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06/10/2010

n°145 - Dossier du Liban - 04-10 - : Début - : Liban-Israël : La guerre du pétrole aura-t-elle lieu?


n°145 - Dossier du Liban - 04-10 - : Début - : Liban-Israël : La guerre du pétrole aura-t-elle lieu?



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



dossiers du Liban n°145 du 04-10

C.De Broeder & M.Lemaire

 



Le " dossiers du liban" est  visible  sur mes blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis   :  no-war.over-blog.com

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire :

Tiré à part :

Soraya Hélou : Etranges coïncidences...  

1 Dossier & Point de vue

1-1 Le Monde Diplomatique dévoile la plus grande base israélienne d’espionnage.

1-2 Gilles Munier : Liban, nid d'espions israéliens.

1-3 Soraya Hélou : Entre la France et le Hezbollah, des contacts permanents.

2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

2-1 Ahmadinejad bientôt à Beyrouth

2-2 Les Palestiniens du Liban refusent l'accord Olmert-Bush.

Fin 

3  Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

3-1 Israël et le Liban se disputent … des hydrocarbures.

3-2 Paul Khalifeh : Liban-Israël : La guerre du pétrole aura-t-elle lieu?

3-3 Anne Ilcinkas Israël-Liban : du gaz dans la Méditerranée relance les tensions.

4 Déclaration - Discours

4-1 Sayed: "Nous sommes plus proches que jamais d'Al Qods".

4-2 Le président de la République Sleiman plaide pour que le Liban soit associé aux négociations sur la question des réfugiés. 



Tiré à part :

Tiré à part :

Soraya Hélou : Etranges coïncidences...

Ndlr : La publication de l'analyse ne signifie nullement que la rédaction partage totalement le point de vue de de l'auteur.

Sans vouloir entrer dans le jeu de la polémique interne, ni dans le cercle infernal des accusations et des contre-accusations, d’étranges coïncidences sont en train d’apparaître entre les déclarations de responsables israéliens et celles de membres du secrétariat général du 14 mars. Soit elles se complètent, soit elles sont pratiquement concordantes dans leur contenu et en tout cas elles vont dans le même sens.

Par exemple lorsque le chef d’état major israélien Gaby Ashkénazi a affirmé que l’acte d’accusation du TSL dans l’assassinat du Premier ministre Rafic Hariri accusera le Hezbollah et provoquera un séisme au Liban, le secrétariat général du 14 mars a multiplié les déclarations pour affirmer son attachement à la justice du TSL et pour faire la sourde oreille au sujet des informations d’Ashkénazi sur le contenu de l’acte d’accusation.

En même temps, le camp du 14 mars a commencé à accuser le Hezbollah et l’opposition en général de vouloir réaliser un coup d’Etat ou un renversement contre le pouvoir actuel, confirmant en quelque sorte le fameux séisme politique annoncé par le général israélien.
C’est un peu comme si les responsables israéliens tendent une perche que le secrétariat général du 14 mars s’empresse de saisir pour dénigrer le Hezbollah.

Les responsables israéliens annoncent des troubles et des figures du 14 mars montent d’un cran dans la polémique interne.

Même chose au sujet de la prochaine visite du président iranien Ahmadinajad à Beyrouth. Les responsables israéliens se sont déclarés inquiets de cette visite notamment dans son volet sudiste et ils l’ont fait savoir aux chancelleries occidentales et aussitôt, comme en écho, le secrétariat général du 14 mars a publié un communiqué pour affirmer que cette visite n’est pas la bienvenue. Certaines voix ont même commencé à accuser le président iranien de vouloir faire monter la tension au Sud et de prendre parti pour un camp interne contre l’autre, alors que l’ancien député Antoine Andraos est sorti de son silence  pour qualifier le président iranien d’« ennemi de deux tiers des Libanais ».

S’il est vrai que cette personnalité est connue pour ses excès verbaux, le contenu de ses propos va dans le même sens que celui du communiqué du 14 mars.

Pourtant, le président Ahmadinjad a déclaré à plusieurs reprises que son pays appuie le gouvernement le peuple et la résistance au Liban et qu’il est favorable à l’unité et à la stabilité internes.

C’est aussi lui qui a proposé d’aider le Liban sur le plan de l’électricité et sur celui de l’équipement de l’armée. Mais apparemment, ces considérations n’entrent pas en ligne de compte pour ces personnalités politiques, qui curieusement, ont les mêmes appréhensions que celles exprimées par les responsables israéliens.
Cela rappelle un peu les déclarations de certaines personnalités politiques pendant la guerre de 2006 et qui commençaient à réclamer le désarmement de la résistance alors que l’agression n’était pas terminée…

Cela rappelle aussi la position politique très courante dans certains milieux qui réclame le désarmement du Hezbollah « pour ne pas fournir de prétexte à une nouvelle agression israélienne…L’objectif se veut excellent : éviter une nouvelle guerre, mais en définitive, il sert les intérêts israéliens d’éliminer toute résistance.
A chaque étape importante, le même clivage réapparaît et fait écho, consciemment ou non, à des positions israéliennes…

Les coïncidences méritent d’être relevées et que chaque partie assume ses responsabilités. 

Dimanche 3 octobre 2010

Article publié sur Résistance islamique au Liban

http://www.palestine-solidarite.org:80/analyses.Soraya_Helou.031010.htm



1 Dossier & Point de vue

1-1 Le Monde Diplomatique dévoile la plus grande base israélienne d’espionnage.

Dans son numéro paru le mois de septembre, le mensuel français « Le Monde diplomatique » dévoile dans un article intitulé " Ici travaillent les espions israéliens" et signé par le journaliste néo-zélandais Nicky Hager l’existence d’une des plus grandes stations d’écoute de la planète .
Elle se situe aux abords du désert du Néguev, à environ deux kilomètres au nord de la colonie d’Ourim, voire à une trentaine de kilomètres de la prison de Beer-Sheva — où les passagers de la « flottille pour Gaza » furent brièvement détenus après l’assaut sanglant du 31 mai dernier —, en direction de la bande de Gaza.
Cette base, jamais dévoilée jusqu’ici, est constituée de lignes d’antennes satellites interceptant en secret appels téléphoniques, courriers électroniques et autres types de communications émis du Proche-Orient, d’Europe, d’Afrique et d’Asie.
Interceptant les communications téléphoniques et les échanges de données qui transitent par satellite au-dessus de la région, ainsi que sur certains câbles sous-marins en Méditerranée, cette station est pilotée par l’Unité 8200, une structure de renseignement peu connue, bien que dotée de moyens très importants.
Le périodique français cite une ancienne soldate qui a servi à la base, et qui a déclaré que de puissants ordinateurs sont « programmés pour détecter certains mots et chiffres » dans les conversations téléphoniques, des emails, et d’autres formes de communication .
Les données déchiffrées sont relayées pour traitement à une base de l’unité 8200 près d’Herzlia (au nord de « Tel-Aviv »), puis sont transmises au Mossad et aux unités de Tsahal .
L’ancienne soldate précise que son travail consistait à intercepter les appels téléphoniques et les emails en anglais et en français. « C’était un travail très intéressant, qui était axé sur la localisation et l’identification de « communications non routinières ».
Comme chacun peut le constater sur Internet, les images satellites de ce lieu ne sont pas brouillées. L’œil averti y distingue sans peine tous les éléments caractéristiques d’un poste de surveillance électronique. Un grand cercle dans les champs indique l’emplacement d’une antenne de recherche de direction (HF/DF), destinée à l’observation maritime .
La base d’Ourim fut établie il y a des décennies afin de surveiller les communications internationales transitant par le réseau satellitaire Intelsat, relais téléphonique majeur entre différents pays. Son activité s’étendit aux liaisons maritimes (Inmarsat), puis grossit rapidement(...)
Dans ce contexte, le quotidien Haaretz, a notamment cité une interception téléphonique entre l’ancien président égyptien Jamal Abdel Nasser et le roi jordanien Hussein Ben Talal, au premier jour de la guerre israélo-arabe en 1967.

Sources: Le Monde Diplomatique, AlManar, Haaretz, Yediot Ahranot

06/09/2010

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=153020&language=fr


1-2 Gilles Munier : Liban, nid d'espions israéliens.

L’infiltration de la société libanaise par le Mossad est aussi vieille que la création de l’Etat d’Israël. Mais, la volonté conjuguée des FSI (Forces de sécurité intérieure), des Renseignements militaires libanais et du Hezbollah, est entrain de changer la donne.

   La réputation de Beyrouth d’être l’un des grands centres mondiaux de l’espionnage n’est pas usurpée. Depuis 2009, l’arrestation de près de 150 agents recrutés par les trois services secrets israéliens a pulvérisé tous les records. Et ce n’est pas fini, malgré les tentatives d’étouffement visant dernièrement la branche renseignements des Forces de sécurité libanaises (FSI) qui a démantelé plusieurs réseaux israéliens.

   Lors de la création d’Israël et jusqu’à aujourd’hui dans les cercles sionistes extrémistes, il est toujours question d’un Israël du Nil à l’Euphrate. Mais, sait-on qu’au nord, l’Etat juif devrait comprendre le Liban et une partie de la Syrie jusqu’à Alep ? Pour David Ben Gourion, président-fondateur d’Israël, politicien pragmatique, une des priorités était de semer la discorde dans les pays arabes en excitant leurs minorités religieuses et ethniques et, au Liban, de s’emparer des sources du fleuve Litani. Son ami Reuven « Shiloah » Zoslanski, premier directeur du Mossad, avec qui il avait conçu le concept d’ « alliés périphériques », devait infiltrer les communautés maronite et druze et leur faire miroiter la constitution d’un Etat indépendant. Pendant quatorze ans, une espionne nommée Shulamit Cohen-Kishik, parvint, grâce à ses talents de péripatéticienne, à gangrener une partie de l’intelligentsia libanaise (cf. Appendice).

Le Mossad n’est pas invulnérable

   Dans les années 70, le maître espion David Kimche fut l’artisan de l’alliance israélienne avec des clans maronites qui facilita l’invasion du Liban en 1982. Eliezer Tsafrir, chef de station du Mossad à Beyrouth en 1983, après avoir sévi au Kurdistan irakien lors de la présidence des frères Aref, sait ce qu’infiltrer veut dire. Aujourd’hui en retraite, il estime qu’une opération comme l’assassinat à Damas, le 12 février 2008, de Imad Mughniyeh, chef de la sécurité du Hezbollah, a demandé des années de travail minutieux impliquant des dizaines de personnes ayant chacune un rôle précis et ignorant tout des autres intervenants. On peut en dire autant de l’assassinat du Premier ministre Rafic Hariri.

   On s’interroge encore pour savoir qui a livré les matériels d’écoute sophistiqués permettant aux FSI de traquer les réseaux israéliens. Selon Georges Malbrunot, du Figaro, leurs succès seraient dus aux systèmes d’interception et de localisation français et aux logiciels américains d’exploitation de données, fournis au général Ashraf Rifi, patron des FSI, pour démasquer les assassins de Hariri ! Pour Israël, tout le mal viendrait du FSB russe – ex-KGB - qui aurait mis à la disposition du Hezbollah des experts en télécommunication et le matériel sensible allant avec. Le sentiment d’invulnérabilité et la gloriole du Mossad ont fait le reste : après l’arrestation, en avril 2009, du général retraité Adib al-Alam, recruté en 1974, il suffisait aux FSI d’attendre que les Israéliens, un temps silencieux, reprennent contact avec leurs agents pour que des nids d’espions tombent un à un.

La gangrène

   Parmi les agents arrêtés, Adib al-Alam avait créé une agence fournissant des domestiques asiatiques qu’il débriefait après chaque intervention ; le colonel Shahid Toumiyeh livrait des documents militaires « top secret » ; le colonel Mansour Diab, directeur de l’Ecole des commandos de marine, exfiltrait les agents et réceptionnait les matériels envoyés par Israël ; Philopos Hanna Sader surveillait la maison du Président Michel Sleiman; enfin, le général Fayez Karam, ancien responsable de la lutte anti-terroriste et du contre-espionnage, se servait du général Michel Aoun pour approcher la direction du Hezbollah… Leurs interrogatoires donnent une idée des objectifs visés par Israël : les lieux de résidence des personnalités politiques libanaises, en particulier celui de Hassan Nasrallah, chef du Hezbollah, dans la clandestinité depuis la guerre de 2006 ; le repérage des sites de lancement de missiles ; les caches d’armes de la résistance ; l’aéroport de Beyrouth ; les service des passeports, des douanes ; les sociétés de télécommunication Alpha et Ogero ; et, bien sûr, les camps et les bureaux palestiniens … etc…  Lors de sa vidéo-conférence du 9 août 2010, Hassan Nasrallah a désigné un certain Ghassan al-Jid, recruté par le Mossad en 1990, comme un des protagonistes de l’assassinat de Rafic Hariri. L’agent israélien serait réfugié en France où on s’interroge sur le jeu de Nicolas Sarkozy, dont les services, quand il était ministre de l’Intérieur, ont aidé Zouheir Siddiq, faux témoin accusant le Président Bachar al-Assad d’avoir ordonné le meurtre de Rafic Hariri, à s’enfuir en lui remettant un faux passeport tchèque, alors que le Liban réclamait son extradition.

 Appendice : Shula, la Mata Hari du Proche-Orient

   A Beyrouth, entre 1947 et 1961, Shulamit Cohen, dite Shula, prostituée de luxe formée par le Mossad, a recruté de hautes personnalités libanaises et infiltré le parti chrétien Kataeb sans grandes difficultés. Démasquée par les services secrets syriens, condamnée à mort pour communication de secrets d’Etat à l’ennemi, elle a finalement été échangée contre des prisonniers arabes, après la guerre de juin 1967. En Israël, Shula est considérée comme une héroïne nationale.

   Juive originaire d’Argentine, Shula émigra en 1937 en Palestine, après un séjour en Irak où ses parents avaient tenté de faire fortune. Agée d’une vingtaine d’années, elle fut recrutée par un officier du service secret de la Haganah, le Shai, dont elle était tombée amoureuse. Le Mossad, en voie de création, lui apprit les ficelles du métier d’espionne, façon Mata Hari, l’art de séduire et de manipuler, et l’envoya en Grande-Bretagne apprendre l’anglais et les bonnes manières.

   Après son arrivée à Beyrouth en 1947, son mariage fut arrangé avec Joseph Kishik, un commerçant juif libanais, sa couverture pour débuter ses activités. Première victime de taille : Mahmoud Awad, plusieurs fois ministre, qu’elle recevait à son domicile. Le nombre de ses clients augmentant, elle se servit d’un directeur de casino pour rencontrer Camille Chamoun, président de la République, habitué du lieu… En 1956, Shula dirigeait un réseau de prostituées de luxe comprenant des jeunes filles mineures, et possédait plusieurs bordels où des caméras installées par le Mossad filmaient les ébats des clients importants.

   Point d’orgue de son ascension dans les milieux de la dolce vita libanaise, elle ouvrit le Rambo Pub, rue Hamra, artère centrale de Beyrouth, pour en faire le point de rencontre de ses agents et étendre ses activités de renseignement. C’est là qu’avec des passeurs libanais, elle organisa l’entrée en Israël de milliers de juifs irakiens fuyant les attentats « antisémites » perpétrés à Bagdad… par le Mossad.

   Le 3 décembre 2002, Shulamit Cohen-Kishik a reçu le Prix Menahem Begin pour avoir fourni à Israël des renseignements de grande valeur et aidé les juifs orientaux à s’installer en Palestine. Ses deux fils font parler d’eux : David Kishik, extrémiste mêlé à une affaire de fabrication de faux documents de propriété destinés à expulser des Palestiniens de leurs terres, et Yitzhak Levanon, représentant d'Israël aux Nations unies lors de l’opération « Plomb durci », contre Gaza et actuel ambassadeur au Caire où il se plaint de l’attitude des autorités envers les diplomates israéliens et la communauté juive égyptienne.

G. Munier/X.Jardez

* Article de Gilles Munier, paru dans Afrique Asie – octobre 2010

Samedi 2 octobre 2010

Source : France Irak
http://www.france-irak-actualite.com/...

http://www.france-irak-actualite.com/article-liban-nid-d-espions-israeliens-58129273.html


1-3 Soraya Hélou : Entre la France et le Hezbollah, des contacts permanents.
Il y a quelque chose de nouveau dans l’air…

L’information publiée dans le quotidien « Al Akhbar » sur une demande présentée par l’ambassadeur de France Denis Pietton pour rencontrer le secrétaire général du Hezbollah Sayed Hassan Nasrallah n’est pas passée inaperçue.

Certes, du côté de l’ambassade de France aussi bien que de celui du Hezbollah, on refuse de faire le moindre commentaire. Mais cette absence de démenti formel (ni d’ailleurs de confirmation claire) est en elle-même l’indice que l’information est plus qu’une simple rumeur. Il faut certes encore du temps pour qu’elle trouve son chemin jusqu’à Haret Hreik et pour que les positions se clarifient. Mais des sources proches de l’ambassade de France ont déclaré à certains médias que le principe d’une telle rencontre est acquis. La France a décidé depuis longtemps de s’ouvrir à toutes les parties libanaises et d’adopter une politique équilibrée entre toutes les composantes de cette société. C’est ainsi que depuis des années, la France a établi des liens avec tous les partis représentés au sein du Parlement, y compris avec le Hezbollah, qui possède un important bloc de députés. Les rencontres entre ces députés et les fonctionnaires de l’ambassade sont régulières.

Plus que cela, la France a organisé sur son territoire la conférence de dialogue inter-libanais à Saint Cloud et les représentants du Hezbollah à cette conférence, MM.Mohammed Fneiche et Nawaf Moussawi ont été officiellement invités à Paris et accueillis comme les autres participants par le ministre français des AE Bernard Kouchner. On raconte même que ce dernier aurait été impressionné, au cours des rencontres de Saint Cloud, par le calme, l’ouverture et la solidité du raisonnement des représentants du Hezbollah.
C’est dire que les autorités françaises ont établi un dialogue avec le Hezbollah depuis plusieurs années et il serait naturels qu’un jour, le niveau de ce dialogue passe par une rencontre entre l’ambassadeur et le secrétaire général du parti. D’autant que la France, à l’instar de l’Union européenne n’a jamais accepté de placer le Hezbollah sur la liste des organisations terroristes.
De son côté, le responsable des relations internationales du Hezbollah, Sayed Ammar Moussawi reflète en gros le climat. Dans un entretien avec le site « french.moqawama », il a précisé que les deux parties sont soucieuses de maintenir un contact régulier entre elles, même lorsque le climat est quelque peu brumeux. Cela ne signifie pas, selon Sayed Moussawi que les deux parties sont d’accord sur toutes les questions, mais il est utile de maintenir le contact. « Nous avons déclaré à maintes reprises, affirme Sayed Moussawi, que la France et l’Union européenne ne devraient pas coller leur politique à celle des Etats-Unis dans la région. La France et l’Union européenne peuvent mieux comprendre les subtilités de la région et être par conséquent plus efficaces. En n’ayant pas une politique propre, elles neutralisent leur rôle dans la région ». Sayed Moussawi fait remarquer à cet égard que la France et l’Union européenne sont ainsi absentes des négociations israélo-palestiniennes actuellement en cours. Le ministre français des AE Bernard Kouchner l’a lui-même déclaré : « Nous sommes absents, même de la photo », a-t-il lancé.
Le responsable des relations internationales du Hezbollah reconnaît que la France et l’Union européenne ont refusé de suivre les directives américaines et de placer le Hezbollah sur la liste des organisations terroristes, mais il ajoute qu’elles peuvent remplir un rôle plus important encore dans la région et au Liban. Il revient ainsi sur les récentes tentatives de modifier les règles de l’action au Sud et la position claire du Hezbollah selon laquelle toute tentative de ce genre ne peut être décidée unilatéralement mais doit faire l’objet d’une entente et obtenir l’accord de toutes les parties.
Sayed Moussawi rappelle qu’en plus de l’iftar donné par l’ambassadeur Pietton, auquel il a assisté, une rencontre a eu lieu ces derniers jours entre lui et le chargé d’affaires français. C’est dire que les contacts sont constants et ils sont publics et médiatisés, la France ayant dépassé le complexe du secret sur ses contacts avec le Hezbollah. Toutefois, le dossier du TSL reste un sujet de divergence entre les deux partis. Au début, a précisé Sayed Moussawi, la France avait fait du tribunal spécial pour le Liban, une affaire quasi personnelle. Aujourd’hui, cette position est plus nuancée et le président Nicolas Sarkozy a placé en tête de priorités la stabilité libanaise dans son derniers discours devant la conférence des ambassadeurs de son pays. Auparavant, les diplomates français avaient tâté le terrain sur la réaction du Hezbollah au cas où des éléments du parti seraient accusés de l’assassinat du Premier ministre martyr Rafic Hariri et notre réponse a été claire : une telle accusation est la voie la plus rapide vers la guerre civile. Nous sommes naturellement convaincus qu’il s’agit d’une tentative politique de s’en prendre à la résistance, en disant aux sunnites que des chiites ont tué leur leader. Cette accusation éventuelle est d’autant plus suspecte qu’elle intervient après des accusations similaires portées contre la Syrie qui se sont évaporées comme par miracle lorsque les relations entre la Syrie et la communauté internationale se sont améliorées…
Maintenant, c’est le tour du Hezbollah d’être visé et certaines voix s’élèvent pour dire qu’il faut prendre notre réaction à la légère et que nous cherchons simplement à faire peur. Ce n’est évidemment pas vrai. Pour nous, il ne s’agit pas d’assurer la stabilité aux dépens de la justice. Au contraire, nous voulons la justice, mais une justice « juste » et fondée sur des éléments concrets, non sur des considérations politiques. En ce qui nous concerne, nous demandons à la communauté internationale de cesser d’utiliser cette affaire et d’en faire une partie d’un vaste plan visant à affaiblir la résistance. Le Liban ne supporte pas que l’on joue avec ses équilibres confessionnels et avec sa fragile sécurité. Ceux qui se considèrent comme les amis du Liban doivent aider à désamorcer cette bombe à retardement… ».
A partir de ces constantes, toute rencontre devient possible et c’est aux deux parties, précise sayed Ammar Moussawi, de définir le niveau de leurs rencontres. Il rappelle aussi qu’il y a deux mois, l’ambassadeur de France s’est entretenu avec cheikh Naïm Kassem, « alors que chaque délégation française au Liban prévoit dans son emploi du temps libanais une rencontre avec des responsables du Hezbollah. De même que certains responsables, notamment du centre de documentation du parti sont invités à participer à des forums en France… ».
Une éventuelle rencontre entre l’ambassadeur Pietton et Sayed Nasrallah - si elle se vérifie- constituerait donc un développement tout à fait normal. Elle aurait surtout une valeur symbolique de la part de la France, d’autant qu’à peine l’écho publié dans la presse libanaise, de vives protestations lancées par les dirigeants israéliens et dans la presse israélienne (notamment le quotidien Yedioth Aharonot) ont commencé à se faire entendre. Si l’information se concrétise, cela signifierait que le climat général en Europe aurait changé et que l’Europe serait de moins en moins convaincue des positions israéliennes.

Soraya Hélou

17 septembre 2010

Article publié sur Résistance islamique au Liban

http://www.palestine-solidarite.org:80/analyses.Soraya_He...

 

 Comité Valmy

Source : Site du Hesbollah

http://www.comite-valmy.org:80/spip.php?article850



2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

2-1 Ahmadinejad bientôt à Beyrouth

Nb nb : Ndlr : La publication de l'article ne signifie nullement que la rédaction partage  l'analyse de l'auteur mais doit être vu comme information.

Il est clair et net que les israéliens doivent trépigner de rage et qu'ils aimeraient certainement régler son compte à Ahmadinejad tant qu'il est dans les parages. Tout comme il est clair que la venue du Président Iranien au Liban va aussi attiser encore davantage leur haine contre le pays du Cèdre.

 Trois équipes iraniennes de sécurité à Beyrouth pour préparer la visite d’Ahmadinejad

C'est en principe dans quinze jours exactement que le président iranien Mahmoud Ahmadinejad arrivera à Beyrouth pour une visite de deux jours. Selon l'agence al-Markaziya, cette visite qui commence le 13 octobre pose des problèmes aux autorités, qui craignent qu'elle ne soit interprétée comme un geste de défi et qu'elle ne déclenche une nouvelle guerre israélienne contre le Liban, alors que le président iranien, lui, ne rate pas une occasion d'exprimer sa hâte de venir à Beyrouth.
Selon l'agence, ce qui dérange le plus les autorités libanaises, c'est la volonté du président iranien de se rendre au Sud et de « lancer des pierres en direction d'Israël à partir de la porte de Fatima ».

Selon les informations rapportées par al-Markaziya, trois équipes de sécurité iraniennes sont déjà au Liban pour préparer cette visite et il semblerait que le président souhaiterait passer une nuit au Sud, dans un lieu qui n'a pas été précisé pour des raisons de sécurité. Il faut dire que son programme semble chargé, puisqu'il compte donner le coup d'envoi de l'ouverture d'un centre socio-médical iranien dans le village frontalier de Maroun el-Rass (qui a été le théâtre de violents combats pendant la guerre de 2006), avant de prononcer un discours à Bint Jbeil, dans le lieu même où Hassan Nasrallah, secrétaire général du Hezbollah, a prononcé « le discours de la victoire » en septembre 2006, devant un parterre de sympathisants et de partisans. Il devrait ensuite se rendre à la porte de Fatima et concrétiser par un jet de pierres son fameux slogan de « rayer Israël de la carte du monde ».

Toujours selon l'agence al-Markaziya, les autorités officielles craignent que cette visite et notamment son étape sudiste, ainsi que les positions en flèche du président iranien n'aient de graves conséquences sur la situation locale, d'autant que la facture des destructions de 2006 n'a pas encore été totalement payée et que l'étape actuelle est particulièrement délicate.

De plus, l'agence précise que la partie sudiste de la visite du président Ahmadinejad n'a pas un caractère officiel, puisque le chef de l'État iranien aura à ce moment-là une escorte du Hezbollah qui, précise al-Markaziya, déploie de multiples efforts pour que cette visite soit une réussite, alors que certaines personnalités auraient déjà fait savoir qu'elles comptent la boycotter sous différents prétextes. 
 Interrogée, l'ambassade d'Iran à Beyrouth a refusé de donner la moindre indication sur la date de la visite et son programme, se contentant de préciser qu'un communiqué officiel sera publié en temps voulu

Sources Lorient le Jour

Posté par Adriana Evangelizt

Mercredi 29 septembre 2010

http://palestine.over-blog.net/article-trois-equipes-iraniennes-de-securite-a-beyrouth-pour-preparer-la-visite-d-ahmadinejad-57945324.html


2-2 Les Palestiniens du Liban refusent l'accord Olmert-Bush.

L’ancien premier ministre israélien Ehud Olmert et l’ancien président américain George Bush auraient conclu un préaccord selon lequel les Etats-Unis recevraient quelque cent mille réfugiés palestiniens, à qui ils accorderaient la nationalité américaine, dans le cadre d’une solution finale, au Moyen-Orient.

C’est Olmert qui a dévoilé l’affaire, il y a quelques jours de cela, dans une conférence de presse. Cette déclaration a suscité un grand doute chez les Palestiniens du Liban.

A noter qu’à l’époque, Olmert avait proposé à Abbas, président de l’autorité de Ramallah, une affaire d’encouragement, en acceptant le retour à leur patrie d’une vingtaine de milliers de réfugiés palestiniens, à condition qu’on ne parle plus de cette affaire, qu’on ferme définitivement ce dossier épineux des réfugiés palestiniens.

Ainsi, les Américains et les Sionistes voulaient définitivement fermer le dossier contre le retour de vingt mille personnes uniquement et le déplacement de cent mille autres vers les Etats-Unis. Ainsi, ils laissent incertain le destin de plus de cinq millions de Palestiniens.

Refus palestinien au Liban

Les Palestiniens du Liban ont refusé ces idées. Thabet Ali Howaïdi, directeur de l’Institution palestinienne du droit au retour, les refusent, car « Elles sont dangereuses. Elles ont été dévoilées au public au moment où il y a des négociations directes entre l’occupation israélienne et l’autorité palestinienne, au moment où Netanyahu pose pour condition de reconnaître "Israël" comme Etat purement juif. Cette condition ne signifie que la déportation du reste des Palestiniens des territoires occupés en 1948 et l’impossibilité de plus de six millions de réfugiés palestiniens de retourner à leur patrie ».

Il a demandé à Mahmoud Abbas de confirmer qu’il n’avait pas accepté de telles propositions. Il y a un doute qui règne sur l’affaire, à cause des antécédents d’Abbas. Par exemple, en 1995, il a parlé du droit au retour des réfugiés palestiniens dans les territoires de l’autorité palestinienne, et non  dans leur patrie de laquelle ils avaient été chassés durant la Nakba (la catastrophe de 1948).

Celui qui participe à effacer le droit au retour ne fait que servir le projet américano-sioniste dans notre région. Le retour reste un droit intouchable ; personne ne possède le moindre droit d’en faire concession, croit-il.

Ils veulent se débarrasser une fois pour toute de ce dossier, c’est un service fait gratuitement à l’occupation israélienne, dit le réfugié palestinien du Liban Maher Bas à l’envoyé de notre Centre Palestinien d’Information (CPI).

De son côté, Mohammed Kamel, du camp de réfugiés palestiniens d’Aïn Al-Hilwa, le plus grand camp du Liban, préfère vivre dans le camp, malgré tous les problèmes, tous les manques. Il ne veut aller vivre aux Etats-Unis. « Comment pourront-ils être justes avec nous, eux qui travaillent pour nous chasser de notre terre au profit des Sionistes usurpateurs ? », se demande-t-il.

Pour sa part, Ali Hamid ne pense qu’à une route, celle qui mène du camp de réfugiés palestiniens d’Ar-Rachidiya, où il vit, au village de Safouriya, à Al-Nassira, sa patrie d’où sa famille avait été déportée. « Je n’en accepterais jamais une autre », conclut-il.

Le Centre Palestinien d'Information

Mercredi 29 septembre 2010

CPI

http://www.palestine-info.cc/...

http://www.palestine-solidarite.org:80/rapport.CPI.290910.htm 


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