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25/11/2010

n°61 - journal d'Iran - 05-11 au 24-11 - :Fin : Bill Van Auken : Les Etats-Unis intensifient les menaces de guerre contre l'Iran.


n°61 -  journal d'Iran - 05-11 au 24-11 - :Fin  : Bill Van Auken : Les Etats-Unis intensifient les menaces de guerre contre l'Iran.



journal d'Iran   n°61 du 05-11 au 24-11

                C.De Broeder & M.Lemaire



a) Le "Journal d'Iran" est  visible  sur les blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

http://www.palestine-solidarite.org/journaux.CathyetMarc.htm 

cette page est accessible depuis la page d'accueil ( http://www.palestine-solidarite.org/ ) colonne de gauche.

d) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire :

3 Les brèves

3-1 Ashkenazi évacuera la population dans la prochaine guerre. 

3-2 Sanctions contre l'Iran: BP met fin à l'exploitation d'un gisement conjoint.

 3-3 Shirin Ebadi accuse Ericsson d'aider le régime de Téhéran.

4 Dossier & Point de vue

4-1 Bill Van Auken : Les Etats-Unis intensifient les menaces de guerre contre l'Iran.

4-2 Rick Rozoff : Préparations de guerre contre l'Iran ?

 


3 Les brèves

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

 

3-1 Ashkenazi évacuera la population dans la prochaine guerre. 

“Israël sera contraint d’évacuer la population lors d’un prochain conflit avec le Hezbollah au Liban, ou avec le Hamas dans la bande de Gaza », a déclaré le chef d’état-major israélien Gabi Ashkenazi.
« Nous n’allons pas confronter l’ennemi dans l’avenir dans un champ de bataille classique. Le Hamas choisit de combattre dans des zones résidentielles au lieu des zones ouvertes. Nous allons alors recourir aux forces terrestres et aux bombardements permanents », a-t-il révélé devant « le congrès international sur les combats communs dans les zones construites », tout en reconnaissant l’incapacité de l’arme aérienne de trancher la guerre.  
Il a par ailleurs souligné que l’armée de l’occupation « établit actuellement une banque de données sur les cibles du Hezbollah et du Hamas qu’il faut attaquer, pour qu’elle n’aille pas à la recherche d’un ennemi caché parmi les civils. Nous devons transformer notre ennemi d’un ennemi invisible à un ennemi visible ».  
Le responsable militaire sioniste a insisté sur l’importance de procéder à des frappes préventives contre l’ennemi, à la base de renseignements bien définis au début des combats, reconnaissant le besoin de s’approvisionner en armes capables d’atteindre des cibles avec une haute précision.  
 De son côté, le coordinateur des affaires du gouvernement israélien dans les territoires palestiniens occupés le lieutenant Itan Dangot a estimé que le Hezbollah possédait « près de 40.000 roquettes, dont des roquettes de longue portée qui peuvent atteindre toute l’étendue d’Israël ».
Il a accusé l’Iran d’armer les organisations « terroristes », d’acheminer les armes via le Yémen, le Soudan, la Syrie et l’Egypte, et a appelé la communauté internationale à cesser le flux de l’argent iranien à la Syrie, au Liban et à la bande de Gaza.
Le ministre israélien pour les affaires stratégiques Moshé Yaalon a, lui, mis en garde contre la tentative syrienne d’acquérir des armes qui brisent l’équilibre de la terreur dans la région. Et de l’accuser d’acheter des armes de l’Iran et de la Russie. Lors de la commémoration de la 20ème année du lancement des relations entre « Israël » et l’union soviétique à Tel Aviv, Yaalon a remercié la Russie pour son annulation de la vente de missiles à l’Iran, tout en qualifiant cette mesure d’ « insuffisante ».

11/11/2010

http://www.almanar.com.lb


3-2 Sanctions contre l'Iran: BP met fin à l'exploitation d'un gisement conjoint.
Suite à l'application des sanctions européennes contre Téhéran, le pétrolier britannique BP a procédé à l'arrêt des opérations sur un gisement gazier situé dans la mer du Nord et détenu conjointement avec une compagnie iranienne, rapporte Dow Jones.
"Les préparatifs en vue de l'arrêt des opérations ont commencé", a déclaré un représentant de BP, avant d'ajouter que l'ensemble des travaux prendrait plusieurs jours.
BP est l'opérateur du gisement gazier Rhum de la mer du Nord et en détient 50% des actions. La National Iranian Oil Company détient les autres 50%.
Il y a deux semaines, l'UE avait annoncé la fermeture possible du gisement dans le cadre des sanctions contre l'Iran.
Au mois d'octobre, les ministres des Affaires étrangères des 27 pays de l'UE ont adopté des sanctions supplémentaires contre Téhéran. Il s'agit du gel des investissements dans le secteur petrogazier, de l'interdiction du transfert des technologies et de l'équipement, ainsi que de l'embargo sur la production qui pourrait être utilisée pour des objectifs militaires.
Début novembre, BP a promis d'exiger des explications de la part du gouvernement britannique concernant le veto sur l'exploitation du gisement gazier.
Plusieurs pays occidentaux, les Etats-Unis en tête, accusent l'Iran de vouloir créer l'arme atomique sous couvert d'un programme nucléaire mené, selon Téhéran, à des fins pacifiques.

11/11

http://fr.rian.ru/world/20101110/187832881.html


3-3 Shirin Ebadi accuse Ericsson d'aider le régime de Téhéran.

nb : Ndlr : la publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

 «Nous demandons aux pays occidentaux de ne conclure aucun marché avec l'Iran, de ne pas aider le gouvernement iranien, sa répression et sa censure», a lancé Mme Ebadi, lors d'une intervention à l'Université de Stockholm University.

La lauréate iranienne du Prix Nobel de la Paix Shirin Ebadi a accusé lundi le groupe suédois de télécommunications Ericsson de fournir au régime de Téhéran des technologies servant à surveiller la population.

«Je demande instamment aux Iraniens vivant en Suède d'envoyer des courriels à Ericsson, et de protester en demandant : ''Pourquoi vendez-vous au gouvernement des logiciels avec lesquels il peut contrôler son peuple?''», a déclaré Mme Ebadi lors d'une intervention à l'Université de Stockholm University.

Selon elle, Ericsson a conclu un marché avec le gouvernement iranien similaire à celui passé auparavant par le numéro un mondial des téléphones mobiles, le finlandais Nokia, pour fournir la technologie permettant de contrôler les messages électroniques et les appels de téléphones mobiles.

Mme Ebadi a également critiqué l'opérateur satellite européen Eutelsat pour avoir accédé à une demande du régime iranien en retirant des programmes en farsi de la BBC et de Voice of America de canaux satellite émettant vers l'Iran.

«En réalité, de cette façon, Eutelsat a coopéré avec le gouvernement iranien en matière de censure», a-t-elle dénoncé.

«Nous demandons aux pays occidentaux de ne conclure aucun marché avec l'Iran, de ne pas aider le gouvernement iranien, sa répression et sa censure», a lancé Mme Ebadi, qui a reçu en 2003 le Prix Nobel de la Paix pour ses efforts en faveur de la démocratie et des droits de l'homme.

Elle n'est pas retournée en Iran depuis qu'elle a quitté son pays à la veille des élections contestées du 12 juin 2009 qui ont reconduit le président iranien Mahmoud Ahmadinejad pour un deuxième mandat.

http://www.cyberpresse.ca/international/moyen-orient/201011/22/01-4345224-shirin-ebadi-accuse-ericsson-daider-le-regime-de-teheran.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B13b_moyen-orient_291_section_POS2



4 Dossier & Point de vue

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

4-1 Bill Van Auken : Les Etats-Unis intensifient les menaces de guerre contre l'Iran.
Le sénateur républicain en vue Lindsey Graham a annoncé après les élections de mi-mandat l’intensification des menaces américaines contre l’Iran en appelant publiquement à une guerre totale qui « neutraliserait » Téhéran, laissant le pays dans l’incapacité de résister.

Graham a fait cette déclaration samedi lors d’une conférence sur la sécurité internationale à Halifax, Canada. « L'endiguement n’est plus à l’ordre du jour, » a-t-il déclaré par rapport au programme nucléaire de l’Iran.

Washington et ses alliés ont accusé Téhéran de développer son programme nucléaire dans le but de construire une arme. Le gouvernement iranien a nié de façon constante cette accusation en insistant pour dire que son programme est uniquement d’usage pacifique et civil.

En employant ce genre de rhétorique de guerre totale qui était le discours dans les années 1930 en Allemagne le sénateur républicain de Caroline du Sud a juré qu’une attaque serait effectuée « non seulement pour neutraliser son programme nucléaire mais pour couler sa marine, détruire son armée de l’air et porter un coup décisif à la garde révolutionnaire. En d’autres termes, neutraliser ce régime. Détruire sa capacité à riposter. »

Graham a ajouté que si en dépit de la défaite des Démocrates lors des élections de la semaine passée, le président Barack Obama « décide d’être dur avec l’Iran au-delà des sanctions, je pense qu’il va sentir beaucoup de soutien de la part des Républicains car nous ne pouvons pas laisser l’Iran développer une arme nucléaire. »

Le sénateur Mark Udall (Démocrate du Colorado), qui s’était joint à Graham en intervenant devant un forum lors de la conférence à Halifax, a préconisé le maintien des sanctions contre le régime en ajoutant toutefois que « toutes les options étaient sur la table, » un euphémisme faisant référence à une agression armée des Etats-Unis.

En prenant la parole lors de la même conférence, le ministre israélien de la Defense, Ehoud Barak, a décrit l’Iran comme « une menace majeure pour toute conception d’ordre mondial. » Il a reproché à Téhéran d’être « déterminé à atteindre une capacité nucléaire militaire, » qui a-t-il dit « serait la fin de tout régime de non-prolifération concevable. »

Israël, qui a défié les efforts de non-prolifération de l’ONU et qui est la seule puissance à détenir l’arme nucléaire dans la région, a à plusieurs reprises menacé l’Iran d’attaques militaires. Le mois dernier, le ministre israélien des Finance, Yuval Steinitz, a prôné un blocus maritime – ce qui est un acte de guerre – si Téhéran ne se pliait pas aux exigences de Washington.

Ces dernières menaces sont exprimées une semaine à peine avant la prochaine série de négociations entre l’Iran et le P5+1 qui comprend les membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies – la Grande-Bretagne, la France, la Russie et les Etats-Unis – plus l’Allemagne. Les pourparlers devraient avoir lieu à Vienne.

Le triomphe des Républicains aux élections de mi-mandat infléchira encore davantage à droite la politique étrangère américaine en intensifiant la menace de guerre contre l’Iran. Ileana Ros-Lehtinen (Républicaine de Floride) présidera en janvier le Comité des Affaires étrangères du Parlement. Elle rejette une diplomatie avec l’Iran en préconisant le type d’embargo économique qu’elle a soutenu de façon véhémente contre Cuba.

Ros-Lehtinen est également une fervente partisane des Moudjahidine-e-Khalq (MEK) qui ont affirmé avoir perpétré des attaques terroristes en Iran et qui ont été désignés par le Département d’Etat américain comme « organisation terroriste étrangère. »

Près d’un tiers des Républicains de la Chambre des Représentants a soutenu en juillet dernier la résolution accordant un soutien explicite à Israël pour qu'il procède à des frappes militaires contre l’Iran.

Le gouvernement Obama et les démocrates du congrès ont déjà durci les menaces contre l’Iran. Après avoir fait passer de force une nouvelle série de sanctions anti iraniennes au Conseil de sécurité des Nations unies, le gouvernement a promulgué en juillet dernier une loi prévoyant une nouvelle série de sanctions unilatérales américaines visant à paralyser l’économie iranienne en accroissant la misère de la population dans le pays de façon à déstabiliser le gouvernement.

Ces sanctions pénalisent les banques et les entreprises étrangères qui investissent ou qui négocient avec l’Iran en restreignant leur accès aux marchés américains et en leur supprimant la possibilité d’accéder aux contrats du gouvernement américain. Ces sanctions ciblent tout particulièrement le secteur clé de l'énergie en Iran.

Selon un article de David Sanger paru la semaine passée dans le New York Times, même si l’Iran devait participer la semaine prochaine aux négociations à Vienne, Washington n’engagerait pas de négociations sérieuses. Son principal objectif motivant sa participation est de voir « si une nouvelle série exceptionnellement vastes de sanctions économiques modifierait le calcul nucléaire de l’Iran. »

L’article explique que la nouvelle proposition américaine est « même encore plus coûteuse qu'un marché que le dirigeant suprême du pays, l’ayatollah Ali Khamenei, avait refusé l’année dernière. » Elle nécessiterait que l’Iran stoppe la production d’énergie nucléaire et abandonne plus de deux-tiers d’uranium en plus qu’il n’est stipulé dans l’accord conclu à titre d’essai lors des pourparlers d’il y a un an.

L’article du Times dit que Washington croit que jusque-là on « n’a pas obtenu grand-chose » pour ce qui est des sanctions «  ce qui a déclenché une discussion à la Maison Blanche quant à la question de savoir s’il serait utile ou contre-productif s’il [Obama] parlait plus ouvertement des options militaires.

Dennis Ross, le conseiller spécial d’Obama sur les Affaires du Proche-Orient, a eu un discours identique lors d’une allocution prononcée le 25 octobre à l’occasion d’une conférence du Comité américain des affaires publiques d’Israël, le principal groupe de pression américain pro Israël.

Après s’être vanté que les sanctions américaines avaient provoqué une importante crise économique, de l’inflation et du chômage en Iran, Ross a soulevé la menace implicite d’une guerre : « Finalement nous espérons que la forte pression à laquelle l’Iran est confrontée aujourd’hui l’obligera à adopter une autre attitude. La porte de la diplomatie reste ouverte et nous recherchons bien sûr une solution pacifique à notre conflit avec l’Iran. Mais si l’Iran devait poursuivre son attitude défiante en dépit de son isolement grandissant et des dommages causés à son économie, ses dirigeants devraient écouter attentivement le président Obama qui a souvent dit, « nous sommes déterminé à empêcher que l’Iran obtienne l'arme nucléaire. »

L’appel, peut-être le plus glaçant, à une escalade de la menace militaire contre l’Iran se trouve dans une rubrique intitulée « La relance par la guerre? », écrite la veille des élections de mi-mandat par le chroniqueur du Washington Post, David Broder, le soi-disant « doyen des chroniqueurs politiques de Washington. »

Se plaignant de ce que l’aggravation de la crise économique est en train de créer une « situation décourageante » pour espérer qu'Obama remporte un deuxième mandat en 2012, Broder, un partisan servile du président démocrate, a imaginé deux scénarios à l’aide desquels ce défi pourrait être surmonté. Le premier est l’espoir vain que la crise économique sera surmontée par une relance économique. Broder conclut que « le marché ira où il doit aller » et qu’un tel résultat n’était pas fiable.

Il suggère une autre solution fondée sur l’histoire tumultueuse du 20ème siècle.

« Rappelez-vous FDR [Franklin Delano Roosevelt] et la grande dépression, » écrit-il. « Qu’est-ce qui a finalement résolu cette crise économique ? La Seconde guerre mondiale. »

« Et c’est là qu'Obama pourrait réussir. Recueillant un fort soutien des Républicains au Congrès s'il défie les ambitions de l’Iran de devenir une puissance nucléaire, il peut passer une grande partie de 2011 et 2012 à orchestrer une épreuve de force avec les mollahs. Ceci l’aidera politiquement parce que le parti d’opposition l’encouragera dans ce sens. Et, à mesure que la tension va monter et que nous accélérerons les préparatifs de guerre, l’économie s’améliorera. »

Et voilà où l’on en est: une modeste proposition pour relancer l’économie et gagner la campagne pour un second mandat, au prix de la mort de centaine de milliers sinon de millions de personnes.

Ce qui sous-tend de telles propositions sanguinaires ne sont pas seulement les cyniques calculs politiques de l’un ou de l’autre des deux partis américains droitiers pro-impérialistes mais plutôt le déclin historique du capitalisme américain et la plus profonde crise du système capitaliste mondial depuis la Grande dépression des années 1930.

Ces deux partis souscrivent au militarisme. Ceci reflète le consensus, au sein de l’élite dirigeante, que le capitalisme américain est en mesure de compenser son déclin économique par le recours à la force militaire pour établir l’hégémonie américaine dans les régions riches en énergie et géo-stratégiquement cruciales du Moyen-Orient et d’Asie centrale.

Les paroles de Broder et des Républicains ainsi que les actions du gouvernement Obama soulignent la menace d’une nouvelle guerre qui sera bien plus sanglante et qui impliquera le danger d’une conflagration mondiale

Bill Van Auken

19 novembre

Source : WSWS
http://www.wsws.org/...

http://www.palestine-solidarite.org:80/analyses.Bill_Van-Auken.191110.htm


4-2 Rick Rozoff : Préparations de guerre contre l'Iran ?

La mer d'Oman au centre de la guerre de l'Occident au 21e siècle.

La progression monumentale des ventes d'armes et le développement de la puissance navale et aérienne dans la région de la mer d'Oman sont sans précédent.

Ces deux phénomènes sont également des plus alarmants.

Bientôt, un quart des porte-avions nucléaires du monde seront dans la mer d'Oman.

Le super porte-avions à propulsion nucléaire de classe Nimitz, l’USS Abraham Lincoln, est arrivé dans la région le 17 octobre pour se joindre au groupe aéronaval de l'USS Harry S. Truman, lequel est arrivé sur les lieux le 18 juin dans le cadre d'une ronde régulière.

Le Charles de Gaulle, navire-amiral de la marine française, le seul porte-avions du pays et l'unique porte-avions nucléaire non étasunien, rejoindra prochainement ses deux semblables des États-Unis. Ces derniers possèdent la moitié des vingt-deux porte-avions du monde entier, les onze super porte-avions (pouvant transporter plus de 70 000 tonnes) et onze des douze porte-avions nucléaires.

En ce qui concerne le déploiement non planifié d'un second porte-avions étasunien dans la région, un reportage de CBS News signalait :

Les frappes aériennes en Afghanistan ont doublé et le secrétaire à la Defense Robert Gates a ordonné qu'un deuxième porte-avions, l'USS Lincoln, prenne part au combat.

La présence de deux porte-avions opérant au large de la côte du Pakistan signifie qu'environ cent vingt aéronefs sont disponibles pour des missions en Afghanistan, cela sans compter les missions des Forces aériennes étasuniennes provenant de Bagram et de Kandahar [1].

Les pays entourant la mer d'Oman sont la Somalie, Djibouti, le Yémen, Oman, l'Iran, le Pakistan, l'Inde et les îles Maldives.

L'USS Lincoln et l'USS Truman sont actuellement assignés à la zone de responsabilité de la 5e Flotte des États-Unis, laquelle englobe le nord de l'océan Indien et ses affluents : la mer d'Oman, la mer Rouge, le golfe d'Aden et la côte est de l'Afrique jusqu'au sud du Kenya, le golfe d'Oman et le golfe Persique.

En plus des pays mentionnés ci-dessus, les pays bordant la mer Rouge et le golfe Persique sont l'Égypte, l'Érythrée, Israël, la Jordanie, l'Arabie Saoudite, le Soudan, Bahreïn, l'Irak, le Koweït, le Qatar et les Émirats arabes unis.

La 5e Flotte est la première flotte créée après la guerre froide. Inactive depuis 1947, elle a été remise en service en 1995. (La 4e Flotte, assignée à la mer des Caraïbes, à l'Amérique centrale et du Sud, a aussi été remise en service il y a deux ans après avoir été désarmée en 1950.)

Cette flotte partage son commandant et son quartier général avec le Commandement central des forces navales des États-Unis (CENTCOM) à Manama à Bahreïn, situé face à l'Iran, de l'autre côté du golfe Persique. CENTCOM a été le dernier commandement fondé par le Pentagone durant la guerre froide (1983) et sa zone de responsabilité, appelée Grand Moyen-Orient, s'étend de l'Égypte à l'ouest au Kazakhstan à l'est, aux frontières de la Chine et de la Russie.

La 5e Flotte et le Commandement central des forces navales sont conjointement responsables de cinq forces opérationnelles à l'œuvre dans la mer d'Oman et les environs, lesquelles patrouillent plusieurs passages obligés de la planète : le canal de Suez liant la mer Rouge à la Méditerranée, où la 6e Flotte des États-Unis et l'opération Active Endeavor de l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord (OTAN) ont une grande influence; Bab el-Mandeb, reliant la mer Rouge au golfe d'Aden; et le détroit d'Ormuz, entre le golfe d'Oman et le golfe Persique.

La force opérationnelle interalliée 150 (CTF-150) est un groupe naval multinational fondé en 2001, possédant des installations logistiques dans la corne de l'Afrique, à Djibouti. Elle mène des opérations du détroit d'Ormuz à la mer Rouge, en passant par le golfe d'Aden et Bab el-Mandeb, et au sud jusqu'aux Seychelles, pays de l'océan Indien. L'an dernier le Pentagone a fait l'acquisition d'une installation militaire dans ce pays, sa deuxième dans un pays africain, où des véhicules aériens sans pilotes Reaper (drones), des anti-sous-marins PC-3 Orion, des aéronefs de surveillance, ainsi que 112 personnels de la Marine ont été déployés. La Grande-Bretagne, le Canada, le Danemark, la France, l'Allemagne, le Pakistan, la Corée du Sud et la Thaïlande fournissent à l'heure actuelle des navires et du personnel à la CTF-150. D'autres participants se sont joints récemment, dont l'Australie, l'Italie, les Pays-Bas, la Nouvelle-Zélande, le Portugal, Singapour, l'Espagne et la Turquie.

La force opérationnelle interalliée 151 (CTF-151) a pour sa part été établie en janvier 2009. Elle mène des opérations dans le golfe d'Aden et le bassin Somalien, et couvre une zone de 1,1 million de mille carré. Il est prévu que vingt pays participeront à cette force opérationnelle menée par les États-Unis. La Grande-Bretagne, le Canada, le Danemark, la France, les Pays-Bas, le Pakistan, Singapour, la Corée du Sud et la Turquie se sont déjà engagés.

De son côté, la force opérationnelle interalliée 152 (CTF-152) est à l’œuvre du nord du golfe Persique au détroit d’Ormuz, entre les zones de responsabilité des CTF-150 et CTF-158, et fait partie de l’Opération libération de l’Irak.

Enfin, la force opérationnelle 158 (CTF-158) opère dans l’extrême nord du golfe Persique. Elle fait également partie de l’Opération libération de l’Irak et se compose de navires britanniques, australiens et étasuniens. Ses principales tâches comprennent la supervision des installations pétrolières de l’Irak et la création d’une marine irakienne contrôlée par le Pentagone.

Les États-Unis ont divisé le monde en six commandements militaires régionaux et en six flottes. La mer d’Oman est couverte par trois des commandements militaires du Pentagone : le Commandement central, le Commandement pour l’Afrique (USAFRICOM ou AFRICOM) et le Commandement du Pacifique. Cela indique l’importance attachée à la région.

En plus du quartier général de la 5e Flotte et du Commandement central des forces navales à Bahreïn, le Commandement central dirige des bases aériennes, de déploiement avancé et d’instruction dans le golfe Persique au Koweït, à Oman, au Qatar et aux Émirats arabes unis, s’ajoutant aux 56 000 troupes et aux bases aériennes, navales et de l’infanterie en Irak.

Plusieurs mois avant les attaques du 11 septembre 2001 à New York et au Pentagone, les États-Unis ont signé un accord avec un petit pays, Djibouti (avec une population de 725 000 d’habitants), pour l’acquisition d’une ancienne base navale française, Camp Lemonnier. Celle-ci est devenue une base expéditionnaire étasunienne hébergeant le groupe de forces interarmées multinationales pour la Corne de l’Afrique, affecté au Commandement pour l’Afrique, puisque ce dernier a été mis en service il y a deux ans. La zone de responsabilité du groupe de forces interarmées multinationales pour la Corne de l’Afrique comprend Djibouti, l’Éthiopie, l’Érythrée, le Kenya, les Seychelles, la Somalie, le Soudan, la Tanzanie, l’Ouganda, le Yémen, ainsi que ces pays de l’océan Indien : les Comores, Maurice et Madagascar.

Au début de 2002, les États-Unis ont déployé 800 troupes des opérations spéciales au Camp Lemonnier pour mener des opérations clandestines au Yémen, situé en face du Djibouti, de l’autre côté du golfe d’Aden. Il y a maintenant environ 2000 troupes étasuniennes dans le pays et 3000 troupes françaises sur cette base militaire décrite comme la plus grande de la France à l’étranger. Au début de la décennie, l’Allemagne a déployé 1200 troupes à Djibouti avec des forces espagnoles et néerlandaises. La Grande-Bretagne a ajouté des troupes en 2005.

En tout, il y a entre 8000 et 10 000 personnels militaires des pays membres de l’OTAN à Djibouti. Le Pentagone a utilisé le Camp Lemonnier, le port de Djibouti et l’aéroport international du pays pour lancer des attaques au Yémen et en Somalie, et les troupes françaises au pays ont assisté Djibouti dans son conflit armé avec sa voisine l’Érythrée en 2008. La France utilise le pays pour entraîner ses troupes pour la guerre en Afghanistan et le Pentagone s’en est servi pour soutenir l’invasion de la Somalie en 2006.

Habituellement, un porte-avions, au coeur d’un groupe aéronaval d’attaque, est affecté à la 5e Flotte des États-Unis. Avec l’arrivée de l’USS Lincoln se joignant à l’USS Truman ce mois-ci dans la mer d’Oman, deux porte-avions sont maintenant affectés à cette flotte. L’USS Lincoln est accompagné d’un destroyer lance-missiles et « amène plus de 60 aéronefs additionnels à ce théâtre en soutien à l’opération "Liberté immuable" [2] ».

Le groupe d’attaque de l’USS Truman comprend quatre destroyers équipés du système Aegis et pour des missiles antimissiles balistiques Standard Missile-3, d’un croiseur lance-missiles et de la frégate allemande FGS Hessen. Le Carrier Wing 3 rattaché au porte-avions comprend trois escadrons d’avions de combat, un escadron naval d’interception et d’attaque, ainsi que des escadrons de détection aérienne avancée, d’attaque électronique et d’hélicoptères anti-sous-marins.

Depuis qu’il est passé par le canal de Suez le 28 juin et jusqu’à la fin du mois dernier, le Carrier Wing 3 avait « complété plus de 3300 sorties aériennes et enregistré plus de 10 200 heures de vol, dont plus de 7200 en appui aux forces terrestres de la coalition en Afghanistan [3] ». Sept mille matelots et marines sont rattachés au groupe aéronaval d’attaque USS Truman.

Préalablement, peu après son entrée dans la mer Méditerranée en mai, l’USS Truman a engagé le combat avec son semblable, le porte-avions nucléaire français Charles de Gaulle, lors d’exercices d'interopérabilité interarmées à Marseille. Des avions de guerre français ont atterri sur le pont du Truman et des avions étasuniens sur celui du Charles de Gaulle.

Le porte-avions français a été renvoyé au port pour des réparations le jour où il prenait la mer pour « une mission de quatre mois visant à appuyer le combat en Afghanistan [mais] il reprendra le temps perdu en mer et son itinéraire ne changera probablement pas ».

Sa nouvelle mission, la première depuis 2007, « est de se joindre à la bataille contre la piraterie au large de la Somalie dans l’océan Indien et à la mission de l’OTAN en Afghanistan ».

« La nouvelle mission du navire est de se joindre au combat contre les pirates qui a lieu au large de la côte somalienne dans l’océan Indien, [où une] mission de l’OTAN est en cours [4]. » Des porte-avions nucléaires constituent un choix étrange pour faire face à la piraterie.

Le déploiement de l’OTAN en question est l’opération Ocean Shield, inaugurée en août 2009 et prolongée jusqu’à la fin de 2012. Les 1er et 2e Groupes de la Force navale permanente de réaction de l'OTAN, lesquels ont également visité Bahreïn, le Koweït, le Qatar, les Émirats arabes unis et participé à des manœuvres navales interarmées avec le Pakistan, à l’extrémité est de la mer d’Oman, effectuent des rotations pour l’opération dans le golfe d’Aden.

L’opération étasunienne « Liberté immuable » inclut 16 pays au total : l’Afghanistan, le Pakistan, l’Ouzbékistan, Cuba (baie de Guantánamo), Djibouti, l’Érythrée, l’Éthiopie, la Jordanie, le Kenya, le Kirghizistan, les Philippines, les Seychelles, le Soudan, le Tadjikistan, le Turquie et le Yémen. Les efforts de l’OTAN égalent et renforcent ceux du Pentagone sur toute la largeur de la mer d’Oman, de la Corne de l’Afrique à l’Asie centrale et du Sud.

Lors de son sommet à Istanbul en Turquie en 2004, l’OTAN a lancé l’Initiative de coopération d’Istanbul afin d’établir un partenariat militaire avec les six États membres du Conseil de coopération du Golfe, soit Bahreïn, le Koweït, Oman, le Qatar, l’Arabie Saoudite et les Émirats arabes unis, et, entre-temps, a fait de la coopération et des échanges militaires avec eux [5]. Les Émirats arabes unis ont fourni des troupes à l’OTAN pour la guerre en Afghanistan et hébergent une base aérienne secrète pour le transit des troupes et de l’équipement vers la zone de guerre.

En mai 2009, le président français Nicolas Sarkozy a ouvert une base militaire aux Émirats arabes unis, la première base française permanente dans le golfe Persique et la première à l’étranger depuis 50 ans. Avec ses bases navale et aérienne et son camp d’entraînement, l’ouverture de cette installation a donné l’impression d’une démonstration de force contre l’Iran, qui se dispute avec les Émirats arabes unis l’île d’Abu Moussa dans le golfe Persique.

Les forces de l’OTAN opèrent également à partir de bases au Kirghizistan, au Tadjikistan et en Ouzbékistan. L’Alliance de l’Atlantique Nord a lancé plusieurs attaques d’hélicoptères de combat au Pakistan depuis la fin du mois dernier et a tué trois soldats pakistanais le 30 septembre.

Cent vingt mille troupes provenant d’environ 50 pays servent sous l’égide de la Force internationale d'assistance à la sécurité de l’OTAN en Afghanistan.

 

Cette année, l’OTAN a transporté des troupes ougandaises par avion en Somalie pour qu’elles prennent part au conflit armé dans ce pays.

Le porte-avions Charles de Gaulle en route vers la mer d’Oman, également pour appuyer la guerre en Somalie ainsi que pour des opérations au large de la côte somalienne, a été commandé en 2001. Sept mois plus tard il est parti pour la mer d’Arabie pour appuyer l’opération « Liberté immuable » et la guerre en Afghanistan. Le 19 décembre cette année-là, des avions d’attaque Super Étendard et des chasseurs Rafale ont décollé de son pont pour effectuer des bombardements et des missions de reconnaissance, plus de 140 au total.

Les avions de guerre Super Étendard et Mirage affectés par la suite en mars au Charles de Gaulle on lancé des attaques aériennes avant et durant l’opération Anaconda dirigée par les États-Unis.

Lorsque le porte-avions français arrivera dans la mer d’Oman ce mois-ci, il sera accompagné de deux frégates, d’un sous-marin d’attaque, d’un navire-citerne ravitailleur, de 3000 matelots et de 27 aéronefs : 10 chasseurs Rafale F3, 12 avions d’attaque Super Étendard, 2 avions d’alerte lointaine Hawkeye et trois hélicoptères.

Selon le commandant du groupe, le contre-amiral Jean-Louis Kerignard « la force aiderait les marines alliées à combattre la piraterie au large de la côte somalienne et enverrait des jets pour appuyer l’OTAN dans le ciel afghan ».

Les navires s’entraîneront avec des alliés de l’Arabie Saoudite, de l’Inde, de l’Italie, de la Grèce et des Émirats arabes unis et feront deux escales à la base française de Djibouti avant de retourner en France en février 2011 [6].

En comptant le groupe aéronaval d’attaque composé de l’USS Lincoln et de l’USS Truman, il y aura trois porte-avions, dix autres navires, un sous-marin d’attaque et pas moins de 150 aéronefs militaires dans la mer d’Oman. Cela s’ajoute aux cinq navires de guerre du 1er Groupe de la Force navale permanente de réaction de l'OTAN déjà dans ce théâtre, aux 14 à 15 navires de la CTF 150 et probablement à une douzaine d’autres avec les CTF-151, CFT-152 et CTF-158. Une formidable armada couvrant la mer d’un bout à l’autre.

En ce qui a trait au nord de la mer d’Oman, du golfe d’Oman et du golfe Persique, le 21 octobre les États-Unis ont annoncé un contrat de vente d’armes de 60 milliards de dollars avec l’Arabie Saoudite pour des chasseurs perfectionnés, des hélicoptères, des missiles et d’autres armes et équipements, « le plus gros contrat de vente d’armes de l’histoire des États-Unis selon une agence de presse occidentale [7] ».
Des bases militaires étasuniennes entourent l’Iran

Le mois dernier le Financial Times a dévoilé que Washington prévoit vendre des armes à l’Arabie Saoudite, au Koweït, à Oman et aux Émirats arabes unis pour une valeur de 123 milliards de dollars. En janvier de cette année, des rapports ont fait surface concernant des plans de la Maison-Blanche pour la vente de batteries de missiles Patriot à Bahreïn, au Koweït, au Qatar et à l’Arabie Saoudite. Par ailleurs, la Marine des États-Unis patrouille dans le golfe Persique avec des navires de guerre équipés de missiles intercepteurs Standard Missile-3 [8].

Relativement à l’est de la mer d’Oman, la secrétaire d’État Hillary Clinton a annoncé le 23 octobre un plan d’aide militaire de cinq ans d’une valeur de 2 milliards de dollars au Pakistan. On rapporte également que la visite du président Obama en Inde prévue le mois prochain aura entre autres pour but une importante vente d’armes qui fera des États-Unis le principal fournisseur d’armes de l’Inde, évinçant ainsi la Russie.

La progression monumentale des ventes d'armes et le développement de la puissance navale et aérienne dans la région de la mer d'Oman sont sans précédent. Ces deux phénomènes sont également des plus alarmants.

L’Occident, les États-Unis et leurs alliés de l’OTAN intensifient les opérations militaires dans la région, de l’Asie à l’Afrique en passant par le Moyen-Orient. Le théâtre d’opérations s’est récemment élargi, allant de l’Asie du Sud à la péninsule d’Arabie, avec des attaques de drones et d’hélicoptères au Pakistan et des frappes de missiles de croisière au Yémen.

Une guerre qui a commencé au début du siècle en est à sa dixième année et tout porte à croire qu’elle sera permanente.

Notes

1) CBS News, October 18, 2010

2) Navy NewsStand, October 17, 2010

3) Navy NewsStand, September 26, 2010

4) Associated Press, October 14, 2010

5) NATO In Persian Gulf: From Third World War To Istanbul, Stop NATO, February 6, 2009, http://rickrozoff.wordpress.com/2009/08/26/nato-in-persian-gulf-from-third-world-war-to-istanbu

6) Expatica, October 13, 2010

7) Deutsche Presse-Agentur, October 21, 2010

8) U.S. Extends Missile Buildup From Poland And Taiwan To Persian Gulf,    Stop NATO, February 3, 2010,    http://rickrozoff.wordpress.com/2010/02/03/u-s-extends-missile-buildup-from-poland-and-taiwan-to-persian-gulf

Article original en anglais : Ongoing Iran War Preparations? Arabian Sea: Center Of West's 21st Century War, publié le 25 octobre 2010.

Rick Rozoff

Mondialisation.ca,

Le 5 novembre 2010
Rick Rozoff est correspondant à Chicago pour le Centre de recherche sur la mondialisation (
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Traduit par Julie Lévesque pour Mondialisation.ca.

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  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

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