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09/10/2010

n°500 - Journal d'Irak - 08/09 au 08/10 - : Début - : - Les Forces américaines «non-combattantes» attaquent.


n°500 - Journal d'Irak -  08/09  au 08/10 - : Début - : -  Les Forces américaines «non-combattantes» attaquent.


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance.

Les médias occidentaux dans leur large majorité ont de tout temps accepté les versions des armées occupantes et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!



Journal d'Irak

n°500                 du 08/09                  au 08/10/10

C.De Broeder & M.Lemaire



Le " Journal d’Irak  " est visible  sur ...

a) sur mes  blog :  http://www.dhblogs.be/categories/International.html

                              http://www.lalibreblogs.be/categories/International.html

b) sur le site http://turkmenfriendship.blogspot.com/2007/10/journal-dir...

c) sur le site de Eva Resis  :  no-war.over-blog.com

d) Et Sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire :

Tiré à part :

Les GI’s font toujours feu !!!

Fin des missions … de combats ?

Dommages Collatéraux... le Pentagone prolonge

Les forces américaines et irakiennes ont lancé hier une opération militaire contre el-Qaëda à Falloujah,

Un soldat US accusé de meurtre en Irak

Paroles & action du président...

 Annonce le 31août par le président Barack Obama de «la fin des missions de combats» de son armée.

Lutte pour la libération du territoire

La résistance contre l'agresseur

Résistance :

1 Analyse

2 Occupation de l'Irak

3 Politique

1) collaborateurs Irakiens

2) occupants 

Fin

4 Libération du territoire

Détails.

L'Irak en chiffre. 

5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

5-1 La Cour suprême américaine se penche sur la liberté d'expression

5-2 Plus de journalistes tués en Irak en 2010 qu'en 2009.

5-3 Irak: la résilience, nouveau credo contre le stress du soldat.

a) Gagner la guerre ne sert à rien si vous perdez votre famille".

b) la résilience, nouveau credo US contre le stress du soldat.

6 Les brèves

6-1 « La fin des missions de combat en Irak ? »,

6-2 Les Forces américaines «non-combattantes» attaquent.

6-3 Nouveau crime de guerre à Fallujah.

6-4 Les brèves de Gilles Munier & Xavière Jardez



Tiré à part :

L’addition salée de la guerre en Irak

La guerre en Irak aura coûté 747,6 milliards d’USD d’ici la fin 2010. Et c’est sans parler de l’Afghanistan...

Catherine Mommaerts

 01-09

L'armée américaine a achevé le 31 août sa mission de combat en Irak et se concentre désormais sur la formation des forces irakiennes. Mais elle peut toujours être amenée à combattre si elle est attaquée ou si les forces irakiennes sollicitent son aide.

http://www.leparisien.fr/flash-actualite-monde/violences-en-irak-18-morts-dont-7-civils-tues-dans-une-operation-militaire-15-09-2010-1069286.php15

http://www.lorientlejour.com/

 

Les GI’s font toujours feu !!!

Une récente offensive militaire à Fallouja, qui a fait neuf morts, met en relief la participation de soldats US à des opérations de combat, contredisant les annonces de retrait d’Obama.

Les forces américaines ont pris part mercredi à l’aube aux côtés des forces irakiennes à une opération militaire dans un lieu hautement symbolique, Fallouja, fief de l’insurrection à 60 km à l’ouest de Bagdad. Selon le journal irakien Az-Zaman daté de jeudi, cette opération, appuyée par des hélicoptères de l’US Air Force, visait trois maisons situées dans le quartier de Joubaïl. Les trois maisons étaient supposées servir de refuge à un important chef d’al-Qaida dont l’identité n’a pas été révélée.

Bilan de cette opération, neuf morts dont trois frères âgés de douze, treize et quatorze ans, deux femmes et un ancien colonel de l’armée de Saddam Hussein.

Deux militaires irakiens ont également été tués. Mais aucune trace de l’éventuel chef d’al-Qaida !

«un acte de provocation contre la population ».

Cette action militaire a suscité la colère des autorités et de la population de la ville. Un officier de police, cité par Az-Zaman, a affirmé que les forces de police de Fallouja n’ont pas été informées de cette attaque militaire et qu’elles ont été mises à l’écart : il leur a été « interdit d’approcher du théâtre des opérations », a-t-il assuré. Cette intervention brutale est « un acte de provocation contre la population de Fallouja et les forces de sécurité responsables de la ville », a estimé le conseil municipal de la cité. « Nous demandons une enquête sur ce crime et demandons aux personnes responsables de cette force et au gouvernement de présenter des excuses aux familles des victimes », a-t-il ajouté.

Embarrassé, un porte-parole de l’armée américaine, le commandant Bryan Woods, a indiqué qu’une enquête allait être ouverte.

17 Septembre

http://www.humanite.fr/16_09_2010-irak-les-gis-font-toujo...

 

Les GI’s font toujours feu !!! (2)
16-09

Dans l'ancien bastion de la résistance Fallouja, une opération militaire irako-américaine contre un dirigeant d'Al-Qaïda s'est soldée par la mort d’au moins 8 civils et de deux militaires irakiens, selon un bilan de la police provinciale.
La ville de Fallouja a présenté cette "opération brutale" comme "un acte de provocation contre la population de Fallouja et les forces de sécurité responsables de la ville".
"Nous demandons une
enquête sur ce crime et demandons aux personnes responsables de cette force et au gouvernement de présenter des excuses aux familles des victimes", selon un communiqué lu aux journalistes par Ahmed Doulaïmi, membre du conseil municipal.
L'opération a été menée à l'aube dans le quartier de Joubaïl (centre) par une force mixte provenant de Bagdad, selon le général Baha Hussein al-Karkhi, chef de la police de la province d'Al-Anbar, dont dépend Fallouja.
Le général Fayçal al-Issawi, directeur de la police de Fallouja, a affirmé de son côté que huit civils avaient été tués, parmi lesquels deux femmes, deux enfants, un ex-colonel de l'armée de Saddam Hussein et trois de ses cousins.
Il a affirmé que les dépouilles des quatre hommes avaient été emportées par les forces américaines. Un hôpital de Fallouja a indiqué avoir reçu les corps de quatre civils.
Trois jours de deuil ont été décrétés à Fallouja…

http://www.leparisien.fr/flash-actualite-monde/violences-en-irak-18-morts-dont-7-civils-tues-dans-une-operation-militaire-15-09-2010-1069286.php15

 

Fin des missions … de combats ?

La récente offensive militaire à Fallouja, qui a fait neuf morts, met en relief la participation de soldats US à des opérations de combat, contredisant les annonces de retrait d’Obama.

Cette offensive militaire à laquelle a pris part l’armée américaine est survenue deux semaines après l’annonce le 31 août par le président Barack Obama de « la fin des missions de combats » de son armée. Bien plus, il avait déclaré: « Maintenant, il est temps de tourner la page », ajoutant que « le peuple irakien avait désormais la responsabilité première de la sécurité de son pays. » « Nous avons retiré près de 100000 soldats américains d’Irak. Nous avons fermé des centaines de bases ou les avons transférées aux Irakiens », concluait-il. Les effectifs américains en Irak ont donc été ramenés à moins de 50000 hommes avec pour mission principale de former l’armée irakienne. Ce n’est visiblement pas le cas. Et rien ne permet, au regard de la persistance d’une violence émanant des groupes de résistance djihadistes, de penser que les forces américaines ne vont pas être appelées à participer à d’autres opérations du même genre contre le «terrorisme». D’autant que, selon le chef d’état major de l’armée irakienne, le général Babaker Zebari, l’armée irakienne, certes forte de 220000 hommes auxquels s’ajoutent 400000 policiers, ne serait prête à assurer la sécurité intérieure du pays qu’en 2020! De plus ils sont nombreux ceux qui, en Irak et ailleurs, ont fait montre de réserves quant aux capacités conventionnelles de l’armée irakienne à l’horizon 2012, année où théoriquement le dernier soldat américain aura quitté le sol irakien.

Par conséquent, il est permis de penser que Washington va se saisir de ce prétexte pour ne pas retirer totalement ses forces.

17 Septembre

http://www.humanite.fr/16_09_2010-irak-les-gis-font-toujo...

08 /09

Extrait

Il y a longtemps que Ben Laden est à six pieds sous terre, d'ailleurs s'il n'était pas mort ou sur le point de trépasser le 11 septembre, les attentats du WTC n'auraient pas eu lieu en son nom.

C'est une certitude. Al Qaida est morte, selon Alain Chouet, ex-patron de la DGSE et sans doute qu'il est loin de dire tout ce qu'il sait.

BOUM !

http://palestine.over-blog.net



Dommages Collatéraux... le Pentagone prolonge

16-09

Les forces américaines et irakiennes ont lancé hier une opération militaire contre el-Qaëda à Falloujah,
à l'ouest de Bagdad, qui s'est soldée par la mort de sept civils et de deux militaires irakiens, selon un bilan de la police provinciale.

Un porte-parole de l'armée américaine, le commandant Rob Phillips, a
expliqué que cette opération était dirigée par les Irakiens et visait à capturer « un haut responsable d'el-Qaëda (…) en Irak accusé d'avoir commis d'importants attentats dans toute la région ». Il n'a pas été en mesurede dire si cet homme avait été arrêté…
La ville de Falloujah a vivement réagi à cette opération « brutale », la décrivant comme « un acte de provocation contre la population et les forces de sécurité responsables de la municipalité ». « Nous demandons une enquête sur ce crime et demandons aux personnes responsables de cette force et au gouvernement de présenter des excuses aux familles des victimes », selon un communiqué lu aux journalistes par Ahmad Doulaïmi, membre du conseil municipal.
Trois jours de deuil ont été décrétés à Falloujah, une ville qui avait été le théâtre en 2004 de deux offensives majeures de l'armée américaine.

http://www.lorientlejour.com/

 

Un soldat US accusé de meurtre en Irak

Un soldat américain soupçonné d'avoir abattu la semaine dernière deux de ses camarades en Irak a été placé en détention provisoire, a annoncé hier l'armée américaine dans un communiqué.
"Le soldat Neftaly Platero est en détention provisoire, en lien avec (...) le meurtre de deux militaires le 23 septembre en Irak", indique le communiqué. Le soldat Platero est aussi soupçonné d'avoir blessé un troisième militaire dans cette fusillade, selon ce communiqué qui ne précise pas où a eu lieu cette fusillade.

AFP
28/09/2010 |



Paroles & action du président...

 Annonce le 31août par le président Barack Obama de «la fin des missions de combats» de son armée.

Bien plus, il avait déclaré: « Maintenant, il est temps de tourner la page », ajoutant que « le peuple irakien avait désormais la responsabilité première de la sécurité de son pays. » « Nous avons retiré près de 100000 soldats américains d’Irak. Nous avons fermé des centaines de bases ou les avons transférées aux Irakiens », concluait-il.

Les effectifs américains en Irak ont donc été ramenés à moins de 50000 hommes avec pour mission principale de former l’armée irakienne. Ce n’est visiblement pas le cas. Et rien ne permet, au regard de la persistance d’une violence émanant des groupes de résistance djihadistes, de penser que les forces américaines ne vont pas être appelées à participer à d’autres opérations du même genre contre le «terrorisme».

17 Septembre

http://www.humanite.fr/16_09_2010-irak-les-gis-font-toujo...


 


L'Irak en chiffre: du 08-09 au 08-10-10



 

 

 

Tués

Blessés

 

 

 

 

 

Peuple irakien

37 + x

129 + x

 

 

 

 

 

Usboys/Autres boys + miliciens

1

2+ X

 

 

 

 

 

Policiers, armée et collaborateurs & miliciens

20

32

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



La résistance contre l'agresseur

1) Politique

a) Des collaborateurs Irakiens

2 Confection d'un gouvernement fantoche

Législatives

Une crise politique qui perdure.

Depuis les élections législatives de mars dernier, remportées par la liste dite laïque de l’ancien premier ministre Iyad Allaoui (91 sièges sur 325), laquelle avait devancé les listes politico-religieuses chiites – l’Alliance pour État de droit (89 sièges) du premier ministre sortant Nouri al Maliki et de l’Alliance nationale irakienne (ANI, 57 sièges) –, le pays n’a pas réussi à se doter d’un gouvernement. Constitutionnellement, c’est à la formation arrivée en tête – celle dirigée par Iyad Allaoui– de former le gouvernement. Allaoui s’est même dit prêt à diriger un gouvernement d’union nationale avec les partis chiite et kurde.

Ce que refuse Nouri al Maliki qui rêve de se succéder à lui-même au poste de premier ministre s’il parvenait à avoir l’appui de ses alliés de l’ANI et des Kurdes.

17 Septembre

http://www.humanite.fr/16_09_2010-irak-les-gis-font-toujo...

 

L'Alliance nationale soutient Maliki comme premier ministre.

L'Alliance nationale, une coalition des partis chiites, a choisi le premier ministre sortant, Nouri al-Maliki, pour candidat afin de former le prochain gouvernement, a annoncé vendredi 1er octobre le député Falah Fayadh, lors d'une conférence de presse. Ce choix pourrait permettre à l'Irak de sortir d'une longue crise politique liée à l'incapacité des partis politiques à trouver un accord en vue d'une coalition de gouvernement et à se mettre d'accord sur le nom du prochain premier ministre.

Les législatives du 7 mars, les deuxièmes depuis la chute de l'ancien président, Saddam Hussein, à la suite de l'invasion par une coalition emmenée par les Etats-Unis en 2003, n'ont donné à aucun parti la capacité de gouverner seul. L'Alliance nationale (AN) regroupe l'Alliance de l'Etat de droit (AED - chiite), liste conduite par Nouri Al-Maliki, et l'Alliance nationale irakienne (ANI), un regroupement de partis religieux chiites. Avec 89 sièges sur 325, l'AED est arrivée deuxième des élections du 7 mars dernier, derrière le Bloc irakien (91 sièges), une liste conduite par l'ancien premier ministre Iyad Allawi et soutenue par de nombreux sunnites. L'ANI s'est classée en troisième position avec 70 sièges.

Le choix annoncé vendredi implique que M. Maliki dispose désormais du soutien de 132 députés, car certaines formations de l'ANI comptant 27 élus – le Conseil suprême islamique en Irak et Fadhila – n'ont pas participé aux négociations. L'Alliance nationale a négocié pendant de nombreux mois le nom de son candidat pour le poste de premier ministre. L'ANI privilégiait jusqu'alors le vice-président Adel Abdel Mehdi.

La crise politique a été citée comme une des causes de la persistance des violences en Irak, où l'armée américaine a achevé le 31 août sa mission de combat. Elle a également mis un coup de frein à la reconstruction du pays et laissé de côté des dossiers importants, comme la loi sur les hydrocarbures, censée réguler la distribution du pétrole. L'Irak a égalé vendredi le triste record du pays ayant échoué pendant la plus longue période (208 jours) à former un gouvernement à l'issue d'élections, selon le professeur Christopher J. Anderson, directeur de l'Institut d'études européennes, à l'université américaine de Cornell. Le précédent record avait été établi par les par les Pays-Bas en 1977.

LEMONDE.FR avec AFP

 | 01.10.10 |
http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2010/10/01/irak-le-principal-bloc-chiite-soutient-maliki-comme-premier-ministre_1419162_3218.html

 

Les Kurdes se disent proches d'un accord avec Maliki.

Les députés kurdes sont proches d'un accord avec le Premier ministre Nouri al Maliki pour permettre à ce dernier de former un cabinet majoritaire, mais l'Irak ne devrait pas disposer d'un nouveau gouvernement avant la fin de l'année, a déclaré mercredi le principal négociateur kurde.

Les dirigeants politiques irakiens ne sont toujours pas parvenus à s'entendre sur la formation d'un nouveau gouvernement depuis les élections législatives du 7 mars dernier, les crispations confessionnelles s'ajoutant à des querelles de personnes, notamment autour de Nouri al Maliki.

Vice-Premier ministre, Ross Nouri Chaouis a déclaré que les négociateurs kurdes avaient rencontré à deux reprises le chef du gouvernement sortant et que ce dernier, qui vient d'obtenir le soutien des plus importantes formations chiites du pays, avait donné son accord verbal à plusieurs de leurs requêtes.

"Nous avons examiné en détail les exigences kurdes (...) et nous avons relevé que nos points de vue étaient très proches", a déclaré le responsable kurde à Reuters.

"Je puis dire que nous sommes à 90% d'accord les uns avec les autres", a-t-il ajouté. "Mais il s'agissait de discussions orales. Désormais et avant de donner l'accord définitif des blocs kurdes, ces pourparlers doivent être couchés sur papier, il s'agit de les transformer en garanties écrites."

DIVERGENCES PERSISTANTES

Coalition rassemblant les principales formations chiites, l'Alliance nationale a désigné la semaine dernière Nouri al Maliki comme son candidat au poste de Premier ministre.

Outre son propre parti, Etat de droit, qui figure au sein de cette Alliance nationale, Nouri al Maliki a obtenu le soutien décisif de la faction dirigée par l'imam radical anti-américain Moktada Sadr.

Ce dernier s'opposait auparavant à un second mandat du Premier ministre sortant en raison de sa décision d'envoyer l'armée mater l'Armée du Mahdi, la milice de Sadr, en 2008.

Avec les 89 sièges d'Etat de droit et les 39 des alliés de Moktada Sadr, Nouri al Maliki serait encore loin de la majorité de 163 sièges au parlement, qui compte 325 députés.

L'appoint pourrait être fourni par les Kurdes, qui occupent 56 sièges.

Outre l'accord écrit à formuler avec les Kurdes, Nouri al Maliki doit encore apaiser certaines divergences persistantes au sein de sa propre Alliance nationale mais aussi avec d'autres formations rivales.

Prié de dire si l'Irak serait doté d'un nouveau gouvernement d'ici la fin de l'année, Ross Nouri Chaouis a répondu: "Je ne le pense pas."

LES KURDES POUR UN ACCORD AVEC ALLAOUI

Les Kurdes qui disposent d'une région semi-autonome dans le nord du pays ont eu des différends avec Maliki lors de son premier mandat.

Les exportations de pétrole en provenance du Kurdistan sont ainsi suspendues depuis 2009 en raison d'un contentieux entre les autorités kurdes et le gouvernement de Bagdad. Ce dernier juge illégaux des contrats de développement de gisements pétroliers signés par le Kurdistan avec des compagnies étrangères.

Dans le cadre des négociations avec Maliki, les Kurdes réclament de pouvoir conclure eux-mêmes des contrats d'exploitation des gisements pétroliers.

Ils revendiquent également le contrôle de Kirkouk, située au coeur de la zone de production pétrolière dans le nord de l'Irak, et d'autres territoires.

Les Kurdes prônent aussi la formation d'un gouvernement large qui comprendrait notamment Irakia. Cette coalition multiconfessionnelle dirigée par l'ancien Premier ministre Iyad Allaoui est arrivée en tête des élections avec 91 sièges. Or, elle exclut de participer à un gouvernement dirigé par Maliki.

"Si (Irakia) insiste sur des exigences que les autres formations ne peuvent accepter et que nous nous retrouvons dans une impasse, alors nous n'aurons d'autre choix que de former un gouvernement majoritaire", a cependant prévenu Chaouis.

Allaoui a mis en garde contre toute reprise des violences confessionnelles entre chiites et sunnites, représentés au sein d'Irakia, si sa coalition est exclue du prochain gouvernement.

http://www.lexpress.fr/actualites/2/les-kurdes-se-disent-proches-d-un-accord-avec-maliki-en-irak_925685.html

 

Le vainqueur des législatives exclut de travailler avec Maliki.

Le vainqueur des législatives irakiennes et prétendant au poste de Premier ministre, Iyad Allawi, a exclu toute participation à un gouvernement mené par son rival Nouri al-Maliki, amenuisant les espoirs de voir la crise politique se régler, a indiqué sa formation.

Le vainqueur des législatives irakiennes et prétendant au poste de Premier ministre, Iyad Allawi, a exclu toute participation à un gouvernement mené par son rival Nouri al-Maliki, amenuisant les espoirs de voir la crise politique se régler, a indiqué sa formation.
"Le Bloc irakien pense que le type actuel de gouvernement dirigé par Maliki ne peut se reproduire, par conséquent le Bloc irakien ne prendra pas part à un gouvernement dont (Maliki) serait le chef", a affirmé le bloc de M. Allawi dans un communiqué diffusé tard vendredi soir. Lors des législatives du 7 mars, le Bloc irakien, alliance laïque soutenue par les sunnites et emmenée par l'ancien chef du gouvernement Iyad Allawi, est arrivé en tête, avec deux sièges d'avance sur l'Alliance de l'Etat de droit (AED) du Premier ministre sortant Nouri al-Maliki, un mouvement chiite. Malgré des mois de négociations et les multiples tentatives américaines de conciliation, aucun des deux n'est parvenu à forger une coalition. Mi-août, les deux rivaux ont rompu leurs négociations. L'AED a forgé avec les partis religieux chiites de l'Alliance nationale irakienne (ANI - 70 sièges) une alliance à laquelle il manque quatre sièges pour être majoritaire. Le Bloc irakien a indiqué dans son communiqué qu'il percevait cette union fraîchement constituée comme "une tentative désespérée de renforcer le sectarisme politique". Le blocage politique se prolonge alors que Washington a mis un terme à sa mission de combat en Irak le 31 août et craint que la vacance au pouvoir n'ouvre une brèche profitable aux extrémistes et à une déstabilisation du pays. (BAJ)

http://www.rtlinfo.be/info/monde/international/740371/irak-le-vainqueur-des-legislatives-exclut-de-travailler-avec-maliki

 

Enfin un gouvernement en Irak?

 01/10

L’Irak pourrait finalement sortir de sa longue crise politique: après des mois de négociations, le principal bloc chiite au Parlement a choisi d’appuyer le premier ministre sortant Nouri al-Maliki, ce qui pourrait lui permettre de former un gouvernement.

L’Alliance nationale ne dispose pas de la majorité parlementaire, mais son annonce a été interprétée comme un premier signe d’espoir, sept mois après des élections législatives qui n’ont fait aucun gagnant clair.

Les mois de négociations stériles entre les parties ont fait craindre le retour des violences ethniques en Irak.

Les États-Unis ont d’ailleurs affirmé être «encouragés» par cette annonce.

L’Alliance nationale est une coalition entre l’Alliance de l’État de droit, pilotée par Nouri al-Maliki, et l’ANI, un regroupement de partis religieux chiites qui appuyait la candidature du vice-président Abel Abdel Mehdi.

Nouri al-Maliki dispose maintenant de l’appui de 132 des 325 députés irakiens.

S'il dispose du plus vaste soutien au Parlement, M. Maliki n'est cependant pas assuré de former le prochain gouvernement, puisqu'il lui manque encore une trentaine de sièges pour être majoritaire.

Le prétendant au poste de premier ministre pourrait tenter d’incorporer à sa coalition le Bloc irakien.

Son dirigeant est l’ancien premier ministre Iyad Allawi, qui aspire lui-même à diriger le gouvernement irakien. Il est soutenu par de nombreux groupes sunnites.

Les négociations entre les deux hommes n'ont à ce stade rien donné et vendredi dernier, le Bloc irakien a réaffirmé qu'il ne prendrait pas part à un gouvernement dirigé par le sortant.

Certains généraux américains ont récemment estimé que l'incertitude politique avait favorisé la réapparition de milices, notamment dans le Sud, et nuisait aux efforts des forces de sécurité.

L'Irak a égalé vendredi le triste record du pays ayant échoué pendant la plus longue période (208 jours) à former un gouvernement à l'issue d'élections, selon le professeur Christopher J. Anderson, directeur de l'Institut d'études européennes, à l'université américaine de Cornell. Il a indiqué que ce record avait été établi par les Pays-Bas en 1977.

http://lcn.canoe.ca/lcn/infos/lemonde/archives/2010/10/20101001-195503.html

 


Les grandes manœuvres

17-09

Le ministre des Affaires étrangères Hoshyar Zebari, a considéré l’initiative de la Libye de demander au SG des Nations-Unies, l’ouverture d’une enquête autour de l’invasion de l’Irak, et d’introduire cette question à l’ordre du jour du sommet de la Ligue arabe, comme "une ingérence inacceptable dans les affaires intérieures irakiennes".(…)
Hoshyar Zebari a souligné dans une lettre officielle au président de l’Assemblée Générale de l’ONU, que "les mobiles de l’action libyenne sont politiques, et n’ont rien à voir avec le droit humanitaire international ou la défense des droits de l’Homme".(…) 
"La demande de
la Libye de mettre ce point à l’ordre du jour de la session actuelle de l’Assemblée Générale risque de faire échouer l’opération politique en Irak", a-t-il affirmé.
L’adoption de la demande libyenne s’oppose, selon le chef de diplomatie irakienne, à la légalité internationale, menace la sécurité de l’Irak, et affecte la stabilité de la région dans son ensemble.
Et de poursuivre : "nous souhaitons que ces dangers soient pris en compte, et que la demande libyenne soit rejetée".

http://www.gnet.tn/revue-de-presse-internationale/lirak-accuse-la-libye-dingerence-dans-ses-affaires/id-menu-957.html

17-09

Hoshyar Zebari s’est opposé à la demande de la Libye de poursuivre en justice les responsables de l’invasion et la destruction de l’Irak, et de demander à tous les pays étrangers de mettre un terme à leur présence militaire illégale sur les territoires irakiens.
A ses yeux,
la Libye aurait dû se concerter avec l’Irak, avant de formuler une telle demande. "La demande libyenne nous a choqués, car elle va encourager les ingérences extérieures dans les affaires intérieures de l’Irak, entraver les efforts de réconciliation nationale, et constituer un motif pour la poursuite de la violence et le retour aux conflits confessionnels".
L’ambassadeur libyen aux Nations-Unies avait envoyé, en juillet dernier, lors de la présidence libyenne de l’Assemblée Générale de l’ONU, une lettre à Ban Ki-Moon pour lui faire part de la demande de
la Jamahiriya au sujet de l’Irak.

http://www.gnet.tn/revue-de-presse-internationale/lirak-accuse-la-libye-dingerence-dans-ses-affaires/id-menu-957.html


L'Irak et la Syrie rétablissent leurs relations diplomatiques.

Une délégation irakienne avait rencontré le président syrien Bachar Al-Assad le 14 septembre dernier, une première depuis la rupture des relations diplomatiques l'an passé.

L'Irak et la Syrie ont décidé de rétablir des relations diplomatiques pleines et entières en renvoyant à leurs postes leurs ambassadeurs respectifs, a annoncé vendredi 24 septembre le ministre irakien des affaires étrangères Hoshyar Zebari.

"J'ai rencontré le ministre des affaires étrangères syrien pour l'informer que le gouvernement irakien a décidé de restaurer des relations diplomatiques complètes en envoyant à nouveau notre ambassadeur à Damas", a déclaré M. Zebari à l'AFP par téléphone depuis New York, où il se trouve pour l'Assemblée générale des Nations unies.

"Mon homologue syrien s'est réjoui de cette décision et a décidé d'envoyer à nouveau son ambassadeur à Bagdad dès que possible", a-t-il ajouté.

RELATIONS ROMPUES APRÈS UN ATTENTAT

L'Irak et la Syrie ont rappelé leurs ambassadeurs le 25 août 2009, en raison d'une crise diplomatique. Bagdad avait accusé Damas d'abriter les commanditaires des attentats du 19 août 2009, ce que Damas avait nié. Ce jour-là, deux kamikazes ont fait exploser leur camion piégé devant les ministères des affaires étrangères et des finances à Bagdad, tuant 95 personnes et blessant plus de 600 autres.

L'Irak exigeait l'extradition de deux dirigeants présumés de l'ex-parti Baas de l'ancien président irakien Saddam Hussein, Mohammad Younès Al-Ahmad, ancien gouverneur de Mossoul (nord) sous l'ancien régime, et Sattam Farhan. Les deux hommes avaient été mis en cause par le principal suspect des attentats arrêté en Irak qui, dans des "aveux" diffusés à la télévision, avait affirmé que les deux hommes étaient en Syrie.

Cette crise avait mis un coup d'arrêt à un long processus de rapprochement entre les deux pays qui avaient repris leurs relations diplomatiques officielles en novembre 2006. Celles-ci avaient été rompues en 1980, quand la Syrie et l'Irak étaient dirigées par des branches rivales du parti Baas.

LEMONDE.FR avec AFP

| 24.09.10 |

http://www.lemonde.fr/international/article/2010/09/24/l-irak-et-la-syrie-retablissent-leurs-relations-diplomatiques_1415802_3210.html


c) Sur le terrain

Quatre responsables d'Al-Qaïda s'évadent d'une prison en Irak.

Quatre hauts dirigeants d'Al-Qaïda se sont évadés d'un secteur ultrasécurisé surveillé par les forces américaines à l'intérieur d'une prison irakienne proche de l'aéroport de Bagdad, ont annoncé jeudi les forces irakiennes et américaines.

"Quatre responsables d'Al-Qaïda se sont évadés mercredi soir de la prison de Camp Cropper", a déclaré à l'AFP le général Qassem Atta, porte-parole du Commandement des opérations de Bagdad, en utilisant l'ancien nom de la prison officiellement appelée Karkh depuis que l'armée américaine en a transmis le contrôle aux Irakiens en juillet.

"Ils étaient sous surveillance américaine, pas sous celle des forces irakiennes", a-t-il ajouté, sans fournir l'identité des évadés.

L'armée américaine avait précisé en transférant cette prison qu'elle conservait "à la demande du gouvernement irakien" la surveillance de 200 prisonniers, parmi lesquels huit anciens hauts dirigeants de l'ancien régime, dont deux demi-frères du président déchu Saddam Hussein.

10/9

http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5iiP646MHqryW2pXlNJ0aIzjXYSKA



b) Les occupants 

2 Nations unies

Au moins 40 Irakiens expulsés d'Europe, selon le HCR.

Au moins 40 Irakiens n'ayant pu obtenir le droit d'asile en Europe ont été expulsés vers l'Irak malgré les craintes pour leur sécurité sur place, a annoncé mercredi le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR).

Parmi les expulsés, 27 viennent de Suède, neuf de Norvège, quatre des Pays-Bas et un nombre indéterminé du Royaume-Uni, a précisé Sybella Wilkes, porte-parole du HCR.

Cependant le HRC demande aux Etats de ne pas contraindre les Irakiens à regagner leur pays en raison de la poursuite d'attaques et de violations des droits de l'homme à Bagdad et dans les zones alentour.

Environ deux millions de personnes ont fui l'Irak après l'invasion du pays par une coalition dirigée par les Etats-Unis en 2003. La plupart vivent en Syrie et en Jordanie.

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20100922.F...


3 FMI

Le FMI débloque 741 millions de dollars de son prêt à l'Irak.

 Le Fonds monétaire international a annoncé vendredi qu'il débloquait une deuxième tranche d'un prêt accordé en février à l'Irak, pour un montant de 741 millions de dollars, et a salué les progrès du pays dans la modernisation de sa gestion des finances publiques.

La plus haute instance de décision du FMI, son conseil d'administration, a voté en faveur du déboursement de cette tranche, qui doit porter à 1,2 milliards de dollars les sommes versées, sur un total prévu de 3,7 milliards sur deux ans.

"L'Irak a poursuivi ses progrès pour reconstruire ses institutions économiques essentielles et maintenir la stabilité macroéconomique, dans des circonstances très difficiles", a souligné dans un communiqué le directeur général adjoint du Fonds, Naoyuki Shinohara.

"La modernisation du système de gestion des finances publiques irakiennes comprend de nouvelles améliorations dans la publication et le processus d'adoption du budget, et la création d'un compte unique du Trésor", a-t-il ajouté.

Le prêt à l'Irak venait succéder à un autre de 746 millions de dollars accordé en 2005, renouvelé en 2007. Auparavant, le FMI avait accordé en 2004 une aide "post-conflit" à un pays qui avait perdu l'année précédente une guerre contre les Etats-Unis et leurs alliés.

L'économie irakienne se relève peu à peu des dégâts causés par l'isolement du régime de Saddam Hussein avant cette guerre, par les hostilités en elles-mêmes, et par la violence qui les a suivie.

M. Shinohara a souligné la prudence du gouvernement, qui a dégagé un excédent budgétaire au premier semestre et qui, d'après lui, maintient des prévisions raisonnables de recettes tirées du pétrole, la principale ressource du pays.

(AFP / 01 octobre 2010 21h58)

http://www.romandie.com/infos/news2/101001195840.22byurj1.asp



3 Dans le monde

France

L’ambassade de France en Irak renforce ses effectifs

Diplomatie politico-commerciale. Les autorités françaises ont créé plusieurs nouveaux postes, auprès du dynamique ambassadeur Boris Boillon à Bagdad.
Un attaché de sécurité intérieure (ASI), venu de
la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), a été nommé, en charge de la coopération avec le ministère irakien de l’Intérieur. Un gendarme devrait être, quant à lui, affecté au sein de la future gendarmerie que le gouvernement irakien souhaite mettre sur pied. Enfin, un troisième fonctionnaire du ministère de l'Économie et des Finances va renforcer le Service économique auprès de l'ambassade.
La France veut se donner les moyens d'une présence plus active sur les bords du Tigre, au moment où de nombreux responsables irakiens souhaitent s'affranchir de la tutelle américaine.
Parallèlement, au moins deux hommes d'affaires français vont s'implanter au cours des semaines prochaines à Bagdad, en partenariat avec des Irakiens. Objectif, là encore : attirer les entreprises françaises sur le juteux marché de la reconstruction de l'ancienne Mésopotamie, et profiter du retrait - même relatif - des Américains d'Irak.

9 septembre

http://blog.lefigaro.fr/malbrunot/2010/09/lambassade-de-f...

 

Adel Abdel-Mahdi, candidat Premier ministre de la France en Irak.

   Depuis les élections législatives du 7 mars 2010, les 325 députés du Parlement irakien ne se sont réunis qu’une vingtaine de minutes. Malgré les voitures blindées et les gardes du corps mis à leur disposition, certains vivent à l’étranger, estimant que leur sécurité n’est pas suffisamment assurée en Irak. Mais, en fin de mois, ils n’oublient pas de vérifier si leur salaire mirifique a bien été versé ! Dans un pays où le salaire moyen est officiellement d’environ 320 euros, chaque parlementaire aura touché, au 31 octobre 2010, plus de 167 000 euros, sans compter les primes.

   En coulisse, les négociations se poursuivent pour désigner le futur Premier ministre. Ces dernières semaines, un accord tacite américano-iranien militait pour la reconduction de Nouri al-Maliki. Mais, Moqtada al-Sadr, grand manœuvrier, l’a fait capoter. Du moins, provisoirement.

Alliance contre-nature

   En juillet dernier, après s’être entretenu avec Moqtada à Damas, le pro-américain Iyad Allaoui a profité du mois de ramadan pour se rapprocher une nouvelle fois du Conseil suprême islamique d'Irak d’Ammar al-Hakim, organisation chiite liée quasi structurellement à l'Iran. Au Parlement, l'Alliance Nationale Irakienne (INA), composée des partisans d'Al-Hakim et du courant sadriste, compte 70 députés. En les additionnant aux 91 du bloc Iraqiya et aux élus kurdes - s'il s'entend avec Barzani et Talabani - Allaoui espère rebombir. Depuis la désignation de Adel Abdel-Mahdi al- Muntafiki candidat de l’INA au poste de Premier ministre, Iyad Allaoui se verrait bien Président de la République, un Kurde présidant le Parlement.

   Cette alliance contre-nature qui, faute de mieux, satisferait Washington, ne convient pas obligatoirement au régime de Téhéran qui a toujours plusieurs fers au feu. Mais, en France, elle fait rêver la « sarkozie »,  car si Allaoui n’est pas tout à fait en odeur de sainteté à Paris, Abdel-Mahdi y fait figure de pro-français.

Notre homme à Bagdad !

   Ancien élève du collège des jésuites à Bagdad, Adel Abdel-Mahdi est passé en vingt ans du baasisme au maoïsme, puis au chiisme safawide militant.

   Emprisonné en Irak pour ses idées nationalistes arabes, juste avant le renversement du Président Kassem, il fut libéré par la Révolution baasiste de février 1963 et élu vice-Président de l’Union nationale des étudiants irakiens. Aujourd’hui, Abdel-Mahdi affirme qu’il percevait déjà Saddam Hussein comme un ennemi, et avoue que n’ayant pas l’étoffe d’un héros, en 1969, pistonné par un parent, il s’arrangea pour être envoyé en France poursuivre ses études, et y rester.

   L’arrivée de l’ayatollah Khomeiny à Neauphle-le-château, le renversement du Chah, puis l’instauration d’un régime théocratique de type safawide en Iran, lui ouvrirent de nouveaux horizons. Devenu en France communiste, tendance Mao, mais déçu, dit-on, par le PC irakien qui s’était allié au Baas pour gouverner le pays, Abdel-Mahdi adhéra, en 1982, en pleine guerre Iran-Irak, au Conseil suprême de la révolution islamique en Irak (CSRII). Cette organisation fantoche, fondée par Khomeiny pour supplanter le parti islamique Al-Dawa, pas suffisamment malléable au goût de l’ayatollah, manquait cruellement de membres d’origine irakienne pour constituer sa structure et développer son bras armé, la Brigade Badr.

   En France, où il revenait régulièrement, ses activités pro-iraniennes ne lui ont jamais posé de problèmes. Bien au contraire, car il aurait servi d’intermédiaire dans les négociations du contentieux Eurodif portant sur la non-livraison à l’Iran de 10% de l’uranium enrichi produit par l’usine d’enrichissement de Pierrelatte. Le régime des mollahs y avait contractuellement droit, grâce au milliard de dollars investi en 1974, par le Chah, dans l’opération.

   A Téhéran,  Abdel-Mahdi monta rapidement en grade. Il se retrouva bientôt, de 1992 à 1996, à la direction de la représentation du CSRII à Téhéran. Cette position fit de lui un des opposants au Président Saddam Hussein les plus proches des Pasdaran, les Gardiens de la révolution et explique son élection à la vice-présidence chiite de l’Irak en 2005. Bien qu’à cette occasion Jacques Chirac lui ait adressé une lettre de félicitations particulièrement chaleureuses, ce n’est qu’après l’entretien fort peu diplomatique accordé par Bernard Kouchner, en août 2007, au magazine américain Newsweek qu’il est devenu « l’homme de la France en Irak ». Le ministre y déclarait : « de tous les gens disponibles, il (Abdel-Mahdi) est celui qui devrait être désigné comme premier ministre ». Nouri al-Maliki n’a toujours pas digéré l’affront, malgré les excuses exigées, et obtenues de la part de Kouchner.

Le casse de la banque Al-Rafidain

   En Irak, des accusations de gangstérisme poursuivent Abdel-Mahdi depuis le casse de la succursale de la banque Al-Rafidain, dans le quartier de Karrada à Bagdad, le 28 juillet 2009. Ce jour-là, la paie mensuelle des fonctionnaires des forces de sécurité - six millions de dollars - a été dérobée par des hommes armés, commandés par des membres de sa garde personnelle. Bilan : six  policiers protégeant les lieux, tués. Abdel-Mahdi a beau clamer son innocence, rien n’y fait. Les soupçons demeurent d’autant plus que l’argent a été retrouvé au siège de son journal : Al-Adala (La Justice, en arabe !). Depuis, l’affaire a été étouffée et un des chefs du commando s’est réfugié en Iran.

   Nicolas Sarkozy et « son » ambassadeur à Bagdad n’ont pas de raison de pavoiser. Si le vice-Président irakien est élu Premier ministre – ce qui est loin d’être certain - les contrats ne tomberont pas en pluie dans l’escarcelle du patronat français. En avril 2009, à Paris, Adel Abdel-Mahdi avait assuré que la compagnie pétrolière Total avait « une très bonne chance d’obtenir un bon contrat en Irak ». On connaît la suite : nada ! Cela donne une idée de sa marge de manoeuvre entre les mains du grand marionnettiste iranien : quasiment nulle.

Vendredi 24 septembre 2010

http://www.france-irak-actualite.com/article-adel-abdel-mahdi-candidat-de-la-france-en-irak-57657985.html


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