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13/11/2010

n°558 - Les Dossiers 'Géopolitique et stratégie' de Palestine – Suite : - A1PALP - Le lent génocide de Gaza.


n°558 - Les  Dossiers  'Géopolitique et stratégie' de  Palestine – Suite : -  A1PALP - Le lent génocide de Gaza.



L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources 



Les  Dossiers 'Géopolitique et stratégie' de  Palestine

558 du 12-11

C.De Broeder & M.Lemaire



Vous retrouverez ce journal 

a) sur nos blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis       :  no-war.over-blog.com

c) sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

 

d) sur le site : www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

  

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be

 


Sommaire

1 Analyse - Géopolitique et stratégie – Réflexion. (Suite)

1-3 Myriam Abraham : Pour survivre Israël a besoin d’être perpétuellement en guerre a l’intérieur comme a l’extérieur : « Ein Brecha » – Pas le choix.

1-4 Uri Misgav : La marche folle d'Israël, les implantations.

1-5 Akiva Eldar : Une "construction modérée" dans les colonies, ça n’existe pas.

2 Courrier des lecteurs & Trouvé sur le net & Témoignage

2-1 La famille de Rachel Corrie n'ont pas pu voir l'accusé.   

2-2 Qui veut la peau de notre solidarité ?



1-3 Myriam Abraham : Pour survivre Israël a besoin d’être perpétuellement en guerre a l’intérieur comme a l’extérieur : « Ein Brecha » – Pas le choix.

La plus grande menace existentielle pour Israël c’est la Paix. Toute discussion portant sur le partage de territoire est vu comme une menace existentielle car elle suppose l’acceptation de droits égaux pour les Palestiniens, une menace pour l’idéologie sioniste basée sur la suprématie juive en Palestine occupée. Cette suprématie doit être démographique mais aussi historique.

La Palestine deviendrait légalement et définitivement Eretz Israël. Ainsi, le Grand Dessein Sioniste de falsification de l’histoire s’accomplirait.

 Le nouvel amendement à la loi sur la citoyenneté exigeant des Non Juifs pour se naturaliser de faire allégeance à Israël comme « état juif et démocratique » vise à y créer une hostilité permanente entre les Juifs et les Non Juifs- majoritairement des Palestiniens – les premiers incapables d’affirmer leur identité comme Juif sans avoir à humilier et écraser les seconds en leur demandant un serment d’allégeance qui n’a aucun sens puisqu’Israël ne peut être à la fois un état Juif et Démocratique la première affirmation discriminatoire et raciste contredisant la seconde.(Prés de 2 Juifs israéliens sur 3 sont favorables à cet amendement selon un sondage publié vendredi dans le quotidien israélien Yediot Aharonot).

De plus comme ils s’affirment Juifs avant d’être démocrates, le fait que le régime fasciste du tandem Lieberman Netanyahou veuille imposer aux Arabes israéliens un statut inférieur est désormais perçu comme « normal » par une écrasante majorité de Juifs israéliens. Ils sont confortés dans cette suprématie juive par le soutien de leurs gourous spirituels fanatiques.

Ainsi l’un d’entre eux – ils s’accordent eux -mêmes le titre de « rabbi »- le « rabbi » Levanon, installé dans une colonie de Cisjordanie occupée, Elon Moreh, a-t-il déclaré que le système démocratique de gouvernance et de prise de décision « déformait la réalité » car il crée un faux consensus c’est pourquoi les « rabbis » croient en la Vérité Absolue de la Torah – leur interprétation personnelle et restrictive de la Torah bien entendu – et n’ont pas d’obligation vis-à-vis de la démocratie. Ce « rabbi » c’est déjà fait remarquer par ses prises de position anti égalitaires concernant les femmes dans la fonction publique puisqu’il considère qu’elles ne peuvent y occuper de postes à responsabilité et que c’est à travers leurs maris qu’elles ont seulement le droit de s’exprimer.

Pour ses « rabbis » fascistes le rôle de la religion c’est d’imposer la singularité juive et de mettre de côté les principes universels, droits de l’homme, démocratie égalité incluses. Leur influence croissante dans la société israélienne et les prises de décision politiques, justifie que le régime sioniste soit dénoncé comme une théocratie fasciste.

Mais Israël ne se contente pas de semer la discorde à l’intérieur. Récemment, le ministre des affaires étrangères israélien, Avigdor Lieberman, a affirmé sur la scène politique internationale que la guerre d’Israël contre les Palestiniens est une guerre éternelle.

Israël a appris à gérer cette situation à son seul profit. Israël est devenue la 5ème puissance exportatrice d’armement, son économie est florissante malgré la récession économique mondiale.

Israël a à la fois besoin d’un ennemi intérieur et extérieur pour maintenir un sentiment permanent d’urgence face à un danger imminent de ce que les Juifs israéliens appellent « Ein Brecha « : Pas le Choix.

« Ein Brecha » on oblige les Juifs à venir coloniser la Palestine et ou soutenir inconditionnellement l’état sioniste « salvateur » qui se présente à tout Juif comme une assurance vie contre l’antisémitisme qu’il contribue lui-même à créer et/ou entretenir.

« Ein Brecha » on obliger les Etats Nations à l’ONU – en violation flagrante de sa Charte sur le Droit des peuples à disposer d’eux-mêmes » à reconnaître Israël.

« Ein Brecha » on les oblige à se soumettre au diktat politique sioniste de guerre éternelle en Terre Sainte et plus largement dans toute la région parce que cette soumission est un « dû » une dette contractée par tous pour un génocide perpétré par une bande de Nazis fanatiques seuls responsables de ces massacres… point à la ligne.

« Ein Brecha » on massacre des civils palestiniens en les brûlant au phosphore, avec des armes à l’UE, et autres armements interdits et que seul Israël possède et qui sont expérimentées dans le laboratoire à ciel ouvert que constitue la Bande de Gaza.

« Ein Brecha » on tue à bout portant des humanitaires turcs de la Freedom Flottilla dans les eaux internationales parce que :

« Ein Brecha » face à un danger imminent – de nos jours imaginaire Israël est armé jusqu’aux dents y compris d’armes nucléaires – on revendique la « légitime défense » pour justifier l’injustifiable, son statut d’assassin de celui qui porte au front l’invisible marque de Caïn.

Le danger de cet amendement à la loi sur la Citoyenneté va bien au-delà de cette discrimination et de ce racisme vis-à-vis de la minorité palestinienne principalement visée.

Ce qui se dissimule derrière c’est la légalisation de la falsification par les Sionistes de l’histoire de la Palestine.

Reconnaître l’état d’Israël comme Etat JUIF c’est reconnaître sa version contestée de l’histoire des Juifs en Palestine, leur « droit éternel » sur la Terre Sainte et par conséquent leur refus de reconnaître le droit du peuple palestinien à retourner sur sa terre ancestrale voire tout simplement de continuer à vivre sur les 20% à peine de la Palestine originelle dont les Sionistes se sont emparés par la force et occupent depuis 1967 de même que le refus de reconnaître aux Palestiniens restés CHEZ EUX dans ce qui constitue l’entité sioniste – peut-on parler d’Etat quand ce dernier ne s’est jamais intentionnellement préoccupé de délimiter ses frontières – le droit de continuer à y vivre.

C’est définitivement enterrer l’existence de la Palestine comme entité politique géographique reconnue cartographiée répertoriée historiquement – bien avant que les Sionistes n’aient décidé de s’en emparer pour la coloniser – que l’ONU sous la pression des ex empires coloniaux et des nouveaux a injustement et illégalement partagée puisque le peuple qui depuis des siècles s’y était enraciné n’a pas été consulté.

Cet amendement à la loi sur la citoyenneté fait partie du Grand Dessein Sioniste de falsification de l’histoire pour s’approprier un pays, La Palestine, qui ne lui appartient pas, pour légitimer une présence illégale, pour enraciner politiquement une entité pseudo nationaliste bâtarde qui vit de la peur et de la haine qu’elle suscite et qui crée elle-même les conditions de sa propre disparition par autodestruction parce que le régime sioniste qui a fait volontairement le choix de la guerre porte dans son essence même sa propre menace existentielle prête à tout moment à le faire imploser.

7 comments

Myriam Abraham

16 octobre 2010

Planète non Violence

http://www.futurquantique.org/?p=13064


1-4 Uri Misgav : La marche folle d'Israël, les implantations.

  [Du New York Times au mexicain The News, en passant par les dépêches de l’agence Guysen, peu suspecte de sympathie envers La Paix Maintenant, la presse internationale a fait écho au survol aérien du nord de la Cisjordanie organisé lundi 20 septembre par ce mouvement à l’intention d’un groupe de députés et de personnalités de la société civile.

Pour Yariv Oppenheimer, secrétaire général de LPM, il s'agissait d'alerter quant à la perspective d'un État binational, du fait de la réalité nouvelle sur le terrain, ces passagers aux opinions parfois diamétralement opposées.

 “Cela me réchauffe le cœur de voir sous tous les angles des Juifs habitant le moindre recoin de la Terre d’Israël”, déclarait ainsi le député Arieh Eldad, à l’extrême droite de l’échiquier politique ; tandis que le dramaturge Yehoshoua Sobol comparait  les implantations “étendant leurs métastases” à ”des tiques collées au flanc des villages arabes”.

L’auteur de cet article, Uri Misgav, voyait là quant à lui un cas d’école, “l’exemple tragique d’un État agissant à l’encontre de ses intérêts propres”.]

Yedioth internet, le 27 septembre 2010

On définit la folie comme une stupidité poussée à l’extrême et un dramatique déploiement d’inanité. Au plan national la folie consiste, pour un État, à persister à mener une action parfaitement contraire à ses intérêts propres. [Phénomène étrange, dont l'étude valut la gloire à celle qui en dressa le tableau clinique].

Dans son ouvrage célèbre, La Marche folle de l’histoire (1), Barbara Tuchman indique trois conditions essentielles à l’entrée dans ce club douteux : les conséquences de la folie doivent apparaître clairement non a posteriori, mais tandis qu’elle a encore lieu ; une alternative saine doit exister en parallèle ; il faut, enfin, que la folie soit revendiquée comme la politique d’un groupe, plutôt que celle d’un dirigeant, et se poursuive sur plus d’une génération.

L’historienne a consacré la majeure partie de son travail à deux exemples flagrants : l’affrontement entre la Grande-Bretagne et ses colonies américaines au 18e siècle, et l’enlisement des États-Unis dans le marécage vietnamien dans la seconde partie du 20e siècle. Eût-elle été en vie aujourd’hui, nul doute qu’elle aurait ajouté à son livre un chapitre portant sur l’entreprise israélienne d’implantation dans les territoires occupés.

Les colonies vont à l’encontre des intérêts d’Israël en ce qu’elles rendent plus difficile la partition territoriale, menaçant ainsi la continuité de l’entreprise sioniste. Elles contraignent aussi Israël à maintenir le règne de l’occupation militaire ; l’isolent sur la scène internationale ; accentuent vivement l’animosité arabe et celle du monde contre Israël et les Juifs.

En dépit de quoi les gouvernements israéliens s’acharnent cependant, depuis deux générations déjà, à faire exister des colonies et y déverser d’énormes ressources. Les implantations sont notre folie. C’est un puissant symbole que de voir le sort du processus diplomatique dépendre, cette fois encore, de la construction de colonies, plutôt que d’arrangements de sécurité, du retour de réfugiés, ou de la souveraineté sur Jérusalem.

Dans leur majorité, les Israéliens ne sont pas convaincus

J’ai récemment survolé les implantations, à l’occasion d’un vol organisé                                                                                                             par le mouvement La Paix Maintenant. Je connais assez bien le terrain, mais la vue aérienne donnait toute sa force à la vieille histoire. Voilà les toits rouges et les piscines bleues, comme un clou planté dans le flanc de collectivités palestiniennes grises et surpeuplées, se répandant au moyen de caravanes blanches en une structure de 95 avant-postes illégaux (2).

 Non moins saillantes, surgissaient les constructions attendant la fin du “gel” [pour reprendre] – des milliers d’habitations potentielles, pour la plupart réservées à des ultra orthodoxes que rien n’intéressait sinon d’être logés à bas prix grâce aux aides gouvernementales.

J’ai aussi remarqué les vastes autoroutes construites par le gouvernement à travers la Cisjordanie. Elles étaient vides. Il se peut que les colonies soient parvenues à s’implanter dans les milieux politiques, mais ni dans les cœurs ni dans les jambes de la population : jusqu’à présent, seuls 300 000 Israéliens ont choisi de vivre au-delà de la Ligne verte. C’est tout juste si les autres excursionnent en Judée et Samarie, ou dans les gorges du Jourdain. Ils connaissent à peine la région.

 Lors du récent débat autour du boycott du théâtre d’Ariel (3), on a pu voir que la plupart des Israéliens n’imaginaient pas à quel point Ariel est loin de la Ligne verte, et combien insister pour le conserver au sein d’Israël dans le cadre d’un accord final sur le statut territorial irait à l’encontre d’un traité de paix, ou dessinerait une frontière irréaliste tant en termes de sécurité que de géographie.

 Cela, bien sûr, n’empêche pas le gouvernement de fonder en ce moment même à Ariel une nouvelle zone industrielle, tout en subventionnant un collège et une zone high-tech dans la ville. Pendant les vacances, j’ai rencontré un jeune et brillant entrepreneur high-tech en passe de délocaliser sa start-up à Ariel. ”Nulle part ailleurs je n’aurais eu des conditions pareilles”, disait-il avec tristesse. J’ai regardé son visage défait, et j’ai vu le visage de notre pays.

 La seule chose que j’aurais alors voulu faire était de hurler à la face des cieux deux mots, dans le droit fil de la tradition juive faisant front à l’élément étranger qui envahit un corps sain et le pousse à une conduite totalement insensée : “Hors d’ici, Dibbouk !”

NOTES 

(1) Barbara Wertheim Tuchman, The March of Folly: from Troy to Vietnam, Ballantine Books, nombreuses rééditions depuis 1985 ; en traduction française, La Marche folle de l’histoire, de Troie au Vietnam, Robert Laffont, 1992.

(2) Voir la carte interactive des implantations, consultable et téléchargeable à partir des sites israélien et/ou américain de LPM : http://www.peacenow.org/map.php

Vous y trouverez également une application I-Phone, Facts on the Ground :  http://itunes.apple.com/us/app/apn-facts-on-ground-map-project/id385800990?mt=8

 (3) Il s’agit du refus personnel de nombreux artistes israéliens d’aller se produire à Ariel, par delà la Ligne verte : la frontière antérieure à la guerre des Six Jours, en partie rematérialisée par le Mur, sinon sur les cartes.

Uri Misgav

Trad. : Tal pour La Paix Maintenant

06-10

sos-crise.over-blog.com/article-la-marche-folle-d-israel-les-implantations- 58361414.html


1-5 Akiva Eldar : Une "construction modérée" dans les colonies, ça n’existe pas.

[quelques rappels "douloureux" à  Benjamin Netanyahou (comme ses fameuses" concessions" ?) , sous forme d’une  lettre (ironique et fictive) de Mahmoud Abbas]]
Benjamin Netanyahou a tout à fait raison. "Une construction modérée et restreinte en Judée et Samarie dans  l¹…
Ha¹aretz, 10 avril 2010
L’année qui vient n¹affectera en aucune sorte la carte de la paix", a-t-il déclaré.
Car après tout, il ne s¹agit que du simple problème humanitaire de quelques milliers de jeunes couples qui veulent avoir un toit.

Qu¹est-ce qu¹ilsveulent de nous, que nous ordonnions un gel du taux de natalité au-delà de la ligne Verte ?

Que nous interdisions les crèches et les écoles ?

Peut-on concevoir que des goys interdisent à des Juifs d¹ériger une synagogue dans²la cité des Patriarches ? Est-ce pour cela qu¹un Etat juif a été créé ?
Pour qui se prend-il, cet Hussein Obama ? Pense-t-il pouvoir nous acheter avec ses armes et ses garanties ? Attend-il de Bibi qu¹il renonce  à "une construction modérée et restreinte en Judée et Samarie dans l’année qui vient, qui n¹affectera en aucune sorte la carte de la paix« pendant 60 jours pleins en échange d¹un contrôle à long terme sur la sécurité dans
la Vallée du Jourdain ? {ces 6O jours ont été evoqués par l'entourage de Netanyahou, comme prolongation éventuelle du moratoire sur la construction dans les colonies. La garantie de sécurité dans la Vallée du Jourdain aurait fait partie de la négociation - ndt]
Si j¹étais le président Mahmoud Abbas, j¹écrirais sur-le-champ à Bibi lalettre suivante :« Monsieur le Premier ministre, je vous comprends. Quel besoin d¹en faire des tonnes pour quelques centaines d¹appartements en plus pour des jeunes couples et une poignée de crèches ? Moi aussi, j¹ai des enfants et des petits-enfants. Après tout, dans un an, nous serons en train de signer un accord sur la fin des colonies et les frontières définitives. Vous l¹avezdit. Alors oublions les violations par Israël de ses engagements officiels(la feuille de route, vous vous souvenez ?) de geler la construction dans les colonies, y compris pour répondre à une croissance naturelle.
 Je veux bien, même, ne pas tenir compte des colonies sauvages que vous avez construites sur la terre de paysans pauvres. Soit dit en passant, j¹airetrouvé dans mes archives le fait qu¹en janvier 2006, vous aviez promis, dans votre discours d¹Hertzliya, que si le gouvernement Sharon décidaitd¹évacuer les colonies, le Likoud voterait pour. Dans votre discours deBar-Ilan, vous avez dit que vous comptiez démanteler les colonies sauvages.
D¹après les chiffres de Shalom Arshav, plusieurs dizaines de caravanes et de maisons préfabriquées, même de bâtiments en dur, s¹y sont rajoutées depuis. Sous le nez de l¹armée et de l¹Administration civile.
Je ne poserai qu¹une condition : Au lieu de suspendre la construction pourles Juifs, reprenons la construction pour tous les habitants de Cisjordanie.
Y compris en zone C, que, dans notre grande naïveté, nous avons accepté de remettre sous votre contrôle. Cela, en plus du vieux tour que vous avez appris des Ottomans ­ la qualification de « terres d¹Etat », où environ un million de doums des terres ont été confisqués et transformés en terres juives. Vous vous souvenez certainement qu¹en 1995, quand nous avons signéles accords d¹Oslo, qui plaçaient entre vos mains 60% de
la Cisjordanie occupée, on nous avait promis que ce n¹était que provisoire.
Vous vous souvenez certainement qu¹en 1998, Yasser Arafat et Bill Clinton ont signé avec vous l¹accord de Wye qui stipulait que 13% des terres de lazone C devaient passer sous notre contrôle. Mais que, là encore, les colons vous ont fait plier et que cet accord a été jeté aux oubliettes. Au bout du compte, vous n¹y aviez rien gagné et perdu le pouvoir. Sans alternative, ils bâtissent sans permis, puis l¹administration civile démolit ces bâtiments.
Car j¹ai du nouveau pour vous : il y a aussi un taux de natalité à Ramallah!
Pendant toutes les années de votre domination, vous n¹avez pas construit un seul village dans les territoires. Et maintenant que nous sommes en train de construire notre première ville près de Ramallah, vous avez peur des colons et refusez de laisser passer dans la zone C la route menant à Rawabi.
Mon peuple à Jérusalem Est discnt que leurs conditions de vie (en fait, vos conditions de vie, après tout c¹est vous qui dites que les mêmes règless¹appliquent à Jérusalem comme à Tel-Aviv) se font dans une telles surpopulation que Jérusalm-Est commence à ressembler à Gaza. Nir Barkat [lemaire de Jésusalem, ndt] distribue plus volontiers aux Palestiniens des décrets de démolition que des permis de construire. Le manque de logements à Jérusalem-Est est estimé en dizaines de milliers. Même votre Haute Cour a tancé le ministère de l¹éducation pour le manque criant de classes.

Comment avez-vous dit, cher Monsieur ? Tout ce dont nous nous occupons, c¹est « d¹une construction modérée et restreinte en Judée et Samarie dansl¹année qui vient qui n¹affectera en aucune sorte la carte de la paix ». Je suis convaincu que vous ne pensiez pas seulement aux enfants juifs. Alors, allons-y ! Construisons pour tout le monde, partout. D¹ailleurs, comme vous dites, dans un an, nous serons en train de faire la paix. »

Akiva Eldar

Traduction: Gérard pour La Paix  Maintenant
30-9

http://www.haaretz.com/print-edition/opinion/there-s-no-such-thing-as-modera



2 Courrier des lecteurs & Trouvé sur le net & Témoignage

Ndlr : La publication de l'article ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

 

2-1 La famille de Rachel Corrie n'ont pas pu voir l'accusé.   

 La famille de la militante pacifiste américaine Rachel Corrie, écrasée par un bulldozer israélien lors d'une manifestation à Gaza en 2003, a pu entendre le conducteur du véhicule qui l'a tuée pour la première fois jeudi lors d'une audience civile.  
Les proches de la victime n'ont pas pu voir l'accusé, qui a témoigné dissimulé par un écran lors d'une audience à Haïfa dans le cadre du procès qu'ils ont intenté à « Israël » devant la justice. 
La mère de Rachel Corrie, Cindy, a cependant affirmé "très décevant de pouvoir entendre sa voix, mais pas le voir". 
"Pour moi, cet écran est la poursuite de la volonté du gouvernement israélien depuis sept ans de cacher, couvrir ce qui s'est vraiment passé", a déclaré Mme Corrie.
Elle a indiqué que la famille avait été déçue par le manque de remords exprimés par le meurtrier.
"Nous n'avons entendu aucun remord. Il n'y a pas eu un seul instant où, dans ses mots, j'ai entendu quelque chose qui s'apparente à du remord", a-t-elle souligné, regrettant son "indifférence".  
Selon des militants qui ont assisté à la mort de Rachel Corrie, elle s'était positionnée avec d'autres personnes, comme boucliers humains autour de maisons palestiniennes dans la ville de Rafah, pour en empêcher la destruction.  
Sur place depuis deux heures, elle était clairement visible pour le chauffeur, avaient-ils affirmé.  
Le procès, au cours duquel la famille Corrie demande à l'entité sioniste un dollar symbolique de dommages et intérêts - outre les frais de justice - doit reprendre le 4 novembre.
Rappelons que l'armée israélienne avait conclu son enquête en 2003, sans prendre de sanctions disciplinaires, estimant que le pilote du bulldozer n'avait pas vu la jeune fille, cachée par un soi-disant « tas de gravats ».

22/10/2010

http://www.almanar.com.lb


2-2 Qui veut la peau de notre solidarité ?

Communiqué suite aux attaques récentes contre le CICP, le MRAP et l'appartement du président de Génération Palestine

Dans la nuit de samedi à dimanche 19 septembre, le CICP (Centre International pour les Cultures Populaires) a été cambriolé.

Les portes des bureaux de plusieurs associations ont été fracturées, ordinateurs portables et caisses ont été dérobés. La nuit suivante, la devanture du MRAP (Mouvement contre le Racisme et pour l'Amitié entre les Peuples) a été aspergée d'essence.

Lundi 20, l'appartement d'Omar Alsoumi, président de Génération Palestine, a été cambriolé à son tour.

Au total, les préjudices financiers s'élèvent à plus de 10.000 €.

Le CICP est le siège de nombreuses associations de solidarité internationale et de défense des droits humains. Il héberge notamment les bureaux de l'AFPS (Association France Palestine Solidarité), l'UJFP (Union Juive Française pour la Paix), la CCIPPP (Campagne Civile Internationale pour la Protection du Peuple Palestinien), Génération Palestine et de "BDS France". Le MRAP recueille les fonds pour la campagne "Un bateau pour Gaza" impulsée par le Collectif National pour une Paix Juste et Durable entre Palestiniens et Israéliens", qui regroupe 40 associations et organisations syndicales et politiques.

Ces trois évènements se sont produits en l'espace de 36 heures. Il nous est très difficile de croire à un concours de circonstances. En tout cas, nous prenons ces actes très au sérieux.

Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahou définissait le mouvement international de solidarité avec le peuple palestinien comme une des trois "menaces stratégiques majeures" prioritaires pour son gouvernement. Ron Dermer, un de ses principaux conseillers, affirmait en juillet dans une interview au Jerusalem Post : "le gouvernement israélien va consacrer davantage de temps et de ressources humaines pour combattre ces ONG" (*).

Des groupes qui soutiennent le gouvernement extrémiste israélien multiplient actuellement les procès contre les militants de la campagne pacifique pour le Boycott, le Désinvestissement et les Sanctions contre l'occupation et la colonisation israéliennes. Des voix, au sein du gouvernement français, se sont élevées pour traiter de "criminels" les appels à ces actions non-violentes de citoyens mobilisés pour la paix et le droit. Nous avons déjà dénoncé l'injustice de ces positions.

Aujourd'hui, nous l'affirmons avec force, les criminels ne sont plus seulement ceux qui violent les droits humains des Palestiniens. Ce sont aussi ceux qui voudraient, par l'intimidation et la menace, faire taire la société civile française mobilisée pour l'application du droit international.

Le gouvernement français doit clarifier sa position : contre la colonisation et les crimes de guerre israéliens et pour la défense de la démocratie et les droits des citoyens. Nous nous battrons pour le respect du droit à l'expression de notre solidarité.

GP

Post-Scriptum :

Avant toute chose, ABNA PHILISTINE (ENFANTS DE LA PALESTINE) dénonce avec la plus grande fermeté ces exactions et apporte sa pleine solidarité aux associations et personnes qui en ont été victimes. Ces actions sont signées. Elles sont sans hésitation l'œuvre des factions extrémistes pro-israéliennes qui en France et dans d'autres pays ont à cœur depuis plusieurs années de terroriser le mouvement de solidarité avec la Palestine. Les moyens mis en œuvre jusque là pour intimider consistaient en des tags injurieux, des agressions physiques à l'encontre de personnes, des tentatives violentes d'empêcher la tenue de réunions publiques, tout cela orchestré par des milices sionistes à l'impunité judiciaire légendaire comme le Bétar ou la Ligue de Défense Juive. Ces dernières semaines, afin de tenter d'enrayer la campagne de boycott international d'Israël, ces mêmes inconditionnels de l'État sioniste tentent de faire poursuivre en justice des personnes agissant dans le cadre de BDS, comme notre amie la sénatrice Alima Boumédienne à laquelle nous signifions toute notre solidarité. Et puis ces derniers jours, un nouveau pas a été franchi avec ces cambriolages qui dénotent d'un sentiment d'impunité grandissant de la part de ceux qui les ont perpétrés. Il est clair que ceux-ci se sentent encouragés par la politique résolument pro-israélienne des gouvernements français et européens en général. Entre autres par leur scandaleuse indolence face à l'assassinat délibéré des militants turcs de la flottille de la paix pour Gaza. Où les partisans de l'État colon Israël s'arrêteront-ils ?

Quelles sont les complicités des nervis sionistes avec cet État terroriste et au sein même du gouvernement français pour faire preuve d'une telle audace ?

Rédaction Enfants de (la) Palestine,

28 septembre 2010, par :

http://www.enfantsdepalestine.org:80/ar,1385


Commentaires

very good information,thank you

Écrit par : Environmental Monitoring | 13/11/2010

Les commentaires sont fermés.