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23/10/2010

n°555 - Les Dossiers 'Géopolitique et stratégie' de Palestine - 22-10 - : Début : - : Gaza : Le soleil s’était levé tôt ce matin là …

n°555 - Les  Dossiers   'Géopolitique et stratégie' de  Palestine - 22-10 - : Début : -  : Gaza : Le soleil s’était levé tôt ce matin là …



L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources 



Les  Dossiers   'Géopolitique et stratégie' de  Palestine

555 du 22-10

C.De Broeder & M.Lemaire



Vous retrouverez ce journal 

a) sur nos blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis       :  no-war.over-blog.com

c) sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

 

d) sur le site : www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

  

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be

 

Sommaire

Tiré à part

Le convoi Viva Palestina5 est à Gaza, enfin ! (vidéo)

La poursuite de la colonisation israélienne en Cisjordanie n'a pas d'impact

1 Analyse - Géopolitique et stratégie – Réflexion.

1-1 Samidoun : La bataille pour la Cisjordanie fait rage.

1-2 Samidoun : Gaza : Le soleil s’était levé tôt ce matin là

1-3 Francis A. Boyle : L’effondrement imminent d’Israël en Palestine.

1-4 Centre Palestinien d'Information : Le droit au retour menacé par la solution de deux Etats avec un Etat purement juif.

1-5 Nejad : Le Liban, la Syrie, la Palestine, la Turquie et l'Iran dans un même front.

2 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

2-1 ierre Piccinin : La liberté d’expression menacée de mort.

2-2 Centre Palestinien pour les Droits de l’Homme : L’Autorité Palestinienne emprisonne et torture des militants..

2-3 Hicham Issa : Je continue à rêver d’une enfance libre.

Fin  

3 Annexe

3-1 Appel de personnalités pour la liberté d’expression.

3-2 Obama a donné le traditionnel discours annuel à l’ouverture de l’Assemblée Générale des Nations Unies.

3-3 Les lauréats du Prix Nobel de la paix après le 11-Septembre.

3-4 Manuel de Diéguez : Israël et la régression intellectuelle de la civilisation occidentale.

 



Tiré a part

Le convoi Viva Palestina5 est à Gaza, enfin ! (vidéo)

Le 21-10 à 16h, les 342 activistes et leurs 140 camions sont entrés à Gaza. 

http://www.ism-france.org/news/article.php?id=14513&type=temoignage&lesujet=Actions


La poursuite de la colonisation israélienne en Cisjordanie n'a pas d'impact sur les garanties de prêts que les Etats-Unis accordent à l'Etat juif, dont le Trésor américain a annoncé jeudi l'augmentation.
 A l'issue d'une rencontre du Groupe de développement économique mixte américano-israélien à Jérusalem, le ministère a indiqué que le total des garanties de prêts accordées par Washington à Tel-Aviv s'élevait à 3,481 milliards de dollars au 1er octobre.
 Cela signifie que la tranche de 333 millions de dollars de garanties supplémentaires au titre de l'exercice budgétaire américain 2010, clos le 30 septembre, a été allouée.
 Washington attend "de recevoir un rapport du gouvernement d'Israël début 2011 indiquant si celui-ci a rempli en 2010 les conditions permettant le déblocage de la tranche de garanties de prêt de 333 millions de dollars au titre de l'exercice 2011", ajoute le ministère dans un communiqué.
 Ces garanties permettent à Israël d'emprunter sur les marchés à taux préférentiels en bénéficiant de la garantie de remboursement de l'Etat américain.
 Les conditions mentionnées par le Trésor sont d'ordre économique.
 De par la loi américaine, ces garanties, dont l'Etat juif ne s'est pas servi depuis 2004, ne peuvent être utilisées pour soutenir des activités dans les territoires occupés depuis la guerre des Six Jours (1967).
 Les Etats-Unis peuvent les réduire "d'un montant égal au montant alloué ou estimé avoir été alloué par l'Etat d'Israël" à des activités que le président américain jugerait "incompatibles avec les objectifs" définis dans l'accord conclu avec l'Etat juif: la colonisation des Territoires palestiniens.
 Le gouvernement américain a imposé des réductions à ces garanties pour la dernière fois en 2005, sous le président George W. Bush.
  Le gouvernement du président américain Barack Obama, qui ne cesse d'appeler Israël à la retenue en matière de colonisation, a jusqu'à présent refusé d'en faire autant.
 mj/sl/sj
 AFP 21-10



1 Analyse - Géopolitique et stratégie – Réflexion.

Ndlr : PS : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

1-1 Samidoun : La bataille pour la Cisjordanie fait rage.

Qui l’emportera, des collaborateurs, ceux qui ont fait de la « négociation-bradage » des droits du Peuple palestinien leur métier, ou de ceux qui hésitent et se demandent s’ils ne devraient pas embarquer à bord du Titanic des « négociations directes » afin d’obtenir leur part du butin palestinien ou, enfin, des résistants, qui refusent de négocier en ces temps défavorables pour la cause palestinienne et préfèrent mourir plutôt que de  disparaître? 
Nous l’avions écrit en décembre 2009 : la dernière année de la décennie sera celle de tous les   dangers pour le Peuple palestinien (1).

Après soixante-deux années de combat, le repos n’est pourtant pas permis : les sionistes rôdent et veulent se repaître des restants de droits pas encore bradés par les « négociateurs » professionnels non mandatés dont la présidence est échue depuis dix-huit mois et qui n’osent pas faire parler les urnes et s’enquérir de l’avis du peuple qui les avaient mandaté, tant ils sont certains du verdict sans appel qui les attend.
Pourtant, le peuple que ces négociateurs illégitimes méprisent aurait de bonnes raisons de passer la main et de souhaiter se reposer. Après l’agression meurtrière et le blocus génocidaire contre Gaza, après la multiplication des check-points et des routes de contournement qui étranglent l’économie de
la Cisjordanie, après les nettoyages ethniques à Jérusalem, voilà que la répression militaire et  sécuritaire conjuguée des forces sionistes d’occupation et de leurs alliés de l’Autorité palestinienne multiplient les assauts, les exécutions extrajudiciaires, les assassinats ciblés, les arrestations arbitraires massives (plus de 750 militants du Hamas, en Cisjordanie ces derniers jours ) et les tortures jusqu'à ce que mort s’ensuive. 

Les « négociateurs » préparent déjà l’imposition de l’entente illégale qu’ils auront concoctée derrière des portes closes.  Et ils entendent bien recevoir leur salaire « judaïque » et ne pas permettre à ce peuple martyr de s’interposer entre eux et les prébendes de l’aide de la « communauté internationale », comprendre la communauté de quelques puissances  qui ont hâte de passer à autre chose et d’en découdre ensuite avec l’Iran et avec la Chine.
Le
président français et celui qui lui tient lieu de thuriféraire, le dénommé Kouchner, menacent de traîner les négociateurs des deux bords jusque devant le Conseil de sécurité de l’ONU.  Depuis quand un sous-fifre a-t-il l’autorisation de menacer un pion des sanctions du Conseil de sécurité sans y avoir été autorisé par le maître du conseil de la « communauté internationale » ?  Il court droit au véto, l’excité de l’Élysée !

La présente manche est facile à comprendre. George W. Bush est allé très loin et, en son temps, il a promis (comme Sharon avant lui) que toute la terre qui aurait été accaparée par les sionistes de l’État pour les « juifs » seulement, qu’ils soient croyants ou non, leur reviendrait. Aujourd’hui, les sionistes se souviennent de cette promesse et ils exigent, pour revenir à la table de « négociation », de  connaître à l’avance l’issue desdites « négociations » (2). Vous aurez remarqué que Netanyahu ne demande pas à Abbas – quantité négligeable, dans cette triste équipée – des garanties de succès de ses négociations. Non : Benjamin demande au chef des deux clans, le juge et le bourreau, qu’il lui garantisse le succès des ces négociations, et il le fait publiquement, au vu et au su de la « communauté internationale », sous le nez du Peuple palestinien à qui on ne demande rien.
Que va-t-il négocier, le « Président palestinien » échu ?

Netanyahu nous dévoile la mise et sa main gagnante, à défaut de quoi, il ne « négocie » plus.

En fait, par cette manœuvre, Netanyahu place encore une fois Abbas dans une position impossible ; il le ridiculise et l’humilie devant son peuple, le montrant à plat-ventre quémandant le droit de parapher le document de l’entente avant même de l’avoir lu et « négocié ». C’est que Netanyahu pense que le temps n’est pas encore venu d’accorder le bantoustan – la réserve – aux « Indiens » Palestiniens. Netanyahu et sa clique de Tel-Aviv pensent qu’il y a encore de la terre à voler aux Palestiniens, qu’il y a encore des droits à leur arracher, dont le droit ultime de s’accaparer de la terre de Palestine avec l’accord explicite et signé des Palestiniens eux-mêmes qui accréditerait ainsi l’inique recommandation 181 de l’ONU (1947).  La fameuse clause reconnaissant « l’État juif » qu’exige Netanyahu ces temps-ci n’a pas d’autre but que celui-là. (3).
Obama quant à lui pense que c’est suffisant et que les sionistes devraient se contenter de 85% de la superficie de
la Palestine mandataire. La contradiction, que dis-je, le fossé qui sépare les deux compères, Obama et Netanyahu, n’est environ que de 5% de la terre palestinienne. Abbas n’a rien à dire dans ce débat sinon d’accepter le fait accompli de « l’État juif » et de renoncer par écrit à tous les droits des Palestiniens : il recevra (si ce n’est déjà fait) les contrats qu’il recherche et le salaire qu’il convoite (probablement trente deniers). Alors qu’a-t-il à intervenir ainsi dans cette discussion à propos du partage du reste de la terre palestinienne et des droits palestiniens ?
Prenez note qu’Obama serait prêt à garantir l’issue des pseudo-négociations, mais il aurait aimé que Netanyahu le fasse discrètement pour ne pas indisposer Abbas, lequel devra maintenant se présenter devant les chefs de la Ligue Arabe l’air maussade et la queue entre les jambes et il ne pourra probablement pas tenir de référendum,  même pas auprès de la population de la Cisjordanie. Gaza et les camps de réfugiés au Liban, en Syrie ou en Jordanie, qui verront résilié leur droit au retour, n’en parlons même pas...
Dans quelques jours, Netanyahu annoncera en grande pompe, douloureusement, qu'il décrète un moratoire partiel des constructions dans certaines colonies de Cisjordanie (4).  Moratoire qui ne sera que poudre aux yeux car la construction se poursuivra de plus belle, comme avant la reconduction du moratoire.  Abbas aura sa déclaration de moratoire partiel et temporaire, ce qui lui permettra de retourner faire le pion pour entériner toutes les concessions convenues entre Obama et Netanyahu : que voulez-vous, sa signature de Président  palestinien, même échu, c'est sa seule monnaie d'échange contre le monopole de la téléphonie cellulaire en Cisjordanie…
Prévoyez l’intensification de la répression en Cisjordanie car plus la trahison est profonde, plus la grogne sera difficile à écraser et plus grand le risque que le bon Peuple palestinien maugrée assez fort pour qu'on l’entende  jusque dans les officines de la "communauté internationale" (5).

Le Hamas et toutes les organisations de la Résistance doivent mettre fin à leur myopie : l'Autorité « palestinienne » sans autorité fait partie de l'ennemi et elle doit être démantelée – détruite –. La bataille pour la résistance en Cisjordanie fait rage, c’est la seule bataille qui vaille : les organisations de la Résistance doivent la gagner pour maintenir les droits du Peuple palestinien.

12.10.201 

Samidoun


1-2 Samidoun : Gaza : Le soleil s’était levé tôt ce matin là

(LA BATAILLE DE GAZA SE POURSUIT.)

L’agression militaire

Le soleil s’était levé tôt ce matin là, vers 11 h 30 il frappait dru dans un ciel sans nuage au-dessus de Gaza l’indomptable. Ce samedi 27 décembre 2008 une « panzer division » blindée se mit en marche suivit par une  division d’infanterie, une escadrille d’avions de chasse F-16 rugit dans le ciel et des détachements d’hélicoptères de combat Apache frappaient l’air de leurs palmes effrayantes, des escadrons aéroportés des Forces de « défense » d’Israël (FDI) se lancèrent elles aussi, courageusement, à l’assaut des misérables faubourgs de Gaza[1].  

Un million et demi de civils terrorisés, entassés sur 305 kilomètres carrés de sable et de terre amère, la plus forte densité humaine sur terre (3 900 h./km2), subiront pendant vingt trois jours un déluge de fer et de feu comprenant des munitions à l’uranium appauvri, des bombes incendiaires au phosphore  blanc, des bombes à fragmentation (sous-munition), des bombes conventionnelles à fort tonnage, autant d’armes de destruction massive prohibées en zone urbaine par les conventions internationales. 

 

Quelques patriotes palestiniens, dirigés par le Hamas et d’autres organisations de la résistance, tenteront avec de vieux fusils et quelques lance-roquettes artisanaux de riposter à ces crimes de guerre et de contenir cet assaut meurtrier. Pendant ces vingt trois jours de crimes de guerre, commis au su et au vu de la « communauté internationale », Israël assassina 1434 enfants, femmes, vieillards et hommes Palestiniens et en estropia ou blessa des milliers d’autres[2]. La plupart des écoles, des édifices municipaux, plusieurs hôpitaux, des canalisations d’eau et d’autres infrastructures urbaines furent gravement endommagés. Mais surtout, et cela a été très peu relaté dans les médias occidentaux, la plupart des arbres fruitiers et de nombreux oliviers furent coupés ou déracinés, le bétail fut abattu, y compris les abeilles[3] et des millions de poulets [4] devenus soudainement agents terroristes, les champs furent saccagés par les tanks Merkavas venus là exprès car aucun blindé palestinien ne les menaçait, et enfin, des centaines d’agriculteurs furent sciemment assassinés dont tous les membres (33 personnes) de la famille Samouni exécutées devant leurs voisins effarés dans la petite ville de Zietoune[5]. La proposition qu’avait faite Dov Weisglass, conseiller du Premier ministre israélien, au lendemain de la victoire du Hamas en 2006, avait  donc fait son chemin. Il avait déclaré devant le Conseil des ministres israélien hilarant « Que l’idée est de mettre les Palestiniens à la diète, mais de ne pas les faire mourir de faim. ». De fait, ils furent nombreux à mourir de faim.
Chaque jour de l’attaque l’État major hébreu tenait un point de presse afin d’indiquer aux journalistes occidentaux, témoins éloignés du massacre, ce qu’ils devaient écrire à propos du droit de défense d’Israël face à un million et demi de civils enfermés dans le bagne de Gaza. Chaque jour la plupart des journalistes occidentaux répétaient consciencieusement ce qu’ils avaient entendu au point de presse des FDI et s’en retournaient à leur hôtel confortable de Jérusalem attendre le prochain point de presse « d’information objective » de l’État-major israélien.

 

Pourquoi attaquer Gaza ?

Pourquoi les Forces de « défense » d’Israël (FDI) ont-elles attaqué, envahi et saccagé la bande de Gaza en décembre 2008 ? L’État-major israélien a déclaré que les FDI en agressant Gaza visaient trois objectifs : 1) faire cesser les tirs de roquettes artisanales sur le ville de Sderot au nord de la bande de Gaza; 2) libérer le caporal Shalit, prisonnier de guerre du Hamas depuis deux ans; 3) déloger le Hamas du pouvoir à Gaza et rétablir l’Autorité palestinienne sous le contrôle du Fatah palestinien. Ce programme militaire fera dire à Gideon Levy que l’assaut contre Gaza fut un échec complet puisque aucun de ces objectifs ne fut atteint.

 

L’État-major de l’armée israélienne est passé maître dans le domaine de la désinformation. Aucun des motifs invoqués par les autorités israéliennes ne tient la route. Les tirs sporadiques – symboliques – de roquettes artisanales sur le village de Sderot ont provoqué 6 à 10 morts en dix ans. Ils constituent un excellent argument de propagande pour Israël qui cherche ainsi à se présenter en victime des soi-disant terroristes du Jihad Islamique et du Hamas. Les politiciens israéliens ont besoin de ces tirs sporadiques de roquettes inefficaces pour se présenter à l’électorat israélien comme ceux qui feront cesser ces tirs et qui assureront la sécurité du bon peuple israélien colonisateur. Les FDI n’ont pas libéré le caporal Shalit alors que par de simples négociations elles pouvaient très bien le faire comme le Hamas l’a toujours proposé. Inutile d’aller détruire les infrastructures d’une grande cité pour libérer un soldat prisonnier. Enfin, reste l’argument de l’écrasement du Hamas à Gaza et du  rétablissement du pouvoir de Mahmoud Abbas, le Président échu de l’Autorité palestinienne, cet argument est également un faux.

 

Les politiciens israéliens ont parfaitement compris que devant les pressions du Président Obama pour accorder tout de suite un bantoustan – une réserve – à gérer à l’Autorité palestinienne leur seule chance pour que cette éventualité ne survienne pas tout de suite était d’une part de redémarrer la colonisation en Cisjordanie et d’autre part de laisser le Hamas au pouvoir à Gaza. La division entre l’OLP-Fatah (27% du vote populaire en 2006) et le Hamas (65 % du vote populaire en 2006) les assure contre tout accord de paix qui les obligerait à concéder tout de suite un bantoustan – une réserve – aux Palestiniens, à faire cesser la colonisation en Cisjordanie ainsi que le grignotage des terres palestiniennes.

 

La bataille pour Gaza se poursuit

 Quels étaient donc les véritables objectifs de l’agression armée – et des crimes de guerre – contre Gaza en décembre 2008 ? Par cet assaut l’État-major israélien poursuivait trois objectifs : 1) D’une part, terroriser la population de Gaza mais aussi celle de Cisjordanie, lui indiquer ce qu’il en coûte de résister. 2) D’autre part, consolider le blocus de Gaza et s’assurer que la population gazaouï soit bien à la « diète », presque affamée, comme le proposait le conseiller Weisglass. En effet, depuis plus de deux ans que la population gazaoui vivait sous blocus illégal et illégitime avec moins du cinquième des approvisionnements nécessaires qui perçait le blocus au dire de l’UNRWA – ONU, elle ne semblait pas faiblir ni faillir. La famine ne menaçait pas le million et demi d’habitants de Gaza parce que la bande de Gaza comprend des terres fertiles et des exploitations agricoles, des oliveraies et des arbres fruitiers, des élevages d’animaux et  elle produit ses propres ressources alimentaires. L’invasion visait à exterminer les agriculteurs qui nourrissent Gaza et à détruire les terres et les exploitations agricoles, ce qui fut fait. 3) Enfin, l’attaque visait à préparer les « négociations de paix » et à assurer la réélection du Fatah en Cisjordanie sans ébranler le pouvoir du Hamas à Gaza. Quand ces trois objectifs furent atteints le 18 janvier 2009, l’armée israélienne cessa le carnage et décréta un cessez-le-feu unilatéral.

 

Après la main de fer de la répression l’État-major hébreu ne doutait pas que les Palestiniens apprécieraient le gant de velours des « négociations de paix » et qu’ils seraient bien disposés pour de nouvelles concessions. Car pour Israël il convenait de redonner du souffle et de la crédibilité à une Autorité palestinienne plus préoccupée de sa propre survie que de la satisfaction des droits historiques du Peuple palestinien. Désormais démunie de toute stratégie de lutte et totalement impuissante sur le terrain de la résistance à l’occupation et de la colonisation, incapable d’aider la population à affronter les difficultés de la vie quotidienne, l’Autorité n’existe plus que par la « négociation » et le soutien diplomatique et financier de la « communauté internationale »[6], qu’elle paye de ses concessions croissantes[7].

 

« Depuis le début, on peut identifier deux conceptions sous-jacentes au processus d’Oslo (au processus de paix NDLR). La première est que ce processus peut réduire le coût de l’occupation grâce à un régime palestinien fantoche, avec Arafat (ou Mahmoud Abbas NDLR) dans le rôle du policier en chef responsable de la sécurité d’Israël. L’autre est que le processus doit déboucher sur l’écroulement d’Arafat et de l’OLP. (…) L’OLP va s’effondrer ou succomber à des luttes internes. La société palestinienne va ainsi perdre sa direction politique et ses institutions, ce qui constituera un succès car il faudra du temps aux Palestiniens pour se réorganiser. Et il sera plus facile de justifier la pire oppression quand l’ennemi sera une organisation islamiste fanatique. »[8]

 

Ce que T.  Reinhart ne savait pas quand elle a écrit ces lignes en 2002 c’est que le Peuple palestinien s’était déjà réorganiser. Le Hamas fut la réponse du Peuple palestinien à la trahison du Conseil national palestinien (PNC) du 5 novembre 1988 et aux accords d’Oslo[9]. Jusqu'à tout récemment le Hamas n’avait pas encore compris cette dynamique qui pousse la classe politique au pouvoir à la Présidence de l’Autorité palestinienne à s’inféoder complètement à l’occupant israélien et à en épouser les intérêts pour assurer sa survie en tant que segment de classe compradore, dominée, vivant de l’usufruit de l’occupation et de la colonisation, des prébendes de l’aide internationale et de la charité de l’Union européenne, l’industrie de l’ONG humanitaire est florissante en Palestine occupée. La direction du Hamas commence à comprendre que l’unité des Palestiniens ne se fera pas avec ces politiciens véreux, corrompus et collaborateurs[10].

 

La Présidence de Mahmoud Abbas est échue depuis dix-huit mois, des élections législatives seront bientôt requises, il n’est pas du tout évident que le Fatah les remportera malgré le soutien de leurs amis sionistes. Les négociations directes entre Netanyahu et Abbas ne mèneront à rien. Abbas est disposé à faire toutes les concessions souhaitées mais la partie israélienne en redemande toujours davantage. L’entente qui risque d’émerger de ces négociations directes sera tellement catastrophique pour la partie palestinienne qu’aucun leader palestinien ne pourra la défendre devant le Peuple palestinien. La bataille pour Gaza se poursuit donc, bataille que le Hamas est bien placé pour gagner.

 

 [1] http://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_de_Gaza_de_2008-2009

[2] http://blog.mondediplo.net/2009-03-14-Bilan-a-Gaza

[3] http://danactu-resistance.over-blog.com/article-gaza-l-ar...

[4] Le Saviez-vous ? Gaza http://www.youtube.com/

[5] http://hichamdenancy.20minutes-blogs.fr/

[6] http://www.robertbibeau.ca/palestine/edito30092010.html

[7] http://www.silviacattori.net/article1355.html

[8] T. Reinhart. Détruire la Palestine. Éditions La Fabrique. 2002.

[9] http://www.legrandsoir.info/L-effondrement-imminent-d-Isr...

[10] http://www.aloufok.net/spip.php?article2571

Salutations cordiales   SAMIDOUN

10.10.2010

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robertbibeau@hotmail.com

http://www.robertbibeau.ca/palestine/edito9102010.html


1-3 Francis A. Boyle : L’effondrement imminent d’Israël en Palestine.

Le 5 novembre 1988, le Conseil National de Palestine (PNC) réuni à Alger publiait la Déclaration Palestinienne d’Indépendance qui créait l’état indépendant de Palestine. Aujourd’hui l’état de Palestine est reconnu bilatéralement de jure par environ 130 états. Palestine a la reconnaissance diplomatique de facto de la plus grande partie de l’Europe. C’est seulement l’importante pression diplomatique des USA qui a empêché les états européens d’accorder à la Palestine la reconnaissance diplomatique de jure.

La Palestine est membre de la Ligue Arabe et de l’Organisation de la Conférence Islamique. Quand la Cour de Justice Internationale de La Haye - la soi-disant Cour Mondiale de l’Organisation des Nations Unies - a mené les procédures légales sur le Mur d’Apartheid d’Israël en Cisjordanie, la Cour Mondiale a invité l’état de Palestine à participer aux débats. En d’autres termes, la Cour Internationale de Justice reconnaît l’état de Palestine.

La Palestine a le statut d’état observateur auprès de l’ONU et essentiellement tous les droits d’un membre de l’ONU sauf le droit de vote. Dans les faits la Palestine est membre de facto de l’ONU. La seule chose qui empêche la Palestine d’avoir la reconnaissance de jure est la menace implicite d’un veto des USA au conseil de sécurité de l’ONU qui serait clairement illégal. Un jour la Palestine sera un état membre de l’ONU à part entière.

Du point de vue de l’ordre mondial, la déclaration d’Indépendance de la Palestine a créé une occasion remarquable de faire la paix avec Israël parce que par là même le PNC acceptait explicitement la Résolution 181(II) de 1947 sur la partition de la Palestine décidée par l’Assemblée Générale de l’ONU qui instituait un état juif et un état arabe dans la Palestine sous mandat britannique ainsi que l’administration internationale de la ville de Jérusalem, pour résoudre le conflit de base :

En dépit de l’injustice historique que constitue pour le peuple palestinien la Résolution 181(II) de 1947 qui a divisé la Palestine en deux états, un arabe et un juif, en les privant du droit à l’autodétermination et en provoquant leur dispersion, c’est toutefois cette Résolution qui assure la légitimité internationale qui garantit au peuple arabe palestinien son droit à la souveraineté et à l’indépendance nationale.

L’importance de l’acceptation du PNC de la Résolution sur la Partition dans le cadre de la Déclaration d’Indépendance est capitale. Auparavant, la Résolution sur la Partition avait été considérée par le peuple palestinien comme un acte criminel perpétré contre eux par l’ONU en violation flagrante de leur droit fondamental à l’autodétermination tel qu’il est établi par la Charte de l’ONU et les principes généraux du droit international publique. L’acceptation de la Résolution sur la Partition dans la Déclaration d’Indépendance a révélé le désir sincère des Palestiniens de mettre fin au terrible conflit du siècle dernier qui les opposait au peuple juif illégalement implanté en son sein afin de parvenir à un arrangement historique sur la base de deux états.

Le fait même que l’acceptation de la Résolution 181 sur la Partition ait été mis en avant dans leur Déclaration d’Indépendance indique le degré de sincérité avec lequel les Palestiniens ont accepté Israël. Cette acceptation se devait d’être déterminante, définitive et irréversible. Comme le PNC le savait très bien à l’époque, leur Déclaration d’Indépendance n’était pas quelque chose qui pouvait être amendé ni faire l’objet de marchandages.

Cependant, cela fait maintenant 22 ans que les Palestiniens essaient en vain de négocier honnêtement avec Israël la solution de deux états inscrite dans la Résolution 181. Ils n’ont aboutit à rien du tout. Israël n’a jamais manifesté la moindre bonne foi dans les négociations pour une solution globale du conflit au Moyen Orient avec les Palestiniens sur la base de deux états. Même les accords d’Oslo de 1993 ne furent rien d’autre que la création d’un Bantoustan temporaire décidé par les Israéliens pour une période de 5 ans et qui fut rejeté à Washington par la Délégation Palestinienne pour les Négociations de Paix au Moyen Orient pour cette raison précise. Israël comme les USA veulent maintenant entériner l’accord Bantoustan d’Oslo de manière permanente et dans la foulée supprimer le droit au retour des réfugiés palestiniens que leur accorde la Résolution 194(III) de 1948 de l’Assemblée Générale de l’ONU et les principes généraux du droit international public.

A ce propos, peu de temps avant sa mort le 24 septembre 2007, j’ai appelé l’ancien chef de la Délégation Palestinienne des Négociations de la paix au Moyen-Orient, Dr Haidar Abdul Shaffi chez lui à Gaza pour faire le point de la situation avec lui. Selon le Dr Haida r : "Les sionistes n’ont pas changé d’objectif depuis la conférence de Bâle de 1897 !" En d’autres termes, les sionistes veulent un "plus grand" Israël sur tout le territoire de la Cisjordanie mandataire en procédant, pour se débarrasser des Palestiniens, à autant de nettoyage ethnique qu’ils pensent que la communauté internationale peut tolérer.

Après 22 ans de négociations que n’ont mené nulle part, mais qui au contraire ont permis l’érection du mur d’apartheid en Cisjordanie et l’asphyxie de Gaza, il est temps que les Palestiniens adoptent cette nouvelle stratégie que je leur recommande respectueusement de bien vouloir étudier : Ne plus rien signer et attendre qu’Israël s’effondre ! Il y a peu, on a entendu dire que la CIA américaine a prédit l’effondrement d’Israël dans les 20 ans qui viennent. Mon conseil respectueux aux Palestiniens est de laisser Israël s’effondrer !

Si les Palestiniens signaient un traité de paix global avec Israël, cela n’aboutirait qu’à consolider, renforcer et garantir l’existence du sionisme et des sionistes en Palestine pour toujours. Pourquoi les Palestiniens voudraient-ils faire une chose pareille ? Sans l’accord écrit des Palestiniens, le sionisme et Israël vont s’effondrer. Donc les Palestiniens ne doivent signer aucun accord de paix pour le Moyen Orient avec Israël, mais au contraire maintenir la pression sur Israël pour que le sionisme s’effondre dans les 20 années qui viennent comme l’a prédit la CIA. La comparaison historique adéquate n’est pas l’Afrique du Sud de l’apartheid mais la Yougoslavie génocidaire qui s’est effondrée en tant qu’état, a perdu son statut de membre de l’ONU et n’existe plus en tant qu’état pour cette raison précise.

L’évolution démographique est favorable aux Palestiniens et défavorable aux sionistes. Le gouvernement des USA commence à se lasser de donner un chèque en blanc à Israël car le soutien inconditionnel qu’il lui procure nuit considérablement et même s’oppose à l’objectif américain impérialiste de s’approprier par tous les moyens les gisement de pétrole qui se trouvent sous les terres arabes et musulmanes. Israël est handicapé, paralysé même par tellement de conflits et de contradictions internes qu’il est impossible de les citer tous ici.

De fait depuis le tout début de son existence née du génocide sioniste de 1948, la Nakba, Israël a été l’exemple même de l’état failli et il l’est resté. Israël n’aurait jamais existé sans le soutien des puissances impériales coloniales occidentales au cours du vingtième siècle. Et c’est toujours vrai. Sans le soutien politique, économique, diplomatique et militaire fourni principalement par les USA et dans une moindre proportion pas la Grande Bretagne, la France et l’Allemagne, Israël s’effondrerait immédiatement. La campagne de boycott internationale (BDS) menée contre Israël réduit rapidement le soutien des habitants de ces pays. Les atrocités commises par Israël contre les Palestiniens et les Libanais ont révélé le vrai visage du sionisme au monde entier : le génocide.

En fait Israël n’a jamais été un état ; c’est juste une armée déguisée en état -un état Village Potemkine. Israël est l’archétype de la Grande Bande de Voleurs que St Augustin décrit au livre 4, chapitre 4 de "la Cité de Dieu" :

"Les royaumes sans justice sont semblables aux grands voleurs. S’il n’y a pas de justice, que sont les royaumes sinon des bandes de voleurs ? Car les bandes de voleurs ne sont-elles pas de petits royaumes ? La bande est aussi un groupe d’hommes gouvernés par un leader, qui ont des liens sociaux et qui se partagent le butin selon les règles en vigueur chez eux. Si en ralliant toujours plus d’hommes désespérés ce fléau grossit au point qu’il réussit à conquérir un territoire et à s’y établir, à conquérir des villes et à soumettre des gens, alors il peut prendre ouvertement le nom de royaume et on lui donne ce nom non parce qu’il est devenu moins cupide mais parce qu’il jouit de davantage d’impunité..."

Toutes les forces politiques, économiques, militaires, diplomatiques, sociologiques, psychologiques et démographiques jouent en faveur des Palestiniens et contre Israël et les sionistes en Palestine. Cela prendra encore quelques années pour que ces forces deviennent prédominantes et l’emportent. Mais le sombre destin de l’entreprise sioniste en Palestine est écrit sur le mur et le monde entier -y compris surtout la CIA- peut le lire. D’ailleurs de nombreux sionistes qui vivent en Israël ont déjà préparé leurs parachutes, leurs plans de sortie et leur destination d’atterrissage dans un autre endroit du monde. Il n’y a pas de raison que les Palestiniens donnent aux sionistes une seconde jeunesse en Palestine en signant un quelconque accord de paix avec Israël.

Il est clair que le sionisme va bientôt entrer dans la "poubelle" de l’histoire comme dit Trotsky avec tous les autres mouvements nationaux en "isme" qui ont fait souffrir l’humanité au cours du vingtième siècle : le Nazisme, le Fascisme, le Franquisme, le Phalangisme, le Stalinisme, le Maoïsme, etc. La seule chose qui pourrait sauver le sionisme en Palestine, serait que les Palestiniens signent un accord de paix soit-disant global pour le Moyen Orient de quelque nature que ce soit avec Israël. C’est exactement pour cette raison que les Palestiniens ne doivent rien signer du tout et attendre qu’Israël s’effondre tout seul au cours des deux prochaines décennies.

Depuis 1948, c’est à dire depuis 62 ans, des millions de Palestiniens attendent dans des camps de réfugiés de pouvoir rentrer chez eux. Ils peuvent attendre encore un petit peu qu’Israël s’effondre au cours des 20 ans qui viennent. An contraire, si les Palestiniens signent un accord de paix global avec Israël ils ne pourront jamais rentrer chez eux comme leur en donne le droit la Résolution 194 de 1948.

L’histoire et la démographie sont du côté des Palestiniens et les Palestiniens sont contre Israël et le sionisme. Mais les Palestiniens doivent donner un peu plus de temps à l’histoire et à la démographie pour que Israël et le sionisme s’effondrent. Vingt ans, ce n’est qu’une paille au regard de l’histoire millénaire du peuple palestinien qui est le peuple originel de la Palestine. Dieu n’a aucun droit de voler la Palestine aux Palestiniens et de donner la Palestine aux Juifs pour commencer. Et l’ONU avait encore moins le droit de voler la Palestine aux Palestiniens pour la donner aux sionistes en 1947.

En attendant les Palestiniens doivent maintenir la pression sur Israël, le sionisme et les sionistes en Palestine. Les Palestiniens ont parfaitement le droit en vertu des lois internationales de résister à un régime illégal, colonial, génocidaire et criminel d’occupation armée de leur terres, de leurs maisons et de leur peuple qui remonte à 1948, aussi longtemps qu’ils le font d’une manière conforme au droit humanitaire international. En même temps les Palestiniens doivent continuer à édifier leur état comme ils le font avec succès depuis la première Intifada en 1987 sur la base du Commandement Unifié de l’Intifada.

Sur le plan international les Palestiniens doivent continuer leur offensive légale, diplomatique et politique contre Israël. La Palestine a gagné beaucoup de terrain depuis le 15 novembre 1988 jour où le PNC a proclamé l’indépendance de la Palestine. La Palestine va gagner de plus en plus le soutien international pendant les deux prochaines décennies, en partie grâce à la campagne BDS qui s’accélère et qui délégitime Israël et le sionisme dans le monde entier. An même moment Israël va continuer son déclin jusqu’à devenir un état paria comme la Yougoslavie génocidaire s’est effondrée et n’existe plus en tant qu’état. Israël aura le même destin que la Yougoslavie génocidaire à condition que les Palestiniens ne signent aucun accord international de paix avec Israël.

Quand Israël s’effondrera la plupart des sionistes seront déjà partis ou en train de partir vers d’autres pays du monde. Les Palestiniens pourront alors demander que leur état occupe toute la Palestine du mandat Britannique, y compris la ville entière de Jérusalem qui deviendra leur capitale. La Palestine pourra inviter tous ses réfugiés à rentrer chez eux selon la résolution 194.

Il y aura des Juifs qui resteront en Palestine, volontairement ou non. La Palestine et les Palestiniens traiteront avec justice les Juifs qui seront restés. La Palestine et les Palestiniens ne feront pas aux Juifs ce que Israël, le sionisme et les sionistes ont fait aux Palestiniens.

les Palestiniens ne doivent rien signer et ils doivent laisser Israël s’effondrer de lui-même.

Francis A. Boyle

Le Professeur de droit de l’université de l’Illinois, Francis A. Boyle a été conseiller juridique de l’Organisation de Libération de la Palestine dans le cadre de la Déclaration d’Indépendance de la Palestine de 1988 ; de la délégation palestinienne aux négociations de Paix pour le M.O. de 1991 à 1993 ; et du Président Yasser Arafat. Il relate ces événements dans son livre "la Palestine, les Palestiniens et le droit international" (Clarity Press, 2003). On peut le joindre à : FBOYLE [a] AW.UIUC.EDUP

Francis A. Boyle

5 octobre 2010

Pour consulter l’original : http://www.dissidentvoice.org/2010/...

Traduction D. Muselet pour le Grand Soir

CAPJPO-EuroPalestine

http://www.europalestine.com:80/spip.php?article5447

URL de cet article
http://www.legrandsoir.info/L-effondrement-imminent-d-Isr...

http://www.legrandsoir.info:80/L-effondrement-imminent-d-...

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