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22/11/2010

n°462 - Afghanistan - Les dossiers - 21-11 : Fin - Les Américains envoient des chars lourds en Afghanistan.


n°462  - Afghanistan - Les dossiers - 21-11 :  Fin  -  Les Américains envoient des chars lourds en Afghanistan.


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Afghanistan 

Les dossiers

n°462 du 21-11

C.De Broeder & M.Lemaire



 Le "Afghanistan le dossier" est  visible  sur mes blogs : 

a)   sur nos blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

c) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

 

d) un sommaire à :  http://www.palestine-solidarite.org/journaux.CathyetMarc.htm

cette page est accessible depuis la page d'accueil ( http://www.palestine-solidarite.org/ ) colonne de gauche.

NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire :  

2 Les Brèves

2-1 Jean-Marc Trappler : L’armée afghane incapable de prendre le relais de l’OTAN ?

2-2 Jean-Marc Trappler : Afghanistan/OTAN : présence militaire canadienne jusqu’en 2014.

2-3 Meurtres délibérés d'Afghans: un soldat américain devant la justice aux USA.  

2-4 E.-U: hausse du nombre de suicides chez les anciens combattants.

2-5 Le président Karzaï condamne une opération antidrogue russo-américaine…

2-6 L’aide des USA à la reconstruction perdue dans un "labyrinthe".

2-7 Guantanamo : Les Brèves

2 Violation des engagements internationaux par les Etats-Unis.  

3 Khadr raconte la menace de viol à Bagram.

4 Omar Khadr condamné à 40 ans de prison par un tribunal militaire d'exception. 




2 Les Brèves

2-1 Jean-Marc Trappler : L’armée afghane incapable de prendre le relais de l’OTAN ?

nb : Ndlr : La publication de l'analyse ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur, mais doit être vu comme information

 

« Pas question pour l’OTAN de quitter l’Afghanistan après la passation des opérations militaires aux Afghans », c’est ce qu’affirme James Appathurai, le porte parole de l’OTAN aujourd’hui : « transfert ne veut pas dire départ ». 

En substance, J.A. précise qu’il n’y aura pas de vide dès le transfert effectué au profit de l’armée afghane, dès 2011, en prédisant que l’OTAN restera aussi longtemps que nécessaire en Afghanistan, du moins jusqu’en 2014, fin présumée du transfert.

Cette déclaration, faite à Bruxelles, laisse présager de sombres perspectives si d’aventure, les forces afghanes se révélaient être incompétentes. Il y a fort à parier que des soldats mal payés soient tentés par d’autres aventures plus lucratives et plus en accord avec les réalités de demain ; un ralliement à la cause talibane par exemple, à moins que des accords n’aient lieu entre les résistants et le pouvoir en place.

Quoi qu’il en soit, la mission de l’OTAN reste largement inachevée et le moment du transfert correspond au pire moment de ce que l’OTAN aura vécu depuis le début de son intervention, harcelée et victime des pertes humaines les plus lourdes depuis le début du conflit. 

Les pays membres de l’ISAF se réuniront le 20 novembre prochain pour examiner une situation dont chacun voudrait bien se retirer sans y laisser davantage de soldats encore. En parlant de partenariat durable avec l’OTAN, dixit le porte-parole, n’y-a-t-il pas une volonté de rester stationné en Afghanistan au-delà du temps strictement nécessaire ?

L’explication d’Obama concernant le renforcement du dispositif de l’ISAF de 30.000 soldats supplémentaires laisse perplexe alors qu’il explique en même temps que le retrait commencerait à s’opérer en juillet prochain. On voit mal aujourd’hui comment les forces afghanes pourraient prendre le relais de l’alliance la plus militarisée et réputée la plus performante de la planète alors qu’elle ne parvient pas à sécuriser le pays et, pire, subit de plus en plus d’attaques et d’actes terroristes compromettant la mission qu’elle s’était assignée.

Jean-Marc Trappler

12 novembre 2010
http://www.armees.com/L-armee-afghane-incapable-de,34081.html


2-2 Jean-Marc Trappler : Afghanistan/OTAN : présence militaire canadienne jusqu’en 2014.

nb : Ndlr : La publication de l'analyse ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur, mais doit être vu comme information

Stephen Harper vient d’en faire la déclaration à Seoul ; les militaires canadiens prêteront main forte aux armées afghanes, assurant une mission de formation et d’accompagnement.

Cette déclaration vient en contradiction d’une précédente et récente déclaration appelant à un retrait et retour des forces canadiennes d’Afghanistan, hormis quelques militaires en charge de la sécurité de l’ambassade canadienne à Kaboul. 

Toutes les forces de la coalition sont d’accord sur un point : les Afghans ne sont pas en capacité de prendre le relais, faute de formation suffisante et d’encadrement compétent ; c’est ce que revendique Harper pour justifier son changement d’avis et de préciser que l’engagement futur des militaires canadiens se limiterait strictement à l’instruction excluant ainsi toute mission de combat. Affirmer se cantonner à l’instruction sans prendre part aux missions de combat paraît cependant hasardeux ; comment passer d’un monitorat d’instruction à une mission de combat en manquant d’encadrement opérationnel compétent ? C’est un problème que toutes les forces alliées vont devoir résoudre car se limiter strictement à l’instruction présente un risque de débandade certain dès les premiers accrochages.

Après bientôt dix années de guerre et d’assistance militaire, on en vient à estimer qu’il faudra encore rester, au moins jusqu’en 2014, pour que la formation des militaires afghans porte ses fruits. Sommes nous donc naïfs à ce point de croire que les Afghans sont capables de réaliser en si peu de temps – assurer la sécurité de 100% de leur territoire – alors que nous n’avons pu le faire en dix ans. L’OTAN risque de rester un peu plus longtemps que prévu dans la place et les Français itou.

Jean-Marc Trappler

11 novembre 2010 
http://www.armees.com/Afghanistan-OTAN-presence,34086.html


2-3 Meurtres délibérés d'Afghans: un soldat américain devant la justice aux USA.  

Le meneur présumé d'un groupe de soldats américains accusés d'avoir exécuté pour s'amuser des civils afghans, a été présenté mardi devant la justice militaire lors d'une audience préliminaire qui a révélé de nouveaux détails de la macabre affaire.
Le sergent Calvin Gibbs, assis entre ses deux avocats, a écouté calmement en ouverture d'audience la liste des chefs d'accusation, parmi lesquels meurtres avec préméditation, complot, obstruction de l'enquête et manquement au devoir.  
Selon l'accusation, Calvin Gibbs, 26 ans, était le meneur au sein d'un groupe de cinq soldats qui auraient élaboré pour s'amuser des "scénarios" pour exécuter trois civils afghans début 2010 dans la province de Kandahar.

L'accusé aurait également passé à tabac un soldat qui avait alerté sa hiérarchie sur la consommation de hashish dans l'unité et les meurtres présumés. Le soldat en question, Justin Stoner, aurait été attaqué le 5 mai 2010 "avec les poings et à coups de pieds", selon le colonel Molloy.  
A l'instar de plusieurs autres témoins, Justin Stoner a refusé de témoigner lors de l'audience, invoquant son droit au silence.
 L'agent spécial Anderson Wagner, l'un des enquêteurs, interrogé par téléphone, a affirmé que Justin Stoner lui avait dit que l'un des membres de l'unité lui avait montré des os de doigts et "lui avait dit que s'il ne voulait pas finir comme la personne (à qui appartenait les os), il ferait bien de ne rien dire de ce qui se passait" dans l'unité

10/11/2010

http://www.almanar.com.lb


2-4 E.-U: hausse du nombre de suicides chez les anciens combattants.

Dans l'armée américaine elle-même, les suicides ont atteint le record de 309 en 2009 contre 267 en 2008, selon les chiffres du Pentagone.

Le nombre de suicides parmi les anciens combattants américains, notamment des hommes jeunes ayant servi en Irak et Afghanistan, est en hausse, a déploré jeudi le ministre des Anciens combattants, Eric Shinseki, tout en reconnaissant ne pas pouvoir les chiffrer.

«Je sais que les suicides sont à la hausse mais comment les quantifier, sur une si grande population? Je ne peux pas le faire», a déclaré M. Shinseki dans une interview à la radio publique NPR à l'occasion du 11 novembre.

Il a précisé qu'il y avait 23 millions de vétérans aux États-Unis, dont 8 millions suivis par les services des anciens combattants (santé, pensions...).

Plusieurs enquêtes montrent une hausse du taux de suicide chez les jeunes qui ont quitté l'armée. «Cela relève du stress, du traumatisme qui accompagne ce qui se passe sur le terrain, avec une armée réduite qui doit toujours faire davantage» et où les soldats «s'engagent tour après tour», a-t-il dit. 

Dans l'armée elle-même, les suicides ont atteint le record de 309 en 2009 contre 267 en 2008, selon les chiffres du Pentagone. Le nombre de suicides entre 2005 et 2009 dans l'armée, soit 1100, a dépassé celui des soldats américains morts au combat en Afghanistan depuis 2001 (1000).

Le Pentagone et le ministère des Anciens combattants ne tiennent pas de statistiques des décès de ceux qui ont quitté l'armée. Sur les 30 000 suicides annuels aux États-Unis, 20% sont toutefois attribués aux anciens combattants, soit 6000 par an, selon des statistiques gouvernementales.

M. Shinseki, général d'armée de Terre à la retraite, a par ailleurs déploré un engorgement des demandes de traitement des dossiers d'anciens combattants, qui atteignent 700 000, soit une augmentation de quelque 40% sur un an: il y en avait entre 400 000 et 500 000 en 2009 à la même époque.

En un an, un million de nouvelles demandes de traitements, dont beaucoup de victimes de PTSD (syndrome de stress post-traumatique), ont été soumises. «On fait ce qu'il faut, mais pas assez vite», a reconnu Eric Shinseki.

http://www.cyberpresse.ca/international/etats-unis/201011/11/01-4341728-e-u-hausse-du-nombre-de-suicides-chez-les-anciens-combattants.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B13b_etats-unis_286_section_POS3


2-5 Le président Karzaï condamne une opération antidrogue russo-américaine…

Hamid Karzaï a condamné samedi l'opération antidrogue menée par les Russes et les Américains "sans sa permission" dans l'est de l'Afghanistan et a demandé des "explications" au commandement de l'Otan.
"Aucune organisation ou institution n'a le droit de mener ce type d'opérations sur notre territoire sans la permission et l'accord du gouvernement afghan", indique la présidence afghane dans un communiqué.

"L'Afghanistan condamne cette action de l'Otan et rappelle que ces opérations unilatérales sont une violation claire de la souveraineté de l'Afghanistan et des lois internationales", a ajouté la présidence, prévenant qu'il y aurait une "réaction" de Kaboul si ce type d'opérations se répétait.
Le représentant à Kaboul du service russe antidrogue, Alexeï Milovanov, a déclaré à l'AFP que le président Karzaï avait été "mal informé".
"Il s'agissait d'une opération menée par le ministère afghan de l'Intérieur, pas par nous", a déclaré M. Milovanov.
"Nous avons simplement agi en qualité de conseillers, conformément à l'accord entre les gouvernements afghan et russe sur la présence de conseillers pendant une opération antidrogue", a affirmé M. Milovanov.
Russes et Américains ont mené pour la première fois une opération antidrogue commune en Afghanistan, avait annoncé vendredi le chef du service russe antidrogue, Viktor Ivanov, en précisant que Moscou souhaitait multiplier ce type d'actions et déployer ses spécialistes sur place.
L'intervention a permis la destruction de
932 kg d'héroïne et 156 kg d'opium pour une valeur de 250 millions de dollars, selon M. Ivanov, cité par les agences russes.
Il avait précisé que quatre agents du service russe antidrogue, des forces spéciales américaines et des agents du ministère afghan de l'Intérieur avaient participé à l'opération, qui a nécessité trois mois de préparation.
"C'était un nœud de trafic de drogue très important situé à cinq kilomètres de la frontière afghano-pakistanaise", avait souligné M. Ivanov.
M. Ivanov avait par ailleurs assuré que
la Russie était prête à former les services antidrogue de Kaboul. "Mais cette question n'est pas réglée, il faut l'aval des autorités afghanes", avait-il dit.
Moscou dénonce régulièrement la croissance du trafic de drogue depuis l'Afghanistan et l'attribue notamment au laxisme des forces américaines dans ce pays.
La Russie est opposée à l'idée d'envoyer ses soldats sur le terrain afghan, toujours hantée par son humiliant retrait militaire d'Afghanistan en 1989, après une décennie d'un bourbier qui mit en évidence les faiblesses de l'armée rouge et porta atteinte à l'image de l'URSS.
L'Afghanistan produit environ 90% de la production mondiale d'opium.
Le pays a généré 3.600 tonnes d'opium cette année soit une baisse de près de 50% par rapport à la production de 2009, selon une estimation fin septembre de l'Organisation des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC).
Mais en valeur, cette production est en hausse de 38%, représentant quelque 604 millions de dollars, selon l'Afghanistan Opium Survey 2010.

AFP

30-10

http://www.leparisien.fr/flash-actualite-monde/afghanistan-le-president-karzai-condamne-l-operation-antidrogue-russo-americaine-30-10-2010-1129932.php

 http://www.20minutes.fr/ledirect/615859/monde-operation-antidrogue-karzai-demande-explications-otan


2-6 L’aide des USA à la reconstruction perdue dans un "labyrinthe".

Les milliards de dollars alloués par les Etats-Unis aux 7.000 organismes voués à la reconstruction de l'Afghanistan se perdent dans un "labyrinthe" qui empêche de savoir si l'argent est utilisé à bon escient, juge un organe gouvernemental américain dans un audit.

Selon ce rapport obtenu jeudi par l'AFP et rédigé par l'Inspecteur général pour la reconstruction de l'Afghanistan (SIGAR), Washington a déboursé "près de 18 milliards de dollars" entre 2007 et 2009, distribués entre 7.000 "organisations à but non lucratif et sociétés privées", installées en Afghanistan et travaillant à la reconstruction du pays, à laquelle les Etats-Unis ont consacré 55 milliards de dollars depuis 2001.

Le texte, adressé notamment à la secrétaire d'Etat Hillary Clinton, à son collègue de la Defense Robert Gates ou encore à l'ambassadeur américain en Afghanistan Karl Eikenberry, signale qu'"il est compliqué de s'y retrouver dans le labyrinthe déroutant que constituent les sociétés engagées par le gouvernement" américain.

Tant le Pentagone que le département d'Etat et l'USAID, l'Agence américaine pour le développement international, "sont incapables de dire clairement combien d'argent ils ont dépensé en contrats dédiés aux activités de reconstruction en Afghanistan", pointe le rapport, premier audit sur le sujet.

Le SIGAR regrette notamment que n'ait pas été créée "une base de données centrale destinée à suivre l'évolution des différents projets de reconstruction lancées par les agences et ministères américains", contrairement à une recommandation qu'il avait faite par le passé.

Et le rapport d'épingler le Pentagone, au sein duquel "co-existent quatre organismes chargés de gérer les contrats de reconstruction financés par le département de la Defense qui ne se coordonnent pas entre eux". Pire, indique le texte, "le partage d'informations entre les agences gouvernementales est réduit à sa plus simple expression".

"Cet audit est fondamental, car si nous ignorons à qui nous donnons de l'argent, il est pratiquement impossible de surveiller le système dans son ensemble", indique l'Inspecteur général, Arnold Fields.

Dans un autre rapport paru simultanément, le SIGAR s'alarme du fait que six installations de la police nationale afghane financées par le corps des ingénieurs de l'armée américaine sont "si mal construites qu'elles sont inutilisables à l'heure actuelle (...) et pourraient s'effondrer lors d'un tremblement de terre".

La société engagée pour les travaux est une firme afghane appelée Basirat Construction.

Des six installations, trois doivent encore être achevées, mais, explique le texte, "il y a peu de chances pour que Basirat Construction finisse les chantiers restants avec les fonds alloués au départ vu le très grand nombre de réparations à effectuer" sur les trois premières installations déjà livrées ou en passe de l'être.

Arnold Fields met en cause le corps d'ingénieurs de l'armée américaine pour son manque de "surveillance" des chantiers.

29/10


2-7 Guantanamo : Les Brèves

1 Les USA épinglés par le Conseil des droits de l’homme : Peine de mort et non-ratification des traités internationaux
L’Examen périodique universel (EPU) est né en 2006 des cendres de la Commission des droits de l’homme décriée pour son incapacité à faire respecter les valeurs fondamentales de l’ONU.
Washington a été passé au crible par le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU, hier à Genève. Sous une pluie de critiques portant notamment sur le centre de détention de Guantanamo, la peine de mort ou la non-ratification de traités internationaux, la délégation américaine a reconnu ne pas être satisfaite de la situation. «Nous ne sommes pas satisfaits du statu quo et nous continuerons à améliorer nos lois», a assuré le secrétaire d’Etat adjoint américain pour les droits de l’Homme, Michael Posner. Aux détracteurs invoquant des violations des droits de l’Homme dans les guerres en Irak et en Afghanistan, le conseiller juridique du Département d’Etat américain, Harold Koh, a rétorqué : «Qu’il n’y ait aucun doute là-dessus, les Etats-Unis ne pratiquent pas la torture et ne la pratiqueront pas».
Le débat à l’ONU intervient alors que le Washington Post a révélé jeudi que l’ancien président américain, George W. Bushj, avouait dans ses mémoires avoir personnellement donné son aval aux agents de
la CIA pour soumettre le cerveau des attentats du 11 septembre, Khaled Cheikh Mohammed, à la simulation de noyade. La secrétaire d’Etat adjointe américaine auprès des organisations internationales, Esther Brimmer, a déclaré que cet Examen périodique universel (EPU) que passe pour la première fois son pays devant ses pairs «représente une   étape dans notre long engagement pour promouvoir les droits de l’Homme».
L’EPU est une innovation majeure du Conseil, née en 2006 des cendres de
la Commission des droits de l’homme décriée pour son incapacité à faire respecter les valeurs fondamentales de l’ONU. Il permet l’examen systématique et régulier de la situation des droits de l’Homme dans chacun des 192 pays membres de l’ONU, pour éviter l’accusation de sélectivité. Premier sur une liste de 87 orateurs, Cuba a demandé aux Etats-Unis de mettre fin à l’embargo américain contre l’île, décrit comme «un génocide» et de  libérer cinq militants cubains aux Etats-Unis considérés par La Havane comme des «prisonniers de guerre».
Autre ennemi juré des Etats-Unis, l’Iran a estimé que «malheureusement, les Etats-Unis ont été et continuent d’être ceux qui violent le plus systématiquement les droits de l’Homme». Plusieurs pays occidentaux dont
la Grande-Bretagne et l’Australie ont pour leur part demandé un moratoire ou l’abolition de la peine de mort. La France a «salué l’engagement pris par le président Obama de fermer le centre de détention de Guantanamo». «Il importe que cette promesse soit honorée», a déclaré l’ambassadeur français, Jean-Baptiste Mattei. Près de 300 organisations non gouvernementales américaines ont livré pour l’occasion un rapport de 400 pages détaillant «les insuffisances criantes» en matière de droits de l’Homme aux Etats-Unis, dont les discriminations raciales dans le système judiciaire et le traitement des immigrés.
Les Etats-Unis, qui avaient refusé de faire partie du Conseil en 2006, ont rejoint l’organisme onusien avec l’arrivée aux affaires du président Barack Obama. Washington a rejoint officiellement le Conseil en mai 2009.Rédaction internationale

 06.11


2 Violation des engagements internationaux par les Etats-Unis.  

Le rapporteur spécial de l'ONU sur la torture, Manfred Novak, a déclaré que la prison de Guantanamo et la situation inhumaine prévalant dans cette prison étaient des cas de violations des engagements internationaux par les Etats-Unis.
Novak en a profité pour demander la fermeture de cette prison. " Et ce, alors que les Nations unies demandent, depuis 2006, la fermeture de cette terrible prison.", a ajouté Novak. Il a, également, souligné que la prison américaine de Guantanamo était une prison illégale. "Le seul fait que les prisonniers y sont détenus, pour de longues périodes, viole la loi internationale.", a-t-il dit. "Tant que Guantanamo ne sera pas démantelé, la violation des droits de l'Homme se poursuivra.", a-t-il affirmé.

27/10

http://french.irib.ir


3 Khadr raconte la menace de viol à Bagram.

Au quatrième jour des audiences pour déterminer la peine à imposer à Omar Khadr, qui a plaidé coupable lundi à des accusations de crimes de guerre, la Defense a fait admettre en preuve une lettre qui raconte les mauvais traitements subis par le jeune détenu canadien peu après sa capture en Afghanistan.

Un des premiers interrogateurs à avoir tenté de soutirer des aveux à Omar Khadr, Joshua Claus, lui avait raconté l'histoire d'un «jeune afghan» qui, parce qu'il refusait de coopérer avec les militaires, avait été envoyé dans une prison aux États-Unis, violé dans la douche par «quatre gros hommes noirs» et est «probablement» mort de ses blessures.

«Toute cette histoire m'a fait très peur», a écrit Omar Khadr, dans une lettre lue en cour vendredi matin par son avocat militaire, le lieutenant-colonel Jon Jackson. 

La Defense avait toujours argué que les aveux faits par Omar Khadr à la suite de cette «menace» devaient être rejetés puisque faits sous une forme certaine de contrainte.

N'ayant pas réussi à faire admettre ces éléments aux audiences sur sentence, la Defense a trouver le moyen d'en informer tout de même le jury en lisant cette lettre signée par le détenu.

«Ça n'excuse pas ce que j'ai fait. Mais je voulais que vous sachiez ce qui m'est arrivé à Bagram», a écrit le jeune Khadr, aujourd'hui âgé de 24 ans, mais qui en avait 15 à l'époque.

Joshua Claus a par la suite été accusé et reconnu coupable de mauvais traitements de prisonniers à la prison de Bagram, mais pas spécifiquement dans le cas d'Omar Khadr.

Les audiences pour l'établissement de la peine de prison à imposer au prisonnier se sont terminées vendredi matin avec la lecture de cette lettre. Les plaidoyers finaux se dérouleront samedi matin et le jury débutera par la suite ses délibérations.

29 octobre

http://www.cyberpresse.ca/dossiers/omar-khadr/201010/29/01-4337410-khadr-raconte-la-menace-de-viol-a-bagram.php


4 Omar Khadr condamné à 40 ans de prison par un tribunal militaire d'exception.

Omar Khadr a finalement plaidé coupable lundi d'avoir tué un infirmier militaire américain, Christopher Speer, en lançant une grenade

Le jeune Canadien Omar Khadr qui plaidait coupable de crimes de guerre, dont meurtre, a été condamné dimanche à 40 ans de prison par une commission militaire d'exception à Guantanamo (Cuba), mais il effectuera une peine réduite en vertu de l'accord de plaider coupable.

Les sept jurés militaires ont délibéré pendant près de neuf heures sur deux jours pour parvenir à une décision quasiment symbolique puisqu'en plaidant coupable le Canadien, arrêté à l'âge de 15 ans en Afghanistan en 2002, s'est assuré une peine réduite.

Selon le juge militaire Patrick Parrish, l'accord de plaider coupable inclut une peine de huit ans de détention, dont un an à Guantanamo et le reste au Canada si Ottawa est d'accord.Agé de 24 ans aujourd'hui après avoir passé huit dans la prison américaine à Cuba, Omar Khadr a finalement plaidé coupable lundi d'avoir tué un infirmier militaire américain, Christopher Speer, en lançant une grenade. Outre meurtre, il comparaissait aussi pour tentative de meurtre pour avoir fabriqué des bombes artisanales, ainsi que pour complot, soutien au terrorisme et espionnage.

Le jeune Canadien est le 3e détenu de Guantanamo à plaider coupable, et le 5e à comparaître devant une commission militaire d'exception, une juridiction mise en place pour la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale par l'administration du président George W. Bush, et rétablie, après réforme, par le président Barack Obama.

AFP

Mis en ligne le 31/10/2010

http://www.lalibre.be/actu/international/article/620553/omar-khadr-condamne-a-40-ans-de-prison-par-un-tribunal-militaire-d-exception.html



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  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

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