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11/11/2010

n°557 - Dossier de Palestine - 10-11 - Suite - : C'est la résistance qui empêche la guerre contre Gaza, non Abbas.

n°557 - Dossier de Palestine  - 10-11 -  Suite - :   C'est la résistance qui empêche la guerre contre Gaza, non Abbas.



       L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources 

                                                       



Dossier de Palestine

                                                                            n°557                                10-11

                                                                            C.De Broeder & M.Lemaire   

 



Vous retrouverez ce journal 

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

 

c) sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

d) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens...

c) sur le site de Robert Bibeau :   http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be


 

Sommaire

Les brèves

1-1 Un député suédois d'origine turque expulsé d'Israël.

1-2 Livni attaque la Turquie en l'accusant de tenter de légitimer le pouvoir du Hamas à Gaza.  

2 Les Dossier

2-1 Zouhair Lahna : L’humanitaire comme politique ?

2-2 Le Hamas affirme son attachement aux principes et appelle à soutenir la résistance.

2-3 Al-Bardawil : C'est la résistance qui empêche la guerre contre Gaza, non Abbas.

2-4 Le Hamas : "Ce qui se passe en Cisjordanie est une attaque vicieuse contre les fils de la résistance".

2-5 L’Autorité Palestinienne emprisonne et torture des militants.



Les brèves

1-1 Un député suédois d'origine turque expulsé d'Israël.
Le parlementaire Mehmet Kaplan ainsi que l'artiste israélien Dror Feil installé en Suède, qui a renoncé à sa nationalité et qui se trouvait également à bord de l'un des bateaux de la flottille, ont "été expulsés car ils n'ont pas respecté la procédure", a affirmé à l'AFP la porte-parole Sabine Hadad.
Un député suédois d'origine turc, qui avait participé à la flottille pour Gaza interceptée le 31 mai par un commando israélien dans les eaux internationales, a été expulsé dimanche à son arrivée à l'aéroport Ben Gourion, a annoncé une porte-parole du ministère de l'Intérieur.
Le parlementaire Mehmet Kaplan ainsi que l'artiste israélien Dror Feil installé en Suède, qui a renoncé à sa nationalité et qui se trouvait également à bord de l'un des bateaux de la flottille, ont "été expulsés car ils n'ont pas respecté la procédure", a affirmé à l'AFP la porte-parole Sabine Hadad.
"Lors de leur détention après l'arraisonnement des bateaux de la flottille tous les passagers qui étaient à bord ont signé avant d'être expulsés une lettre dans laquelle ils s'engagent à demander un permis d'entrée en Israël auprès de l'ambassade d'Israël de leur pays respectif avant de tenter de revenir", a ajouté la porte-parole.
"Ils étaient parfaitement au courant de ces dispositions qu'ils n'ont pas respectées", a-t-elle poursuivi.
Début octobre, la militante pacifiste nord-irlandaise Mairead Maguire, prix Nobel de la paix, avait elle aussi été interdite de séjour en Israël. Elle avait été auparavant expulsée en juin ainsi que tous les passagers d'un autre bateau humanitaire irlandais qui tentait de briser le blocus maritime imposé à la bande de Gaza.
Le 31 mai, des militants pro-palestiniens ont tenté de forcer ce blocus à bord de plusieurs navires. Neuf passagers turcs ont été tués lors du raid d'un commando israélien contre le Mavi Marmara, un bateau turc de la flottille.
 07/11
http://www.lalibre.be/actu/international/article/621804/un-depute-suedois-d-origine-turque-expulse-d-israel.html


1-2 Livni attaque la Turquie en l'accusant de tenter de légitimer le pouvoir du Hamas à Gaza.  

La présidente du parti "Kadima" et de l'opposition à la Knesset, Tzibi Livni, a critiqué fortement, le lundi 25/10, la Turquie, dans son témoignage devant le comité de "Terkl" chargéd'enquêter sur les événements de l'attaque sanglante contre les bateaux de la flottille de la liberté, le 31 mai dernier, causant la martyre de 9 pacifistes turcs et la blessure des dizaines de militants humanitaires internationaux.

Livni a prétendu que la Turquie a exploité le vide politique causé par l'actuel gouvernement de Netanyahu pour conduire la flottille de la liberté qui a été contrariée par les forces occupantes dans les eaux internationales avant son arrivée à la Bande de Gaza.

"Ankara a tenté de légitimer le gouvernement palestinien et le mouvement du Hamas", a ajouté Livni, prétendant que la Turquie n'a pas pour objectif de transporter les aides alimentaires à la Bande de Gaza, mais son objectif était politique et opposant aux décisions internationales parce que l'embargo imposé contre Gaza est une partie d'une stratégie internationale visant à affaiblir le Hamas, selon ses propos

26/10/2010

 http://www.palestine-info.cc/fr/



2 Les Dossier

Ndlr : La publication de l’article ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse ou point de vue de l’auteur, mais doit être vu comme information

2-1 Zouhair Lahna : L’humanitaire comme politique ?

L’exemple du traumatisme de Gaza.

Lors des conflits, l’action humanitaire intervient elle pour changer le cours des évènements ? Ou n’agit-elle que comme sédatif sans chercher à aller plus loin dans le traitement des origines de ces conflits ? D’aucuns diront que changer le monde est une mode qui a survécu ou que son dernier baroud d’honneur fut l’utopie de mai 68. Un ami m’a apostrophé un jour par ses mots : ‘‘ Quand on veut changer le monde à 20 ans, c’est bien. A 40 ans, c’est carrément stupide. ’’A mon grand dam, je m’étais dit que j’étais en plein dans la stupidité. J’ai pensé que tout est fait afin de pousser les individus vers l’acceptation d’une realpolitik inique et avilissante des peuples. Cependant, chacun de nous a le droit d’avoir sa part de rêve et de refuser de plier l’échine. Et si ‘‘changer le monde’’ relève de la prétention, il n’est pas interdit d’œuvrer dans ce dernier par les moyens dont on dispose. 
L’humanitaire post-soixante-huitard inauguré entre autre par  Médecins Sans Frontières, est basé sur la charité d’urgence avec en prime le témoignage.
La médiatisation qui a servi certaines causes et certaines personnalités, devait aussi mettre à nu ce qui se passait dans des contrées lointaines et donner à réfléchir au commun des mortels. Ce dernier par son indignation, pourrait mettre la main à la poche, voir pousser les pouvoirs publics des pays occidentaux à réagir face aux injustices révélés par le témoignage des humanitaires. Pour quelques uns, c’était le bon vieux temps, celui de certaines utopies.
Et si ce scénario était biaisé dès le début ? Que tout n’a été qu’ascenseur social et de la poudre aux yeux pour on ne sait quel pouvoir obscur qui a utilisé l’effervescence post 68 ?  
Les observateurs savent très bien que les ‘’humanitaires’’ n’ont pas pu apporter un changement durable dans le quotidien des peuples. Que ça soit dans le domaine de la santé ou des actions dites de développement. Leurs actions sont éparses et discontinues et une fois la ‘‘mission’’ terminée, il n’en reste pas grand-chose. Souvent par manque de moyens et surtout par manque de volonté politique des ‘‘dirigeants’’ des Pays du Sud. D’ailleurs, Médecins Sans Frontières n’a pas eu 1999,  le Prix Nobel de Médecine mais celui de
la Paix. Prix octroyé pour leurs actions à propager la paix grâce au témoignage des atrocités dont les acteurs humanitaires ont pu être témoins. Tirant les sonnettes d’alarmes, les humanitaires contribuaient à leurs façon d’arrêter des exactions et parfois les guerres ou faire affluer des aides. Ce qui a peut être motivé certains mousquetaires de ‘’l’humanitaire’’ à développé la thèse du devoir d’ingérence, devenu droit d’ingérence. Et on a vu ce que ça a donné dans certains pays. 
S’en prendre à l’aide humanitaire, quelque soit son origine, chrétienne, musulmane ou laïque, c’est vraiment chercher à se faire stigmatiser et se mettre aussi bien les « humanitaires » que les donateurs à dos. Tant la charge émotionnelle qui a accompagne le don est forte et les enjeux des acteurs sont conséquents. Pourtant, on trouve ici et là des mouvements ou des personnalités qui décrient les actions humanitaires ou les charités, à cause justement  de leurs effets pervers aussi bien sur les donateurs que sur les populations qui devraient bénéficier de cette générosité. Et encore plus surprenant, sur les acteurs humanitaires eux-mêmes.

Examinons ce qui est arrivé à Gaza en décembre 2008. Entre toutes les voix qui demandaient des dons afin de venir en aide aux palestiniens assiégés et bombardés nuit et jour et d’autres qui appelaient aux manifestations ;  une voix  s’est élevée deux ou trois jours après le début de l’agression. Cette voix demandait à ceux et celles  qui veulent bien l’entendre de ne pas donner de l’argent et de ne pas faire des prières ou des invocations. Et encore moins d’aller manifester. Personne n’a saisi le tenant de ce discours. Et l’homme malgré sa stature et ses valeurs a été critiqué. les hommes et les femmes blessées par une telle injustice, ne pouvaient pas saisir les tenants de son discours. Non compris, Il a du s’expliquer un peu plus tard mentionnant que bien évidement chacun devait faire ce qu’il pouvait face à ce machiavélisme de notre temps, cependant il craignait que  le fait de donner un chèque petit ou grand et/ou de faire des invocations (pour les croyants) risquaient de dédouaner celui ou celle qui le faisait. En faisant le geste, l’individu ressent qu’il a fait ce qu’il pouvait. Externaliser le problème par le geste, risquait de calmer l’ardeur de l’individu et ne pas le pousser à une réflexion plus approfondie.
Avec le recul, on peut lui donner en quelque sorte raison, puisque la mobilisation en faveur des habitants de Gaza ne concerne plus que quelques engagés. Sans pression populaire constante, les leaders politiques occidentaux, bien pensant, regardent ailleurs et ne maintiennent leur invectives qu’envers le Hamas ; au moment où « l’autorité palestinienne » sans moyens et sans envergure continue de jouer un jeu contre productif. 
A Gaza, qui déchaine les passions, un sentiment d’abandon et d’orphelinat a marqué les esprits. Face à une conscience internationale atone, que peuvent bien faire de simples mortels. Alors, toujours selon cet avis, au-delà de manifester, de donner de l’argent et de prier,  il aurait fallu faire,  un travail d’introspection sur soi, sur ce qui est possible de changer vis-à-vis de soi même et  de la compréhension des enjeux dans le  monde. Les secousses de ce genre, permettent généralement de saisir certains enjeux géopolitiques et de réaliser une approche philosophique de la situation.
Si un agresseur pouvait ne marquer aucune limite à son arrogance, c’est qu’il sent qu’il est au-dessus de toutes les lois humaines dites internationales. Destructions et tueries sont devenues par une savante inversion sémantique, une bataille de l’universalisme occidental éclairé contre la barbarie obscurantiste bien évidemment islamiste.
L’invitation à la réflexion est en soit une invitation vers le chemin de la respectabilité.
Devant une telle sauvagerie et une telle arrogance, l’humain est sommé d’en prendre acte et de chercher les solutions. A commencer par lui-même, ses actions, ses inactions, sa façon de vivre et d’être. Faire son béat, manifester ou faire des invocations risquent de donner à l’individu blessé le sentiment qu’il a fait ce qu’il avait à faire et de là passer à côté d’une occasion de remise en question salutaire.  
Si l’enclave de Gaza, attire les regards et donnent aussi bien aux partisans qu’aux détracteurs des uns et des autres des problèmes de conscience. D’autres populations dans le monde ne reçoivent aucune aide ni même un regard, comme les Somaliens qui vivent sous le feu des groupes rivaux et les Afghans qui souffrent de l’insécurité et de l’arbitraire. L’action humanitaire ne peut être honorable que si elle contribue à  la cessation des injustices et des iniquités. Si elle accepte le rôle d’action « paramilitaire » que les politiques peuvent lui octroyer, elle perd de sa superbe, manipulée, elle sert l’injustice qu’elle est sensée combattre et dénoncée.  
D’autre part, L’aide humanitaire peut devenir néfaste pour celui qui devrait en bénéficier. Au delà de la situation d’urgence, où l’être humain en difficulté aigue pourrait accepter -  sans perdre sa dignité - d’être hébergé, nourri ou soigné. Si cela dure ou devient sa seule ressource, les effets pervers se font très vite sentir. Que ce soit de celui qui est dans le besoin ou des cadres locaux de l’humanitaire, devenus des intermédiaires et risquent de succomber dans une certaine facilité: La face néfaste du don, c’est la dépendance.
Et l’homme libre n’aime pas la dépendance, je me souviens comme hier des paroles d’un paysan palestinien d’un village au sud d’Hébron, en Cisjordanie, qui a perdu une bonne part de ses oliviers arrachés par des machines sionistes : « Nous n’avons pas besoin d’aides humanitaires mais de sérénité (et sécurité), afin que nous puissions cultiver et manger le fuit de nos mains, et il a ajouté en me regardant droit dans les yeux, c’est tout ce qu’il nous faut afin que nous puissions nous mettre debout ! »  
Zouhair Lahna,
Ancien Vice Président d’Aide Médicale Internationale

 

Commentaires

1. L'auteur a parfaitement raison. Si les dons et les manifestations changeaient quoique ce soit, Ghaza, qui n'est ici qu'un exemple très représentatif, n'aurait pas été affamé des années durant avant, et des années durant après l'attaque barbare des israéliens. Plus honteux encore, ce n'était pas le premier génocide du genre, puisque l'objectif annoncé impunément par l'agresseur est l'épuration ethnique. Et comment qualifier l'attaque illégale de l'Irak et ses conséquences abjectes, sur des centaines de milliers d'innocents? Les Abou Ghrib et autres prisons secrètes, les massacres en Afghanistan, au Pakistan...
Si l'humanité existait encore réellement, le monde serait en ébullition pour arrêter ces génocides et condamner sans appel les médias complices et les faux intellectuels qui les manipulent.

Zouhair Lahna

24 Octobre

 http://www.alterinfo.net/L-humanitaire-comme-politique-L-exemple-du-traumatisme-de-Gaza_a51085.html


2-2 Le Hamas affirme son attachement aux principes et appelle à soutenir la résistance.

Le Hamas a affirmé qu'il lutte d'une manière durable et conserve les principes nationaux,  ainsi qu'il reste fidèle à la défense d'al-Qods et des lieux saints islamiques et refuse  toutes les tentatives d'expulsion, en s'attachant à la résistance pour reprendre tous les droits nationaux.

Dans un communiqué publié le mardi 2/11 à la 93è commémoration de la déclaration malheureuse de Balfour "Une promesse de celui qui ne possède pas à qui ne mérite pas", le Hamas a déclaré: "Notre peuple palestinien se rappelle des crimes perpétrés par les forces puissantes (notamment la Grande Bretagne) qui ont donné nos territoires palestiniens aux occupants sionistes qui ont accentué leurs crimes et agressions contre les Palestiniens innocents dans leurs maisons et territoires et les ont volé après les opérations meurtrières et l'expulsion pratiquées par les sionistes pour terroriser notre peuple et le forcer de quitter son pays.

"La commémoration douloureuse et accablante au moment où l'occupation continue ses crimes contre notre peuple à travers de l'assassinat et l'arrestation, la continuation de la politique de la judaïsation de la ville occupée d'al-Qods et la confiscation de toutes les terres de la Cisjordanie, ainsi que les tentatives d'effacer l'identité nationale de notre peuple en Palestine occupée en 1948 et les celles envisageant à l'expulser à travers de la judaïsation, bien que la continuation à l'assiéger, particulièrement dans la Bande de Gaza, pensant qu'elle peut finir la stabilité, la résistance, l'amour de la patrie et le retour de nos âmes", a-t-il ajouté.

Le mouvement a précisé dans son communiqué que la mauvaise déclaration de Balfour est une promesse injuste et illégale de celui qui ne possède pas à quelqu'un qui ne mérite pas et qu'elle n'exige jamais le peuple palestinien de respecter un tel engagement politique envers l'occupation et son état occupant, chargeant la Grande Bretagne et tous les pays impérialismes qui soutiennent l'état de l'occupation sur les territoires palestiniens, responsables de toute la tragédie et souffrences  des Palestiniens causées par le nazi sioniste et terroriste, appelant à cesser tout soutien à l'occupation à et expier leur crime historique, de ne pas être partiaux à l'occupation sioniste et son terrorisme et à soutenir le peuple palestinien pour reprendre tous ses droits nationaux dont le droit de retour et la création de son état indépendant avec la ville occupée d'al-Qods comme capitale éternelle.

Le Hamas a affirmé son attachement au choix de la résistance et de la lutte jusqu'à  la disparition de l'occupation, appelant le groupe d'Oslo à annoncer l'échec de leurs options et paris sur le choix des négociations inutiles et épouvantables qui sont devenues une couverture aux plans sioniste dont la colonisation et  la judaïsation.

Il a souligné dans son communiqué à son insistance globale sur la réussite du dialogue palestinien et des efforts destinant la réconciliation nationale pour finir les désaccords palestiniens internes sur la base de l'attachement aux droits et principes nationaux et à l'écart des interventions étrangères.

Hamas a appelé le peuple palestinien à la lutte et au maintien de ses droits légitimes, exhortant également la nation arabe et islamique à soutenir la lutte du peuple palestinien et sa résistance jusqu'à la fin de l'occupation, la reprise de tous les droits légaux et la libération de la mosquée sainte d'al-Aqsa.

Enfin, le Hamas a déclaré: "Nous affirmons à tout le monde que les droits ne seront pas perdus et que le peuple palestinien Moudjahid (résistant et combattant) prendra sa liberté et son indépendance alors qu'il va obtenir sa victoire contre l'occupation, le terrorisme et l'injustice, principalement la volonté de notre peuple restera plus forte que les crimes et violations de l'occupation, son armée et ses répressions.

02/11/2010

CPI

http://alqods-palestine.blogspot.com/search?updated-max=2010-11-03T06%3A08%3A00%2B04%3A00&max-results=300


2-3 Al-Bardawil : C'est la résistance qui empêche la guerre contre Gaza, non Abbas.

Le leader au mouvement du Hamas, Dr. Salah al-Bardawil, a démenti le fait que les positions de l'ex-président de l'autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, concernant les négociations, empêchent l'occupation sioniste de lancer une nouvelle guerre contre la Bande de Gaza et de frapper le Hamas.
Salah al-Bardawil affirme que la lutte exemplaire de la résistance à Gaza et la solidarité internationale sont les éléments qui empêchent "Israël" d'agresser Gaza de nouveau.

Dans ses déclarations à l'agence Qods Press, al-Bardawil a déclaré, aujourd’hui mercredi 3/11 : « Nous savons que l'ennemi sioniste ne pense pas actuellement à la guerre contre Gaza et ne peut pas, surtout après avoir vu l’ampleur de la solidarité internationale avec le peuple palestinien et les poursuites judiciaires contre ses crimes, ainsi que la lutte légendaire du peuple palestinien et de sa résistance héroïque, et après avoir vu que les Etats-Unis sont occupées par leurs propres affaires… Maintenant il tente de montrer qu'Abbas empêche la guerre contre Gaza, mais c’est la résistance et la solidarité internationale avec le peuple palestinien qui empêchent cette guerre, et non Abbas ».
Al-Bardawil a refusé de dire que c’est 'Abbas qui fuit les négociations : « Celui qui a fuit des négociations et du processus de paix est l'entité sioniste, quant à Abbas, il désespère de reprendre les négociations. Il mendie un moratoire formel de la colonisation pour trois mois, mais les sionistes refusent cette idée. Abbas n'a pas récupéré ce pour quoi il négocie, en effet, personne ne nous fera de faveur, nous sommes détenteurs du droit et de la volonté, et l'ennemi sioniste est poursuivi au niveau international à cause de ses crimes ».

Il a salué le rôle de l'Arabie Saoudite dans le soutien du droit palestinien, en déclarant : « Nous avons toujours estimé le rôle saoudien joué dans la réconciliation entre Fatah et Hamas, en particulier ses efforts réalisés pour l'Accord de la Mecque sous l'égide du roi Abdullah Ben Abdul-Aziz. L'Arabie Saoudite restera toujours l'un des pays qui se préoccupent des intérêts du peuple palestinien, et nous n'acceptons pas d'accuser l'Arabie Saoudite d'extrémisme. Ce sont les médias sionistes qui tentent de corroborer l’idée que l'entité sioniste est le seul Etat démocratique dans la région du Moyen-Orient ».

« Quant à la question de la reconnaissance du Hamas et de la résistance, c'est une affaire tracée par notre sang et nos armes avec le soutien d'Allah, et nous respectons les efforts de la nation arabe, mais les territoires ne seront gardés que par leurs autochtones », a poursuivi al-Bardawil.

Des médias palestiniens avaient publié mercredi que la radio de l'armée sioniste a rapporté de sources politiques à al-Qods occupée des allégations selon lesquelles « Abbas tente de fuir les exigences du processus de paix vers la réconciliation avec le Hamas ».

Les mêmes sources ont accusé l'Arabie Saoudite de tenter de rapprocher le Hamas et le Fatah, prétendant que « l'on ne doit pas oublier que ce pays est un grand exportateur du terrorisme islamique et de ses idées extrémistes, et qu'il ne veut pas détruire le Hamas et tient à sa présence politique et physique dans la Bande de Gaza », selon leur prétentions.

D'autre part, al-Bardawil a exprimé son optimisme quant au progrès du dialogue de la réconciliation dans la réunion prévue mardi prochain entre le Hamas et le Fatah à Damas. Il a déclaré : « il y a une mauvaise compréhension concernant la nature du dialogue actuel pour la réconciliation, nous n'entamons pas un nouveau dialogue, mais nous essayons de clarifier certaines ambiguïtés de la feuille égyptienne comme prélude à sa signature. La feuille égyptienne stipule la formation de services de sécurité qui servirait l'intérêt national, nous nous sommes accordés sur cela, il ne reste qu’une mesure qui est de développer une vision concrète de la restructuration des services de sécurité en Cisjordanie et à Gaza ».

Enfin, il a ajouté : « Nous nous efforçons de mettre fin aux désaccords palestiniens internes et de réaliser la réconciliation nationale pour faire face à l'occupation et mettre fin à ses violations ».

03/11/2010

 http://alqods-palestine.blogspot.com/search?updated-max=2010-11-05T06%3A48%3A00%2B04%3A00&max-results=300


2-4 Le Hamas : "Ce qui se passe en Cisjordanie est une attaque vicieuse contre les fils de la résistance".
Le Hamas et d’autres groupes armés palestiniens ont menacé mercredi les chefs du Fatah d’une "riposte sévère" après l’arrestation de combattants du mouvement en Cisjordanie occupée.
Lors d’une conférence de presse à Gaza, des représentants masqués de ces groupes ont dénoncé l’arrestation d’activistes par le Fatah du président Mahmoud Abbas.
"Ce qui se passe en Cisjordanie est une attaque vicieuse contre les fils de la résistance  cela a pris un tournant dangereux qui nécessite une riposte sévère", ont-ils indiqué dans un communiqué. "Cette riposte va viser les chefs du mouvement Fatah en Cisjordanie et dans la bande de Gaza".
Le porte-parole des brigades Ezzedine al-Qassam, la branche armée du Hamas, Abou Obeida a aussi lancé des menaces contre les leaders du Fatah.
"Si le (processus de) réconciliation palestinienne est incapable d’empêcher le Fatah de prendre ces mesures agressives contre la résistance, alors personne ne nous en voudra si nous ciblons les leaders où qu’ils soient", a-t-il dit à la conférence de presse.
Il faisait référence à un nouveau round de pourparlers de réconciliation Fatah/Hamas prévu le 20 octobre à Damas, où est basé la direction en exil du mouvement.

Les mouvements rivaux sont à couteaux tirés depuis la prise de contrôle de la bande de Gaza par le Hamas en juin 2007, après en avoir chassé les forces loyales à M. Abbas. L’Autorité palestinienne a son siège à Ramallah en Cisjordanie.
Depuis cette date, les deux groupes ont arrêté et maltraité des dizaines de militants de la partie adverse dans les territoires sous leur contrôle, selon des associations de défense des droits de l’Homme.
Dimanche, une cour militaire de l’Autorité palestinienne a condamné à 20 ans de prison un activiste du Hamas pour son implication dans des combats meurtriers en 2009 en Cisjordanie, selon une source judiciaire.Abou Obeida avait alors accusé l’Autorité palestinienne de "trahison nationale".

6 octobre

www.aloufok.net/spip.php?article2571


2-5 L’Autorité Palestinienne emprisonne et torture des militants.
Le Centre Palestinien pour les Droits de l’Homme (PCHR) condamne les campagnes d’arrestations arbitraires menées - en violation de la loi - par les services de sécurité palestiniens contre les membres et partisans du Hamas et du Jihad islamique, et condamne le fait que les détenus soient soumis à des traitements cruels.
Le PCHR relève que, en dépit de la libération d’un certain nombre de détenus récemment, les services de sécurité palestiniens ont continué de mener des campagnes d’arrestations visant des dizaines de membres et sympathisants du mouvement Hamas, et ont continué à en emprisonner des centaines d’autres depuis plusieurs mois.
Des dizaines de personnes ont également été convoquées par les services de sécurité. Le PCHR est préoccupé par l’augmentation des accusations par les détenus libérés ou les proches des personnes détenues que ces détenus ont été soumis à la torture et à des traitements cruels. Le PCHR réitère son appel pour que les services de l’Autorité nationale (ANP) et de la sécurité palestinienne cessent toutes les arrestations arbitraires, et libèrent tous les prisonniers politiques, mettant fin ainsi à la question des arrestations politiques.
Selon les enquêtes menées par le PCHR, et selon les renseignements obtenus auprès des bureaux des membres du Conseil législatif palestinien (PLC) appartenant au « Bloc pour le Changement et
la Réforme » affilié au Hamas en Cisjordanie, au moins deux cent trente personnes ont été arrêtées à Hébron, dont cent trente par le Service de sécurité préventive (PSS), et les 100 personnes restantes ont été détenues par le Service des renseignements généraux (SIG). À Bethléem, vingt cinq personnes ont été détenues par le PSS et quinze ont été détenues par les SIG. A Naplouse, soixante dix sept personnes ont été détenues dans la prison Jnaid. À Ramallah et Al-Bireh, quarante cinq personnes ont été arrêtées par les services de sécurité.
On trouve parmi les personnes emprisonnées des détenus récemment libérés des prisons israéliennes et des proches de membres du conseil législatif palestinien. Des dizaines de détenus ont été arrêtés à nouveau quelques jours après leur libération. Bien qu’un certain nombre de familles aient pu visiter les détenus, certains détenus se sont vu refuser l’accès aux visites familiales et d’avoir des contacts avec leurs supports juridiques, en particulier les personnes qui sont détenues par le SIG à Hébron.
Tortures
Un certain nombre de prisonniers libérés à Hébron, par exemple, ont fait valoir qu’ils ont été confinés dans des salles et cellules pour interrogatoires, et sans sanitaires, et certains d’entre eux n’ont eu ni lumière ni couvertures.
Selon les enquêtes menées par le PCHR et les témoignages d’un certain nombre de prisonniers libérés, beaucoup de ceux qui ont été arrêtés récemment ont eu à subir de graves et inhumaines conditions de détention, notamment ceux qui souffrent de maladies chroniques ou de blessures. De nombreux détenus ont été soumis à diverses formes de traitements cruels et dégradants, et d’autres ont été soumis à la torture. Les conditions de santé d’au moins 3 détenus se sont détériorées, et ils ont été hospitalisés.
Un des prisonniers libérés à Hébron a dit devant un enquêteur du PCHR qu’un agent du SIG lui avait infligé des conditions de détention cruelles. Bien qu’il était malade et avait grandement besoin de soins médicaux, les agents de sécurité lui ont fait subir la torture, ce qui a provoqué une nouvelle détérioration de son état de santé. Il a été emmené trois fois à l’hôpital.
Lors du dernier contrôle médical le 14 Septembre 2010, les médecins ont insisté pour pouvoir le traiter à l’hôpital, de sorte qu’il a été placé sous garde. Après sa libération de l’hôpital, les médecins recommandaient qu’il ait un traitement approprié à domicile, car il souffrait de divers problèmes de santé. Toutefois, les agents de sécurité ont continué à le retenir jusqu’au 16 Septembre 2010.
Dans son témoignage au PCHR, le détenu libéré précité a déclaré que pendant sa détention « il entendait les voix des détenus pleurant de douleur d’être battus et torturés ». Il a également vu un certain nombre de détenus contraints de rester debout avec les mains attachés et la tête couverte par un sac en plastique. Il a souligné que les interrogateurs , pour le forcer à collaborer avec eux, lui ont délibérément fait entendre des voix de détenus en train d’être torturés. Il a également indiqué avoir vu un certain nombre de détenus soumis au Shabeh prolongé [1] et battus, avec parmi eux ’Alaa’ al-Ja’ba, Mo’tasse, al-Natsha, ’Abdulla Du’ais, Mohammed al-Atrash et Mohammed Abu Hadid.
Il a en outre déclaré avoir entendu un officier du SIG parler avec un interrogateur venant de l’extérieur de Hébron, et lui expliquer l’importance d’une porte de fer pour soutirer des aveux aux détenus. La porte est utilisée pour appuyer sur les mains et les pieds d’un des détenus, ce qui provoque de fortes douleurs.
Non-respect des procédures légales
Les familles d’un certain nombre de détenus dont les maisons ont été attaquées dans le but de les arrêter, ont souligné que la sécurité palestinienne a agi de façon provocante et ne respectait pas les procédures juridiques dans la fouille des maisons et l’arrestation des individus.
Dans ce contexte, une personne a affirmé que les forces de sécurité ont fouillé sa maison alors qu’il n’y avait personne. Ils ont utilisé la force pour ouvrir la porte et investir la maison. Il a en aussi indiqué que lorsque lui et sa famille sont rentrés, le SIG et PSS l’ont arrêté, ainsi que quatre de ses fils. Il a affirmé que 3 de ses fils et un certain nombre de ses neveux sont toujours détenus par les SIG et le PSS. Il a aussi déclaré que les agents du SIG et la police ont perquisitionné sa maison plus d’une fois, et des agents de police féminins ont interrogé sa femme.
Un des détenus libérés a dit avoir été arrêté avec son frère, parce que son cousin était recherché par les forces de sécurité palestiniennes. Il est resté détenu pendant 16 jours, période durant laquelle il n’a pas été questionné si ce n’est les deux dernières heures. Devant être libéré avec d’autres détenus, il a été forcé de signer un engagement « de ne pas posséder des armes sans permis, ne pas agir contre l’ANP, et de ne pas s’affilier à une organisation s’opposant à l’ANP. » Il a ajouté qu’en raison du trop grand nombre de prisonniers, des dizaines de détenus, dont lui-même, ont été déplacés vers un poste de police dans le village de Taffouh, à l’ouest d’Hébron, où ils étaient détenus dans des conditions qui n’ont rien d’humain.
Au début de ce mois-ci, le PSS d’Hébron a transféré un certain nombre de détenus des centres de détention de Jéricho et Ramallah, en raison du trop-plein. Les détenus sont : Ahmed Salhab, Eyad Mujahed, Nafez Bali, Nidal al-Qawasmi, Ma’ath Abu Juhaisha et Mahmoud Abu Juhaisha.
Arrestations dans les zones « C »
Un certain nombre de personnes ont été victimes de tentatives d’arrestation dans les zones C. Dans ce contexte, ’Abdul Raziq Rajabi, le père d’un détenu, a indiqué qu’un groupe du PSS, dont les membres étaient habillés en civil, a tenté le jeudi 23 Septembre 2010 de kidnapper son fils, Amjad, âgé de 24 ans. Les membres des services de sécurité n’ont pas donné leur identification. Des gens sont intervenus et ont fait échouer la tentative. Mais Amajd a été convoqué et arrêté plus tard par le PSS.
Des dizaines de membres du Jihad islamique convoqués
Les services palestiniens de sécurité en Cisjordanie, notamment à Jénine et de Tulkarem, ont convoqué des dizaines de membres et sympathisants du Jihad islamique et les ont obligés à remplir un formulaire avec des informations détaillées à leur sujet. Ils ont aussi été forcés de signer un engagement « de ne pas violer la loi palestinienne, de ne pas s’opposer à la politique publique de l’Autorité Palestinienne [AP] et de ne s’engager dans aucune activité du Jihad islamique. »
Un militant du Jihad islamique a déclaré que quatre membres de son organisation, originaires du village ’Arraba au sud-ouest de Jénine, ont été arrêtés. L’un d’eux, Sheikh Khader Mousa, âgé de 32 ans, a été libéré le 29 Septembre 2010. Les autres détenus sont : Ahmed Shibani, 39 ans, Mohammed Shibani, 35 ans, et Ahmed al-Bousta, 35 ans.
Le PCHR réitère sa condamnation des arrestations politiques, des crimes de torture accompagnant ces arrestations et commis contre des détenus, et rappelle la décision de
la Cour supérieure palestinienne du 20 Février 1999 qui stipule l’illégalité des arrestations politiques. Toutes les autorités exécutives doivent respecter cette décision de justice et s’abstenir de procéder à des arrestations illégales et politiques ;
Le PCHR souligne que les arrestations sont réglementées par la loi palestinienne et relèvent de la compétence des officiers de police, y compris de la police civile, qui sont supervisés directement par le procureur général ;
Il appelle à l’arrêt immédiat des pratique de torture dans les prisons et centres de détention de l’Autorité palestinienne, étant donné que les crimes de torture demeurent sous le coup de la loi, sans limite dans le temps, et que leurs auteurs ne peuvent échapper à la justice, et...
Il exige la libération immédiate des prisonniers politiques qui sont détenus par les services de sécurité en Cisjordanie.

http://www.convergencedesluttes.fr/index.php?post/2010/10/17/PCHR


http://www.protection-palestine.org:80/spip.php?article9578


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