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02/12/2010

n°571 - Dossier de Palestine - 01-11 : : - Fin - Les prisonniers, combattant de la liberté !


n°571  - Dossier de Palestine - 01-11 : : - Fin - Les prisonniers, combattant de la liberté !



       L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources 

                                                       



Dossier de Palestine

  n°571                                                                                                 01-11

                                                                C.De Broeder & M.Lemaire   

 


 


Vous retrouverez ce journal 

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

 

c) sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

d) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens...

e) sur le site de Robert Bibeau :   http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be

 



Sommaire

2 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

2-1 Silvia Cattori : Punition collective imposée par Israël.

2-2 Roland Lombard : Gaza, le cauchemar et le sourire.

2-3 Le massacre des oliviers palestiniens se poursuit en Cisjordanie occupée.

2-4 Les forces occupantes enlèvent le député Dr. Mahmoud al-Rumhi.

2-5 Discours d’une mère israélienne devant le Parlement Européen.

2-6 Lettre à Brice Hortefeux - attaque de la LDJ au Musée d’Art Moderne.



2 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

Ndlr : PS : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

2-1 Silvia Cattori : Punition collective imposée par Israël.
Le lent génocide de Gaza

Dans le témoignage que nous vous livrons ici, un Palestinien de 49 ans (*) résidant au nord-est de Gaza porte un regard lucide et amer sur les privations de toutes sortes endurées par son peuple, ainsi que sur la nature des aides parvenues à Gaza. Sa critique de la prolifération de programmes d’aide financés par des fonds étatiques, et par des ONG qui n’ont de « non gouvernemental » que le nom, nous indique que ce qui soulage notre mauvaise conscience peut aussi se révéler inadéquat, voire blessant.

9 novembre  

Question : Pressé par les États-Unis, après le massacre en mer qui a coûté la vie à 9 citoyens turcs en mai 2010, Israël a annoncé qu’il allait laisser entrer nombre de produits à Gaza. Comment cela s’est-il traduit dans les faits ?

Réponse : Le passage commercial de Kerem Shalom, par où les Israéliens autorisent les camions à entrer à Gaza, n’est ouvert que de manière épisodique. Ils l’ouvrent un jour ; ils le referment d’autres jours. Et quand ils l’ouvrent, ils ne laissent passer qu’un nombre limité de camions par jour. Du fait de ces restrictions continues, les quantités que les camions peuvent transporter sont insuffisantes [1]. Sur certains produits de base il y a pénurie, ce qui fait flamber les prix. Les gens sans revenu n’ont pas de quoi les payer. Les matériaux pour la reconstruction, comme le ciment, sont toujours interdits.

Question : Comment réagissez-vous à ces restrictions ?

Réponse : Nous attendons tout le temps qu’ils ouvrent les frontières, mais cela n’arrive jamais. Sans aucune liberté de mouvement, nous ne pouvons rien faire. Notre enfermement n’a pas commencé en 2007, comme il est dit couramment. Nous n’avons jamais connu la liberté. Nous [les Palestiniens ordinaires qui n’ont pas accès aux permis VIP - ndr] vivons emprisonnés, à des degrés divers, non seulement à Gaza mais aussi en Cisjordanie. L’enfermement s’est accentué considérablement depuis 2000. Il s’est aggravé en 2005 quand les colons sont partis de Gaza. Il est devenu total en 2007, après la tentative de coup d’État par les forces du Fatah fidèles à Mahmoud Abbas [ce coup d’État raté devait renverser les autorités du Hamas - ndr).

Notre liberté de parole a toujours été très limitée. À Gaza - mais aussi en Cisjordanie - critiquer les autorités, peut conduire en prison. Aujourd’hui, où les autorités du Hamas sont assiégées et sous la menace des drones de l’armée israélienne, cela n’arrange pas les choses ; celui qui critique leur politique peut se voir interpellé par les agents de sécurité, soupçonné de travailler pour les gens qui collaborent avec l’ennemi.

Question : À Gaza, comme en Cisjordanie sous l’Autorité Palestinienne de Ramallah, les gens ne parlent pas librement ?

Réponse : C’était déjà ainsi du temps de Yasser Arafat. La situation serait sans doute moins étouffante aujourd’hui pour les Palestiniens s’ils ne vivaient pas sous une double menace. La menace d’Israël et la menace des éléments qui s’associent à l’ennemi pour revenir au pouvoir. Mais si nous comprenons que les autorités du Hamas doivent assurer la sécurité, je crois que cela ne doit pas se faire en bâillonnant toute critique.

La propagande des Autorités de Ramallah est très active. Récemment, elles ont accusé le Hamas de pourchasser des membres du Fatah à Gaza ; elles ont présenté l’arrestation d’un homme, au nom totalement inconnu à Gaza, comme étant celle d’un chef du Fatah. Ce n’est pas la première fois que l’arrestation d’un trafiquant d’armes ou de drogue est présentée comme une affaire politique.

Question : Toutes ces restrictions doivent être terriblement frustrantes ?

Réponse : Il y a ici mille occasions d’être frustrés. Elles viennent parfois de ceux qui veulent nous aider. D’ONG qui prolifèrent et lancent des programmes contre-productifs et qui heurtent nos traditions, qui abusent de notre faiblesse, qui nous maintiennent dans une situation d’infériorité. Je m’interroge sur la valeur de nombre de projets dont l’objectif à long terme semble être de nous façonner à une certaine idéologie. Il y a de quoi se poser des questions sur des organismes humanitaires dont l’activité se concentre sur des projets qui permettent de pénétrer les foyers, partant, de mener un travail de fond sur chaque individu. Je pense que cela échappe au contrôle du Hamas.

Question : Une ONG peut s’installer sans autres ? Quelle ONG chercherait en particulier, à vous « façonner » ?

Réponse : Après l’agression israélienne de 2008-2009, c’était un tel désastre ! De nombreuses ONG se sont ruées sur Gaza.

Au départ les agences arrivent en apportant des médicaments, de la nourriture ; puis leur aide se transforme en programmes pour encadrer et orienter psychologiquement et culturellement les jeunes et les femmes. Il ya des groupes dont les membres, sous couvert d’aide humanitaire, semblent faire du renseignement [2].

L’activité d’une ONG comme Mercy Corps [3] par exemple, s’est beaucoup développée depuis la Nakba de 2009. Cette ONG avait commencé à s’implanter en 2005, l’année ou Israël a retiré ses colons de Gaza. Mais depuis 2009, elle s’est installée de manière plus massive, d’abord en apportant de la nourriture et des médicaments.

Des grosses ONG d’aide médicale financent, dans des hôtels, des séminaires qui sont perçus comme de la simple distraction.

Il y a une tendance à nous considérer comme des « sous développés ». On ne prend pas en compte le fait que les gens ici sont bien formés, bien éduqués. Nous n’avons pas besoin d’experts, d’expatriés ; nous sommes capables de gérer des projets utiles pour notre peuple si on nous donne les moyens matériels de les réaliser. On a vu passer assez d’experts envoyés par les États, l’ONU, etc, et sans résultat.

C’est quand il y a des massacres, des centaines de corps déchiquetés, que les humanitaires de ces ONG seraient attendus et utiles [4]. Nous pouvons fort heureusement compter sur le dévouement et le courage de notre personnel médical.

Question : Qu’en est-il de la qualité de l’eau maintenant ?

Réponse : L’eau contaminée demeure notre grande préoccupation. Elle est toujours imbuvable, et nous devons malgré tout la boire. Les gens qui n’ont pas les moyens d’acheter une eau potable, sont de plus en plus effrayés de devoir boire et cuisiner avec cette eau. Une eau saumâtre, très salée.

Question : Les convois et flottilles qui, depuis 2008, cherchent à aider la population de Gaza vous aident-elles dans ce contexte cauchemardesque à garder le moral et un peu d’espoir ?

Réponse : Le soutien extérieur est très important. L’action de ces gens qui se mobilisent pour Gaza signale à Israël que nous ne sommes pas seuls et qu’il devra tôt ou tard rendre des comptes. Israël fait tout pour torpiller l’aide matérielle. L’argent engagé est à chaque fois perdu. J’aimerais dire aux gens qui veulent venir ici, de venir sans rien apporter. Il y a eu des stocks de médicaments et de nourriture bloqués sur la route, qui ont du être jetés car ils étaient avariés. Au lieu de nous apporter des choses inutiles, les gens peuvent apporter de l’argent, le donner à des municipalités. Cela peut servir à financer des projets utiles à toute la collectivité. Notamment pour rendre l’eau potable.

Silvia Cattori

(*) Nous préservons l’anonymat de notre interlocuteur.

[1] Voir : « Israël maintient volontairement les Gazaouis à un niveau proche de la famine » , par l’International Middle East Media Center (IMEMC) , 7 novembre 2010.

[2] Le 5 octobre 2008, le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner a déclaré devant la presse israélienne : « Officiellement, nous n’avons aucun contact avec le Hamas mais officieusement, il y a des organisations internationales qui entrent dans la bande de Gaza, en particulier des ONG françaises qui nous donnent des informations. »

[3] Mercy Corps dépend des financements fournis par des gouvernements, comme l’USAID et d’autres fondations liées à la CIA ainsi qu’a des donateurs liés au lobby pro-israélien. Rares sont les ONG qui sont encore réellement « non gouvernementales ». Le financement de la plupart d’entre elles est devenu étatique, ce qui permet aux gouvernements d’agir et orienter l’action des ONG.

[4] Cela corrobore ce qui s’est passé en 2009. Durant les trois semaines de bombardements qui ont fait de nombreuses victimes, les organisations d’aide et les journalistes sont restés sur la frontière. Seul deux médecins européens se sont rendus tout de suite à Gaza : le Dr norvégien Mads Gilbert et le chirurgien Gilbert Erik Fosse.

Voir la vidéo où le Dr Mads Gilbert scandalisé s’écriait : « Je demande où est cette grande organisation d’aide qui doit intervenir en cas de désastre ? Nous sommes deux docteurs et nous devons opérer …c’est le pire désastre fait par des hommes…les gens meurent faute de matériel médical, c’est un désastre complet ».

« Nous pataugeons dans le sang. L’Enfer ! Nous pataugeons dans la mort, le sang, les amputés. Beaucoup d’enfants. Une femme enceinte. Je n’ai jamais rien vécu d’aussi horrible. On entend les tanks maintenant. Dites-le, transmettez-le, criez-le. FAITES QUELQUE CHOSE ! FAITES DAVANTAGE !

Nous vivons dans le livre de l’histoire maintenant, nous tous ! » s’écriait le Docteur Mads Gilbert avec désespoir et incrédulité ;

 voir : http://www.timesonline.co.uk/tol/news/world/middle_east/article5454671.ece

http://www.silviacattori.net/article1394.html


2-2 Roland Lombard : Gaza, le cauchemar et le sourire.

Roland Lombard, universitaire et lecteur de Témoignage chrétien, s’est rendu à Gaza dans le cadre d’un colloque scientifique organisé par l’université Al-Azhar.

Il décrit une population qui résiste à l’humiliation, la pauvreté et l’isolement.

Le pays commence juste après la dune, passés les barbelés et les humiliations. Il s’est construit de pierres millénaires et dévoile ses loques, restes squelettiques des récents bombardements aux relents de phosphore. Il vit d’une eau impropre à la consommation et trompe son désespoir dans le sourire d’une mer qui le berce, d’une mer polluée à l’endroit du Wadi Gaza, terre marécageuse à la biodiversité menacée.

Une conférence pluridisciplinaire, dédiée aux sciences fondamentales et appliquées, organisée par l’université Al-Azhar, nous a fourni l’occasion, à mon épouse et moi, d’entrer dans la bande de Gaza, de prouver d’une manière concrète notre solidarité envers nos collègues palestiniens, envers tous les Gazaouis incarcérés dans un territoire minuscule du fait de l’occupant et de la lâcheté des gouvernements occidentaux. Un million et demi de personnes soumises à un siège implacable.

Tunnel

L’autorisation n’a été délivrée par les autorités égyptiennes que quarante-huit heures avant l’ouverture de la conférence. Course effrénée au billet d’avion, bouclage des valises dans l’affolement d’un départ précipité.

L’arrivée à Rafah par Le Caire est éprouvante. Trajet ponctué de contrôles, fonctionnaires déplaisants, méprisants à l’égard des Palestiniens. Tout est fait pour décourager les aventureux et sans le bénéfice d’une mission dûment acceptée, la frontière est fermée.

On peut tenter de pénétrer par les tunnels, moyen auquel sont réduits parfois les Palestiniens de la diaspora pour aller embrasser leurs proches.

L’accueil par les Palestiniens est évidemment tout autre. On est très chaleureusement reçu dans ce pays qui manque de tout, au chômage endémique, où l’espérance de vie est conditionnée par un désastre écologique sciemment entretenu par l’occupant, où le confinement de la population entraîne des séquelles psychologiques.

Sans parler des problèmes économiques. Mais la lutte, la résistance est manifeste à chaque instant, dans chaque activité. Les Gazaouis risquent de succomber aux violences qu’ils subissent mais ils mourront debout. Près de soixante mille étudiants fréquentent les trois universités.

Les chances de trouver un emploi correspondant à son diplôme sont minimes. Qu’importe ! L’éducation est une façon de résister à la barbarie de l’État israélien, à la déshumanisation que l’occupant voudrait imposer. L’éducation et la culture.

S’il est difficile de résumer une conférence dont les thèmes couvraient un large spectre allant de la biologie aux mathématiques, en passant par la chimie, la physique, les sciences de l’environnement, l’impression générale qui s’en dégage souligne la maîtrise des enseignants palestiniens et les efforts qu’ils fournissent pour dispenser un enseignement de qualité.

Plusieurs sources indépendantes relèvent le bon niveau de formation des étudiants palestiniens, le taux élevé de réussite dans les écoles doctorales européennes ou états-uniennes, leur motivation. La recherche est souvent tributaire des coopérations établies avec l’extérieur.

Coupures de courant

Les moyens sur place sont limités, l’occupant interdisant l’importation des matériaux indispensables à la maintenance des appareils, pièces de rechange ou azote liquide, par exemple. Le renouvellement de l’appareillage est également rendu pratiquement impossible. Les coupures de courant, fréquentes, mettent en péril les matières stockées dans les congélateurs.

Nonobstant ces difficultés, les chercheurs gazaouis produisent des mesures qui peuvent avoir un impact international. C’est le cas des études menées sur les sujets se rapportant à la santé publique, les effets des bombes au phosphore sur la contamination des sols.

Les sciences de l’environnement sont également en pointe, et dans le même temps révélatrices de la catastrophe attendue si rien n’est entrepris pour enrayer la dégradation constante de l’écosystème.

Le pays commence juste après la dune, après les barbelés et les humiliations. Il se joue des turpitudes de l’occupant par sa volonté de survie. Ce soir le sourire des « petites sœurs de Jésus », qui accompagnent les Gazaouis et que nous rencontrons, dit la paix de l’espoir au sein d’une situation amèrement noire.

Je repartirai avec cette double vision, celle du cauchemar vécu et celle puisée dans le regard des enfants, le regard d’une jeunesse qui ne demande qu’à vivre dans le respect de ses droits.

Roland Lombard
Témoignage Chrétien

18 novembre 2010

Source : Silvia Cattori
http://www.silviacattori.net/...


2-3 Le massacre des oliviers palestiniens se poursuit en Cisjordanie occupée.

Quand ils ne massacrent pas les Palestiniens, les colons s'en prennent aux oliviers palestiniens .
Dimanche encore, les colons ont attaqué les oliveraies au nord de
la Cisjordanie occupée, mettant le feu à 200 oliviers et aux terres alentour.
Les villageois palestiniens ont vu les incendiaires retournant dans la colonie d'Elon Moreh, près de la ville palestinienne de Naplouse, après avoir mis le feu aux arbres sur des terres appartenant au village de Salem, a précisé à l'AFP Adli Ashtiyeh, porte-parole du conseil du village.
Les arbres se trouvaient sur un terrain jouxtant la colonie dont Israël interdisait l'accès aux propriétaires palestiniens la plupart du temps pour des motifs de sécurité, a-t-il précisé. Il a ajouté que l'armée israélienne en avait été informée.
   Un porte-parole militaire israélien a pour sa part prétendu  qu'aucune plainte n'avait été déposée contre les colons et que les troupes sur place considéraient l'incident comme "un feu mais pas un incendie volontaire". Alors qu’un porte-parole des colons a déclaré vérifier ces informations.
Le mois d’octobre dernier, ces mêmes colons ont inondé des oliveraies palestiniennes par des eaux usées. Leur porte-parole avait argué que les colons font l’objet d’une "campagne diffamatoire", a rapporté l’AFP. 
   Durant ces quatre dernières années, des colons ont multiplié leur attaques contre les oliveraies et les vergers appartenant aux palestiniens en Cisjordanie occupée. Selon le quotidien israélien Haaretz, 69 attaques ont été recensées.
 Arbres arrachés, incendiés ou inondés par les eaux usées, sangliers lâchés : les moyens les plus perfides sont utilisés pour chasser les Palestiniens de leurs terres.
 Depuis 1967, plus de 300.000 colons juifs ont usurpé des terres palestiniennes, pour édifier plus de 120 colonies en Cisjordanie occupée.
Considérées comme illégales par la communauté internationale, les Israéliens n’ont jamais été condamnés par elle.

14/11/2010  

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=162225&language=fr


2-4 Les forces occupantes enlèvent le député Dr. Mahmoud al-Rumhi.

Les forces de l'occupation israélienne ont enlevé, aujourd'hui à l'aube, le mercredi 10/11, le député islamique, Dr. Mahmoud Al-Rumhi, secrétaire général du Conseil législatif palestinien, à son domicile dans la ville de Ramallah en Cisjordanie occupée.

Selon des sources privées pour le centre palestinien d'information, les forces ont encerclé la maison de Dr. Al-Rumhi dès les premières heures de l'aube de mercredi, puis l’ont prise d'assaut et ont arrêté le député.

De leur côté, les députés islamiques ont condamné le crime de l'arrestation de Dr. Al-Rumhi, affirmant que l'occupation est devenue comme un homme qui s'amuse par des arrestations répétées de députés, malgré l'échec de cette politique dans la réalisation de ses objectifs, et l’accent mis sur la libre volonté des Palestiniens, vaillante face à la rupture ou au déracinement.

Dans un communiqué publié mercredi, les députés ont insisté sur ce que subissent les députés légitimes du peuple palestinien qui est une preuve de la sincérité de leur affiliation, et qu'ils constituent maintenant une épine dans la gorge de l'occupant et de ses collaborateurs.

« L'occupation ne parviendra à rien en arrêtant de nouveau des députés, car sa politique a confirmé son échec dès la première fois, et répéter cet agissement malgré tout cela est stupide et fou, particulièrement avec le soutien et la solidarité populaire aux députés enlevés », a ajouté le communiqué.

Les députés ont affirmé que l'occupation essaye de créer un état de confusion en même temps que les pourparlers de la réconciliation palestinienne qui mettra fin à tous les désaccords palestiniens internes et unira le peuple palestinien face aux plans de l'occupation, son arrogance, et ses pratiques inhumaines quotidiennes contre les citoyens, les terres et les lieux saints.

Ils ont appelé à une position internationale officielle qui mettra fin aux agressions contre les députés légitimes du peuple palestinien à travers la condamnation de l'occupation et l'obliger à libérer immédiatement tous les représentants du peuple palestiniens enlevés dans ses prisons et la suspension de la décision d'expulsion qui menace les députés d'al-Qods.

Ils ont également appelé les Palestiniens à défier et lutter contre l'occupation et à soutenir leurs représentants légaux qui poursuivent leur travail dans le service au peuple palestinien malgré toutes les pratiques sionistes contre eux.

10/11/2010

 http://www.palestine-info.cc/fr/


2-5 Discours d’une mère israélienne devant le Parlement Européen.

Publié le samedi 13 novembre 2010 sur le site palestine.info par Nurit Peled-Elhanan
Ce texte restera pour longtemps dans nos pensées! C'est un texte pour l'Histoire 
Le Dr Nurit Peled-Elhanan est la maman de Smadar Elhanan, une fille de 13 ans tuée en septembre 1997 lors d’un attentant suicide à Jérusalem par la résistance palestinienne.

Nurit Peled-Elhanan

Nurit a prononcé le discours ci-après à l’occasion de la Journée Internationale de la Femme, organisée en début du mois en cours (juillet 2010) à Strasbourg.

Je vous invite à bien écouter et à comprendre les paroles d’une mère endeuillée par la perte de sa fille, tombée victime d’une attaque terroriste brutale et aveugle. Ainsi, j’ose espérer que ses propos soient assimilés par tous ceux en quête de paix dans notre monde tant agité et divisé.

Pour des jours meilleurs, Professeur Avraham Oz, Université de Haïfa - Département de Littérature Hébraïque et Comparée.

FEMMES

Nurit Peled-Elhanan

Permettez-moi, tout d’abord, de vous remercier pour votre invitation à cette journée. C’est toujours un honneur et un plaisir d’être ici parmi vous, au sein du Parlement Européen.

Toutefois, je dois avouer qu’il aurait été plus judicieux si vous aviez invité une femme Palestinienne à ma place, car les femmes qui souffrent le plus dans mon pays sont les femmes Palestiniennes. C’est pourquoi je voudrais dédier mon discours à Miriam R’aban et son époux Kamal de Bet Lahiya dans la Bande de Gaza, dont les cinq petits enfants avaient été tués par des soldats israéliens alors qu’ils cueillaient des fraises dans la fraiseraie familiale. Evidemment, ce meurtre ne sera jamais jugé. Lorsque j’ai demandé aux organisateurs la raison pour laquelle une invitation n’a pas été adressée à une femme Palestinienne, on m’a répondu que cela risquerait de trop focaliser les discussions.

J’ignore ce qu’est la violence non localisée. Je sais par contre que le racisme et la discrimination, bien qu’ils soient des concepts théoriques et des phénomènes universels, ont toujours un impact local. La douleur, tout comme l’humiliation, l’abus sexuel, la torture, la mort et même les cicatrices sont tous locaux.

Cependant, il est quand même déplorable de constater que la violence qu’exercent le gouvernement israélien et son armée sur les femmes Palestiniennes se soit répandue à travers tout le globe. En fait, la violence, quelle soit de l’état ou de l’armée, collective ou individuelle est aujourd’hui le sort des femmes musulmanes, pas uniquement en Palestine, mais partout dans le monde ; dans chaque contrée où le monde occidental émancipé tend et impose son empreinte impérialiste. C’est une violence qui n’est presque jamais abordée et qui est passivement tolérée par la plupart des personnes en Europe et au Etats-Unis. Tout cela parce que le soi-disant monde libre craint la matrice musulmane.

La Grande France, par exemple, dont la devise est « Liberté, Egalité, Fraternité » a peur des petites filles voilées. De son côté, le Grand Israël craint la matrice Musulmane que ses ministres désignent comme une menace démographique.

La toute-puissante Amérique et la Grande Bretagne sont en train de corrompre, respectivement, leurs citoyens en leur transmettant une peur aveugle à l’égard des Musulmans. Ces derniers sont appelés de tous les noms d’oiseaux et décrits comme étant des ignobles, des primitifs, des sanguinaires en dehors du fait qu’ils soient anti-démocratie, chauvins et producteurs en masse de futurs terroristes. Pourtant, les individus qui détruisent le monde aujourd’hui ne sont pas Musulmans ; l’un d’entre eux est un fervent Chrétien, l’autre est Anglican et un troisième qui est juif non pratiquant.

Je n’ai jamais fait l’expérience des souffrances subies chaque jour et chaque heure par les femmes Palestiniennes, et j’ignore la nature de la violence qui transforme la vie d’une femme en un enfer permanent. Ces femmes souffrent le martyre à cause de la torture mentale et physique endurée au quotidien. Elles sont privées de leurs droits humains les plus fondamentaux et du droit de chacun à jouir d’une dignité et d’une intimité. En effet, à n’importe quel moment de la journée, comme de la nuit, leurs maisons sont prises d’assaut et ces femmes, sous la menace de l’arme, sont forcées de se dévêtir, laissées nues devant des étrangers et sous les yeux de leurs propres enfants. Ces femmes, dont les maisons sont démolies, sont privées de tous moyens d’existence et d’une vie familiale normale. Tout cela ne fait pas partie de mon expérience personnelle. Cependant, je suis victime de la violence à l’encontre des femmes dans la mesure où la violence contre les enfants n’est autre qu’une violence contre les mères.

En effet, je considère les femmes Palestiniennes, Irakiennes et Afghanes comme mes sœurs car nous sommes toutes à la merci des mêmes criminels sans scrupule qui se sont autoproclamés leaders du monde libre et émancipé. Hélas, c’est au nom de cette liberté et de cette émancipation qu’ils volent nos enfants.

En outre, un véritable conditionnement et un lavage de cerveau intense ont aveuglé les mères Israéliennes, Américaines, Italiennes et Britanniques. Elles ne peuvent plus réaliser que les seules sœurs et alliées qu’elles peuvent avoir dans ce monde sont les mères Musulmanes Palestiniennes, Irakiennes ou Afghanes, dont les enfants sont tués par les nôtres, ou bien, choisissent de se faire exploser et de voler en morceaux en emportant notre progéniture avec eux.

Elles ont donc perdu la faculté d’analyser puisque leur cerveau a été conditionné ou même infecté par des virus produits par les politiciens. Ces virus, bien que dissimulés sous plusieurs appellations glorieuses comme Démocratie, Patriotisme, Dieu ou Patrie, sont en réalité identiques. Ainsi, ils découlent d’idéologies fausses et erronées visant à enrichir les riches et à donner le pouvoir aux puissants.

C’est pourquoi, nous sommes toutes victimes d’une violence à la fois mentale, psychologique et culturelle qui nous transforme en un groupe homogène constitué de mères endeuillées ou potentiellement endeuillées.

Les mères occidentales, du fait de tous les enseignements qu’elles reçoivent, sont persuadées que leur matrice est un atout national alors que celle des Musulmanes n’est qu’une menace internationale. On leur a malheureusement enseigné de ne jamais s’écrier : « Je l’ai mis au monde, je l’ai allaité, il est à moi et je n’accepterais jamais qu’il fasse partie de ceux dont la vie est ne vaut pas un sou, puisque moins précieuse que le pétrole, et dont l’avenir ne vaut pas un morceau de terre ».

En fait, nous sommes toutes terrorisées par une éducation qui envenime nos esprits et qui nous pousse à croire que tout ce que nous pouvons faire est de prier pour que nos enfants retournent chez eux, ou bien de se montrer fières devant leurs corps sans vie.

Nous avons toutes été, faut-il le souligner, élevées de manière à supporter en silence toutes ces épreuves, à contenir notre peur et notre frustration, à soigner notre anxiété avec le Prozac, mais à ne jamais acclamer Mère Courage en public. Ne jamais être une véritable maman juive, italienne ou irlandaise.

Je suis une victime de la violence d’Etat. Mes droits naturels et civils en tant que mère ont été violés et continuent de l’être car j’appréhende le jour où mon fils, ses 18 ans fêtés, me sera arraché et sera emmené loin de moi pour servir de pion entre les mains des criminels appelés Sharon, Bush et Blair ainsi que leur clan des généraux assoiffés de sang, de pétrole et de terre. Eu égard au monde dans lequel je vis, à l’état dans lequel je vis, au régime auquel je suis soumise, je n’oserais sûrement pas proposer aux femmes Musulmanes des idées pour changer leurs vies. Je ne voudrais pas qu’elles se dévoilent la tête ou qu’elles adoptent une méthode différente pour élever leurs enfants. Je ne me permettrais pas de les conseiller vivement de bâtir et d’instaurer des Démocraties suivant le modèle occidental qui les méprisent, elles et les leurs.

Je voudrais seulement leur demander humblement d’accepter d’être mes sœurs. Je voudrais leur avouer que je reste admirative devant leur persévérance et leur courage pour ne pas abandonner, pour continuer à avoir des enfants et surtout, pour préserver une vie familiale empreinte de dignité en dépit des conditions de vie absurdes imposées par mon monde.

Je voudrais également leur assurer que la même douleur qui nous déchire nous a unies car nous sommes toutes victimes de la même violence, même s’il faut reconnaître que leur souffrance surpasse la nôtre puisque ce sont elles que mon gouvernement et son armée, financés par mes impôts, maltraitent et malmènent.

Par ailleurs, je tiens à signaler que l’Islam en soi, comme le Judaïsme en soi et même le Christianisme, ne constituent aucune menace pour moi. Par contre, la véritable menace émane de l’impérialisme américain, de l’indifférence et de la coopération européenne, du racisme israélien et de son système d’occupation hostile. Et c’est le racisme, la propagande pédagogique et la xénophobie imprimée dans les esprits qui incitent et amènent les soldats israéliens, pour des « prétendus » motifs de sécurité à sommer les femmes Palestiniennes, sous la menace de l’arme, de se déshabiller sous les yeux de leurs enfants. C’est aussi l’extrême mépris et manque de respect et de considération qui conduisent les soldats américains à violer des femmes Irakiennes. Les même raisons autorisent les geôliers israéliens à enfermer des jeunes femmes dans des conditions des plus inhumaines et barbares, en l’absence d’un minimum d’hygiène.

Les femmes prisonnières sont privées d’électricité pendant l’hiver, d’eau ou de matelas propres. Pire encore, elles sont séparées de leurs bébés nourris au sein et de leurs petits enfants. Le supplice se poursuit pour ces femmes pour lesquelles le chemin de l’hôpital est barré, celui de l’éducation bloqué, leurs terres confisquées, leurs arbres déracinés, et travailler leurs terres et champs leur est désormais interdit.

J’essaie de me mettre à la place des femmes Palestiniennes, mais je peine à les comprendre ou à comprendre et à sentir leur douleur. J’ignore aussi combien j’aurais survécu à une telle humiliation et à un tel irrespect de la part du monde entier.

Par contre, ce dont je suis entièrement consciente est que la voix des mères à été très longtemps étouffée dans cette planète dévastée par la guerre. Comment peut-on ouïr et témoigner des pleurs des mères si elles ne sont pas invitées à des forums internationaux comme celui d’aujourd’hui ?

Même si tout ce que je possède n’est pas exhaustif, je demeure convaincue, sans jamais l’oublier, que ces femmes sont mes sœurs et que mon devoir envers elles consiste à pleurer pour elles, à me battre pour elles. Il faudrait se rappeler que ces femmes perdent leurs enfants dans des fraiseraies ou sur des routes crasseuses près des check-points. Sur le chemin de l’école, ils sont ciblés par les tirs de nos enfants qui ont été élevés suivant le concept leur dictant que l’amour et la compassion sont liés à la race et à la religion.

Devant toutes ces femmes et tous ces enfants trahis, je ne peux qu’apporter mon soutien tout en reprenant la question d’Anna Akhmatova (une autre femme ayant vécu sous un régime de violence contre les femmes et les enfants) : Pourquoi est-ce que ce filet de sang déchire le pétale de ta joue ?

4 juillet 2010 - JFJFP –

Vous pouvez consulter cet article à :http://jfjfp.com/?p=7720
Traduction de l’anglais : Niha


2-6 Lettre à Brice Hortefeux - attaque de la LDJ au Musée d’Art Moderne.

Jean-Claude Lefort - le mercredi 24 novembre 2010
La « Ligue de défense juive » (LDJ) vient de se livrer à nouveau, ce dimanche, à des actes de pure violence extrême contre, cette fois, le Musée d’art moderne de la Ville de Paris qui accueille une exposition du grand photographe Kai Wiedenhöfer.
Paris, le 22 novembre 2010
M. Brice Hortefeux
Ministre de l’Intérieur
Place Beauvau
75008 Paris

Monsieur le Ministre,
La « Ligue de défense juive » (LDJ) vient de se livrer à nouveau, ce dimanche, à des actes de pure violence extrême contre, cette fois, le Musée d’art moderne de
la Ville de Paris qui accueille une exposition du grand photographe Kai Wiedenhöfer.
Cette exposition résulte d’un séjour et d’un travail de trois mois, sur place, du célèbre photographe après les tragiques événements de Gaza.
Elle donne à voir des aspects effroyables – aussi bien humains que matériels – de l’offensive israélienne qui s’est abattue contre les populations de cette bande de terre palestinienne durant l’hiver 2008/2009.
Ce reportage, a été récompensé par de nombreux Prix internationaux.

Ces distinctions n’ont pas empêché le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) de manifester, le 15 novembre dernier, son « indignation » contre ce qu’il qualifiait d’« acte de militantisme politique que ne devrait pas accepter le Musée d’art moderne de Paris, qui est sous la responsabilité de la ville de Paris ».
Coïncidence ? Six jours après cette attaque contre la liberté de création et d’expression, une bande de voyous se réclamant de
la LDJ, encagoulés pour certains, a voulu détruire cette exposition, au risque d’endommager les œuvres de Picasso et de Matisse accrochées à proximité.
Les vigiles du Palais de Tokyo ont fort heureusement réussi à s’interposer, mais le musée a été fermé et l’accès à l’exposition également. Ce n’est pas acceptable.
Ce n’est pas la première fois que
la LDJ mène ce type d’opération commando destructeur et aveugle mettant en cause des œuvres d’art notamment.
Et ce n’est pas la première fois que nous signalons que ce groupe extrémiste a été dissous, en raison de ses actes extrémistes violents d’un autre âge, aussi bien en Israël qu’aux Etats-Unis.
Faut-il vous rappeler que, le 7 avril 2002, l’un de ces voyous, qui se livraient à une « ratonnade », avait grièvement blessé d’un coup de poignard un commissaire de police ? Des complicités lui avaient permis de se réfugier en Israël. Là-bas, cinq ans plus tard, le même homme avait tué un père de famille palestinien de 35 ans de vingt-quatre coups de couteau…
Monsieur le Ministre,
Compte tenu de ce qui vient de se passer au Musée d’art moderne de
la Ville de Paris nous vous demandons instamment :
1) D’assurer, par une présence policière adaptée, la protection de cette exposition qui doit se poursuivre en toute tranquillité. Rien ne serait pire que de céder à l’intimidation violente de
la LDJ.
2) De diligenter une enquête sur les conditions dans lesquelles, après le communiqué du CRIF, ces individus, faute de pouvoir obtenir l’interdiction de cette exposition, ont cru pouvoir l’interdire eux-mêmes. Ils doivent être sanctionnés fermement par la justice de notre pays. Ces malfrats de la politique nuisent évidemment à la communauté dont ils se réclament et dont ils ternissent terriblement l’image. Votre collègue Michèle Alliot-Marie, lorsqu’elle était ministre de la Justice et Garde des Sceaux, a demandé incroyablement aux Parquets de poursuivre des militants pourtant pacifistes et antiracistes pour « provocation publique à la discrimination ». Si les nervis, violents et racistes, de la LDJ n’étaient pas poursuivis, votre gouvernement tout entier serait légitiment soupçonné de pratiquer au minimum un intolérable « deux poids deux mesures ».
3) De décider, au vu de l’ensemble des « actions radicales » menées systématiquement par ce groupuscule, de dissoudre
la LDJ, qui, depuis longtemps, ne devrait pas avoir pignon sur rue dans notre pays. Il est temps, plus que temps, que cette décision s’impose.
Dans l’attente de décisions rapides de votre part,
Je vous prie de croire, Monsieur le Ministre, à l’expression de mes salutations distinguées.
Jean-Claude Lefort
Député honoraire
Président de l’AFPS

Jean-Claude Lefort –

mercredi 24 novembre 2010
http://oumma.com/Lettre-a-Brice-Hortefeux-attaque


Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

" Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19


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