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10/10/2010

n° 501 - Dossier & Point de vue de l'Irak - 09/10/10 -: Début - : Bruits de coup d'Etat à Bagdad

n° 501  - Dossier & Point de vue de l'Irak - 09/10/10 -: Début - : Bruits de coup d'Etat à Bagdad.-



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre



Les Dossiers d'Irak

    n°501                                                      09/10/10

C.De Broeder & M.Lemaire



 Le " Dossier d’Irak  " est visible  sur ...

a) sur mes blog : 

http://www.dhblogs.be/categories/International.html  http://www.lalibreblogs.be/categories/International.html

 

b) Sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

 

c) Sur le site http://turkmenfriendship.blogspot.com/2007/10/journal-dir...

d) Sur le site de Eva Resis  :  no-war.over-blog.com

e) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire :  

Tiré à part

Bruits de coup d'Etat à Bagdad

L'Irak revendique les troisièmes réserves de pétrole au monde.

Dossier & Point de vue

.1-1 Jamilé Ghaddar : La fin des combats et la nécessité de justice.

1--2 Robert Fisk : Le fléau que les Américains laissent derrière eux en Irak.

1-3 Bon sujet pour l'Europe et ses principes : 5 millions d'orphelins en Irak.

1-4 Amnesty International : Abus systématiques des détenus.

1-5 L'OMS et Bagdad enquêtent sur la recrudescence de malformations congénitales.

1-6 Un chercheur dévoile que la destruction de l’Irak est un projet sioniste.

Fin

2 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

2-1 Gilles Munier : Le Président Kadhafi contre la tenue d'un sommet arabe à Bagdad.

2-2 Ali Hussein : En Irak, les résistants préfèrent des pistolets silencieux aux explosions bruyantes.

3  Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

3-1 Al-Maliki, Premier ministre?

3-2 Les sept sacrifiés du mensonge : du 11 Septembre à la guerre contre l’Irak.

3-3 -1990 : Les généraux Schwarzkopf et Powell attendaient la libération des « otages » occidentaux pour bombarder l’Irak.

3-4 John Pilger : Tony Blair doit être mis en état d’arrestation.



Avant propos

Les militaires américains usent d’un terme générique- Al Qaida- pour désigner les résistants qui osent leur résister...



Tiré à part

Gilles Munier : Bruits de coup d'Etat à Bagdad

 Selon le quotidien pan-arabe Al-Sharq al-Awsat, Nouri al-Maliki aurait massé à Bagdad les détachements militaires et les milices chiites qui lui sont fidèles (1). Une source anonyme affirme que le Premier ministre sortant recourrait à la force au cas où il ne parviendrait pas à former le nouveau gouvernement, mais il n’est pas dit qu’à cette occasion un militaire ne le double pas à la dernière minute.

   Le fait que les troupes d’occupation américaines aient conseillé aux autorités irakiennes d’intensifier les patrouilles dans Bagdad et de surveiller plus particulièrement les « centres névralgiques du pouvoir », ne présage rien de bon. L’éventualité d’un coup d’Etat militaire, dans les quatre ans, si les politiciens civils ne s’entendaient pas entre eux, avait été évoquée il y a quelques mois par Ryan Crocker, ancien ambassadeur des Etats-Unis en Irak.

Si Moqtada nous demandait d’aller en enfer…

   Pour l’instant, les discussions entre le pro-américain Iyad Allaoui et Nouri al-Maliki se poursuivent. Allaoui réclame la Présidence de la République comme gage de sa neutralité bienveillante dans les mois à venir, ce dont évidement tout le monde doute.

Et, pendant ce temps, à Bagdad, Kerbala et Bassora, des milliers de sadristes manifestent pour confirmer leur allégeance à Moqtada al-Sadr. La décision inattendue – mais conditionnelle -  du Sayyed de soutenir Al-Maliki ne semble pas les avoir troublé. L’Agence de presse iranienne ABNA rapporte les propos d’un de ses supporters (2) disant de Moqtada : « Même s’il nous demandait d’aller en enfer, nous y irions » !

Notes :

(1) Iraq: Fears of a coup grow amid political stalemate

http://www.adnkronos.com/AKI/English/Security/?id=3.1.1076396062

 (2) Supporters of Sayyed Moqtada Sadr Rally in Iraq

http://www.abna.ir/data.asp?lang=3&id=208034

 Gilles Munier

Samedi 9 octobre 2010 6 09 /10 /2010 11:50

http://france-irak-actualite.over-blog.org/article-bruits-de-coup-d-etat-a-bagdad-58563703.html

 

L'Irak revendique les troisièmes réserves de pétrole au monde.

L'Irak a fait état lundi d'une nette augmentation de ses réserves prouvées de pétrole, qui les placerait au troisième rang mondial devant l'Iran, lors d'une annonce fortement symbolique pour un pays qui mise sur le brut pour se relever de décennies de guerres et de sanctions (...)

Le ministre irakien du Pétrole, Hussein Chahristani, a affirmé que son pays disposait de réserves "exploitables" de 143,1 milliards de barils, un chiffre supérieur de 24% aux estimations communément admises jusqu'alors, mais qui demeure en-deçà des réserves saoudiennes et vénézuéliennes, selon l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep).

Pour de nombreux experts du secteur, les réserves officielles irakiennes -auparavant de 115 milliards de barils- ont longtemps été sous-estimées faute de recherches approfondies depuis la nationalisation du secteur dans les années 1970, et de vastes portions du territoire irakien restent toujours à sonder.

"L'Opep sera informée aujourd'hui des nouveaux chiffres de nos réserves", a indiqué M. Chahristani lors d'une conférence de presse à Bagdad, tout en faisant état de réserves supplémentaires de 33,4 milliards de barils, mais qui ne sont "pas exploitables" dans l'immédiat.

Il a précisé que ces chiffres n'incluaient pas le brut de la région autonome du Kurdistan.

Interrogée par l'AFP, l'experte Rouba Housari, fondatrice du site internet spécialisé iraqoilforum.com, a estimé que cette annonce allait probablement soulever des questions au sein du cartel "quant à la méthodologie employée pour confirmer les nouvelles réserves".

L'Irak compte au total 66 champs pétroliers, dont sept "super géants", selon M. Chahristani, qui a précisé que 71% des réserves se trouvaient dans le sud, principalement autour de Bassora, ville située à 450 km de Bagdad.

Le plus grand champ pétrolier irakien est celui de Qourna-Ouest qui, avec 43 milliards de barils, est également le deuxième au monde, a-t-il dit.

"Cette annonce est une surprise car peu d'activités ont été conduites pour la justifier", a cependant indiqué Mme Housari en référence aux études.

"Tout ce qui a été lancé dans le sud (...) en est toujours à une phase initiale et il faudra encore du temps avant d'avoir une vue globale de l'ensemble des réserves du sud de l'Irak", a-t-elle estimé.

L'Arabie saoudite possède les premières réserves prouvées avec 264,5 milliards de barils, devant le Venezuela (211,1 milliards), selon le Bulletin de statistiques annuelles 2009 de l'OPEP, publié en juillet 2010, qui plaçait l'Iran en troisième position avec 137 milliards de barils.

Plombé par des années de sanctions et de sous-investissement, le secteur pétrolier irakien produit actuellement environ 2,4 millions de barils par jour et les exportations de brut comptent pour 95% des revenus de l'Etat.

Mais M. Chahristani avait indiqué en juin que l'objectif était de produire d'ici quelques années entre 10 à 12 mb/j pour devenir le premier producteur et le premier exportateur de brut. Bagdad a notamment attribué l'an dernier dix contrats à des compagnies étrangères pour l'exploitation de 10 champs pétroliers.

L'économie irakienne peine cependant à se relever de plus de sept années de guerre et, malgré ces immenses réserves en hydrocarbures, la population irakienne continue de vivre avec quelques heures d'électricité par jour.

L'Irak, sans nouveau gouvernement depuis les législatives du 7 mars, doit en outre toujours adopter une loi cruciale sur les hydrocarbures, qui tranchera la délicate question du partage des richesses énergétiques entre les différentes provinces.

http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5im4UmqewgZg5Mj1h3YaFkRgARyVA?docId=CNG.cb60e584d6cdb55ece75539f9ca70136.711


Dossier & Point de vue

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

1-1 Jamilé Ghaddar : La fin des combats et la nécessité de justice.

Le 31 août, Obama a annoncé « la fin de la mission de combat » en Irak, ce qui amène à se demander ce que cela augure pour l'Irak et son peuple. Le retrait des forces militaires sous commandement étasunien se fait sous les auspices d'une Convention sur le statut des forces (SOFA) de 2008 entre les États-Unis et le gouvernement irakien. La SOFA spécifiait que les forces dirigées par les États-Unis se retireraient des régions urbaines à la fin de juin 2009 et se retireraient complètement du pays à la fin de 2011. Avec la SOFA, l'armée étasunienne a aussi relâché ou transféré tous les détenus sous sa garde aux autorités irakiennes et leur a aussi rendu le contrôle des prisons. Ces prisons comprennent le camp Cropper, près de l'aéroport international de Bagdad, le camp Taji, au nord de Bagdad, et le camp Bucca, près de Bassorah.

Actuellement, les États-Unis ont 50 000 soldats en Irak et les opérations militaires se poursuivent, mais pas un mot encore sur les dédommagements pour les pertes humaines et matérielles massives qu'ils ont causées. Que les États-Unis retirent ou non tous les soldats d'ici la fin de 2011, ou qu'ils transfèrent ou non certains pouvoirs aux autorités irakiennes, il est absolument crucial pour eux de maintenir leur contrôle sur le pays. C'est là le épineux problème : comment se dépêtrer d'une guerre coûteuse, prolongée et impopulaire tout en s'arrangeant pour sauvegarder leurs intérêts impérialistes en Irak et dans la région. Cette situation où l'envahisseur se positionne avec une nouvelle stratégie pour protéger ses intérêts en Irak appelle à la vigilance.

Tous ceux et celles qui se soucient des droits humains en Irak et de l'avenir de l'Irak en tant que pays indépendant servant les intérêts de son peuple doivent se méfier de cette prétention de fin de la mission de combat. La responsabilité des forces d'occupation dirigées par les Américains pour ce qui se passe en Irak va bien au-delà du retrait des troupes. Après avoir ravagé le pays et son peuple durant sept ans d'occupation brutale, précédée par des décennies d'ingérence impérialiste, ces pays impérialistes sont responsables des difficultés et des défis que confronte l'Irak, et cela dans n'importe lequel scénario post-occupation. Il est ridicule de laisser entendre que les États-Unis et leurs alliés puissent envahir un pays, détruire l'ensemble de son infrastructure, empoisonner son environnement naturel et infliger des dommages indicibles à son peuple, puis simplement s'en aller en déclarant que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes.

Tout au long de l'occupation, les forces anglo-américaines ont semé la violence et encouragé les divisions sectaires et les éléments criminels et corrompus. Dans ce contexte de violence, d'orchestration de l'indigence et de la corruption, on a imposé un gouvernement irakien sans égard aux conditions, à la pensée ou à l'histoire du peuple irakien. Il était naturel qu'un système imposé de la sorte fonctionne mal et soit instable. C'est le résultat final de cette prétention des États-Unis à vouloir apporter la démocratie et la liberté à l'Irak. C'est dans ce contexte qu'il faut voir les prétentions d'Obama d'en être arrivé à « la fin des combats » : c'est de la désinformation. En présentant le retrait des troupes comme étant l'enjeu, Obama fait de la désinformation en s'éloignant de la question centrale pour le peuple irakien et les peuples du monde : tenir responsables les États-Unis et leurs alliés pour leurs crimes.

Le Canada, même s'il a officiellement refusé de participer à l'invasion et ensuite à l'occupation, est un de ces alliés. Il joue depuis le début un rôle vital au sein de la soi-disant « Opération liberté » en Irak. Les généraux canadiens ont notamment assumé le rôle d'assistants commandants dans des opérations des militaires américains et la Marine canadienne sert dans le golfe Persique de plate-forme de lancement pour les raids de bombardements en Irak.

Les États-Unis et d'autres pays qui ont participé à cette agression, comme la Grande-Bretagne et le Canada, ont la responsabilité de verser les dédommagements au peuple irakien pour les crimes qu'ils ont commis. Sans réparations et sans justice pour les crimes commis, il est impensable que le peuple irakien puisse rebâtir son pays dans un proche avenir et les Irakiens seront évidemment blâmés pour ce qui suit. On leur reprochera leur incapacité à surmonter les problèmes causés par ces forces étrangères. Il faut briser la culture de l'impunité créée par l'occupation pour que le peuple irakien puisse recommencer à neuf.

La situation appelle à la vigilance face à cette désinformation et aux tentatives d'inscrire les crimes des forces d'occupation des autorités irakiennes à qui elles ont donné naissance dans les aspirations futures du peuple irakien qui, avec sa résistance, est à la recherche d'une Irak vraiment sécuritaire, indépendante et juste.

Réparations et justice pour l'Irak ! Non à l'impunité !

Jamilé Ghaddar 

http://www.cpcml.ca/francais/Lmlq2010/Q40157.htm#2


1-2 Robert Fisk : Le fléau que les Américains laissent derrière eux en Irak.

Le premier homme à la tête de la première unité de l’armée d’invasion américaine qui a atteint la place Fardous, au centre de Bagdad, en 2003 était le Caporal David Breeze du 3ème bataillon, du 4ème régiment de Marines. Et pour cette raison, il m’a fait remarquer qu’il n’était pas un soldat car les Marines ne sont pas des soldats. Ce sont des Marines.

Comme il n’avait pas parlé à sa mère depuis deux mois, je lui ai offert mon téléphone satellite pour qu’il l’appelle dans le Michigan. Tous les journalistes savent qu’ils auront droit à une bonne histoire s’ils prêtent leur téléphone à un soldat en guerre. « Allo » a hurlé Breeze, « Je suis à Bagdad. Je vous appelle pour vous dire que je vous aime. Je vais bien. La guerre sera terminée dans quelques jours. A bientôt ».

 Et oui, ils disaient tous que la guerre serait finie rapidement mais ils n’avaient pas demandé leur avis aux Irakiens sur cette agréable opinion. Les premiers attentats suicides – un policier en voiture et deux femmes - avaient déjà touché les Américains sur l’autoroute conduisant à Bagdad. Il y en aurait des centaines de plus. Il y en aurait des centaines d’autres en Irak à l’avenir.

Disons-le tout haut : nous ne partons pas

 Aussi nous ne devrions pas être dupes de la farce recréée sur la frontière koweitienne dans les heures suivantes, le départ d’Irak des « dernières unités de combat » deux semaines avant la date prévue, ni des cris infantiles de « Nous avons gagné » de très jeunes soldats, dont certains ne devaient pas avoir plus de douze ans lorsque G. W. Bush a lancé son armée dans cette aventure irakienne catastrophique. Ils laissent derrière eux 50 000 soldats, hommes et femmes, soit un tiers des forces d’occupation US, qui seront attaqués et qui auront de toute manière, encore, à combattre la résistance.

 Officiellement, cependant, ils sont là pour entraîner les milices et les tireurs et les plus pauvres des pauvres qui rejoignent la nouvelle armée irakienne dont les commandants savent parfaitement qu’ils ne pourront assurer la défense de leur pays avant 2020. Mais ils seront toujours sous occupation car, il est certain que l’un des « intérêts américains » à défendre est leur présence, concomitamment à celle de milliers de mercenaires armés et indisciplinés, de l’Ouest et de l’Est, qui tirent à tout venant pour garantir la sécurité des diplomates et hommes d’affaires occidentaux.

 Aussi disons-le tout haut : nous ne partons pas.

 Au contraire, les millions de soldats américains qui ont traversé l’Irak laissent aux Irakiens un fléau qu’ils ont apporté d’Afghanistan : al-Qaïda. Ils y ont importé le virus de la guerre civile. Ils ont contaminé l’Irak avec une corruption sans commune mesure. Ils ont imprimé le sceau de la torture à Abou Ghraib et les honteuses prisons d’Afghanistan. Ils ont confessionnalisé un pays qui, malgré la brutalité du régime de Saddam, avait, jusqu’à présent, rassemblé les sunnites et les chiites.

Le Dawa était « des terroristes », maintenant ce sont des « démocrates »

Et parce que les chiites vont immanquablement gouverner cette « démocratie », les soldats américains ont offert à l’Iran la victoire qu’il avait cherchée à obtenir si vainement dans sa guerre contre Saddam en 1980-1988. Les hommes qui avaient attaqué l’ambassade américaine au Koweït dans les mauvais jours, alliés de ceux qui avaient soufflé la base des Marines à Beyrouth en 1983, aident maintenant à gouverner l’Irak. Le Dawa, à l’époque, était « des terroristes » maintenant, ce sont des « démocrates ». C’est drôle comme nous avons oublié les 241 conscrits américains qui ont péri dans l’aventure libanaise. Le caporal Breeze devait avoir, alors, deux ou trois ans.

Ils sont venus, ils ont vu et ils ont perdu

 Le désastre américain d’al-Qaïda en Irak a infecté la Jordanie avec les attentats à Amman, et le Liban de nouveau. L’arrivée des hommes armés du Fatah al-Islam dans le camp palestinien de Nahr al-Bared au nord du Liban, les 34 jours de guerre contre l’armée libanaise et les douzaines de civils morts ont été la conséquence directe du soulèvement sunnite en Irak. Al- Qaïda est arrivé au Liban et l’Irak, sous domination américaine, a réinfecté l’Afghanistan avec les attentats suicide, l’immolateur auto-consacré qui a fait des soldats américains des hommes qui se cachent au lieu d’hommes qui se battent.

 Ils réécrivent l’histoire maintenant. Un million d’Irakiens sont morts. Tony Blair s’en moque, ils ne figurent pas, remarquez, parmi les bénéficiaires de sa générosité. Ni d’ailleurs la plupart des soldats américains tués. Ils sont venus, ils ont vu et ils ont perdu. Mais, maintenant, ils disent qu’ils ont gagné. Comme les Arabes, survivant avec six heures d’électricité par jour dans un pays désolé doivent espérer d’autres victoires comme celle-là !

Traduction : Xavière Jardez – Sous-titres « France-Irak Actualité »

* Robert Fisk est le correspondant à Beyrouth du journal britannique The Independent. Il est considéré, à juste titre, par le Financial Times, comme « l’un des plus remarquables reporters de sa génération ». Ouvrages récents : La Grande Guerre pour la civilisation : l’Occident à la conquête du Moyen-Orient (1979-2005), La Découverte, 2005 et Liban, nation martyre, Editions A&R et du Panama, 2007.

Source : France-Irak.actualité

http://www.michelcollon.info/Le-fleau-que-les-Americains.html

 http://www.michelcollon.info/_Robert-Fisk_.html


1-3 Bon sujet pour l'Europe et ses principes : 5 millions d'orphelins en Irak.

On sait bien que l’Europe est particulièrement occupée, – que dis-je ? “torturée” serait un mot plus juste, – par le sort des roms qui, horreurs, rappelle, selon la formule extrêmement originale, “les heures les plus noires de la Deuxième Guerre mondiale”. On ne tue pas des gens mais on touche aux principes qui rendent notre civilisation désormais exceptionnelle, et on distingue ces gens, horreur trois cents fois horreur, par “ethnie”.

…Mais tout de même, si l’Europe voulait bien pencher la vertu de ses principes vers d’autres occurrences qui mettent en cause d’autres victime et “acteurs”, ces derniers parmi les plus puissants et sacrés pour notre narrative de référence (nous allions écrire “de révérence”) ? Exemple, l’Irak. L’Europe, qui se mêle de tout lorsqu’il s’agit des principes, pourra s’en préoccuper lorsqu’elle aura trois minutes, avant que le considérable Barroso parte en vacances de Noël. (Les Anglo-saxons ont un mot qui sonne superbe et grandiose dans sa dérision pour cette sorte de personnage : “bombastic”, pour “grandiloquent” et “pompeux”, comme l'on fait sonner une grosse caisse.)

Il y a actuellement 5 millions d’orphelins en Irak, qui vaquent à leurs occupations, dans les bidonvilles et les champs de poubelles. Si l’on était aux USA et tenant compte du rapport des populations, cela ferait plus de 50 millions d’orphelins. Certains font l’hypothèse, – mais quelle audace, en vérité, – que cela aurait un rapport, une autre sorte de rapport, avec l’attaque de l’Irak par les USA, dont Blair nous explique combien elle était fondée, et dont l’ambassadeur français à Bagdad nous dit qu’elle y amena, enfin, la démocratie.

Cinq millions d’orphelins, certes… Mais quoi, nul ne les distingue par ethnies, pas de discrimination, et ainsi les principes ne sont-ils pas en cause. Nous voilà rassurés, et l’Europe avec nous… D’après Azzamam.com, du 13 septembre 2010.

«One in every six Iraqis is an orphan. That is the toll Iraqi children are paying in a country which is supposedly under the occupation and protection of the world’s only superpower. […]

»There were unconfirmed reports that Iraq has turned into a country of orphans. But the exact figure only became a reality recently, when the Ministry of Labor and Social Affairs made public its own statistics. The statistics points to dangerous demographics with grave social, health and economic consequences for a country which still lacks basic infrastructure.

»These are the voiceless Iraqis. Their U.S. occupiers have almost cut and run and their Iraqi rulers are not so much concerned about their livelihood and well-being. In a violent country like Iraq, where U.S. marines with bullet-proof jackets and thick armor, cannot feel safe, there is not so much room for an orphan.

»Hundreds of thousands of them live on the street. There is no social security system to look after them.

»As for who killed their parents, that is a totally different question. They could be victims of random or deliberate fire and shelling by U.S. marines, their security guards or the multifarious militia groups which the U.S. helped prosper and mushroom.

»If we consider the numbers of Iraqi orphans in terms of U.S. population of 308 million, the five million Iraqi orphans would be the equivalent of nearly 50 million U.S. orphans. Imagine major U.S. cities such as New York, L.A., Chicago, Houston, Phoenix and Philadelphia all populated completely by orphans…»

[«Un orphelin sur six : Voilà ce que les enfants irakiens paient dans un pays qui est censé être sous l'occupation et la protection de la seule superpuissance du monde. [...]

»Il y avait des rapports non confirmés que l'Irak était devenu un pays d'orphelins. Mais le chiffre exact n'est devenue une réalité récente, lorsque le ministère du Travail et des affaires sociales a rendu publiques ses propres statistiques. Les statistiques pointent le doigt sur les graves répercussions sociales, sanitaires et économiques pour un pays qui manque encore d'infrastructures de base.

»Ce sont les Irakiens sans voix. Leurs occupants américains ont presque parti et de leurs dirigeants irakiens ne sont pas tellement préoccupés par leur survie et leur bien-être. Dans un pays [qui est devenu] violent comme l'Irak, où même les Marines US avec des vestes pare-balles et des armures épaisses, ne peuvent pas se sentir en sécurité, il n'y a pas beaucoup de place pour un orphelin.

»Des centaines de milliers d'entre eux vivent dans la rue. Il n'ya pas de système de sécurité sociale pour s'occuper d'eux.

»Quant à savoir qui a tué leurs parents, c'est une question totalement différente. Ils peuvent avoir été victimes de bombardements fortruit ou délibérés des marines étatsuniens, de leurs agents de sécurité ou des milices multiples que les États-Unis ont aidé à prospérer comme des champignons.

»Si l'on considère le nombre d'orphelins irakiens en termes de population des États-Unis de 308 millions, cinq millions d'orphelins irakiens serait l'équivalent de près de 50 millions d'orphelins étatsuniens. Imaginez les grandes villes américaines comme New York, LA, Chicago, Houston, Phoenix et Philadelphie, toutes complètement peuplées d'orphelins ... »]

De Defensa, 20 septembre 2010

http://www.dedefensa.org/...

http://www.palestine-solidarite.org:80/dossier.Irak.De_Defensa.200910.htm


1-4 Amnesty International : Abus systématiques des détenus.

Le 13 septembre, Amnesty International a publié son rapport intitulé New Order, Same Abuse : Unlawful Detentions and Torture in Iraq (« Le nouvel ordre et les mêmes abus : les détentions illégales et la torture en Irak »). Dans ce rapport, Amnesty souligne les graves et systématiques violations des droits humains subies par des milliers de détenus aux mains des forces d'occupation sous commandement américain et des autorités irakiennes soutenues et formées par l'armée américaine. Les violations incluent la torture, la détention illégale et le refus des procédures prévues par la loi et sont infligées principalement aux Irakiens résistant à l'occupation.

Dans l'ensemble, le rapport dépeint une situation d'impunité totale pour ces crimes. En dépit de la loi irakienne et du droit international applicable, comme le Pacte international relatif aux droits civils et politiques et la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, les violations documentées des droits fondamentaux des détenus se poursuivent sans que les responsables soient poursuivis. Le rapport d'Amnesty International révèle que même si des enquêtes de certains abus ont été annoncées, à cause d'un tollé général, aucune action significative en a résulté. « Dans tous les cas, les responsables de violations n'ont pas été traduits en justice. » Le rapport conclut en ajoutant que « l'échec à traiter sérieusement et efficacement de la torture et des autres violations des droits humains [...] a créé une culture de l'impunité. »

Selon le rapport :

- Environ 30 000 prisonniers irakiens sont actuellement détenus, la grande majorité pour avoir exercé leur droit de résister à l'occupation. Une telle résistance est indifféremment appelée « terrorisme » par les forces sous commandement américain et les autorités irakiennes. Par conséquent, la majorité sont détenus en vertu d'une loi datant de 2005 contre le terrorisme, qui prévoit la peine de mort pour quiconque « provoque, planifie, finance et facilite l'activité des terroristes ». Cette même prévoit la prison à vie pour toute personne cachant ou donnant refuge aux terroristes.

- La plupart des prisonniers sont détenus illégalement, sans mandat d'arrêt, inculpation ni procès, et ont été torturés, soumis à des conditions de détention inhumaines et se sont vus refuser les visites par des membres de leur famille.

- Certains sont détenus depuis l'invasion en 2003 tandis que d'autres restent en prison même si les tribunaux ou les juges d'instruction ont ordonné leur libération pour manque de preuves ou de motifs suffisants pour les emprisonner.

- De nombreux détenus ont « disparu » après leur arrestation et les familles continuent à les chercher. Certains ont été détenus dans des centres de détention secrets, l'un des plus notoires est à l'ancien aéroport Muthanna au centre de Bagdad. Cette installation secrète a été révélée au grand jour en avril 2010 lorsqu'il fut découvert que plus de 400 personnes y étaient détenues. Ces disparitions forcées « constituent en soi un mauvais traitement ou de la torture à cause des souffrances considérables à lesquelles font face les personnes détenues sans contact avec le monde extérieur, et sans savoir quand ou même si elles ne seront jamais libérées ou auront le droit de revoir leur famille ».

- De nombreux détenus ont été arrêtés sur la base d'informations fournies par des informateurs payés ou capturés dans un coup de filet à l'occasion d'une descente, lors d'arrestations de masse ou enlevés de force d'une voiture par des individus masqués ou habillés en civil.

- Les quelques détenus amenés en cour l'ont été presqu'exclusivement sur la base d'aveux obtenus sous la torture, incluant des centaines de personnes condamnées plus tard à mort.

- La torture inclut le viol ou la menace de viol, les coups subis avec des câbles et des tuyaux, des chocs électriques sur les parties sensibles du corps, la suspension prolongée par les membres, le prélèvement des ongles des pieds à l'aide de pinces, l'asphyxie à l'aide d'un sac de plastique sur la tête, la perforation du corps à l'aide d'une perceuse et être forcé à s'asseoir sur des objets pointus tels que des bouteilles brisées. Ces actes de torture ont été appliqués sans distinction aux femmes, enfants et hommes, certains ayant de graves problèmes de santé. Le rapport souligne l'usage considérable de la torture, en précisant que « le ministère irakien des Droits de l'homme a documenté 574 allégations de torture au cours de 2009 [...] mais cela représente presque certainement rien d'autre que la pointe d'un gigantesque iceberg. »

- Un nombre important de personnes sont mortes en détention, y compris lors de leur transfert, au cours de l'interrogatoire ou peu de temps après l'interrogatoire.

Le rapport fait également valoir que même si ces violations des droits humains ont été faites au nom de la sécurité, la situation sécuritaire en Irak n'a jamais été aussi pire que maintenant alors même que l'occupation illégale de l'Irak a échoué à réaliser son but déclaré d'améliorer la qualité de vie des Irakiens ou la situation des droits humains dans le pays.

Le rapport souligne que :

- Des centaines de milliers de personnes ont été tuées. On estime à au moins 151 000 morts entre 2003 et 2006 mais le chiffre exact est inconnu.

- Les services de base n'existent plus ou fonctionnent à peine, y compris la santé et l'éducation.

- La fourniture en eau et électricité est, au mieux, intermittente ; 70 % des Irakiens n'ont pas accès à l'eau potable et 80 % n'ont pas accès à des installations sanitaires fonctionnelles.

- Le chômage se situe officiellement à 50 %, mais en réalité, il est beaucoup plus élevé.

- Environ quatre millions de personnes ont fui à l'étranger ou sont déplacées dans le pays.

- Malgré la richesse pétrolière du pays, des millions d'Irakiens sont aux prises avec la pauvreté et la malnutrition grandissantes, dont les femmes souffrent particulièrement.

Il y a violation des droits fondamentaux des prisonniers irakiens et l'impunité parce que cela sert les forces sous commandement américain comme moyen d'atteindre leur but de contrôler la région, ses ressources et les peuples. Grâce à de tels crimes, ils visent à éliminer la résistance du peuple irakien à l'occupation et bloquer sa lutte pour affirmer son droit à l'autodétermination. Dans l'ensemble, l'impérialisme a détruit l'infrastructure de l'Irak et donné naissance à une culture de l'impunité, créant des défis gigantesques pour le peuple irakien qui n'en continue pas moins de lutter courageusement pour l'indépendance et la justice.

http://www.cpcml.ca/francais/Lmlq2010/Q40157.htm#2


1-5 L'OMS et Bagdad enquêtent sur la recrudescence de malformations congénitales.

L'Organisation mondiale de la santé et l'Irak ont lancé une enquête sur des cas de malformations congénitales dans le pays, suite à des informations de presse faisant état de chiffres anormaux enregistrés à Falloujah, a indiqué mardi une porte-parole de l'OMS.

"Une enquête est en cours dans six gouvernorats (régions administratives) d'Irak sur ces informations de défauts congénitaux", a expliqué la porte-parole de l'OMS, Fadela Chaïb lors d'un point de presse.

La BBC avait rapporté en mars qu'un nombre important et grandissant de malformations à la naissance avait été observé par des médecins à Falloujah (ouest de la capitale Bagdad), un ancien fief d'insurgés, au coeur de nombreux combats avec l'armée américaine.

Mme Chaïb a ajouté que les recherches de l'Etat irakien avec "l'aide de l'OMS" avaient commencé en juillet et dureraient environ 18 mois. L'étude portera sur plusieurs provinces dont celle de Falloujah.

Elle doit révéler "l'amplitude, la répartition et les tendances des malformations congénitales" en Irak et établir une base de comparaison entre régions et périodes, selon l'OMS.

Les informations sur des problèmes de santé anormaux parmi les civils et les soldats en Irak ont soulevé la question de l'utilisation d'armes dangereuses pour la santé, telles que des armes à l'uranium appauvri, durant les guerres successives qui ont frappé le pays.

Mais officiellement, l'enquête doit fournir une "base d'information" destinée à "un programme de prévention national" sur l'amélioration de la santé maternelle et infantile, explique encore l'OMS.

http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5jEF_P_lNTX-_s_nVztqiTI74kuNg?docId=CNG.52425bcbfb7f565005256bcc58cc4e8e.601


1-6 Un chercheur dévoile que la destruction de l’Irak est un projet sioniste.

Nb : Ndlr : La publication de l'analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toute l'analyse des auteurs mais doit être vu comme information 

Mais c'est une certitude. Si les sionistes étatsuniens n'avaient pas poussé à la roue, les USA n'auraient jamais ruiné l'Irak.

Les sionistes ont toujours détesté Saddam Hussein.

Comme ils haïssent Ahmadinejad. Et nul doute qu'ils rêvent de faire subir à ce dernier le même sort qu'au Raïs Irakien.

Il y a longtemps que les USA ne s'appartiennent plus. La clique de néo-conservateurs qui règnent en maître là-bas sont tous sionistes, le ravage de l'Irak est leur oeuvre. Plus d'un million d'Irakiens assassinés, le pays pillé, les attentats sont provoqués par leurs mercenaires sous le label Al Qaïda derrière lequel ils se planquent pour perpétrer leurs crimes sordides. Idem en Afghanistan.

Aucun Eveillé ne peut gober les mensonges médiatiques qui protègent les assassins.

Un chercheur dévoile que la destruction de l’Irak est un projet sioniste

Palestine Info, 8 septembre 2010

Le Dr Hamid Shihab, professeur en sciences politiques à l’Université de Bagdad, a révélé que le projet de l’occupation américaine en Irak est en réalité un projet sioniste, et que les Etats-Unis ne sont qu’un instrument et un moyen de le réaliser, en particulier durant la direction des néoconservateurs à la Maison-Blanche. Cette découverte fut évidente suite à l’observation du rôle des sionistes en Irak.

Le professeur a révélé cela lors de son discours à la conférence « l’Irak et les perspectives d’avenir : entre l’évolution du processus politique et l’escalade de la violence », en coordination avec le Centre arabe démocratique convoqué par le Centre d’études internationales et stratégiques, avec la participation des meilleurs experts et d’universitaires.

Shihab a noté qu’il existe un accord tacite entre les parties locales et régionales pour que l’Irak reste un Etat faible et déchiré, en considérant que la force de l’Irak et son bien-être posent problème à l’entité sioniste. Surtout s’il y a la possibilité qu’elle revienne dans la tranchée des adversaires pour une présence sioniste.

Il a souligné le fait que le rôle le plus important et le plus dangereux est celui de l’entité sioniste en Irak, en précisant que la lumière n’a pas été faite sur ce rôle de manière suffisante jusqu’à aujourd’hui, et qu’il a été couvert par les Etats-Unis.

Il a cité ce qu’a déclaré Avi Aichter, ministre sioniste sous le mandat d’Olmert , au sujet de l’Irak : « Nous avons obtenu plus que ce que nous avions planifié et imaginé, à savoir la neutralisation de l’Irak par le maintien de sa condition actuelle qui constitue une importance stratégique pour Israël ». Aichter ajoute : « L’Irak qui est resté dans notre perspective stratégique, le défi le plus important en tant que force militaire et pays unifié, est devenu divisé géographiquement et démographiquement. »

Shihab a conclu en disant : « Israël n’est pas loin de cette situation et a contribué à sa consécration sur le terrain, et notre combat continuera tant que les forces américaines resteront. Elles nous fournissent une couverture et une opportunité de gâcher toutes les formulations de retour de l’Irak à sa force et son unité d’antan ».

Sources SIGNES DES TEMPS

Posté par Adriana Evangelizt

Mercredi 8 septembre 2010 3 08 /09 /2010 19:52

http://palestine.over-blog.net/article-un-chercheur-devoile-que-la-destruction-de-l-irak-est-un-projet-sioniste-56734962.html


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