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29/10/2010

n° 459 - journal de l'Afghanistan - 11-10 au 28 -10 / Début : La débâcle en Afghanistan : les troupes britanniques se retirent de Sangin.

n° 459 -  journal de l'Afghanistan -  11-10 au 28 -10 /  Début  : La débâcle en Afghanistan : les troupes britanniques se retirent de Sangin.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



journal de l'Afghanistan

n° 459 - du 11-10 au 28 -10

C.De Broeder & M.Lemaire



Avant propos

La guerre menée par le terrorisme contre ses adversaires déclarés est tout à fait invraisemblable.

Pour être crédible, cette histoire exigerait triplement et simultanément une excessive stupidité des terroristes, une incompétence extravagante des services policiers, et une folle irresponsabilité des médias. Cette invraisemblance est telle qu'il est impossible d'admettre que le terrorisme soit réellement ce qu'il prétend être’.

(MICHEL BOUNAN)

 

·                     Les médias occidentaux pro USA usent d’un terme générique- Al Qaida- Taliban - pour désigner tous les résistants .... idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes

Ps : Avant de vous lancer dans la lecture du journal, noter ceci: 'Al Qaïda'  & Al-Zarqaoui, Ben Laden Mollah Omar  = concept réducteur inventé par les Usa, pour désigner la résistance. Idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes

 



 Le "journal de l'Afghanistan" est  visible :

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

c) sur le site de Robert Bibeau :  : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

d) sur le site de eva R-sistons: - http://no-war.over-blog.com/

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire.

Tiré à part :

Robert Stevens : La débâcle en Afghanistan : les troupes britanniques se retirent de Sangin.

Manlio Dinucci : Les chasseurs bombardiers italiens attaquent déjà... Mais « ce n’est pas une guerre ».

Dommages Collatéraux... le Pentagone prolonge

9 résistants et trois civils tués dans un raid de l'OTAN

Enfant de 10 ans tué et des civils blessés dans une opération dans la province de Helmand.

1 Analyse & déclaration :

Résistance

Occupants:

2 Occupation de l'Afghanistan 

Les forces en présence

3 Politique

Fin

1) collaborateurs afghans

2) occupants 


Tiré à part :

Robert Stevens : La débâcle en Afghanistan : les troupes britanniques se retirent de Sangin.

Le 20 septembre, les 1000 derniers soldats britanniques ont quitté Sangin, dans le Sud de l'Afghanistan. Après plus de quatre ans, ils ont remis aux Etats-Unis le contrôle de leurs bases.

Le retrait est officiellement présenté comme un simple redéploiement par lequel les troupes qui font partie d'une force britannique totalisant 9.500 hommes en Afghanistan sont envoyées dans la zone centrale de Helmand.

Mais rien ne peut faire occulter le fait que la Grande-Bretagne a subi une défaite majeure.

La raison n'est pas, comme certaines sections des médias l'affirment, simplement que Sangin est devenu un « terrain d'entraînement » pour les Taliban. Les forces armées britanniques ont été chassées en tant qu'occupants par une insurrection populaire déterminée.

C'est pourquoi le Daily Mail a reconnu que « les responsables militaires de haut rang veulent à tout prix que cela ne soit pas considéré comme la reconnaissance d'une défaite ou d'une retraite après les combats les plus violents que les soldats britanniques aient connus depuis la Deuxième Guerre mondiale. »

Ce retrait souligne la destruction criminelle de la vie comme conséquence de cette sale guerre impérialiste. Les rapports des médias donnent une image dévastatrice de la situation à laquelle les troupes ont été confrontée, année après année.

Au moment de leur départ, 104 soldats britanniques, soit près d'un tiers des 337 soldats britanniques tués en Afghanistan, étaient morts dans et aux alentours de cette petite ville.

Sous le titre, « Sangin : nous quittons enfin l'enfer », le Daily Express a de plus remarqué que depuis les quatre premières années et demi de l'invasion de l'Afghanistan en 2001, cinq soldats britanniques ont été tués.

La vaste majorité des soldats sont morts tout au début de 2006 et depuis le redéploiement des troupes britanniques au Helmand. En avril, un article publié dans le Times de Londres rapportait que plus de 10 pour cent des victimes quotidiennes subies par les forces d'occupation l'avait été par le groupe du 3e bataillon « The Rifles » à Sangin et ce en dépit du fait que le groupe ne représente que 0,8 pour cent de l'ensemble des forces de l'OTAN présentes en Afghanistan.

L'armée britannique a même subi une attaque au moment précis où la cérémonie de transfert d'autorité avait lieu, et le Daily Mail de rapporter « de violents combats…à 800 mètres à peine de la base principale au centre du district. »

Comme on pouvait s'y attendre, les politiciens et les médias n'ont rien à dire sur les milliers d'Afghans qui ont été tués ou blessés.

Au lieu de cela, le premier ministre David Cameron, s'est donné beaucoup de mal pour souligner que « Les soldats qui ont perdu la vie à Sangin ne sont pas morts en vain. »

De telles déclarations ne font que montrer que derrière son discours de soutien à « nos gars », l'élite dirigeante n'éprouve rien que du mépris pour ceux qu'elle a envoyés mourir en Afghanistan. Cameron croit que leur mort est le prix à payer mais il est incapable de dire la vérité sur les raisons de cela.

L'invasion en Afghanistan a été vendue aux populations britannique et américaine sur la base d'un tissu de mensonges. Présentée comme faisant partie de la guerre « contre le terrorisme » après les attentats du 11 Septembre, elle était censée éliminer le régime qui abritait Oussama ben Laden et qui fournissait la principale base aux opérations d'Al Qaïda.

Les responsables américains de l'armée et du service de renseignement ont par la suite reconnu qu'il existait en tout moins de cent membres d'Al Qaïda en Afghanistan.

L'occupation était ensuite supposée apporter la démocratie en renversant les  résistants.

Au lieu de cela elle a fini par installer le régime fantoche haï d'Hamid Karzai qui est défendu par l'armée américaine et qui supervise des conditions de vie indescriptibles pour la masse de la population.

En réalité, l'occupation de l'Afghanistan a été entreprise sur la base d'objectifs géostratégiques prédateurs de la part de Washington et de Londres et avait été prévue avant que la destruction des tours jumelles n'en fournisse le prétexte nécessaire.

Pour les Etats-Unis, les enjeux, comme ce fut le cas avec la guerre contre l'Irak qui s'ensuivit, étaient d'établir leur contrôle sur l'ensemble de la région « eurasienne » et avant tout sur la majorité des réserves pétrolières et gazières situées au Moyen Orient et en Asie centrale.

La Grande-Bretagne escomptait à la fois sauvegarder une part du butin, tout en marchandant son alliance politique et militaire pour faire valoir ses propres intérêts à l'échelle mondiale, et compenser le défi de ses rivaux européens, l'Allemagne et la France.

Par deux fois à présent, le prix à payer pour cet état de fait a imposé à la Grande-Bretagne une retraite militaire humiliante, d'abord dans la ville de Basra au Sud de l'Irak et maintenant à Sangin.

Le journal Independent a reconnu la semaine passée, « Les Britanniques auraient pu, théoriquement, se passer plus tôt de Sangin et des pertes qui s'en sont suivies. Mais là, un chapitre sensible des relations anglo-américaines est entré en jeu. Il ne fait pas de doute que des responsables militaires de haut rang de l'armée américaine étaient très critiques quant à la manière dont l'armée britannique s'est comportée vers la fin de son déploiement en Irak… et puis en se retirant en bloc lorsque Washington demandait qu'elle continue de rester. »

Le retrait britannique, malgré les affirmations officielles du contraire, a occasionné de l'amertume et des récriminations de la part de l'armée américaine. Finalement, ceci signifie simplement que le labeur de la Grande-Bretagne est également un échec politique pour Washington.

La Grande-Bretagne a été la seule force à maintenir un semblant de rôle militaire indépendant dans l'occupation. L'abandon de cette attitude signifie qu'aujourd'hui et plus que jamais, il s'agit d'une guerre des Etats-Unis.

De plus, les affirmations que le contrôle exercé par les Etats-Unis sur Sangin résultera dans un renforcement du contrôle en général de la région sont sans fondement.

En décrivant l'énorme opposition populaire qui attend les Etats-Unis, le Daily Telegraph a sombrement prédit, « Le transfert de Sangin : seules changeront les nationalités inscrites sur les tombes. »

Les Etats-Unis sont confrontés à une situation militaire et sécuritaire s'aggravant partout en Afghanistan et à une opposition à la guerre dans le pays qui ne cesse de s'intensifier.

C'est dans une telle situation que le gouvernement Obama avait annoncé l'envoi en Afghanistan en décembre dernier d'un renfort de 30.000 hommes, dans une tentative de noyer la résistance dans le sang. Mais malgré cela, les Etats-Unis n'ont pas pu venir à bout de la résistance de masse.

Avec la mort de neuf soldats américains le 21 septembre dans un crash d'hélicoptère dans la province de Zaboul, dans le Sud de l'Afghanistan, l'année 2010 est devenue la plus meurtrière pour les forces de l'OTAN depuis l'invasion en 2001. Au moins 529 soldats de l'OTAN ont été tués jusque-là cette année.

Entre-temps, des sections de l'armée américaine expriment plus ouvertement leur opposition à un « calendrier de retrait » des troupes dès juillet 2011 et qui est le principal objectif du président Obama.

Selon un article paru dans le Wall Street Journal le 21 septembre, des officiers gradés « cherchent à faire baisser les espoirs d'un progrès rapide en Afghanistan » et prévoient « peu de gains significatifs dans la guerre avant la fin de l'année. » Le Journal poursuit que plutôt que de retirer des « bataillons ou des régiments entiers », la baisse se consacrera à un « amincissement » des troupes des lignes de front et le retour à la maison de petites unités militaires.

L'occupation afghane est une sale aventure fondée sur l'oppression brutale d'une nation appauvrie de moins de 30 millions de personnes. Indépendamment de l'attitude de tel ou tel soldat, qu'elle soit héroïque ou vile, les élites militaires et politiques sont coupables d'un crime indicible.

La population laborieuse dans le monde entier doit exiger la fin de la guerre et le retrait immédiat de l'ensemble des troupes américaines, britanniques et étrangères.

Ceux qui ont planifié et exécuté cette guerre de pillage doivent comparaître devant un tribunal pour crimes de guerre et la cour de l'opinion publique internationale.

Robert Stevens

Article original, WSWS,

paru le 24 septembre 2010.

Comité Valmy


Manlio Dinucci : Les chasseurs bombardiers italiens attaquent déjà... Mais « ce n’est pas une guerre ».

« En Afghanistan, nous ne sommes en train de faire aucune guerre », assure dans une interview au manifesto (10 octobre) Piero Fassino, responsable des affaires étrangères au Partito democratico (parti de « centre-gauche », aujourd’hui dans l’ « opposition » par rapport au gouvernement Berlusconi, NdT).

Il considère ainsi comme tout à fait juste que le Parlement estime si le niveau de sécurité de nos soldats, envoyés là bas pour « défendre les populations civiles », est adapté ou pas, ouvrant ainsi la voie à la proposition du ministre La Russa d’armer de bombes les chasseurs AMX. « Une armée qui apporte la paix », explique Fassino, « tire en second et ne le fait que si elle est attaquée ». C’est sur la base de ce critère que le gouvernement a autorisé les pilotes Amx à utiliser les canons de bord s’ils sont attaqués, quand ils vont à l’attaque en support des forces terrestres, en leur indiquant quels objectifs ils doivent frapper.

En Afghanistan, le canon de bord est plus efficace que les bombes mêmes, pour frapper des combattants (ou présumés tels) qui se déplacent à pied ou en véhicules légers. Les chasseurs Amx sont armés du canon M-61 Al Vulcan de la firme états-unienne General Electric : une arme à 6 canons à rotation de calibre 20 mm, pouvant tirer jusqu’à 6.000 coups à la minute. Les projectiles sont de divers types : incendiaires à explosif élevé qui, en combinant les deux effets, tuent dans un rayon de plusieurs mètres du point d’impact ; pénétrants et incendiaires qui, utilisés contre des camions et véhicules blindés légers, percent la tôle et ont une charge incendiaire qui explose à l’intérieur. Il ne fait aucun doute que les pilotes Amx, qui ont déjà effectué des centaines de missions en Afghanistan pour un total de plus de 1.500 heures de vol, utilisent leur canon de bord, chose qu’ils sont autorisés à faire. Il suffit qu’ils ne tirent qu’en second.

Dans la guerre contre la Yougoslavie, en 1999, par contre, ils tirèrent et bombardèrent les premiers. Les chasseurs italiens Amx Ghibli, dans leur « baptême de feu », effectuèrent à partir de la base d’Amendola 652 sorties pour un total de 667 heures de vol, en lançant des centaines de bombes états-uniennes Mk.82 de 500 libbres et des Opher israéliennes guidés par rayons infrarouges. Fassino assure que, comme en Afghanistan,  « dans les Balkans nous ne sommes pas allés faire la guerre mais défendre les populations civiles ». Il est cependant contredit par Massimo D’Alema (un des principaux dirigeants du Partito democratico, à la tête du gouvernement en 1998-2000, NdT) qui, lors d’une visite à la base d’Amendola quand il était président du Conseil déclara, le 10 juin 1999 : « Par le nombre d’avions, nous n’avons été inférieurs qu’aux USA, l’Italie est un grand pays et on ne doit pas s’étonner de l’engagement montré dans cette guerre ».

Dix ans plus tard, sous le gouvernement Berlusconi, les pilotes des Amx, déjà forts de cette expérience guerrière, ont été envoyés aux Usa, dans la base aéronautique de Nellis (Nevada), pour s’entraîner à la nouvelle guerre peu de temps avant leur envoi en Afghanistan. Dix chasseurs Amx, avec un personnel de 180 militaires, ont participé en août et septembre 2009 à deux manœuvres, Green Flag et Red Flag. Les pilotes se sont entraînés à des missions d’attaque, y compris de bombardement, avec l’US Air Force. Ils ont été ainsi préparés à opérer en Afghanistan sous commandement états-unien, dans le cadre de ce que Fassino appelle « une armée qui apporte la paix ».

Renversant les rôles, c’est un général qui indique où en sont les choses. « Il s’agit de guerre -affirme le général Fabio Mini (dans L’Unità du 11 octobre)- et les intentions réelles ne sont pas celles proclamées d’aider les Afghans ».

Et, dans une interview à Il manifesto du 12 octobre, il déclare : « Pour avoir de nouvelles bombes et armes, ils sont en train de spéculer sur les soldats morts ».

Le véritable objectif  est de montrer que les avions de combat servent, de façon à trouver l’argent pour l’acquisition des chasseurs états-uniens F-35.

Qui, garantit Fassino, tireront en second, seulement s’ils sont attaqués.

Manlio Dinucci

Il manifesto 15 octobre 2010

Publié sur il manifesto de mardi 12 octobre 2010 :

Traduit de l’italien par Marie-Ange PatrizioVoir aussi l’interview du général Fabio Mini par Tommaso


Dommages Collatéraux... le Pentagone prolonge

9 résistants et trois civils tués dans un raid de l'OTAN

Neuf présumes résistants ont été tués dans la nuit de samedi à dimanche lors d'un raid aérien des forces de l'OTAN mené dans la province de Logar (centre de l'Afghanistan), a annoncé dimanche un porte-parole de l'administration locale.
Selon les données de la chaîne de télévision Tolo, basées sur les paroles de témoins, trois civils ont également trouvé la mort dans l'attaque otanienne. L'administration locale n'a pas confirmé pour le moment cette information.
D'après les dernières données des Defenseurs afghans des droits de l'homme, les pertes parmi la population civile en Afghanistan s'élèvent à environ 2.000 personnes depuis le début de l'année en cours.

14.10

Enfant de 10 ans tué et des civils blessés dans une opération dans la province de Helmand.

Tolo

 26/10

 Un raid mené par les soldats de l'OTAN dans le sud de l'Afghanistan se serait soldé par la mort de 15 résistants a annoncé l'OTAN.

L'OTAN a confirmé qu'une opération impliquant des forces de la coalition et l'armée afghane avait été menée pour arrêter un chef taliban dans la province de Helmand.

"A son arrivée à l'endroit suspect, la force de sécurité conjointe a immédiatement essuyé le feu de plusieurs résistants" et a riposté, précise l'OTAN dans un communiqué.

Puis, 11 hommes se déplaçant à moto et dans trois véhicules se sont approchés. Les soldats ont estimé qu'ils représentaient une menace (…)  et les ont abattus, indique l'OTAN.

Ils ont ensuite demandé une frappe aérienne pour détruire des bâtiments où ils avaient découvert un atelier de fabrication de bombes et une cache d'armes.

Auparavant, le chef du conseil provincial de Helmand, Fazal Bari, avait déclaré que, selon des responsables locaux, 25 personnes avaient été tuées dans le raid. Il a précisé que quatre  résistants avaient péri.

Selon un villageois, seulement un enfant de 10 ans a été tué et des civils blessés dans l'opération. Mais l'OTAN a assuré ne pas disposer d'information faisant état de victimes civiles…

26.10



1 Analyse & déclaration

a) Résistance  

L'intensité des combats a régulièrement augmenté depuis fin 2001, les résistants étant en mesure peu à peu de relancer leurs attaques contre les forces occidentales.

AFP

09-08

Le maintien de l'Otan dans le pays «jette de l’huile sur le feu» .

Les  résistants ont estimé que la reconduction par le Conseil de sécurité de l'ONU du mandat des forces de l'Otan en Afghanistan jetait de l'huile sur le feu.
«En vertu de ses principes, le Conseil de sécurité ne devrait pas contribuer au prolongement de la guerre en Afghanistan en adoptant une telle décision, mais devrait travailler à mettre fin à la guerre et à l'occupation», ajoutent les  résistants, dans un communiqué diffusé jeudi par le centre américain de surveillance des sites islamistes SITE.

AFP


b) Troupes d'occupation :

Pologne

La Pologne prolonge sa présence en Afghanistan jusqu'au printemps.

Le président Bronislaw Komorowski a accepté lundi de prolonger la présence des 2.600 soldats polonais en Afghanistan au moins jusqu'au printemps prochain.

Le gouvernement polonais avait demandé l'extension de cette participation à la coalition internationale jusqu'au 13 avril, ce qui a été accepté par le président Komorowski, commandant en chef, selon un communiqué diffusé sur le site web de la présidence.

Le président Komorowski a remporté les élections cet été avec un programme qui comprend la fin de la présence de l'OTAN en Afghanistan.

Cependant, l'ancien pays communiste accorde une grande importance à son appartenance à l'Alliance atlantique et Varsovie a souhaité que le retrait ne se fasse pas de manière non préparée.

AP


c) Les collaborateurs afghans

18-10

121 attaques ont été enregistrées dans le pays la semaine écoulée, ce qui représente une augmentation des attaques de 6% par rapport la semaine précédente", a déclaré Bashari au cours d'une conférence de presse.
La plupart se sont produites à les régions du sud comme Helmand, Ghazni et Wardak, et la province de l'est Paktika où les résistants sont actifs, a-t-il précisé.

Source: xinhua



3) Politique

a) Les collaborateurs afghans

Karzai

Les grandes manœuvres

15-10

Hamid Karzaï, qui tend depuis plusieurs années la main aux résistants, a confirmé dimanche mené "depuis un bon moment" des pourparlers secrets avec les  résistants dans le but de mettre fin à la guerre.

Un Haut conseil pour la paix, destiné à ouvrir le dialogue avec les résistants, et formé de 68 membres choisis par M. Karzaï, a été créé dans ce but par une conférence nationale en juin et inauguré le 7 octobre dernier.

Un responsable de l'Otan a révélé mercredi que les forces internationales laissaient parfois des dirigeants  résistants se rendre à Kaboul pour leur permettre de parler avec le gouvernement afghan.

Le Haut conseil pour la paix a de son côté appelé jeudi l'Otan à cesser ses opérations dans les régions où des  résistants seraient prêts à négocier avec le gouvernement. "Le soutien de l'Otan au processus de paix est essentiel", a souligné Mahsoom Stanikzaï, le secrétaire général du Haut conseil.

http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5iLCUru3CvemFKt5Qgsokb56dGaYQ?docId=CNG.cf1d26426874486e9982c6a7723feffd.841

 

Rabbani élu à la tête du conseil pour la paix.

L'ancien président afghan, Burhanuddin Rabbani, a été élu dimanche président du nouveau conseil de la paix chargé de trouver des solutions pour mettre fin à la guerre.

Ledit conseil a été créé à initiative du président Hamid Karzaï pour ouvrir un dialogue, notamment, avec les  résistants, qui s'opposent à son régime.

"Lors de la deuxième session à laquelle a participé le président Hamid Karzaï, le professeur Burhanuddin Rabbani a été élu à l'unanimité président du conseil", a indiqué le palais dans un communiqué.

M. Rabbani dirigeait l'une des sept factions de la résistance à la présence militaire soviétique dans les années 80 et avait été choisi comme président du pays à la chute du régime de Najibullah en 1992 pendant une période de transition de six mois.

MAP

10.10.2010

http://www.aufaitmaroc.com/actualites/monde/2010/10/10/afghanistan-lancien-president-rabbani-elu-a-la-tete-du-conseil-pour-la-paix

 

Tufail Ahmad : Une stratégie ayant pour but de réintégrer les activistes à la société afghane .

Introduction
Le 4 septembre, le bureau du président afghan Hamid Karzaï a déclaré la formation d´un Haut conseil pour la paix chargé des pourparlers avec les  résistants en Afghanistan. (1)

La déclaration a été faite après la tenue dune réunion présidée par Karzaï en présence de hauts responsable et d´anciens chefs moudjahidine, pour débattre des étapes finales de la création officielle de ce Haut conseil pour la paix.

La formation du Haut Conseil pour la paix fait partie des initiatives du président Karzaï pour tenir des pourparlers de paix avec les  résistants, une stratégie ayant pour but de réintégrer les activistes à la société afghane en leur accordant des emplois dans l´administration et la police.

L´initiative de Karzaï bénéficie du soutien des Etats-Unis et de l´Inter-Services Intelligence (ISI) pakistanais, qui appuient les  résistants.

L´ISI souhaite que certains chefs  résistants intègrent le gouvernement de Kaboul à l´issue des pourparlers. (2)

Selon le site tolonews.com, le Haut Conseil pour la paix sera composé de près de 50 membres, dont des civils, des femmes, des anciens activistes, des membres de l´opposition et du gouvernement. (3)

Ces derniers mois, l´ISI poursuit une politique duelle consistant d´une part à soutenir les pourparlers secrets avec les  résistants pour gagner un point d´appui à Kaboul, d´autre part à encourager les  résistants à intensifier leurs attaques contre les Etats-Unis et les troupes de l´OTAN en Afghanistan. (4)

La perspective d´un retour des  résistants au pouvoir à Kaboul à l´issue des pourparlers est source de préoccupation pour l´Inde, qui a injecté des centaines de millions de dollars dans des travaux de reconstruction en Afghanistan. En conséquence, l´Inde réévalue sa politique afghane.

Le Dr Abdullah, le général Dostum et Amrullah Saleh tentent de former une coalition anti- résistants

Selon un rapport paru dans le journal afghan Wrazpanra Weeza, l´Inde et d´autres puissances régionales s´efforceraient de mettre en place une coalition anti- résistants. (5)

Ces dernières semaines, certains anciens chefs de l´Alliance nord, qui se sont retrouvés au pouvoir après que les Etats-Unis eurent délogé les  résistants du pouvoir en 2001, ont tenu des pourparlers secrets avec les responsables indiens dans le but d´établir une alliance anti- résistants en Afghanistan. (6)

Le quotidien en pachto cite une "source fiable" qui s´est exprimée sous condition d´anonymat, affirmant que le général Abdul Rachid Dostum, le Dr Abdullah et Amrullah Saleh se sont séparément entretenus avec des responsables indiens. (7) En plus de ces trois chefs, le ministre afghan des Affaires étrangères Zalmay Rassoul et le conseiller pour la sécurité nationale, Rangin Dadfar Spanta, se sont également rendus en Inde dernièrement. (8)

Ces trois chefs sont connus pour leur position ferme anti- résistants et anti-ISI. Le général Dostum, chef du parti Junbish-i-Milli Islami, est un ancien chef de milices ouzbèk qui s´est battu contre le régime taliban. Le Dr Abdullah Abdullah, ancien ministre afghan des Affaires étrangères, était le principal concurrent de Karzaï lors des élections présidentielles d´août 2009. Amrullah Saleh a été dernièrement démis de ses fonctions ; il était à la tête de la sécurité nationale      

* Tufail Ahmad est directeur du Projet ourdou et pachto de MEMRI.

MEMRI Middle East Media Research Institute

Enquête et analyse n° 633


Sur le terrain

18-10

14 sociétés de sécurité privées ont été dissoutes en raison du décret présidentiel qui interdit les entreprises privées, a indiqué le porte-parole.

Source: xinhua

Pays corrompu cherche …

L'Afghanistan a produit 7.000 tonnes d'opium en 2009.
Environ 7.000 tonnes d'opium ont été produites l'année dernière dans les laboratoires afghans, ce qui représente environ 90% de la production mondiale, a annoncé mardi à Astrakhan (Volga) le détecteur du Service russe de contrôle de stupéfiants (FSKN), Viktor Ivanov.
"Pour les cinq pays riverains de la mer Caspienne (Azerbaïdjan, Iran, Kazakhstan, Russie et Turkménistan, ndlr), la production excessive d'opium en Afghanistan est un grave facteur d'instabilité dans la région", a-t-il déclaré lors d'une réunion consacrée à la lutte contre le trafic de drogue dans la région.
En outre, les laboratoires afghans ont produit l'année passée un volume record de haschisch - environ 3.500 tonnes, a ajouté le responsable russe.
Selon M.Ivanov, seule la consolidation des efforts des organismes régionaux est capable de battre en brèche la menace grandissante liée aux stupéfiants.
Plus tôt dans la journée le directeur du FSKN avait proposé de créer un groupe des Cinq (pays caspiens, ndlr) pour la lutte anti-drogue.
Il est temps de passer de l'idéologie visant à mettre en place un "cordon" antidrogue autour de l'Afghanistan à celle qui met l'accent sur les régions dépourvues de transit de stupéfiants…, a conclu le responsable.

13/10

http://fr.rian.ru/world/20101012/187613996.html


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