies et j’avais abordé l’implication de la BBC dans le complot du 11-Septembre. On se souvient que ce jour-là la Tour 7 du World Trade Center, dite Tour des Salomon Brothers, s’est effondrée dans l’après-midi sans avoir été heurtée par un avion. Pour éviter que cet événement ne conduise les gens à se poser des questions plus larges sur l’effondrement des Tours jumelles, les comploteurs avaient imposé une explication immédiate. En s’effondrant les Tours jumelles auraient fait trembler le sol et fragilisé les fondations de la 7. Pour s’assurer que cette version soit reprise, les comploteurs la diffusèrent via la BBC avant même la chute de la Tour 7.

Sur cette vidéo, on voit la reporter de la BBC commenter l’effondrement, alors que l’on aperçoit dans son dos le bâtiment intact qui ne tombera que 12 minutes plus tard. La télévision publique britannique a mené une opération de désinformation caractérisée. Notons au passage que ceci implique une responsabilité du Royaume-Uni en tant qu’Etat dans la fabrication du mythe.

 

En résumé, le président de la République islamique d’Iran a déclaré au monde en général et aux Etats-uniens en particulier que les morts du 11-Septembre ne sont pas des victimes de l’islam. Il a souhaité une commission d’enquête internationale dont les résultats sont susceptibles de montrer que les morts US comme les morts du Proche-Orient sont également victimes du système de domination mondiale.
De son côté, le président des Etats-Unis s’est adressé aux Iraniens sur une chaine dont les dirigeants ont participé à l’intoxication du 11-Septembre pour leur suggérer de ne pas poser de questions sur ces attentats, faute de quoi ils auraient de nouvelles sanctions à endurer.

En définitive, la vivacité de la réaction de Washington révèle sa faiblesse. Si l’on a choisi de faire monter d’urgence au créneau le président Obama, c’est qu’il y a péril en la demeure. 74 % des Etats-uniens pensent que des éléments de l’administration ont perpétré le 11-Septembre ou l’ont laissé perpétrer. Pourtant ils ne se révoltent pas contre des autorités qu’ils rendent responsables de la mort de prés de 3 000 de leurs concitoyens. C’est que, jusqu’à présent, ils sont persuadés que des fanatiques de la sécurité nationale peuvent entreprendre des crimes contre la population lorsqu’ils les imaginent utiles à la grandeur du pays. Or, ce que le président Mahmoud Ahmadinejad suggère, c’est au contraire que les comploteurs ont agi dans l’intérêt d’un groupe transnational au détriment des intérêts des Etats-uniens, lesquels sont juste considérés comme de la chair à canon destinée à agoniser sur les champs de bataille du Proche-Orient élargi. Cette idée met en danger le système de domination mondiale car elle est susceptible de réveiller la conscience du peuple états-unien et de le pousser à la révolte.

Thierry Meyssan

Analyste politique français, président-fondateur du Réseau Voltaire et de la conférence Axis for Peace. Il publie chaque semaine des chroniques de politique étrangère dans la presse arabe et russe. Dernier ouvrage publié : L’Effroyable imposture 2, éd. JP Bertand (2007).


[1] « Discours à la 65ème Assemblée générale de l’ONU », par Mahmoud Ahmadinejad, Réseau Voltaire, 23 septembre 2010.

[2] « Interview with Barack Obama by BBC Persian », Voltaire Network, 24 septembre 2010.

[3] « La CIA et le laboratoire iranien », « La "révolution colorée" échoue en Iran », par Thierry Meyssan ; « Iran : le bobard de l’élection volée », par James Petras, Réseau Voltaire, 17, 19 et 24 juin 2009.

[4] « La "Guerre des civilisations" », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 4 juin 2004.

 

 

 



1  Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1 Partie d’échecs nucléaire : l'Iran au trait - quel coup va-t-il jouer ?

Extrait d'une vidéo sur le site de l'Otan
L’un des objectifs principaux du président Obama dans le domaine nucléaire en 2010 est de rassembler la communauté internationale pour répondre fermement, d’une même voix, aux violations du Traité sur la non-prolifération commises par l’Iran

 Mais il ne sera pas aisé d’arrêter ce programme iranien.

 "Il sera difficile d'empêcher l’Iran de poursuivre sa quête de l'arme nucléaire. Nous avons déjà vu ce que se sont efforcés de faire cinq présidents –les deux Bush, Reagan, Clinton et Obama."

"À court terme, vont-ils pouvoir, en recourant à des tactiques astucieuses, poursuivre impunément leurs activités d’enrichissement de l’uranium ? Oui."

"Vous planifiez une stratégie à long terme, mais à court terme les choses vont assez vite, et dans une fâcheuse direction."

Son approche [d'Obama] est la suivante : s’il tend la main à l’Iran et que Téhéran refuse, il sera en meilleure position pour amener la communauté internationale à soutenir les efforts des États-Unis en vue d’exercer des pressions sérieuses sur l’Iran.

Les sanctions ne sont pas un moyen direct d’arrêter un programme de fabrication de la bombe. Elles ne sont pas un bon moyen de convaincre Ahmadinejad de changer d’avis.

Les États rationnels, même ceux que nous n’aimons vraiment pas, hésiteraient beaucoup à utiliser les armes nucléaires ... [sous-entendu, bien sûr, l'Iran n'est pas rationnel ...]

16/05/2010

http://www.nato.int/docu/review/2010/Nuclear_Proliferation/Iran_nuclear_chess/FR/index.htm

http://panier-de-crabes.over-blog.com/article-l-otan-fait-du-pied-a-la-russie-contre-l-iran-57852161.html



2 Les brèves

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

 

2-1 Ahmadinejad : Les déclarations d'Obama sont irréfléchies. 

Le président de la RII, Mahmoud Ahmadinejad, a qualifié d'irréfléchi le discours de son homologue américain sur le caractère non civil du programme nucléaire iranien à la tribune de l'AG des Nations unies, dans un entretien avec UN TV. Barack Obama avait prétendu qu'il n'avait pas la preuve de la nature civile du programme nucléaire de Téhéran. " Est-ce que les Etats-Unis ont pu apporter la preuve que leurs activités nucléaires et celles de leurs alliés, tous détenteurs de l'arme atomique, sont-elles pacifiques?" s'est interrogé M. Ahmadinejad rappelant que de nombreux Etats membres de l'AIEA détiennent la bombe A sans que l'agence ne publie de rapports sur leurs activités. " Pourquoi le président américain n'en parle pas, est-ce qu'il n'est pas au courant?" a-t-il ajouté.

M. Ahmadinejad a affirmé que toutes les activités nucléaires iraniennes étaient supervisées par l'AIEA qui envoient régulièrement ses inspecteurs en Iran pour contrôler ces activités.

24/09/2010

 http://french.irib.ir


2-2 Le président Ahmadinejad sur le plateau de CNN  : Vous avez peur de la nature belliciste de Netanyahu 

Dans une interview avec  Larry King  présentateur  de CNN, le Président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, a qualifié de significative la responsabilité des médias américains envers le régime  sioniste avant de souligner: vous avez peur de la nature belliciste de Netanyahu. En réponse à la question de Larry King au sujet des inquiétudes de  Netanyahu de l'Iran, le Président Ahmadinejad a réitéré: Netanyahu est un meurtrier professionnel et tous les dictateurs de l'histoire accusaient les uns les autres pour leur propre sécurité.  Ahmadinejad a poursuivi que l'Iran cherchait sérieusement le désarmement nucléaire du régime sioniste et des Etats-Unis avant de préciser qu'aujourd'hui la principale menace du monde sont les bombes atomiques israéliennes et américaines. S'ils pensent qu'ils peuvent occulter cette question à travers des mensonges, ils se trompent, a-t-il précisé. Nous poursuivons sérieusement la réforme dans le statut du TNP pour désarmer le régime sioniste, les Etats-Unis et tous les pays tenant d'armes atomiques. Au sujet du sort de l'agent disparu du FBI, le Président Ahmadinejad a affirmé que les deux parties s'étaient mises d'accord sur la formation d'un comité de renseignement hybride pour obtenir des informations à ce propos.

23/09/2010

 http://french.irib.ir


2-3 Que les pays islamiques restent vigilants envers Israël. 

Le président iranien et le secrétaire général de la Ligue arabe ont demandé plus de vigilance de la part des pays islamiques devant les complots du régime sioniste.
Mahmoud Ahmadinejad et Amr Moussa ont examiné, lors d'un entretien au siège de l'ONU à New York, les derniers développements du monde de l'Islam, du droit de l'Iran dans l'usage de l'énergie nucléaire civile et de la nécessité de plus de coopérations et de coordinations entre l'Iran et le monde arabe pour faire face aux arrogants. Ahmadinejad a, de même, évoqué la volonté et la détermination de la RII de renforcer ses relations avec les pays islamiques et les pays de la région avant de rappeler que l'unité et la solidarité des pays islamiques est pour l'Iran, dans le sens des intérêts du monde de l'Islam et des nations musulmanes. Qualifiant l'Iran de pays puissant au Moyen-Orient, le secrétaire général de la Ligue arabe a indiqué, pour sa part: "L'Iran est un pays frère pour les pays de la région et pour les pays islamiques, et la Ligue arabe souhaite voir des meilleurs relations, établies entre l'Iran et les pays arabes. Le président iranien a eu également, un entretien, mardi, avec le roi du Swaziland Mswati III, plaidant pour l'essor des relations avec les pays africains. "Dans les conditions actuelles du monde, a rappelé M. Ahmadinejad, tous les pays indépendants doivent franchir des pas en faveur du progrès et du bonheur de leurs nations." Le roi du Swaziland a, de son côté, exprimé sa volonté de promouvoir les relations de son pays avec la RII affirmant que l'Iran et le Swaziland pourraient avoir des coopérations constructives dans divers domaines dont la technologie. De même, le président iranien s'est entretenu, mardi, en marge de la réunion du troisième millénaire à New York, avec son homologue namibien, Hifi Kapunye Pohamba.

22/09/2010

 http://french.irib.ir  


2-4 L’Otan fait du pied à la Russie contre l'Iran.

Au delà des tentatives de séduction vers le grand ami et partenaire russe, c'est bien sûr l'Iran qui est clairement visé. Pour l'Otan, pas besoin d'inspecteur de l'AIEA, pour elle pas de conditionnel ni de discussion ; l'Iran est en train de développer des armes nucléaires.

Une vidéo de propagande sur le site de l'Otan (voir ci-dessous) sous-entend clairement l'option militaire, "après que les sanctions aient «prouvé» leur inefficacité". «Les sanctions ne sont pas un moyen direct d’arrêter un programme de fabrication de la bombe. Elles ne sont pas un bon moyen de convaincre Ahmadinejad de changer d’avis.»

alerte_otan   

 

Russie-Otan: contrer ensemble la menace iranienne
Menacées par une possible frappe de missiles iraniens, la Russie et l'Otan doivent créer un bouclier antimissile commun, a annoncé vendredi à Bruxelles le secrétaire général de l'Alliance atlantique Anders Fogh Rasmussen.

"Plus d'une trentaine de pays, dont l'Iran, possèdent ou développent leur potentiel nucléaire. Ils ont des missiles capables d'atteindre aussi bien le territoire otanien que russe. De cette façon, nous pouvons soit mettre au point un système ABM qui nous séparera et retracera de nouvelles lignes de démarcation en Europe, soit créer un système qui nous rapprochera les uns des autres", a-t-il indiqué dans une allocution vidéo.

"Nous devons proposer une coopération à Moscou et conjuguer notre ABM avec ses capacités. Si nous réussissons à le faire, nous pourrons assurer un meilleur climat pour progresser dans les autres sphères cruciales pour la sécurité européenne", a ajouté M.Fogh Rasmussen.

Il est temps de mettre fin à la logique de guerre froide et de se concentrer ensemble sur les menaces communes, dont le terrorisme, l'extrémisme, le trafic de drogue, la prolifération de la technologie des missiles les cybernautiques, la piraterie et les armes de destruction massive, a conclu le responsable.

RIA Novosti - 17 septembre 2010



3 Dossier & Point de vue

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

3-1 Mise en place du blocus comme 1er stade de la Guerre…

1 Les banques des Emirats interrompent les virements vers l'Iran.
Les Emirats arabes unis, important partenaire commercial de l'Iran, avaient assuré le mois dernier respecter les sanctions internationales contre Téhéran, malgré les pertes que cela entraînait pour leur économie.
La plupart des banques basées aux Emirats arabes unis ont interrompu les virements vers l'Iran, et les transactions effectuées par leurs clients iraniens sont sévèrement surveillées, ont indiqué dimanche des sources bancaires.
"Nous avons arrêté depuis le mois de juillet tous les transferts vers l'Iran, dans toutes les devises", a affirmé à l'AFP un responsable d'une banque internationale qui a requis l'anonymat.
Un banquier d'un établissement émirati a pour sa part indiqué que les transferts vers Téhéran étaient désormais interdits en dollars et en euros, et qu'ils étaient devenus "très difficiles, voire impossibles, en dirhams".
En outre, a précisé ce banquier, "les transactions des clients iraniens sont désormais surveillées". Certaines transactions, par exemple des virements effectués par des clients iraniens vers des pays asiatiques pour payer des marchandises, sont parfois bloquées, a-t-il expliqué.

En vertu des sanctions, la Banque centrale d'Abou Dhabi avait ordonné en juin aux institutions financières du pays de geler 41 comptes bancaires alors que Dubaï a fermé les bureaux de 40 firmes suspectées de violer les sanctions.
Dans sa résolution 1929 adoptée le 9 juin dernier, le Conseil de sécurité des Nations Unies avait décidé une quatrième série de sanctions contre l'Iran, élargissant notamment la liste des banques soumises aux sanctions.

05/09

www.lalibre.be/.../les-banques-des-emirats-interrompent-les-virements-vers-l-iran.html

 


2 Manlio Dinucci & Tommaso Di Francesco : Golfe persique : 123 milliards de dollars de fournitures états-uniennes aux régimes arabes.
Réarmement record contre le nouvel ennemi : l’Iran

C’est la plus grosse vente particulière d’armes jamais réalisée par les Etats-Unis : ils fourniront à l’Arabie Saoudite et aux autres Etats du Golfe des bombardiers, des hélicoptères, des missiles et d’autres armements pour une valeur de 123 milliards de dollars.

Boeing vend à l’Arabie Saoudite 85 nouveaux F-15 et en potentialise 70 autres : ce sont des chasseurs de combat multifonction, en mesure de transporter des armes nucléaires, à une vitesse deux fois et demi supérieure à celle du son, et capables d’éviter les défenses ennemies. Boeing fournit en outre 70 hélicoptères de combat Apache et 36 Little Bird, utilisés par les forces pour les opérations spéciales. A cela s’ajoute plus de 70 hélicoptères de combat Black Hawk de Sikorsky (United Technologies). Le « colis » coûtera à l’Arabie Saoudite 67 milliards de dollars, à quoi s’ajouteront les dépenses pour l’entraînement du personnel, les pièces de rechange et les modernisations.

Aux Emirats Arabes Unis, les USA vendent 35-40 milliards de dollars d’armements, dont un « bouclier » formé de missiles Thaad de Lockheed Martin. Sont en outre potentialisés les missiles Patriot, fournis par Raytheon aux Emirats et aux Koweït. Ce dernier paiera 7 milliards de dollars. A Oman seront fournis 18 nouveaux chasseurs F-16 de Lockheed Martin, tandis que 12 autres seront potentialisés : la dépense se monte à 12 milliards de dollars.

Dans son annonce de la vente de 123 milliards de dollars aux Etats du Golfe, le Financial Times (21 septembre) la définit comme « une énorme impulsion à l’industrie américaine (états-unienne, NdT) de la défense ». Il ajoute ainsi que « l’achat de nouvelles armes états-uniennes survient au moment où de nombreux pays du Moyen-Orient, où se trouvent les deux tiers des réserves pétrolifères mondiales, sont en alarme à cause des ambitions nucléaires de l’Iran ». La campagne sur la « menace iranienne » fonctionne donc, et bien. Les pays du Golfe ne sont pas seuls à avoir intensifié leurs acquisitions de systèmes d’armes états-uniennes, les pays européens aussi se préparent à le faire : le secrétaire général de l’OTAN, Anders Rasmussen, leur a recommandé il y a quelques jours de réaliser avec les Etats-Unis un unique « bouclier » contre la « menace des missiles iraniens». La décision politique devrait venir du sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Alliance Atlantique, à Lisbonne, en novembre. Viendra ensuite la phase opérative, avec une toute nouvelle militarisation du territoire européen et italien.

Que préfigure-t-on, dans l’administration Obama, avec cette mega vente d’armes aux pays du Golfe ? Son objectif, écrit le Financial Times, va au-delà de la simple promotion de l’industrie militaire états-unienne. Si les alliés de Washington dans le Golfe achètent leurs armes aux USA, ils « sont entraînés sur des plateformes communes, en potentialisant leur capacité de combattre un adversaire commun » avec les forces états-uniennes. Sur cela, ajoute le New York Times, est aussi d’accord Israël, qui jusque là avait considéré avec suspicion toutes fournitures d’armes USA aux pays arabes. En d’autres termes : en faisant la promotion de cette colossale vente d’armes, non seulement l’administration Obama revigore l’industrie guerrière et donc l’économie états-unienne, dans laquelle celle-ci joue un rôle important. Mais en même temps, l’administration Obama accroît l’influence états-unienne dans la zone stratégique du Golfe, en s’assurant que les armées des pays alliés soient à la totale disposition du Pentagone et bien armées, de façon à pouvoir un jour attaquer l’Iran qui a pris la place de l’Irak comme ennemi numéro un.

Est-ce ainsi que le président Obama est en train de gagner le Prix Nobel pour la paix qui lui a été conféré « pour ses efforts extraordinaires afin de renforcer la diplomatie internationale et la coopération entre les peuples » ? Quels sens cela a-t-il de commencer le retrait des troupes combattantes en Irak – mais en laissant un presidium de bases et environ 50 mille soldats, et en doublant le nombre des mercenaires – et d’annoncer la probable amorce d’une sortie du bourbier afghan avec une afghanisation plus importante de la guerre sur le terrain, si pendant ce temps on prépare concrètement un nouveau scénario guerrier, bien plus grave ?

Il est emblématique que cette administration, tandis qu’elle accuse le gouvernement iranien de violer les principes de la démocratie et les droits de l’homme, soutienne et arme l’Arabie Saoudite, où le souverain détient le pouvoir législatif, exécutif et judiciaire ; où il n’existe pas de Parlement mais seulement un conseil consultatif nommé lui aussi par le souverain ; où les partis politiques et les organisations syndicales sont considérées comme illégales, et les femmes exclues de la vie politique et du travail. Sans oublier les nombreux « cas Sakineh » dans les prisons des pays du Golfe. Ces « valeurs » sont défendues et renforcées par les chasseurs bombardiers et les hélicoptères de combat, fournis dans une mesure sans précédents par les Etats-Unis sous une administration démocratique.

Manlio Dinucci
Tommaso Di Francesco

Il manifesto, 21 septembre 2010,
Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

www.wikio.fr/news/Dinucci+Tommaso

Mondialisation.ca : www.mondialisation.ca/


3 Selim K. : L’heure des faucons.

Le parallèle est trop évident pour ne pas sauter aux yeux.

La reprise économique américaine donne des signes inquiétants d’essoufflement.

Dans le même temps, l’amiral Mc Mullen, chef des armées des Etats-Unis, informe benoîtement que ses stratèges ont conçu des plans de bataille contre l’Iran.

Les Etats-Unis annoncent également qu’un réseau intégré de défense antimissile en Europe, en Israël et dans le Golfe, destiné à protéger ces régions de représailles iraniennes, est en voie d’achèvement.

L’activation d’un tel bouclier antimissile et d’un système de radars entourant l’Iran signifie clairement l’accélération des préparatifs d’une frappe contre le pays des ayatollahs. Le pari est immensément risqué, car nul ne peut prédire la magnitude des répliques iraniennes ni les répercussions de l’explosion d’un conflit dans une région très fragile.

L’agressivité américaine, nullement refroidie par les récents revers en Irak et en Afghanistan, est bien en quête d’un nouvel exutoire.

Apparemment, les partisans d’une approche prudente cèdent le pas devant l’offensive des néoconservateurs pour qui l’Iran est une menace vitale pour Israël et les Etats-Unis.

Les sous-impérialismes européens, qui n’acceptent pas la modification en cours des rapports internationaux, sont entraînés dans l’escalade belliciste. Autant que la perte de leur hégémonie conjointe, c’est la défense de la « démocratie » coloniale israélienne qui est au premier plan des préoccupations des architectes de la guerre.

Pour ces milieux, un conflit de nature « civilisationnelle » pourrait escamoter des politiques publiques de plus en plus injustes et des difficultés économiques auxquelles ils ne peuvent faire face par des moyens conventionnels.

La mort et la destruction sont donc tranquillement présentées par des individus très rationnels comme le moyen d’exporter la démocratie et d’asseoir la paix du monde.

Quelle différence avec des extrémistes fanatisés ? A lire les déclarations des partisans de la guerre, seule l’ampleur de leurs moyens les différencie des terroristes qu’ils prétendent combattre. Ces derniers, isolés au sein même de leurs sociétés, ne disposent pas en effet des instruments de propagande ni des capacités militaires et de manipulation de l’opinion de Washington. Les dirigeants américains, fidèles à leur tradition, n’ont jamais renié la politique de la canonnière - aujourd’hui remplacée par le porte-avions - des premiers temps de l’expansion impériale. Avec un argumentaire à peine actualisé. Mais la situation politique globale qui prévalait au dix-neuvième siècle a bel et bien changé, même si la puissance de destruction américaine a considérablement augmenté.

Le cours des événements actuels montre que la nature des orientations américaines n’évolue pas, quelle que soit la couleur politique du président et la tonalité du discours officiel. Le système politique américain, strictement verrouillé, est fondamentalement soumis à des intérêts très minoritaires. Les espoirs placés dans l’élection de Barack Obama ont rapidement laissé place au désenchantement. Le credo du changement invoqué sur tous les registres n’est au final que pur artifice. Le président, comme ses prédécesseurs, est aux ordres de ceux qui l’ont installé à la Maison-Blanche et qui encadrent strictement ses politiques.

Osera-t-il s’opposer aux faucons de mauvais augure qui l’entourent ? Il est permis d’en douter.

Selim K.

Source : Le Quotidien d’Oran

 http://www.michelcollon.info/

http://www.michelcollon.info:80/L-heure-des-faucons.html

 

Publié le 23 août 2010

L'Iran sur le pied de guerre

 

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Du même auteur


4 Jean-Luc Goudet : Stuxnet, le virus informatique ciblerait une centrale nucléaire.

Étrange histoire que celle de ce virus conçu pour détruire une installation industrielle.

Les spécialistes qui l'ont disséqué ont découvert qu'il ciblait certains systèmes de Siemens et pensent que ce Troyen, véhiculé par des clés USB, est spécifiquement dirigé contre la centrale nucléaire iranienne de Bushehr.

Stuxnet, un ver informatique, serait le premier malware à s'attaquer au contrôle en temps réel d'un système industriel. Découvert en juillet 2010, Worm.Win32.Stuxnet a été étudié, entre autre, par un informaticien allemand, Ralph Langner, qui en a décrypté le fonctionnement.

Stuxnet s'appuierait sur le logiciel de supervision WinCC, conçu par Siemens et destiné à piloter depuis un ordinateur sous Windows des systèmes Scada (Supervisory Control and Data Acquisition). Selon cet expert, Stuxnet, qui se révèle particulièrement sophistiqué, ne s'installe pas n'importe où mais dans certains automates programmables industriels de Siemens. De là, il peut commander différents équipements, « comme des valves, par exemple ».

Selon les informations rapportées par PC World, un expert, le Canadien Eric Byres (responsable de Byres Security), qui avait étudié Stuxnet en juillet, aurait, lui, découvert un détail supplémentaire. Le virus modifierait spécifiquement un certain sous-programme destiné à contrôler en temps réel des processus très rapides avec un temps de réponse de 100 millisecondes.

Le ver se laisse transporter sur des clés USB ou des cartes de mémoires Flash et se propage aussi via des réseaux locaux, et même via des imprimantes connectées. On sait qu'il exploite plusieurs failles de Windows, comme l'ont montré les différentes études réalisées, notamment par Microsoft; ce qui lui permettrait de prendre à distance le contrôle d'une machine. L'affaire est prise au sérieux aussi par Siemens, qui a diffusé une méthode et un correctif pour détecter et extirper ce malware.

D'où vient-il ? Où va-t-il ?

À quoi pourrait-il servir ? « Il pourrait par exemple mettre en panne une centrifugeuse, a expliqué Eric Byres (propos rapportés par PC World), mais il pourrait être utilisé dans bien d'autres buts. La seule que je puisse dire c'est que c'est quelque chose conçu pour casser. »

Il aurait été retrouvé en Iran, en Inde et en Indonésie. « Un nombre indéterminé de centrales électriques, de pipes-lines et d'usines ont pu être infectés », ont affirmé les experts. Ralph Langner tire de ses analyses une conclusion concrète : la cible du ver serait la centrale nucléaire de Bushehr, au bord du golfe Persique. Siemens AG avait participé à la construction de la centrale au début des années 1970 jusqu'à la révolution islamique de 1979. Après les bombardements de la guerre Iran-Irak puis l'opposition des États-Unis, la remise en route de la centrale a pu être effectuée grâce à l'aide de la Russie.

C'est d'ailleurs une entreprise russe ayant collaboré à cette remise en route, Atomstroyexport, que Ralph Langner désigne comme un vecteur possible du virus pour son entrée clandestine en Iran. D'après Symantec, qui s'est aussi penché sur ce virus, ce pays concentrait en juillet 60% des cas d'infections.

La sophistication de ce malware et la parfaite connaissance des systèmes de Siemens qu'il implique font penser qu'il ne s'agit pas du jeu d'un hacker du dimanche. Un État pourrait-il avoir visé cette centrale par une cyber-attaque ? Selon Siemens, en tout cas, l'hypothèse ne tient pas car la société allemande n'a livré à la centrale de Bushehr aucun système du type de ceux qu'infecte Stuxnet...

Jean-Luc Goudet

Le 24 septembre 2010


3-2 Mireille Delamarre : Ils protestent contre la condamnation à mort de Sakineh en Iran, mais se taisent sur l’exécution de Teresa Lewis aux Etats-Unis.
Publié le 21-09-2010
Ils ont l’indignation bien sélective nos défenseurs des droits de l’homme à la sauce BHL, SOS Racisme et autres hypocrites bien de "chez nous". Mireille Delamarre s’élève à juste titre, sur son site PlanèteNonViolente contre ces tartuffo-sionistes.

La peine de mort ne serait-elle pas une barbarie intolérable PARTOUT ?
Teresa Lewis condamnée à mort aux US pour le meurtre  de son mari sera exécutée demain à l'aube.

Les BHL, CBS, Birkin, Amara et Cie se Taisent.
Par
Mireille Delamarre
"Preuve que l’affaire de l’Iranienne Sakineh est 100% politisée : Les BHL, CBS, Birkin, Amara et sa horde de ("Ni" : ndlr) Putes et Soumises à la Sarkochienlit se taisent alors que cette américaine diagnostiquée retardée mentale condamnée pour le meurtre de son mari et beau fils sera exécutée le 23 Septembre prochain. Amnesty International USA a lancé de multiples appels pour la sauver.

Aux USA on est plus « civilisé » qu’en Iran on tue par injection létale.
Teresa Lewis, 40 ans, a été accusée d’avoir engagé deux tueurs à gage, Matthew Shallenberger et Rodney Fuller, pour tuer son mari et son beau fils pour pouvoir toucher une prime d’assurance vie de 350 000 $. Ses deux complices ont été condamnées à la prison à vie. Teresa Lewis quant à elle a été condamnée à la peine de mort.
Selon plusieurs psychologues c’est impossible pour une femme qui est diagnostiquée comme retardée mentale et reconnue comme ayant une personnalité pathologiquement dépendante de manipuler deux hommes pour tuer.
« Quand on tient compte de multiples preuves c’est clair que Teresa ne possède ni l’intelligence verbale ni la capacité d’initiative indépendante requise pour planifier un meurtre » selon les dires d’un psychologue américain cité par AIUSA.
De même des experts psychologues légistes américains ont témoigné que Lewis avaient une « personnalité pathologiquement dépendante » la rendant incapable de remplir des tâches aussi simples que celle de faire elle-même une liste de courses.

En 2003, Shallenberger, l’un des deux tueurs à gage, avait écrit à l’un de ses compagnons de prison lui disant qu’il avait manipulé Lewis pour commettre le crime afin d’utiliser l’argent pour démarrer une affaire de trafic de drogue dans la ville de New York. Shallenberger s’est suicidé en prison et les avocats défendant Lewis n’ont pu utiliser cette lettre comme preuve pour l’innocenter.

Malgré toutes ces informations le procureur général de l’état de Virginie où doit être exécutée Lewis, Ken Cuccinelli, reste convaincu que Lewis mérite la peine de mort à cause selon lui : « du caractère brutal des crimes commis de même que de son attitude sans cœur, manipulatrice, adultère, cupide, scandaleuse ».
Teresa Lewis doit être exécutée le 23 Septembre prochain.
Mais aux USA on est plus " civilisé "qu’en Iran on tue par injection létale même si parfois les bourreaux s’y reprennent à plusieurs reprises pour pratiquer l’injection comme cela est déjà arrivé et que la mort n’est pas instantanée.
Lewis sera la première femme à être exécutée en Virginie depuis pratiquement un siècle.

Les Etats Unis fait partie des pays où le nombre de condamnations à mort est l’un des plus élevés avec pour la seule année 2009, 52 personnes condamnées à la peine capitale.
Amnesty International USA s’est adressée à plusieurs responsables américains pour que la condamnation soit revue.
Dans une lettre adressée au gouverneur de Virginie, Robert McDonnell, le directeur exécutif de AIUSA, Larry Cox, a écrit :
« procéder à l’exécution ce serait s’approcher dangereusement d’une violation de la Constitution US qui interdit toute peine capitale pour ceux qui sont retardés mentaux ».
Pour toute action sérieuse de soutien contre cette exécution il faut s’adresser à Amnesty International qui a des années d’expérience honnête dans ce genre de combat.
En France indignation sélective de la clique des manipulateurs d’opinion
En France, l’exécution prochaine de Teresa Lewis ne fait ni la une du quotidien sioniste, Libération, ni de la « revue » feuille de propagande de BHL, « La Règle Du Jeu », ni du magazine Elle, reconverti dans les causes humanitaires, cela fait vendre. De même les CBS, Birkin, Amara et sa horde de ("Ni" : ndlr) Putes et Soumises à la Sarkochienlit n’en ont rien à faire.
Pourtant les deux affaires Sakineh et Lewis se ressemblent : les deux femmes sont toutes deux accusées du meurtre de leurs époux respectifs. L’une en Iran, l’autre aux USA. Toutes deux ont été condamnées à mort : l’une par lapidation l’autre par injection létale. Dans les deux cas l’exécution est assimilable à un acte de torture entraînant la mort.
Il est vrai qu’actuellement, BHL, Libération, et SOS Racisme se sont découverts une vibrante fibre patriotique, et sont très occupés à défendre la Nation. Dans Libération, appartenant à Edouard de Rothschild récemment installé à Tel Aviv pour mettre en pratique son Sionisme vient d’éclore une nouvelle pétition : « Touche Pas A Ma Nation ».
Ce type d’opération n’est qu’une grossière manipulation - dans un environnement socio politique désespérément vide de tout mouvement unitaire contestataire sérieux impliqué dans des actions concrètes - visant principalement
1. A s’acheter à bon compte une réputation ou plutôt une image médiatique de contestataire
2. Saboter toute opposition sérieuse à la Sarkochienlit en détournant les sujets politiques qui fâchent les français et en donnant l’illusion médiatique d’une « opposition ».
3. Neutraliser ceux qui pourraient s’impliquer sérieusement dans une opposition réelle au démantèlement de la France état nation ce que fait tout simplement Sarkozy.
4. Au final collaborer au démantèlement de la France état nation par la Sarkochienlit tout en donnant l’impression médiatique de faire le contraire.
Actualisation 20/09/2010
Une soirée était organisée au théâtre du Chatelet à Paris hier soir sous la houlette de SOS racisme, Liberation et BHL sous le mot d’ordre "Touche Pas à Ma Nation". Il est déplorable de constater que mêmes des "élites" politiques et du monde associatif, tels Jean Luc Mélanchon et le président du MRAP, Mouloud Aounit, se laissent embobiner par cette clique de manipulateurs d’opinion.
Comment peut-on se montrer en public avec un BHL par exemple qui revendique haut et fort son Américano Sionisme et qui vient sur le devant de la scène publique nous la jouer Nation, Egalité, Tolérance. On ne peut pas honnêtement défendre ces valeurs et en même temps soutenir Israël qui les viole quotidiennement en Palestine.
L’intégrité face au cynisme extrême pathologique qui foule au pied l’Humain qui est en chacun de nous ici et là bas c’est ce que doivent défendre ces "opposants" à la Sarkochienlit.
Faire scène commune avec les BHL Libération et consorts c’est tout simplement abandonner son intégrité pour quelques miettes "d’image médiatique".
Mireille Delamarre 

21-09

www.legrandsoir.info/@Des-bassines-et-du-zele@.html

http://www.europalestine.com/spip.php?article5403

Sources : CAPJPO-EuroPalestine

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