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03/10/2010

n°551 - Dossier de Palestine - 02-11 - : Début - : La colonisation de la Palestine se poursuit...


n°551 - Dossier de  Palestine  - 02-11 - : Début - : La colonisation de la Palestine se poursuit...



L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources



Dossier de Palestine

      n°551                                                     02-11

                                                                  C.De Broeder & M.Lemaire   

 



Vous retrouverez ce journal 

a) sur mes blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

 

c) sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

d) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

c) sur le site de Robert Bibeau :   http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be 


 


Sommaire

Tiré a part

Yahia Gouasmi : La colonisation de la Palestine se poursuit...

1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1Il y a 10 ans, la deuxième Intifada éclatait.

2 Dossier

2-1 Le siège de Gaza.

1 Le combat pour briser le siège illégal de Gaza continue.

2 Un bateau juif pour Gaza.

3 Israël intercepte un bateau de pacifistes en route vers Gaza.

4 Tabassage de la soldatesque contre les passagers juifs.

(Suite)

2-2 Silvia Cattori - Entretien avec Kevin Ovenden : De Londres à Gaza.

2-3 Interview : René Naba : Pourparlers Israélo-Palestinien.

2-4 Robert Fisk : « Israël est un membre de l'Union Européenne sans être membre de l'institution » Pardon ?

Fin

3 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

3-1 Le chemin vers la paix peut s’élargir.

3-2 Rapport : Comment les enfants des martyrs et des captifs vivent l’Aïd ?

3-3 Joseph Dana : La fureur des Palestiniens de Jérusalem après le meurtre de Samir Sarhan.

3-4 Franklin Lamb : 28 ans après le massacre de Sabra et Chatila : l’histoire de Mounir.

3-5 Catoche : Impressions d’un baroudeur en Palestine.

3-6 Qui sifflera en Palestine la fin des colonies ?

3-7 Qui veut la peau de notre solidarité ?



Tiré a part

Yahia Gouasmi : La colonisation de la Palestine se poursuit...

En Palestine occupée – en Cisjordanie – la colonisation sioniste avait déjà repris alors que les négociations entre l’entité sioniste et l' « Autorité palestinienne » commençaient à peine.

Cette décision n'a pas surpris pas les antisionistes qui savent très bien que la colonisation est le principe même du sionisme. D’ailleurs, son « arrêt » n’était qu’un moratoire (terme officiel utilisé par les deux parties), c'est-à-dire une pause dans le grignotage permanent depuis 35 ans de la Cisjordanie, dont les habitants sont expropriés, chassés de leur maison et réduits en chômeurs soumis à l’occupant israélien.
Cette reprise de la colonisation est avant tout une claque cynique pour Mahmoud Abbas et son équipe, lesquels ont parcouru le chemin qui, de compromissions en capitulations, les a menés à la trahison du peuple palestinien et à la répression de sa Résistance. Même pour feindre de négocier quelques bantoustans gérés par l' « Autorité palestinienne » sous contrôle sioniste, Tel Aviv ne fait aucune concession... Le peu d’autorité et d’influence qui restaient à Mahmoud Abbas sont battus en brèche. A terme, cela posera la question de son utilité. C’est pourquoi Mahmoud Abbas s’est tourné vers la Ligue arabe qui doit statuer le 4 octobre prochain, pour savoir si les négociations doivent se poursuivre ou non. On connaît l’impuissance de cet organisme composé d’États qui, pour certains, collaborent ouvertement avec Israël. Attendons donc sa décision, mais elle ne changera rien au cœur du problème. Peut-être assistera-t-on à quelques déclarations fracassantes destinées à sauver Mahmoud Abbas et à gagner du temps. Mais les Palestiniens ne seront pas dupes car, depuis longtemps, ils n’espèrent plus rien de la Ligue arabe.
En attendant, Mahmoud Abbas est venu chercher du réconfort et du soutien à Paris, auprès de… Nicolas Sarkozy !  Comme il ne peut négocier ouvertement avec le patron Netanyahou, il s’adresse par conséquent au fidèle serviteur d’Israël (Nicolas Sarkozy). On se souvient des manœuvres diplomatiques du Président français lors de l’agression sioniste contre la population civile de Gaza en janvier 2009, consistant alors à donner du temps à Israël pour continuer ses destructions. On connaît la soumission de M. Sarkozy à Israël, et s’adresser à lui dans le contexte actuel c’est ajouter le ridicule à la trahison. Mahmoud Abbas a entendu à l’Élysée les paroles habituelles : « regrets pour la reprise de la colonisation » ; des regrets mais jamais de condamnation pour Israël… Il a aussi appris pourquoi ces négociations allaient vers une impasse : Obama a en effet oublié d’y associer l’Union européenne et l’Union pour la Méditerranée !  Si l’Union européenne est bien connue pour son soutien permanent à Israël (qui en a fait un membre de fait, avec tous les accords qui lient Israël à l’UE), en revanche l’Union pour la Méditerranée l’est beaucoup moins. La raison est toute simple : il s’agit d’un projet mort-né que l’on agite pour tenter de lier les pays arabes à l’Union européenne, aux mains du lobby sioniste. Les Palestiniens n’ont rien à attendre de tels « médiateurs » qui ne sont que des succursales de Tel Aviv. Enfin, pour confirmer son allégeance, M. Abbas a fait comme n’importe quel politicien français : il a rencontré Richard Prasquier, Président du CRIF, mais qui en réalité se comporte en ministre israélien des Affaires françaises. Selon M. Prasquier, la colonisation est un « problème mineur » qui ne doit pas empêcher « le processus de paix »... Surement en attendant l’expulsion du dernier Palestinien de  son pays !
Ces négociations sonnent la mort politique de l' « Autorité palestinienne ». Il n’y a rien à négocier avec Tel Aviv. Assuré du soutien d’Obama et de l’Union européenne, l’entité sioniste va continuer sa politique, qui la conduira nécessairement à une nouvelle guerre dont elle a besoin pour survivre. Le cynisme avec lequel elle agit montre que son compte à rebours est commencé, et que cette fois la guerre débordera le cadre régional. Ceux qui, en France, se bercent d’illusions avec la théorie des « deux États démocratiques côte-à-côte », doivent tirer toutes les conclusions qui s’imposent s’ils sont de bonne foi, et rejoindre le camp de la Résistance. Il ne s’agit pas d’un simple problème de frontières comme l’histoire en a connu, mais bien d’une idéologie raciste de domination !  L’entité sioniste n’est qu’une colonie, dont les métropoles sont les lobbies sionistes au pouvoir à Washington, à Paris et dans toutes les autres capitales tombées sous la coupe du sionisme. Il ne sert à rien de condamner Netanyahou si on ne dénonce pas Richard Prasquier et son lobby en France. L’échec annoncé de ces négociations servira peut-être à faire comprendre cela…

Le Président,
Yahia Gouasmi.

Jeudi 30 septembre 2010

Source : P.A.S.

http://www.palestine-solidarite.org:80/analyses.Yahia_Gouasmi.300910.htm



1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1Il y a 10 ans, la deuxième Intifada éclatait.

A cette occasion, nous republions ici en version raccourcie deux reportages.

Génération Palestine, filmé en août 2001.

Durée: 22 min.http://vimeo.com/15387235

Réalisation: Chris den hond et Mireille court

10 ans après, la colonisation et les crimes de guerre continuent. Le mouvement de solidarité a lancé une campagne de boycott, de désinvestissement et de sanctions (BDS) en solidarité avec la résistance palestinienne. Soutenez la campagne BDS!

http://vimeo.com/15387235



2 Dossier

Ndlr : La publication de l’article ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse ou point de vue de l’auteur, mais doit être vu comme information

2-1 Le siège de Gaza.

1 Le combat pour briser le siège illégal de Gaza continue.

Lancé par l’ancien député britannique Georges Galloway (*), le cinquième convoi de Viva Palestina (**), comprenant au départ 55 véhicules (surtout des ambulances) chargés de produits urgents, comme de la poudre de lait pour enfants, et 75 participants venus d’Australie, de Nouvelle Zélande, du Canada, de Malaisie, des États-Unis, d’Irlande du Nord, est parti de Londres le 18 septembre 2010, en route pour Gaza.

Durant les semaines que durera son voyage, d’autres participants vont se joindre au convoi.

Ce sont, en majorité, des gens que nos sociétés islamophobes stigmatisent et soupçonnent de fanatisme avec une déconcertante facilité [1]. Ils sont mûs par de nobles intentions. Ils veulent être utiles. C’est leur unique motivation. Ils souffrent de savoir que leurs frères et sœurs sont maltraités. Ils se sacrifient par amour de leur prochain. Ce n’est pas un sacrifice du reste : ils ont besoin de se sentir en paix avec eux-mêmes. Ils savent combien leur solidarité compte dans le cœur des victimes de l’oppression qui aspirent à la reconnaissance de leurs droits.

Commençant leur voyage par la France, ils ont apprécié l’accueil que leur ont réservé les militants d’Europalestine à Paris ; et les militants du Collectif 69 de soutien à la Palestine [2] à Lyon.

Nous étions présents le 20 septembre 2010 lors de l’arrivée du convoi par une belle journée estivale. Ils n’étaient là qu’au début du long périple qui devrait les conduire à Gaza, après l’Italie, la Grèce, la Turquie, Latakié en Syrie, où ils devraient être rejoints, début octobre, par deux autres convois en provenance de Casablanca et de Doha. Partant de là, ce seront plusieurs centaines de personnes et de véhicules qui devront obligatoirement embarquer sur un navire – l’Egypte leur interdisant le passage par terre - pour atteindre le port d’El-Arich. Puis, si tout va bien, gagner Rafah, pour entrer à Gaza.

La simplicité, la modestie des participants anglophones à ce convoi, ont touché le cœur des lyonnais venus les accueillir sur la grande et majestueuse place Bellecour.

« Tout cela est magique » s’enthousiasmait une Malaisienne, 47 ans, très vive, très déterminée, toute fraîche, pimpante et rayonnante, toute impatiente et confiante de pouvoir atteindre Gaza pour y remettre les six ambulances flambantes neuves conduites par sa délégation de dix membres venus de Malaisie, tous engagés dans les actions de boycottage d’Israël [3].

N’avez-vous pas peur, avons-nous demandé à Kevin Ovenden, coordinateur de ce convoi ? « Nous n’avons pas peur. Mais nous sommes aussi conscients des difficultés, qui sont de deux sortes. Il y a d’une part les difficultés logistiques, les imprévus du voyage, l’organisation de l’aide, l’organisation du transport, car une partie de notre voyage doit se faire par mer. Et il y a d’autre part les difficultés politiques parce que, bien sûr, certains s’opposent politiquement à ce que nous apportions une aide à Gaza. C’est en particulier le cas d’Israël, et de ceux qui collaborent au siège israélien illégal et immoral contre Gaza. Nous sommes donc conscients des difficultés, mais nous n’avons pas peur. D’abord parce que nous ne sommes pas seuls, parce que nous avons des millions de gens qui nous soutiennent. Quand nous sommes arrivés en France samedi, nous avons reçu un soutien extraordinaire. Nous savons que nous sommes massivement soutenus » [4], a-t-il répondu fermement.

La même expression de gentillesse, de calme et de sérénité se lisait dans les yeux bleus et doux de ce chrétien new-yorkais, Ralph, employé de banque à la retraite, qui participait là à son troisième convoi et semblait incarner toute la bonté du monde.

Ces gens, pensions-nous à leur contact, ont la grâce de ceux qui savent la valeur de leur engagement au sein de Viva Palestina. Sous l’égide de Georges Galloway - une grande figure du mouvement anti-guerre qui se consacre depuis 35 ans à la cause palestinienne – Viva Palestina s’est montrée capable de mobiliser des foules sur des actions concrètes, et de toucher le cœur de ceux qui se désespèrent de voir leurs frères et sœurs palestiniens massacrés. Viva Palestina incarne désormais, aux yeux des gens qui connaissent son histoire, détermination et persévérance [5].

Jérôme Faynel, président du Collectif 69 de Soutien au Peuple Palestinien, a rappelé avec force que ces convois, « ce sont des actes concrets » qui permettent à tout un chacun de « faire quelque chose…Nous sommes extrêmement fiers de les accueillir parce qu’ils proposent des actes concrets… ce convoi pour Gaza est extrêmement important …Nos amis qui viennent de Grande Bretagne nous montrent, encore une fois, ce qu’est la solidarité… »

Et c’est bien pourquoi, dans leurs tentatives répétées pour briser le siège de Gaza, les divers convois et flottilles, organisés par des groupes soucieux d’obtenir des résultats rapides, concrets, sont si violemment combattus par les autorités israéliennes, et leurs participants si sauvagement frappés, blessés, voire assassinés (Egypte en janvier, Mavi Marmara en mai).

Jérôme Faynel - également militant du parti Vert - ne pouvait pas mieux dire. En effet, c’est en partie grâce à ce soutien continu que la population de Gaza, cruellement assiégée, menacée d’asphyxie, a pu, et peut tenir - certes au prix de grands sacrifices - a pu, et peut continuer de ne pas céder au chantage de la faim exercé par Israël.

Ces actes politiques concrets ont été marqués, en région lyonnaise, par la présence de la députée européenne Malika Benarab-Attou et - comme l’a souligné Lila Mami [6] - par l’hospitalité offerte par M. Bernard Genin, maire de Vaulx-en-Velin, « la seule municipalité en région lyonnaise qui a participé à l’accueil du convoi, qui a osé hisser le drapeau palestinien sur sa mairie. Sommé par le préfet du Rhône de le retirer, le maire a répondu qu’il ne l’enlèverait que le jour où le drapeau palestinien pourra flotter sur son État ».

C’est grâce à la vaste mobilisation internationale entraînée par ces convois et flottilles à répétition, que la population exsangue de Gaza, pourra continuer de tenir et de résister.

L’aide matérielle que peuvent apporter ces convois, est bien sûr dérisoire, une goutte d’eau au regard de l’ampleur des besoins. Mais, et cela est le plus important, par ces entreprises qui nécessitent des efforts gigantesques de la part de milliers de citoyens prêts à sacrifier leur confort et à s’engager avec leur cœur, les participants adressent un message politique à leurs gouvernements pour qu’ils se conforment enfin au droit international et mettent un terme aux persécutions d’Israël contre le peuple palestinien.

Les Palestiniens qui vivent dans la foi à Gaza savent cela ; savent quel investissement personnel impliquent de tels gestes, savent ce qu’est la valeur de cet engagement politique lié à leur engagement religieux.

Ces défis d’un genre nouveau, lancés par terre et par mer, ont eu le mérite de mettre à nu les mensonges d’Israël. Ils ont également réussi à mettre sur la sellette nos autorités politiques, si complaisantes vis-à-vis des crimes d’Israël, si soucieuses de lui éviter d’être condamné comme État voyou, si empressées à dévier l’attention sur une prétendue menace nucléaire de l’Iran pour liquider toute résistance régionale à la politique israélienne.

Le temps presse…il faut agir vite. L’adversaire israélien et ses alliés sont lancés dans une vaste offensive diplomatique trompeuse…

Si ces convois et ces flottilles n’ont pas, jusqu’ici, réussi à briser le siège, ils sont déjà parvenus à renverser ces mythes « d’unique démocratie en terre Arabe », de « Tsahal l’armée la plus morale du monde », qu’Israël cherche tant à entretenir.

L’Etat juif d’Israël voit d’un très mauvais œil l’extension de cette fraternité entre Occidentaux et le monde arabe et musulman. Il craint l’action concrète de ces gens de convictions unis contre lui, portés par leur foi et leur conscience politique.

L’élargissement de cette mobilisation internationale pour libérer Gaza dérange beaucoup de monde. À commencer par les puissances alliées à Tel Aviv qui voient un danger dans le développement de ces liens de fraternité entre les peuples du Moyen-Orient, de l’Europe, et du reste du monde.

Last but not least, ces convois et flottilles ont mis le doigt sur les dérives de certains responsables du mouvement de solidarité qui ont choisi en catimini le camp de ces forces politiques corrompues qui, à Ramallah, collaborent avec l’occupant, et qui ont comme objectif prioritaire de liquider les autorités du Hamas [7].

Après la France [8], après leur traversée italienne qui a duré trois jours et leur a permis, à Turin, Milan, Parme, de fraterniser avec la population, les participants au convoi Viva Palestina, rejoints par quinze militants de Palestina Italia et leur sept véhicules, ont pris la mer à Ancône qui leur a réservé un accueil mémorable, pour atteindre la Grèce et continuer leur route vers Thessalonique, d’où ils vont partir vers la Turquie, la Syrie, vers l’inconnu…

Ce qui les attend en mer, à leur arrivée au port d’El-Arich en Egypte, n’est peut être pas de tout repos. Quel accueil leur réserveront les autorités policières égyptiennes ? Le gouvernement Moubarak, compromis avec l’occupant colonial israélien, a d’avance averti qu’il interdisait l’entrée à Georges Galloway. Et que, seuls, le tiers du convoi et 100 personnes seraient autorisés à se rendre à Gaza en passant par la frontière de Rafah.

De nombreux participants au convoi Viva Palestina savent, pour l’avoir subie en janvier 2010, de quelle sauvagerie le régime dictatorial égyptien est capable. C’est pourquoi ils appellent d’ores et déjà les défenseurs des droits humains à alerter les médias [9] et surtout à intervenir auprès des autorités égyptiennes pour exiger de celles-ci une attitude responsable.

Silvia Cattori

 (*) Ancien député à la Chambre des communes du parti RESPECT The Unity Coalition.

(**) Voir : http://www.vivapalestina.org/
Ce cinquième convoi s’effectue en partenariat avec le Comité International pour rompre le Siège de Gaza, des associations d’Europe, de Turquie, du Moyen-Orient, d’Australie, d’Inde, d’Afrique du Sud, etc. Georges Galloway précisait récemment : « J’ai décidé le 10 janvier 2009 de lancer un convoi d’aide matérielle, appelé Viva Palestina. Je crois fortement en la tactique qui consiste à mettre en évidence le siège pour mieux le briser. Briser le blocus est un devoir pour le monde entier. Je me suis rendu trois fois en Palestine ces douze derniers mois. En d’autres termes, l’action parle plus fort que les mots et il est temps de passer à l’action. Viva Palestina s’est propagé à travers le monde, maintenant nous avons Viva Palestina Malaisie, Etats-Unis, Australie, Afrique du Sud, Angleterre, Irlande et maintenant depuis la semaine dernière Viva palestina Arabie. »

 

[1] Nombre d’entre eux ont participé à d’autres convois par terre ou par mer et beaucoup restent marqués par les monstruosités commises par l’armée israélienne, à Gaza ou sur le navire Mavi Marmara.

[2] Collectif 69 Palestine. Voir :
http://collectif69palestine.free.fr/article.php3 ?id_article=266

[3] Voir : http://aqsasyarif.com/

[4] Extrait d’un entretien avec Kevin Ovenden, 42 ans, britannique, de père iranien, qui a survécu au massacre perpétré le 31 mai 2010 par le commando militaire israélien contre le navire turc Mavi Marmara au cours duquel 9 ressortissants turcs ont été sommairement exécutés, d’autres grièvement blessés.

[5] Voir : « Viva Palestina", et maintenant ? », par Stuart Littlewood, 14 janvier 2010.
Voir également : « Tous unis avec les musulmans pour briser le siège de Gaza - Rencontre avec George Galloway », par Silvia Cattori, silviacattori.net, 28 janvier 2010.

[6] Lila Mami, vice présidente du Collectif 69 et membre d’Europalestine, a organisé, avec Jérôme Faynel, l’accueil du convoi Viva Palestina dans la région lyonnaise.

[7] Voir :
 « A quoi sert Salam Fayyad ? », par Pierre-Yves Salingue, 27 août 2010.
 « Les fantassins français de Salam Fayyad », par Pierre-Yves Salingue, 28 août 2010.
 « Une autre voie est possible », par Pierre-Yves Salingue, 29 août2010.

[8] Avant de quitter la France, des membres du convoi ont été soumis à de longs interrogatoires par de nombreux policiers français, et leurs passeports photocopiés. Rien ne pouvant leur être reproché, ils ont été relâchés et ont pu passer en Italie, pour être accueillis, à la sortie du tunnel de Fréjus, par Diana Carminati et Alfredo Tradardi, responsables d’ ISM Italia ( Voir : http://www.ism-italia.org/2010/08/per-rompere-assedio-della-striscia-di-gaza/ ).
A noter qu’hormis des petits groupes de jeunes des centres sociaux et des simples citoyens, les grandes associations pro-palestiniennes en Italie ont boudé le convoi Viva Palestina ; n’ont pas participé à son organisation.

[9] Tandis que nos médias continuent d’ignorer toute action, aussi massive soit-elle, en faveur de la population martyrisée de Gaza (ils n’ont montré aucune images du convoi), dans les pays arabes et musulmans les gens peuvent suivre le convoi Viva Palestina grâce aux reportages quotidiens d’Aljazzera et de Press TV.

Silvia Cattori

25 septembre 2010 |

http://www.silviacattori.net/article1350.html


2 Un bateau juif pour Gaza

La dépêche AFP est tombée le mardi 28 à midi : « Israël a empêché mardi matin un bateau de pacifistes juifs, dont un survivant de la Shoah, d’arriver à Gaza. »

Le bateau – un petit catamaran nommé Irene et battant pavillon britannique – avait quitté Chypre dimanche avec le projet de briser symboliquement le siège de Gaza. Il fut détourné vers le port israélien d’Ashdod, dans des circonstances que rapporte le quotidien de référence Ha’aretz. [1]

Ce projet avait longuement mûri. Son point de départ fut l’arraisonnement brutal d’une flottille humanitaire par l’armée israélienne le 31 mai dans les eaux internationales au large de Gaza, provoquant 9 morts de nationalité turque parmi les passagers. La large réprobation de cette intervention fut « équilibrée » par l’affirmation que l’« opération flottille » était en fait une provocation montée de toutes pièces par le Hamas, en utilisant une association islamiste turque comme paravent [2]. Il était vraiment nécessaire que la mise en évidence de l’infamie du blocus de Gaza ne permette aucune échappatoire, et donc que le groupe qui serait porteur du projet soit impossible à récuser.

C’est pourquoi l’idée fut reprise dès le mois de juin par la « Jüdische Stimme für Gerechten Frieden in Nahost » (Voix juive pour une paix juste au moyen-orient), la composante allemande de la coordination des « Juifs européens pour une paix juste » (JEPJ, ou EPPJ en anglais). Ce réseau rassemble des organisations mises au ban des communautés juives officielles mais dont l’histoire se relie pourtant aux plus belles traditions d’amitié entre les peuples telles qu’elles furent portées dans une histoire récente par tout un courant au sein du judaïsme. La composante belge de ce réseau né en 2007 est l’Union des progressistes juifs de Belgique, mouvement dont je suis issu.

Les JEPJ firent naturellement leur jonction avec quelques figures emblématiques du pacifisme israélien. Parmi lesquels Reuven Moskovitz, survivant du judéocide, membre fondateur du village judéo-arabe Neve Shalom (Oasis de paix), Rami Elhanan, compagnon de Nurit Peled et dont la fille Smadar a été tuée dans un attentat suicide en 1997, membre fondateur du Cercle des familles en deuil réunissant des Israéliens et des Palestiniens ayant perdu un proche dans le conflit, et Yonatan Shapira, ancien pilote de l’armée israélienne, initiateur de la lettre des 27 pilotes ayant refusé de larguer des bombes sur Gaza [3]. Tous trois et quelques autres étaient à bord de l’Irene. Cette vidéo vous permettra de mieux connaître leurs motivations.

Un groupe impossible à récuser. Voire… Quand Nurit Peled fut invitée cette année aux Rencontres écologiques d’été, l’Ambassade d’Israël fit obligeamment savoir qu’elle ne représentait personne dans son pays. Quant à l’UPJB, elle est régulièrement l’objet des pires calomnies de la part de l’establishment de la communauté juive officielle. (Voir notamment ici.) Cette communauté juive officielle qui veille soigneusement à discréditer toute pensée critique vis-à-vis d’Israël, surtout si elle émane de voix juives, tous les Juifs étant supposés par définition se ranger derrière « leur État », quoi qu’il fasse [4].

Et pourtant, une telle manifestation symbolique, d’une ampleur infiniment moindre que la flottille du mois de mai et qui n’avait aucune chance d’aller à son terme, est d’une importance absolument capitale. On ne prend pas assez la mesure de la haine qui monte face au déni persistant de justice dont est victime le peuple palestinien. Cette haine monte non seulement là-bas, mais également ici, au sein de cette fraction de notre population dite « arabo-musulmane ». Tant que les Juifs de Belgique (et d’ailleurs), par la voix de leur représentants les plus officiels, se rangeront comme un seul homme derrière un État qui bafoue impunément le droit international et qui ridiculise toute tentative de relancer cette triste mascarade appelée par antiphrase « processus de paix », il sera impossible que la réprobation d’Israël ne s’étende pas à l’ensemble de la population juive. C’est pourquoi la voix minoritaire qui s’est exprimée à travers l’aventure d’un petit bateau doit être saluée comme la promesse de la réconciliation et l’affirmation de sa possibilité. Car, comme l’avaient écrit sur un drap blanc les passagers de l’Irene : « Deux peuples, un avenir ».•••

[1] J’ai corrigé la version initiale de ce billet qui prenait pour argent comptant le communiqué officiel de l’armée selon laquelle cet arraisonnement s’était déroulé pacifiquement. Merci à Ha’aretz de faire correctement son travail.

[2] Voir par exemple dans Le Monde les positions prises à cette occasion par Alain Finkielkraut et Bernard-Henri Levy, par ailleurs signataires en vue de l’« Appel à la raison » initié par le collectif J-Call.

[3] Vous pouvez télécharger le journal de bord de Yonatan Shapira, traduit en français, en cliquant sur l’icône.

[4] Et pas seulement des voix juives, mais toute voix un peu trop radicale. Ainsi, la récente croisade du tout nouveau président du Comité de coordination des organisations juives de Belgique, Maurice Sosnowski, contre le chercheur de l’ULB Souhail Chichah a des relents de maccarthysme. Le même président laissait entendre, lors du pélérinage annuel devant la caserne Dossin à Malines, qu’antisionisme et antisémitisme étaient les deux faces d’une même pièce, ce qui est tout de même un raccourci particulièrement osé…

(Je précise en passant que je ne me dis pas antisioniste. J’ai expliqué pourquoi sur ce blog.)

29.09.2010

http://blogs.politique.eu.org/Un-bateau-juif-pour-Gaza


3 Israël intercepte un bateau de pacifistes en route vers Gaza.

La marine israélienne a intercepté mardi un voilier de pacifistes juifs qui tentaient de briser symboliquement le blocus maritime de la bande de Gaza, a-t-on appris de sources concordantes.

«Dix navires de guerre israéliens ont forcé le bateau à faire route vers  Ashdod (port israélien)», a déclaré à l'AFP un des organisateurs qui se trouvait à terre à Gaza, Amjad al-Shawa.

«Ils se sont rendus parce qu'ils étaient encerclés, ils n'avaient pas le choix», a-t-il ajouté.

«La marine a pris le contrôle du voilier pour l'amener au port d'Ashdod», a pour sa part confirmé l'armée israélienne dans un communiqué, ajoutant que l'interception n'avait donné lieu à aucune violence de part et d'autre.

 «Avant l'abordage, la marine a lancé deux avertissements au capitaine», selon l'armée israélienne, qui a qualifié l'opération de «provocation».

«Ils ont dit que nous approchions une zone soumise à un blocus maritime et nous ont demandé de changer de cap», avait auparavant indiqué à l'AFP un passager du bateau Irene, Yonatan Shapira, par téléphone satellitaire.

À ce moment, M. Shapira, ancien officier israélien, avait précisé que le petit voilier battant pavillon britannique, avec à bord sept militants juifs pro-palestiniens et deux journalistes, se trouvait à 20 milles nautiques de la bande de Gaza.

Le bateau avait appareillé dimanche de Famagouste, dans le nord de Chypre.

Le porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères Yigal Palmor avait prévenu lundi que la marine israélienne allait «établir un contact radio avec eux et vérifier où ils veulent aller. S'ils disent "Gaza", nous leur expliquerons que c'est interdit».

«S'ils insistent pour entrer dans la zone interdite des 20 milles nautiques (au large de Gaza), ils seront stoppés et conduits au port d'Ashdod», avait-il dit.

L'opération, dont le budget dépasse les 20.000 livres (23.500 euros), a été financée par des dons récoltés notamment par différentes branches de l'organisation «Juifs européens pour une paix juste».

À bord est embarquée une petite cargaison de jouets, livres, matériel de pêche ou encore médicaments, «une aide symbolique» pour la population de Gaza.

Le 31 mai, des commandos israéliens avaient donné l'assaut à un convoi humanitaire maritime, baptisé «flottille de la liberté», tuant 9 passagers turcs à bord du principal navire, le Mavi Marmara.

Depuis, deux bateaux ont tenté en vain de forcer le blocus.

Israël avait arraisonné le 5 juin et amené sur Ashdod le cargo d'aide irlandais Rachel Corrie, avant d'expulser les passagers.

Le cargo libyen Amalthéa, affrété par la Fondation Kadhafi, avait été contraint de se dérouter sur le port égyptien d'Al-Arich le 14 juillet après avoir subi une avarie pendant qu'il était encerclé par la mariné israélienne.

Après la vague de réprobations internationales soulevée par l'assaut du Mavi Marmara, Israël a allégé le blocus qu'il impose à Gaza depuis juin 2006, renforcé à la suite de la prise de contrôle de ce territoire par les islamistes du Hamas en juin 2007.

L'État hébreu maintient toutefois un strict blocus maritime pour empêcher l'importation de matériel à usage militaire dans le territoire.

Agence France-Presse

http://www.cyberpresse.ca/international/moyen-orient/201009/28/01-4327247-israel-intercepte-un-bateau-de-pacifistes-en-route-vers-gaza.php?utm_source=bulletinCBP&utm_medium=email&utm_campaign=retention 


4 Tabassage de la soldatesque contre les passagers juifs.  

Des médiats ont révélé que les forces de la marine sioniste ont utilisé une force excessive et une violence injustifiée contre les passagers du voilier "Irène", qui tentaient de briser le siège israélien imposé injustement contre les habitants de la Bande de Gaza, contrairement aux déclarations de l'armée d'occupation qui a annoncé que le contrôle a eu lieu sans affrontements ni incidents violents.
Les témoignages des passagers qui ont été libérés plus tard dans la journée après avoir été interrogés par la police semblaient contredire les propos de l’armée de l’occupation, selon les médias sionistes.

La Chaîne 10 de télévision sioniste a dit : "Les forces de la marine ont utilisé la violence sans qu'elle soit nécessaire", en soulignant que le militant israélien de la paix qui participait à ce voyage, Yonatan Shapira, a reçu un choc électrique et a été traîné vers le navire de guerre israélien, où il a été ligoté avec son frère.

Selon cette chaîne, Shapira a déclaré «Il n'y a pas de mots pour décrire ce que nous avons enduré et souffert pendant le contrôle militaire de notre bateau, où les soldats ont tout simplement sauté dessus et nous ont frappés. J’ai été touché avec un pistolet Taser», «Certains soldats israéliens nous ont traités atrocement», « il ya une grande différence entre les déclarations du porte-parole de l'armée israélienne et ce qui s'est réellement passé». a-t-il ajouté.

La chaîne a rapporté également que Reuben Moscowitz, l'un des survivants de l’Holocauste qui a pris part à cette mission humanitaire, a exprimé son incrédulité voyant que «les soldats israéliens traitent neuf juifs de cette façon», en ajoutant « c’est simplement immoral». « Ce qui m’est arrivé durant l’Holocauste me réveille chaque nuit et j’espère que nous ne faisions pas la même chose à nos voisins palestiniens», a-t-il dit.

Le porte-parole de l'armée sioniste avait déclaré, hier, qu’il n'y a pas eu d’affrontements à bord du navire au cours de cette opération, et que les soldats n'ont pas recouru à la violence.

30/09/2010

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