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25/11/2010

n°61 - journal d'Iran - 05-11 au 24-11 - : Suite : Bill Van Auken : Les Etats-Unis intensifient les menaces de guerre contre l'Iran.


n°61 -  journal d'Iran - 05-11 au 24-11 - : Suite  : Bill Van Auken : Les Etats-Unis intensifient les menaces de guerre contre l'Iran.



journal d'Iran   n°61 du 05-11 au 24-11

                C.De Broeder & M.Lemaire



a) Le "Journal d'Iran" est  visible  sur les blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

http://www.palestine-solidarite.org/journaux.CathyetMarc.htm 

cette page est accessible depuis la page d'accueil ( http://www.palestine-solidarite.org/ ) colonne de gauche.

d) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire :

2 Politique Internationale

1 Usa

2 Les voisins

3 Organisations Mondiales & régionales

4 Le Monde

2 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

2-1 Diabolisation de l'Iran

2-2  "La Face Cachée du Pétrole"  : Le partage du monde.

2-3 Pascal Sacre : Ces prisonniers politiques dont les médias ne parlent pas.

 


2) Politique des Usa

Préparation à la guerre

Gates avertit les pays latino-américains négociant avec l'Iran.

Le secrétaire américain à la guerre Robert Gates a mis en garde dimanche les pays d'Amérique latine qui mènent des négociations avec l'Iran sur le développement de capacités nucléaires, les appelant à la prudence face aux motivations de Téhéran.
Le responsable américain s'adressait à la presse à son arrivée à Santa Cruz (est de la Bolivie) où se tient à partir de lundi la 9e conférence des ministres de la Défense des Amériques. Le pays hôte, la Bolivie, est l'un des pays d'Amérique latine intéressés par une coopération avec l'Iran dans le domaine du nucléaire.
Compte tenu de "la volonté délibérée" des Iraniens "d'ignorer les résolutions successives du Conseil de sécurité de l'ONU, "je pense que les pays qui sont en train de négocier avec l'Iran dans ce domaine doivent être très circonspects et très prudents dans leurs rapports avec les Iraniens pour ce qui concerne les motivations de ces derniers et ce qu'ils tentent réellement de faire", a prétendu Gates.
Si les négociations portent sur l'énergie nucléaire à usage civil, "tous peut être garanti sous l'égide de l'AIEA (Agence internationale de l'énergie atomique), et nous n'aurions aucune objection", a ajouté Gates, qui a mis en doute la capacité de l’Iran de réaliser de tels projets. 
Fin octobre, le président bolivien Evo Morales avait annoncé qu'un projet commun avec l'Iran de construction d'une centrale nucléaire en Bolivie pour produire de l'électricité était à l'étude.  
L'Iran a développé ces dernières années ses relations avec plusieurs pays d'Amérique latine, en particulier le Venezuela, la Bolivie, le Brésil et le Nicaragua, qui ont pris leurs distances par rapport aux pressions des Etats-Unis pour isoler

22/11/2010

l'Iran.http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=162915&language=fr


Dans les coulisses et au sénat

Les Etats-Unis refusent la présence de la Turquie et du Brésil dans les prochaines négociations avec l'Iran.  

 La secrétaire d'État américaine Hillary Clinton dans une décision égoïste a rejeté la présence de la Turquie et du Brésil dans le cadre des prochaines négociations entre les États occidentaux et l’Iran l'Iran.
Elle a affirmé que les discussions ne devaient avoir lieu que dans le cadre du Groupe 5+1.

Mme Clinton a déclaré mercredi que seuls les représentants des États composant le groupe 5 +1 doivent assister à la première série de discussions avec l'Iran.
Elle a également déclaré que la date et le lieu des négociations devraient être fixés par la Haute représentante de l'Union européenne pour les Affaires étrangères, Catherine Ashton, au nom du groupe 5+1.
Le chef du dossier nucléaire iranien, Saïd Jalili, a proposé aux six grandes puissances une rencontre à Istanbul le 23 novembre ou le 5 décembre, a indiqué mardi une source diplomatique européenne.
L'Iran et le groupe 5+1 composé des États-Unis, de la Grande-Bretagne, de la France, de la Russie, de la Chine et e l'Allemagne ont affirmé en octobre leur volonté de reprendre les discussions interrompues en octobre 2009.
Plusieurs sources diplomatiques ont estimé que la dernière initiative de la secrétaire d’Etat américaine allait à l'encontre des normes internationales qualifiant ses déclarations de mercredi comme une entrave à la reprise la tenue des pourparlers.
S'exprimant sur la question, un diplomate a déclaré au correspondant de l’IRNA à Vienne, que "les États-Unis ne cessent de parler de la communauté internationale se demandant si la Turquie et le Brésil sont ou pas membres à part entière de la communauté internationale".

Il a ajouté ironiquement qu’il s’agissait peut-être d’une communauté virtuelle internationale découverte par les États-Unis.

12/11/2010

httphttp://www2.irna.ir


Sur le terrain

Les importations américaines en provenance de l'Iran: 100% d'augmentation  

Les importations des Etats-Unis, en provenance de l'Iran, ont augmenté de plus de 100%, dans les trois premiers trimestres de cette année, malgré les sanctions unilatérales de Washington contre Téhéran, a rapporté Press TV.
Selon les chiffres publiés par les statistiques du Bureau de commerce extérieur des Etats-Unis, les Américains ont importé 92,7 millions de dollars de marchandises, en provenance de l'Iran, de Janvier à Septembre 2010, comparativement à 45,1 millions de dollars, durant la même période, en 2009.

Ces chiffres montrent, clairement, que malgré les sanctions unilatérales imposées par les Etats-Unis et leur volonté de se faire accompagner par les autres pays, Washington a échoué dans sa politique.

15/11/2010

 http://french.irib.ir



2) Politique d'Israël

Netanyahou

Netanyahu va demander aux USA de menacer l'Iran militairement pour le contraindre à renoncer à son programme nucléaire.

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, va demander dimanche au vice-président américain Joe Biden que les Etats-Unis menacent l'Iran militairement pour le contraindre à renoncer à son programme nucléaire, a-t-on appris de sources politiques israéliennes. Lire la suite l'article

Benjamin Netanyahu a entamé ce dimanche une visite de cinq jours aux Etats-Unis où il doit rencontrer Joe Biden mais pas le président Barack Obama, en tournée en Asie.

D'après ces sources, le chef du gouvernement israélien envisage de dire au vice-président américain: "La seule manière de s'assurer que l'Iran ne deviendra pas une puissance nucléaire est de créer une menace crédible d'action militaire à son encontre s'il continue d'avancer vers l'arme nucléaire."

"Les sanctions économiques compliquent la tâche de l'Iran mais on ne distingue aucun signe montrant que le régime des ayatollahs envisage d'arrêter son programme nucléaire à cause d'elles."

Interrogé sur ces propos, un membre de la délégation accompagnant le Premier ministre israélien aux Etats-Unis a déclaré que Benjamin Netanyahu insisterait dans toutes ses interventions sur la nécessité pour les Etats-Unis d'intensifier leurs pressions sur l'Iran.

POURPARLERS DIRECTS

La République islamique dément que son programme d'enrichissement d'uranium soit destiné à se doter de l'arme atomique.

La rencontre entre Biden et Netanyahu doit avoir lieu dimanche avant que le vice-président ne prenne la parole devant la Conférence américano-juive, où le Premier ministre israélien prononcera à son tour un discours, lundi.

Netanyahu se rendra ensuite à New York pour des entretiens lundi avec le secrétaire général de l'Onu Ban Ki-moon et jeudi avec la secrétaire d'Etat Hillary Clinton.

Celle-ci a déclaré œuvrer sans relâche à une reprise des pourparlers directs entre Israéliens et Palestiniens, que ces derniers conditionnent à un nouveau gel de la colonisation juive en Cisjordanie.

Mais certains analystes estiment que les déboires de l'administration démocrate d'Obama aux élections de mi-mandat, cette semaine, ont réduit sa capacité à faire pression sur Israël, dont les républicains sont les alliés les plus proches outre-Atlantique.

"C'est notre ardent désir que l'impasse actuelle puisse être surmontée et que nous assistions à un retour rapide à des pourparlers directs avec les Palestiniens", a déclaré Mark Regev, porte-parole de Netanyahu, durant le vol Tel Aviv-La Nouvelle Orléans.

8/11

http://fr.news.yahoo.com/4/20101107/twl-usa-netanyahu-38cfb6d.html

http://www.voltairenet.org:80/article164071.html



Les Voisins

Turquie

12-11

Le parlementaire turc Mourad Mourjane, a souligné lors d’une rencontre avec le président de la Commission des relations étrangères au parlement turc, la nécessité de poursuivre la collaboration entre son pays et l’Iran, et salué la position du guide suprême Sayed Ali Khamenei qui a décrété l’interdiction de recours à l’arme atomique.

http://www.almanar.com.lb


Russie

10-11

En 2007, Téhéran et Moscou ont signé un contrat d’un montant d’environ 800 millions de dollars portant sur les livraisons à l’Iran de cinq divisions de missiles S-300 PMU-1

Le président russe Dmitri Medvedev a publié mercredi 22 septembre un décret interdisant la livraison de missiles sol-air S-300 à l’Iran, en application des sanctions prises en juin dernier par le Conseil de sécurité de l’Onu , imposant des restrictions sur la fourniture à Téhéran d’armes conventionnelles, dont les missiles, les chars, les hélicoptères de combat, les avions d’assaut et les bâtiments de guerre.

RIA Novosti

http://www.comite-valmy.org:80/spip.php?breve472



Dans le monde

Belgique

Jean-Pierre Stroobants : Deux entreprises belges ont livré de l'uranium à l'Iran.

Deux entreprises belges ont livré de l'uranium enrichi et du zirconium à l'Iran. Ce matériel, exporté illégalement, pourrait être utilisé à des fins civiles, mais aussi militaires, par Téhéran. Les entreprises font actuellement l'objet d'enquêtes judiciaires.

L'affaire a été révélée, mardi 9 octobre, par un député écologiste flamand, Kristof Calvo, qui a interpellé le ministre fédéral de l'énergie Paul Magnette (PS).

Ni le cabinet du ministre, ni le ministère de la Région flamande, en partie compétente pour l'octroi de certaines licences d'exportation, n'ont révélé le nom des deux entreprises, qui seraient situées en Flandre.

COMPLEXITÉ DES PROCÉDURES BELGES ?

Il y a quelques mois, le gouvernement fédéral avait refusé à des entreprises le droit d'exporter en Iran du matériel pour des turbines nucléaires. D'autres sociétés auraient pu profiter de la complexité des procédures belges. Les régions sont compétentes pour les octrois de licences d'exportation d'armement, l'Etat fédéral pour le nucléaire. Une région, saisie d'une demande d'exportation de matériel, doit saisir une commission d'avis avant d'obtenir une autorisation du ministère fédéral de l'énergie…

Selon le député Kristof Calvo, l'affaire tombe d'autant plus mal pour la Belgique qu'elle exerce actuellement la présidence du Conseil européen. Le gouvernement d'affaires courantes pourrait, selon l'élu écologiste, faire l'objet de critiques sévères de la part de la Commission européenne et de l'Agence internationale de l'énergie atomique.

Jean-Pierre Stroobants

Le Monde.fr |

10.11.

http://www.lemonde.fr/europe/article/2010/11/10/deux-entreprises-belges-ont-livre-de-l-uranium-a-l-iran_1437931_3214.html



2 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.

Ndlr : la publication de l'article ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information. 

 

2-1 Diabolisation de l'Iran

 http://www.youtube.com/watch?v=z27HIF6TARg&feature=player_embedded#!

 

2-2 Diabolisation de l'Iran part2

VIDEO 1 http://www.alterinfo.net/Diabolisation-de-l-Iran_a51747.html

 

2-3 Diabolisation de l'Iran par 3 

VIDEO 2 http://www.youtube.com/watch?v=vClrjV7ws5Q&feature=player_embedded

 


2-2  "La Face Cachée du Pétrole"  : Le partage du monde.

Ndlr : la publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

“La face cachée du pétrole”, documentaire de Patrick Barbéris adapté du livre du même nom d’Éric Laurent, montre en deux fois une heure que “l’or noir” aura été le moteur de l’histoire du XXè siècle et de ce début de XXIè siècle. Des premiers forages de Rockefeller en 1860 jusqu’à l’actuelle guerre en Irak, en passant par la Seconde Guerre mondiale, la Guerre froide et le choc pétrolier de 1973, toute l’histoire géopolitique est intrinsèquement liée à l’or noir.

VIDEO 1 cliquez sur ce lien : http://www.dailymotion.com/video/xewkez_la-face-cachee-du-petrole-12-le-par_news

VIDEO 2 cliquez sur ce lien: http://www.dailymotion.com/video/xewm92_la-face-cachee-du-petrole-2-2-les-g_news


2-3 Pascal Sacre : Ces prisonniers politiques dont les médias ne parlent pas.

Vendredi 5 novembre 2010
À la prisonnière 650

Quelle différence y a-t-il entre des opposants politiques emprisonnés aux États-Unis, en Iran ou en Chine ?

Entre des prisonniers condamnés à mort, soumis à la torture, incarcérés sans procès et internés en institution psychiatrique en Norvège, aux États-Unis, en Arabie Saoudite, en Iran ou en Chine ? Entre Aafia Siddiqui, Lynne Stewart, Synnove Fjellbakk Tafto et Liu Xiaobo (Prix Nobel de la paix 2010), Farah Vazehan [1], Hossein Derakhshan [2] ?

Le traitement médiatique et politique de ces prisonniers d’opinion n’est pas du tout le même selon qu’ils servent ou desservent les intérêts de l’impérialisme des États-Unis et de leurs alliés.

Aafia Siddiqui, une femme pakistanaise de 36 ans, fut amenée le 5 août 2008 enchaînée, blessée aux épaules par deux coups d’armes à feu, squelettique, tremblante et en état de choc, dans une salle de tribunal de « la plus grande » démocratie occidentale, à New York. Cette femme est diplômée en neurologie du Massachusetts Institute of Technology et de l’Université de Brandeis [3] aux USA, mère de trois enfants, elle a vécu de nombreuses années tranquilles aux États-Unis.

Elle a été accusée de tentative d’assassinat sur des officiers de l’armée et des agents du FBI, après avoir été interpelée puis emprisonnée au Pakistan dans des circonstances obscures, accusée de complicité avec le terrorisme à l’issue d’un simulacre d’enquête dans laquelle les simples déclarations des militaires US ont eu force de preuve. Aafia Siddiqui avait été enlevée en mars 2003 avec ses trois enfants, à Karachi, par les services secrets pakistanais (ISI), et remise au personnel militaire étasunien qui l’avait transférée dans la terrible prison à l’intérieur de la base de Bagram, en Afghanistan. Aafia, c’était la « prisonnière 650 » dans ce qui est devenu le tristement célèbre « département tortures » de la prison de Bagram. Sa sœur Fawzia, qui habite à Karachi, a déclaré : « Elle a été violée et torturée pendant 5 ans, nous ne savons rien de ce qui a pu arriver à ses trois fils. »

Siddiqui et d’autres femmes ont été, et sont toujours, incarcérées à Bagram et dans d’autres prisons qui pratiquent la torture pour le compte des États-Unis. Les déclarations des témoins selon lesquels elle aurait tiré sur des militaires avec un fusil d’assaut, laissé, on ne sait pourquoi, à portée de main, sont peu crédibles, mais furent retenues comme des preuves irréfutables. Aafia fut la seule atteinte par une balle. Aucun des militaires n’a été blessé. Imaginez cette histoire en Iran ou en Chine, avec une opposante politique au régime ! Ensuite, « on » l’a retrouvée en 2008 en Afghanistan, désorientée et ayant sur elle des plans pour faire sauter des édifices à New York… Digne de la série 24 heures chrono. Lady Al-Qaeda (sic !), surnom donné par le NY Daily New, a été condamnée en janvier dernier. Pendant tout le procès, le Ministère public n’a pas cessé d’utiliser le terme de terroriste en se référant à elle. Il n’y avait aucune preuve formelle attestant qu’elle avait tiré sur des militaires ou qu’elle s’était livrée à des activités terroristes. Au cours du procès, les témoins ont décrit Siddiqui comme « une femme complètement brisée ».

Elizabeth M. Fink, l’avocate d’Aafia Siddiqui a déclaré : « C’est une femme profondément traumatisée par les tortures qu’on lui a fait subir pendant les 5 années de sa détention, et par l’angoisse de ne pas savoir ce que ses fils sont devenus. On lui a seulement bandé ses blessures, alors qu’elle aurait eu besoin de bien d’autres soins dans un hôpital. À cause de la lutte contre le terrorisme la justice des États-Unis est devenue arbitraire, aveuglément féroce, infâmante pour le nom de notre pays dans le monde entier. » [4] Aafia Siddiqui, la « prisonnière 650 » de Bagram, n’est même pas une opposante politique mais plus probablement une victime anonyme sacrifiée sur l’autel de la lutte contre le prétendu terrorisme.

Elle fait partie de ces méchants inventés par l’Occident pour accréditer ses thèses afin que ses populations croient à sa fable de la guerre contre le mal. « Lady Al-Qaeda » ! Un alibi fabriqué de plus pour justifier l’injustifiable. Aafia Siddiqui a été condamnée à une peine de prison incompressible de 86 ans. [5] L’article « Triumph Of Evil » (Le Triomphe du Mal) [6], écrit par John Kozy, ancien professeur à l’université en philosophie et logique, témoigne de la corruption et de la dégradation de toutes les strates du système juridique et policier US : Cours locales et fédérales, Cour Suprême, Bureaux de procureurs, laboratoires d’« expertise ».

Les preuves sont manipulées, des témoignages partiaux sont pris comme faits avérés, les informateurs et les policiers sont crus sur parole, des aveux sont extorqués par la force et pris au sérieux par les juges. Nous sommes très éloignés des séries télévisées (« Les Experts ») qui nous font prendre la mythologie pour la réalité. Sur le terrain, révélée grâce à des témoignages de lanceurs d’alerte courageux et intègres, c’est bien à la criminalisation de toute une société que nous assistons. Le crime devient la règle, et la loi ne protège plus les gens mais est utilisée par le gouvernement étasunien pour nuire à sa population et protéger les dirigeants. [7] Cela s’observe également dans d’autres gouvernements occidentaux comme la France [8] ou l’Italie.

Comme le dit le professeur John Kozy, « Les sociétés modernes ont justifié leur utilisation de méthodes criminelles en argumentant que de telles techniques étaient nécessaires pour combattre le mal. Mais la guerre menée par le bien contre le mal ne peut être gagnée en utilisant les armes du mal. Le mal n’apporte jamais de bien, et en usant de ces viles pratiques, la somme de mal augmente en quantité et qualité. Tenter de sauver la nation en devenant ce dont vous essayez de sauver cette nation est suicidaire. » [9] Contredisant la pensée malfaisante de Richard Dick Cheney [10], et de beaucoup de moralisateurs occidentaux, chaque fois que nous voulons combattre le mal en utilisant ses armes, torture, mensonges, sacrifices d’innocents, meurtres, massacres, jugements sans preuves, plutôt que le réduire, nous augmentons la quantité, et la qualité du mal dans nos sociétés.

C’est exactement ce cycle de violence progressive, degré par degré, avec son cortège de banalisations et de cynisme, d’arrogance et de mauvaise foi qui finalement conduit aux massacres de masse et aux comportements inhumains comme ceux de la période nazie. La complicité des médias et des « experts » y joue un rôle important. « La fin justifie les moyens » est un slogan populaire dans nos pays qui cultivent et s’arrogent la bonne conscience. Pourtant cela n’est pas vrai. N’importe quelle fin ne justifie jamais n’importe quel moyen. Les moyens utilisés déterminent la fin qui nous attend. Même pour nous défendre du mal, user de moyens vils nous rend vil à notre tour, sans retour en arrière possible.

 

Le 19 novembre 2009, Lynne Stewart, âgée de 70 ans, avocate spécialisée dans la defense des droits civils et militante de longue date, condamnée à 28 mois de prison, a été incarcérée pour conspiration et soutien matériel au terrorisme. Lynne Stewart a consacré sa vie aux pauvres, aux défavorisés, à la communauté noire et à la justice. Ceux d’entre eux qui n’avaient pas les moyens de payer les services d’un avocat pouvaient frapper à sa porte. [11]

Sa seule faute est d’avoir contrevenu aux mesures administratives spéciales (Special Administrative Measures, SAM) du bureau américain des prisons (US Bureau of Prisons). Elle avait été obligée de signer ces mesures pour pouvoir défendre le Cheik Omar-Abdel Rahman. Les SAM sont inconstitutionnels : elles violent le Premier Amendement ainsi que le Sixième Amendement de la Constitution américaine selon lequel, tout accusé a droit à un avocat et à être jugé par un jury d’État impartial dans l’État même où le crime a été commis et seulement pour ce crime. L’Administration Clinton n’a pas considéré Lynne Stewart comme une terroriste et un traître. À l’époque, son cas a simplement été considéré comme une faute administrative. Lynne Stewart a reçu une lettre à cet effet, et n’a pas pu rendre visite à son client pendant quelque temps. Puis, elle a pu reprendre ses visites au Cheik en prison et poursuivre son travail d’avocate. Ce n’est que le 9 avril 2002 qu’elle a été arrêtée à son domicile par le FBI, quelques mois après les évènements du 11 septembre 2001 et dans un climat d’hystérie collective. Le soir de son arrestation, John Ashcroft, ministre de la Justice des États-Unis, est allé à l’émission populaire de David Letterman, Late Night Show, et a déclaré à toute l’Amérique que Lynne Stewart était un traître à la nation. » [12] Lynne Stewart, de même qu’Aafia Siddiqui, n’est pas une héroïne, pas plus qu’une terroriste.

C’est une victime d’un système odieux qui dit combattre le mal mais qui pour cela, en commet bien plus, sans que les médias, prompts à fustiger l’Iran, la Chine, Cuba ou le Venezuela au moindre écart de conduite, ne trouvent rien à y redire, quand c’est l’Occident. « C’est une femme de 70 ans avec des années d’expérience de vie en tant que mère, grand-mère, activiste et avocate. Jeune femme blanche, elle s’est engagée et a lutté pour la cause de ses compatriotes noirs, parce qu’elle croyait dans la justice. Des décennies plus tard, elle a défendu le Cheik Omar-Abdel Rahman, parce qu’elle croyait toujours dans la justice. » [13] Lynne a mis en garde les autres avocats de la defense : « C’est un avertissement pour les autres avocats. (Le gouvernement leur envoie le message) Ne défendez pas vos clients avec trop de vigueur, ne faites pas de zèle ».

 

Synnove Fjellbakk Tafto, ancienne avocate du ministère des Affaires étrangères en Norvège, et dissidente politique, a été hospitalisée de force pour la cinquième fois et s’est vue administrer un traitement psychiatrique quelques jours après la publication d’un article subversif. [14] Un article subversif ? Internée et obligée de prendre un « traitement » psychiatrique pour un article subversif ? Imaginez si madame Tafto était chinoise ou iranienne. 

Depuis 1994, comme le rapporte Ron Paul, le député républicain US, madame Tafto accuse les dirigeants de son pays d’avoir trahi la nation en adoptant des accords anticonstitutionnels visant à contourner l’opposition de la population. Ce mépris des acquis constitutionnels est devenu la règle en Occident, depuis les attentats du 11 septembre 2001. Il n’est pas propre à la Norvège, mais gangrène tous nos pays qui se targuent malgré tout de représenter des valeurs qu’ils bafouent tous les jours : égalité, vérité, liberté, honneur. Comme les Irlandais en 2008 [15], les Norvégiens ont refusé à deux reprises, par référendum, de rejoindre l’Union Européenne, en 1972 [16] et en 1994. [17] La militante a dénoncé notamment l’accord qui a malgré tout fait rentrer le pays dans l’Espace économique européen.

Dans son dernier article « subversif », elle accuse le ministre des Affaires étrangères norvégien, Jonas Gahr Störe, d’être un agent au service des intérêts mondialistes. La sanction est l’internement psychiatrique.

Terroriste. Traître qui mérite la pire punition. Ennemi antipatriotique. Nos médias et nos gouvernants ont leurs formules pour salir, diaboliser toute résistance à l’autorité. Des référendums bafoués, des votes et opinions populaires ignorés, des « terroristes » fabriqués, des emprisonnements et jugements arbitraires, des médias partisans, des films et séries TV propagandistes. Des dissidents, des résistants internés, torturés, incarcérés après en avoir faits nos ennemis, des « terroristes », après avoir diabolisé, sali leur image ou plus simplement fait en sorte que personne n’en entende parler. C’est ainsi que se comportent nos démocraties occidentales, qui parviennent à tirer l’oreille à des pays comme la Chine ou l’Iran.

L’attribution de médailles et de prix, comme le Prix Nobel de la Paix, ou la Médaille de la Liberté, participe de cet endoctrinement des populations occidentales et plus généralement de celles des États-Unis et de leurs alliés de la Coalition. Certains de ces alliés (Arabie Saoudite, Egypte, Colombie) le sont parce que, pragmatiques, ils y trouvent leur intérêt (financier, armements, permissions d’opprimer leur propre population) mais la plupart, dont les peuples européens, se persuadent eux-mêmes qu’ils se trouvent dans le camp du Bien et de la Justice. Le Prix Nobel de la paix fait partie des « jouets », des artifices leur permettant de flatter leur bonne conscience.

Ainsi après Henry Kissinger, Al Gore, Barack Obama, voilà le « valeureux » dissident chinois Liu Xiaobo [18] décoré de la prestigieuse médaille. Car à condition d’être de Chine ou d’Iran, les opposants politiques ont bonne presse en Occident. Ces Prix et Médailles sont des instruments politiques utilisés par le système occidental et ses alliés, dans le but d’envahir le monde entier et de lui imposer ses doctrines, le capitalisme inégalitaire et la domination par une minorité, la légitimité d’une micro-caste de riches amoraux s’arrogeant le droit inné d’occuper le sommet de l’échelle sociale et de dominer tous les peuples du monde. Cela est fait par la force (les guerres, les coups d’état, les assassinats) et surtout par la ruse (la moralisation démocratique, les prix et médailles, les fondations « philanthropiques » et les organes « mondiaux » de régulation, FMI, Banque Mondiale, OMC, OMS, ONU).

Plusieurs auteurs et chercheurs indépendants, dont le Réseau Voltaire (« Le prix Nobel de la paix au service de l’impérialisme ») [19], Thierry Meyssan (« Le dessous du prix Nobel de la paix 2009 ») [20], le professeur Domenico Losurdo (« Le Nobel de la guerre aux Messieurs du « Nobel de la paix ») [21], le professeur Chems Eddine Chitour (L’ordre occidental impérial : Stratégie d’attribution des prix Nobel) [22], nous révèlent toute la corruption qui règne au cœur de cette institution soumise, le Nobel, asservie comme toutes les autres institutions officielles aux mondialistes occidentaux, appuyés aujourd’hui sur les États-Unis et leurs alliés de la Coalition.

Ceux-ci nous gouvernent au moyen de leurres et instrumentalisent sans cesse notre bonne conscience, avec l’aide des médias et des institutions dans lesquelles nous avons naturellement confiance. Sans risquer l’internement, l’incarcération ni la torture, vous pouvez toujours parler autour de vous de la « prisonnière 650 », en lui rendant son nom : Aafia Siddiqui et en rétablissant sa véritable histoire, voire signer la pétition réclamant sa libération, gopetition.com, parler de Lynne Stewart, de Synnove Fjellbakk Tafto et afficher leurs photos, leurs calvaires, partout où vous pouvez.

Notes

[1] gopetition.com

[2] guardian.co.uk

[3] L’Université de Brandeis (Brandeis University) est une université privée américaine située à Waltham dans le Massachusetts, à 16 km à l’ouest de Boston. wikipedia.org

[4] legrandsoir.info

[5] emceebeulogue.fr

[6] The Triumph of Evil, by Prof. John Kozy globalresearch.ca

[7] Le projet diabolique et criminel appelé États-Unis d’Amérique. Le gouvernement étasunien utilise la loi pour nuire aux gens et protéger les dirigeants, par John Kozy mondialisation.ca

[8] Affaires Bettencourt, Karachi, Wildenstein… lemonde.fr

[9] Op.cit., The Triumph of Evil, by Prof. John Kozy

[10] Réflexion menaçante du vice président Cheney juste après l’attentat contre les Tours Jumelles : « Maintenant l’Amérique va devoir entrer dans le versant obscur de son histoire »

[11] Lynne Stewart en prison : Quand la justice déraille, par Claude Herdhuin. mondialisation.ca

[12] Op.cit., Lynne Stewart en prison : Quand la justice déraille

[13] Ibid., Claude Herdhuin

[14] Revue Nexus, Juillet-Août 2010, n°69, p.4

[15] Les Irlandais rejettent à 53,4 % le traité de Lisbonne

[16] Le 25 septembre 1972, les Norvégiens sont appelés à se prononcer par référendum au sujet de l’adhésion de leur pays aux Communautés européennes. À l’issue du scrutin, le non l’emporte avec 53,5% des suffrages. lemonde.fr

[17] 1994 la Norvège s’oppose pour la deuxième fois par référendum à l’entrée dans l’Union européenne. strasbourg-europe.eu

[18] Qui est Liu Xiaobo ? Ce que le jury Nobel vous cache mondialisation.ca

[19] Les lauréats du Prix Nobel de la paix après le 11-Septembre mondialisation.ca

[20] voltairenet.org

[21] futurquantique.org

[22] mondialisation.ca

Source : Le Grand Soir via Le Brasier
http://www.legrandsoir.info/...


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