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15/11/2010

n° 78 - Journal des Guerres de l'Otan - 14-11 – Début - L'OTAN ne compte pas réduire son arsenal nucléaire.

n° 78 - Journal des Guerres de l'Otan  - 14-11 – Début  -  L'OTAN ne compte pas réduire son arsenal nucléaire.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Journal des Guerres de l'Otan.  

   n° 78- 14-11      

 C.De Broeder & M.Lemaire       



Le " Journal des Guerres de l'Otan " est  visible :

a)   sur mes blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Robert Bibeau :  http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

c) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

 d) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire.

Tiré à part :

Tiré à part :

Brigitte Queck : La Russie va-t-elle entrer dans l’OTAN ?

L'OTAN ne compte pas réduire son arsenal nucléaire.

Guerres de l'Otan

Au jour le jour

1 Politique 

Les parties prenantes

a) L'Otan

b) Les USA

c) L’Otan dans le monde

d) Le reste du monde

e) Institutions internationales

Suite

Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

2-1Alexander Dorin, Zoran Jovanović : Srebrenica, ce qui s’est réellement passé.

3 Brèves 3-1 Sergueï Lavrov : Désarmement: aucune entente secrète entre la Russie et les Etats-Unis.

3-2 Medvedev et Obama auront une entrevue au Japon.

Fin

4  Dossiers

4-1 Nils Andersson : Le « Nouveau concept stratégique de l’OTAN »

4-2 Tobias Pflüger : L'Afghanistan : question cruciale pour l'Otan.

4-3 Manlio Dinucci : Pisa No Hub.

4-4 Manlio Dinucci : Les armes atomiques états-uniennes en Europe, bientôt toutes en Italie.

 



Tiré à part :

Brigitte Queck : La Russie va-t-elle entrer dans l’OTAN ?

Volker Rühe, ex-ministre de la Défense et actuel expert de la CDU pour les questions de sécurité, a déclaré dans une tribune parue dans la „Rheinische Post“ de Düsseldorf le 16 octobre 2010 : « Dans des régions d’importance vitale pour nous, l’Europe, l’Amérique et la Russie ont des intérêts communs »

Et de citer des défis communs : le soi-disant « combat contre le terrorisme », la question de la non-prolifération nucléaire et de l’instabilité au Moyen-Orient.

En outre, « la Russie aurait de nombreuses possibilités de soutenir l’engagement de l’OTAN en Afghanistan » Frithjof Schmidt, le chef de la fraction parlementaire des Verts a déclaré le 22 octobre 2010 qu’il était important, « de cesser de considérer la Russie comme un ennemi ».

Il faudrait créer « un véritable système de sécurité collective allant de Vancouver à Vladivostok » Cette unanimité entre des politiciens allemands de premier plan est-elle un hasard ?

Il faut voir que la dernière Conférence de Bilderberg où de grosses pointures de l’économie, des politiciens, des grands pontes des médias et des journalistes influents et sponsorisés par le patronat se rencontrent chaque année pour débattre de la stratégie et de la tactique à mettre en œuvre en direction des États qui ne font pas partie de notre « communauté de valeurs » a eu lieu récemment ! I
Il est sûr que quelques politiciens occidentaux, principalement usaméricains, aimeraient bien faire entrer
la Russie dans l’OTAN. On ne peut s’empêcher à cette occasion de se rappeler comment l’Occident fit froidement main basse sur la RDA et les autres États socialistes à la belle époque de la perestroïka.
Simplement, aujourd’hui, il n’ya plus de Russie socialiste, mais une tentative de l’Occident de dépouiller totalement
la Russie de sa souveraineté et de la faire entrer dans le système de valeurs occidental.

Le discours-programme prononcé par Hillary Clinton le 8 septembre 2010 devant le Council on Foreign Relations a révélé l’intérêt majeur qu’y trouvent les USA.
Elle y confirme que les USA s’en tiennent à leur principe d’hégémonie mondiale. Et déclare notamment :

« La complexité et l’interdépendance qui caractérisent le monde actuel ont ouvert une nouvelle ère pour l’Amérique, une ère où notre rôle de leader mondial revêt une grande importance, même si nous devons souvent emprunter des chemins inédits. »
Et le Dr Josef Brame de
la DGAP (Deutsche Gesellschaft für Auswärtige Politik, Société allemande de politique étrangère) cite dans sa contribution « L’Occident et le monde. Perspectives politiques américaines pour l’OTAN sous la présidence d’Obama à la Zeitschrift für Außen-und Sicherheitspolitik (Revue de politique étrangère et de sécurité) n° 3/2009 les paroles du Président US :  

« Une OTAN mondiale est un instrument qui permettra aux USA de promouvoirleurs intérêts à l’échelon mondial. Outre leurs alliés transatlantiques, les démocraties asiatiques doivent aussi être tenues de contribuer militairement et financièrement à un ordre mondial libéral. »
 Valentin Drouchinine, Russie/Ukraine
L’entrée de
la Russie dans l’Otan permettrait aux USA :
1/ de faire un grand pas en direction de leur rôle d’unique puissance dominante mondiale, car en acceptant de devenir membre de l’OTAN,
la Russie accepterait tous les autres engagements qu’implique l’Alliance.
2/Les USA et leurs alliés de l’OTAN se verraient ouvrir un contrôle illimité sur les ressources du sous-sol russe et leur exploitation.
3/
La Russie perdrait toute possibilité de défendre à l’ONU un monde multipolaire.
4/L’implication désormais totale de
la Russie dans l’invasion de l’Afghanistan l’affaiblirait très fortement aux plans politique, économique et militaire et entraînerait sa transformation progressive en une simple province de l’Occident.
5/ Cela repousserait à plus tard, voire rendrait impossibles, l’élaboration des nécessaires solutions au problème du Moyen-Orient ou la fin de la guerre de l’OTAN en Afghanistan.
6/ En perdant le soutien de
la Russie la recherche d’un ordre mondial plus juste serait renvoyée à beaucoup plus tard. Autrement dit : l’entrée de la Russie dans l’OTAN ne servirait ni les intérêts de la Russie, ni ceux de la communauté mondiale.
Brigitte Queck
 

Date de parution de l'article original: 25/10/2010
URL de cet article:
http://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=2184

 

L'OTAN ne compte pas réduire son arsenal nucléaire.

L'OTAN n'a pas l'intention de réduire son arsenal nucléaire, a déclaré le général français Stéphane Abrial, Commandant suprême allié Transformation de l'Alliance atlantique, lors du 2ème Forum sur la sécurité internationale, qui se tenait ce week-end à Halifax, capitale de la province canadienne de Nouvelle-Ecosse.
"Tant que le monde est nucléaire, l'Alliance  doit garder des armes nucléaires", a déclaré le général.
Le problème de l'arsenal
nucléaire tactique de l'OTAN en Europe sera vraisemblablement évoqué lors du sommet des 28 pays membres de l'Alliance qui se déroulera les 19-20 novembre à Lisbonne.
Auparavant, l'Allemagne, les Pays-Bas,
la Belgique, le Luxembourg et la Norvège ont initié une discussion interne sur la politique nucléaire de l'OTAN.
Selon les experts, près de 240 ogives nucléaires américaines se trouvent en Allemagne, en Belgique, en Italie, aux Pays-Bas et en Turquie.
La nouvelle doctrine nucléaire nationale, rendue publique par les Etats-Unis, fait mention d'un éventuel retrait des armes nucléaires tactiques américaines du continent européen.

08/11/2010

http://fr.rian.ru/world/20101108/187806521.html



Guerres de l'Otan

1  Politique 

Les parties prenantes

a) L'Otan

Fogh Rasmussen

Otan: Rasmussen admet des opérations hors des frontières de l'Alliance.

Intervenant mercredi à la radio Echo de Moscou, le secrétaire général de l'Otan Anders Fogh Rasmussen n'a pas exclu des opérations de l'Alliance en dehors des frontières de ses membres.

"Quant aux opérations en dehors des frontières des pays membres de l'Otan, cela dépendra pour beaucoup de la situation. La tâche essentielle est de défendre les territoires des membres de l'Alliance, mais, dans le monde d'aujourd'hui, une défense efficace de nos territoires peut commencer en dehors de nos frontières", a-t-il déclaré.

3 novembre

 

L'Otan réduit ses troupes au Kosovo.

L'Otan, très engagée en Afghanistan, a annoncé aujourd'hui qu'elle allait diminuer quasiment de moitié ses troupes au Kosovo, jugeant que la situation y était assez calme en dépit d'une crise gouvernementale et de la perspective d'élections anticipées.
"L'Otan a décidé aujourd'hui d'adapter la présence de (sa force),
la Kfor, au Kosovo" dont les effectifs, "au cours des prochains mois", "vont être progressivement réduits pour passer à environ 5.000 soldats au total", a indiqué M. Rasmussen dans une "déclaration".
Alors que
la Kfor déployait encore près de 14.000 militaires, l'Otan avait décidé en juin 2009 d'en ramener en trois étapes les effectifs à 2.200. La première a été franchie en janvier dernier avec une réduction de 5.000 hommes.
Les principaux contingents par ordre décroissant sont allemand, italien, américain et français.
Afin notamment de pouvoir envoyer des renforts en Afghanistan, certains des 32 pays, dont 25 de l'Otan, qui contribuent à
la Kfor, comme la Slovaquie et la Tchéquie par exemple, souhaitaient accélérer le retrait total ou partiel du Kosovo.

29/10

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/10/29/97001-20101029FILWWW00465-l-otan-reduit-ses-troupes-au-kosovo.php


Dans les coulisses 

ABM: l'OTAN propose à Moscou de créer un système commun.

L'OTAN a proposé à la Russie de réaliser un système de défense antimissile commun (ABM), a déclaré mercredi le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov lors d'une conférence de presse avec le secrétaire général de l'Alliance Anders Fogh Rasmussen. 
"Nous avons reçu les propositions supplémentaires du secrétaire général sur la participation de
la Russie à la création d'un système ABM. Le président russe Dmitri Medvedev a confirmé que Moscou serait prêt à participer à la création d'un tel système mixte qui viserait la lutte contre les défis communs", a indiqué M. Lavrov.
Selon lui, la partie russe s'est familiarisée avec le contenu de la nouvelle conception stratégique de l'Alliance qui sera adoptée lors du sommet de Lisbonne les 19 et 20 novembre.

 03/11/

http://fr.rian.ru/world/20101103/187783812.html


Sur le terrain

L’armée afghane incapable de prendre le relais de l’OTAN ?

 « Pas question pour l’OTAN de quitter l’Afghanistan après la passation des opérations militaires aux Afghans », c’est ce qu’affirme James Appathurai, le porte parole de l’OTAN aujourd’hui : « transfert ne veut pas dire départ ». 

En substance, J.A. précise qu’il n’y aura pas de vide dès le transfert effectué au profit de l’armée afghane, dès 2011, en prédisant que l’OTAN restera aussi longtemps que nécessaire en Afghanistan, du moins jusqu’en 2014, fin présumée du transfert.

Cette déclaration, faite à Bruxelles, laisse présager de sombres perspectives si d’aventure, les forces afghanes se révélaient être incompétentes. Il y a fort à parier que des soldats mal payés soient tentés par d’autres aventures plus lucratives et plus en accord avec les réalités de demain ; un ralliement à la cause talibane par exemple, à moins que des accords n’aient lieu entre les talibans et le pouvoir en place. Quoi qu’il en soit, la mission de l’OTAN reste largement inachevée et le moment du transfert correspond au pire moment de ce que l’OTAN aura vécu depuis le début de son intervention, harcelée et victime des pertes humaines les plus lourdes depuis le début du conflit. 

Les pays membres de l’ISAF se réuniront le 20 novembre prochain pour examiner une situation dont chacun voudrait bien se retirer sans y laisser davantage de soldats encore. En parlant de partenariat durable avec l’OTAN, dixit le porte-parole, n’y-a-t-il pas une volonté de rester stationné en Afghanistan au-delà du temps strictement nécessaire ? L’explication d’Obama concernant le renforcement du dispositif de l’ISAF de 30.000 soldats supplémentaires laisse perplexe alors qu’il explique en même temps que le retrait commencerait à s’opérer en juillet prochain. On voit mal aujourd’hui comment les forces afghanes pourraient prendre le relais de l’alliance la plus militarisée et réputée la plus performante de la planète alors qu’elle ne parvient pas à sécuriser le pays et, pire, subit de plus en plus d’attaques et d’actes terroristes compromettant la mission qu’elle s’était assignée.

Jean-Marc Trappler
12 novembre 2010

http://www.armees.com/L-armee-afghane-incapable-de,34081.html



1 Les parties prenantes

Le reste du monde

Belgique

Faibles espoirs d'un débat en Belgique sur l'avenir de l'OTAN.

Le texte suivant véhicule à nouveau l'idée commune que l'Otan était une alliance défensive légitime jusqu'en 1990.

Les auteurs seraient bien inspirés de lire le livre de  Daniele Genser, 'Les Armées secrètes de l'Otan' (http://www.editionsdemilune.com/lesarmessecrtesdelotan-p-16.html) L'Otan était dès sa création une alliance agressive et sa création même en 49 entrait en contradiction directe avec la Charte des Nations Unies.

Si on peut laisser de "détail" de côté, au nom de la lutte commune contre l'Otan, d'autres passages du texte font quand même se poser quelques questions sur les orientations des auteurs. L'agression contre la Yougoslavie est qualifiée dans la pure tradition journalistique "intervention de l’OTAN au Kosovo", "les Etats membres ont ressenti le besoin d’adopter un nouveau concept stratégique" imaginent-ils ; L'ambition de l'Otan de se doter de capacités civiles n'est critiquée qu'au nom du double emploi que cela ferait avec cette excellente organisation neutre et humanitaire qu'est l'Union Européenne. Le problème majeur avec le dit Bouclier Antimissile c'est qu'il ne sera pas totalement imperméable ni empêcher le dégagement de radiations par les missiles interceptés... et si on arrive à démontrer que si, c'est bien le cas, il n'y a pas de problème alors?

Le fait que le gouvernement en affaires courantes s'apprête tranquillement à engager lourdement le Belgique à long terme n'est même pas dénoncé, on demande, ou on espère simplement "un débat", débat qui amènerait peut-être le démocrate-chrétien Pieter De Crem ( 'notre' min. de la défense) à adopter des positions plus chrétiennes?

Pax Christi et la CNAPD sont des organisations de paix majeures en Belgique francophone.

La Commission Justice et Paix est liée à la Conférence Épiscopale de Belgique.

Roland Marounek

 

Faibles espoirs d'un débat en Belgique sur l'avenir de l'OTAN

On peut légitimement se demander quelle position défendra le gouvernement belge pendant le prochain Sommet de l’OTAN. Pourtant, cette réunion n’est pas anodine. Il s’agit d’adopter un nouveau concept stratégique, un tournant dans l’histoire de l’Alliance atlantique. Malgré cela, ce n’est qu’à la veille de l’ouverture du Sommet que le Parlement a obtenu de pouvoir en discuter avec le Gouvernement. 

Depuis la fin de la Guerre froide, l’OTAN se cherche un nouveau rôle. D’alliance défensive qu’elle était, elle est devenue progressivement un outil bien plus interventionniste. Faisant fi de son traité fondateur, elle n’hésite plus à intervenir en dehors de son territoire. Depuis le terrorisme jusqu’aux changements climatiques, en passant par la pression démographique, la sécurité des approvisionnements ou les tensions ethniques, la liste des menaces qui légitiment à ses yeux ses interventions s’étend à l’infini. 

Ces menaces et ces stratégies sont définies dans des concepts stratégiques. Le dernier d’entre eux, adopté en 1999, commençait à dater. L’intervention de l’OTAN au Kosovo (sic), les attentats du 11 septembre, l’élargissement du nombre de membres, la guerre d’Afghanistan et la profonde modification des rapports géopolitiques ont changé les données du problème. Les Etats membres ont ressenti le besoin d’adopter un nouveau concept stratégique. C’est l’objectif du Sommet de Lisbonne qui se tiendra ces 19, 20 et 21 novembre. 

Il semblerait que l’OTAN ambitionne de se doter d’« une organisation plus légère, réactive sur le plan décisionnel, plus efficace et efficiente ». Cette réforme passerait notamment, selon M. Rasmussen, Secrétaire général de L’OTAN, par l’institutionnalisation d’un financement commun. Cette disposition pourrait amener les Etats à voir le contrôle d’une partie de leurs budgets militaires leur échapper.

L’OTAN devrait également renforcer sa capacité à intervenir en dehors de son territoire. D’exceptionnelle à partir de 1999, cette capacité deviendrait la règle. L’Otan pourrait ainsi s’arroger le droit d’intervenir aux quatre coins du globe et s’attribuer le rôle de gendarme au service de ceux qui la commandite.

Constatant très justement que les solutions militaires ne sont pas la panacée pour assurer leur sécurité, les Etats membres envisagent également de doter l’OTAN de capacités civiles, notamment de reconstruction. D’autres organisations, l’Union européenne par exemple, disposent pourtant d’une expertise reconnue dans ce domaine.

Quel sens trouve-t-on dès lors à dédoubler les capacités à l’heure où les finances de nos pays sont au plus bas ? 

Acteur déterminant dans la course aux armements à laquelle on assiste aujourd’hui, l’Alliance envisage de lancer la construction d’un bouclier antimissile, un dispositif qui ne pourra jamais être totalement imperméable ni empêcher le dégagement de radiations par les missiles interceptés. Cette nouvelle chimère coûterait entre 200 et 800 millions d’euros d’après M. Rasmussen. Pourtant, les seuls budgets de recherche ont déjà dépassé les centaines de milliards de dollars. En dépit du bon sens, certains Etats, comme la Belgique, soutiennent ce projet, persuadés qu’ils sont qu’un tel bouclier les dispenserait d’armes nucléaires sur leur sol.

Toutes ces questions méritent un débat en Belgique. Elles vont engager notre pays sur des questions aussi fondamentales que la guerre, la paix, l’ordre mondial pour les années à venir. La note préparatoire du sommet est déjà prête mais le gouvernement refuse d’en discuter la teneur avec les parlementaires. Que notre Gouvernement soit en affaires courantes n’excuse rien ; elles devraient au contraire l’engager à établir avec les représentants du peuple légitimement élus une position cohérente et qui satisfasse chacun. Maintenant, l’espoir de voir un véritable débat démocratique et transparent sur ces enjeux cruciaux étant déçu, il ne nous reste plus qu’à espérer que notre gouvernement défendra à Lisbonne une position équilibrée qui n’engage pas la Belgique de façon inconsidérée et qui prenne en compte la tradition pacifiste de sa population. Maigre espérance !

 Nicolas Bossut, Secrétaire général de Pax Christi Wallonie-Bruxelles

Samuel Legros, Chargé de plaidoyer de la CNAPD

Santiago Fischer, Chargé de mission de la Commission Justice et Paix 

9 novembre 2010


Canada

Afghanistan: présence militaire canadienne jusqu’en 2014.

Stephen Harper vient d’en faire la déclaration à Seoul ; les militaires canadiens prêteront main forte aux armées afghanes, assurant une mission de formation et d’accompagnement. Cette déclaration vient en contradiction d’une précédente et récente déclaration appelant à un retrait et retour des forces canadiennes d’Afghanistan, hormis quelques militaires en charge de la sécurité de l’ambassade canadienne à Kaboul. 

Toutes les forces de la coalition sont d’accord sur un point : les Afghans ne sont pas en capacité de prendre le relais, faute de formation suffisante et d’encadrement compétent ; c’est ce que revendique Harper pour justifier son changement d’avis et de préciser que l’engagement futur des militaires canadiens se limiterait strictement à l’instruction excluant ainsi toute mission de combat. Affirmer se cantonner à l’instruction sans prendre part aux missions de combat paraît cependant hasardeux ; comment passer d’un monitorat d’instruction à une mission de combat en manquant d’encadrement opérationnel compétent ? C’est un problème que toutes les forces alliées vont devoir résoudre car se limiter strictement à l’instruction présente un risque de débandade certain dès les premiers accrochages.

Après bientôt dix années de guerre et d’assistance militaire, on en vient à estimer qu’il faudra encore rester, au moins jusqu’en 2014, pour que la formation des militaires afghans porte ses fruits. Sommes nous donc naïfs à ce point de croire que les Afghans sont capables de réaliser en si peu de temps – assurer la sécurité de 100% de leur territoire – alors que nous n’avons pu le faire en dix ans. L’OTAN risque de rester un peu plus longtemps que prévu dans la place et les Français itou.  

Jean-Marc Trappler

11 novembre 2010
http://www.armees.com/Afghanistan-OTAN-presence,34086.html
11 novembre 2010


France

L'armée française aux ordres ? Après l'OTAN, la GB et les USA.

Veuillez trouver ci-joint, la question écrite de André Gerin au ministre de la défense concernant la création d'une   "force expéditionnaire conjointe". Il demande un débat parlementaire sur ce sujet.

Q U E S T I O N  E C R I T E

Monsieur André GERIN attire l’attention de M. le ministre de la défense sur les traités de partenariat qui viennent d’être conclus avec la Grande-Bretagne.

Il s’agit de la création d’une « force expéditionnaire conjointe » de plusieurs milliers d’hommes, mobilisable pour des opérations extérieures bilatérales ou sous drapeaux de l’OTAN, de l’ONU ou de l’Union européenne.

S’il est rappelé que chacune des nations contractantes demeure libre de ses choix, nous sommes en droit de nous demander de quels types d’opérations extérieures il peut s’agir.

Nul n’ignore les approches géostratégiques différentes de la Grande-Bretagne et de notre pays.

Nos voisins d’Outre-Manche se sont ainsi engagés sans réserve aux côtés des Etats-Unis pour conduire la guerre en Irak, sous des prétextes initiaux – la présence d’armes de destructions massives – aujourd’hui démentis. La France non seulement ne s’est pas rangée aux côtés de cette coalition mais a combattu à l’ONU cette décision de guerre.

Certes notre pays a rejoint le commandement intégré de l’OTAN en rupture avec tout ce qui avait fondé sa stratégie originale et sa vision du monde.

Ces accords de défense avec la Grande-Bretagne font craindre des allégeances encore plus grandes à l’égard de l’OTAN et des Etats-Unis, l’engagement de notre pays dans des aventures militaires que nous avons jusqu’à présent combattues. Le maintien de notre présence en Afghanistan est un exemple de cette dérive.

En plus de la force conjointe, Paris et Londres partageront, à partir de 2020, leurs deux porte-avions afin de permettre à l’un des pays d’opérer à partir du navire de son voisin, ce qui revient à dire que nous serions susceptibles d’intervenir, par la mise à disposition du Charles de Gaulle, dans des opérations où nos forces ne seraient pas engagées et que nous pourrions ne pas approuver.

Plus grave encore est le second traité concernant la coopération technologique sur le nucléaire militaire. La France va ainsi permettre aux Britanniques de vérifier l’état des matières destinées à leurs ogives en leur offrant l’accès aux technologies du site de Valduc en Bourgogne, rattaché à la direction des applications militaires du Commissariat à l’énergie atomique (CEA). De la matière fissile sera ainsi transportée au Royaume-Uni vers Valduc pour y être testée, soumise à des simulations, puis rapatriée. Un centre de recherche sera en parallèle ouvert aux spécialistes des deux pays, dans le Sud-Est de l’Angleterre.

Il serait infiniment plus souhaitable que la coopération se déploie en vue du désarmement nucléaire et non d’un renforcement de l’arsenal.

L’inquiétude est d’autant plus vive que, comme dans le domaine conventionnel, la France et la Grande-Bretagne, cette dernière dépendante des Etats-Unis, n’ont pas les mêmes approches du rôle et de la place de l’armement nucléaire dans leur stratégie de défense.

Nous apprêtons donc à opérer des transferts de technologies dont nous ne maîtrisons pas les éventuelles finalités d’utilisation.

Le député demande à M. le ministre de la défense de lui préciser le contenu de ces accords qui seront, au final, au nombre de dix sept, et de prévoir un débat au Parlement sur ce sujet.

novembre 2010

http://fr.rian.ru/world/20101103/187781226.html


Russie

Russie-OTAN: Moscou exige des restrictions de déploiement en Europe.  

La Russie exhorte l'OTAN à une interdiction de déploiement des "forces de combat importantes" sur le territoire des nouveaux membres de l'Alliance, rapporte mercredi le journal russe Kommersant.
"Nous souhaitons que la prédictibilité des activités militaires sur le territoire des pays ayant adhéré récemment à l'OTAN soit plus élevée qu'actuellement", a annoncé au quotidien le vice-ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Riabkov.
Selon M.Riabkov, un projet d'accord ad hoc est déjà soumis à l'examen de l'Alliance. L'accord proposé prévoit de limiter le déploiement des forces de combat importantes dans les pays qui ont été intégrés au sein de l'Alliance lors des dernières vagues d'élargissement.
Le projet intitulé "Accord sur les bases des relations Russie-OTAN" a été transmis au secrétaire générale de l'Alliance, Anders Fogh Rasmussen, par le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, en décembre dernier. Depuis ce moment, les pourparlers sur la signature du document se poursuivent.
"Il y a un certain temps, le ministre Lavrov nous a proposé de signer un accord juridiquement contraignant", a confirmé une source au sein de l'Etat-major de l'Alliance. "Mais pour le moment, on ne sait pas ce qui va en sortir".
Selon le journal, le projet concerné fera l'objet des discussions lors de la visite de M.Rasmussen en Russie prévue début novembre à la veille du sommet de Lisbonne.

27/10

http://fr.rian.ru/

Medvedev se rend à Lisbonne pour resserrer les liens entre la Russie et l'Otan  

Le président russe Dmitri Medvedev se rend au sommet Russie-Otan de Lisbonne pour que l'Alliance tienne davantage compte de l'approche, des préoccupations et des aspirations stratégiques de Moscou, a indiqué devant les journalistes une source au Kremlin.
"A notre sens, il s'agit incontestablement d'une coopération équilibrée à long terme qui s'effectue sur un pied d'égalité entre la Russie et les pays membres de l'Otan et qui est dictée par les intérêts nationaux des Etats", a déclaré la source.
Le représentant du Kremlin a reconnu que l'attitude envers l'Alliance restait "plutôt sceptique" en Russie, ce qui était l'une des conséquences de la "guerre froide", mais que les efforts déployés au niveau du Conseil Russie-Otan donnaient des résultats.
"Nous avons appris et apprenons toujours à mieux nous comprendre les uns les autres. Le principal est maintenant de comparer nos objectifs stratégiques lors de l'évaluation des risques et des dangers effectifs, ainsi que des réponses à apporter aux menaces communes", a-t-il souligné.
En septembre dernier, le secrétaire général de l'Otan Anders Fogh Rasmussen a proposé de tenir un sommet du Conseil Russie-Otan en marge du sommet de l'Alliance de Lisbonne qui aura lieu les 19 et 20 novembre prochains.

29/10/2010

 http://fr.rian.ru/

 

ABM: la Russie et l'Otan ne coopéreront que sur un pied d'égalité.

La coopération entre la Russie et l'Otan dans le cadre du bouclier antimissile européen (ABM) n'est possible qu'entre partenaires égaux, a indiqué mercredi le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov lors d'une conférence de presse.

"Sans entrer dans les détails, j'affirme que nos partenaires de l'Otan réalisent que la Russie ne collaborera (dans le domaine de l'ABM, ndlr) qu'en cas d'égalité absolue", a indiqué le ministre russe interrogé sur le contenu de la proposition faite par l'Otan.

En septembre dernier, le secrétaire général de l'Alliance atlantique, Anders Fogh Rasmussen, a invité Moscou à prendre part à un système de défense antimissile commun.

"Compte tenu de (notre position, ndlr), M.Rasmussen a suggéré d'effectuer une analyse conjointe afin de comprendre si une telle coopération est envisageable.

C'est une démarche indispensable que, j'espère, nous mettrons en œuvre et qui permettra à nos dirigeants de prendre les décisions appropriées", a conclu M.Lavrov.

 03/11/

http://fr.rian.ru/world/20101103/187784670.html

 

Robert Pszczel devient le représentant permanent de la Russie auprès de l'OTAN.

Les autorités russes ont accepté d'accréditer Robert Pszczel à la tête du bureau d'information de l'OTAN à Moscou, a annoncé vendredi le représentant permanent de la Russie auprès de l'Alliance Dmitri Rogozine.
Depuis avril 2010, le bureau de l'OTAN à Moscou fonctionnait sans son chef,
la Canadienne Isabelle François privée d'accréditation en réponse à l'expulsion par l'Alliance de deux diplomates russes.
La
nomination de M. Pszczel a été annoncée par le secrétaire général de l'OTAN Anders Fogh Rasmussen lors d'une visite officielle à Moscou, le 3 novembre dernier.
"Nous avons bien étudié les méthodes de travail de Robert Pszczel au moment de la dégradation des rapports entre
la Russie et l'OTAN. Nous partageons l'avis selon lequel il sera très utile à la tête du bureau d'information de l'OTAN à Moscou. C'est une personne qui manifeste un vif intérêt pour le développement des relations avec la Russie", a déclaré M.Rogozine.
Selon lui, le nouveau représentant de l'Alliance "parle bien le russe et connaît au fond les dessous de la politique otanienne".

Dmitri Rogozine

05/11

http://fr.rian.ru/world/20101105/187794604.html

 

La Russie ne devrait pas introduire ses troupes en Afghanistan.

La Russie n’a rien à gagner à réintroduire ses troupes en Afghanistan, a annoncé jeudi à Moscou Oleg Koulakov, professeur de l’Université militaire.

"A mon avis, la Russie ne devrait pas introduire ses troupes en Afghanistan pour plusieurs raisons. La première raison est évidente, elle est affective et liée à notre expérience passée", a indiqué l’expert, en référence à la défaite soviétique, lors de la table ronde "Afghanistan : la coopération Russie-Etats-Unis est-elle possible ?".

Fin octobre, des médias occidentaux ont annoncé que l’envoi d’un contingent russe en Afghanistan avait été évoqué en prévision du prochain sommet de l’Otan. La Russie a démenti ces infirmations.

"D’autre part, il n’est pas opportun de recourir ce moyen. (…) Nous sommes éloignés de l’Afghanistan, et n’avons même pas de frontières communes ce qui poserait un problème de ravitaillement technique, ce qui a provoqué un tiers de nos pertes par le passé", a ajouté M.Koulakov. Les raisons pour lesquelles Moscou aurait pu introduire ses troupes dans ce pays, dont les intérêts de la sécurité nationale et la lutte contre le trafic de stupéfiants, peuvent être gérées à distance sans qu’un contingent, russe ou étranger, n’y soit présent, a conclu l’expert.

RIA Novosti

11 novembre 2010

http://www.armees.com/La-Russie-ne-devrait-pas,34088.html


Turquie

La Turquie pourrait accueillir le bouclier antimissile de l'OTAN
L'OTAN poursuit les négociations avec Ankara sur le déploiement éventuel d'éléments du système de défense antimissile (ABM) sur le territoire turc, a déclaré mercredi le porte-parole de la diplomatie turque Selcuk Unal.
"Les négociations sont en cours", a dit le diplomate. Selon lui,
la Turquie prône la création par l'OTAN d'un système ABM cohérent visant à garantir la sécurité de l'ensemble des pays membres de l'Alliance.
Les autorités turques ont plusieurs fois souligné qu'Ankara préférait l'ABM otanien à l'ABM américain.
Le Conseil de sécurité nationale se penchera mercredi sur le déploiement du système ABM otanien en Turquie, selon la chaîne turque NTV.
Les négociations entre Ankara et l'OTAN doivent s'achever avant le sommet de l'Alliance prévu à Lisbonne au mois de novembre.

28/10/2010

http://fr.rian.ru/world/20101027/187724969.html



d) Institutions internationales.

UE

Caucase: l'accord Medvedev-Sarkozy toujours pas respecté.

 (mission de l'UE)
Les troupes russes doivent regagner leurs positions d'avant le conflit osséto-géorgien d'août
2008, a déclaré le chef de la Mission d'observation de l'UE en Géorgie (EUMM Georgia) Hansjörg Haber,
soulignant que le départ des gardes-frontières russes de Perevi était insuffisant pour parler du respect des accords Medvedev-Sarkozy.
Le porte-parole de la diplomatie russe Andreï Nesterenko a déclaré mardi qu'après le départ des gardes-frontières russes du village de Perevi (zone disputée à la frontière entre l'Ossétie du Sud et
la Géorgie), personne ne pourrait reprocher à Moscou de ne pas respecter les ententes intervenues entre les chefs d'Etat russe et français.
"Cette déclaration était attendue. C'est la position de
la Russie et non celle de l'UE. Nous considérons que le plan en six points n'est toujours pas entièrement respecté. La Russie doit se retirer sur les positions antérieures au conflit", a indiqué M.Haber.
Le 12 août 2008, soit quelques jours après le début des hostilités, les présidents russe et français ont formulé six principes de règlement des conflits en Géorgie. Baptisés "plan Medvedev-Sarkozy", ces principes prévoient le non-recours à la force, l'arrêt des hostilités, le libre accès à l'aide humanitaire, le retour des forces armées géorgiennes dans leurs bases et celui des troupes russes sur leurs cantonnements antérieurs aux hostilités et le début d'une discussion internationale
sur les moyens de garantir la sécurité de l'Abkhazie et de l'Ossétie du Sud.
Le plan Medvedev-Sarkozy a été concrétisé le 8 septembre 2008. Ses nouvelles dispositions prévoient notamment la mise en place de mécanismes internationaux d'observation. Créée conformément à ces dispositions, l'EUMM Georgia a été officiellement déployée le 1er
octobre 2008.

Elle réunit près de 200 observateurs de 22 pays de l'UE.

RIA Novosti –

21/10/2010
http://fr.rian.ru/world/20101020/187675222.html


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