Blogs Lalibre.be
Lalibre.be | Créer un Blog | Avertir le modérateur

16/10/2010

n°57 - Dossier d'iran du 15-10 – Fin : L'Iran n'est pas une menace pour le monde arabe.


n°57 - Dossier d'iran du 15-10 – Fin  : L'Iran n'est pas une menace pour le monde arabe.



Dossier d'Iran   n°57 du 15-10

                               C.De Broeder & M.Lemaire



 Le "dossier d'Iran" est  visible  sur les blogs : 

a) sur mes blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis      :no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

 

c) sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

Si vous voulez-nous contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse:fa032881@skynet.be 


Sommaire :  

2 Dossier & Point de vue. (Suite)

2-5 « Les ingérences » de Washington dans les affaires internes de l'Iran.

1 Pétrole: Washington force Tokyo à renoncer à ses projets en Iran…

2 Quatre géants du pétrole se retirent pour respecter les sanctions.

3 La police iranienne agira contre ceux qui voudront utiliser les sanctions économiques.

3 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

3-1 "Obama est un hors-la-loi international".

3-2 11 septembre 2001 : Ahmadinejad à l'ONU.

3-3 Ahmadinejad accueilli comme un héros par les libanais…

3-4 Question d’un lecteur à D. Losurdo à propos de l'"antisémitisme" et l'Iran.

3-5 L'Iran affirme avoir contré le virus Stuxnet.

6  Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Fadwa Nassar : La république islamique d'Iran:le développement durable pour une véritable indépendance.

 

 



2-5 « Les ingérences » de Washington dans les affaires internes de l'Iran.

1 Pétrole: Washington force Tokyo à renoncer à ses projets en Iran…
La pression politique de Washington a amené certains groupes énergétiques internationaux, dont japonais, à renoncer à coopérer avec Téhéran dans l'exploitation de nouveaux gisements pétroliers, a annoncé Ramin Mehmanparast, porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères.
"Cédant aux pressions de l'Occident et des Etats-Unis, le japonais Impex (filiale de Mitsui, ndlr) a réduit sa part de 70% à 10% dans l'exploitation du gisement pétrolier d'Azadegan", a-t-il indiqué, cité mardi par l'agence iranienne ISNA.
Prenant en considération ses projets de développement économique à long terme, le gouvernement japonais ne se résoudra pas à perdre cette part. Malgré les pressions de l'Occident, Tokyo "est conscient des avantages de sa présence en Iran", a ajouté M.Mehmanparast.
En 2004 la société Impex a obtenu 75% de la concession d'exploitation du gisement iranien d'Azadegan dont le potentiel est estimé à 26.000 milliards de barils. Cependant, suite aux nouvelles sanctions onusiennes et américaines adoptées à l'encontre de l'Iran, la part du groupe à été réduite à 10%.
Et d'ajouter que le ministre nippon de l'Economie, du Commerce et de l'Industrie, Akihiro Ohata a récemment annoncé que le gouvernement japonais et Impex pourraient se retirer du projet.
Par ailleurs, les Etats-Unis ont instauré des sanctions unilatérales supplémentaires à l'encontre de Téhéran qui sanctions prévoient notamment un gel d'investissements dans le secteur énergétique iranien.

 

2 Quatre géants du pétrole se retirent pour respecter les sanctions.
Quatre géants du pétrole ont décidé de se conformer aux nouvelles sanctions contre l'Iran et de cesser toute activité avec ce pays, ont annoncé les États-Unis, soulignant que l'étau se resserrait autour du régime accusé de cacher un programme nucléaire militaire.

Le français Total, l'anglo-néerlandais Shell, le norvégien Statoil et l'italien Eni ont promis de « liquider leurs investissements » et de renoncer à « toute nouvelle activité dans le secteur de l'énergie en Iran », a indiqué James Steinberg, le n° 2 de la diplomatie américaine, saluant « un important revers pour l'Iran ». Ces entreprises se mettent ainsi à l'abri de sanctions américaines. À l'inverse, le département d'État a lancé des enquêtes visant d'autres compagnies n'ayant pas pris le même engagement.

Les États-Unis accusent l'Iran, 4e producteur mondial de brut, de financer son programme nucléaire avec les revenus de son secteur énergétique. Selon M. Steinberg, les sanctions ont « un impact de plus en plus important en Iran », notamment dans les secteurs de la finance et des transports.

02 octobre 2010

http://www.lorientlejour.com/category/Moyen+Orient+et+Monde/article/673449/Quatre_geants_du_petrole_se_retirent_pour_respecter_les_sanctions.html

 

02-10

L’Iran a officiellement protesté hier contre « les ingérences » de Washington dans ses affaires internes. Réagissant aux nouvelles sanctions américaines, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères a dénoncé une « décision allant dans la droite ligne des ingérences des États-Unis dans les affaires intérieures de l'Iran depuis 30 ans ». « Elle est en contradiction avec les lois internationales », a ajouté Ramin Mehmanparast.

02 octobre 2010

http://www.lorientlejour.com/category/Moyen+Orient+et+Monde/article/673449/Quatre_geants_du_petrole_se_retirent_pour_respecter_les_sanctions.html

 

3 La police iranienne agira contre ceux qui voudront utiliser les sanctions économiques

La police iranienne agira contre ceux qui voudront utiliser les sanctions économiques imposées à l'Iran pour « créer des troubles et des grèves », a déclaré hier le chef de la police, le général Esmaïl Ahmadi Moghadam, cité par les médias. « Avec les menaces économiques, ils veulent provoquer des troubles, des révoltes, et pousser les gens à la désobéissance civile », a-t-il ajouté, selon l'agence Fars. « Ils ont lancé une violente guerre psychologique contre nous », a-t-il encore lancé.

C'est la première fois qu'un haut responsable iranien reconnaît que les sanctions économiques internationales peuvent avoir de tels effets.

Le président Mahmoud Ahmadinejad, le gouvernement et la presse officielle ont minimisé la portée de ces sanctions, affirmant qu'elles ne feraient que renforcer l'indépendance économique de l'Iran et n'affecteraient pas sa détermination à poursuivre son programme nucléaire. M. Ahmadi Moghadam a également dénoncé de nouvelles sanctions américaines, notamment la fermeture de comptes bancaires et l'interdiction de voyager, visant huit dirigeants iraniens accusés d'atteintes aux droits de l'homme lors de la répression des troubles qui ont suivi la présidentielle de juin 2009.

02 octobre 2010

http://www.lorientlejour.com/category/Moyen+Orient+et+Monde/article/673449/Quatre_geants_du_petrole_se_retirent_pour_respecter_les_sanctions.html



3 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

3-1 "Obama est un hors-la-loi international".

Le président du Parlement iranien Ali Larijani a qualifié samedi le président américain de "hors-la-loi international" après que Barack Obama eut déclaré que les Etats-Unis soutenaient les aspirations du peuple iranien.
"Comment Obama ose-t-il annoncer qu'il veut aider la nation iranienne ? Il devrait savoir qu'il est un hors-la-loi international", a déclaré M. Larijani, cité par l'agence de presse Isna.
"M. Obama devrait savoir que nous n'avons pas besoin de son message", a-t-il ajouté.
Dans une interview diffusée vendredi par la chaîne de télévision en farsi de
la BBC, M. Obama a annoncé que Washington soutenait les aspirations démocratiques du peuple iranien.
A la question du journaliste qui lui demandait s'il était avec ou contre le peuple iranien dans leur combat pour davantage de libertés, le président américain a répondu: "pour ceux qui aspirent à être entendus, à participer à une démocratie qui reconnaisse leur dignité humaine, nous nous tiendrons toujours auprès d'eux."
M. Obama a d'autre part affirmé dans cette interview qu'une solution diplomatique était toujours possible dans le dossier du programme nucléaire controversé de l'Iran.
"Nous préférons nettement résoudre ces dossiers de façon diplomatique. Je pense que c'est dans l'intérêt de l'Iran. Je pense que c'est dans l'intérêt de la communauté internationale", a dit M. Obama. (belga)

25/09

 http://www.7sur7.be/7s7/fr/2864/Dossier-Obama/article/detail/1161997/2010/09/25/Obama-est-un-hors-la-loi-international.dhtml


3-2 11 septembre 2001 : Ahmadinejad à l'ONU.

Ndlr : la publication de l'article ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.
extrait

Mahmoud Ahmadinejad a affirmé que les attentats du 11 septembre 2001 avaient été montés par le gouvernement américain lui-même.

Selon le chef d'Etat iranien, «quelques éléments à l'intérieur du gouvernement américain ont orchestré l'attentat pour inverser le déclin de l'économie américaine et son emprise sur le Moyen-Orient de manière à sauver le régime sioniste». «La majorité du peuple américain de même que d'autres nations et des politiciens sont d'accord avec ce point de vue», a-t-il affirmé.

Après les attentats du 11-Septembre, «une machine de propagande est entrée en action», a estimé Mahmoud Ahmadinejad.

Selon lui, les Etats-Unis ont utilisé l'attaque comme prétexte pour envahir l'Afghanistan et l'Irak, provoquant de nombreux morts, au lieu de chercher à punir les coupables. «Il a été dit que quelque 3000 personnes ont été tuées le 11-Septembre et nous en sommes tous très peinés. Cependant, jusqu'à maintenant, en Afghanistan et en Irak des centaines de milliers de personnes ont été tuées, des millions blessées et déplacées et le conflit est encore en train de s'étendre», a-t-il souligné.

24/09

Extrait de http://www.lefigaro.fr/international


3-3 Ahmadinejad accueilli comme un héros par les libanais…

Nb  Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.

Mahmoud Ahmadinejad a reçu mercredi à Beyrouth un accueil enthousiaste de plusieurs milliers de chiites libanais au premier jour d'une visite qui ravive les craintes de l'Occident concernant l'influence grandissante de l'Iran au Liban.

Partisans du Hezbollah à l'arrivée de Mahmoud Ahmadinejad à Beyrouth. Le président iranien a reçu mercredi à Beyrouth un accueil enthousiaste de plusieurs milliers de chiites libanais au premier jour d'une visite qui ravive les craintes de l'Occident concernant l'influence grandissante de l'Iran au Liban. (Reuters/Ali Hashisho)

Lançant du riz et des fleurs au passage du président iranien, ses partisans étaient massés le long de la route principale qui relie l'aéroport de Beyrouth au palais présidentiel où Ahmadinejad doit rencontrer son homologue libanais, Michel Souleïman.

Drapeaux de l'Iran, ballons et affiches du chef de l'Etat iranien étaient agités le long de la route aux côtés de portraits du guide suprême de l'Iran, l'ayatollah Ali Khamenei et du fondateur de la République islamique d'Iran, l'ayatollah Ruhollah Khomeini.

Cette visite préoccupe les Etats-Unis qui cherchent à isoler l'Iran en raison de son programme nucléaire controversé et qui accusent Téhéran d'aider le Hezbollah à saper les principes de souveraineté du Liban.

Des membres pro-occidentaux du gouvernement libanais, auquel participe le Hezbollah, ont également fait part de leurs préoccupations concernant la venue du chef d'Etat iranien. Le bloc parlementaire majoritaire, dirigé par Saad Hariri, a notamment accusé l'Iran de faire passer le Liban pour une "base iranienne en méditerranée".

La majorité des Chiites sont toutefois reconnaissants à l'Iran de son soutien au Hezbollah lors de la guerre de 2006 contre Israël et de son aide financière pour la reconstruction du pays.

VISITE À LA FRONTIÈRE

Le Hezbollah chiffre cette aide à un milliard de dollars. Les experts occidentaux pensent que l'Iran aurait aussi réarmé un mouvement qualifié de terroriste qui admet disposer de plus de 30.000 roquettes et missiles.

Téhéran a également proposé d'aider le pays à moderniser son réseau électrique vétuste, de financer des projets hydrauliques et de compenser les armes américaines dont la fourniture est suspendue par les objections d'ordre politique du Congrès américain.

Ahmadinejad, qui a déclaré à plusieurs reprises vouloir rayer de la carte Israël, devrait se rendre jeudi dans les villes du sud du Liban à proximité de la frontière avec l'Etat hébreu.

Il s'entretiendra avec le Premier ministre Saad Hariri, un musulman sunnite, et le président chiite de la Chambre des députés, Nabih Berri mercredi. Il devrait également prendre la parole à un meeting organisé dans la banlieue sud de Beyrouth par le Hezbollah, dont le chef Hassan Nasrallah compte aussi intervenir.

13/10

www.lexpress.fr/.../ahmadinejad-accueilli-comme-un-heros-par-les-chiites-libanais_927393.html


3-4 Question d’un lecteur à D. Losurdo à propos de l'"antisémitisme" et l'Iran.

Article publié par mondialisation.ca sous le titre :  L’Occident contre « l’antisémitisme » : une idéologie de guerre : http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=21279

Cher professeur Losurdo,

Je lis dans les dépêches d’agences de presse que même Fidel Castro semble s’être uni au chœur pro-israélien et anti-iranien.

La nouvelle est-elle vraie, pour ce que vous pouvez en savoir ?

Qu’en pensez-vous ? [MO]

 

Cf. : 08-09-10  IRAN: FIDEL CASTRO CRITICA AHMADINEJAD, ''ANTISEMITA''

(ASCA) - Roma, 8 septembre. : Fidel Castro a critiqué le président iranien M. Ahmadinejad pour ses comportements jugés « antisémites ». C’est la BBC qui le rapporte.

L’ex-leader cubain, au cours d’un entretien donné à Jeffrey Goldberg (invité personnellement par Castro à Cuba) de l’Atlantic magazine, a déclaré que l’escalade des rapports de confrontation entre Iran et Occident pourrait conduire à une guerre nucléaire. En ce qui concerne les juifs, F. Castro a déclaré que « leur existence a été beaucoup plus difficile que la notre. Rien ne peut être comparé à l’Holocauste ».

Pour Castro, l’Iran devrait, pour la paix dans le monde, « reconnaître l’histoire unique sur l’antisémitisme et essayer de comprendre la raison pour laquelle les Israéliens craignent pour leur existence ».

Réponse de D. Losurdo :

Je ne sais pas jusqu’à quel point l’intervieweur a compris et rapporté correctement la pensée de Fidel Castro ; il est permis de nourrir quelque doute à ce propos.

En tous cas j’ai exposé mon point de vue dans le livre : Le langage de l’Empire. Lexique de l’idéologie américaine (Laterza, 2007).

Je rapporte ici certains passages :

Plus radicale semble être la position du président iranien Ahmadinejad, selon qui, en tant qu’Etat « artificiel », Israël serait destiné à disparaître. C’est une prise de position qui est souvent relevée en Occident comme un symptôme de la volonté de renouveler le judéocide ; mais cette lecture  est un expédient polémique.

On trouvera bien plus proche de la vérité celui qui, en écrivant dans un journal insoupçonnable d’antisémitisme (l’International Herald Tribune), a observé que nous nous trouvons devant le renvoi à une présumée « inévitabilité historique » bien plus qu’à l’ « énonciation d’une politique ».

Souvenons-nous alors qu’on a aussi vu des personnalités tout ce qu’il y a de plus illustres en Occident mettre en doute l’opportunité et la légitimité de la fondation de l’Etat d’Israël : en privé, Karl Popper n’hésitait pas à parler de « désastreuse erreur » ; plus significatif encore est le jugement d’Arendt, qui en mai 1946 reconnaissait en toute franchise l’ « injustice perpétrée aux dépens des arabes ». Le grave tort du président iranien est de ne pas distinguer nettement entre jugement historique et projet politique. Nous pouvons bien dire que la fondation des Etats-Unis implique et aggrave les infamies subies par les Peaux-rouges, mais l’impossibilité de revenir à la situation précédant l’arrivée en Amérique des colons européens est immédiatement évidente pour tout le monde. Mutatis mutandis, il n’y a pas de raison d’argumenter différemment par rapport à la fondation d’Israël. Si ce n’est que ceux qui se hâtent de dénoncer un programme génocidaire dans toute revendication d’indemnisation morale provenant du monde arabe et musulman à cause de l’injustice qu’ils ont subie avec la fondation de l’ « Etat juif » et l’expulsion consécutive de la population arabe commettent une erreur en miroir de celle d’Ahmadinejad.

[…]

Ce n’est pas avancer dans la recherche de la vérité que de définir comme antisémite le président iranien, lequel par contre insiste sur le fait que c’est l’Europe et pas le peuple palestinien qui doit faire amende des crimes de l’antisémitisme. Comme nous le verrons, c’est l’opinion exprimée à l’époque par un illustre historien tel que Toynbee, qui voit en la fondation d’Israël l’affirmation du « principe cynique de faire payer les gens désarmés » pour des fautes commises par d’autres. On peut et on doit avec fermeté condamner les tentatives d’Ahmadinejad de mettre en doute la réalité et la radicalité de la « solution finale » : elles sont l’expression maladroite et malheureuse du désir d’attirer l’attention sur les souffrances et sur les injustices subies par des Palestiniens et des arabes, subies par ceux qui se trouvent dans la malheureuse  position d’être victimes des victimes (pour employer une formule chère à Saïd).

[…]

Après Israël l’Iran est le pays qui abrite le plus grand nombre de juifs (20 mille) au Moyen-Orient, et ils ne semblent pas subir des conséquences considérables de la violente rhétorique anti-israélienne qui fait rage à Téhéran ; ni ne se manifestent en Iran des tendances à l’expulsion des juifs ressemblant au « transfert » des arabes rêvé par certains cercles israéliens (chap. V, § 6 de mon livre).

Sur le versant opposé nous voyons ce qui advient en Israël. Malheureusement il ne s’agit pas que du gouvernement. C’est une large opinion publique qui exprime une orientation assez inquiétante". 

Suite de la réponse de D. Losurdo en pj ou sur les sites mentionnés (voir aussi : http://www.ism-france.org/news/article.php?id=14435&type=analyse )

 

Mondialisation.ca rappelle à ce sujet un article de Arash Norouzi publié en janvier 2007 :

« Rayé de la carte » : la rumeur du siècle

Ce qu’a vraiment dit Mahmoud Ahmadinejad

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=4621 

 

Mais pour ne pas rester tributaire de ce qu'on dit qu'Ahmadinejd a dit etc., on peut aussi aller lire directement le  Discours (traduit) de Mahmoud Ahmadinejad, à la 65ème Assemblée générale de l’ONU  (23 septembre 2010) : http://www.voltairenet.org/article167062.html

Et, tant qu'on y est, l'analyse de Thierry Meyssan à ce sujet : Le débat indirect Ahmadinejad-Obama

http://www.voltairenet.org/article167073.html 

Ahmadinejad, Thierry Meyssan ?!?! "Alerte, alerte...  le démon, le démon !!

 Le vois-tu là dans l'ombre, fixant sur nous son oeil de feu ?"  

http://www.youtube.com/watch?v=RlZPn0QaqXE

m-a


3-5 L'Iran affirme avoir contré le virus Stuxnet.
Le lancement de la centrale de Bouchehr a été retardé, mais sans lien avec le virus Stuxnet, précise l'Iran.
Les systèmes industriels du pays auraient été débarrassés du virus. Plusieurs «espions», accusés de s'attaquer au programme nucléaire iranien par Internet, ont été arrêtés.
L'Iran affiche sa résistance à Stuxnet. Une semaine après avoir annoncé que plus de 30.000 ordinateurs personnels avaient été infectés par ce virus informatique dans le pays, de hauts responsables ont indiqué dimanche que tous les sites industriels contaminés avaient été «nettoyés». «Une solution a été trouvée pour faire face au virus, et elle va être appliquée», avait indiqué la veille Heidar Moslehi, ministre iranien de l'Information, cité par la télévision d'État. L'Iran, qui a très vite admis que ses réseaux informatiques avaient été touchés, assure qu'elle n'a recensé jusqu'à présent aucun «dégât sérieux».
D'après les expertises iraniennes, Stuxnet ne serait pas aussi dangereux que prévu. Découvert en juin, ce virus recherche sur les ordinateurs infectés un logiciel du groupe Siemens, qui sert au contrôle d'oléoducs, de plate-formes pétrolières ou de centrales électriques. En reprogrammant cette application, il disposerait de capacités de sabotage d'infrastructures industrielles, avaient expliqué plusieurs experts en sécurité occidentaux. Mais selon le vice-ministre iranien de l'Industrie, Mohsen Hatam, Stuxnet aurait «seulement une capacité de collecter des informations avant de s'autodétruire».
S'il cherche à minimiser l'impact de Stuxnet, l'Iran voit plus que jamais derrière ces cyberattaques la main de gouvernements étrangers, opposés à son programme nucléaire. Samedi, le ministère des Renseignements a annoncé l'arrestation de plusieurs «espions», accusés d'avoir voulu «mener une action destructrice» par Internet. «Les services de sécurité assurent une surveillance complète d'Internet et ne permettront aucune fuite concernant le programme nucléaire iranien, ni la destruction de ces activités», a martelé le ministre Heydar Moslehi. La date, le lieu de ces arrestations et le lien avec le virus Stuxnet n'ont pas été précisés.
Stuxnet, pourtant disséqué de toutes parts, reste lui-même entouré de nombreux mystères.

Très vite, des experts internationaux en sécurité ont déduit qu'il pouvait s'agir d'une attaque commanditée par des États contre le programme nucléaire iranien, et notamment contre la centrale de Bouchehr, dont le lancement a été retardé.

Sa sophistication suggère en effet qu'il a été l'objet d'un travail de plusieurs mois et a requis des compétences très pointues. Et des indices dans le code du virus impliquant Israël ont été repérés.

Mais les preuves sont encore rares.

Le virus, très répandu en Iran, s'est aussi propagé en Inde, en Indonésie, au Pakistan, puis en Chine.(ndlr : & aux Etats-Unis…)

ATTA KENARE

AFP
04/10

http://www.lefigaro.fr/sciences-technologies/2010/10/04/01030-20101004ARTFIG00446-l-iran-affirme-avoir-contre-le-virus-stuxnet.php



6  Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

Fadwa Nassar : La république islamique d'Iran:le développement durable pour une véritable indépendance.

Depuis la révolution islamique et l’instauration de la république islamique d’Iran, en 1979, les puissances occidentales ont décidé de combattre le nouveau régime, jugé dangereux à leurs intérêts dans la région. Parce que l’Iran, qui était le principal allié de l’alliance israélo-américaine dans la région, est devenu depuis 1979 un Etat qui proclame et assume son rôle antisioniste et hostile à l’oppression des peuples, les Etats-Unis, d’autres pays occidentaux et leur protégé « Israël » tentent par tous les moyens de renverser le régime: en déclenchant des guerres, en imposant des sanctions, en finançant des organisations qui commettent des actes terroristes à l’intérieur du pays, en lançant des campagnes de dénigrement contre ses dirigeants et ses institutions. Il s’agit surtout de préparer l’opinion publique internationale à accepter leur guerre contre l’Iran (comme les préparatifs psychologiques et médiatiques avant la guerre déclenchée contre l’Irak), mais aussi d’affaiblir et de déstabiliser le pays pour imposer une alternative pro-occidentale à la politique iranienne actuelle.

Sanctions politiques aux effets limités

Les sanctions contre l’Iran ne datent pas de la « crise du nucléaire iranien » des récentes années, crise suscitée par les puissances impériales pour empêcher l’Iran d’assurer son autonomie énergétique. L’Iran subit en effet des sanctions économiques, commerciales et militaires ainsi que le transfert des technologies depuis le début de la révolution islamique, soit plus de trente ans. Les sanctions touchent aussi les domaines scientifique et académique. La question du nucléaire iranien n’a été en fait qu’un prétexte pour renforcer la politique impériale occidentale envers l’Iran, voulant isoler le pays et accroître ses difficultés économiques et politiques.
Mais dès le départ, la jeune république islamique avait opté pour le développement autonome et l’autosuffisance économique. Malgré huit ans de guerre imposée et l’hostilité occidentale, l’Iran  est parvenu à développer certains secteurs comme l’industrie pétrochimique, l’automobile, les technologies de l’information et de la communication, en restant cependant assez éloignée de l’autosuffisance alimentaire pendant les deux décennies qui ont suivi la révolution islamique.
Malgré les sanctions, le volume des échanges commerciaux de l’Iran avec les pays du monde n’a cessé de croître et de se diversifier. Dans les années 90 et au début des années 2000, plusieurs accords dans le domaine de l’exploitation du pétrole ont été conclus avec des firmes étrangères. Il y a quelques jours, le ministre iranien des finances, Shamseddine Husseyni déclarait que les sanctions imposées contre l’Iran n’ont fait que renforcer l’alternative de l’autosuffisance du pays en l’aidant à exporter ses produits non pétroliers, soulignant qu’« à cause de ces sanctions, nous comptons plus sur nos ressources locales ». De nombreux contrats d’investissements ont été signés avec divers pays, européens ou asiatiques, dans les domaines pétrolier, gazier, automobile, pétrochimique et alimentaire, dans les secteurs des télécoms, du bâtiment et de l’électronique. D’après une étude écrite par Amélie Neuve-Eglise ( La revue de Téhéran, Paris, N°23- 2007) qui constate « l’échec politique et diplomatique indiscutable du système des sanctions mis en place contre l’Iran », il semble que ces sanctions « ont cependant indéniablement aggravé certains problèmes structurels et ont retardé la modernisation de l’industrie pétrolière, tout en pénalisant davantage la population iranienne que les élites politiques ».

Un développement global

Depuis la révolution islamique, le régime iranien s’est tourné vers le développement global de tout l’Iran, qui est un vaste pays comprenant des provinces très différentes les unes des autres. Concernant le développement humain, l’Iran qui comptait en 2003 68 millions d’habitants, a consacré d’importants efforts pour élever le niveau éducatif et scientifique de toutes les catégories de la population. Le nombre des étudiants d’université est passé de 150.000 au temps du Shah à environ 2.400.000 étudiants dans différents domaines. Alors que le pays importait des médecins, aujourd’hui, le nombre de médecins généralistes et spécialisés dépasse les besoins de la société : de 7000 médecins spécialisés en 1978, ils sont actuellement 72.792 médecins spécialisés répartis dans tout le pays.
Le nombre des étudiants en doctorat dans les universités de l’Etat était de 425 en 1980-1981, alors qu’il a été de 12.000 doctorants en 2001-2002. Les scientifiques iraniens ont atteint le niveau de compétivité avec les scientifiques du monde occidental dans différents domaines, les sciences appliquées, la médecine, la chimie, la biologie, les sciences informatiques ou le nucléaire.
La république islamique d’Iran continue à privilégier le développement économique et humain dans les provinces et les régions les plus éloignées du centre et de la capitale, pour tenter de combler le fossé qui sépare les zones rurales des zones urbaines. Par exemple, les centres de soins dans les régions rurales ont augmenté de 2500 centres (1978) à 16.061 en 2002. L’électrification des campagnes a très tôt commencé, après la révolution islamique : en 1978, seuls 4327 villages bénéficiaient d’électricité, mais en 2001, ce sont 45.359 villages qui y ont eu accès. Les routes ont relié les villages aux capitales provinciales ainsi que tous les services de l’Etat, comme les bureaux de poste qui sont passés de 180 bureaux ruraux en 1978 à 4912 en 1995. Pour l’eau potable, 760 villes et 23.036 villages en bénéficient au début de ce siècle alors qu’en 1978, 45 villes et 12.000 villages seulement étaient raccordés au réseau.
Ces chiffres incomplets donnent un aperçu succinct de l’orientation adoptée par la république islamique pour un développement durable et global de toutes les régions iraniennes.
L’Iran a également tenté de combler le fossé historique qui sépare la situation de la femme de celui de l’homme. Même les médias hostiles à la république islamique n’ont pu taire cette réalité, celle de l’effort de la république islamique pour élever le niveau éducatif, économique, politique, social et culturel de la femme iranienne. Qu’elles soient rurales ou  citadines, les femmes ont bénéficié d’une protection médicale particulière, notamment en tant que mères de famille, avec l’augmentation du nombre de médecins spécialisés, au point que la moyenne de durée de vie des femmes est de 75,75 ans pour les femmes alors qu’il est de 70,94 ans pour les hommes (2009). Etant donné que l’instruction est un critère important du développement d’une société, le taux de femmes alphabétisées (6 ans et +) est de 80,34% en 2007. Pour la même année, le taux de femmes instruites (entre 6 et 29 ans) est de 95,16% alors qu’il est de 96,48% pour les hommes. Le taux de femmes admises dans les universités publiques est de 44,27% en 2008 par rapport à tous les admis. Le taux des femmes professeurs du domaine médical dans les universités publiques est de 40% sur l’ensemble des professeurs du domaine médical. Là encore, ces quelques chiffres épars indiquent l’effort entrepris par l’Iran pour permettre aux femmes d’exercer leur rôle dans la société.
Concernant la jeunesse iranienne, il faut rappeler que tous les Iraniens âgés de moins de trente ans n’ont connu ni la période du shah ni celle de la révolution et ils étaient trop jeunes au cours des huit années de guerre imposée à l’Iran. A Téhéran où vivent 12 millions de personnes, 9 millions sont âgés de moins de trente ans. C’est dire que cette catégorie de la population, soumise aux pressions les plus fortes, représente un réel défi au pouvoir, si elle ressent que ses besoins ne sont pas assurés. Entre l’attirance envers le mode de vie occidental et la préservation rigide des traditions, les responsables iraniens, les savants religieux et intellectuels sont parvenus à trouver des modes de réflexion et des voies originales où la jeunesse iranienne peut accéder à la modernité sans cependant perdre son authenticité ni son originalité. Il s’agit d’un défi quotidien auquel les responsables iraniens accordent une grande importance, puisque la jeunesse, porteuse de l’avenir du pays, est également devenue un enjeu pour les puissances occidentales. En développement l’instruction et les études universitaires, la recherche, la culture, la science, les arts (le cinéma iranien est l’un des plus développés et originaux au sein des pays islamiques et même dans le Tiers-monde) et les différentes disciplines sportives, en menant une lutte sans merci contre la drogue et les trafiquants, la république islamique d’Iran est parvenue à endiguer le flot des médias occidentaux et leurs cadeaux souvent empoisonnés. Il s’agit cependant d’un combat quotidien réclamant l’attention et l’effort constant des autorités et des responsables, à tous les niveaux de la société.

Article publié sur Résistance islamique au Liban    

Fadwa Nassar :

Lundi 11 octobre 2010



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

Les commentaires sont fermés.