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04/12/2010

n° 148 - Journal du Liban - 23-10 au 03-11 - Suite - les USA ont essayé de participer à la guerre de 2006.

n° 148 - Journal du Liban - 23-10 au 03-11 - Suite  - les USA ont essayé de participer à la guerre de 2006.



Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.



Journal du Liban

   n° 148                                        23-10 au 03-11

      C.De broeder & M.Lemaire


Le " Journal du Liban" est  visible  sur les blogs : 

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

 

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

 

d) sur le site : www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be


Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire de la lutte pour la libération du territoire.

b)  Israélienne  

3 Politique internationale

a) Pays Arabes & voisins

4 Institutions internationales 



b) Israélienne

Olmert - Netanyahu

Netanyahu demande aux Russes de reconsidérer la vente d’armes au Liban  

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu a demandé au vice-premier ministre russe, Viktor Zoubkov, qu’il rencontrait mercredi à Jérusalem occupée, de reconsidérer la vente d’armes au Liban. 
Selon Netanyahu, « la Russie doit prendre en compte le fait que toute arme qui sera livrée au Liban risque de parvenir plus tard au Hezbollah ». 
Moscou entendait vendre à l’armée libanaise des avions de combat, des chars ainsi que d’autres systèmes d’armement.

19/11/2010

 http://www.almanar.com.lb


2b-1 Processus de paix.

Israël approuve le retrait d'un village libanais frontalier.

Le cabinet de sécurité israélien, formation restreinte du gouvernement, a adopté mercredi "le principe" du retrait des forces de l'Etat hébreu du secteur nord de Ghajar, localité à cheval sur la frontière entre Israël et le Liban. Lire la suite l'article 

Ce retrait, qui devrait intervenir dans les prochaines semaines, pourrait mettre un terme à une querelle entre les deux pays qui dure depuis que l'Etat hébreu a réoccupé le nord de Ghajar, pendant la guerre de l'été 2006 contre le Hezbollah.

Selon le communiqué des services du Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou, le cabinet de sécurité, le projet en avait été présenté au début du mois au secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, et prévoit que la sécurité à Ghajar soit assurée par la Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL).

Ghajar, localité de 2.200 habitants, se trouve dans un secteur stratégique de querelle frontalière entre la Syrie, Israël et le Liban.

Les habitants de Ghajar, dont plus de 1.500 vivent dans le secteur nord, sont des Alaouites, membres de cette branche minoritaire du chiisme qui est au pouvoir à Damas. La majorité d'entre eux veulent que le village reste unifié, et, compliquant encore plus la situation, ils ont quasiment tous pris la citoyenneté israélienne.

Ghajar avait été pris par Israël à la Syrie pendant la guerre des Six-Jours en 1967, lors de l'occupation du plateau du Golan. Après le retrait unilatéral israélien du Sud-Liban en 2000, les enquêteurs de l'ONU chargés de déterminer le tracé de la frontière israélo-libanaise ont coupé Ghajar en deux, entre le Liban et le Golan contrôlé par l'Etat hébreu. Mais Israël a repris le secteur nord en 2006, avant d'accepter de s'en retirer, mais pas avant un accord empêchant le Hezbollah de s'y installer.

Najib Khatib, porte-parole des villageois, a accusé le gouvernement israélien d'ignorer la volonté des habitants. "Aucune autorité gouvernementale ne nous a parlé. Ils jouent avec nos nerfs", a-t-il déclaré sur les ondes de la radio de l'armée israélienne. "L'incertitude nous tue. Cela fait dix ans que nous vivons cela. Nous nous battons pour que le village ne soit pas divisé. Il n'a jamais fait partie du Liban, et les Libanais le savent".

Selon les services du Premier ministre, "la vie normale des habitants de Ghajar (...) se poursuivra le temps que les nouveaux arrangements soient mis en place". Le communiqué n'en dit pas plus.

18/11

AP


2b-2 Des Canons ... pas du beurre.

Lieberman avoue : « Israël » a coopéré avec la commission d’enquête du TSL.

Le ministre israélien des Affaires Etrangères, Avigdor Lieberman a confirmé les informations révélées, il y a deux jours, par le quotidien israélien, Haaretz, sur la coopération des renseignements israéliens avec la commission d’enquête internationale sur l'assassinat de l'ancien Premier ministre Rafic Hariri.
Le site du ministère des Affaires Etrangères, a rapporté que Lieberman a dit, lors d’une conférence de presse, lundi, avec son homologue italien, Franco Fratini, « Israël a coopéré avec transparence et fidélité avec la communauté internationale, en ce qui concerne l’assassinat de Hariri ».

Lieberman a également qualifié d’ « important les efforts de la communauté internationale visant à renforcer le gouvernement libanais et à faire face au chantage du Hezbollah ». (…)
De son côté, le président israélien, Shimon Peres, a estimé, mardi, que « le monde civilisé demande la découverte des assassins du père du Premier Ministre libanais, mais le Hezbollah prétend que cela aura un effet  catastrophique sur le pays. Et nous, en Israël, nous poursuivons avec regret ce qui se passe là-bas, et nous espérons que le Liban le remporte sur la crise faite par le Hezbollah. »
Peres a en outre prétendu, lors d’une conférence de presse avec son homologue ukrainien, à Kiev, qu’ « il n’y a pas de conflit entre Israël et le Liban ». Selon lui, l’entité sioniste a « appliqué la résolution internationale 1701 ».  
APPEL A PROTEGER LES INSTALLATIONS GAZIERES DES MISSILES DU HEZBOLLAH 
Entre-temps, le ministre de l’infrastructure, Uzi Landau, a appelé lors d’une conférence, sur « les découvertes de gaz en Israël », à la protection des installations gazières, installées au large de la méditerranée, des missiles du Hezbollah.  

Il en est de même pour l’ex-chef du conseil de sécurité national israélien, le colonel Giora Eiland, qui a évoqué « la nécessité d’assurer la protection de ces installations », car selon lui, « le Hezbollah détiendra des missiles développés et précis, capable d’atteindre n’importe quelle cibles à Tel-Aviv, alors qu’en Israël, ils n’ont pas encore déterminé la partie qui sera chargé de fournir la protection de ces installations ».

26/11/2010  

 http://alqods-palestine.blogspot.com/


Ashkenazi évacuera la population dans la prochaine guerre.

 “Israël sera contraint d’évacuer la population lors d’un prochain conflit avec le Hezbollah au Liban, ou avec le Hamas dans la bande de Gaza », a déclaré le chef d’état-major israélien Gabi Ashkenazi.
« Nous n’allons pas confronter l’ennemi dans l’avenir dans un champ de bataille classique. Le Hamas choisit de combattre dans des zones résidentielles au lieu des zones ouvertes. Nous allons alors recourir aux forces terrestres et aux bombardements permanents », a-t-il révélé devant « le congrès international sur les combats communs dans les zones construites », tout en reconnaissant l’incapacité de l’arme aérienne de trancher la guerre.  
Il a par ailleurs souligné que l’armée de l’occupation « établit actuellement une banque de données sur les cibles du Hezbollah et du Hamas qu’il faut attaquer, pour qu’elle n’aille pas à la recherche d’un ennemi caché parmi les civils. Nous devons transformer notre ennemi d’un ennemi invisible à un ennemi visible ».
Le responsable militaire sioniste a insisté sur l’importance de procéder à des frappes préventives contre l’ennemi, à la base de renseignements bien définis au début des combats, reconnaissant le besoin de s’approvisionner en armes capables d’atteindre des cibles avec une haute précision.  
 De son côté, le coordinateur des affaires du gouvernement israélien dans les territoires palestiniens occupés le lieutenant Itan Dangot a estimé que le Hezbollah possédait « près de 40.000 roquettes, dont des roquettes de longue portée qui peuvent atteindre toute l’étendue d’Israël ».
Il a accusé l’Iran d’armer les organisations « terroristes », d’acheminer les armes via le Yémen, le Soudan, la Syrie et l’Egypte, et a appelé la communauté internationale à cesser le flux de l’argent iranien à la Syrie, au Liban et à la bande de Gaza.
Le ministre israélien pour les affaires stratégiques Moshé Yaalon a, lui, mis en garde contre la tentative syrienne d’acquérir des armes qui brisent l’équilibre de la terreur dans la région. Et de l’accuser d’acheter des armes de l’Iran et de la Russie. Lors de la commémoration de la 20ème année du lancement des relations entre « Israël » et l’union soviétique à Tel Aviv, Yaalon a remercié la Russie pour son annulation de la vente de missiles à l’Iran, tout en qualifiant cette mesure d’ « insuffisante ».
 

11/11/2010

http://www.almanar.com.lb


2b-3 Sur le terrain.

Israël reconnaît avoir assassiné Imad Mougnieh  

26/10

L’un des anciens responsables de l’armée israélienne a affirmé que l’armée avait planifié et dirigé l’assassinat d'Imad Mougnieh ainsi que des attentats terroristes en Iran.  L’ex-commandant des services de renseignements militaires israéliens, Amos Yadlin, a avoué, récemment, lors des cérémonies de la remise de son poste au général Afif Kukhfi, devant des journalistes des questions militaires, avoir planifié l’assassinat d’Imad Moughnieh, commandant du Hezbollah du Liban ainsi que des attentats et opérations terroristes en Iran. Il a affirmé que Moughnieh leur avait fait essuyer des échecs répétitifs mais qu’ils avaient finalement su le trouver à Damas, travail déjà difficile, selon ces propres termes. « Nous avions de multiples éléments en Iran à l’aide desquels, nous avons procédé à des opérations et attentats terroristes contre les scientifiques nucléaires et les responsables politiques. », a-t-il révélé.

http://french.irib.ir

 

Le Mossad a violé le réseau de télécommunication Alfa en 2006

Selon une source judiciaire libanaise, citée par la quotidien libanais as-Safir,  les premiers résultats des enquêtes effectuées sur des agents du Mossad,  employés à la compagnie de télécommunication Alfa, à savoir Tarek R et  Charbel Q, indiquent sans équivoque que l’ennemi israélien avait accès à toutes les données enregistrées par Alfa depuis le premier jour de la guerre israélienne contre le Liban jusqu’au dernier, soit 33 jours !
Ainsi l’ennemi israélien disposait d’informations pour cibler certains bâtiments en particulier dans la banlieue sud de Beyrouth et dans le sud du Liban,  ou encore sur des individus, en fonction de ce qui a été mis à leur disposition durant chaque heure, sachant que les Israéliens contrôlaient toute la base d'informations d'Alfa.
Et malgré cela, « Israël » a subi une défaite cuisante durant sa deuxième guerre contre le Liban face à une poignée de combattant pieux et courageux de
la Résistance islamique!
« Ainsi complotaient-ils , mais Dieu déjoua tous leurs complots, car Dieu maîtrise tous les stratagèmes » (Sourat al-Anfal-30)

25/10/2010  
http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=159470&language=fr



3 Politique internationale

Usa (le parrain)

Rice

Susan Rice,critique sévèrement le comportement de Damas
Les États-Unis ont sévèrement critiqué hier le comportement de la Syrie à l'égard du Liban, l'accusant de continuer, aux côtés de l'Iran, à armer le Hezbollah et de « mépriser » la souveraineté libanaise.
À l'issue des discussions menées au sein du Conseil de sécurité sur le rapport du secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, sur le suivi de la résolution 1559, la déléguée des États-Unis à l'ONU, Susan Rice, a donné lecture hier devant la presse d'une déclaration du gouvernement américain portant sur les développements au Liban.
« Les États-Unis se félicitent du dernier rapport présenté par le secrétaire général de l'ONU sur la résolution 1559, et en particulier de la description sincère qu'il donne de la menace continue posée par la présence du Hezbollah et d'autres milices armées à la souveraineté et à la sécurité du Liban », a dit Mme Rice.

« Nous continuons à être profondément préoccupés par l'influence destructrice et déstabilisante du Hezbollah dans la région, tout comme par les tentatives d'autres acteurs étrangers, y compris la Syrie et l'Iran, de porter atteinte à l'indépendance du Liban et de mettre en danger sa stabilité », a-t-elle ajouté.
« Nous comprenons que certains acteurs à l'intérieur comme à l'extérieur du Liban, y compris
la Syrie, le Hezbollah et l'Iran, puissent croire que provoquer une escalade des tensions sectaires les aiderait à asseoir leur propre autorité sur le Liban. Cependant, ces acteurs ne servent qu'à déstabiliser le Liban et la région », a-t-elle dit.
«
La Syrie, en particulier, a manifesté son mépris pour la souveraineté,
l'intégrité territoriale, l'unité et l'indépendance politique du Liban sous l'autorité unique et exclusive du gouvernement libanais, comme il
est stipulé dans la résolution 1559. Elle a, par exemple, émis 33 mandats d'arrêt touchant de hauts responsables libanais et des ressortissants étrangers, dans un acte portant directement atteinte à la souveraineté libanaise aussi bien qu'à l'engagement public de
la Syrie à respecter la souveraineté et l'indépendance du Liban », précise la déclaration américaine.
« De plus,
la Syrie continue de livrer des armes de plus en plus sophistiquées aux milices libanaises, y compris le Hezbollah, en dépit
des dispositions de la résolution 1680, qui imposent à
la Syrie de prendre des mesures pour empêcher le flux d'armes en direction du territoire libanais », a poursuivi Mme Rice.

« Or le nouveau rapport du secrétaire général ne fait état d'aucun progrès dans le processus de démantèlement ou de désarmement des milices
depuis le dernier rapport en date. Le Hezbollah reste donc la milice libanaise la plus significativement et la plus lourdement armée. Cela n'aurait pas été possible sans l'aide de
la Syrie et la livraison d'armes syriennes et iraniennes, ce qui constitue aussi une violation de la résolution 1747 du Conseil de sécurité de l'ONU », a-t-elle souligné.
« Alors que le Hezbollah paraît s'employer à exercer son contrôle sur certaines parties du territoire libanais, il échappe lui-même à celui des institutions démocratiques libanaises », a-t-elle relevé.

« Les États-Unis exhortent tous les amis et les voisins du Liban à jouer un rôle constructif en soutenant de bonne foi le gouvernement libanais.
Nous restons fermement engagés à l'égard d'un Liban souverain, stable, indépendant et doté d'institutions libanaises fortes. C'est l'unique moyen d'assurer les intérêts supérieurs du peuple libanais et de la région dans son ensemble », conclut la déclaration du gouvernement américain.

29 octobre  http://www.lorientlejour.com/numero/4332/article/676609/Washington_critique_severement_le_comportement_de_Damas.html



a) Pays Arabes & voisins

Russie

La Russie offre une aide militaire gratuite au Liban  

Le Premier ministre libanais Rafic Hariri a annoncé que la Russie allait offrir au Liban six hélicoptères de type MI-24 , 31 chars d’offensive T-72,  36 canons ainsi que plus d’un demi-millions de munitions et 3.000  obus.  
Dans un communiqué publié par le bureau de presse de Hariri à l’issue de sa visite en Turquie, Hariri a indiqué que cette offre russe sera gratuite à l’armée libanaise, sans fournir de détails sur la date et les moyens de leur livraison.  
En février dernier, la présidence libanaise avait annoncé l’approbation russe de fournir ces hélicoptères à la place des avions de combat Mig-29. Et à la veille de sa visite en Russie, le Premier ministre libanais a indiqué que des pilotes s’entrainaient sur ces hélicoptères.  
Par ailleurs, le Premier ministre russe Vladimir Poutine avait demandé de Hariri de soutenir les projets de sociétés russes dans les domaines de l’énergie et de l’industrie militaire, l’appelant à élargir la coopération économique entre les deux pays.

17/11/2010

   http://www.almanar.com.lb


Syrie

24/10/2010

Notre riposte sera cuisante en cas d’agression israélienne contre le Liban

Le premier ministre syrien, Mohammad Naji Otri, a menacé, samedi, « Israël » de riposte cuisante, s’il agresse un jour le Liban ou la Syrie, c’est ce qu’a rapporté la presse Koweitienne. 
M.Otri a insisté sur la nécessité d’être toujours prêt à faire face à l’éventualité d’une guerre israélienne contre le Liban.

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=159375&language=fr

 

Assad: "Saad Hariri est l'homme pour éviter tout affrontement au Liban".
La Syrie œuvre pour éviter tout "affrontement" au Liban à propos du tribunal de l'ONU chargé du dossier de l'assassinat de l'ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri, a affirmé le président syrien Bachar al-Assad dans une interview publiée mardi. 
 "Tout affrontement, à tout moment, (...) détruirait le Liban",  a affirmé M. Assad au quotidien panarabe Al-Hayat qui l'interrogeait pour savoir si Damas écartait la possibilité d'un renouvellement des violences au Liban.
 "Actuellement, nous œuvrons pour empêcher que le Liban arrive à une telle situation", a-t-il ajouté.
 « Dans un pays divisé comme le Liban, l'acte d'accusation du TSL sèmera le chaos et la destruction pour tous et pourrait tout détruire », mais « le Premier ministre Saad Hariri est tout à fait l'homme qu'il faut actuellement, le seul capable d'aller au-delà de la situation présente ».

(al-Hayat)  

26/10/2010  

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=159637&language=fr

 

Assad : « L’acte d’accusation peut conduire à la destruction du Liban »
« Il est actuellement question de l'acte d'accusation (que le Tribunal spécial pour le Liban doit publier) au Liban comme s'il concernait un crime normal, alors qu'il s'agit d'un crime national et, dans un pays divisé au plan confessionnel comme le Liban, il causera le chaos et la destruction pour tous, et pourrait détruire un pays. » C'est ce qu'a affirmé le président syrien Bachar el-Assad dans le cadre d'un entretien en deux volets au quotidien al-Hayat, dont la première partie paraît aujourd'hui.
« Le Premier ministre Saad Hariri est tout à fait l'homme qu'il faut actuellement pour cette période difficile. Il est le seul capable d'aller au-delà de la situation actuelle au Liban », a indiqué le président Assad, avant de démentir « tout problème ou tout affadissement

Hariri. « Le courant passe entre nous deux », a-t-il précisé, soulignant que « les portes de Damas lui sont ouvertes ».
Le chef de l'État syrien a indiqué que pendant ses audiences avec les forces politiques libanaises durant les dernières semaines à Damas, il n'avait pas été question de changement de gouvernement. Appelant au dialogue comme mode de résolution des conflits, Bachar el-Assad a indiqué que le TSL est une affaire purement libanaise et que
la Syrie ne possède aucune information concernant la date de publication de l'acte d'accusation.
Le président Assad s'est également félicité de ses relations avec le général Michel Aoun et avec le chef du Rassemblement démocratique, Walid Joumblatt, « qui est redevenu le Walid que nous connaissons depuis toujours ».

Sur un autre plan, le président syrien a reçu hier l'ancien Premier ministre Omar Karamé et son fils Fayçal. L'entretien a porté, selon le bureau de presse de M. Karamé, sur « des questions relatives au Liban et aux efforts entrepris pour lui éviter tout danger ». Durant la rencontre, « le président Assad a insisté sur le fait que
la Syrie déploie tous ses efforts pour entretenir le calme au Liban et faire régner la logique du dialogue ». Il a également été question « des efforts d'Israël et de ses alliés pour susciter la discorde entre sunnites et chiites, et la nécessité de faire tout ce qu'il faut pour déjouer ce complot ». Il a également insisté sur « la solidité de la relation entre Damas et Riyad, qui contribue au calme et au dialogue au Liban », estimant que « certains tentent d'impliquer la Syrie dans tout ce qui se produit au Liban, mais la Syrie est déterminée à montrer qu'elle ne s'ingère pas ni ne s'ingèrera dans les détails de la vie politique libanaise, et qu'elle est avec tout ce sur quoi les Libanais s'entendent ».
M. Karamé et son fils se sont par ailleurs entretenus avec le vice-président syrien Farouk el-Chareh.
26 octobre
http://www.lorientlejour.com/category/Liban/article/676208/Assad+%3A_<<+L'acte_d'accusation_peut_conduire_a_la_destruction_du_Liban+>>.html



d) Les institutions

ONU

Le 14ème rapport de Ban Ki-Moon occulte les violations israéliennes

De manière globale, le 14e rapport du secrétaire général des Nations unies sur la mise en œuvre de la résolution 1701 ressemble aux 13 documents qui l'ont précédé : il y est toujours question du long chemin qui reste à faire pour atteindre l'objectif final de la résolution, la transformation de la cessation des hostilités, à l'issue de la guerre de l'été 2006, en cessez-le-feu permanent mais jamis des violations israéliennes quotidiennes par air ou terre ou mer ou même à travers ses réseaux d'espionnage dont le rapport ne fait aucune mention!!
La situation au Liban-Sud reste donc « volatile », constate Ban Ki-moon, en dépit du maintien, dans l'ensemble, d'un climat de stabilité grâce à l'action conjuguée de l'armée libanaise et de la Finul.
Sauf que dans une partie de son rapport, M. Ban se penche plus que de coutume sur des aspects intérieurs de la situation au Liban, se disant « préoccupé par la montée sensible de la tension politique » dans ce pays et, surtout, par « les récents défis posés à l'autorité des institutions de l'État par des représentants du Hezbollah et quelques-uns de ses alliés ».

Pour M. Ban, cette tension et ces défis mettent en péril la stabilité intérieure du Liban, laquelle est « nécessaire pour permettre au gouvernement d'union nationale de mettre en œuvre les dispositions de sa déclaration ministérielle visant à renforcer l'autorité de l'État libanais conformément à la résolution 1701 et à d'autres résolutions du Conseil de sécurité ».
De même, le secrétaire général consacre d'amples développements à la prolifération des armes au Liban, question pourtant couverte par la résolution 1559 dont le suivi a fait l'objet d'un récent rapport cyclique.
 « La présence au Liban de groupes armés opérant hors du contrôle de l'État pose un défi à la capacité de ce dernier d'exercer son entière souveraineté sur son territoire et constitue une violation de la résolution 1701 », souligne M. Ban.

Là aussi, le patron de l'ONU ne se contente pas de généralités, évoquant les affrontements meurtriers du 24 août, à Bourj Abi Haïdar, et relevant que le Hezbollah, « le groupe armé le plus significatif au Liban, continue de maintenir des capacités militaires échappant au contrôle de l'État ». Et d'ajouter : « Je reçois toujours des informations selon lesquelles cette formation a substantiellement renforcé et développé son arsenal militaire. »
M. Ban déplore aussi le maintien des armes palestiniennes hors des camps, exhortant les autorités libanaises à mettre en œuvre la résolution du dialogue national sur cette question.
Pour ce qui est plus spécifiquement du Liban-Sud, le secrétaire général reprend telles quelles les observations qu'il avait faites dans ses rapports précédents, notamment sur la poursuite de l'occupation par l'ennemi israélien  de la partie nord du village de Ghajar, en violation de la 1701.
Au sujet de l'incident frontalier de Adaïssé, survenu le 3 août dernier, le rapport reprend les conclusions de l'enquête menée par la Finul sur le terrain dans la foulée des combats. Ces conclusions font assumer à l'armée libanaise la responsabilité du déclenchement de l'incident. Il s'agissait d'une « violation sérieuse » de la résolution 1701 et d'une « rupture flagrante de la cessation des hostilités », note le texte.
Mais le rapport  affirme que, selon les conclusions de l'enquête, « les officiers israéliens ont été touchés en toute probabilité par des tirs ciblés en provenance de la zone située à l'arrière de l'endroit où était déployée l'armée libanaise sur la route de Adaïssé », ce qui signifie en clair que les soldats libanais qui se trouvaient sur cette route et qui avaient déclenché la bataille n'étaient pas eux-mêmes responsables des tirs mortels.
Par ailleurs, le rapport mentionne l'explosion survenue le 3 septembre dans une maison du village de Chehabiyé suspectée par "Israël" d'avoir abrité un dépôt d'armes du Hezbollah. Le secrétaire général de l'ONU affirme à ce sujet que les enquêteurs de la Finul n'ont pas pu déterminer la cause de l'explosion, leur accès au site n'ayant été rendu possible que plusieurs heures après l'incident.
Similairement, M. Ban rappelle les incidents survenus au début de l'été et mettant aux prises la Finul et des « habitants » du Liban-Sud et réaffirme que ces confrontations avaient un caractère « organisé ».
Enfin, tout en se félicitant de la nouvelle coopération officielle libano-syrienne, il déplore l'absence de progrès sur le dossier des fermes de Chebaa et en impute la responsabilité à la fois à « Israël » et à la Syrie.

03/11/2010

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=160837&language=fr

 

Sylviane Zehil : Netanyahu-Ban : des propositions pour le retrait de Ghajar, « mais pas d’offre ferme ».
Le retrait de la ville frontalière libanaise de Ghajar et l'application de la résolution 1701 du Conseil de sécurité de l'ONU ont été au centre de la rencontre qui a eu lieu lundi soir au Palais de Verre entre le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon. Le porte-parole adjoint du secrétaire général, Farhan Haq, a indiqué lors d'un point de presse que Ban Ki-moon et Benjamin Netanyahu ont abordé l'application de la résolution 1701 du Conseil de sécurité, qui a notamment pour objectif de mettre un terme au conflit entre l'État d'Israël et le Hezbollah au Liban. Ils ont discuté de propositions sur le problème du village de Ghajar.
Dans sa résolution, le Conseil de sécurité avait appelé Israël à « faciliter sans délais le retrait de son armée au nord deGhajar », village libanais occupé par les forces israéliennes.
Prié de confirmer si ces propositions émanaient directement du Premier ministre israélien, Farhan Haq a indiqué que M. Netanyahu a « effectivement soumis quelques propositions, y compris les étapes à suivre qui mèneront à une solution possible au problème de Ghajar.
Toutefois, il n'y a pas eu une offre ferme sur cette question. Il n'y a donc pas de plan précis de retrait jusqu'à nouvel ordre », a-t-il assuré.Farhan Haq a aussi indiqué que lors de cette rencontre à New York avec le Premier ministre israélien, le secrétaire général de l'ONU a exprimé sa « préoccupation au sujet de la reprise des activités de colonisation et les récentes annonces de construction de colonies à Jérusalem-Est. »
Le secrétaire général a souligné « qu'il était vital de briser l'actuelle impasse diplomatique, de reprendre les négociations et de produire des résultats », a précisé le porte-parole. Lors d'une rencontre à Washington le 2 septembre dernier, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, avaient relancé les pourparlers de paix.
Il s'agissait des premières négociations directes entre les deux parties en vingt mois. Cependant, ces négociations sont à nouveau dans l'impasse.
Lors de la rencontre de lundi, le secrétaire général de l'ONU a aussi exprimé son espoir de voir le gouvernement d'Israël « faciliter le mouvement des populations et de biens en direction et depuis Gaza ».

Par Sylviane ZEHIL |

 10/11/2010
http://www.lorientlejour.com/category/Liban/article/678028/Netanyahu-Ban+%3A_des_propositions_pour_le_retrait_de_Ghajar%2C_<<+mais_pas_d'offre_ferme+>>_.html


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