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03/12/2010

n°562 - Les Dossiers 'Géopolitique et stratégie' de Palestine - 02-12 :- Début - : Il y a six ans, disparaissait Yasser Arafat, mais aucun progrès n’a été réalisé dans le processus de paix.

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n°562 -  Les  Dossiers 'Géopolitique et stratégie' de  Palestine - 02-12 :- Début - : Il y a six ans, disparaissait Yasser Arafat, mais  aucun progrès n’a été réalisé dans le processus de paix.



L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources 



Les  Dossiers : 'Géopolitique et stratégie' de  Palestine

562 du 02-12

C.De Broeder & M.Lemaire



Vous retrouverez ce journal 

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

 

c) sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

d) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

e) sur le site de Robert Bibeau :   http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be

 

Sommaire

1 Analyse - Géopolitique et stratégie – Réflexion.

1-1 L’impossible tandem…

1-2 Aliaa Al-Korachi : Processus de paix. Israël maintient son défi à la paix et rejette le moindre gel de la colonisation.

1-3 La paix, le dernier souci d’Israël  

1-4 Aliaa Al-Korachi : Coloniser pour « dépalestiniser » !!!

1-5 Samar Al-Gamal : Il y a six ans, disparaissait Yasser Arafat, mais depuis sa mort, aucun progrès n’a été réalisé dans le processus de paix.

1-6 Michael Khaled : Le système montre son vrai visage.

Fin

2 Annexe

1 Boycott

2-2-1 Ronnie Kasrils : Des Africains de renom, dont Desmond Tutu, soutiennent le mouvement de boycott des institutions israéliennes.

2-1-2 13 universités sud-africaines boycottent Israël pour son racisme. 

2-1-3 Alain Gresh, Point de vue : Boycott d’Israël, un appel indigne.

2-1-4 Gabrielle Lefèvre - Tribunal Russell sur la Palestine.

2-1-5 Le Monde  : Point de vue : Boycotter Israël, c'est lutter pour une paix juste.

2-1-6 Entreprises américaines ou européennes qui soutiennent l’Etat d’Israël :

3 Histoire

3-1 Thierry Meyssan : Les circonstances politiques de la mort de Yasser Arafat

 



1 Analyse - Géopolitique et stratégie – Réflexion.

Ndlr : La publication de l'article ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

 

1-1 L’impossible tandem…
Processus de paix .

Lors de sa visite à Washington, le premier ministre israélien, avec ses prises de position contradictoires, a contribué à compromettre les timides efforts américains pour parvenir à un règlement. Un défi qui correspond à sa vision d’ultrasioniste.
L’impossible tandem

Netanyahu est-il un partenaire valable pour réaliser la paix entre Palestiniens et Israéliens ?

La question se pose alors que le premier ministre israélien s’est rendu à Washington, parrain du processus de règlement en état de léthargie. Une visite qui, somme toute, n’a rien donné.

Et c’est en l’absence du locataire de la Maison Blanche, parti en Asie suite aux déboires électoraux de son parti, que le premier ministre israélien a fait ce déplacement. Obama voulait-il bouder celui qui ne cesse de placer des obstacles face à ses initiatives visant à trouver une solution à une crise qui perdure et qui ne fait que se compliquer ? Netanyahu n’ayant donc pas rencontré Obama, il s’est entretenu avec le vice-président Joe Biden.

Et quelques heures après la rencontre, la Commission régionale israélienne de planification et de construction a décidé de publier un appel d’offres pour la construction de la troisième phase du quartier de Har-Homa, un projet qui comprend 1 000 nouveaux logements. La commission a également annoncé la validation de 330 nouveaux logements à Jérusalem-Est.
Tous ces nouveaux projets sont situés au-delà de la « ligne verte ».
Mettre l’administration américaine devant le fait accompli et persister dans ces vues qui constituent le principal obstacle face au moindre progrès : le vice-président Biden a eu connaissance de ces décisions, alors qu’il s’exprimait devant les représentants des Fédérations juives d’Amérique du nord, réunis à
la Nouvelle-Orléans. Et à l’heure où le premier ministre Netanyahu prononçait son propre discours dans cette même ville, le porte-parole du département d’Etat à Washington, Philip Crowley, a tenu un point de presse au cours duquel il s’en est vivement pris à la décision israélienne. « Nous avons été profondément déçus de la promotion et de la planification de nouveaux logements à Jérusalem-Est. C’est un acte qui sape la confiance et rend encore plus difficile l’avancée des pourparlers. Très machiavélique, l’establishment israélien a tenté de convaincre que Netanyahu n’était pas, peut-être, au courant de cette mesure et les Américains se sont fait plus ou moins prendre. Il est possible que quelqu’un en Israël ait voulu mettre le premier ministre dans l’embarras et nuire au processus (de paix) », a souligné Crowley. Une déclaration peu convaincante qu’il fait suivre de cette phrase exprimant une sorte de fatalisme : « C’est précisément pour cela que nous encourageons les parties à reprendre les pourparlers directs et à surmonter ces problèmes en discutant face à face ». Le vice-président Biden a, lui, affirmé ne pas comprendre « ce que veut Netanyahu ».
Lors d’une rencontre avec des dirigeants d’organisations juives, il a déclaré : « Je ne sais vraiment pas dans quelle mesure Netanyahu est sérieux quand il parle de paix. Nous ne savons pas ce qu’il a voulu dire quand il a affirmé être prêt à conclure un accord de paix et à payer un prix douloureux ». Biden a toutefois indiqué que le gouvernement américain et le président Obama prennent les propos de Netanyahu au pied de la lettre, et que c’est sur cette base qu’ils continuent à promouvoir le processus de paix.
Opposition aux « mesures unilatérales »
Et c’est toute une valse hésitation qui s’engage, la diplomatie américaine tentant de comprendre ce que cache le premier ministre israélien. Mais elle se laisse avoir comme d’habitude avec la colonisation qui dure. Un processus jugé illégal par le droit international et l’Onu. Et lorsque les Palestiniens tentent de réagir, ils se heurtent à une Amérique passive. La secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton, interrogée sur l’appel des Palestiniens à l’Onu face à la colonisation juive, a réitéré l’opposition des Etats-Unis aux « mesures unilatérales » dans le dialogue israélo-palestinien. « Les négociations entre les parties sont le seul moyen de résoudre toutes les questions associées au conflit. (...) Nous ne soutenons les mesures unilatérales d’aucune des parties », a-t-elle déclaré lors d’un point de presse commun avec son homologue égyptien, Ahmad Aboul-Gheit. Discret sur différents aspects de cet entretien, le chef de la diplomatie égyptienne a déclaré à notre correspondant à Washington, Ezzat Ibrahim, que l’entretien avec Mme Clinton a porté sur « la voie suivie par Washington en ce qui concerne la manière de convaincre Israël de geler la colonisation et les alternatives possibles s’il n’arrive pas à réaliser ceci ». De longues discussions ont eu lieu sur cette question, a ajouté le ministre égyptien : « J’estime que les Etats-Unis doivent mettre au point leur vision intégrale d’une issue ». De toute façon, Aboul-Gheit a paru sceptique.
D’une part, il a souligné que « les Etats-Unis déploient de l’effort sans parvenir à un résultat » et d’autre part, il s’est demandé « à quel point Washington est disposé à déployer plus d’efforts ? ». Il a invité Washington à agir avec le soutien du quartette international, de manière à ce que les négociations se déroulent sur la base de la création d’un Etat palestinien dans les frontières de juin 1967. Evidemment, c’est ce que réclament les Palestiniens et ce que rejettent les Israéliens, sans que les Etats-Unis ne réagissent. Ainsi, le président palestinien, Mahmoud Abbass, en a appelé mercredi dernier au Conseil de sécurité de l’Onu, face à la poursuite de la colonisation en Cisjordanie et à Jérusalem-Est, où Israël affirme vouloir continuer à construire sans restriction.
Accent sur la question iranienne
Abbass a donné instruction au représentant palestinien aux Nations-Unies de réclamer une réunion d’urgence du Conseil de sécurité sur la colonisation « rampante à Jérusalem et en Cisjordanie », a déclaré à l’AFP son porte-parole, Nabil Abou-Roudeina. Alors pour trouver un autre échappatoire, Netanyahu met l’accent sur la question iranienne. Il affirme ainsi aux Américains que « la seule manière de s’assurer que l’Iran ne deviendra pas une puissance nucléaire est de créer une menace crédible d’action militaire à son encontre s’il continue d’avancer vers l’arme nucléaire ». Louvoyer, c’est la doctrine d’un Netanyahu peu enclin à la paix. Un petit rappel de ses idées et de sa carrière le confirme. En 1996, il est élu premier ministre. Opposé à l’origine aux Accords d’Oslo, il les considérera pour autant comme « un fait accompli » dès le début de son mandat, à l’exception de la négociation du statut de Jérusalem qui était pourtant prévu dans les engagements. D’obédience maximaliste sur le plan territorial, il a eu pour objectif de maintenir un contrôle sur la « Judée-Samarie » (Cisjordanie) en favorisant la construction de nouvelles implantations israéliennes sur ce territoire.
Opposé à la création d’un Etat palestinien, il était favorable à un statut d’autonomie étendu, tel que déjà prévu dans les Accords d’Oslo.
Ces différentes positions ont marqué un tournant majeur par rapport à la politique menée jadis par les Travaillistes et ont fait l’objet d’une dégradation des relations avec l’Autorité palestinienne qui soulignait ses efforts pour geler le dialogue pour la paix. Au niveau des relations avec
la Maison Blanche et l’Union européenne, les positions de Benyamin Netanyahu à l’égard de l’Autorité palestinienne ont souvent été critiquées. Dès 1996, la communauté internationale s’émeut des blocages récurrents des territoires palestiniens qui minent le processus de paix et les petites avancées. Jusqu’en 1999, et au retour au pouvoir des Travaillistes sous la houlette d’Ehud Barak, ces relations seront assez conflictuelles. Il mène ensuite la campagne du Likoud lors des élections législatives de 2009. En obtenant 27 sièges sur les 120 de la Knesset, il est cependant devancé d’un seul siège par Kadima. Néanmoins, le président Shimon Pérès le charge de former un nouveau gouvernement, Tzipi Livni ayant annoncé son intention de rester dans l’opposition.
S’il forme un gouvernement ancré à droite, il parvient également à convaincre les Travaillistes d’Ehud Barak de rejoindre sa coalition. Le 1er avril 2009, le lendemain de l’investiture de son gouvernement par
la Knesset et jour de sa prise de fonction en tant que premier ministre, un sondage démontre que 54 % des Israéliens s’affirment mécontents de ce gouvernement, contre seulement 30 % qui pensent le contraire.
Il n’empêche que le 6 juillet 2009, Benyamin Netanyahu, dans un entretien avec le ministre des Affaires étrangères allemand, Frank-Walter Steinmeier, confie que le retrait des colonies israéliennes de Cisjordanie, demandé par les Palestiniens, conduirait à rendre ce territoire « Judenrein », qualificatif historiquement utilisé par les Nazis pour parler des territoires dont ils avaient expulsé la population juive. A cette position, s’ajoute le massacre de Gaza de décembre 2009 à janvier 2010. Tout témoigne d’un ultra-sionisme évident qui rend difficile, sinon impossible, de considérer Netanyahu comme un partenaire valable. D’ailleurs, à peine de retour à Tel-Aviv après sa visite aux Etats-Unis, il a poursuivi les mêmes manœuvres. « Les Etats-Unis et Israël doivent négocier et compléter un accord sur une alliance sécuritaire et politique américaine renforcée, en échange d’un nouveau gel de la colonisation juive en Cisjordanie », a-t-il dit. Et les Américains auraient demandé à Israël un nouveau gel limité de la colonisation de 90 jours en Cisjordanie, mais pas à Jérusalem-Est, en échange d’une généreuse enveloppe de mesures de soutien politique et militaire.
Ahmed Loutfi
http://hebdo.ahram.org.eg/arab/ahram/2010/11/17/doss1.htm



1-2 Aliaa Al-Korachi : Processus de paix. Israël maintient son défi à la paix et rejette le moindre gel de la colonisation.

L’objectif est clair : se débarrasser purement et simplement des Palestiniens. Coloniser pour « déPalestiniser »

« L’ère du gel des colonies est révolue … », dit d’un ton très sec Avigdor Lieberman, ministre israélien des Affaires étrangères. « Nous n’accepterons aucun moratoire, pas même pour trois mois, pas même pour deux mois, pas même pour un seul jour.

Pour nous, cette expérience est terminée », ajoute Lieberman. On le sait, c’est l’extrême droite, l’ultra-sioniste. Ses déclarations représentent toujours des provocations à l’encontre du monde entier. Un défi face aux critiques qui viennent de tous les coins du monde, suite à l’annonce du lancement d’un nouveau projet de construction de 1 300 logements à Jérusalem-Est.
Des projets de colonies qui se suivent inlassablement à l’heure où tous les responsables, y compris aux Etats-Unis, soulignent que la question de la colonisation bloque la poursuite des négociations entre Israéliens et Palestiniens.
Les déclarations des Israéliens se suivent, gardant le même ton de défi et d’insistance. Un communiqué a été ainsi publié par le bureau du gouvernement israélien qui rejette toute critique des projets de construction dans les quartiers de colonisation à Jérusalem-Est, réaffirmant que l’ensemble de
la Ville Sainte était la « capitale d’Israël ». « Jérusalem n’est pas une colonie, Jérusalem est la capitale de l’Etat d’Israël », indique le bureau. « Israël n’a jamais accepté aucune limitation à  la construction à Jérusalem où vivent 800 000 résidents, y compris lors des dix mois du moratoire sur la construction en Judée-Samarie (Cisjordanie) », poursuit le texte, en référence au gel partiel de la construction dans les colonies de Cisjordanie, arrivé à échéance le 26 septembre. Le texte précise qu’« Israël ne voit aucune connexion entre le processus de paix et la politique de planification et de construction à Jérusalem, qui n’a pas changé depuis 40 ans ».
Par cette poursuite acharnée de constructions illégales, on voit mal comment Israël pourrait convaincre de sa volonté de faire la paix, notamment face à son allié américain. Et bien que Barack Obama ait déclaré, en Indonésie, être « profondément déçu » de cette initiative, le communiqué final de la rencontre Netanyahu-Clinton, qui a eu lieu jeudi dernier, a évité d’aborder directement la question de la colonisation juive. L’entretien fut qualifié par les deux parties de « productif et amical ».
Mettre l’administration américaine dans l’embarras n’est pas une chose nouvelle pour l’Etat hébreu. En mars, en pleine visite du vice-président américain Joe Biden à Jérusalem, le ministère de l’Intérieur avait annoncé un projet de construction de 1 600 logements pour les juifs dans la partie orientale de Jérusalem. Cette initiative avait été considérée par les Etats-Unis comme une « gifle ». Mais il semble que ceci n’affectera pas les relations israélo-américaines. Benyamin Netanyahu assure que « les différends avec les Etats-Unis sur la question de Jérusalem sont notoires. Nous espérons les surmonter et faire avancer les pourparlers diplomatiques ».
Selon Ossama Mégahed, politologue, les calculs de l’Etat hébreu sont que, plus les colonies augmentent, plus Israël détient plus de moyens de pression. « Il ne faut pas aussi oublier que la colonisation est une affaire doctrinale pour Israël. C’est un pays de nature colonisateur dont le seul objectif est d’expulser les habitants originaux », ajoute-t-il.

La dépalestinisation de Jérusalem-Est
Par cette colonisation accélérée dans la partie arabe de la ville de Jérusalem-Est, la population palestinienne locale vit une crise continuelle de logement. Jérusalem-Est recouvre un territoire de 70,5 km2 conquis par Israël lors de la guerre des Six jours en 1967, puis unilatéralement annexé par l’Etat hébreu, qui l’a placé dans les limites municipales de Jérusalem. Depuis, les autorités israéliennes revendiquent l’intégralité de la ville comme leur capitale unifiée. De leur côté, les Palestiniens n’ont cessé d’exiger l’application des résolutions 242 et 338 des Nations-Unies prévoyant la restitution par Israël des territoires occupés lors de la guerre, y compris Jérusalem-Est. Quelque 270 000 Palestiniens vivent à Jérusalem-Est, où environ 200 000 Israéliens sont installés dans une douzaine de nouveaux quartiers. Parmi les facteurs qui alimentent cette pénurie de logements : un défaut de planification urbaine, une répartition inégale du budget municipal entre quartiers juifs et arabes et des règles de construction plus restrictives pour ces derniers.
La procédure pour obtenir un permis est non seulement coûteuse, mais longue aussi et presque la moitié des fois infructueuse.
Alors que des tours s’élèvent à Jérusalem-Ouest, les immeubles construits dans les quartiers palestiniens de Jérusalem-Est n’ont pas le droit de dépasser les six étages.
Le principe qui guide, pour cette ville, la colonisation est clair : « créer une continuité territoriale juive qui brise la continuité territoriale arabe ». C’est une citation de l’ancien maire de la colonie de Karnei Shomron, qui entend « garantir que la population juive de Yesha ne vive pas derrière des barbelés, mais dans une continuité de présence juive. Si l’on prend, par exemple, la région qui se trouve entre Jérusalem et Ofra, et qu’on y ajoute une zone industrielle à l’entrée de la colonie d’Adam et une station d’essence à l’entrée de Psagot, alors, nous avons un axe de continuité israélien » .

Aliaa Al-Korachi

Al-Ahram/hebdo

17-10

www.info-palestine.net/article.php3?id_article=9683


1-3 La paix, le dernier souci d’Israël  

Tout prouve qu’" Israël n’est nullement sérieux envers le processus de paix au Moyen-Orient", a déclaré le président syrien, au cours de la réunion des membres de la direction centrale du Front central progressif (coalition au pouvoir).
  " Les responsables sionistes, a affirmé Bachar Assad, ont prouvé ces deux dernières décennies que leurs propos sur la paix ne sont que de manœuvre politique". Selon lui,
la Syrie ne veut que restituer ses territoires occupés conformément aux droits et aux intérêts du peuple, tandis qu’Israël agit uniquement dans le sens de sa politique expansionniste et ce qui met en évidence qu’il ne veut pas la paix. Parrainés par les Etats-Unis, les pourparlers de paix ont eu lieu pour la première fois le 31 octobre 1991, avec pour objectif de persuader Israël de retirer les territoires arabes occupés en 1967. Mais ce dernier n’avait qu’à faire de la paix dont il ne tenait même pas aux résultats. C'est pourquoi la Syrie avait préféré en 2000 se retirer des soi-disant négociations directes arabo-israéliennes. Après un répit de 8 ans, elle a consenti en 2008 le dialogue indirect avec Israël avec la médiation de la Turquie ; or le dialogue indirect a échoué après 4 rounds, devenue impossible après la désignation de Benjamin Netanyahu, à la primature. Depuis, Israël s'efforce de convaincre la Syrie de retourner à la case de départ et de relancer les prétendues négociations de paix. Les responsables sionistes exigent proprement dit des autorités syriennes de passer à côté du résultat des discussions, effectuées dans les années 1990, discussions qui s'axaient sur le retrait des occupants israéliens des hauteurs du Golan. C'est la raison pour laquelle le président syrien insiste sur les mêmes principes, évoqués dans les pourparlers de paix dans les années 1990. Israël n’a toujours été fidèle qu’à une chose : sa politique de tuer temps pour arriver à ses propres fins. Ce qui explique le constat du président Bachar Assad affirmant qu'Israël ne souhaite nullement la paix.

20/10/2010

http://french.irib.ir


1-4 Aliaa Al-Korachi : Coloniser pour « dépalestiniser » !!!

Processus de paix. Israël maintient son défi à la paix et rejette le moindre gel de la colonisation. L’objectif est clair : se débarrasser purement et simplement des Palestiniens.

« L’ère du gel des colonies est révolue … », dit d’un ton très sec Avigdor Lieberman, ministre israélien des Affaires étrangères. « Nous n’accepterons aucun moratoire, pas même pour trois mois, pas même pour deux mois, pas même pour un seul jour.

Pour nous, cette expérience est terminée », ajoute Lieberman. On le sait, c’est l’extrême droite, l’ultra-sioniste. Ses déclarations représentent toujours des provocations à l’encontre du monde entier. Un défi face aux critiques qui viennent de tous les coins du monde, suite à l’annonce du lancement d’un nouveau projet de construction de 1 300 logements à Jérusalem-Est. Des projets de colonies qui se suivent inlassablement à l’heure où tous les responsables, y compris aux Etats-Unis, soulignent que la question de la colonisation bloque la poursuite des négociations entre Israéliens et Palestiniens.

Les déclarations des Israéliens se suivent, gardant le même ton de défi et d’insistance. Un communiqué a été ainsi publié par le bureau du gouvernement israélien qui rejette toute critique des projets de construction dans les quartiers de colonisation à Jérusalem-Est, réaffirmant que l’ensemble de la Ville Sainte était la « capitale d’Israël ». « Jérusalem n’est pas une colonie, Jérusalem est la capitale de l’Etat d’Israël », indique le bureau. « Israël n’a jamais accepté aucune limitation à  la construction à Jérusalem où vivent 800 000 résidents, y compris lors des dix mois du moratoire sur la construction en Judée-Samarie (Cisjordanie) », poursuit le texte, en référence au gel partiel de la construction dans les colonies de Cisjordanie, arrivé à échéance le 26 septembre. Le texte précise qu’« Israël ne voit aucune connexion entre le processus de paix et la politique de planification et de construction à Jérusalem, qui n’a pas changé depuis 40 ans ».

Par cette poursuite acharnée de constructions illégales, on voit mal comment Israël pourrait convaincre de sa volonté de faire la paix, notamment face à son allié américain. Et bien que Barack Obama ait déclaré, en Indonésie, être « profondément déçu » de cette initiative, le communiqué final de la rencontre Netanyahu-Clinton, qui a eu lieu jeudi dernier, a évité d’aborder directement la question de la colonisation juive. L’entretien fut qualifié par les deux parties de « productif et amical ».

Mettre l’administration américaine dans l’embarras n’est pas une chose nouvelle pour l’Etat hébreu. En mars, en pleine visite du vice-président américain Joe Biden à Jérusalem, le ministère de l’Intérieur avait annoncé un projet de construction de 1 600 logements pour les juifs dans la partie orientale de Jérusalem. Cette initiative avait été considérée par les Etats-Unis comme une « gifle ». Mais il semble que ceci n’affectera pas les relations israélo-américaines. Benyamin Netanyahu assure que « les différends avec les Etats-Unis sur la question de Jérusalem sont notoires. Nous espérons les surmonter et faire avancer les pourparlers diplomatiques ».

Selon Ossama Mégahed, politologue, les calculs de l’Etat hébreu sont que, plus les colonies augmentent, plus Israël détient plus de moyens de pression. « Il ne faut pas aussi oublier que la colonisation est une affaire doctrinale pour Israël. C’est un pays de nature colonisateur dont le seul objectif est d’expulser les habitants originaux », ajoute-t-il

.

La dépalestinisation de Jérusalem-Est

Par cette colonisation accélérée dans la partie arabe de la ville de Jérusalem-Est, la population palestinienne locale vit une crise continuelle de logement. Jérusalem-Est recouvre un territoire de 70,5 km2 conquis par Israël lors de la guerre des Six jours en 1967, puis unilatéralement annexé par l’Etat hébreu, qui l’a placé dans les limites municipales de Jérusalem. Depuis, les autorités israéliennes revendiquent l’intégralité de la ville comme leur capitale unifiée. De leur côté, les Palestiniens n’ont cessé d’exiger l’application des résolutions 242 et 338 des Nations-Unies prévoyant la restitution par Israël des territoires occupés lors de la guerre, y compris Jérusalem-Est. Quelque 270 000 Palestiniens vivent à Jérusalem-Est, où environ 200 000 Israéliens sont installés dans une douzaine de nouveaux quartiers. Parmi les facteurs qui alimentent cette pénurie de logements : un défaut de planification urbaine, une répartition inégale du budget municipal entre quartiers juifs et arabes et des règles de construction plus restrictives pour ces derniers.

La procédure pour obtenir un permis est non seulement coûteuse, mais longue aussi et presque la moitié des fois infructueuse.

Alors que des tours s’élèvent à Jérusalem-Ouest, les immeubles construits dans les quartiers palestiniens de Jérusalem-Est n’ont pas le droit de dépasser les six étages.

Le principe qui guide, pour cette ville, la colonisation est clair : « créer une continuité territoriale juive qui brise la continuité territoriale arabe ». C’est une citation de l’ancien maire de la colonie de Karnei Shomron, qui entend « garantir que la population juive de Yesha ne vive pas derrière des barbelés, mais dans une continuité de présence juive. Si l’on prend, par exemple, la région qui se trouve entre Jérusalem et Ofra, et qu’on y ajoute une zone industrielle à l’entrée de la colonie d’Adam et une station d’essence à l’entrée de Psagot, alors, nous avons un axe de continuité israélien ».

Aliaa Al-Korachi

Mercredi 17 novembre 2010

Source : Al-Ahram Hebdo
http://hebdo.ahram.org.eg/...


1-5 Samar Al-Gamal : Il y a six ans, disparaissait Yasser Arafat, leader de la révolution palestinienne, honni par Israël.

Mais depuis sa mort, aucun progrès n’a été réalisé dans le processus de paix.
Ils ont fait tomber le rameau d’olivier

« Un jour, ils regretteront Arafat », disait le premier ministre palestinien Ahmad Qoreï, peu avant la mort d’Abou-Ammar. Isolé dans sa Mouqataa, à Ramallah, pendant plus de deux ans, le président palestinien s’apprêtait à rendre le dernier souffle dans un hôpital militaire à Paris. Cela fait aujourd’hui six ans et les Israéliens « se bercent d’illusions s’ils croient que leurs visées se réaliseront dans l’après-Arafat », avait encore déclaré Qoreï.
Le constat de Qoreï s’avère vrai. Un constat qui prouve, malheureusement, que c’est uniquement sous Arafat que d’énormes avancées ont pu être réalisées dans le processus de paix, et depuis la disparition de cet homme « lutteur infatigable » en faveur d’un parcours politique, rien n’a été réalisé. Le conflit demeure inchangeable.
L’occupation et la colonisation israéliennes des territoires palestiniens sont toujours là. Les Israéliens, soutenus à l’époque par un W. Bush hostile aux Palestiniens et à leur raïs, décident de mettre le leader palestinien sur le banc de touche, parce que simplement ils ne voient pas en lui « un partenaire » à la paix.
« J’espère qu’ils m’entendront, ceux qui croient en la paix, s’ils existent », dit le successeur d’Abou-Ammar, cherchant par ses mots un « partenaire » à la paix dans l’autre camp. Mahmoud Abbass, fatigué par l’intransigeance israélienne, ne trouve plus d’alternative que de se placer résolument dans les pas de son prédécesseur et lance un appel aux Israéliens, les exhortant à ne pas gaspiller les occasions de paix. « Je me tourne maintenant vers les Israéliens », a-t-il dit.
« Faire la paix est plus important que les colonies », lance le leader palestinien, devant plusieurs milliers de partisans, lors d’un rassemblement en Cisjordanie, marquant le sixième anniversaire de la mort d’Arafat.
Il reprend à son compte un programme façonné il y a une vingtaine d’années, réaffirmant son engagement à parvenir à un Etat palestinien indépendant avec Jérusalem comme capitale, à faire respecter le droit au retour des réfugiés et à libérer tous les prisonniers palestiniens incarcérés en Israël. « La ville arabe de Jérusalem fait partie intégrante des territoires occupés en 1967 », dit-il encore, ne cachant plus les coups d’épées qu’il reçoit depuis le décès de l’homme qui a incarné toute
la Palestine.
Le
s négociations israélo-palestiniennes ont été relancées en septembre sous l’égide de Washington, pour achopper un mois plus tard quand Israël a repris la construction de nouvelles colonies pour des juifs en Cisjordanie et à Jérusalem-Est.
Désespoir ou frustration, Abou-Mazen rappelle au président américain Barack Obama son engagement en faveur d’un « Etat de Palestine
indépendant, vivant en paix avec Israël ».
« Nous considérons cette déclaration comme un engagement du président Obama, pas comme un slogan, et nous espérons que l’année prochaine, il ne nous dira pas : excusez-nous, nous ne pouvons pas », martèle-t-il, en menaçant de recourir à l’Onu et son Conseil de sécurité. Cela rappelle une scène de 1974, Arafat prend la parole devant l’Assemblée générale de l’Onu. Un discours historique : « Je viens à vous avec un rameau d’olivier dans la main gauche et une mitraillette dans la droite. Ne faites pas tomber le rameau d’olivier ».
Une position d’hier et d’aujourd’hui qui en dit long sur une volonté, jamais satisfaite, de parvenir à une paix avec Israël. Le processus de paix paraît déjà au bord de l’effondrement, après le refus d’Israël de prolonger un gel de la colonisation en Cisjordanie occupée. « Il ne faut pas se bercer d’illusions sur le fait que la paix et la sécurité viendront facilement », faisant penser au « dicton » de Qoreï sur l’après-Arafat.
Et pour revivre le « durant-Arafat », le gouvernement palestinien a approuvé un budget d’un million et demi de dollars, pour la construction d’un musée à la mémoire du dirigeant historique de la Palestine.
Samar Al-Gamal
http://hebdo.ahram.org.eg/arab/ahram/2010/11/17/doss2.htm


1-6 Michael Khaled : Le système montre son vrai visage.

Les récents titres et éditoriaux ont sonné l’alarme sur une nouvelle mesure israélienne qui exige que les immigrants non juifs en Israël prêtent un serment d’allégeance à un Etat « juif et démocratique. » Les commentateurs et spécialistes du monde entier qualifient la décision de fasciste et certains vont même jusqu’à la comparer aux lois racistes prises en Europe et qui ont conduit à l’holocauste. En Israël, les sionistes « libéraux » la considèrent comme un tournant qui marque le début de l’inexorable éloignement d’Israël d’un régime politique démocratique. Bien que cette dernière mesure soit l’expression la plus flagrante de la politique discriminatoire de la Knesset, elle est loin d’être la première.
Michael Khaled

Michael Khaled travaille au service Média et Information de l’Initiative palestinienne pour la promotion du dialogue mondial et la démocratie (MIFTAH).

"Je suis née à Austin, Texas. Israël me paierait pour que j'aille m'installer sur SA terre parce que je suis juive." "Je suis né en Palestine. Je ne peux pas revenir sur ma terre parce que je ne suis pas juif."

Hier, j’ai passé l’après-midi à me baguenauder à travers le labyrinthe démocratique agencé par le ministre de l’intérieur israélien. Balloté de bureau en bureau, d’immeuble en immeuble, par un jour d’octobre particulièrement chaud, des employés, les uns après les autres, m’ont dit que j’étais au mauvais endroit et que je devais aller voir quelqu’un d’autre. Mais l’aspect le plus alarmant de tout le processus fut de remplir la demande elle-même avant que j’arrive.
J’ai d’abord été surpris de voir, sur la première page, un champ où je devais indiquer ma religion. Venant des Etats-Unis, où la religion est à juste titre considérée comme un sujet personnel ne pouvant faire l’objet d’un examen par le gouvernement, j’ai sérieusement envisagé d’écrire « aucune » ou de laisser le champ en blanc. Dans un pays qui se proclame la seule démocratie libérale du Moyen Orient, cette question est un soufflet aux principes d’égalité et de libéralisme.
Indiquer sa religion peut ne pas être aussi inquiétant que ça, mais que les candidats doivent la signer implique qu’ils font une déclaration religieuse. J’ai dû jurer que je n’avais commis « aucune infraction pénale ou aucun acte dirigé contre le peuple juif. » Ce qui fait spécifiquement référence à la seule partie de la société israélienne que le programme sioniste considère comme légitime : les Juifs. Peu importe aux fonctionnaires qui décideront d’approuver ou non ma demande que j’ai fait quoi que ce soit qui nuise au cinquième des citoyens d’Israël, les Palestiniens.
Il est certain que le gouvernement israélien a glissé encore davantage vers la droite et a accéléré sa descente vers l’autoritarisme avec l’élection du Premier ministre Benjamin Netanyahu et son acolyte ultranationaliste Avigdor Lieberman, qui a été le fer de lance de la campagne pour le nouveau serment de loyauté pour les immigrants. De telles exigences mettent une nation – que vous la définissiez comme raciale, culturelle, ethnique ou religieuse – au-dessus de toutes les autres, ce qui est l’antithèse de la démocratie dans un Etat binational.
Les lois qui étayent ce système ont toujours été masquées par un voile de légitimité, en prétendant hypocritement protéger l’égalité, promouvoir la justice sociale ou répondre aux préoccupations sécuritaires toujours présentes. Une loi de 2003 prise par le gouvernement d’Ariel Sharon empêche les Palestiniens ayant une carte d’identité israélienne et qui ont épousé un(e) Palestinien(ne) des Territoires occupés d’emmener leur conjoint vivre avec eux. En 2007, sous le gouvernement Olmert prétendument centriste,
la Knesset a voté pour permettre au Fonds National Juif semi-gouvernemental de discriminer sur la race lorsqu’il décide de louer des terres à des non-Juifs.
ll fut un temps où les dirigeants israéliens pouvaient pointer les garanties de l'égalité des droits dans les lois fondamentales d'Israël qui sont censées empêcher la discrimination fondée sur la race ou l'identité nationale, mais maintenant la lettre de la loi devient tout aussi discriminatoire que la pratique.
D'un côté c'est un affichage dégoûtant d'hypocrisie et de racisme, mais d’un autre côté, au moins maintenant la subtilité et la nuance disparaissent. Le monde entier peut maintenant voir la discrimination, la citer et la dénoncer.
La visibilité croissante du système raciste d’Israël est en train de réveiller l’activisme international parmi les citoyens avec un mouvement croissant de boycott, désinvestissement et sanctions (BDS), et même une poignée de gouvernements expriment de plus en plus leur mécontentement, comme le Royaume-Uni,
la Turquie et l’Espagne, qui se sont retirés de la conférence sur le tourisme que l’OCDE organise du 20 au 22 octobre à Jérusalem.
Pourtant, ces efforts ne sont guère plus qu’un léger inconvénient quand il s’agit de la position internationale d’Israël. L’inertie du statu quo international exige non seulement un mouvement des acteurs en Europe ou du camp de la paix international, mais des allées du pouvoir au centre de tout cela : Washington D.C. Bien qu’il y ait peu d’espoir que les choses changent dans un avenir proche, les conversations de la rue se transforment, les gens n’ont plus guère peur de critiquer ouvertement Israël, les campus étudiants abritent de plus en plus d’activistes contre l’occupation israélienne et, parmi les Etats-uniens juifs, le soutien aveugle laisse la place à une vision plus nuancée d’Israël, en particulier chez les jeunes Juifs qui voient les pratiques sur les droits de l’homme de l’Etat juif et qui se demandent comment Israël peut les représenter en tant que Juifs.

Michael Khaled

Michael Khaled travaille au service Média et Information de l’Initiative palestinienne pour la promotion du dialogue mondial et la démocratie (MIFTAH).

Par Michael Khaled > mid@miftah.org

Mardi 19 Octobre 2010

Source : Uruknet

Traduction : MR pour ISM

http://www.futurquantique.org/?p=13125


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