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13/10/2010

n°456 - Afghanistan - Le dossier - 13-11 - : - Début - : Octobre 2010: 9 ans de guerre en Afghanistan.

n°456  - Afghanistan - Le dossier  - 13-11 -  : - Début - : Octobre 2010: 9 ans de guerre en Afghanistan.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Afghanistan 

Le dossier

n°456 du 13-11

C.De Broeder & M.Lemaire

 



 Le "dossier de l'Afghanistan" est  visible  sur mes blogs : 

a)   sur nos blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

 

c) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire :  

Tiré à part :

Octobre 2010: 9 ans de guerre en Afghanistan.

L’Afghanistan au cœur des débats.

Irak-Afghanistan: Les bourbiers de l'Oncle Sam.

Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1 Obama roulé par ses généraux.

2 Les Brèves

2-1 Antonio Guterres : De plus en plus de réfugiés quasi-permanents.

2-2 Une Britannique enlevée en Afghanistan tuée par ses ravisseurs ? 

Une grenade américaine à l’origine de la mort de l’humanitaire britannique en Afghanistan.

Suite

3 Dossiers

3-1 La débâcle en Afghanistan : les troupes britanniques se retirent de Sangin.

3-2 Rick Rozoff, : 10e anniversaire de l'invasion de l'Afghanistan : L'OTAN élargit la guerre de l'Afghanistan au Pakistan.

3-3 Guy Van Sinoy, Charles-André Udry : Irak-Afghanistan: Les bourbiers de l'Oncle Sam.

3-4 Neuf ans de guerre en Afghanistan: signes de négociations avec les résistants.

Fin  

3-5 Agata Kovacs : Un général américain annonce de nouvelles guerres pour les « dix années qui viennent ».

3-6 Agata Kovacs : Le chef des armées françaises annonce de nouvelles guerres.

3-7 8 sociétés de sécurité, dont l'ex-Blackwater, interdites.

4 Guantanamo : Les dossiers

4-1 «Des marques sur le corps d'un prisonnier» ne constituent pas une preuve de torture….

4-2 Un détenu transféré sur 5 maltraité’.

4-3 Procès d'un détenu de Guantanamo: un test pour Obama à rectifier les excès de l'ère Bush en matière de lutte contre le terrorisme…

4-4 USA: des médecins ont pratiqué des « expérimentations humaines » pour la CIA.

4-5 L’ancien détenu de Guantanamo Abdulrahim al-Ginko demande un dédommagement aux Etats-Unis .

4-6 Guantanamo: la Cour suprême US saisie.

5 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

5-1 Je suis un peu interloquée par les informations que tu diffuses

5-2 Mais enfin, pourquoi ils nous haïssent comme ça, ces bougnoules ?



Tiré à part :

Octobre 2010: 9 ans de guerre en Afghanistan.

Les analyses et les actions que mènent les mouvements de paix en Belgique contre cette guerre.

Quelques faits:  

-         Une fusion progressive s'opère entre l'opération militaire ("Liberté immuable", gérée par l'armée américaine) et la Force Internationale d'Assistance et de sécurité (FIAS), gérée par l'OTAN, à laquelle la Belgique participe;

-         Il y a plus de 600 militaires belges sur le terrain et 6 avions de combat F-16 belges, qui viennent renforcer la flotte de bombardiers (et notamment utilisés lors de offensive massive à Kandahar);

-         La "guerre au terrorisme" est un slogan masquant des intérêts géostratégiques et économiques qui expliquent véritablement les raisons de la guerre en Aghanistan (présence militaire occidentale durable au centre de l'Asie et donc à côté de la Chine , de l'Inde et de l'Iran; sécurisation des approvisionnements énergétiques, etc) ;

-         Pour 2010, la Belgique ne consacre que 12 millions d'euros à l'aide au développement en Afghanistan alors que les dépenses militaires pour l'Afghanistan s'élèvent à 109 millions d'euros;

-         En 2009, 2412 civils ont été tués. Cela représente une hausse de 14% par rapport à 2008, de 54% par rapport à 2007 et de 259% par rapport à 2006!;

-         En 2007, l 'Afghanistan est redevenu le premier producteur d'opium au monde, après avoir connu un niveau très bas de ce commerce en 2000. 

Nous demandons:

-         Un débat public, large et ouvert sur notre présence militaire et notre manière de participer à la reconstruction du pays

-         Orienter l'aide belge vers les forces démocratiques de la société civile

-         Accorder l'asile aux réfugiés de guerre afghans

-         Retirer les F-16 et avoir l'assurance que nos militaires ne soient plus jamais impliqués dans des situations de combat

-         Soutenir toutes les initiatives vers un processus de paix impliquant l'ensemble des acteurs

-         Pour une stratégie de sortie militaire à court terme!

Freeze Peace



L’Afghanistan au cœur des débats.

Irak-Afghanistan: Les bourbiers de l'Oncle Sam.

Engagés en Afghanistan depuis 2001 et en Irak depuis 2003 dans des guerres devenues de plus en plus impopulaires, où la victoire est de plus en plus improbable, les Etats-Unis du prix Nobel de la « Paix » Barack Obama multiplient les opérations de pure communication afin de redorer leur blason.  Loin de se résoudre, ces deux conflits majeurs s'enlisent dans des pays ravagés, avec des centaines de milliers de victimes civiles. (LCR-Web)

Afghanistan: les Etats-Unis ont déjà perdu la guerre

Par Guy Van Sinoy

Le 7 octobre 2001, peu après les attentats du 11 septembre à New York, les Etats-Unis intervenaient militairement en Afghanistan, avec le soutien militaire d'autres puissances occidentales - Royaume-Uni, France, Canada (1) – et l'appui de l'Alliance du Nord (le Front Uni Islamique et National pour le Salut de l'Afghanistan) (2). Selon les dires de George W. Bush, cette guerre s'inscrivait dans le cadre de la "lutte contre le terrorisme". Le but déclaré était de capturer Oussama Ben Laden et de détruire dans ce pays l'organisation Al-Qaïda qui bénéficie du soutien des Talibans.

Le véritable enjeu de la guerre

Mais le problème de l'état-major militaire américain n'était pas d'affronter et de vaincre militairement, dans le cadre d'une guerre conventionnelle, un adversaire clairement identifié et localisé. Le caractère montagneux du pays rend plus difficiles les opérations militaires, contrairement à l'Irak qui est plus urbanisé.

Le véritable enjeu était, au-delà de l'isolement et de la capture de Ben Laden, de mettre sur pied un pouvoir politique favorable à l'impérialisme américain et qui jouisse du soutien d'une partie significative de la population afghane. C'était et cela reste un objectif impossible à atteindre pour l'impérialisme dans un pays où le tissu social, dévasté par trente ans de guerres, est en lambeaux. L'Afghanistan figure d'ailleurs en avant-dernière position dans le classement mondial de l'indice de développement.

Trois décennies de guerre ont ravagé l'Afghanistan

Dans le passé, l'URSS a participé au maintien de l'ordre mondial dans le cadre de sa coexistence pacifique avec l'impérialisme. L'intervention militaire soviétique en Afghanistan de 1979, s'inscrivait dans ce cadre, l'Afghanistan étant considéré comme faisant partie de la zone d'influence de la bureaucratie du Kremlin. En dix ans, la guerre entre les troupes soviétiques et les moudjahidines (soutenus et financés par la CIA) a fait plus d'un million de morts dans la population afghane, dont la majorité de civils, et 14.000 morts dans l'armée soviétique.

Après le retrait des troupes soviétiques en 1989, une lutte armée a opposé les Talibans (commandés par le mollah Omar) à l'Alliance du nord ayant à sa tête le commandant Massoud. En 1996, les Talibans, soutenus par les Etats-Unis, sont parvenus à s'imposer et à prendre le pouvoir. La guerre déclenchée par les Etats-Unis en 2001 correspond donc à un renversement d'alliances: les Talibans, auparavant soutenus par les Etats-Unis, devenaient un adversaire. S'il paraissait difficile, voir impossible, de les anéantir, il fallait du moins réduire fortement leur influence.

Un bourbier semblable à celui du Vietnam

En septembre 2010, cela fera 107 mois que les troupes impérialistes sont en Afghanistan, soit plus longtemps que l'armée américaine au Vietnam où elle est restée 103 mois. Les troupes de l'Oncle Sam ont certes perdu moins de soldats qu'au Vietnam (un millier en Afghanistan, plus de 58.000 au Vietnam). Mais Ben Laden court toujours et les Talibans sont loin d'être affaiblis. Ils se sont même renforcés dans le Sud et sont capables de mener des opérations militaires jusque dans la capitale.

Les Etats-Unis ont mis en place un régime fantoche corrompu avec à sa tête Hamid Karzaï, un aventurier politique d'origine pachtoune qui, après avoir soutenu Massoud, a collaboré avec les Talibans lors de leur prise du pouvoir en 1996, avant d'être porté à la tête du pays par les milieux néoconservateurs américains de la Maison Blanche. Le régime de Karzaï, dont l'autorité au-delà de la capitale Kaboul est extrêmement limitée, ressemble comme deux gouttes d'eau au régime fantoche sud-vietnamien porté à bouts de bras pendant des années par les Etats-Unis et qui s'est effondré comme un château de cartes peu après le retrait des troupes US.

La déroute de la stratégie de la contre-insurrection

Présenté jusqu'ici comme l'homme providentiel capable mener à bien la stratégie choisie par Obama, le général McChrystal, commandant des forces américaines et de celles de l'OTAN en Afghanistan, était parvenu, en décembre 2009, à obtenir du président américain l'envoi de 30.000 hommes supplémentaires en Afghanistan. Il vient d'être limogé en juin dernier pour s'être moqué ouvertement du vice-président Joe Biden et est remplacé par le général Petraeus, précédemment chef d'état-major en Irak. Petraeus, qui est un peu plus poli que son prédécesseur, représente un changement sur la forme et non sur le fond. Car les deux militaires sont partisans de la doctrine de la contre-insurrection (COIN) qui consiste à occuper militairement le terrain de façon massive, de tenter de gagner la confiance de la population et de ne pratiquer que des frappes militaires très ciblées contre l'ennemi tout en évitant de commettre des "dégâts collatéraux" (c'est-à-dire de tuer inutilement des civils innocents). Cela c'est la théorie.

En pratique, sur le terrain, la population civile subit de plein fouet la guerre et le ressentiment est immense. Au cours des quatre premiers mois de 2010, les forces de l'OTAN ont tué quelque 90 civils, soit une hausse de 76% par rapport à la même période en 2009. Pour éviter ce genre de bavures, McChrystal avait donné des consignes strictes de prudence: "Pour chaque innocent que vous tuez, vous vous créez dix nouveaux ennemis". En vain.

Curieusement, cette doctrine de la contre-insurrection s'inspire des échecs militaires de la France en Algérie (1962) et des Etats-Unis au Vietnam (1975). Elle exige avant tout un gouvernement qui soit crédible et légitime aux yeux de la population. C'est-à-dire l'inverse du régime de Hamid Karzaï dont la réélection en août 2009 a été invalidée pour raison de fraudes massives, et dont la "victoire" électorale au deuxième tour du scrutin n'a été acquise que par le désistement de l'autre candidat. En fin de compte, les Talibans ne cessent de gagner du terrain. 101 soldats de l'OTAN ont été tués au cours des six premiers mois de 2010.

Négociations inévitables avec les Talibans

Conscients de l'impasse, les responsables européens pressent les Américains d'entreprendre des négociations avec les Talibans afin de trouver un compromis politique avant d'entamer le retrait des troupes. Karzaï, qui sent le vent tourner, veut parler avec les Talibans. Après la réunion de la Loya Jirga (Grande assemblée du peuple afghan), de juin dernier, il a demandé lé libération de certains prisonniers talibans détenus par les Américains. Le président afghan multiplie d'autre part les contacts avec les responsables pakistanais qui représenteront un intermédiaire important dans les négociations avec les Talibans. Certains chefs talibans, de leur côté, ont fait savoir qu'ils étaient prêts à discuter avec les Américains.

Pour l'instant les conseillers d'Obama croient encore en la possibilité d'infliger une défaite militaire majeure aux Talibans. Pourtant la partie se jouera sur le terrain politique et non sur le terrain des opérations militaires. Plusieurs questions subsistent. Les Talibans afghans sont-ils prêts à négocier une paix au prix de l'abandon de leurs relations avec Al-Qaïda? Le Pakistan ne profitera-t-il pas de la situation pour dicter ses conditions à Kaboul? Mais une chose est certaine: les Etats-Unis ont dores et déjà perdu cette guerre et ils devront rapatrier leurs troupes sans avoir atteint les objectifs qu'ils s'étaient fixés il y a près de 10 ans.

Notes

(1) L'armée belge, de son côté, participe aux opérations militaires en Afghanistan à Kaboul (protection de l'aéroport), à Kunduz (déminage, neutralisation d'explosifs, protection de l'aéroport et déchargement du fret) et à Kandahar (avions de combat F-16). Elle fournit aussi des instructeurs chargés de former et d'appuyer un bataillon afghan.

(2) L'Alliance du Nord a été dirigée par le commandant Massoud jusqu'au 9 septembre 2001, date de son assassinat.

Guy Van Sinoy, Charles-André Udry

Jeudi, 09 Septembre 2010

http://lcr-lagauche.be/cm/index.php?option=com_sectionnav&view=article&Itemid=53&id=



Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l’auteur, mais doit être vu comme information.

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

1-1 Obama roulé par ses généraux.

Le tout Washington ne parle que de ça depuis une semaine, et à juste titre : le dernier livre de Bob Woodward, sorti ce lundi en librairie, est -cette fois-ci encore- une mine d’informations, et d’anecdotes, sur les dessous de la politique américaine.

Obama’s Wars décrit surtout avec force détails comment Barack Obama a pris la décision en décembre 2009 d’envoyer 30 000 hommes supplémentaires en Afghanistan.

La version de l’histoire que nous avions jusqu’alors (du temps où les spin doctors de la Maison Blanche étaient au mieux de leur forme) était celle d’un commandant en chef qui avait longuement écouté militaires et conseillers civils, décortiqué les cartes, soupesé toutes les options possibles pour finalement faire un choix souverain et courageux...

La version donnée par Bob Woodward est plutôt celle d’un président en butte à des généraux souvent obtus, qui ne lui fournissent pas les informations demandées, manipulent les médias, et finissent généralement par imposer leurs points de vue.

« Où sont mes options ‘

Vous ne m’avez donné qu’une seule option » lance ainsi Obama à ses généraux en novembre 2009 lors d’une huitième réunion consacrée à la stratégie en Afghanistan, rapporte Woodward. Réclamant toujours plus de troupes et pour une durée très longue, les généraux voulaient porter les forces américaines sur place à 108 000 hommes fin 2010 pour ne redescendre à 68 000 hommes, le niveau de 2009, qu’en 2016. « Dans six ans nous en serions encore là où nous sommes maintenant ‘ » se serait indigné Obama, cité par Woodward : « Je ne vais pas signer ça ».

Bob Woodward parle d’un « profond fossé » séparant dirigeants civils et militaires lors de cette révision stratégique et « persistant jusqu’à ce jour ».

La méfiance était si grande, que Barack Obama a fini par rédiger lui-même sa propre stratégie, révèle Woodward, un document de six pages, qui a tenté de satisfaire les généraux tout en préparant la sortie de guerre. C’est ainsi que serait né le compromis bizarre, annoncé en décembre 2009 par Barack Obama : l'envoi de renforts, mais qui ne feront que passer en Afghanistan, puisqu’une date de début de retrait est aussi donnée, juillet 2011.

L’Obama qui ressort du livre de Bob Woodward serait donc particulièrement soucieux de trouver une issue à cette guerre d’Afghanistan. Comme le rappelle le professeur Andrew Bacevich, ancien colonel lui-même (rencontré la semaine dernière pour une interview à paraître bientôt dans Libération), quelques détails clochent pourtant qui font encore douter que Barack Obama puisse bien être l’homme de la sortie de guerre… Durant la révision stratégique de 2009, rapporte Bob Woodward, David Petraeus faisait partie des généraux qui ont « agacé » Obama en réclamant toujours plus de troupes en Afghanistan et plaidant sa cause directement auprès des médias. Mais en juin dernier, quand il a fallu remplacer McChrystal, qui donc Barack Obama a-t-il nommé nouveau commandant des forces américaines en Afghanistan’ Ce même David Petraeus qui se serait joué de lui… Si l’on suit le raisonnement de Bob Woodward, cela confirme que la partie de bras de fer qui oppose Barack Obama à ses généraux est loin d'être terminée.

28/09/2010

http://washington.blogs.liberation.fr/.a/6a0120a56c88fb970b013487c6806a970c-pi

http://washington.blogs.liberation.fr:80/great_america/20...



2 Les Brèves

2-1 Antonio Guterres : De plus en plus de réfugiés quasi-permanents.

Les conflits persistants dans le monde, comme en Somalie ou en Afghanistan, créent de plus en plus de réfugiés "quasi permanents" parmi les 43 millions de déracinés, a averti lundi le directeur du Haut commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) Antonio Guterres.

S'exprimant lors de l'assemblée annuelle du comité de direction de l'organisation, M. Guterres a ainsi fait valoir que 2009 avait été l'année la pire jamais enregistrée en 20 ans en terme de retour de réfugiés dans leur pays d'origine.

Seuls quelque 250.000 réfugiés ont pu rentrer chez eux en 2009, soit le quart des moyennes annuelles de ces dix dernières années, selon le HCR. "Nous assistons à la constitution d’un certain nombre de populations réfugiées mondiales", a regretté M. Guterres attribuant cette situation au "caractère évolutif et de plus en plus insoluble" des conflits qui rend plus "difficiles l’établissement et le maintien de la paix".

Le chef du HCR a donné plus particulièrement en exemple l'Afghanistan et la Somalie.

Seuls 61 des quelque 678.000 réfugiés somaliens ont retrouvé leur domicile en 2009 alors qu'ils avaient été plus de 51.000 en 2001, souligne encore l'agence onusienne. Le pays connaît une situation particulièrement dramatique avec 1,5 million de personnes déplacées sur son territoire.

"Je ne pense pas qu’il y ait un groupe de réfugiés aussi systématiquement rejeté, stigmatisé et discriminé", a insisté M. Guterres.

Le HCR dénombre par ailleurs 1,7 million de réfugiés afghans au Pakistan, un autre million en Iran, tandis que de nombreux autres sont dispersés dans 69 pays de la planète après près de 30 ans de conflits armés dans le pays.

Quelque 5 millions sont retournés chez eux volontairement depuis 2002, selon l'agence qui fait également état de nombreux déplacements de population en République démocratique du Congo.

Le HCR souligne encore que "plus de la moitié des réfugiés dont (il) assume la responsabilité vivent dans des situations prolongées. La plupart de ce fardeau est assumé par le monde en développement où vivent 4/5e de l’ensemble des réfugiés".

"Entre les besoins et les capacités en matière de réinstallation, le fossé reste immense", a insisté M. Guterres.

Le HCR estime toutefois qu’environ 800.000 réfugiés ont besoin d’être réinstallés alors que le nombre annuel de places à disposition "ne représente que 10% de ce chiffre".

09 octobre

6/10


2-2 Une Britannique enlevée en Afghanistan tuée par ses ravisseurs ? 

9/10

Une Britannique enlevée fin septembre en Afghanistan a été tuée pendant une opération de sauvetage vendredi soir, a annoncé samedi le ministre britannique des Affaires étrangères, William Hague.

La Britannique avait été enlevée le 26 septembre, avec trois accompagnateurs afghans, dans l'est du pays..

Elle avait travaillé pour les Nations unies à Kaboul en 2005 à 2008, avant de retourner dans le pays en février 2010 pour le compte de l'ONG américaine DAI, un sous-traitant de l'agence américaine d'aide au développement USAID, a précisé le Foreign Office.

http://www.google.com/

 

Une grenade américaine à l’origine de la mort de l’humanitaire britannique en Afghanistan.

Linda Norgrove, l’otage humanitaire enlevée dans l’est de l’Afghanistan le 26 septembre 2010 aurait été tuée par un lancer de grenade venant des troupes américaines de l’Otan qui tentaient de la libérer. David Cameron, le Premier ministre britannique, a évoqué cette probabilité le 11 octobre, en s’appuyant sur des informations données par le général Petraeus, commandant en chef des forces de l’Otan en Afghanistan. C’est le 8 octobre que l’otage britannique a été tuée. Dans un premier temps, l’Otan avait affirmé qu’elle avait péri par les mains de ses ravisseurs.

Avec notre correspondante à Londres, Muriel Delcroix

Visiblement mal à l’aise et choqué, David Cameron a du annoncer ce qui apparaît de plus en plus comme une bavure des forces américaines.

Le Premier ministre a expliqué que le général Petraeus, commandant de la force de l’Otan en Afghanistan, l’avait informé que la jeune femme de 36 ans, avait pu être tuée par une grenade lancée par l’équipe américaine qui tentait de la libérer, et non par ses ravisseurs, comme l’avait fait savoir des sources militaires américaines au cours du week-end.

Ce nouveau développement a provoqué la consternation, et poussé David Cameron à défendre à nouveau la décision prise par son gouvernement  : « On ne peut jamais être sur qu’autoriser une telle opération mènera à la libération réussie d’un otage. Il faut prendre une décision, peser le pour et le contre, écouter les conseils, considérer les informations reçues. Mais au final, il faut décider de le faire ou pas. C’est la décision qui a été prise. Je me demanderai longtemps si c’était la bonne décision, mais je crois profondément que ça l’était. Etant donné toutes les informations dont nous disposions sur la terrible situation dans laquelle se trouvait Linda, après avoir été capturée ».

Une enquête menée par les Américains et les Britanniques est désormais en cours. Mais plusieurs questions se posent déjà. Pourquoi notamment le commando américain a-t-il employé des grenades alors que cela risquait de blesser l’otage?

Et pourquoi les forces américaines qui affirmaient avec tant d’assurances que la jeune femme avait été tuée par ses ravisseurs, viennent-elles de changer d’avis, plongeant du même coup dans un profond embarras, le gouvernement britannique?

12 octobre

Par RFI


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