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05/11/2010

n°506 - Irak aux enchères - 03-11-10 - : Début : n°506 - Irak aux enchères - 03-11-10 - : A1P : Irak aux enchères

°506  - Irak aux enchères - 03-11-10 - : Début : n°506  - Irak aux enchères - 03-11-10 - : A1P : Irak aux enchères


 


Irak aux enchères

n°506                           03-11/10

C.De Broeder      &       M.Lemaire



Le " Dossiers Irak aux enchères" est visible  sur ...

a) sur nos  blog :  http://www.dhblogs.be/categories/International.html

                             http://www.lalibreblogs.be/categories/International.html

b) sur le site http://turkmenfriendship.blogspot.com/2007/10/journal-dir...

c) sur le site de Eva Resis  :  no-war.over-blog.com

d) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

f) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be


1 Dossiers enchères

1-1 Rue89 : Le « non » à la guerre en Irak a coûté 4 milliards à la France. 

1-2 Irak aux enchères

1 Lafarge : Les conditions d'investissement s'améliorent en Irak.

2 Tanaka : L'Irak pourrait dominer le marché du pétrole.

3 Les ambitions pétrolières de l'Irak suscitent le scepticisme des experts.

4 L'Irak (?) s'apprête à finaliser contrat de USD12 mds avec Shell

5 L'Irak lance des enchères pour développer son secteur gazier.

6 L'Irak (?) attribue trois champs gaziers aux enchères.

7 Russie-Irak: diversifier les domaines de coopération (Medvedev)

Suite

2 Annexe

2-1 Les familles de militaires à la loupe de la sociologie.

Fin

3 Histoire de l'Irak.

3-1 Le « Rapport de la Montagne de fer » clef de la politique américaine et de la guerre en Irak.


 Avant propos

Les militaires américains usent d’un terme générique- Al Qaida- pour désigner les résistants qui osent leur résister...



1 Dossiers enchères.

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

1-1  Rue89 : Le « non » à la guerre en Irak a coûté 4 milliards à la France.

Dans un livre à paraître cette semaine, le journaliste Vincent Nouzille raconte par le menu la manière dont l'administration Bush a fait payer 5,5 milliards de dollars (4 milliard d'euros) à la France comme prix de sa « trahison » lors du déclenchement de la guerre en Irak en 2003.

Une somme lâchée sous pression par Jacques Chirac lors de la renégociation de la dette irakienne, alors qu'il l'avait initialement refusée.

Un prix tenu quasiment secret et qui n'a fait aucun débat en France. Rue89 publie les bonnes feuilles du livre « Dans le secret des présidents ». 

La Maison Blanche demeure, en cette fin de 2003, très rancunière. George Bush souhaite même mettre la France à l'amende de manière sonnante et trébuchante. Car l'Irak coûte 70 milliards de dollars [50 milliards d'euros, ndlr] par an au budget américain.

Washington ne veut pas être seul à supporter le coût des opérations militaires et de la reconstruction. Paris devrait partager le fardeau, ne serait-ce que pour compenser son refus d'envoyer des troupes aux côtés des GI's.

Durant quelques mois, la Maison Blanche va mener une intense campagne de pression sur l'Elysée afin d'obtenir un chèque de Paris. Le plus surprenant, c'est que Jacques Chirac finira par y céder, piétinant ses propres principes, mais sans le crier sur les toits de peur d'être critiqué pour un geste qui coûtera plusieurs milliards d'euros à la France

Les coulisses de cette victoire de Bush, passée inaperçue, révèlent la force du rouleau compresseur américain. Le président des Etats-Unis commence son harcèlement à l'automne 2003. […]

Les principaux créanciers de Saddam Hussein

A défaut d'obtenir une grosse rallonge financière directe, la Maison Blanche revient à la charge sur un autre dossier économique sensible : celui de la dette irakienne, accumulée depuis des années par le régime de Saddam Hussein. Le montant des impayés, qui correspond à des achats militaires ou civils de la dictature, atteint plus de 120 milliards de dollars, en tenant compte des arriérés d'intérêts.

Les principaux créanciers de l'Irak sont le Japon, la Russie, la France et l'Allemagne.

Coïncidence ou non, ces trois derniers pays se sont opposés à l'offensive américaine.

La Maison Blanche voit donc un double avantage à obtenir un abandon de créances en faveur de Bagdad : cela permettrait à l'Irak « nouveau » de repartir sur des bases économiques plus saines, sans ce lourd fardeau à rembourser ; et il y aurait un petit parfum de revanche à faire assumer cet effacement de dettes par des pays si peu coopératifs !

[…] Lorsque [l'émissaire américain, ancien secrétaire d'Etat, ndlr] James Baker rencontre Jacques Chirac, le mardi 16 décembre 2003, la position française est plutôt prudente. La France ne souhaite pas faire de cadeau particulier à l'Irak. […] [Baker obtient ensuite de Chirac que la réduction de la dette irakienne soit d'environ 50%, ce qui représente déjà un effort énorme, ndlr.]

George Bush ne se contente pas de la réduction de moitié de la dette irakienne. Il veut obtenir davantage. En mars 2004, à l'occasion d'un coup de téléphone à Jacques Chirac, […] le président américain demande à son homologue français d'« examiner avec la plus grande attention » la lettre qu'il va lui envoyer au sujet de la dette irakienne. La position des Etats-Unis se dévoile rapidement : ils réclament une annulation de 95% de la dette irakienne, autrement dit un effacement quasi-complet de l'ardoise !

Le coup de pouce du FMI à la Maison Blanche

[…] Au fil des semaines, les négociateurs américains gagnent du terrain. Ils obtiennent des promesses d'appui de leurs « bons » alliés, comme le Royaume-Uni, le Canada, l'Italie et le Japon.

Le Fonds monétaire international (FMI) apporte un peu d'eau à leur moulin, estimant qu'une annulation de 70% à 80% serait nécessaire pour que l'Irak puisse tourner la page du passé.

Ce chiffrage du FMI suscite des doutes à Paris. Une autre étude de la Banque mondiale et de l'ONU, publiée à l'automne 2003, évoquait plutôt un besoin d'annulation à hauteur de 33%. Du coup, les exigences de la Maison Blanche sont jugées totalement excessives.

Dans une note au Président Chirac, avant le dîner qui doit avoir lieu à l'Elysée, le 5 juin 2004, en l'honneur de George Bush venu commémorer le D-Day, ses conseillers estiment que la requête américaine serait « coûteuse pour la France », qui est le troisième créancier de l'Irak, avec 6 milliards de dollars d'impayés. Surtout, selon eux, elle pose fondamentalement des « problèmes de principe » :

« Nous ne pouvons pas moralement accorder à l'Irak, un pays potentiellement riche, peu peuplé et qui dispose des deuxièmes réserves de pétrole du monde, des annulations comparables à celles dont bénéficient les pays les plus pauvres et les plus endettés de la planète (80% à 90%).

Alors qu'en termes d'effort, nous allons déjà faire en six mois [pour l'Irak] ce que nous avons mis plus de dix ans à faire [pour les 37 pays éligibles au plan d'aide exceptionnel de pays pauvres, appelé PPTE]. »

Bref, il n'est pas question d'aller au-delà des 50% promis à James Baker ! Ce cadeau est déjà disproportionné comparé aux autres pays.

Les conseillers recommandent à Jacques Chirac de tenir bon devant Bush. […]

La discussion s'achève sur un constat de désaccord. […] Pourtant, soumis aux charges répétées de Washington et de ses alliés, l'Elysée va craquer.

« La pression américaine était énorme »

La dernière session de négociations se déroule à Bercy durant trois journées complètes, en novembre 2004. L'ambiance est à couper au couteau. […]

« La pression américaine était énorme. Je n'ai jamais vécu une négociation aussi unilatérale que celle-là », témoigne Jean-Pierre Jouyet, qui présidait les séances.

Au bout de trois jours, le front des créanciers se fissure. Jean-Pierre Jouyet poursuit :

« J'ai appelé Maurice Gourdault-Montagne [le conseiller diplomatique de l'Elysée, ndlr], qui était avec le Président Chirac à un Conseil européen, et je lui ai décrit la situation : les Allemands venaient de lâcher subitement, sans concertation préalable, probablement pour se faire bien voir des Américains. J'ai donc expliqué que nous pouvions continuer de tenir tête, mais que nous étions seuls. Gourdault-Montagne m'a répondu qu'il allait en parler au Président Chirac.

Il m'a ensuite rappelé pour me dire que le Président avait décidé de ne plus s'opposer au consensus. J'ai donc appliqué ces instructions de l'Elysée.

Nous n'aurions sans doute pas pu récupérer grand-chose de nos créances, mais je ne suis pas sorti très content de cette négociation, c'est le moins que l'on puisse dire. »

 

Curieusement, Nicolas Sarkozy, qui s'apprête à quitter ses fonctions de ministre de l'Economie et des Finances pour la présidence de l'UMP, n'intervient pas dans cette discussion, qui concerne pourtant l'argent de l'Etat. Il laisse son directeur du Trésor, Jean-Pierre Jouyet, en prise directe avec l'Elysée.

Les consignes de Chirac conduisent à la conclusion d'un accord portant sur une annulation, par étapes, de 80% de la dette irakienne, soit un effacement total de plus de 30 milliards de dollars pour la vingtaine de pays créanciers concernés : c'est exactement ce que l'Elysée jugeait inacceptable quelques mois auparavant !

L'accord est officialisé par le Club de Paris le 21 novembre 2004, à quelques semaines des premières élections en Irak.

« Nous ne l'avons pas fait pour Bush, mais pour les Irakiens. C'était d'ailleurs le tarif à payer par tous les créanciers », plaide Jean-David Levitte, qui a suivi le dossier comme ambassadeur à Washington.

Le cadeau fait à Bush

D'autres acteurs ont une interprétation différente de ce retournement français. Alors que George Bush vient juste d'être réélu pour un second mandat, Jacques Chirac a décidé, comme le chancelier allemand Schröder, cette concession majeure afin de se rabibocher avec la Maison Blanche. […]

Devant une délégation de sénateurs américains, qu'il recevra le 31 janvier 2005 à l'Elysée, le président de la République confirmera ouvertement avoir cédé à la pression américaine : « A la demande des Etats-Unis, notamment suite à un appel téléphonique du président Bush, la France a accepté d'annuler la quasi-totalité de la dette irakienne », dira-t-il.

Pour éviter une polémique sur ce « cadeau fait à Bush », l'Elysée ne se vantera pas publiquement de son reniement et se gardera de toute communication trop visible sur cette annulation de créances, accordée sans que la France bénéficie, en retour, d'une véritable contrepartie économique.

Le ministère des Affaires étrangères se contentera, à la fin de 2005, d'un discret communiqué annonçant que la France et l'Irak ont signé un accord bilatéral relatif au traitement de la dette irakienne dans le cadre de la mise en œuvre des accords du Club de Paris. Un joli habillage pour une décision hors normes.

Les conseillers de l'Elysée reconnaissent d'ailleurs qu'il s'agit d'une largesse française particulièrement onéreuse. Préparant, au début de 2005, des entretiens de Jacques Chirac avec George Bush et sa secrétaire d'Etat Condoleezza Rice, ils listent les initiatives prises par l'Elysée pour prouver ses bonnes intentions diplomatiques à l'égard de Washington sur l'Irak. On peut y lire notamment :

« Présidente du Club de Paris, la France a fait aboutir une solution audacieuse, généreuse et exceptionnelle du problème de la dette (80% en trois étapes). Cet allègement signifie pour nous une annulation de créances de 5,5 milliards de dollars. »

5,5 milliards de dollars ! Il s'agit d'un chèque colossal, puisqu'il représente plus de 4 milliards d'euros, soit dix fois le coût annuel des forces françaises en Afghanistan. Ou 80 fois l'annulation de la dette consentie à Haïti après le tremblement de terre de janvier 2010…

Bush a bien réussi à faire payer Chirac.

Par Rue89 | 

11/10

http://www.rue89.com/2010/10/11/son-non-a-la-guerre-en-irak-a-coute-4-milliards-a-la-france-170466


1-2 Irak aux enchères

1 Lafarge : Les conditions d'investissement s'améliorent en Irak.

Les conditions d'investissement s'améliorent en Irak mais les investisseurs étrangers attendent la promulgation de nouvelles lois pour bénéficier de ce climat adouci, a déclaré le responsable de Lafarge (LAFP.PA: Cotation) en Irak. 

"Je pense que l'environnement de l'investissement, et plus généralement l'environnement des entreprises, tend à s'améliorer", a dit à Reuters Marcel Cobuz.

"La loi sur l'investissement de 2006 est un pas en avant; elle garantit des droits industriels fondamentaux et prépare le terrain avec des incitations financières et fiscales; on a donc un cadre légal plutôt moderne", a-t-il déclaré par téléphone depuis son siège social de Souleïmanieh, dans le nord de l'Irak. 

Le premier cimentier mondial développe ses capacités en Irak et contrôle 30% environ du marché local, a ajouté Marcel Cobuz. 

"L'Irak est pour Lafarge un pays où nous pouvons faire des affaires", a poursuivi Marcel Cobuz, ajoutant: "Je pense que le fait que nous ayons été présents depuis quelques années dans le nord nous permet d'envisager sans difficulté de nous déplacer de plus en plus vers le sud". 

Lafarge a investi dans trois cimenteries et dispose d'une capacité annuelle de six millions de tonnes. Il espère ajouter deux millions de tonnes de plus en trois ans une fois remise en fonction la cimenterie méridionale de Kerbala, a encore dit Marcel Cobuz. 

Lafarge gère également deux cimenteries dans la région irakienne semi-autonome du Kurdistan. Il emploie 3.000 personnes environ en Irak, dont moins de 5% d'expatriés.

14 octobre

http://fr.reuters.com/article/frEuroRpt/idFRLDE69D1WF20101014


2 Tanaka : L'Irak pourrait dominer le marché du pétrole.
L'Irak est capable de devenir un des acteurs principaux sur le marché du pétrole dans les plus brefs délais, estime le directeur exécutif de l'Agence internationale de l'énergie (AIE) Nobuo Tanaka.
"L'Irak pourrait changer les règles du jeu", a déclaré M.Tanaka lors de son intervention à la conférence internationale Oil&Money à Londres.
Selon lui, l'Irak, qui a récemment relevé de 25% l'estimation de ses réserves prouvées de pétrole, pourrait prochainement se classer parmi les principaux exportateurs de pétrole dans le monde.
Dans le même temps, M.Tanaka a souligné que
la Chine assurait près de la moitié de la croissance de la consommation de produits pétroliers.
"D'après nos estimations,
la Chine est désormais la plus importante consommatrice d'énergie", a indiqué le directeur de l'AIE.

13/10/2010

http://fr.rian.ru/world/20101012/187614331.html


3 Les ambitions pétrolières de l'Irak suscitent le scepticisme des experts.

La hausse de la production pétrolière irakienne devrait avoir un impact majeur sur le marché mondial dans les prochaines années, mais les ambitieux objectifs affichés par Bagdad sont accueillis avec scepticisme par les experts, qui les jugent irréalisables à ce stade.

Pays où l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) a été fondée il y a 50 ans, l'Irak voudrait retrouver son rôle de "grand" acteur sur l'échiquier énergétique mondial, après une parenthèse de 30 ans marquée par des guerres à répétition, des sanctions internationales et un sous-investissement dans le secteur.

Les perspectives de production de l'Irak, pays dispensé de quotas depuis 1990, pourraient d'ailleurs s'inviter aux discussions de la prochaine réunion du cartel jeudi à Vienne.

Le ministre irakien du Pétrole, Hussein Chahristani, a indiqué en juin viser une production comprise entre 10 à 12 millions de barils par jour (mb/j) d'ici à six ans, contre 2,3 mb/j aujourd'hui, ce qui en ferait le deuxième producteur de l'Opep derrière l'Arabie saoudite.

Même si l'augmentation de la production irakienne s'avère plus modeste, elle devrait constituer "un élément essentiel de l'approvisionnement mondial à l'avenir", a commenté mardi le directeur exécutif de l'Agence internationale de l'Energie (AIE) Nobuo Tanaka, en marge de la conférence Oil & Money à Londres.

"Nous en aurons besoin quand des gisements ailleurs dans le monde seront menacés d'épuisement", a-t-il dit.

Mais pour les experts du secteur réunis à l'occasion de cette conférence, une insécurité endémique, des financements défaillants et des difficultés techniques sont autant d'obstacles aux ambitions irakiennes.

"Dans le meilleur des cas, on peut tabler sur au maximum 6,3 mb/j d'ici six ou sept ans. Et si les conditions de sécurité ne sont pas assurées, même cet objectif ne sera pas réalisable", estime Sadad al-Husseini, consultant et ancien vice-président de la compagnie saoudienne Aramco.

"Le gouvernement irakien consacre 80% de son budget aux dépenses courantes: comment peut-il assurer les investissements pharaoniques qu'il faudrait pour doper à ce point sa production?", demande de son côté Issam al-Chalabi, qui fut ministre irakien du pétrole de 1987 à 1990.

Bagdad a attribué dix contrats d'exploitation à des compagnies étrangères, qui devraient investir dans le pays, mais avec circonspection "car l'environnement manque encore terriblement de sécurité", a expliqué M. al-Chalabi à l'AFP.

Il pense lui aussi que l'objectif de 12 mb/j est "totalement irréalisable", citant parmi les principaux handicaps la corruption et le manque criant d'infrastructures, comme les oléoducs pour l'exportation.

En outre, les gisements pourraient être malaisés à exploiter: certains "nécessitent des injections de gaz ou d'eau pour permettre de pomper un volume suffisant de pétrole" alors que le pays manque déjà cruellement de ressources en eau, a ajouté Peter Wells, du cabinet Neftex Petroleum.

Frein supplémentaire, l'Irak devrait se soumettre à nouveau aux quotas de l'Opep dès que sa production dépassera les 4 mb/j.

Début octobre, le gouvernement irakien a annoncé un relèvement spectaculaire de 25% du niveau estimé de ses réserves de brut, ce qui pourrait lui permettre d'obtenir plus tard des quotas plus généreux.

Cette réévaluation, qui placerait l'Irak parmi les quatre premiers mondiaux - après l'Arabie Saoudite et le Venezuela et aux côtés de son voisin et grand rival iranien -, est fortement mise en cause par M. al-Chalabi, selon qui "aucune nouvelle découverte ni étude géologique ne peut fournir de fondement" à une telle annonce.

Selon lui, "l'Irak sera bien un facteur majeur de changement, mais sans l'ampleur ni la rapidité annoncées" par son gouvernement.

13/10/2010
http://fr.rian.ru/world/20101012/187614331.html


4 L'Irak (?) s'apprête à finaliser contrat de USD12 mds avec Shell

L'Irak s'apprête à valider la mouture finale de son contrat gazier de 12 milliards de dollars avec Royal Dutch Shell PLC, a déclaré mercredi le ministre irakien du Pétrole, Hussein al-Shahristani, en visite à Vienne pour une réunion de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole.

Interrogé sur le retard de l'accord avec Shell, le ministre irakien a déclaré: "Nous en sommes aux dernières étapes de la validation du projet avant de le présenter à nouveau au gouvernement". Il a ajouté qu'il n'y avait pas eu de différend au sujet du contrat.

Irak Business News avait rapporté le mois dernier dans son édition en ligne que le gouvernement irakien avait différé la finalisation du contrat avec Shell et le japonais Mitsubishi portant sur la capture du gaz des gisements pétroliers de la région de Bassora, en raison de problèmes juridiques concernant la coentreprise.

Le gouvernement a approuvé l'investissement en juin, mais il attend maintenant de signer la mouture finale du projet une fois qu'elle aura été soumise par le ministère du pétrole.

14/10/2010


5 L'Irak lance des enchères pour développer son secteur gazier.

L'Irak organise mercredi des enchères pour attribuer trois champs gaziers, avec l'espoir d'attirer des investissements internationaux et devenir un acteur majeur dans la production de gaz, un pari qui s'annonce plus difficile que pour le pétrole."Les enchères visent à accroître la production de gaz pour les besoins domestiques, alimenter les stations électriques et les entreprises, et faire de l'Irak un acteur régional et international dans la production et l'exportation de gaz", a affirmé à l'AFP le porte-parole du ministère du Pétrole Assem Jihad.

Le français Total, le japonais Mitsubishi et des concurrents de Russie, de Corée du Sud, de Turquie et d'Inde figurent parmi les 13 postulants à cet appel d'offres repoussé deux fois.

L'Irak espère réussir aussi bien qu'il l'a fait pour son pétrole. L'an dernier, il a signé des accords avec des majors pour développer dix champs pétroliers et porter sa capacité de production à 12 millions de barils par jour (mb/j) en 2017 contre 2,5 mb/j actuellement.

La capacité des trois champs gaziers est d'environ 11.000 milliards de pieds cubes (317 milliards de m3).

Celui d'Akkaz, découvert en 1992 dans la province occidentale d'Al-Anbar, s'étend sur 50 km de long et 18 km de large. Sa capacité est estimée à 5.600 milliards de pieds cubes (158 milliards de m3) et six puits ont déjà été forés.

Le champ de Mansouriya, dans la province de Diyala, se trouve à 100 km au nord-est de Bagdad. Découvert en 1979, il compte quatre puits et sa capacité est de 4.500 milliards de pieds cubes (127,4 milliards de m3).

Akkaz et Mansouriya avaient déjà été soumis à un appel d'offres dans le cadre d'une mise aux enchères de champs pétroliers, mais les concessions n'avaient pas été accordées.

Le troisième est celui de Siba, dans le sud, près de la frontière avec l'Iran et le Koweït. Ce champ de 25 km sur 6 km, découvert en 1968, n'a jamais été développé. Sa capacité est de 1.100 milliards de pieds cubes (31,1 milliards de m3).

Comme pour le pétrole, il s'agit de contrats de service et non de partage des profits, c'est-à-dire que Bagdad paiera aux compagnies un prix fixe.

"Les enchères pour le pétrole étaient plus faciles car il existe des oléoducs. Pour le gaz, il faut construire à partir de rien, ce qui requiert d'importants investissements", souligne Ruba Husari, fondatrice d'iraqoilforum.com.

Les coûts concernent, selon elle, la construction de gazoducs vers des stations électriques, des usines ou des terminaux pour l'exportation.

"Réussir à vendre ces contrats est un sacré défi pour l'Irak car aucune compagnie ne va se suicider pour gagner ces champs. Le gaz est différent du pétrole", juge-t-elle.

Aucune société américaine ne participe ainsi à l'appel d'offres.

Selon une source proche du dossier, le norvégien Statoil et l'italien Edison, en lice initialement, ont décidé de se retirer.

"Il y a un certain intérêt, notamment parmi les sociétés opérant déjà au Moyen-Orient. Mais l'important pour les majors, c'est le retour sur investissements et cela est plus rapide et plus direct avec le pétrole qu'avec le gaz", explique Richard Quin, principal analyste de Wood Mackenzie basé à Edimbourg.

Pour Alexander Poegl de JBC Energy, à Vienne, les compagnies du Koweït et de Turquie sont intéressées par des champs proches de leur frontières, mais le fait que l'Irak veuille utiliser une partie de son gaz pour des besoins internes et une autre pour l'exportation, complique la donne.

"Les réserves sont importantes mais pas suffisantes pour justifier la construction d'un réseau à partir de rien", estime M. Poegl.

TOTAL

MITSUBISHI CORPORATION

STATOILHYDRO

EDISON

AFP / 19 octobre 2010


6 L'Irak (?) attribue trois champs gaziers aux enchères.

La compagnie sud-coréenne Korean Gas Corporation et la société kazakh KazMunai ont remporté le plus important des champs mis à l'encan.

L'Irak a franchi mercredi 20 octobre une étape importante dans sa reconstruction en attribuant aux enchères trois champs gaziers à des compagnies internationales, prêtes à investir pour doubler sa production de gaz destinée avant tout à alimenter ses centrales électriques et ses usines. "C'est un jour important dans l'histoire de l'industrie gazière et pétrolière de l'Irak car c'est la première fois que le gaz va être vraiment exploité", a affirmé satisfait le ministre du pétrole irakien, Hussein Chahristani, à l'issue de l'attribution.

DES PRÉTENTIONS EN BAISSE

Le groupe français Total allié au turc TPAO s'est incliné devant le consortium composé à parts égales par la compagnie sud-coréenne Korean Gas Corporation et la société kazakh KazMunai, qui a remporté le plus important des champs mis à l'encan.

Il s'agit du champ d'Akkaz, découvert en 1992 dans la province occidentale d'Al-Anbar et qui s'étend sur 50 km de long et 18 km de large. Sa capacité est estimée à 158 milliards de m3. Le cartel sera rémunéré 5,50 dollars pour l'équivalent d'un baril de pétrole et devra produire 11 millions de m3 par jour pendant treize ans.

Le second en importance, celui de Mansouriya, dans la province de Diyala, à 100 km au nord-est de Bagdad, est allé au cartel mené par TPAO (50 %) avec Kuwait Energy (30 %) et Korean Gas Corporation (20 %). Seules en compétition, ces sociétés ont réduit leurs prétentions et accepté d'être rémunérées 7 dollars (5 euros) pour l'équivalent d'un baril de pétrole, comme le demandait le ministère, alors qu'elles voulaient au départ 10 dollars (7,22 euros).

Enfin, un consortium composé à 60 % par Kuwait Energy et à 40 % par TPAO a raflé le plus petit des champs, celui de Siba, dans le sud de l'Irak, près de la frontière avec l'Iran et le Koweït.

OPPORTUNITÉS D'EMPLOI

"L'exploitation de notre gaz offrira des opportunités d'emploi pour les Irakiens, améliorera la production électrique, réduira la pollution et relancera l'activité des autres secteurs de l'économie", a affirmé M. Chahristani.

"Le gaz et le pétrole appartiennent à tous les Irakiens", a-t-il ajouté, faisant valoir que, comme pour le pétrole, l'Irak offrait des contrats de service et non le partage des profits.

Il a précisé que les contrats seront d'une durée de vingt ans. Ces enchères sont un réel succès pour M. Chahristani car Akkaz et Mansouriya, mis aux enchères l'an dernier en même temps que des champs pétroliers, n'avaient pas trouvé preneur car la rémunération proposée par l'Irak était jugée trop basse.

Sept ans après l'invasion conduite par les Etats-Unis, le taux de chômage en Irak atteint, selon l'ONU, 28 % de la population active et l'électricité est distribuée en moyenne quatre heures par jour.

LEMONDE.FR avec AFP

20.10.10 |
http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2010/10/20/l-irak-attribue-trois-champs-gaziers-aux-encheres_1428877_3218.html


7 Russie-Irak: diversifier les domaines de coopération (Medvedev)

La Russie prône la consolidation de l'unité, de la souveraineté et de l'intégrité territoriale de l'Irak, a déclaré lundi le président russe Dmitri Medvedev au Kremlin.
"Notre pays aspire à restaurer le dialogue et à développer les liens avec l'Irak. Je suis persuadé que notre coopération politique, économique et humanitaire comprendra à l'avenir de nouveaux projets et domaines", a indiqué le chef de l'Etat russe.
"Nous prônons la consolidation de l'unité, la souveraineté et l'intégrité territoriale de l'Irak, ainsi que la formation d'un Etat démocratique et prospère", a-t-il estimé.

RIA Novosti

18 octobre –

http://fr.rian.ru/world/20101018/187656336.html


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