Blogs Lalibre.be
Lalibre.be | Créer un Blog | Avertir le modérateur

02/12/2010

n°571 - Dossier de Palestine - 01-11 : : - Début - Les prisonniers, combattant de la liberté !


n°571  - Dossier de Palestine - 01-11 : : - Début  - Les prisonniers, combattant de la liberté !



       L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources 

                                                       



Dossier de Palestine

  n°571                                                                                                 01-11

                                                                C.De Broeder & M.Lemaire   

 


 


Vous retrouverez ce journal 

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

 

c) sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

d) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens...

e) sur le site de Robert Bibeau :   http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be

 



Sommaire

Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

VIDEO GAZA 2010, regards sur une terre meurtrie  : Kai Wiedenhöfer.

1 Dossier

1-1 Gaza : il y a quelque chose d’empoisonné dans l’eau...

1-2 Israël pourrait prolonger le gel des colonies, selon John Kerry.

1-3 Marcel Charbonnier : Une parlementaire britannique affirme qu’Israël est la cause du terrorisme au niveau mondial.

1-4 Les prisonniers, combattant de la liberté !

1-5 Saed Bannoura : Israël maintient volontairement les Gazaouis à un niveau proche de la famine.

Suite

1-6 Myriam Abraham : Netanyahou conspué par des jeunes Juifs Américains.

1-7 Flottille

1 La Grèce retient plusieurs membres du "convoi Espoir" pour tenter d’empêcher le départ d’un nouveau navire humanitaire.

2 Viva Palestine : des militants israéliens comparent le blocus de Gaza à la Shoa.  

1-8 L’Autorité Palestinienne emprisonne et torture des militants.

Fin

2 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

2-1 Silvia Cattori : Punition collective imposée par Israël.

2-2 Roland Lombard : Gaza, le cauchemar et le sourire.

2-3 Le massacre des oliviers palestiniens se poursuit en Cisjordanie occupée.

2-4 Les forces occupantes enlèvent le député Dr. Mahmoud al-Rumhi.

2-5 Discours d’une mère israélienne devant le Parlement Européen.

2-6 Lettre à Brice Hortefeux - attaque de la LDJ au Musée d’Art Moderne.



Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

VIDEO GAZA 2010, regards sur une terre meurtrie -Kai Wiedenhöfer.

http://culturebox.france3.fr/all/29623/gaza-2010-regards-...



1 Dossier

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

1-1 Gaza : il y a quelque chose d’empoisonné dans l’eau...

Pour une population piégée dans un minuscule territoire et subissant quotidiennement les effets intenables de l’occupation et du blocus, la mer, cette compagne de toujours, reste le seul lieu capable d’offrir un peu de répit.

Tout au long de la plage de Gaza-Ville sont plantés des écriteaux portant les mots : « PLAGE POLLUEE ». La mise en garde est on ne peut plus claire : se baigner dans ces eaux équivaut à exposer sa santé à de graves dangers. Ces écriteaux pourtant ne semblent pas avoir d’autre fonction que de servir de décor vaguement ludique aux nombreux enfants qui se ruent vers la mer.

Pour se convaincre du sérieux de la mise en garde, il suffit de marcher un peu. A environ deux cents mètres vers le nord, une conduite d’eau d’égout brute se déverse dans la Méditerranée. Elle n’est que l’un des seize sites de décharge qui polluent la côte de Gaza. Cette pollution n’empêche cependant pas des milliers de gens d’envahir les plages et de se baigner. Pour le million et demi de Palestiniens piégés à gaza, privés de leur liberté de mouvement et subissant dans leur vies quotidienne les effets épuisants du blocus, la mer reste un des rares lieux capables d’offrir un peu de détente. A peu de frais, il faut le souligner, pour cette population qui a, dans sa majeure partie, été privée de ses moyens de subsistance. A la mer, on joue, on pêche, on se rencontre en famille, on rit. C’est là qu’on se sent vivre un peu. « Gaza ne serait pas Gaza sans la mer » nous dit Abdel Halim Abou Samra, chargé des relations publiques pour la Branche de Khan Younis du Centre Palestinien des Droits de l’Homme de Gaza.

Il faut connaître le lien intime entre les Gazaouis et la mer pour comprendre la profonde tristesse qu’ils ressentent face à l’état actuel du littoral. A cause du blocus complet qui leur est imposé depuis 2007, il n’y a ni matériaux pour entretenir ou construire des stations de traitement des eaux usées, ni pièces détachées pour assurer leur entretien ni suffisamment de carburant et d’électricité pour opérer correctement les cycles de traitement des eaux usées. La conséquence de cette situation est qu’environ 20 000 mètres cubes d’eau d’égouts non-traitées sont directement déversées chaque jour dans la Méditerranée selon l’estimation de Monther Shablack, Directeur général du Service des Eaux des Municipalités du Littoral, estimation qui ne manque pas de noter que le chiffre atteint par endroits de 70 000 à 80 000 mètres cubes/jour.

Les conséquences de la défaillance, due au blocus, des systèmes de traitement des eaux usées ne se limitent pas à lourdement souiller ces eaux jadis limpides. Les choses sont plus graves : la Bande de Gaza subit un véritable empoisonnement. 90% de l’eau disponible à Gaza, laquelle provient d’une seule source, à savoir l’aquifère côtier, est non-potable. Ses teneurs en chlore et en nitrates, en effet, atteignent, respectivement, six et sept fois celles que fixent les normes pour la sécurité de l’eau potable définies par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Directeur du Service des Eaux, Monther a pour devoir de lutter contre cet empoisonnement mais il ne peut pas faire grand-chose parce que le blocus multiforme mis en place par Israël depuis 1991 le prive du minimum de moyens nécessaires.

Comme la plupart des Palestiniens de Gaza, Monther et son personnel du Services des Eaux des Municipalités du Littoral doivent faire avec les moyens de bord. Peu de gens pourraient faire autant avec si peu de moyens, car leur mission ne se limite pas à évacuer les eaux usées que produit une population de un million et demi de personnes enfermée dans un minuscule territoire. Ils doivent aussi assurer l’approvisionnement en eau potable pour tous, une eau propre et qui réponde autant que possible aux normes de sécurité internationales. Un défi, semble-t-il, insurmontable mais qui doit être relevé en dépit de tout car il faut vivre. Il s’agit de faire face à une situation où près de 80% des habitants vivent dans des camps de réfugiés, un des lieux les plus densément peuplés au monde, où les équipement collectifs de base- tels que des réseaux de distribution d’eau- en bon état de fonctionnement sont rares et où toutes sortes de maladies- dont ceux à transmission hydrique- trouvent les meilleures conditions pour se répandre.

Monther compare le combat dans lequel sont engagés les Services de l’Eau de Gaza à celui que mènerait une vieille voiture forcée chaque jour de parcourir de longues distances alors qu’il n’y a pas de pièces de rechange pour l’entretenir. Cet engin se met alors à dégager d’épaisses et polluantes fumées noires- une image familière à Gaza où, à cause des restrictions sévères dues au blocus, les véhicules roulent au carburant frelaté.

Pour encore ajouter à l’ampleur du défi, Monther et son personnel doivent faire face, avec des installations de traitement des eaux qui ne cessent de se dégrader, à l’augmentation continuelle, due à la croissance démographique, du volume des eaux usées. Les installations actuelles ont une capacité de 32.000 mètres cube/jour. Avec un taux de croissance démographique de 3,6 % -l’un des plus élevés au monde- taux cumulé pendant des années, le volume quotidien des eaux usées atteint maintenant, selon l’estimation de Monther, au moins 65.000 mètres cubes/ jours. Submergées par ces flux, les installations n’en traitent que la moitié, le reste étant directement transporté vers la mer où il y est déversé tel quel. Ces eaux d’égout, retournées au rivage par le ressac polluent lourdement les plages et empoisonnent ces eaux dans lesquelles des milliers de Gazaouis, enfants comme adultes, se baignent pour fuir l’intense chaleur estivale.

Nulle part cependant la situation n’est aussi critique qu’à Beit Lahia, dans le nord de la Bande de Gaza . La station de traitement des eaux usées de Beit Lahia -une des trois que possède l’ensemble du territoire- reçoit 25.000 mètres cubes/ jour, le double de sa capacité. Mais là, pour encore aggraver les choses, la station est coupée de l’accès à la mer, avec pour conséquence que les eaux usées sont tout simplement déversées dans les terres alentour créant une sorte de lac nauséabond qui s’étend sur 450 dunums. La situation de Beit Lahia constitue l’un des exemples les plus extrêmes des effets désastreux du blocus israélien sur la santé et l’environnement. En mars 2007, cinq personnes périrent entraînées par l’inondation causée par la rupture des digues du « lac ». Mais cet incident n’est qu’une des parties visibles du drame. Les matières polluantes, en effet s’infiltrent et contaminent la nappe phréatique. Par endroits, comme nous l’avons dit plus haut, la teneur en nitrates est sept fois plus élevée que celle fixée par les normes de sécurité de l’eau potable de l’OMS.

« Les nitrates sont des tueurs silencieux » nous dit Monther. Ils n’ont ni couleur, ni odeur ni goût mais quand on en prend de façon continuelle, même à des niveaux beaucoup plus bas que ceux de l’eau de Gaza, ils réduisent la capacité de transport de l’oxygène vers les différents tissus de l’organisme, dont les organes vitaux tels que le cerveau. L’ingestion de nitrates est particulièrement dangereuse pour les nourrissons chez lesquels elle peut entraîner des dégâts dans le cerveau, voire la mort. Pour l’heure, on ignore totalement les effets à long terme de cet état de fait. Mais comme l’a remarqué un donateur pour Gaza « nulle part au monde une population aussi importante n’a été sujette à des niveaux de nitrates aussi élevés pendant une aussi longue période. Il n’ y a tout simplement pas de précédent et donc pas d’études pour nous dire ce qui arrive aux gens dans le long terme quand ils subissent un tel empoisonnement et dans de telles conditions. »

La croissance rapide de la population de la Bande de Gaza entraîne, comme on peut s’en douter, une croissance rapide de la demande en eau potable. C’est un des deux grands défis auxquels doivent faire face Monther et son équipe. L’aquifère côtier, qui s’étire sur une grande partie du territoire, n’est pas seulement la seule source d’eau potable, c’est la ressource naturelle la plus importante pour les Gazaouis. Cette nappe est comme l’artère qui irrigue leur vie et cela, pas seulement aujourd’hui mais depuis les temps plus reculés, car c’est elle qui a rendu l’agriculture, et notamment les célèbres plantations de citronniers, possible. « Il y eut un temps, nous dit Monther, avant le blocus imposé par Israël au début des années 90, où il suffisait de creuser dans la limite d’environ cent mètres à partir de la plage pour trouver de l’eau potable. Maintenant, nos services ont été contraints d’adresser à la population un avertissement contre le creusement de puits à moins de 2 kilomètres de la plage. Quand on y ajoute la zone-tampon unilatéralement imposée par les Forces de Défense Israéliennes à la frontière, zone dont la profondeur tacitement reconnue est de 300 mètres mais qui, dans la pratique, est parfois très largement dépassée, il ne reste que très peu d’espace pour creuser de nouveaux puits. »

Aussi douloureuse que soit cette décision, elle est dictée par des raisons dont on ne peut ignorer la gravité : la nappe phréatique, outre qu’elle est lourdement polluée est, du fait des besoins croissants qu’elle ne peut plus couvrir, exploitée à un rythme qui la menace d’épuisement. A présent, seulement 10% de l’eau de la nappe répond aux normes internationale autorisant sa consommation. Mais si rien n’est fait, s’inquiète Monther, ce chiffre va vite descendre à 0%. Un rapport du PNUE (Programme des Nations Unies pour l’Environnement) publié en septembre 2009 a établi que la nappe était exploitée à un rythme double de sa capacité de renouvellement. Devant cette situation, les Gazaouis sont contraints de creuser de plus en plus de puits et à des profondeurs de plus en plus grandes, poussant toujours plus loin la pollution provoquée par la remontée des eaux de l’aquifère salin situé à l’est de Rafah (sud de la Bande Gaza) et de la mer.

Devant une situation qui ne cesse de se dégrader et alors qu’Israël les prive des moyens nécessaires, Monther et son équipe sont forcés de recourir à des méthodes peu conventionnelles pour faire face au problème des eaux usées. A Rafah et Khan Younis, villes du Sud de la Bande de Gaza, « le problème des eaux usées, explique Monther, a atteint un seuil critique ». Comme c’est le cas à Beit Hanoun, en l’absence d’installations de traitement des eaux d’égouts et de matériaux pour en construire, ces eaux sales étaient directement déversées dans les terres environnant les villes, menaçant de priver d’eau potable une population de 350 000 personnes.

Pour affronter cette situation, Monther et son personnel ont eu recours à une pratique répandue chez les Palestiniens vivant dans les décombres causées par la dernière attaque israélienne. Ils se sont mis à collecter les agrégats parmi les ruines de la Route de Philadelphie. (Il faut rappeler que cette route, située à proximité et faisant frontière entre la Bande de Gaza et l’Egypte, fut partiellement détruite en 2008 quand des milliers de Palestiniens affluèrent vers l’Egypte à la recherche d’approvisionnements). Avec ces matériaux de seconde main, le Service des Eaux de la Bande de Gaza est arrivé à construire une installation de traitement des eaux « presque de pointe » comme nous le dit fièrement Monther. En dépit de sa teneur élevée et toujours croissante dans les eaux (6 fois la norme internationale), l’autre grand polluant qu’est le chlore « sauve » la population de Gaza en atténuant les effets des nitrates et en « traitant » les eaux usées des agglomérations urbaines densément peuplées.

Ainsi se battent Monther et son équipe pour préserver la propreté de l’eau potable de Gaza mais « ce que nous faisons n’est pas suffisant, la qualité de l’eau de Gaza se détériore rapidement et tant que nous n’aurons pas trouvé une autre source d’approvisionnement, de graves menaces continueront de peser sur la santé de la population. » En dépit des efforts et de toute l’ingéniosité déployées, peu de choses peuvent être faites tant que le blocus est maintenu. Aucune amélioration du traitement des eaux usées n’est possible tant qu’Israël continuera de restreindre l’entrée des matériaux de construction, de l’électricité et des carburants. Et avec l’augmentation rapide de la population, la situation ne pourra que continuer à se dégrader. Dans les conclusions du rapport de la Mission d’Etablissement des Faits sur le Conflit de Gaza, Desmond Travers, un membre de cette mission, note : « si rien n’est fait, Gaza risque de devenir inhabitable selon les normes de l’OMS. » Par ailleurs, le rapport, publié en septembre, du Programme des Nations Unies pour l’environnement avertit : « A moins que la tendance ne soit inversée immédiatement, les dégâts pourraient être ressentis pendant des siècles. » Tant que le blocus dure, cependant, les gens de Gaza restent impuissants devant ces problèmes. Passer des moments à la plage leur permet d’oublier un peu cette pollution qui ne cesse de s’accumuler.

jeudi 9 septembre 2010

PCHR Gaza

 http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=9366


1-2  Israël pourrait prolonger le gel des colonies, selon John Kerry.

Le sénateur américain John Kerry a affirmé mercredi qu'Israël pourrait décider de prolonger le gel de la colonisation dans les territoires occupés, après des rencontres avec des responsables israéliens et palestiniens.

«Il est possible qu'il y ait une extension du moratoire» sur la colonisation dans les territoires occupés, a indiqué M. Kerry, parlementaire démocrate à la tête de la commission des Affaires étrangères du Sénat américain, lors d'une téléconférence avec des journalistes depuis Israël.

«Je ne crois pas que la porte soit fermée», a-t-il ajouté.

M. Kerry a rencontré en Israël le président Shimon Peres, ainsi que l'ancienne ministre des Affaires étrangères et dirigeante du principal parti d'opposition Tzipi Livni, mais pas le premier ministre Benyamin Nétanyahou.

Le sénateur démocrate a précisé qu'il avait poussé le président palestinien Mahmoud Abbas et le premier ministre Salam Fayyad, qu'il a également rencontrés, à reprendre les négociations de paix.

«Nous avons eu une longue discussion sur la manière de revenir à la table des négociations, ainsi que je les encourage à le faire», a-t-il dit.

Relancées le 2 septembre à Washington sous l'égide des États-Unis, les négociations israélo-palestiniennes sont interrompues depuis l'expiration, le 26 septembre, du moratoire sur les nouvelles constructions dans les colonies de Cisjordanie. Pour les reprendre, les Palestiniens exigent un nouveau gel, auquel se refuse jusqu'à présent le gouvernement israélien.

Mahmoud Abbas en a appelé mercredi au Conseil de sécurité de l'ONU face à la poursuite de la colonisation en Cisjordanie et à Jérusalem-Est, où Israël affirme vouloir continuer à construire sans restriction.

http://www.cyberpresse.ca/international/dossiers/pourparlers-de-paix/201011/10/01-4341412-israel-pourrait-prolonger-le-gel-des-colonies-selon-john-kerry.php


1-3 Marcel Charbonnier : Une parlementaire britannique affirme qu’Israël est la cause du terrorisme au niveau mondial.

C’est ce qu’a déclaré publiquement Jenny Tonge (parti démocrate), devant la commission de la défense stratégique et de la sécurité, dimanche passé, à la Chambre des Lords, à Londres

« La baronne Tonge déclare qu’Israël est la principale cause du terrorisme planétaire

Le Pair britannique (du parti démocrate) Jenny Tonge affirme qu’Israël est la cause du terrorisme au niveau mondial et que des problèmes tels ceux du Cachemire et de la Palestine sont en train de retourner les musulmans du monde entier (contre l’Occident).

S’exprimant devant la commission de la défense stratégique et de la sécurité, dimanche passé, à la Chambre des Lords, à Londres, Mme Tonge a dit notamment : « Les traitements brutaux d’Israël à l’encontre des Palestiniens sont u n exemple de la manière dont l’Ouest traite les musulmans, et ce mauvais traitement est la principale source du terrorisme à l’échelle mondiale ».

« Même l’envoyé spécial du Quartette au Moyen-Orient, Tony Blair, a reconnu cela publiquement », a-t-elle fait observer.

La baronne Tonge a dit devant la Chambre des Lords que le comportement d’Israël à l’encontre des Palestiniens continue à bénéficier d’une totale impunité, sans doute à cause de la «culpabilité de l’Holocauste» et/ou du « pouvoir du lobby pro-israélien » au Royaume-Uni et aux Etats-Unis.

Commentant deux conflits non résolus dans le monde musulman, Mme Tonge a dit qu’il est regrettable, pour nous tous, que des problèmes tels ceux du Cachemire et de la Palestine continuent à nous aliéner les musulmans dans le monde entier.

Elle a aussi attaqué le gouvernement britannique de coalition sur sa politique hostile à l’Iran et sur ses relations extrêmement étroites avec Israël.

Elle a notamment déclaré que « des cyniques pourraient penser que la Grande-Bretagne est en état d’alerte, prête à aider Israël à attaquer militairement l’Iran ».

« Pourquoi laissons-nous perdurer cette situation ? Est-ce à cause de la culpabilité à propos de l’Holocauste? Nous devons nous sentir coupables ; certes, nous le devrions. Est-ce la puissance du lobby pro-israélien, dans notre pays et aux Etats-Unis ?

« Ou bien est-ce le besoin, peut-être, d’avoir un porte-avions appelé Israël au Moyen-Orient, à partir duquel nous pouvons lancer des attaques contre des pays comme l’Iran ? Un cynique pourrait penser que c’est la raison pour laquelle nous pourrions avantageusement nous débarrasser du HMS Ark Royal et des avions de combat Harrier (dans le cadre des restrictions budgétaires britanniques qui frappent y compris la défense), dès lors que nous disposons déjà d’un « Ark Royal » situé dans une position stratégique, armé jusqu’aux dents et prêt à livrer combat, à conditions que nous ne critiquions pas Israël ? »

Marcel Charbonnier

novembre 28th, 2010

Posted in Evènements

http://www.inversalis-productions.eu:80/blog/2010/11/une-parlementaire-britannique-affirme-qu'israel-est-la-cause-du-terrorisme-au-niveau-mondial/


1-4 Les prisonniers, combattant de la liberté !

Tout Palestinien est potentiellement le prisonnier d'Israël, du seul fait qu'il soit Palestinien.

Car l'institution carcérale est au service du plan sioniste de destruction de l'identité palestinienne.

La prison coloniale israélienne est un auxiliaire de l'agression guerrière. En procédant méthodiquement à l'anéantissement physique et psychologique du détenu, elle prend part à l'exercice de la violence par laquelle l'occupant cherche à imposer sa loi.

La prison coloniale israélienne est aussi un substitut de la peine de mort. Elle permet de criminaliser les combattants de la résistance tout en assurant au régime sioniste une façade « démocratique ».

Le système pénitentiaire sioniste enferme la société palestinienne dans une toile d'araignée dont les maillages n'épargnent personne, hormis les collaborateurs. Cette société, il cherche à la détruire en ciblant la structure familiale : il n'existe aucune famille palestinienne qui ne compte parmi ses membres un détenu ou un ex-détenu. Il s'attaque aux forces vives de la nation palestinienne en emprisonnant les enfants. Aujourd'hui, il devient improbable de croiser en Palestine occupée un Palestinien qui n'ait été raflé ou arrêté. Il en résulte qu'en Palestine, la proportion de prisonniers politiques par rapport à l'ensemble de la population est la plus élevée au monde. D'autres prisonniers arabes subissent le même sort que les Palestiniens. « Coupables » de résistance au plan de domination occidentale au Moyen-Orient, tous vivent l'enfer du cachot et de la torture dans les prisons de l'occupation et de la collaboration.

Mais l'acharnement à « punir » et à emprisonner dans des proportions industrielles révèle en réalité la peur du régime colonial sioniste d'échouer dans son projet, de se voir lui-même rayé sur le plan existentiel. Rien ne symbolise mieux que la prison coloniale la lutte à mort qui se joue entre colon et colonisé. Car si la prison est l'éventualité certaine du résistant, la résistance est aussi l'horizon du prisonnier. C'est ce qu'attestent les luttes menées au sein même des geôles sionistes. Et c'est ce que prouve la place essentielle des prisonniers dans le combat national palestinien. Les prisonniers sont les martyrs, mais non les victimes de la résistance. Ils en sont les acteurs. Lutter contre les conditions carcérales, c'est aussi lutter pour que la résistance continue. C'est donc lutter pour que la société continue d'exister.

Parce que le combat des prisonniers est toujours un combat politique, le statut de prisonnier constitue, par conséquent, un repère fondamental de l'identité nationale palestinienne.

C'est pourquoi la libération inconditionnelle de tous les prisonniers, palestiniens et arabes, est une revendication centrale de la cause palestinienne.

LE CALENDRIER 2011 PALESTINE LIBRE EST MAINTENANT DISPONIBLE 

Ce calendrier se veut l'écho de cette revendication. Il donne aussi un visage et un nom à quelques- uns de ces prisonniers combattants de la justice, oubliés du monde et noyés dans un anonymat collectif. En saluant leur courage et leur patience, il leur rend l'hommage dû à tous les résistants.

Ce calendrier est entièrement bilingue arabe/français.

Il présente chaque mois de l'année sur 2 pages au format 21*29,7. Chaque mois, un texte revient sur un grand moment de la résistance Palestinienne.

Le calendrier, réalisé par le CAP en collaboration avec Abna Philistine, est vendu au prix de 5 euros plus frais d'envois. L'argent collecté permet de soutenir les actions de l'association et notamment l'invitation de Palestiniens pour qu'ils présentent eux-mêmes en France leur lutte de libération.

vendredi 5 novembre 2010, par : Rédaction Enfants de (la) Palestine,

http://www.enfantsdepalestine.org/ar,1055


1-5 Saed Bannoura : Israël maintient volontairement les Gazaouis à un niveau proche de la famine.

Des documents du gouvernement israélien révèlent une politique délibérée pour maintenir les Gazaouis à un niveau proche de la famine.

Des documents dont l’existence était niée par le gouvernement israélien depuis plus d’un an ont été publiés après une bataille juridique conduite par le groupe israélien des droits de l’homme, Gisha.

Ces documents révèlent qu’une politique délibérée a été mise en œuvre par le gouvernement israélien où les besoins alimentaires de la population de Gaza sont froidement calculés, et où les quantités de nourritures que le gouvernement israélien laisse passer sont exactement mesurées pour laisser à la population juste ce qu’il faut pour être au-dessus de la famine. Ceci nous rappelle qu’un certain nombre d’officiels israéliens avaient déclaré qu’ils mettraient « la population de Gaza au régime ».

 En 2007, quand Israël commença son siège total de la bande de Gaza, Dov Weisglass, conseiller du Premier ministre d’alors, Ehud Olmert, l’avait déclaré sans ambages, « L’idée c’est de mettre les Palestiniens au régime, mais pas de les faire mourir de faim ». Les documents récemment publiés contiennent les équations dont s’est servi le gouvernement israélien pour calculer les quantités exactes de nourriture, carburant et autres produits de première nécessité pour l’appliquer avec précision.

Les documents sont encore plus inquiétants, disent les militants des droits de l’homme, quand on prend en compte le fait que près de la moitié de la population de Gaza à moins de dix-huit ans. Cela veut dire qu’Israël a, volontairement, forcé à une sous-alimentation des centaines de milliers d’enfants, en violation caractérisée du droit international et de la Quatrième Convention de Genève. 

Cette communication de documents contredit aussi sérieusement les affirmations ressassées par Israël comme quoi le siège serait justifié par des « raisons sécuritaires », alors que ces documents montrent une politique délibérée et méthodique de punition collective contre l’ensemble de la population de la bande de Gaza.

Le directeur de Gisha déclare, par rapport aux documents, « Israël a interdit le glucose pour les biscuits et le carburant nécessaire à une fourniture régulière d’électricité - paralysant toute vie normale dans la bande de Gaza et affectant le caractère moral de l’Etat d’Israël. Je suis désolé de dire que les principaux éléments de cette politique sont toujours en application aujourd’hui ».

Dans sa déclaration qui accompagne la publication des documents, Gisha écrit :

« Les documents révèlent que l’Etat a approuvé "une politique de réduction délibérée" des produits alimentaires de première nécessité pour la bande de Gaza (section h.4, page 5). Ainsi, par exemple, Israël a restreint la fourniture du carburant nécessaire à la centrale électrique, interrompant de fait la distribution d’électricité et d’eau. L’Etat a fixé une "ligne basse d’alerte" (section g.2, page 5) pour prévenir de pénuries probables dans des produits donnés, mais en même temps, l’Etat était d’accord pour ne tenir aucun compte de ces avertissements, si la nourriture en question était soumise à une politique de "restriction délibérée". En outre, l’Etat a défini une "ligne rouge haute" au-dessus de laquelle même les aides humanitaires basiques peuvent être bloquées, même encore si elles sont très demandées (section g.1, page 5). L’Etat prétend dans une lettre explicative adressée à Gisha que dans la pratique, il n’a pas autorisé de restrictions sur les "produits de première nécessité" en-dessous de la "ligne basse d’alerte", mais il dit aussi qu’il n’a pas précisé quels étaient ces "produits de première nécessité" ».

Le journaliste états-unien Richard Silverstein écrit :

« En examinant la liste des produits autorisés à l’importation, vous réalisez que ce sont là les seuls produits autorisés. Autrement dit, si un produit n’est pas sur cette liste, il est interdit. Tenez, par exemple, voilà la liste des épices autorisées : le poivre noir, la soupe en poudre, l’hysope, le sésame, la cannelle, l’anis, le babuna (camomille), la sauge. Désolé pour vous le cumin, le basilic, le laurier, le piment de Jamaïque, le carvi, la cardamome, le chili (mélange d’épices), les ciboulettes, la coriandre, les clous de girofle, l’ail, le sésame, le tamarin, le thym, l’origan, le poivre de Cayenne. Vous n’êtes pas sur la liste. Vous n’êtes pas des épices dont les Palestiniens ont besoin selon certaines grandes bêtasses des Forces de défense israéliennes. Et les tomates, les pommes de terre, les concombres, les laitues, les jouets, les verreries, les peintures, et les chaussures ? Vous pouvez faire une croix dessus aussi. Tous les articles de luxe, ou d’autres, sont une menace pour la sécurité ».

Malgré la nature inquiétante de ces documents récemment communiqués, qui montrent une politique calculée visant à mettre volontairement toute une population en sous-alimentation, aucun média important n’en a parlé.

Le texte intégral des documents publiés, et l’original de la requête déposée par Gisha au titre du Freedom of Information Act (FOIA) (loi US sur la liberté d’information), sont disponibles sur le site de Gisha à l’adresse suivante : http://www.gisha.org/index.php?intL...

IMEMC, Saed Bannoura

11 novembre 2010

Source : Info-Palestine
http://www.michelcollon.info:80/Israel-maintient-volontairement.html


Les commentaires sont fermés.