Blogs Lalibre.be
Lalibre.be | Créer un Blog | Avertir le modérateur

25/10/2010

n°147 - Dossiers Analyse, Géopolitique et stratégie du Liban - 24-10 - : Début : Démocratie pour les « maîtres » et dictature contre les « esclaves ».

n°147 - Dossiers  Analyse, Géopolitique et stratégie du Liban  -  24-10  -  : Début  : Démocratie pour les « maîtres » et dictature contre les « esclaves ».



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Dossiers  Analyse, Géopolitique et stratégie du Liban 

n°147 du 24-10                                                               C.De Broeder & M.Lemaire



Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Le " dossiers du liban" est  visible  sur mes blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis   :  no-war.over-blog.com

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire :  

Tiré à part 

Leila Mazboudi : Acte d'accusation TSL : nouvel ajournement, le chantage continue

Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1 René Naba : Le président Ahmadinejad à Beyrouth.

1-2 Scarlett Haddad : Un accueil populaire enthousiaste tout au long de la route de l’aéroport.

Suite

2 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

2-1 Nasrallah appelle le peuple Libanais à faire face au TSL.

2-2 Ahmadinejad au Liban, pour conclure 15 accords. 

2-3 Ahmadinejad à Baabda.

2-4 Ahmadinejad : Le Liban est une école de résistance face aux Arrogants du monde.

F!n

3 Annexe

3-1 Ahmadinejad aux milliers de personnes : Vos causes sont les nôtres, nous sommes dans la même tranchée...

3-2 Gilles Munier: Shula, la Mata Hari du Proche-Orient.

3-3 Zuhayr Andraos : Démocratie pour les « maîtres » et dictature contre les « esclaves ».

3-4 Chems Eddine Chitour : Stratégie d'attribution des prix Nobel.

 




Tiré à part 

Leila Mazboudi : Acte d'accusation TSL : nouvel ajournement, le chantage continue
Un énième ajournement de l’acte d’accusation du Tribunal spécial est sur le point d’être décidé.
Selon le quotidien libanais AsSafir, le procureur général du Tribunal spécial pour le Liban Daniel Bellemare compte le reporter pour le premier trimestre de l’an prochain.
C’est le quatrième ajournement de l’acte, depuis le changement de cap opéré, après la libération des quatre hauts officiers libanais.
La première date de promulgation était fixée au mois de mai. Elle fut reporté au mois de septembre dernier, puis au mois de décembre prochain. Pourtant c’était le juge du Tribunal Antonio Cassese qui avait déclaré son annonce durant la saison de l’automne.
 
Et comme toujours, les responsables du TSL ne donnent aucune explication, laissant le champ libre aux analyses de presse. Sans jamais rien démentir, ni rien confirmer.
L’une d’entre elles fait allusion à une crainte des parties concernées au TSL d’une détérioration de la situation sécuritaire au Liban, au cas où des membres du Hezbollah sont accusés. Elle opère un lien avec le mouvement sans répit des délégations diplomatiques occidentales qui se sont alternés au chevet du Hezbollah : avec une seule question : s’enquérir de sa réaction s’il est accusé !!
Confirmant indirectement une thèse non officielle, véhiculée la première fois par l’allemand Deir Spiegel, relayé par un journal koweitien s’entretenant avec le faux témoin le plus incrédible Mohammad Zouheir Siddiq, puis reprise par le chef d’état major israélien en personne, Gabi Ashkénazi : celle de l’implication d’éléments du Hezbollah…   
 
Sachant que le Liban a vécu un phénomène similaire de harcèlements médiatiques frénétiques lorsque la Syrie et les quatre hauts officiers sécuritaires libanais étaient sur le banc des accusés, au rythme de la publication des rapports de l’enquête sur l’assassinat de l’ancien Premier ministre Rafic Hariri et de spéculations sur la date de l’acte d’accusation entre 2007 et 2009,
A titre d’exemple, en décembre 2008, un chroniqueur du quotidien libanais AnNahar, avait même évoqué l’éventualité de reporter sa parution pour après les élections législatives (tenues en juin 2009) par crainte « d’un séisme politique » en cas d’inculpation de candidats aux législatives !! (Etrangement, le même terme revient souvent ces derniers temps, amis sur le Hezbollah).
Or en mai de cette même année, la seule décision émise par le TSL fut celle de désinculper les quatre officiers libanais, (et la Syrie par extrapolation). Faute de preuves !!
Dès lors, vu les similitudes démontrées ci-dessus, il faut croire que le TSL n’a rien qui puisse accuser le Hezbollah.
Raison pour laquelle, à l’instar des rapports de l’enquête international, il s'agirait semble-t-il de la faire chanter, via la date l’acte d’accusation !!
 19 octobre
Leila Mazboudi

Droits d'auteur© 2006 Al-Manar. Tous droits Droits réservés
 20 octobre



Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l’auteur, mais doit être vu comme information..

1-1 René Naba : Le président Ahmadinejad à Beyrouth.

« Ils ne sont grands que parce que nous sommes à genoux » Etienne de La Béotie

(Discours sur la servitude volontaire).

Iran – Liban – Israël

Le président Ahmadinejad à Beyrouth : La présence du croquemitaine de l’Occident dans un pays pivot de la confrontation arabo israélienne, dans une capitale, Beyrouth, fief par excellence du clan pro saoudien des Hariri.

Paris, 12 octobre 2010 –

Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad effectuera, les 13 et 14 octobre, une visite officielle au Liban, qui constitue, d’ores et déjà, au delà de toute autre considération, une démonstration éclatante de la place qu’occupe désormais l’Iran dans cette ancienne chasse gardée de l’Occident, enfant chéri de la France.

Par son retentissement psychologique, sa portée symbolique et sa mobilisation populaire, ce premier déplacement du président iranien au Liban depuis les exploits militaires de son poulain chiite, le Hezbollah libanais, en juillet 2006, contre Israël, est comparable, toute proportion gardée, à la visite du chef de file du combat nationaliste arabe, le président égyptien Gamal Abdel Nasser à l’Algérie, dans la foulée de l’indépendance de ce pays, au terme d’une guerre nationale de libération menée contre la France, en juillet 1962.

Dans une ambiance électrifiée par les menaces ad hominem formulées à son encontre par Israël pour le dissuader d’entreprendre ce voyage, la présence du croquemitaine de l’Occident dans ce pays pivot de la confrontation arabo israélienne, qui plus est à Beyrouth, fief par excellence du clan pro saoudien des Hariri, apparaît comme un acte de bravade en même temps que de bravoure, face à Israël et aux pays occidentaux, sur fond de bruits de botte tant dans le Golfe qu’au Liban, en superposition à l’exaspération du débat sur le dossier nucléaire iranien, sur une possible criminalisation du Hezbollah dans l’enquête internationale sur l’assassinat de Rafic Hariri et la persistance de l’impasse sur le règlement de la question palestinienne.

Le Liban qui s’est abstenu, l’été dernier, lors du vote de nouvelles sanctions contre l’Iran par le Conseil de sécurité des Nations Unies, a voulu compenser, sa passivité lors du vote onusien, par cette visite officielle en guise de gratitude à un pays qui a fourni une importante contribution à la reconquête du territoire national, via le Hezbollah, et à la restauration urbaine du sud Liban, sinistré par l’aviation israélienne.

Deux temps forts marqueront le séjour libanais de M. Ahmadinejad :

 Sa rencontre très attendue avec le chef charismatique du Hezbollah, Hassan Nasrallah, l’homme qui donne le tournis aux Occidentaux et aux Israéliens de par son palmarès politique et militaire rare dans le monde arabe, l’atout maître du tandem syro iranien dans son bras de fer avec ses adversaires. Les deux hommes devraient apparaître, conjointement, dans une manifestation populaire dans la banlieue sud de Beyrouth, dans une cérémonie en double hommage, en hommage à l’Iran pour sa contribution à la libération du territoire libanais et à la restauration des bourgades démolies par les Israéliens, en hommage de l’Iran au Liban dont les exploits militaires ont grandement élargi sa marge de manoeuvre face aux Occidentaux et aux Israéliens.

 Son déplacement dans le sud Liban, dans la région frontalière libano israélienne, zone de concentration de la population chiite et théâtre de glorieux faits d’armes du mouvement face à Israël.

Le président iranien se rendra dans deux localités qui se sont particulièrement distinguées dans leur résistance à la contre offensive israélienne dans la phase finale du conflit de juillet 2006. En plein débat sur la stratégie militaire libanaise et sur sa politique d’achat d’armes, il entend ainsi réaffirmer, par sa présence physique sur le champ de bataille, la vigueur de la stratégie de résistance à l’hégémonie israélo saoudo américaine dans la zone.

Bravant son ennemi qui le menace de vitrification, faisant fi du survol incessant de l’aviation israélienne de l’espace aérien libanais, le président Ahmadinejad se rendra à la pointe extrême du Liban méridional, à Maroun el Ras, la bourgade mitoyenne d’Israël, se plaçant ostensiblement à portée de voix de l’Etat Hébreu, au lieu dit « la porte de Fatima », dans l’ancienne zone de déploiement et d’infiltration des supplétifs de l‘armée dissidente des généraux Saad Haddad et Antoine Lahad, pour prononcer un grand discours de politique internationale depuis Bint Jbeil, dans ce qui apparaît comme une démonstration de force contre les manoeuvres d’intimidation d’Israël et de son allié américain.

Bint Jbeil revendique en effet le rare exploit d’avoir mis hors circuit une quarantaine de soldats israéliens, en deux temps, lors des confrontations libano israéliennes. En 2006, une dizaine de soldats israéliens ont été tués dans la dernière contre offensive précédant le cessez le feu. En 1982, une trentaine de soldats israéliens avaient péri sous les décombres du PC israélien dynamité par un commando suicide.

Haut lieu de la résistance Libanaise, le choix de la bourgade n’est nullement anodin. Il traduit la volonté de l’Iran de faire honneur « au choix des armes », de saluer les vainqueurs des Israéliens, en rendant hommage à la bravoure de ses défenseurs, 28 ans après le dynamitage du PC israélien lors de l’invasion israélienne du Liban, en 1982. Initiateur des premiers attentats suicide au Liban, si meurtriers par la suite pour les forces occidentales et israéliennes opérant dans le pays, l’attaque contre le PC israélien, aux premiers jours de l’invasion de juin 1982, avait décapité le commandement des forces d’assaut, tuant le chef du bataillon israélien au sud Liban et une trentaine de ses collaborateurs, retardant leur progression vers Beyrouth.

L’Iran qui a fourni une assistance financière de près d’un milliard de dollars pour la restauration de la banlieue sud de Beyrouth, fief du Hezbollah où près de 250 immeubles ont été détruits par l’aviation israélienne, en juillet 2006, a assuré la réhabilitation urbaine de Maroun ar Rass, et, le goudronnage de la route frontalière reliant la bourgade chrétienne de Marjeyoun à Nakoura, le poste frontière libano israélien, fluidifiant la circulation dans cette zone escarpée. L’Iran devrait d’ailleurs allouer au Liban un prêt, à long terme, à faible taux d’intérêt, d’une valeur de 450 millions de dollars, dans le cadre d’un accord de coopération dans le domaine de l’énergie, visant à pallier les pénuries de courant fréquents dans un pays gouverné depuis près de vingt ans par le clan Hariri, et dont la dette publique est de l’ordre de cinquante milliards (50) milliards de dollars.

La visite de M. Ahmadinejad au Liban est la première d’un président iranien depuis celle de Mohammed Khatami, en mai 2003. C’est au cours de cette visite, survenue dans la foulée de la chute de Bagad, que le président réformiste iranien avait formulé la stratégie iranienne visant à faire face à la vassalisation du Moyen orient à l’ordre israélo américain, par la mise en place d’un cordon sanitaire formé par un quatuor de quatre pays (Iran, Syrie, Liban Hezbollah et Palestine Hamas), désigné par le vocable de la constellation des « Douwal al Moumanaha’’ », un système de pré alerte constitué par les pays de l’immunisation contre le virus de la soumission.

Précédée d’une importante démonstration de la solidité des relations syro iraniennes, matérialisée par deux sommets Bachar el Assad Ahmadinejad, -le 13 septembre à Damas, et le 2 octobre à Téhéran-, la présence de M. Ahmadinejad à Beyrouth constitue aussi une réplique à une montée de tension dans le Golfe après l’annonce d’un important contrat d’armement entre les Etats-Unis et les pétromonarchies, de l’ordre de 123 milliards de dollars à quatre pays (Arabie saoudite, Koweït, Emirats arabes Unis et sultanat d’Oman) visant à renforcer leur capacité défensive face à l’Iran.

Qualifiée de « provocation » par les Etats-Unis, elle intervient de surcroît alors que le gouvernement pro occidental de Saad Hariri paraît sur la défensive du fait des révélations du camp antioccidental au Liban sur le noyautage israélien du réseau libanais des télécommunications, et, sur les dysfonctionnements du Tribunal Spécial sur le Liban résultant de la présence de faux témoins dans l’enquête sur l’assassinat de l’ancien premier ministre.

La Syrie et l’Arabie saoudite se sont portés garants de la stabilité du Liban lors d’une visite conjointe du Roi Abdallah d’Arabie et du président syrien Bachar al Assad, fin juillet, au Liban, qui a scellé une entente tacite entre les deux pays arabes, longtemps rivaux au Liban.

Cette entente portait sur la neutralisation du Tribunal spécial sur le Liban, en contrepartie de la préservation par la Syrie du leadership du clan Hariri sur la communauté sunnite du Liban, et, partant, sur sa prééminence gouvernementale par rapport aux autres familles sunnites libanaises, aspirant aux mêmes responsabilités.

Le premier ministre libanais a admis, fin Août, que le Tribunal Spécial sur le Liban chargé de déterminer les responsabilités dans l’assassinat de son père avait été mu par des motivations politiques et que la présence de faux témoins dans la phase préliminaire de l’enquête avait nui à sa bonne marche. Mais le chef du clan saoudo américain au Liban s’est abstenu de tirer les conséquences de cet aveu, à savoir la traduction en justice des faux témoins, et, à défaut d’une mise en cause, à tout le moins, la mise en question du fonctionnement de l’institution internationale. Face à ses atermoiements, la Syrie a lancé un mandat d’arrêt par défaut contre 33 personnes, ayant participé à la campagne visant à la discréditer dans cette affaire, incluant la garde rapprochée de Saad Hariri.

L’Arabie saoudite, le meilleur allié arabe des Etats-Unis, le principal bailleur de fonds de ses équipées militaires dans la sphère arabo musulmane, le plus gros client de son industrie d’armement, n’aurait pas réussi à infléchir la position américaine sur le tribunal spécial sur le Liban, dont l’acte d’accusation devrait être rendu public à l’automne 2010.

Caution arabe à l’invasion américaine de l’Irak et à la « déstabilisation constructive » du Liban, selon le schéma et les slogans de la firme publicitaire américaine « Saatchi and Saatchi », aiguillonnée par le Département d’état, l’Arabie saoudite pourrait être la grande perdante de la chute du régime baasiste irakien et des exploits militaires du Hezbollah libanais, conséquence du pari malheureux du royaume sur la politique néo conservatrice américaine.

A défaut d’une compensation politique de la part de la Syrie et de l’Iran en Irak, un pays qui lui est limitrophe, à l’effet de lui redonner quelque crédit, le royaume pourrait difficilement inciter son poulain libanais à une plus grande flexibilité dans l’épreuve de force qui se déroule au Liban, au risque d’un camouflet supplémentaire au niveau du leadership sunnite libanais.

Mais le comportement dilatoire du clan Hariri sur la responsabilité du camp pro occidental dans l’instrumentalisation de la justice pénale internationale pour la préservation de son leadership local fait peser, par contrecoup, un risque sur la longévité gouvernementale de M. Saad Hariri, à l’effet d’entraîner le Liban dans un nouveau cycle de violences.

La coalition pro occidentale, notamment le premier ministre de l’époque, Fouad Siniora, avait accueilli à bras ouverts, avec forces accolades, Condoleeza Rice, secrétaire d’état américain, en juillet 2006, à Beyrouth, en plein bombardement destructeur israélien des infrastructures libanaises. Elle a émis, cette fois, des « réserves » concernant la visite du président iranien, allié majeur du Hezbollah, l’artisan de la libération du territoire national.

Depuis son accession au pouvoir, Saad Hariri a repris, à six reprises, le chemin de Damas pour des entretiens avec les dirigeants syriens, mais, ce sera la première fois que l’homme lige des néo conservateurs saoudiens au Liban rencontrera le chef de file du courant révolutionnaire chiite, alors que ses contacts avec Damas sont quasiment interrompus depuis le lancement, le 3 octobre, de mandats d’arrêts internationaux à l’égard des principaux collaborateurs politiques et militaires du premier ministre libanais pour leur participation dans la fabrication des « faux témoins » du procès Hariri.

Pays frontalier de l’Irak et de l’Afghanistan, les deux plus importants abcès de fixation de l’armée américaine de l’époque contemporaine, bordant tout aussi bien le golfe arabo-persique que l’Océan indien, l’Iran représente l’une des plus fortes concentrations industrielles de la zone intermédiaire qui va de sud de l’Europe aux confins de l’Inde. La réussite de sa stratégie d’autosuffisance technologie et militaire valoriserait son poids régional, de la même manière qu’un succès politique ou militaire du Hezbollah chiite libanais ou du Hamas sunnite palestinien réhabiliteraient l’esprit de résistance face à la finlandisation des esprits en cours dans le monde arabe, à l’effet de réhabiliter la guérilla criminalisée sous l’ère Bush au prétexte de la « guerre contre le terrorisme ».

Le succès iranien ferait en outre perdre à Israël son statut de relais stratégique majeur de l’Occident dans la zone et frapperait de caducité l’option arabe de vassalisation à l’ordre israélo américain, déterminant du coup la nouvelle hiérarchie des puissances dans l’ordre régional. Tel est le véritable enjeu, sans doute le plus important par sa force d’attraction symbolique, de la confrontation irano israélienne, dont le Liban en est le théâtre dérivé.

Pour aller plus loin,

Liban : Hassan Nasrallah, l’indomptable http://www.renenaba.com/ ?p=2685

Ainsi qu’une série de papiers sur la problématique iranienne dans le jeu régional et l’objectif sous jacent du bras de fer entre l’Iran, d’une part, les Etats-Unis et Israël, d’autre part, sur le nucléaire iranien.

 Iran Israël : Les enjeux sous jacents de la confrontation 1/3 http://www.renenaba.com/ ?p=1422

 Iran Israël : Les enjeux sous jacents 2/3 http://www.renenaba.com/ ?p=1600

 Iran Israël : Les enjeux sous jacents de la confrontation 3/3 http://www.renenaba.com/ ?p=1620

Comité Valmy

mardi 12 octobre 2010

http://www.comite-valmy.org:80/spip.php?article896


1-2 Scarlett Haddad : Un accueil populaire enthousiaste tout au long de la route de l’aéroport.

Sous le vrombissement vigilant de l'hélicoptère qui survole le trajet de l'aéroport au palais de Baabda, le président iranien Mahmoud Ahmadinejad s'est retrouvé dans les quartiers qu'il affectionne, ceux des gens pauvres, où les stigmates de la guerre sont encore visibles. En dépit des consignes de sécurité très strictes, il a laissé éclater sa passion des foules (que ses détracteurs appellent son populisme) pour saluer les gens sortis en masse dans la rue pour l'accueillir et il leur a demandé de le bénir. « Faites des vœux pour moi », leur a-t-il lancé à partir du toit ouvrant de sa grande voiture blindée (de marque américaine). Le trajet a pris ainsi plus d'une heure et le président iranien a tenu à passer devant le camp palestinien de Bourj Brajneh pour saluer les habitants des camps et leur témoigner ainsi sa sympathie.

Briseur de protocole, homme d'État hors normes, Ahmadinejad a multiplié au cours du premier jour de sa visite au Liban les messages et les symboles. Arrivé à l'aéroport vers 9 heures du matin, et accueilli par le président de la Chambre Nabih Berry (conformément aux règles en vigueur dans son pays, car lorsque le président Michel Sleiman s'était rendu à Téhéran en novembre 2008, il ne l'avait pas accueilli à l'aéroport), ainsi que par des représentants de tous les blocs parlementaires, il a réservé une accolade très chaleureuse aux pères de Imad Moghniyé et de Abbas Moussawi. Mais il a aussi salué d'une manière appuyée le ministre des Affaires sociales, le Kataëb Sélim Sayegh.

Toujours soucieux d'accorder une place privilégiée aux familles des martyrs et aux couches populaires défavorisées, Ahmadinejad a donné des sueurs froides à son service de sécurité (un mélange de membres de la garde présidentielle libanaise et de gardiens de la révolution iranienne, les premiers reconnaissables à leurs cravates et les autres sans) en insistant à s'arrêter tous les quelques mètres au cours du trajet pour serrer les mains tendues. Son cortège a d'ailleurs été recouvert de pétales de roses et de riz sur fond de chants enthousiastes. Il est vrai que depuis une semaine, le Hezbollah et Amal ont mené une véritable campagne pour mobiliser les gens et les inviter à descendre dans la rue pour accueillir le président de la République islamique d'Iran. Alors que les informations officielles annonçaient jusqu'à la dernière minute que le président iranien se rendrait à Baabda par hélicoptère, le Hezbollah, lui, savait qu'il n'en serait rien et c'est en connaissance de cause qu'il avait poussé les gens à se déployer le long de la route de l'aéroport. Le spectacle était d'ailleurs totalement différent de celui de la visite du prédécesseur d'Ahmadinejad, Mohammad Khatami, en 2003, qui avait été accueilli avec une certaine froideur de la part du Hezbollah. Il faut dire aussi que les circonstances actuelles sont bien différentes de celles de 2003. Ahmadinejad a donc poursuivi son chemin au pas de tortue sous des banderoles sur lesquelles est inscrite la formule suivante : « Mahmoud du peuple », accompagné par les cris enthousiastes de la foule. 

Auparavant, il avait fait une courte escale au pavillon des VIP de l'aéroport où Nabih Berry lui avait déclaré : « Votre visite était déjà importante. Mais elle l'est devenue encore plus à cause de nos ennemis. Depuis que votre venue au Liban a été annoncée, vous avez occupé le monde entier... » Et le président iranien a répondu : « Parfois, les agissements de l'ennemi peuvent se transformer en source de bien, si Dieu le veut », ajoutant que « les ennemis sont toujours affolés lorsqu'ils voient des amis heureux ensemble ».

Ahmadinejad a encore exprimé sa fierté d'être au Liban, « parmi ses frères », mais il n'a pas voulu trop parler. Visiblement, les discours protocolaires ont été écourtés, tant il avait hâte d'être en contact avec la foule. La foule qui lui a bien rendu son « amour », en multipliant sur son passage les explosions de joie et même en faisant éclater quelques feux d'artifice. Le premier contact d'Ahmadinejad avec le sol libanais a donc été à la hauteur de son attente. Il faut simplement signaler que selon des sources sécuritaires, l'armée libanaise a arrêté un travailleur syrien, A. O, qui était en train de filmer le convoi présidentiel de façon suspecte. Il est vrai que le service de sécurité libano-iranien est aux aguets avec toutes les menaces et les tensions qui ont entouré cette visite. Toutefois, le premier bain de foule a eu lieu sans incident et devant le portail du palais de Baabda, les premiers soulagés étaient les gardes de sécurité.

Scarlett HADDAD

L’Orient-Le Jour  - 

Jeudi 14 octobre 2

http://www.lorientlejour.com/category/Liban/article/674842/Un_accueil_populaire_enthousiaste_tout_au_long_de_la_route_de_l%27aeroport.html




Liban, israël, Clinton, lieberman, colonialisme, obama, hezbollah, finul, états-unis,France, Biden, Hariri, Nasrallah, Suleiman, résistance, Syrie, Iran, Bombe nucléaire, Maison Blanche, Abdallah.

Nations Unies, Ban Ki-Moon, résolution 1559, Conseil de Sécurité des Nations Unies, israélo-américaines, Journal du Liban, Analyse, Géopolitique et stratégie, Lemaire, De Broeder,


Les commentaires sont fermés.