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13/10/2010

n°456 - Afghanistan - Le dossier - 13-11 - : - Fin - : Octobre 2010: 9 ans de guerre en Afghanistan.

n°456  - Afghanistan - Le dossier  - 13-11 -  : - Fin  - : Octobre 2010: 9 ans de guerre en Afghanistan.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Afghanistan 

Le dossier

n°456 du 13-11

C.De Broeder & M.Lemaire

 



 Le "dossier de l'Afghanistan" est  visible  sur mes blogs : 

a)   sur nos blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

 

c) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire :  

3 Dossiers (suite & fin)

3-5 Agata Kovacs : Un général américain annonce de nouvelles guerres pour les « dix années qui viennent ».

3-6 Agata Kovacs : Le chef des armées françaises annonce de nouvelles guerres.

3-7 8 sociétés de sécurité, dont l'ex-Blackwater, interdites.

4 Guantanamo : Les dossiers

4-1 «Des marques sur le corps d'un prisonnier» ne constituent pas une preuve de torture….

4-2 Un détenu transféré sur 5 maltraité’.

4-3 Procès d'un détenu de Guantanamo: un test pour Obama à rectifier les excès de l'ère Bush en matière de lutte contre le terrorisme…

4-4 USA: des médecins ont pratiqué des « expérimentations humaines » pour la CIA.

4-5 L’ancien détenu de Guantanamo Abdulrahim al-Ginko demande un dédommagement aux Etats-Unis .

4-6 Guantanamo: la Cour suprême US saisie.

5 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

5-1 Je suis un peu interloquée par les informations que tu diffuses

5-2 Mais enfin, pourquoi ils nous haïssent comme ça, ces bougnoules ?


 

3-5 Agata Kovacs : Un général américain annonce de nouvelles guerres pour les « dix années qui viennent ».

Lors de la visite du président fantoche de l’Afghanistan, Hamid Karzaï, qui s’est déroulée du 10 au 14 mai dernier à Washington, des attachés militaires français ont rapporté une surprenante déclaration du général James Cartwright, l’adjoint du patron des armées US : les forces armées américaines vont s’engager dans de nouvelles guerres.
Depuis plusieurs semaines, en prévision de l’accueil réservé à Karzaï au Département d’État, au Pentagone et à la Maison-Blanche, Obama avait interdit à ses ministres, à ses chefs militaires et à ses diplomates de se livrer à la moindre critique de son hôte. Oubliées, les incartades de Karzaï, qui avait accusé l’ambassadeur américain à Kaboul d’avoir voulu le faire battre à l’élection présidentielle. Passées par pertes et profits, les déclarations publique du chef afghan, qui récemment encore menaçait de « rejoindre les résistants» si les Américains continuaient à se comportent en « occupant ». Et surtout, plus question de voir, dans la presse, un commentaire sur la corruption du clan Karzaï et ses relations avec les trafiquants d’opium.
Cela n’aura néanmoins pas suffit à réduire au silence certains membres du Pentagone. Passionnés de statistiques, ces bavards ont sélectionnés, pour leurs chefs, plusieurs chiffres déprimants sur cette guerre lointaine.
Recrudescence des opérations de la résistance afghane
Selon le dernier numéro du Canard Enchainé, dont les sources seraient des attachés militaires français, en mars dernier les services américains ont recensé 40 attaques de la résistance par jour, et , mieux encore, il faudra s’attendre à enregistrer, au total, 21′000 agressions de ce genre à la fin 2010.

Autre information révélée par l’hebdomadaire : l’offensive dirigée par le général McChrystal dans le Helmand serait loin d’être un « franc succès » : les résistants continuent de contrôler cette zone proche du Pakistan. Voilà qui n’augure rien de bon à quelques semaines de la « grande offensive » dans la région de Kandahar, ou des commandos américains ont déjà détecté la présence de jeunes résistants, qui ont rasé leur barbe et sont porteur d’armes modernes.
Des guerres pour les dix prochaines années
Le Canard Enchainé, rapporte surtout une surprenante déclaration du général James Cartwright, l’adjoint du patron des armées US. Le 13 mai, au Centre des études stratégiques, il s’est autorisé à prédire l’avenir devant un auditoire médusé : « Pendant les dix années qui viennent, les forces armés américaines resteront engagées dans le même genre de conflit qu’elles ont connu en Irak et en Afghanistan »
Faudra-t-il que Sarkozy, ou son successeur, accepte d’envoyer des Français participer à de nouvelles guerres américaines ‘ Les nombreux candidats à la future élection présidentielle de 2012 devraient y réfléchir.

Les électeurs aussi.
Agata Kovacs, pour Mecanopolis
Mécanopolis
no-war 27 mai 2010

Source: http://no-war.over-blog.com


3-6 Agata Kovacs : Le chef des armées françaises annonce de nouvelles guerres.

Le 15 septembre dernier, à l’Ecole militaire, l’amiral Edouard Guillaud, chef d’état-major des armées françaises, a délivré un message pour le moins surprenant, qui n’a rencontré aucun écho dans les médias.

Ce jour là, face à l’amiral Guillaud, une centaine d’officiers supérieurs, parmi lesquels les futurs généraux français et quelque 40% de militaires étrangers. C’est le Canard enchaîné qui rapporte, dans son édition du 22 septembre, les propos du chef d’état-major :

« Le spectre de la guerre ne peut être écarté. La seule question étant la forme qu’elle prendra », a indiqué l’amiral. Et d’argumenter ainsi : « Depuis la première fois depuis la Renaissance, les puissances occidentales, notamment européennes, pourraient perdre leur suprématie militaire dans les trente prochaines années [face a des puissances émergentes] décomplexées, concurrentes, offensives et parfois provocatrices ». Façon de décrire « un monde où le retour à la guerre est un triste réalité ».

Un monde où il ne faut plus trop compter sur les État-Unis car « la puissance américaine, encore inégalée, est fragilisée par la crise financière.»

Sans la moindre modération dans ses propos, note le Canard Enchainé, l’amiral Guillaud a énuméré les multiples raisons de se faire bientôt la guerre : prolifération nucléaire, développement des missiles balistiques, terrorisme, conflits pour le pétrole, pour l’accès à l’eau, pour des « enjeux alimentaires », etc. Enfin, il a décrété que « les inégalités des croissances démographiques peuvent générer des exodes migratoires massifs [pouvant déstabiliser] des pays développés ». Voilà un discours, assurément aligné sur ce que pensent les patrons des armées allemandes et israéliennes, qui laisse songeur.

Agata Kovacs,

Article placé le 22 sept 2010,

http://www.mecanopolis.org/’p=19728&type=1

http://no-war.over-blog.com/


3-7 8 sociétés de sécurité, dont l'ex-Blackwater, interdites.

La présidence afghane a annoncé dimanche l'interdiction en Afghanistan des activités de huit premières sociétés privées de sécurité, dont l'ex-Blackwater, conformément à l'ordre du président Hamid Karzaï de toutes les interdire d'ici la fin de l'année.

"Le ministère de l'Intérieur nous a informés aujourd'hui de la dissolution de huit sociétés privées de sécurité", a déclaré le porte-parole de la présidence afghane, Waheed Omer, au cours d'une conférence de presse.

"Le processus de dissolution de ces huit sociétés privées de sécurité et la collecte de leurs armes ont été menés à bien", a ajouté M. Omer.

Xe, l'ancienne société Blackwater, et White Eagle Security Services, qui s'occupent de la sécurité de responsables gouvernementaux afghans et d'ONG notamment comptent parmi les premières sociétés bannies.

52 sociétés, afghanes et internationales, sont enregistrées, un secteur florissant qui emploie officiellement 26.000 personnes, mais pourrait faire travailler 40.000 personnes.

La présidence afghane a annoncé dimanche l'interdiction en Afghanistan des activités de huit premières sociétés privées de sécurité, dont l'ex-Blackwater, conformément à l'ordre du président Hamid Karzaï de toutes les interdire d'ici la fin de l'année.

"Le ministère de l'Intérieur nous a informés aujourd'hui de la dissolution de huit sociétés privées de sécurité", a déclaré le porte-parole de la présidence afghane, Waheed Omer, au cours d'une conférence de presse.

"Le processus de dissolution de ces huit sociétés privées de sécurité et la collecte de leurs armes ont été menés à bien", a ajouté M. Omer.

Xe, l'ancienne société Blackwater, et White Eagle Security Services, qui s'occupent de la sécurité de responsables gouvernementaux afghans et d'ONG notamment comptent parmi les premières sociétés bannies.

52 sociétés, afghanes et internationales, sont enregistrées, un secteur florissant qui emploie officiellement 26.000 personnes, mais pourrait faire travailler 40.000 personnes.

03-10

http://www.lepoint.fr/monde/afghanistan-8-societes-de-securite-dont-l-ex-blackwater-interdites-03-10-2010-1244343_24.php’xtor=EPR-6-[Newsletter-Quotidienne]-20101003


4 Guantanamo : Les dossiers

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage certaines analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

4-1 «Des marques sur le corps d'un prisonnier» ne constituent pas une preuve de torture….

Un ancien commandant haut gradé qui dirigeait l'effort de guerre canadien en Afghanistan a eu de vifs échanges avec un avocat de la défense des droits humains, mercredi, sur ce qui constitue une preuve de torture.

Le lieutenant-général à la retraite Michel Gauthier a déclaré lors d'une audience que des marques sur le corps d'un prisonnier et une paire de câbles suspects trouvés à proximité ne constituaient pas des preuves sans faille de la torture d'un prisonnier, bien qu'il ait été «certainement possible» que l'homme ait subi des mauvais traitements.

«Quelles sont les autres preuves dont vous avez besoin’», lui a demandé Paul Champ, un avocat d'Amnistie Internationale et de la British Columbia Civil Liberties Association, pendant le vigoureux échange.

«Dans ce cas particulier, il était évident qu'il y avait des raisons de s'inquiéter et de passer à l'action», a répondu l'ancien lieutenant-général.

M. Gauthier est le plus haut gradé militaire à témoigner devant la Commission d'examen des plaintes contre la police militaire, dont le mandat est d'examiner si des Canadiens ont transféré des prisonniers aux autorités afghanes en sachant que ceux-ci risquaient d'être torturés.

L'ex-militaire a eu maille à partir avec Me Champ, sur la question des preuves de torture, M. Gauthier finissant par déclarer que cette question ne concernait pas l'armée, qui se penchait plutôt sur la question de la coopération de la part des autorités afghanes concernant le transfert de prisonniers.

Le gouvernement fédéral affirme qu'un prisonnier a sans doute subi de mauvais traitements de la part de ses geôliers au début du mois de novembre 2007.

L'échange entre MM Gauthier et Champ va au coeur du débat sur la question des mauvais traitements. Les lois internationales interdisent le transfert de prisonniers entre États s'il y a un risque qu'ils soient torturés et il appartient à ceux remettant les détenus de vérifier si les conditions sont sécuritaires.

Des preuves présentées durant cette enquête démontrent que les commandants militaires en Afghanistan en 2007 étaient de plus en plus agacés par le fait que les diplomates des Affaires étrangères ne visitaient pas assez souvent les prisons pour en vérifier les conditions de détention et pour ne pas avoir offert une vision claire des risques auxquels faisaient face les prisonniers.

Le général Gauthier a écarté les critiques de ses anciens subordonnés, affirmant que tout le monde avait appris «10 000 leçons» dans de telles circonstances.

«Je ne vais pas lancer la pierre aux Affaires étrangères ici, je crois qu'ils ont agi au meilleur de leur capacité.»

Me Champ a mené M. Gauthier à travers une série de rapports et de courriels qui détaillaient des allégations non-étayées de mauvais traitements mis au jour par des diplomates canadiens durant le printemps et l'été 2007. Entre mai 2007 et février 2008, il y a eu huit plaintes de mauvais traitements sur 38 prisonniers interrogés.

Les transferts de détenus ont été interrompus trois fois en 2007 par peur que ceux-ci soient torturés, mais Michel Gauthier a pris la défense de la reprise des transferts en affirmant que les dangers étaient précisément évalués.

Pourquoi l'armée a-t-elle continué à transférer des détenus à la lumière des allégations, spécialement lorsque les rapports ont fait leur apparition en septembre de cette année-là’

«Plusieurs personnes ont examiné cette question avec attention et n'ont pas fait état de problèmes», a répondu le lieutenant-général Gauthier.

Celui-ci a également défendu ses commandants, qui signaient les ordres de transfert de prisonniers, avant d'accepter la responsabilité de leurs décisions.

Un premier rapport passé inaperçu

L'ancien chef du commandement outre-mer canadien affirme qu'il ne se rappelle pas avoir vu une importante note diplomatique qui faisait part des premières allégations de mauvais traitements envers les prisonniers afghans.

Le lieutenant-général à la retraite Michel Gauthier a déclaré mercredi qu'un courriel daté du 25 avril 2007, provenant de Gavin Buchan, le directeur politique du centre de reconstruction de Kandahar, ne lui était pas adressé. Ce rapport détaillait les plaintes de deux prisonniers selon lesquelles ils avaient été battus par leurs geôliers afghans.

Des diplomates ont commencé à écumer les prisons de Kandahar et de Kaboul après que des rapports eurent fait mention que des détenus capturés par les Canadiens subissaient de mauvais traitement après avoir été transférés aux autorités locales.

La note de M. Buchan était le premier rapport direct de mauvais traitements reçu par les responsables canadiens -des allégations qui devaient faire l'objet d'un suivi.

M. Gauthier, l'ancien chef du Commandement de la Force expéditionnaire du Canada, a indiqué qu'Ottawa était déjà à la recherche d'un meilleur système de surveillance des détenus transférés lorsque les rumeurs sont apparues, et qu'il se passait beaucoup de chose lorsque la note de Gavin Buchan a été transmise.

Le lieutenant-général à la retraite témoignait devant la Commission d'examen des plaintes contre la police militaire, qui tient des audiences sur le traitement des détenus afghans remis aux autorités afghanes par les militaires canadiens.

06-10

http://www.cyberpresse.ca/actualites/dossiers/le-canada-en-afghanistan/201010/06/01-4330194-des-marques-sur-le-corps-dun-prisonnier-ne-constituent-pas-une-preuve-de-torture.php


4-2 Un détenu transféré sur 5 maltraité’ .

Environ 20 pour cent des détenus afghans interrogés par des diplomates canadiens pendant une période de neuf mois en 2007-2008 ont affirmé être victimes de mauvais traitements aux mains des autorités afghanes, selon de nouvelles données.
Ce chiffre a été rendu public lundi lors du témoignage d'un officier devant la Commission d'examen des plaintes concernant la police militaire. Huit des 38 Afghans placés en détention entre la fin de l'année 2007 et le début de l'année 2008 par les Forces canadiennes se sont plaints d'avoir été maltraités.
Le major-général Guy Laroche, en charge des effectifs militaires à Kandahar durant cette période, a indiqué qu'il lui fallait des preuves de l'existence d'un système de torture avant d'ordonner l'arrêt des transferts de détenus aux autorités afghanes.
«Nous prenons les meilleures décisions possibles, en prenant en compte les informations que nous avons», a-t-il expliqué lors de son témoignage.
Un avocat représentant deux groupes de défense des droits de la personne, Paul Champ, soutient pourtant que selon des documents, la plupart des détenus ont affirmé avoir été torturés, et que le nombre de plaintes aurait dû déclencher l'arrêt des transferts.
Mais le major-général Laroche soutient que les allégations de torture devaient faire l'objet d'une enquête et qu'il était impossible de suspendre les transferts de prisonniers à chaque fois qu'un détenu se plaignait de mauvais traitements.
«L'existence des plaintes ne signifiait pas qu'elles étaient fondées sur des preuves», a affirmé Guy Laroche, qui apparaissait pour la deuxième fois devant la Commission d'examen des plaintes concernant la police militaire. Celle-ci a été mandatée pour enquêter sur ce qui était connu ou aurait dû être connu de la police militaire concernant la présumée torture dans les prisons afghanes.
«Quand on regarde le dossier rétrospectivement et avec toutes les données dont on dispose aujourd'hui, il est facile de voir combien de plaintes ont été enregistrées, combien de visites ont eu lieu et quels étaient les pourcentages. Mais, à ce moment-là, quand on était sur le terrain, nous n'avions pas la chance de voir ces données», a-t-il exposé à la commission.
Pendant le contre-interrogatoire mené par Paul Champ, le major-général Laroche a reconnu que les chiffres étaient surprenants.
«Je suis d'accord avec vous pour dire que lorsque l'on regarde les données maintenant, le nombre de plaintes avec le nombre de visites, évidemment ça soulève des questions» a-t-il reconnu.
Le gouvernement fédéral n'a eu de preuves directes de torture dans les prisons afghanes qu'à une seule occasion. En novembre 2007, un diplomate avait remarqué des marques sur le corps d'un détenu et avait vu les câbles qui servaient à le fouetter. Ottawa avait alors suspendu pendant quatre mois les transferts de détenus aux autorités afghanes, sur l'ordre de Guy Laroche.
Le major-général avait alors résisté aux efforts des bureaucrates d'Ottawa qui souhaitaient voir le programme de transfert reprendre, jusqu'à ce qu'il soit convaincu que le risque de torture était minimisé.
Les Forces canadiennes reconnaissent avoir transféré 283 détenus aux autorités afghanes entre 2001 et 2009.

http://www.journalmetro.com/linfo/article/653261--afghanistan-1-detenu-transfere-sur-5-maltraite


4-3 Procès d'un détenu de Guantanamo: un test pour Obama à rectifier les excès de l'ère Bush en matière de lutte contre le terrorisme…

Le premier procès d'un détenu de Guantanamo devant un tribunal américain de droit commun, qui doit s'ouvrir mercredi à New York, s'annonce comme un test crucial de la capacité de l'administration Obama à rectifier les excès de l'ère Bush en matière de lutte contre le terrorisme.

Initialement prévu pour lundi, le procès a été reporté à mercredi à la demande du procureur fédéral, selon des documents judiciaires publiés sur le site du tribunal du district sud de Manhattan devant lequel doit comparaître Ahmed Khalfan Ghailani.

Celui-ci, un Tanzanien de 36 ans, est accusé d'avoir participé aux attaques de 1998 contre les ambassades américaines de Nairobi et de Dar es Salaam qui ont fait 224 morts. Il doit répondre de plus de 200 chefs d'accusation et risque la prison à vie.

Arrêté au Pakistan en 2004, M. Ghailani est le seul détenu de Guantanamo à ce jour à avoir été renvoyé devant un tribunal fédéral et transféré sur le sol américain. Cinq autres, toujours emprisonnés sur la base navale américaine à Cuba, sont renvoyés devant des tribunaux militaires d'exception.

«Ahmed Ghailani est un des détenus de Guantanamo chanceux car il va bénéficier d'un vrai procès devant un vrai juge», résume pour l'AFP Jonathan Turley, professeur à l'université George Washington.

Alors que le mystère et la polémique demeurent sur le lieu où seront traduits cinq autres détenus de Guantanamo soupçonnés d'avoir organisé les attaques du 11-Septembre, il relève que «l'administration Obama semble vouloir utiliser le procès Ghailani comme un galop d'essai».

De fait, cet homme au visage enfantin, calme et souriant, a tout du candidat-test idéal.

Accusé notamment d'avoir acheté le camion et les explosifs qui ont servi à l'attaque contre l'ambassade de Dar es Salaam, puis d'avoir rejoint Ben Laden en Afghanistan, il a, comme les accusés du 11-Septembre, subi des mauvais traitements pendant sa détention dans une prison secrète de la CIA.

Comme eux, il a été incarcéré pendant des années sans procès, en violation de tous les principes du droit américain.

La «clé du procès» sera, selon M. Turley, la manière dont le juge chargé des débats, Lewis Kaplan, va décider quels éléments, déclarations ou pièces à conviction sont admissibles.

Mais aussi s'il va tenir compte du délai inhabituel, «des témoins qui se font rares, des preuves défraîchies et des souvenirs effacés» douze ans après les faits.

«Quoi qu'Ahmed Ghailani ait pu subir, l'administration n'aurait pas été jusqu'au procès si elle ne pouvait pas présenter des éléments admissibles par la justice fédérale», estime Benjamin Wittes, de la Brookings Institution, un centre de réflexion de Washington.

Jusqu'ici en effet, le juge Kaplan a rejeté la requête des avocats du Tanzanien demandant l'abandon des charges au motif que leur client a été emprisonné sans procès pendant cinq ans sans bénéficier des protections conformes au droit américain.

M. Wittes estime cependant que «les enjeux du procès Ghailani sont presque entièrement négatifs» pour l'administration Obama.

Même si le ministère public obtient un verdict de culpabilité, «je ne pense pas que quiconque en conclura que New York est le meilleur endroit pour juger des cas de grande importance», analyse le spécialiste. «Ceux qui sont inquiets de voir Khaled Cheikh Mohammed (le cerveau du 11-Septembre, ndlr) venir à New York seront toujours inquiets», ajoute-t-il.

En revanche, si les choses ne vont pas dans le sens voulu par l'administration, «les conséquences négatives potentielles sont immenses». Les partisans de procès devant des tribunaux militaires d'exception en sortiront gagnants et «cela rendra très difficile d'organiser un autre procès devant un tribunal fédéral», juge M. Wittes.

Présenté comme un détenu coopératif, Ahmed Ghailani a été déclaré mentalement sain et apte à être jugé, malgré des traumatismes subis, notamment pendant sa détention sous autorité américaine. Le procès devrait durer environ quatre mois.

02 octobre

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http://www.cyberpresse.ca/international/etats-unis/201010/02/01-4328993-proces-dun-detenu-de-guantanamo-un-test-pour-obama.php


4-4 USA: des médecins ont pratiqué des « expérimentations humaines » pour la CIA.

Quand la médecine participe à l’amélioration des techniques de torture…

Ou quand l’horreur le dispute à l’abject. Les guerres ont toujours été l’occasion de grandes avancées dans le domaine médical, il suffit de revenir 60 ans en arrière pour s’en convaincre, avec par exemple les expériences  faites par les nazis sur les prisonniers.

Est-il légitime de chercher à élever la torture au rang de science ‘

Qu’en est-il du respect de la personne humaine ‘

Qu’en est-il de la légalité et du droit international ‘

Georges W. Bush a reconnu récemment ces cas de torture sur Khalid Sheik Mohammed à Guantanamo et explique qu’il "… Ses mémoires devraient paraitre à l’automne prochain.

paru sur ….le 7 juin 2010

Les médecins américains qui assistaient aux interrogatoires de la CIA après le 11-Septembre réunissaient des données médicales permettant d’affiner les méthodes de torture, une pratique qui s’apparente à de l’"expérimentation humaine", selon une organisation.

"Il y a des preuves que les médecins calibraient la douleur infligée par les techniques d’interrogatoire et cherchaient à améliorer leurs connaissances sur ces techniques", a expliqué lors d’une conférence de presse Nathaniel Raymond, un responsable de Phycisians for Human Rights (PHR, Médecins pour les droits de l’homme), qui a publié lundi un rapport intitulé "expérimentations dans la torture".

"Il ne s’agit de logique à la Jack Bauer (l’agent spécial de la série "24 heures chrono", ndlr), mais de médecins qui recueillent des données utilisées pour déterminer si ce qu’ils observent rentre dans la définition de la torture" telle qu’elle a été établie par le ministère de la Justice de George W. Bush, a-t-il poursuivi.

Les auteurs du rapport ont appelé à une enquête exhaustive sur les pratiques autorisées contre les suspects de terrorisme sous l’administration Bush. Mais, comme d’autres organisations de défense des droits de l’homme, ils ont reconnu ne pas trouver "une volonté politique au Congrès ni dans l’administration de prendre en mains ces questions".

Pour établir le rôle joué par les médecins de la CIA dans l’amélioration de l’efficacité des techniques infligées aux détenus, PHR s’est appuyé sur des documents publics révélés depuis 2008, dont une série de notes internes qui ont attesté l’usage répété de la torture contre certains détenus enfermés dans les prisons secrètes de la CIA.

Les Etats-Unis ont théorisé au lendemain du 11-Septembre une liste de "techniques d’interrogatoires améliorées" que le ministère de la Justice a par la suite justifié au plan légal en limitant l’appellation torture à "une souffrance mentale ou physique sur le long terme équivalente à la douleur ressentie lors de la défaillance d’un organe ou la mort".

Concrètement, PHR démontre dans son étude que les médecins ont par exemple observé que la simulation de noyade – qui a été pratiquée des dizaines de fois sur au moins deux détenus -, si elle était répétée trop souvent avec de l’eau simple comportait des risques que le détenu attrape une pneumonie. Ils ont donc recommandé le recours à une solution saline.

La différence entre la simulation de noyade pratiquée au tout début, à partir d’expériences ponctuelles sur des soldats volontaires, et après l’intervention des médecins "indique que les médecins de la CIA ont participé à la modification de la technique", affirme PHR.

De même, dit l’organisation, les médecins ont "analysé les données récupérées lors des interrogatoires de 25 détenus soumis à une combinaison de +techniques d’interrogatoire améliorées+" et ont estimé que celle-ci ne comportait pas de contre-indications médicales majeures.

Parmi les techniques les plus connues, figure la privation de sommeil, la nudité forcée, le ligotage pendant des heures dans des positions inconfortables ou encore l’exposition à des températures extrêmes.

Les médecins de la CIA servaient aussi de témoin, en cas de poursuites futures pour attester que les interrogateurs agissaient "en toute bonne foi", sous directives médicales et en présence d’un médecin.

"Ce rapport est la partie émergée de l’iceberg et il est nécessaire de conduire une enquête complète, de chercher les responsabilités et d’éviter qu’une telle chose puisse jamais se reproduire", a estimé Allen Keller, médecin spécialiste des effets de la torture lors de la conférence de presse.

AFP

juin 9, 2010 par

 GeantVert

 


4-5 L’ancien détenu de Guantanamo Abdulrahim al-Ginko demande un dédommagement aux Etats-Unis .

Un ancien détenu de Guantanamo de nationalité syrienne, Abdulrahim al-Ginko, réclame un dédommagement financier aux Etats-Unis pour les "mauvais traitements" et "tortures" subis pendant plus de sept ans, une première depuis l'ouverture de la prison en 2002.

Dans une plainte déposée cette semaine devant le tribunal fédéral de Washington, Abdulrahim al-Ginko, 32 ans, rappelle qu'avant d'être accusé d'être un terroriste par les Etats-Unis, il avait été accusé d'être un espion américain par les résistants.

En l'innocentant en juin 2009, le juge fédéral Richard Leon, nommé par George W. Bush, avait critiqué l'administration, jugeant qu'en soutenant que M. al-Ginko (surnommé "Janko") devait rester enfermé, elle adoptait "une position qui défie le bon sens".

Dans sa plainte, Janko évoque "un cauchemar kafkaïen".

L'ancien détenu, qui a été libéré en octobre dans un pays européen, avait quitté les Emirats arabes Unis où il vivait avec sa famille pour l'Afghanistan fin 1999, avec la volonté d'y trouver un moyen d'immigrer en Europe. Arrêté en 2002 par les Résistants, il avait été maltraité et violemment torturé jusqu'à avouer être un espion américain dans une séquence vidéo.

C'est cette même séquence vidéo que l'armée américaine a ensuite pris comme base pour l'accuser d'être un membre d'Al-Qaïda et l'expédier à Guantanamo.

Sous l'effet des mauvais traitements et de l'absence de soins médicaux adéquats notamment pour un genou cassé lors d'un interrogatoire ou des calculs rénaux, l'homme a tenté 17 fois de se suicider, selon ses avocats.

Au bout du compte, l'ancien détenu a perdu "plusieurs doigts, l'usage de la main droite" et souffre de graves troubles mentaux et de sommeil, rappellent-ils. Il a "perdu 10 ans de sa vie avec un impact catastrophique dans sa capacité à gagner sa vie, il vit comme un exilé dans un pays dont il ne parle pas la langue".

Sans préciser aucun montant, il réclame aux Etats-Unis des indemnités compensatoires pour ses frais médicaux et l'argent non gagné pendant sa détention, ainsi qu'une "amende pour l'exemple" au titre du préjudice subi.

Son dossier a à nouveau été confié au même juge Leon.

06 octobre


4-6 Guantanamo: la Cour suprême US saisie.

Un détenu koweïtien de Guantanamo a saisi la Cour suprême des Etats-Unis pour protester contre l'interprétation faite par les tribunaux fédéraux, notamment la cour d'appel de Washington, du droit des détenus à contester leur détention, que la haute Cour leur a donné en 2008.
Fawzi Khalid Abdullah Fahad al-Odah est enfermé depuis près de neuf ans à Guantanamo, expliquent ses avocats dans leur requête dont l'AFP a obtenu copie hier. Il est le premier à saisir la plus haute juridiction des Etats-Unis après avoir épuisé toutes les étapes judiciaires depuis que la Cour suprême a reconnu que les détenus de Guantanamo avaient le même droit que tout prisonnier américain de demander à la justice fédérale de vérifier le bien-fondé de leur détention (Habeas corpus).
Dans la requête, il estime que "le tribunal et la cour d'appel (de Washington) ont vidé de sa substance la décision de la Cour suprême stipulant que l'Habeas corpus est un droit fondamental auquel les détenus de Guantanamo peuvent aspirer".
A l'époque, la décision de la Cour suprême avait été vécue comme une victoire éclatante des défenseurs des droits contre la manière dont George W. Bush a organisé sa guerre contre le terrorisme, en emprisonnant des "combattants ennemis" à Cuba, convaincu que la Constitution américaine ne s'y appliquait pas.
Depuis, les tribunaux fédéraux ont estimé que la détention était illégale dans le cas de 38 détenus et légale dans celui de 17 autres. La cour d'appel de Washington a jusqu'ici statué contre les détenus.

30/09

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/09/30/97001-20100930FILWWW00395-guantanamo-la-cour-supreme-us-saisie.php



5 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

5-1 Je suis un peu interloquée par les informations que tu diffuses.

Cher Marc,

Je suis un peu interloquée par les informations que tu diffuses dans le n° 455  - journal de l'Afghanistan - 23-09 au 11 -10!!

1. Pour commencer, la Belgique n'a absolument rien "prévu", et ce ministre, tout comme De Crem,  ont aussi dit que peut-être il faudrait rester jusqu'en 2014.

2. Je n'ai lu nulle part que les "partis politiques" réclament "un retrait au plus tôt des troupes belges" et encore moins le retour immédiat des F-16". 

[alerte_otan] _ Claudine Pôlet

 

 

Pour rappel (n° 455 - journal de l'Afghanistan ): Belgique : Retrait des troupes belges d'Afghanistan en 2012…

La Belgique a prévu de retirer ses troupes militaires d'Afghanistan en 2012, rapporte vendredi l'agence Belga citant le ministre des affaires étrangères Steven Vanackere.
600 militaires belges sont déployés en Afghanistan dans le cadre de la force internationale d'assistance à la sécurité dirigée par l'organisation du traité de l'Atlantique Nord (OTAN), rappelle la même source ajoutant que la Belgique avait décidé de prolonger en avril dernier la présence militaire et civile de ses troupes jusqu'à fin 2011.

http://www.casafree.com/

Réponse : No comment


5-2 Mais enfin, pourquoi ils nous haïssent comme ça, ces bougnoules ?

Qu'est-ce qu'on leur a fait, à part les bombarder pour leur bien ?

On ne se départit pas facilement d'une vision colonialiste du monde. Témoin un échange, mercredi, entre le journaliste de France 5 qui anime l'émission de talk-show politique "C dans l'air" et un de ses invités, Pierre Servent (un expert en quelque chose).

Le débat - comment se fesse ? - tournait autour de la menace terroriste, réelle et supposée.

Question du journaliste (les citations sont d'après des notes prises au vol, si vous voulez entendre au mot près, allez sur le site web de l'émission) : "La menace d'attentats pourrait-elle être liée aux ravages créés en Afghanistan par les drones, avions sans pilote qui ne servent plus seulement à l'observation, mais tirent des missiles et font des morts tous les jours ?"

Un petit reportage explique alors ce qu'est la vie des militaires américains qui utilisent ces drones : ils habitent la Floride ou le Nevada, quittent la maison familiale le matin après un bon petit déj', vont au bureau où, confortablement assis devant des écrans dans une salle climatisée, ils manipulent un joystick. Et à des milliers de kilomètres de là un drone survole des villages afghans. Si l'opérateur repère quelque chose de suspect, il pousse sur un bouton - en Floride ou au Nevada - et des gens prennent un missile sur la gueule trois secondes plus tard en Afghanistan (ou ailleurs, peu importe pourvu que ce soit dans un pays musulman). A midi, ils rentrent chez eux manger un hamburger et faire un bisou à Madame, puis retournent au bureau faire la guerre, avant de regagner leur petite maison pour regarder la télé (Chuck Norris, c'est reposant après une journée de dur labeur au service de la civilisation). Le soir, dodo réparateur : la journée de demain sera dure, y'a pas mal de muslims à exterminer encore.

Et les experts de préciser, l'air manifestement satisfaits, qu'à aucun moment avant que le ciel leur tombe sur la tête, les cibles n'ont eu le sentiment d'être surveillées : elles n'ont rien vu, rien entendu...  Il ne vous étonnera pas d'apprendre au passage qu'Israël est devenu un des principaux producteurs de ce genre de joujous, dont la taille varie de celle d'une libellule à celle d'un Boeing 737 et l'autonomie peut atteindre des dizaines d'heures de vol.

Donc, disais-je, question du journaliste : ces drones font des morts tous les jours depuis de nombreux mois en Afghanistan (140 morts au cours du mois écoulé seulement, sans qu'on puisse savoir combien de civils, de femmes et d'enfants parmi eux), n'y aurait-il pas un lien avec une hypothétique menace terroriste chez nous ? (il est bien élevé, le journaliste, et il tient à sa place, donc il ne suggère pas que l'usage de ces drones EST du terrorisme).

Réponse de l'invité Pierre Servent (photo à droite, évidemment !) : "cela paraît peu vraisemblable ! il y a de nombreux mois que les drones sont utilisés de cette manière et tuent tous les jours, et cela n'a jamais engendré de menace terroriste. Donc il n'y a aucune raison de penser que ce soit le cas maintenant".

C'est pas une logique implacable, ça ? Pourquoi voulez-vous que des gens que de courageux militaires  occidentaux se fatiguent à flinguer à coups de joysticks depuis des mois finissent, comme ça, soudain, sans justification, par mal le prendre ? Ils ont eu le temps de s'habituer, non ? (si non, c'est vraiment la preuve de leur infériorité et de leur inaptitude au monde moderne).

Vraiment, s'ils finissaient par se fâcher - sait-on jamais ? c'est gens-là ne sont pas des cartésiens démocrates comme nous - ce ne serait que la preuve de leur perversité intrinsèque, et on ne pourrait en tirer d'autre conclusion que la nécessité de multiplier la flotte de drones par dix. Au moins. Avec des plus gros missiles, si possible.

Dans ses vœux de bonne année, voici dix mois, la Libre Belgique souhaitait "que la nature dramatiquement perverse de certains peuples, de leurs dirigeants et de leurs référents religieux ne répande pas - ou moins ! - de guerres, d’épurations et de violences de toute nature". Comme c'était bien vu.

Luc Delval

jeudi 07 octobre

http://www.lesdoigtsdanslacrise.info:80/index.php?post/2010/10/07/Mais-enfin-pourquoi-ils-nous-haissent-comme-ca-ces-bougnoules-Quest-ce-quon-leur-a-fait-a-part-les-bombarder-pour-leur-bien



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  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19


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