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05/10/2010

n° 144 - Journal du Liban. - 04-09 au 04-10 - : Fin - : Le TSL devra poursuivre la mission qui lui est assignée même si cela brûlera le Liban.


n° 144  - Journal du Liban. - 04-09 au 04-10 - : Fin - : Le TSL devra poursuivre la mission qui lui est assignée même si cela brûlera le Liban.



Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.



Journal du Liban

n° 144                                       04-09 au 04-10

        C.De broeder & M.Lemaire



Le " Journal du Liban" est  visible  sur les blogs : 

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

 

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html


Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be


Sommaire de la lutte pour la libération du territoire.

4 Dossier

4-1 Tribunal spécial pour le Liban (TSL),

1 Addoum : L’accord qui a donné naissance au TSL est illégal et anticonstitutionnel

2 Meurtre Hariri : Saad Hariri dit avoir commis une "erreur" en accusant la Syrie.

3 Jamil Sayed appelle à la démission du procureur du TSL.

4 Sayyed de retour à Beyrouth.

5 Gilles Munier: Affaire Hariri : le général Jamil Sayyed monte au créneau.

6 Le Hezbollah accuse le Courant du futur de « la plus grande opération de falsification de l’histoire ».

7 Tilda Abou Risk : La polémique sur le TSL s’envenime, le pire est-il à craindre ?

 8 Siniora « Personne n’essaie d’imputer un crime à un innocent ». 

9 Crise entre gouvernement et Hezbollah sur le tribunal spécial de l’ONU.

10 Mohamed Shmaysani : Jours difficiles en vue pour le Liban.

11 Berri « Les faux témoins sont recrutés par des états ».

12 Criminologue: Mehlis et Lehmann, deux falsificateurs ayant fourvoyé l’enquête.  

13 Le TSL devra poursuivre la mission qui lui est assignée même si cela brûlera le Liban.

 

4 Dossier

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

4-1 Tribunal spécial pour le Liban (TSL),

1 Addoum : L’accord qui a donné naissance au TSL est illégal et anticonstitutionnel

L'ancien ministre de la Justice Adnane Addoum a affirmé que « le protocole qui a été signé entre les Nations unies et la République libanaise en vue de la création du Tribunal spécial pour le Liban (TSL), sous le chapitre sept, est illégal et anticonstitutionnel ». Il a rappelé que « le président de la République de l'époque, Émile Lahoud, n'avait pas signé ce protocole en accord avec le Premier ministre d'alors, Fouad Siniora, avant que le document ne soit soumis au Conseil des ministres pour approbation, ainsi que le requiert l'article 52 de la Constitution libanaise ». Il a ajouté que « la signature de ce document par le gouvernement est elle aussi illégale et anticonstitutionnelle, du fait que ce gouvernement n'a pas notifié les Nations unies de la finalisation des conditions légales permettant l'application de ce protocole ».
Dans une interview accordée à la revue Manbar al-tawhid dans son numéro de ce mois, M. Addoum s'est demandé « si le cas libanais est comparable aux cas de
la Somalie, de la Bosnie, du Rwanda ou de la Yougoslavie, qui avaient requis l'application du chapitre sept ». « Le crime terroriste qui a coûté la vie à (l'ancien Premier ministre Rafic) Hariri et à ses compagnons, et ses conséquences sur la scène locale représentaient-ils réellement une menace pour la paix et la sécurité internationales ? » a-t-il ajouté.

Par ailleurs, l'ancien procureur de la République a estimé que « le dossier des faux témoins peut faire l'objet de poursuites par le parquet directement, sans qu'il y ait besoin d'une plainte individuelle déposée contre eux ». À la question de savoir s'il faut demander des comptes à l'ancien gouvernement pour ne pas avoir engagé des poursuites contre ces témoins, il a préconisé de « séparer le politique du judiciaire, suivant la logique de la séparation des pouvoirs

07/09/2010

http://www.lorientlejour.com/category/Liban/article/670592/Addoum+%3A_L%27accord_qui_a_donne_naissance__au_TSL_est_illegal_et_anticonstitutionnel.html


2 Meurtre Hariri : Saad Hariri dit avoir commis une "erreur" en accusant la Syrie.
Le Premier ministre Saad Hariri a affirmé avoir commis une "erreur" en accusant la Syrie d’être derrière l’assassinat de son père Rafic Hariri, dans une interview publiée lundi dans le quotidien arabe A-Sharq Al-Awsat.
"A un moment donné, nous avons commis des erreurs. Nous avons accusé
la Syrie d’avoir assassiné le Premier ministre martyr. Il s’agissait d’une accusation politique, et cette accusation politique n’est plus à l’ordre du jour", a déclaré M. Hariri.
"Il y a une cour qui fait son travail, et de notre côté nous devons réexaminer ce qui s’est passé", a-t-il dit en allusion au Tribunal spécial pour le Liban (TSL), chargé de l’enquête sur cet assassinat et créé en 2007 par une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU.
Rafic Hariri, ancien Premier ministre devenu opposant à l’hégémonie de Damas au Liban, a été tué avec 22 autres personnes dans un attentat à la camionnette piégée à Beyrouth le 14 février 2005.
A cette époque, Saad Hariri et ses alliés avaient accusé le régime en Syrie, qui exerçait alors une tutelle sur son petit voisin, d’être à l’origine de ce meurtre, ce que Damas a toujours nié.
Deux mois après ce drame qui a plongé le Liban dans une crise politique aiguë et sous la pression de l’opposition libanaise et de la communauté internationale,
la Syrie a été contrainte de retirer ses troupes du Liban après trois décennies de présence.
Le camp de M. Hariri avait aussi accusé
la Syrie d’avoir planifié l’assassinat de plusieurs personnalités libanaises anti-syriennes, dont un ministre et trois députés, après celui de l’ex-Premier ministre.
Le "travail du TSL n’a rien à voir avec des accusations politiques hâtives. Il y a une enquête et un tribunal qui ne se soucie que de preuves", a encore dit Saad Hariri. Il a fait allusion à de "faux témoins" qui ont "détruit les relations entre
la Syrie et le Liban et politisé l’assassinat", ajoutant qu’une "nouvelle page a été ouverte dans ces relations depuis la formation du gouvernement libanais".
Propulsé dans l’arène politique après l’assassinat de son père, Saad Hariri n’avait jamais eu de contacts officiels avec le régime syrien jusqu’à la formation de son gouvernement fin 2009. Depuis il a effectué cinq visites en Syrie et le président syrien Bachar el-Assad est venu une fois au Liban.
"Nous avons procédé à une réévaluation de nos erreurs commises vis-à-vis de
la Syrie et qui ont porté atteinte au peuple syrien et aux relations entre les deux pays", a encore dit le Premier ministre libanais.
En août dernier, le chef du Hezbollah Hassan Nasrallah a accusé Israël d’être derrière l’assassinat de Rafic Hariri. En juillet, il avait dit s’attendre à ce que le TSL accuse des membres de son parti d’implication dans ce meurtre.
La date de publication de l’acte d’accusation n’a pas encore été précisée.
Les deux premiers rapports de la commission d’enquête de l’ONU sur cet assassinat avaient conclu à des "preuves convergentes" mettant en cause les renseignements syriens et libanais.
Vers une reconstitution du meurtre de Rafic Hariri en Gironde ?
Une reconstitution de l’assassinat de l’ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri, tué dans un attentat à Beyrouth le 14 février 2005, aura lieu fin septembre dans un camp militaire de Gironde, écrit samedi le Figaro sur son site internet.
Les préparatifs ont commencé en juin dans le camp de Captieux, au sud de Bordeaux, avec la visite d’un spécialiste français en matière d’explosifs, membre de l’équipe d’enquêteurs du Tribunal spécial pour le Liban (TSL), chargé de l’investigation, écrit Lefigaro.fr.
Des portions de la rue empruntée par Rafic Hariri, qui a été tué avec 22 autres personnes, ont été reconstituées.
Etalé sur près de
10.000 hectares, le CTPE (Champ de tir et polygone d’essai) de Captieux est l’un des plus grands champs de tir d’Europe et le plus grand de France.
Une cinquantaine de personnes civiles et militaires travaillent en permanence sur le site, rattaché à la base aérienne de Mont-de-Marsan, qui se trouve à cheval sur les départements de
la Gironde et des Landes.
Le Tribunal spécial pour le Liban n’a prononcé aucune inculpation depuis son installation en mai 2007 par le Conseil de sécurité des Nations unies.

La Rédaction

6 septembre 2010, par

http://www.aloufok.net/spip.php?article2419


3 Jamil Sayed appelle à la démission du procureur du TSL.

L'ex-directeur général de la Sûreté générale, Jamil Sayed, qui avait été détenu 4 ans dans l'enquête sur l'assassinat de Rafic Hariri a appelé dimanche le procureur du tribunal international chargé de l'affaire à démissionner, affirmant que l'enquête était "politisée" et basée sur de faux témoins.
"Celui qui a détruit l'enquête internationale de 2005 à 2009, c'est vous, Saad Hariri, votre équipe et vos faux témoins", a lancé Sayed
lors d'une conférence de presse à Beyrouth.
Daniel "Bellemare le sait, et parce qu'il est influencé par la politique, je lui demande, avant qu'il ne soit trop tard, de présenter sa démission, pour qu'il préserve sa réputation", a martelé l'ex-général."Le tribunal international doit cesser toute activité en raison de l'affaire des faux témoins", a-t-il estimé.
S'adressant au Premier ministre Saad Hariri, ce responsable sécuritaire a dit: "Tu as vendu le sang de ton père pendant quatre ans. Tu savais d'avance, avec ton entourage, que vous étiez en train de fausser les pistes dès le départ", a-t-il ajouté.
"Tu dois dire +j'ai commis une erreur, mon père est mort, le tribunal est terminé+ il faut clore ce dossier", a poursuivi l'ex-général.
Les deux premiers rapports de la commission d'enquête internationale de l'ONU, créée après l'assassinat de Hariri, avaient conclu à des "preuves convergentes" mettant en cause les renseignements syriens et libanais.
Dans une interview publiée lundi, Saad Hariri a affirmé avoir commis une "erreur" en accusant
la Syrie d'être derrière l'assassinat de son père.
Jamil Sayed avait été emprisonné en août 2005 ainsi que trois autres généraux dans l'enquête et avaient été libérés en avril 2009 en exécution d'une décision du Tribunal spécial pour le Liban (TSL) à La Haye, en raison de l'absence d'"éléments de preuve suffisants".

12/09/2010

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=15...


4 Sayyed de retour à Beyrouth.
L'ancien directeur général de la Sûreté générale, Jamil Sayyed, est rentré samedi à Beyrouth, deux jours après sa convocation par le procureur général, Saïd Mirza, entouré des députés du Hezbollah et de certains députés du CPL, déterminés à le « protéger » sur le double plan politique et sécuritaire jusqu'au bout et visiblement à n'importe quel prix.
À l'aéroport international Rafic Hariri, où il a été reçu sur le tarmac par le responsable de la sécurité et de la discipline du Hezb, Wafic Safa, puis emmené au salon d'honneur sans que le ministère des Affaires étrangères n'en soit nullement informé, Jamil Sayyed, devant les députés du Hezb et d'autres du CPL du général Aoun, a donné une conférence de presse d'une rare violence au cours de laquelle il s'est attaqué au Premier ministre Saad Hariri, au Courant du futur ainsi qu'au procureur général Saïd Mirza, menaçant d'avoir recours à la rue « s'il le faudrait » pour que « justice soit faite ». Et juste avant lui, c'était le député hezbollahi Nawwaf Moussaoui qui s'était livré au même exercice, précisant que les députés présents représentaient le mouvement Amal et son chef, le président de
la Chambre Nabih Berry, qui n'avaient délégué personne à l'aéroport.
« Que tous ceux qui m'entendent au Liban et à l'étranger sachent que ce qui se passe aujourd'hui dans le pays n'est pas un coup d'État ni un conflit avec la justice, comme se plaisent à répéter certaines parties de la majorité et du 14 Mars pour ouvrir la voie aux ingérences externes. Ces manifestations et cet accueil s'inscrivent dans une démarche de soutien à la vraie justice et à l'État. Cette justice ne peut exister tant que les faux témoins et ceux qui les manipulent ne seront pas jugés », a ainsi déclaré Jamil Sayyed. S'adressant au PM Saad Hariri, l'ancien directeur général de
la SG a affirmé que les gens qui l'entourent, à l'instar de Saïd Mirza, Detlev Mehlis et Achraf Rifi, doivent se retrouver dans une prison du Liban ou de La Haye, accusant le PM d'avoir été, depuis 2005, leur complice pour « être à la tête du pouvoir ». « Ce que vous avez fait est le véritable coup d'État. La justice doit remonter jusqu'à ceux qui ont planifié et fabriqué les faux témoins, orientant l'enquête vers une fausse piste qui a entraîné des catastrophes entre le Liban et la Syrie », a-t-il ajouté.
Signalons que dans une interview recueillie hier par l'AFP, Jamil Sayyed a qualifié d'« illégales de facto » les poursuites lancées par la justice contre lui. « Dans un pays comme le Liban, quand vous recourez à la loi, on se moque de vous. Vous êtes donc obligé d'avoir recours à une démonstration de force politique ou populaire pour protéger vos droits et pour la bonne application de la loi », a-t-il jugé.
La cinglante réponse de Rifi
Dans un communiqué publié le même jour, soit samedi, le directeur général des FSI, le général Achraf Rifi, a vertement répondu à Jamil Sayyed : « C'est en prison que vous et vos semblables assassins que vous protégez devez croupir. Saïd Mirza et Wissam Hassan méritent des médailles pour ce qu'ils ont fait dans l'affaire des faux témoins. Vos aboiements ne serviront à rien et vos tentatives d'occulter le vrai problème, l'assassinat des martyrs, échoueront », écrit le général Rifi, assurant que les criminels seront bientôt sous les verrous. « Nous nous retrouverons en justice », a-t-il également promis.

21 sept. 2010

http://www.lorientlejour.com/category/Liban/article/672033/Le_Hezbollah_a_envahi_l%27aeroport_pour_escorter_Sayyed_de_retour_a_Beyrouth.html


5 Gilles Munier: Affaire Hariri : le général Jamil Sayyed monte au créneau.

Le général Jamil Sayyed, ancien chef de la Sûreté générale libanaise, avait été placé en détention pour « meurtre par préméditation », « tentative de meurtre par préméditation », et « perpétration d’actes terroristes », le 30 août 2005, et emprisonné arbitrairement pendant quatre ans sur ordre de l’Allemand Detlev Mehlis, procureur du Tribunal spécial pour le Liban (TSL).

Ce dernier prétendait détenir contre lui, ainsi que contre trois autres généraux libanais (1), des « témoignages et des preuves convergentes » de leur participation présumée à l’attentat dont été victime Rafic Hariri. Il ne disposait, en fait, que de faux témoignages, fabriqués pour les impliquer, ainsi que la Syrie.

Complot contre la Syrie

Le procureur canadien Daniel Bellemare les a libéré, le 29 avril 2009, « faute de preuves suffisamment crédibles », son prédécesseur le belge Serge Bramertz ayant reconnu manquer de courage pour le faire. Depuis, Jamil Sayyed ne ménage aucun effort pour que la vérité éclate concernant l’assassinat de Rafic Hariri et le complot contre la Syrie. Il a aussitôt porté plainte aux Nations unies et en France contre Detlev Mehlis et son adjoint Gerhard Lehmann qui lui ont demandé, en échange de sa libération, de « persuader la Syrie d’identifier une victime officielle qui avouerait le crime, puis serait découverte morte des suites d’un suicide ou d’un accident de voiture, après quoi un arrangement serait conclu avec la Syrie » (2). Sinon… ce serait lui « la victime ». Suite à son refus de coopérer, Jamil al-Sayed a été confronté, le 1er septembre 2006, à un faux témoin masqué qui l’a accusé d’avoir planifié l’attentat avec le frère du Président Bachar Al-Assad et le directeur des services des renseignements syriens (3).

Bien que le « témoin » - Houssam Taher Houssam, coiffeur kurde prétendant appartenir aux services secrets syriens - se soit rétracté ensuite, que les allégations quasi identiques de Zouheir Siddiq n’aient pas longtemps tenu la route (4), et que Ibrahim Jarjoura ait finalement reconnu que ses déclarations avaient été inspirées par le député Marwan Hamadé, le général est resté en prison.

Le projet « Nouveau Moyen-Orient » et la « milice noire »

Lors d’une conférence de presse, le 30 août 2009, Jamil Sayyed, a désigné Marwan Hamadé (parlementaire, ancien ministre), Johnnie Abdo (ancien ambassadeur à Paris et ancien chef des services de renseignements libanais), Hani Hammoud et le colonel Wissam al-Hassan (conseillers de Saad Hariri), le lieutenant-colonel Samir Chéhadé, Sakr Sakr (juge), Saïd Mirza (procureur général), Fares Khachan (journaliste membre du Mouvement du Futur, de Saad Hariri) et Hassan Sabe, comme faisant partie des personnes ayant encouragé les faux témoins à falsifier l’enquête (5).

Depuis, Saad Hariri s’est excusé platement des propos diffamatoires qu’il avait proférés à l’égard du Président Bachar al-Assad, mais pour le général Sayyed cela ne suffit pas. Le Premier ministre doit aussi présenter ses excuses aux Libanais. Le 1er septembre 2010, à Beyrouth, devant un parterre de journalistes, il s’est montré décidé à se faire justice lui-même, si ses droits ne sont pas reconnus. Pour lui, Saad Hariri a « bradé le sang » de son père « en plaçant le pays dans une orbite destructrice… pour le compte du Nouveau Moyen-Orient de George Bush ». Après les accusations portées contre le Hezbollah, a-t-il déclaré, le marchandage proposé au cours d’un tête à tête par Hariri à Hassan Nasrallah ressemble à celui concocté en 2005 par les juges allemands : « Présentez une victime, sinon ce sera vous » (6). Jamil Sayyed a redit aux journalistes que le TSL doit surseoir à ses activités jusqu’au règlement de l’affaire des faux témoins, et conseillé au procureur Bellemare de démissionner pour sauver sa réputation.

Point n’est besoin d’être expert pour remarquer que la situation au Liban ressemble à celle entretenue en Italie, dans les années 1970-80, par la « stratégie de la tension », avec ses assassinats inexpliqués, comme celui d’Aldo Moro, dirigeant de la Démocratie chrétienne, en 1978. Pour le député Nawwaf Moussawi, membre du Bloc de la Résistance (7), il faut mettre un terme aux activités de la « milice noire » qui a fabriqué les faux témoins et qui menace la stabilité du Liban (8). Si une sorte de Loge P2 et de Gladio sont à l’œuvre à Beyrouth : qui les démasquera ? Il ne faut pas compter sur le Tribunal spécial pour le Liban puisqu’il s’interdit d’enquêter en Israël et aux Etats-Unis.

Notes :

(1) Les trois autres généraux incarcérés sont : Ali al-Hajj (directeur des FSI), Raymond Azar (directeur des renseignements de l’armée), et Mustafa Hamdan (chef de la garde présidentielle).

(2) Assassinat d’Hariri : La Syrie accuse les premiers enquêteurs de coup monté (Le Point.fr – 17/9/09)

(3)Communication adressée par la Commission des droits de l’homme de l’ONU au Gouvernement libanais (27 avril 2007).

(4) Affaire Hariri : un dossier monté de toutes pièces par des professionnels, par Ghada Houbalah (30/4/09)

(5) Jamil Sayyed à Harriri : punis tes alliés qui ont faussé l’enquête (30/8/09).

(6) Le TSL doit cesser toute activité en attendant de régler le dossier des faux témoins (L’Orient-Le Jour - 13/9/10).

(7) Le Bloc de la Résistance et du développement regroupe le mouvement Amal, le Hezbollah, le Parti nationaliste social syrien, le Parti Baas, les Nasséristes, les Kataëb (tendance Pakradouni) et des indépendants. Il dispose de 35 députés au Parlement.

(9)Moussawi : Reconnaître son erreur envers la Syrie devrait l’être aussi avec la Résistance (L’Orient-Le Jour –

14/9/10).

Gilles Munier

Comité Valmy 

http://www.almanar.com.lb/

 

http://www.comite-valmy.org/spip.php?article847

 

Articles parus sur le même sujet  sur France-Irak Actualité :

Mais qui a assassiné Rafic Hariri ?  (février 2005)

http://www.france-irak-actualite.com/pages/liban-mais-qui-a-assassine-rafic-hariri-21-2-05--1982537.html

La piste interdite (juillet 2006)

http://www.france-irak-actualite.com/pages/Liban_Assassinat_de_Rafic_Hariri_la_piste_interdite_16706-1982672.html

Affaire Hariri : l’interview fabriquée de Zouhair Siddiq (avril 2010)

http://www.france-irak-actualite.com/article-affaire-hariri-l-interview-fabriquee-de-zouhair-siddiq-49027234.html

Affaire Hariri : faux passeport made in France (avril 2010)

http://www.france-irak-actualite.com/article-affaire-hariri-faux-passeport-made-in-france-48492160.html

Affaire Hariri : des preuves tangibles accusent Israël (août 2010)

http://www.france-irak-actualite.com/article-affaire-hariri-des-preuves-tangibles-accusent-israel-55434316.html

Affaire Hariri : Propagande anti-syrienne sur LCP (septembre 2010)

http://www.france-irak-actualite.com/article-affaire-hariri-propagande-anti-syrienne-sur-lcp-56420341.html

http://www.france-irak-actualite.com/article-affaire-hariri-le-general-jamil-sayyed-monte-au-creneau-57099520.html


6 Le Hezbollah accuse le Courant du futur de « la plus grande opération de falsification de l’histoire ».
La polémique autour de l'affaire des faux témoins continue de susciter des réactions vives, notamment au sein de l'opposition, qui est revenue à la charge au cours du week-end pour dénoncer le recours au « langage confessionnel » et réclamer que la lumière soit faite sur ce dossier.
Le responsable des relations de presse du Hezbollah, Ibrahim Moussaoui, a accusé le Courant du futur d'avoir recours, par le biais de certains de ses leaders, « à la plus grande opération de falsification qu'ait connue le Liban à travers son histoire, et de fomenter un soulèvement de l'intérieur contre les institutions de l'État qu'il exploite en faveur de ses intérêts propres ». Selon lui, le plus dangereux est « le recours au langage confessionnel », pour qualifier notamment l'opposition exprimée contre le Premier ministre. M. Moussaoui a invité les responsables du Courant du futur à faire preuve de « sagesse » et à œuvrer en vue d'étouffer la discorde et de rétablir le processus de l'application de la loi et le rôle des institutions et de l'État.
« Nous n'avions pas du tout envisagé une dégradation de la situation politique telle que nous la voyons aujourd'hui avec la montée de la tension », a déclaré pour sa part le député hezbollahi Ali Fayyad, soulignant que le plus grand danger aujourd'hui est « le discours de deux poids, deux mesures selon lequel l'on affirme une chose et l'on fait son contraire ». « Ceux qui n'ont cessé de galvauder le concept de l'État et la nécessité de le protéger sont ceux-là mêmes qui le vident de son sens », a-t-il précisé, avant d'ajouter : « Ceux qui mettent en garde contre une discorde utilisent des propos et une terminologie qui s'inspirent de la logique confessionnelle et qui exacerbent le sentiment communautaire. Comment comprendre sinon l'utilisation de la justice comme outil de terreur politique ? » s'est-il demandé en soulignant que la justice est employée de manière arbitraire pour inquiéter les adversaires politiques.
Pour M. Fayyad, la polémique actuelle vise à faire dévier l'attention du cœur du problème, à savoir la question des faux témoins. « Ils (les forces du 14 Mars) font part de leurs positions en tablant sur l'acte d'accusation alors que la vraie problématique est celle des faux témoins », a-t-il dit. Et de conclure que, quelles que soient les tentatives déployées, « ils ne pourront pas se dérober à leurs responsabilités » dans cette affaire, de même « qu'ils ne pourront pas empêcher la justice de se saisir du dossier ».
De son côté, le député du Bloc de la fidélité à la résistance, Mohammad Raad, a indiqué que le pays témoigne actuellement « d'un nouvel épisode de folie qui se prolongera encore au cours des jours et des semaines à venir. Il est dû à la faillite dont font preuve certains face aux réalités », a-t-il déclaré. Et le député de dénoncer la dégradation du discours politique qui « a désormais recours à la provocation du sentiment confessionnel ».
Évoquant les menaces qui pèsent sur la région, le secrétaire général du Parti communiste libanais, Khaled Hadadé, a affirmé que le Liban risque une nouvelle agression, qui, pour se faire, doit être précédée « d'une discorde interne qui consiste à pousser la résistance à prendre part à une guerre interne et à s'enliser ». S'adressant à Saad Hariri, il a indiqué qu'il ne suffit pas pour ce dernier de reconnaître le fait d'avoir été leurré par les faux témoins, mais qu'il devrait passer à l'acte et les mettre sous les verrous, quelles que soient leurs positions ou leurs responsabilités.
Même son de cloche chez Maurice Nohra, le président de la commission constitutionnelle au sein du PCL, qui s'est demandé pourquoi les faux témoins n'ont pas été à ce jour convoqués dans le cadre d'une enquête et sanctionnés.
L'ancien député Zaher Khatib, qui a rappelé que le TSL a été institué en violation de la Constitution, a indiqué que les Libanais ont unanimement reconnu l'existence de faux témoins qui ont faussé l'enquête, notamment M. Hariri, appelant à faire la lumière sur cette affaire.
Samedi
Le député du Hezbollah, Hassan Fadlallah, a mis en garde, samedi, contre un discours confessionnel et sectaire jamais utilisé auparavant et qui présage d'une « très grave discorde que le Liban n'a jamais connue, même durant la guerre civile ». Fadlallah a répondu au député Ammar Houry qui avait accusé le Hezbollah d'appuyer « ceux qui profèrent des menaces contre le chef des sunnites libanais ». « Par son discours sectaire, le Courant du futur a prouvé qu'il est complice des tentatives de discorde », ajoutant que le Hezbollah ne se laissera pas entraîner sur cette voie.

20 sept. 2010

http://www.lorientlejour.com/category/Liban/article/672020/Le_Hezbollah_accuse_le_Courant_du_futur_de_%3C%3C+la_plus_grande_operation_de_falsification_de_l%27histoire+%3E%3E_.html


7 Tilda Abou Risk : La polémique sur le TSL s’envenime, le pire est-il à craindre ?
nb :
Ndlr : La publication de l'article ne signifie nullement que la rédaction partage  l'analyse de l'auteur mais doit être vu comme information.

C'est une véritable tempête politique qui souffle sur le pays depuis samedi, consécutivement à l'arrivée intempestive de l'ancien directeur de la Sûreté générale, Jamil Sayyed, à Beyrouth.
L'accueil « officiel » réservé à M. Sayyed au salon de l'aéroport où des députés du Hezbollah et du CPL l'attendaient, la démonstration de force du Hezbollah qui a déployé son service de sécurité autour et à l'intérieur de l'aéroport, a eu pour effet d'enflammer la majorité et notamment le Courant du futur, dont les députés ont réagi au quart de tour.
La contre-attaque était d'une violence singulière comme en témoignent particulièrement la déclaration du député Mohammaed Kabbara et le communiqué des députés du Akkar.

Pour M. Kabbara, les positions du Hezbollah et de son « protégé » sont l'expression d'une guerre menée simultanément contre le leadership sunnite et l'État dans le but de les affaiblir. Pour les députés du Akkar, le Hezbollah est devenu pratiquement « une milice ». Les deux positions se recoupent autour d'une même idée : le fait que le Hezbollah ne tienne plus compte de ce que la déclaration ministérielle et la conférence nationale du dialogue prévoient au sujet du Tribunal spécial pour le Liban donne à la majorité la latitude de revenir elle aussi sur son engagement en faveur du trinôme prôné par le Hezbollah : Résistance-armée-peuple.
Faut-il craindre le pire ?

Le pire est ce qu'on redoute dans certains milieux de la majorité, où l'on voit pointer à l'horizon un deuxième 7 mai, partant du principe que le Hezbollah est prêt à tout pour défaire l'engagement du Liban en faveur du TSL et empêcher la publication del'acte d'accusation dans l'affaire de l'assassinat de Rafic Hariri. Sauf que cette fois, les sunnites ne se laisseront pas faire, note-t-on dans ces milieux.
Dans d'autres milieux, on estime au contraire que la polémique, aussi violente soit-elle, ne dépassera pas le seuil des échanges d'accusation, aussi bien
la Syrie et l'Arabie saoudite étant soucieuses d'empêcher que la guerre verbale ne dégénère. C'est ce discours qu'un émissaire du Hezbollah a entendu récemment à Damas. C'est aussi ce même discours que M. Sayyed aurait également entendu dans la capitale syrienne.
La montée en flèche des positions de part et d'autre a ainsi eu pour effet d'accélérer les contacts politiques menés loin des feux de la rampe pour atténuer la tension politique. Signe que ces contacts ont abouti, sans qu'on ne sache exactement sur quoi pourrait reposer une entente : le Premier ministre, Saad Hariri, qui a prolongé son séjour à Riyad sur conseil de l'Arabie saoudite, sera de retour aujourd'hui et le Conseil des ministres se tiendra demain à Baabda. Au cours de cette réunion, le président Michel Sleiman mettrait de nouveau l'accent sur le respect des institutions et tiendrait de la sorte presque le même discours qu'il avait tenu au lendemain des attaques du chef du CPL, le général Michel Aoun, contre les services de sécurité.
Le bloc parlementaire du président de
la Chambre, Nabih Berry, qui tiendra une réunion aujourd'hui est appelé à faire écho au chef de l'État. Il est intéressant de noter dans ce cadre que le ton virulent du Hezbollah qui a poursuivi sa campagne contre les faux témoins au cours du week-end tranchait avec celui, apaisant et pondéré, des ténors du mouvement Amal, mais pas avec celui du général Aoun, qui a affirmé, dans une déclaration à la chaîne satellitaire al-Jazira qu'il « conduit une révolution intellectuelle au Liban pour changer la manière avec laquelle le pays est gouverné et pour imposer le respect des lois ». Le respect des procédures judiciaires ne devrait pas en faire partie ? La question se pose.
Quoi qu'il en soit, de sources informées, on assure que la procédure judiciaire engagée contre M. Sayyed suit son cours normalement et qu'il n'est pas question de faire machine arrière, quitte à ce que les ministres du 8 Mars se retirent du gouvernement en signe de protestation. L'ancien directeur de
la Sûreté estime qu'il n'a pas été notifié de la convocation du parquet mais, de sources judiciaires, on souligne que le fait qu'il en parle publiquement, à travers les médias, est une reconnaissance de cette notification.
Étant donné la détermination dont chacun des deux camps fait montre, il est légitime de s'interroger sur la forme que prendrait un règlement.
Selon les mêmes sources, la solution ne peut être que politique.
Toute l'attention est ainsi portée sur Damas où un émissaire saoudien est attendu aujourd'hui pour des contacts qui seront axés principalement sur le Liban. Riyad souhaite que
la Syrie assume un rôle plus actif auprès de ses alliés, de peur d'une discorde sunnito-chiite qui éclabousserait en premier les pays de la région.

Tilda Abou Risk

20-09- 2010

http://www.lorientlejour.com/category/Liban/article/672032/La_polemique_sur_le_TSL__s%27envenime%2C_le_pire_est-il_a_craindre_%3F.html


 8 Siniora « Personne n’essaie d’imputer un crime à un innocent ». 

 « Il est totalement inutile de proférer des menace » et de continuer de faire du bruit autour du Tribunal spécial pour le Liban, a indiqué hier l'ancien Premier ministre Fouad Siniora lors d'une visite d'affaire à Saïda. « Aucun Libanais ni personne au sein de la résistance n'a intérêt » à ce que ce climat se poursuive, et nous « insistons pour que les armes de la résistance soient toujours pointées vers Israël ».

Il ne faut pas que celles-ci soient impliquées sur le plan interne « pour que la mission de la résistance puisse se poursuivre jusqu'à la fin et pour que tous les territoires occupés puissent être enfin libérés.
Commentant ainsi le discours assez tendu qui entoure tout ce qui a trait au TSL, Fouad Siniora a rappelé que tous les Libanais sont d'ores et déjà d'accord sur cette question, tant autour de la table de dialogue qu'au sein des différents gouvernements qui se sont succédé. Les Libanais ne veulent pas que leur pays devienne un lieu où les criminels restent inaccessibles à la justice », a-t-il ajouté, expliquant que « personne, même la résistance, n'a intérêt à ce que les attaques contre le TSL se poursuivent ». « Durant l'étape qui va suivre, notre seul souci doit être la sécurité entre les Libanais et la préservation de la paix civile. Notre vision se doit d'être claire, et tout le monde sait que personne ne veut imputer la responsabilité d'un crime à un innocent. »

27/09/2010

http://www.lorientlejour.com/category/Liban/article/672893/Siniora+%3A_Personne_n'essaie_d'imputer_un_crime_a_un_innocent.html


9 Crise entre gouvernement et Hezbollah sur le tribunal spécial de l’ONU.
Le fossé se creuse au Liban entre le camp du Premier ministre et le Hezbollah, le parti s’opposant au financement libanais du tribunal de l’ONU chargé d’enquêter sur le meurtre de Rafic Hariri, alors que Saad Hariri affirme qu’il refuse d’"oublier le sang" de son père.
Mercredi, un responsable Hezbollah, qui participe au gouvernement de M. Hariri, a affirmé à l’AFP que son parti et ses alliés "(avaient) pris la décision de s’opposer à tout financement (libanais) du tribunal international".
"Comment peut-on financer un tribunal qui est devenu un instrument israélo-américain et qui tente de provoquer une dissension dans le pays ?", s’est interrogé Ghaleb Abou Zainab, membre du Conseil politique du Hezbollah.
Ses propos interviennent alors que le Premier ministre et fils de Rafic Hariri, Saad Hariri, a affirmé mercredi qu’il était "hors de question d’oublier le sang du martyr Rafic Hariri". "Les participants refusent tout compromis ou rétractation concernant le Tribunal", selon un communiqué publié par le mouvement du Premier ministre, qui est soutenu par Ryad et Washington.
Depuis quelques semaines, une crise politique se noue autour du tribunal spécial pour le Liban (TSL), créé par l’ONU en 2007 pour identifier et juger les assassins de l’ex-Premier ministre sunnite Rafic Hariri, tué dans un attentat à Beyrouth le 14 février 2005.
Le Hezbollah accuse le TSL d’être "à la solde d’Israël" et reproche à des proches de Saad Hariri d’avoir "fabriqué" des preuves pour impliquer Damas, ancienne puissance de tutelle, dans ce meurtre.

De son côté, le camp de M. Hariri accuse le Hezbollah de vouloir "faire tomber le tribunal".
Le Hezbollah a dit en juillet qu’il s’attendait à ce que le TSL l’accuse d’implication dans l’assassinat, une éventualité non confirmée par le tribunal, basé près de
La Haye (Pays Bas).
Cette possibilité fait craindre une crise comparable à celle qui a paralysé le pays de 2006 à 2008, également autour de la question du tribunal, et des violences entre des partisans du Hezbollah et de Saad Hariri semblables à celles qui ont fait une centaine de morts en mai 2008.
Un allié chrétien du Hezbollah, le député Sleimane Frangieh, avait averti récemment qu’un acte d’accusation mettant en cause le Hezbollah signifierait une guerre entre sunnites et chiites au Liban.
Le responsable des relations internationales au sein du Hezbollah, Ammar El Moussaoui, a qualifié mercredi l’acte d’accusation, dont la date de publication n’a pas encore été fixée, de "bombe à retardement".
La Syrie, qui tente aux côtés de l’Arabie saoudite de calmer la tension dans le petit pays méditerranéen, a prévenu cette semaine des conséquences d’une mise en cause du Hezbollah.
"Nous sommes convaincus qu’une condamnation par le TSL du Hezbollah sera un facteur de troubles au Liban", a indiqué le ministre des Affaires étrangères Walid Mouallem, dans une interview au Wall Street Journal.
La tension est montée le 16 septembre, après que des députés du Hezbollah et leurs alliés ont refusé d’approuver une clause du budget 2010 sur le financement du tribunal, auquel Beyrouth participe à hauteur de 49%.
Bien que largement symbolique — le budget 2010 allant être prochainement ratifié au Parlement—, ce refus a été perçu comme une tentative de discréditer le TSL.
Mais lundi, le gouvernement n’est pas parvenu à un accord sur la clause de financement du TSL pour le budget 2011, ce qui pourrait entraver l’approbation de ce budget en Conseil des ministres.
Si le Liban n’honore pas ses engagements, les pays donateurs couvriront les frais, selon la résolution de l’ONU qui a créé le TSL.
La Rédaction - Avec les agences de presse)

29 septembre 2010
http://www.aloufok.net/spip.php?article2532


10 Mohamed Shmaysani : Jours difficiles en vue pour le Liban.

Le ministre des affaires étrangères syrien, Walid Muallem, a fait remarquer que le Tribunal Spécial pour le Liban (TSL/STL) «a été irrémédiablement politisé» et qu’on a dit à Damas que des membres du Hezbollah seraient bientôt formellement accusés du meurtre de l’ex premier ministre Rafiq Hariri.
Moallem a dit au Wall Street Journal lors de remarques publiées mercredi que
« de tels développements risquent de plonger le Liban dans une nouvelle série de luttes sectaires et que l’enquête de l’ONU devrait tout simplement être remplacée par une enquête libanaise pour s’assurer qu’elle soit impartiale ».
En bref, il se pourrait que des jours difficiles attendent le Liban.
Le Hezbollah croit que le STL émettra un acte d’accusation impliquant des « membres indisciplinés » du parti dans le meurtre d’Hariri en 2000.
S.G Sayyed Hasan Nasrallah a dit que le premier ministre Saad Hariri a parlé de la nature de l’accusation.

Certains députés du bloc d’Hariri ont nié les commentaires de Sayyed Nasrallah mais Hariri n’a pas nié.
Il y a plusieurs facteurs qui font que le STL dans sa forme actuelle est soupçonné d’être politisé.
-Le chef d’état major de l’armée israélienne Gabi Ashkenazi, a confirmé que l’acte d’accusation du STL impliquera le Hezbollah dans le meurtre.
-Le célèbre article publié dans Der Spiegel relatant le même scénario, suivi d’autres articles identiques paru dans le journal koweitien As-Siyassa et le quotidien français Le Figaro.
-La conversation d’Hariri avec Sayyed Nasrallah et sa révélation.
-Les commentaires de l’ambassadeur de France au Liban, Denis Pietton, que « ce n’est pas la fin du monde si l’acte d’accusation implique des membres du Hezbollah ».
-La façon qu’a le STL de s’occuper du meurtre en se reposant sur des faux témoignages et de ne pas les poursuivre pour cela.
-Les démissions de 9 hauts responsables du STL la dernière étant la porte parole du procureur Daniel Bellemare, Henrietta Aswad.
-L’appareil judiciaire libanais qui ne fait rien contre les faux témoins.
-Des rapports précédents d’enquêteurs internationaux impliquant
la Syrie dans le meurtre sur la base de faux témoignages et maintenant ces mêmes faux témoins témoignent contre le Hezbollah, notamment Mohamad Zuheir Siddiq utilisant le journal koweitien As-Siyassa comme plate forme pour attaquer la Syrie et maintenant le Hezbollah.
-Le STL rejetant toute implication d’Israël dans l’assassinat sans tenir compte de preuves cruciales à charge fournies par le Hezbollah.
L’Occident considère le STL comme le dernier recours pour contrer le Hezbollah au Liban, et à travers lui le mouvement mondial contre l’hégémonie impérialiste.
« Le STL est l’un des aspects d’une lutte plus large visant à remodeler le Moyen Orient, et Hariri ignore ces changements fondamentaux « a déclaré mardi Johnny Mnayyar célèbre journaliste et analyste politique.
« Nous voulions le STL et nous l’avons eu mais j’aimerais que cela n’ai pas eu lieu » a dit la semaine dernière l’ancien membre de la coalition du 14 Mars, Walid Jumblatt.
Mais Hariri ne fera pas de compromis aux dépends du STL, acceptera l’acte d’accusation, et acceptera tout ce que dit le tribunal, a dit mercredi le journal Al - Hayat basé à Londres citant des députés du Mouvement du Futur.
Par contraste, le président libanais, Michel Souleiman, a fait un commentaire surprise doutant de la capacité jusqu’à présent du STL d’ s’occuper de l’affaire. Lors d’une intervention sur Al-Jadded TV à New York, le président a appelé le STL à retrouver sa crédibilité.
Pour sa part, le porte parole du parlement, Nabih Berri, a insisté sur la nécessité de juger les faux témoins pour avoir fait dévier l’enquête internationale pendant 5 ans et presque conduit le pays à la guerre civile. «Je n’ai pas dit tout ce que je sais sur les faux témoins » a dit Berri lors de remarques publiées lundi par le quotidien libanais as - Safir, faisant remarquer les aspects légaux important liés à cette question qui n’ont pas encore été révélés. « Il se pourrait que je fasse justement cela au moment opportun » a-t-il ajouté.
Il y a eu des appels non entendus pour abolir le STL et des députés de l’opposition ont lutté contre le bloc d’Hariri lors des sessions de la commission sur le budget et les finances, afin d’empêcher de continuer à financer le tribunal avant d’avoir résolu la question des faux témoins.
Alors que l’intention est claire, c'est l’existence du Hezbollah qui est visé, le parti a mis en garde qu’un tel acte d’accusation sera considéré comme une invasion US du Liban.
Le vice secrétaire général du Hezbollah, Sheikh Nim Qassem, a prévenu la semaine dernière que cibler le Hezbollah comme mouvement de résistance cela équivaut à viser le Liban et la région. Il a dit que les demandes de son parti se concentrent sur deux points - découvrir les faux témoins et ceux derrière eux; et accuser Israël d’avoir assassiné l’ancien premier ministre Hariri sur la base des données fournies par Sayyed Nasrallah.
D’un autre côté, le député Nawaf Moussawi du parti Loyauté à
la Résistance a également dit que d’éviter de poursuivre les faux témoins cela veut dire que « l’équipe d’enquêteurs soutenue par l’ONU sur l’assassinat d’Hariri a échoué au test d’intégrité et par conséquent cela prouve que l’enquête est politisée car elle favorise un camp par rapport à un autre ».
Le Hezbollah voit la fin de la crise en jugeant les faux témoins et en mettant fin au ciblage du parti.
Les jours qui viennent on ne doit pas s’attendre à une quelconque amélioration de la situation au Liban, car les acteurs ont adopté des positions montrant que la confrontation est passée au niveau suivant quelque soit sa nature.
Mohamed Shmaysani –

29/09/2010

Myriam Abraham traduction

Article en anglais
Assassinat d'Hariri: les empreintes du Mossad apparaissent

http://www.planetenonviolence.org/Jours-Difficiles-En-Vue-Pour-Le-Liban_a2286.html


11 Berri « Les faux témoins sont recrutés par des états ».

Le chef du parlement libanais Nabih Berri a exigé l’ouverture le plus vite possible d’une enquête avec les faux témoins, révélant qu’ils sont désormais recrutés par des états et non plus par des individus.
S’exprimant pour le quotidien libanais AsSafir, Berri a indiqué que le dossier des faux témoins permet d’ouvrir de nouveaux horizons dans l’enquête sur l’assassinat de l’ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri.
Toujours selon le chef du parlement, le fait de châtier les faux témoins ne vise pas à prendre une revanche politique ou personnelle, mais à fortifier la sécurité du Liban et à empêcher la déformation de la vérité.
D’après le journal libanais, Berri est particulièrement hanté ces jours-ci par la crainte de l’éclatement d’une zizanie au pays, et s’efforce de préserver les ponts entre les différents antagonistes libanais.
Disant être à la même distance des forces 14 mars et du 8 mars, sans reculer de sa position de soutien à la résistance, Berri a affirmé œuvrer en fonction des dernières déclarations du Premier ministre Saad Hariri dans lesquels il reconnaît l’existence de faux témoins qui ont sapé les relations entre Damas et Beyrouth, et tente d’élargir la surface du terrain en commun entre eux.
Berri a également révélé pour la première fois avoir rejeté une demande de l’ambassadeur de France au Liban Denis Pietton d’informer le secrétaire général du Hezbollah Sayed Hassan Nasrallah que
la France ne changera pas de position à son encontre, quand bien le TSL l’accuse ; Signalant avoir été choqué par ses propos, qui lui ont prouvé une fois de plus que le Tribunal international était bel et bien politisé.

29/09/2010

http://www.almanar.com.lb


12 Criminologue: Mehlis et Lehmann, deux falsificateurs ayant fourvoyé l’enquête.  

L'ex-commissaire allemand chargé d'enquêter par les Nations Unis de l'assassinat de l'ex-Premier ministre libanais Rafic Hariri, Detlev Mehlis, et son assistant Gerhard Lehmann, sont deux falsificateurs ayant fourvoyé l’enquête, c’est ce qu’a révélé un rapport rédigé par le criminologue allemand, Yorgen Cain Kylbel.  
Selon le rapport traduit en langue arabe par le quotidien libanais, Al-Akhbar, le criminologue affirme que ces deux hommes se sont fondés, dans leurs accusations, sur des dépositions de faux témoins, ayant été achetés.
Mehlis, le renard et le falsificateur :

Le criminologue allemand a notamment cité, quand Mehlis a recommandé, fin aout 2005, de détenir pour une durée indéterminée, quatre officiers libanais, et pointer du doigt des responsables syriens dans ce meurtre. Il poursuit que Mehlis s’est basé dans ses accusations sur  les dépositions des faux témoins-rois : Zouheir as-Siddik, Houssam Houssam et Ibrahim Jarjoura.  
Lehmann : James Bond

Yorgen Cain Kylbel, a en outre évoqué la transaction que Gerhard Lehmann, avait proposée à l'ancien directeur général des Forces de sécurité intérieures (FSI), Jamil Sayed.  
Lehmann, avait suggéré à Sayed, en présence d’un responsable sécuritaire à l’ambassade d’Allemagne, présenté sous le nom de « E. Stephan », de nommer une personnalité syrienne pour l'accuser d'implication dans l'attentat, en échange de sa libération.   
Il a notamment demandé au général Sayed de transférer un message verbal au président syrien Bachar al-Assad, selon lequel
la Syrie doit accuser une grande personnalité syrienne d’avoir commis cet attentat à l’insu du régime syrien.     
Une proposition refusée par le général Sayed, qui a réclamé des preuves sur l’inculpation de
la Syrie dans cet attentat.  
Cette offre lui avait été proposée une deuxième fois en présence du duo Mehlis et Lehmann.   
Le criminologue a en outre pointé du doigt l’administration américaine, avant de conclure que « l’enquête a été falsifiée ». « Raison pour laquelle, il faut blâmer Mehlis », soulignant que « l’Allemagne est indirectement responsable du conflit au Liban ».

02/10/2010

 http://www.almanar.com.lb


13 Le TSL devra poursuivre la mission qui lui est assignée même si cela brûlera le Liban.
George Bush et Jacques Chirac étaient persuadés que l’application de la résolution 1559 devait d’abord passé par des préalables : une agression de grande ampleur faisant plusieurs morts et blessés, plusieurs centaines de familles déplacées et détruisant systématiquement les infrastructures et les tissus d’activités ; cette agression devait ainsi provoquer un soulèvement populaire contre
la Résistance, l’accusant de tous les maux, puis une mise en application de la résolution 1559 qui consiste à confisquer l’arme résistante.
En juillet-août 2006, le contraire s’était passé : le Peuple, non seulement était resté uni autour de
la Résistance et ce, malgré ses grandes souffrances, mais également avait montré une solidarité envers les familles déplacées.

Par ailleurs, la Syrie avait sans hésitation soutenu la Résistance et ouvert ses frontières aux aides.
Le pari sur l’agression avait ainsi complètement échoué.

L’impérialisme et son protégé, l’entité sioniste, devaient donc revoir leur copie.
Sans aucune hésitation, George Bush avait adopté l’idée d’un tribunal spéciale pour le Liban émise par Jacques Chirac,
avec le faux prétexte de rechercher les assassins de Rafiq Hariri, alors qu’en réalité cette instance était la deuxième carte qui devait être joué.
Cette fois-ci l’objectif recherché était d’accuser
la Syrie et quatre généraux, cette accusation devant semer la discorde, non seulement au Liban, mais également en Syrie, pour aboutir finalement à des affrontements sans limite provoquant ainsi l’affaiblissement de la Résistance engagée dans ces luttes internes.
Ainsi, Il ne restait plus qu’à attendre
le moment opportun pour intervenir en vue de liquider physiquement la Résistance ou tout au moins de la priver de ses armes en imposant l’application de la résolution 1559.
Ce second pari avait également échoué : la Syrie et les quatre généraux furent déclarés hors cause.
Parenthèse qui mérite d’être mise en exergue :
la Syrie mise hors cause par la bouche même de Saad Hariri.
Cependant, l’impérialisme et son protégé, déterminés à poursuivre leur objectif, devraient repositionner le TSL en ciblant cette fois-ci
directement la Résistance : l’accuser d’avoir assassiné Rafiq Hariri.
Cette accusation devra alors
provoquer une nouvelle guerre civile au Liban qui aura pour conséquence l’affaiblissement de la Résistance et sa liquidation.
Les propos de responsables de la coalition connue sous le nom de « 14 Mars », coalition au sein de laquelle ou trouve unis les Hariri, les Geagea, les Sanioura et les Gemayel, venaient récemment confirmer la détermination américano-sioniste : le TSL devra poursuivre la mission qui lui est assignée même si cela brûlera le Liban.

30-10
http://libanresistance.blogspot.com:80/2010/09/le-tsl-devra-poursuivre-la-mission-qui.html



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

" Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19


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