Blogs Lalibre.be
Lalibre.be | Créer un Blog | Avertir le modérateur

16/12/2010

n°149 - Dossiers du Liban - Hariri & le Tribunal spécial - 04-12 – Fin - Un tribunal vicié : l’autre guerre d’Israël contre le Liban.

 

n°149 - Dossiers du Liban - Hariri & le Tribunal spécial - 04-12 – Fin - Un tribunal vicié : l’autre guerre d’Israël contre le Liban.

 

Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.

 

 

Dossiers du Liban 

Hariri & le Tribunal spécial

n°149 du 04-12

C.De Broeder & M.Lemaire

 

 

 

Le " Journal du Liban" est  visible sur les blogs : 

a) Sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) Sur le site de Eva Resis          :  no-war.over-blog.com

 

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

 

d) Sur le site : www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be

 

 

Sommaire :  

4 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

4-1 Élie Fayad: Vraies querelles, faux suspense.

4-2 Nasrallah : "C’est celui qui nous accuse qui a tué Hariri".

4-3 Feltman: je vais déchirer le Hezbollah de 1000 coups, ce sera mon cadeau de Noël!

4-4 La prochaine guerre sera ouverte sur plusieurs fronts et plus sanglante.

4-5 Franklin Lamb : Comment Israël et les US Projettent de Détruire le Hezbollah.

 

Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

4-1 Élie Fayad: Vraies querelles, faux suspense.
nb : Ndlr : La publication de l'analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information

 

La situation
À entendre et à lire les diverses prises de position autour des sujets qui fâchent ces jours-ci, en particulier la question du Tribunal spécial pour le Liban et tout ce qui en découle, y compris le sous-dossier dit des « faux témoins », on en conclurait logiquement que le pays se dirige droit vers l'inéluctable explosion.
Les articles de presse allant dans ce sens, susurrés notamment par les milieux du 8 Mars, sont profusion par les temps qui courent. Dans certains de ces textes, il est même question de « jours J », de régions à envahir, de bâtiments publics à occuper, etc.
La réalité, n'en déplaise aux pyromanes et autres Cassandre, semble heureusement plus timorée. Verbalement, il est vrai, la guerre fait rage entre les protagonistes libanais, mais aussi entre certains acteurs internationaux et régionaux au sujet du Liban. Mais concrètement, il semble pour le moment douteux aux yeux de nombreux observateurs, y compris dans les milieux diplomatiques, que le discours fiévreux actuellement en vogue soit suivi d'actes irrémédiables.
C'est que personne, ni à l'intérieur ni à l'extérieur, n'a réellement intérêt à faire sauter les dernières soupapes de sécurité qui tiennent encore le pays debout, pense-t-on dans ces milieux. C'est dans cet esprit qu'il convient de comprendre la signification du déjeuner à trois qui réunira aujourd'hui les ambassadeurs de Syrie, d'Arabie saoudite et d'Iran à Beyrouth, à l'invitation du premier. Un déjeuner qui survient après la nouvelle visite du prince saoudien Abdel Aziz ben Abdallah (le fils du roi), à Damas, au cours du week-end écoulé.
La présence de l'ambassadeur iranien à ce déjeuner tend d'ailleurs à montrer que
<la République> islamique semble pour le moment vouloir se joindre à ce qu'on appelle l'entente (minimale) syro-saoudienne.
C'est dans cet esprit aussi qu'on est appelé à déchiffrer le sens de la récente hausse de tonalité américaine à l'adresse de
<la Syrie>, cette dernière étant conviée simplement à modérer ses ardeurs au Liban, plus précisément à abandonner tout espoir de revenir à l'âge d'or où elle décidait pratiquement seule de la pluie et du beau temps dans ce pays.
De plus, des sources diplomatiques, citées par notre correspondant au palais Bustros, Khalil Fleyhane, sont allées jusqu'à réviser à la baisse l'ampleur des propos alarmistes tenus la semaine dernière à New York par le responsable du dossier libanais à l'ONU, Terjé Roed-Larsen, qui, dans une image quelque peu apocalyptique, avait comparé le Moyen-Orient à une tente tenue par deux piquets qui risquent de sauter à tout moment, le piquet palestinien et le piquet libanais.
Ces sources affirment que rien à l'heure actuelle ne permet de dire qu'un conflit militaire d'envergure, impliquant Israël, est sur le point d'éclater, que ce soit au Liban ou dans la région.
Intérieurement, le suspense entourant les préparatifs de la séance du Conseil des ministres prévue demain mercredi semble lui aussi un peu surfait. On sait que, pour la énième fois, la question des « faux témoins » sera à l'ordre du jour de cette séance et on connaît les positions parfaitement inconciliables des deux camps en présence à ce sujet.
Hier, des voix d'ici et de là se sont élevées à nouveau pour répéter ces positions, certaines allant même jusqu'à entrevoir la possibilité de recourir au vote en Conseil des ministres pour départager les deux camps sur le dossier des « faux témoins ». Avec les conséquences que l'on imagine sur la cohésion du gouvernement.
Toujours est-il que dans les milieux de Baabda, on continue à écarter cette hypothèse. Ou bien il y aura un compromis ou bien le dossier sera une nouvelle fois ajourné, assure-t-on dans l'entourage du président de
<la République>, Michel Sleiman. En vertu de ses pouvoirs, ce dernier n'accepte pas, en effet, qu'on lui pose une quelconque forme d'ultimatum au sujet de la démarche à suivre lorsqu'il préside les séances du Conseil des ministres.
Sauf entente de dernière minute, à laquelle tente de contribuer le président de
<la Chambre>, Nabih Berry, qui aurait, dit-on, rapporté de France des idées à ce sujet, un nouvel ajournement n'est donc pas à écarter, et cela en dépit de certaines rumeurs selon lesquelles la parution de l'acte d'accusation du TSL pourrait être plus ou moins imminente.
Qu'il y ait entente ou pas, le chef du CPL, le général Michel Aoun, s'orienterait déjà vers un boycottage de la séance du dialogue national prévue à Baabda le lendemain même du Conseil des ministres, à en croire des sources proches de lui citées par l'agence al-Markaziya.
Une manière bien à lui d'affirmer sa présence.

L'unité et la vigilance face aux ennemis sont une nécessité

Les présidents iranien et libanais ont mis l'accent sur la nécessité du développement des relations de part et d'autre dans tous les domaines et notamment économique. Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad et son homologue libanais Michel Sleimane ont réitéré également le maintien de l'esprit de l'unité, de la solidarité et de la résistance face au régime sioniste et ses protecteurs avant de prôner la vigilance face aux conspirations des ennemis. Ahmadinejad en affirmant que le Liban est le fer de lance du combat contre l'ennemi des nations de la région, a indiqué que les ennemis cherchent à porter atteinte au Liban afin de dominer les nations de la région. De ce fait le soutien des gouvernements et des nations de la région au peuple et à la résistance libanais serait à même à faire échouer les ennemis dans leur visée néfaste. Le président Sleimane a pour sa part tenu à rappeler que les ennemis en semant la discorde font tout pour engendrer des tensions dans la région et notamment au Liban. "Le maintien de l'esprit de l'unité et de la solidarité dans la région est contre la volonté du régime sioniste, d'autant plus que les différents groupes libanais par leur convergence et leur unité sauront régler les problèmes, tout comme le cas où avec ce même esprit, la résistance est sortie victorieuse de la guerre de 33 jours.", a souligné le président Sleimane.

Lors de ces différentes rencontres au Liban, le Président Ahmadinejad s'est entretenu avec le Premier ministre Saad Hariri et le président du parlement Nabih Berry des questions intéressants les deux parties.

14 Octobre

Fayad

02 novembre 2010
http://www.lorientlejour.com/category/Liban/article/677045/Vraies_querelles%2C_faux_suspense.html

 http://french.irib.ir

 

4-2 Nasrallah : "C’est celui qui nous accuse qui a tué Hariri".

 Dans son discours prononcé Jeudi soir à l’occasion de la « Journée du martyr », le secrétaire général du Hezbollah Sayed Hassan Nasrallah a accusé ceux qui veulent accuser le Hezbollah d’avoir eux mêmes tué l’ancien Premier ministre Rafic Hariri.

Selon lui, cette accusation s’inscrit dans le cadre d’un complot américain contre le Liban, jusque là de cinq étapes "qui vise à détruire la résistance et la coexistence libanaise, et ce au service des intérêts israéliens", signalant que l’acte d’accusation du TSL est la dernière !

"La première étape est l’adoption de la résolution 1559 qui a voulu placer le Hezbollah en confrontation avec la communauté internationale. La seconde commence avec l’assassinat de Rafic Hariri et la volonté d’appâter le Hezbollah en lui faisant miroiter les avantages du pouvoir pour le pousser à renoncer à ses armes. La troisième a été la guerre de juillet 2006. La quatrième s’est illustré par les décisions du gouvernement prises le 5 mai 2008 avec l’aval des États-Unis et, enfin, la cinquième qui se traduit par l’acte d’accusation du TSL", a-t-il dit.

Sayyed Hassan Nasrallah a passé en revue chacune de ces étapes et montré comment la communauté internationale et plus particulièrement les États-Unis "n’ont pas compris le Hezbollah et se sont trompés", laissant ce dernier "remporter la victoire". Il a assuré en conclusion que la résistance "gagnera cette fois encore".

A ce titre, Sayyed Nasrallah a affirmé que nul ne doit se tromper et croire que la résistance se laissera accuser : "Ceux qui croient que la résistance acceptera l’accusation de l’un des siens se trompent, quelles que soient les pressions exercées. Ceux qui croient que la résistance acceptera l’arrestation de l’un de ses moujahidines se trompent et la main qui se portera contre lui sera coupée. Ceux qui croient que la résistance ne se défendra pas contre toute accusation se trompent. Elle le fera si elle est agressée de la manière qu’elle choisira et en accord avec ses alliés. Ceux qui croient que la menace d’une guerre israélienne effrayera la résistance se trompent. Celle-ci attend ce jour pour réaliser sa grande victoire" a-t-il martelé .

Les principales idées de son discours :

"Lorsque le prince des moudjahidines Ahmad Qassir, qui avait seulement 18 ans en <1982, a> pris d’assaut le centre du commandement militaire israélien à Tyr, tuant 140 militaires et provoquant de lourdes pertes dans les rangs de l’ennemi, une nouvelle époque d’opérations martyres est née .

Nous avons choisi cette journée pour commémorer tous nos martyrs, tous nos dirigeants martyrs, tous nos hommes, nos femmes et nos enfants qui ont été tués dans les champs de bataille et dans les massacres.

C’est la journée de la commémoration du dernier martyr Mahdi Mohamad Herz qui a succombé récemment lors du démantèlement de mines israéliennes dans le sud du pays. Nous devons parler en cette journée de leurs exploits, de la liberté et de l’indépendance qu’ils nous ont assurées. Je parlerai de leur cause, de leur résistance et des échéances auxquelles la résistance fait face en cette époque. (...)

Nous sommes actuellement aux confins d’une phase très sensible qui frappe la résistance, le pays et la région. Nous sommes concernés pour sauvegarder la résistance et l’avenir du pays, et c’est un devoir national qui incombe à tous.

Le Liban fait face à un nouvel épisode venant de l’extérieur, et la résistance s’apprête à une nouvelle confrontation.

Selon ma propre lecture de la situation, nous avons traversé cinq étapes d’agressions contre la résistance. Je m’arrête sur les livres occidentaux publiés dernièrement et dont nous avons lus des extraits dans la presse

(...). Ceux de Tony Blair et de George Bush sont les plus importants, parce qu’ils ont un aspect juridique et sont sous forme d’aveux. Certes, le livre français ( Dans le secret des présidents) est aussi important.

Je voudrais d’abord souligner l’ampleur de la rancune et de la sauvagerie qui ont caractérisé la pensée de Bush et de Blair. Ce dernier ne parlait pas par exemple du renversement du régime syrien mais de la destruction de l’Etat syrien. En Irak, nous avons assisté à la destruction du pays et non à un changement du régime politique. Ils ont détruit l’armée irakienne et toutes les institutions, aujourd’hui, les Irakiens doivent reconstruire leur pays à tous les niveaux. Pour eux, l’objectif est de détruire l’Irak, l’Iran, l’Afghanistan et tous les autres pays, pour servir les intérêts d’Israël.

Parlons maintenant de la résistance et des dangers qu’elle a confrontés, après sa victoire en <2000. A> cette date, nous sommes entrés dans une nouvelle phase. Le premier épisode est celui de la confrontation avec <la Communauté> internationale. La résolution 1559 était la première procédure. Sylvan Shalom, l’ancien ministre israélien des Affaires étrangères, dit avoir entrepris une tournée autour du monde pour convaincre les présidents des pays d’adopter cette résolution. Il voulait confronter la résistance libanaise à toute la communauté internationale. Ces efforts israéliens ont coïncidé avec une réunion entre Jacques Chirac et George Bush qui se sont mis d’accord sur le contenu de la résolution 1559. Donc, il s’agit d’une résolution américano-française. Sachant qu’avant la publication de la 1559, la résistance ne faisait pas partie de la formule politique interne libanaise.

Pour Chirac, la priorité était de chasser les troupes syriennes du Liban. Mais pour Bush, il fallait en finir avec la résistance.

Hier, Sylvan Shalom a dit que l’acte d’accusation conduira à la mise en œuvre de la résolution 1559. Certes, il a tort.

Peut être croyait-il que toutes les pressions et intimidations pousseront la résistance à se plier à la volonté de la communauté internationale ? Ce ne sont que de mauvaises estimations.

Quant au 2ème épisode : c’est celui de l’assassinat du président martyr Rafic Hariri qui a eu l’effet d’un séisme au Liban. A la suite du retrait de <la Syrie> , il fallait reconstruire le pays selon la vision américaine. Ce retrait visait à frapper la résistance. En effet, ce que la presse a publié sur la teneur des rencontres entre l’ambassadeur français et moi était correct. L’administration de Chirac prévoyait d’amener la résistance et le Hezbollah au pouvoir. Chirac avait dit à un chef d’Etat de la région qu’il était d’accord avec Bush pour mettre fin à la résistance, à la différence que Bush voulait le faire par la force, alors que lui, par les méthodes plus douces.

Selon ce dernier, le fait de permettre au Hezbollah d’accéder au pouvoir le poussera à renoncer sans tarder à ses armes qui se transformeront en un lourd fardeau.

Chirac n’avait que le délai d’un an pour tenter avec ses amis au Liban (pour ne pas utiliser une autre appellation) de réaliser le projet du nouveau Moyen Orient. On nous a alors ouvert toutes les portes du pouvoir, et aucun parti n’a reçu d’offres aussi alléchantes que le nôtre.

Il y a deux jours, certains dirigeants du 14 mars ont accusé le général Michel Aoun d’avoir parlé du système des trois tiers, qui départage le pouvoir en trois, entre sunnites, chiites, et chrétiens. Mais en réalité, ce sont les Français qui ont les premiers proposé aux Iraniens à Téhéran de revoir l’accord de Taëf et de rédiger un nouvel accord sur la coexistence au Liban, prétendant que celui de Taëf est très ancien et date de vingt ans.

Qui vient de parler récemment d’un nouvel accord au Liban soutenu par cinq pays arabes ? C’est Kouchner. Pourquoi les défenseurs de l’accord de Taëf sont-ils restés la bouche cousue ? Pis encore, il y a quelques semaines, un député prometteur des forces du 14 mars a parlé d’un nouveau régime politique fondé sur le fédéralisme au Liban. Où sont les dirigeants du 14 mars ? Pourquoi ne disent-ils rien ?

Pourquoi ont-ils proposé l’idée des trois tiers ? Pour ouvrir l’appétit des chiites pour le pouvoir. Mais quel en est le prix en contrepartie ? Abandonner le conflit arabo-israélien. Je vous le dis franchement, si on ouvre les portes de Haret Hreik devant les Américains, ces derniers n’iront plus ailleurs et renonceront à toutes leurs visites actuelles ! La pensée pragmatique américaine leur permet de changer le fusil d’épaule facilement. Si nous acceptons les concessions, les Américains seront prêts à signer des accords même avec les mouvements islamiques.

Mais, vous nous avez mal compris. Vous avez cru que nous aspirons au pouvoir et que la résistance est prête à renoncer à sa cause et à sa dignité. Nous ne vendons pas nos martyrs même en contrepartie du pouvoir entier, et comment du tiers du pouvoir. Il est de notre devoir de préserver notre résistance. Tous vos efforts se sont avérés vains.

Même des forces locales nous ont proposé le pouvoir ; je vous rappelle à cet égard les louanges que certaines forces du 14 mars n’ont pas tari sur la résistance et son éthique. Mais celles-ci nous faisaient des compliments pour nous tuer ensuite.

Le 3ème épisode fut celui de la guerre. Sur le plan américain, il fallait que le nouveau Moyen Orient voie le jour, parce qu’ils se préparaient aux élections partielles.

Sachez que les Américains veulent résoudre le problème d’Israël et non celui du Liban. Nous devons toujours nous rappeler, nous autres arabes, que pour les Etats-Unis, ce sont la survie et la domination d’Israël qui comptent.

Le colonel libanais Raymond Eddé avait envoyé une lettre à Kissinger le 14/06/1976, et sa teneur fut publiée par le quotidien An Nahar. Eddé accuse les Américains de vouloir détruire le pays. J’espère que les chrétiens et les jeunes du 14 mars vont bien entendre les propos de Kissinger.

Ce dernier lui a répondu :

« Il est vrai que je pense créer de petits Etats pareils à Israël, après mon échec de convaincre les pays arabes de signer la paix avec Israël, et il est vrai que les événements sanglants que nous avons provoqués au Liban (Voyez c’est un aveu que ce sont les Américains qui ont provoqué la guerre civile au Liban) nous ont permis de trouver un terrain propice pour ébranler la formule de la coexistence et porter atteinte au seul régime démocratique de la région.

(Voyez, pour lui, le Liban est un lourd fardeau pour l’Occident à cause des idées libres qui émanent de lui). «  Je veux établir un nouveau régime au Liban. Il faut mettre à l’écart le régime libanais pour permettre d’aboutir à la paix dans la région. ... la guerre ne s’arrêtera pas tant que la sécurité d’Israël est menacée, parce que tout ce qui se passe dans la région est soumis à cette logique. Ma fidélité à Israël équivaut à ma fidélité à mon épouse et à mon pays natal.

« Nous avons toujours comploté contre les pays de la région mais nous avons échoué à cause de la résistance. Le Liban est un pays idéal pour mettre en œuvre les complots. Je ne m’attendais pas à ce niveau de réussite, les différends entre les Libanais nous assurent toujours la réalisation complète de nos projets. »

Il faut que tout Libanais lise cette lettre. Tous ceux qui ont suivi les Américains depuis des décennies ont connu le même sort. Rien n’importe aux Etats-Unis autre que la sécurité d’Israël.

Après l’échec des tentatives d’amener la résistance au pouvoir, et vu l’urgence de créer le nouveau Moyen Orient, la décision de la guerre a été prise. Bush s’attendait à l’élimination du Hezbollah en une semaine, et c’est logique, vu l’ampleur des frappes (...) Mais ce ne fut pas le cas. Bush a exprimé sa déception et imputé la responsabilité à l’action militaire israélienne.

Malgré cela, Bush a exigé des Israéliens la poursuite de la guerre mais les Israéliens ont échoué. Ce qui a mis fin à la guerre ce sont les combattants et leur bravoure, non pas les traitres.

Bush a décidé de recourir à l’ONU pour sauver Israël. Les forces du 14 mars acceptent-elles ces propos américains ? Acceptent-elles de savoir que cette politique visait à sauver Israël ?

En tout cas, Bush avait raison, parce que si la guerre s’était poursuivie, les conséquences auraient été imprévisibles pour eux.

Donc, Bush n’était soucieux ni des Libanais ni des enfants massacrés, mais il soutenait Israël. Tout le monde a critiqué Israël, seuls les Etats-Unis ont cherché à le sauver de l’isolement. Il a prétendu aussi avoir voulu sauver le gouvernement Siniora. Là dessus, c’est un menteur et fils de menteur.

Il était encore à <la Maison Blanche> lors des incidents du 7 mai. Qu’a donc fait l’administration de Bush alors ? Elle n’a pas bronché...

Là dessus, certaines questions s’imposent : Certaines forces politiques locales n’ont-elles pas exigé la guerre contre la résistance au Liban ? Certains dirigeants n’ont-ils pas demandé de prolonger la guerre pour mettre fin à la résistance ? Bien sûr que oui.

Les Français ont eux mêmes contacté le responsable des relations internationales du Hezbollah pour lui dire que toute <la Communauté> internationale ainsi qu’Israël étaient d’accord pour arrêter la guerre, et que seulement le gouvernement libanais était contre. Tout est enregistré dans les archives du gouvernement.

Faut-il garder ce dossier fermé ? Les familles des martyrs n’ont-elles pas le droit d’exiger la vérité et la justice pour juger les responsables ? Là encore, sachez que vous avez fait de fausses estimations sur la force et la ténacité de notre résistance. Vous avez eu tort dans vos estimations sur notre capacité à supporter les souffrances.

Le 4ème épisode : celui du 5 mai. Les décisions prises par les Etats-Unis dans le but de créer les conflits entre la résistance et l’armée et de semer la division sunnite-chiite ont été vouées à l’échec. Vous avez toujours eu tort dans les estimations à ce sujet.

Le 5ème épisode : celui du Tribunal International et l’acte d’accusation, dans le but de mettre de nouveau la résistance face à la communauté internationale. c’est un retour à la case départ.

Comme les accusations de <la Syrie> n’ont pas tenu, les Etats-Unis cherchent à accuser des jeunes chiites dans le meurtre d’un dirigeant sunnite. Une fois l’acte d’accusation publié, le gouvernement libanais enverrait alors l’armée et les forces de sécurité pour rechercher les accusés, ce qui déclenchera des confrontations. Pour les Etats-Unis, l’important est l’intérêt d’Israël, peu leur importe le Liban. Il s‘agit donc de porter atteinte à la popularité de cette résistance pour la sommer ensuite à la capitulation et par conséquent pour faciliter son élimination.

Il semble qu’il y a eu ici encore de mauvaises estimations. Ils croient que si l’on accuse le Hezbollah, lui qui est soucieux de sa réputation et de son image, il succombera immédiatement. Ils veulent conduire la résistance à la guillotine en accusant au début quelques uns de ses membres.

La résistance a fait savoir sa position, elle n’acceptera pas qu’un des siens soit accusé, et toutes les forces qui soutiennent la résistance et celles de l’opposition sont toutes soudées.

Face à la crise politique croissante, le roi de l’Arabie Saoudite Abdallah a pris une bonne initiative en partant pour <la Syrie> puis au Liban, et en tenant un sommet tripartite. Le Liban vit toujours dans un climat tendu, mais nous ne sommes pas les responsables. Je vous dis que les efforts syro-saoudiens sont très sérieux et nous avons de réels espoirs quant à leur prochaine réussite. Toute conclusion qui sera acceptée par les Libanais, sera surement saluée et soutenue par l’Iran.

Toutefois, lorsque certaines directions politiques libanaises ont senti le sérieux des efforts saoudiens visant à aboutir à une solution radicale pour le Liban en vue de le sauver, elles se sont soulevées et demandé l’aide urgente des Américains, qui d’ailleurs, ont d’autres préoccupations. Ces forces ont demandé l’aide aussi de certains pays arabes. En cas de résolution de ce problème, tous leurs rêves s’écrouleront, comme ceux de voir l’armée et la résistance s’entretuer, ou encore de voir éclater un conflit sunnite-chiite. Elles survivent grâce aux conflits, et pour cette raison, elles ont demandé l’aide extérieure.

Les Etats-Unis ont fait pression sur les Libanais. Il est clair que les Américains et les Israéliens s’ingèrent dans le dossier du TSL. En Israël, les noms des membres du Hezbollah qui seront accusés et les intimidations de guerre occupent la une des infos.

Face à ce qui précède, nous affirmons que :

  Celui qui se figure que la résistance acceptera de livrer quelques uns de ses membres au TSL a tort. Aucun membre du Hezbollah ne sera arrêté. La main qui se tendra aux membres de la résistance sera coupée. La résistance se défendra convenablement avec l’appui de tous ses alliés.

  Celui qui essaie de nous faire peur de l’imminence d’une guerre a tort. Celui qui nous parle de la guerre nous annonce en réalité une bonne nouvelle au lieu de nous intimider ! Nous attendons ce jour, qu’il soit inhérent à l’acte d’accusation ou sans acte d’accusation. Nous sommes prêts à toute guerre israélienne, et Inchallah, nous réaliserons la plus grande victoire.

  Celui qui mise de nouveau sur les Américains a tort. Ils ne peuvent vous présenter quoi que ce soit. Ces Américains, quand ils étaient au summum de leurs forces, vous ont abandonnés et vous ont trahis. Aujourd’hui, leur force s’amoindrit de plus en plus. Ils sont perdus, égarés, ils ne savent pas ce qu’ils doivent vous présenter.

Vous avez raté toutes les occasions pour régler la situation, mais il vous en reste une seule : Nous vous avons demandé de juger les faux témoins, mais au lieu de les juger vous les protéger. Celui qui cherche la vérité juge les faux témoins et ceux qui les ont fabriqués.

Pourquoi la justice ne s’est-elle pas mobilisée pour l’instant ? Nous vous avons demandé de faire une enquête, mais vous n’avez rien fait. En réalité, certains craignent que l’ouverture de ce dossier ne mène à de grands noms et ne crée de scandale. Vous protégez les faux témoins pour protéger ceux qui les ont fabriqués.

Une véritable occasion se présente devant les Libanais pour sauver le Liban des complots américains et israéliens et de leurs complices au Liban. Il faut profiter des efforts syro-saoudiens.

Les Libanais doivent choisir entre deux options : coopérer avec <la Syrie> et l’Arabie saoudite, ou aller du côté des Américains. Je vous assure que nous n’avons pas peur, nous ne sommes pas accusés.

C’est celui qui nous accuse qui a commis ce meurtre.

Nous sommes sortis victorieux de toutes les étapes précédentes. Inchallah nous ferons de même en cette cinquième, et nous vaincrons ce grand complot.

En ce 11-11, journée du martyr, nous sommes engagés à persévérer sur la voie des martyrs .

Tant qu’Israël existe, nous n’allons pas capituler. Nous continuerons sur la voie de la résistance pour réaliser un de ces deux exploits : soit la victoire, soit le martyre.

http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=9671

 

4-3 Feltman: je vais déchirer le Hezbollah de 1000 coups, ce sera mon cadeau de Noël!

Dans un article publié sur le site internet d’Al-Manar en anglais,  le journaliste américain Franklin Lamb, a assuré que le Tribunal spécial du Liban est un moyen pour "les États-Unis et  Israël pour détruire le Hezbollah".  

En effet Lamb rapporte une conversation qui a  eu lieu entre le vice-secrétaire d'État américain  aux Affaires du Proche-Orient Jeffrey Feltman et un ex-fonctionnaire de son bureau, l’actuelle ambassadrice américaine au Liban, Maura Connelly, datant du 17 octobre 2010, lors d'une visite au député Walid Joumblatt à son domicile à Clemenceau, et dans laquelle  Feltman tient ces propos : “J'ai resseré l'étau autour d'eux (ndrl: le Hezbollah) comme je l’ai planifié,  regarde  Maura comment  nous allons déchiré le Hezbollah de mille coups pénibles! Pour qui se prend-il? Nous le ferons à l'aide de la résolution 1757 et cette fois nous irons jusqu’au bout!"  

Feltman a ajouté : "J'ai demandé à Israël de rester à l'écart du Liban, parce que l'armée israélienne est incapable de vaincre le Hezbollah, et toute la région peut brûler. Je m'occupe personnellement de la question, et ce sera mon cadeau de Noël au Liban ", comme "Papa Noël" !
Dans son article, Lamb explique  l'optimisme de Feltman par le fait que   "les Etats-Unis et Israël sont confiants qu’ils pourront à travers la résolution 1757, réaliser ce qu’ils ont  échoué à faire par la résolution 1559, c’est-à-dire priver 
<la Résistance> de ses  armes de défense."
Lamb écrit dans sa chronique hebdomadaire sur le site d’al-Manar qu’un avocat du ministère d 'État américain a affirmé que «si le tribunal accuse un membre du Hezbollah et le condamne, ce sera une victoire pour nous. Peu importe qu’il soit un chauffeur ou un scout ».
« La sécurité peut faire des dizaines de choses pour descendre le Hezbollah. Ainsi, imaginez par exemple, quel  impact des sanctions comme celles adoptées contre l'Iran, aura sur le Liban jusqu’à la  condamnation des criminels? Les Libanais ne s’intéressent qu’à l'argent. Sans compter la haine qui règne entre les communautés !  Le pays tombera rapidement dans une spirale d’accusations réciproques, et dans la fournaise de la guerre civile ».  

Lamb a estimé que le lobby israélien déclenchera une campagne médiatique internationale agressive contre le Hezbollah aussitôt l’acte d’accusation publié,  «  pour discréditer le Hezbollah, <la Syrie> et l'Iran » ajoutant « que l’administration des États-Unis et certains alliés européens  se joindront à cette campagne... dans le but d'unir le monde contre les soi-disant criminels chiites du Premier ministre sunnite ».

26/11/2010  

http://alqods-palestine.blogspot.com/

 

 

4-4 La prochaine guerre sera ouverte sur plusieurs fronts et plus sanglante.

Selon le chef des services de  renseignement militaire israélien, le général Amos Yadlin, la prochaine guerre au Proche Orient éclatera sur plusieurs fronts et provoquera un nombre considérable de tués comme aucune guerre passée n'en  a connu !
Yadlin qui s’exprimait lors d'une session spéciale de la commission des Affaires étrangères à
<la Knesset> a mis en garde ses membres de ne pas «confondre» les choses en raison du calme qui règne sur le plan sécuritaire dans la région.
Selon le quotidien israélien Yediot Ahronot, Yadlin a évoqué un avenir pessimiste de la situation dans la région, soulignant que "
<la Syrie> jouit  de plus en plus de capacités de résistance, ainsi que le Hezbollah et le Hamas".  
Yadlin a affirmé que
<la Russie> fournissait à <la Syrie> des  systèmes de défense anti-aériens des plus sophistiqués. Et d'ajouter:" ces systèmes pourraient ramener l'armée israélienne et <la Force> aérienne à ce qu'elles étaient dans les années soixante, au temps du canal de Suez, voire à la période de la guerre d'usure en 1973."
Révélant que « 
<la Russie> travaille aussi sur la modernisation  de l’armement de <la Syrie> », il a noté que «  <la Syrie> s’est engagée  dans des contrats d’achats intensifs avec les  industries militaires  russes » et que "tout ce qui sort des industries russes est vendu  à <la Syrie.>"
Selon Yadlin, « 
<la Syrie> poursuit une politique  double : d’une part, elle entreprend une consolidation de ses relations  avec l'Iran et le Hezbollah, d'autre part, elle fait croire  qu’elle poursuit des pourparlers   avec Israël ».    
Pour ce qui est du  Hezbollah, Yadlin a affirmé qu'il continue à développer ses capacités, et que les armes sophistiquées dont dispose
<la Syrie> peuvent se trouver entre les mains  du Hezbollah, si ce dernier le demande.
Cela dit, Yadlin a minimisé  la capacité du  Hezbollah  d'imposer son contrôle sur le Liban par la force au cas où le TSL publie son acte d’accusation, "sachant que le parti a une capacité suffisante pour contrôler le Liban en quelques  heures" a-t-il toutefois observé.  
Concernant  l'Iran, Yadlin a laissé entendre qu’ «Israël dispose de services de renseignements plus perfectionnés et plus étendus que dans le passé » !
Il a ajouté  que "l'Iran constitue la plus grande menace pour Israël et pour la région dans son ensemble. Car,  l'Iran a suffisamment de produit nucléaire pour une bombe atomique, et  sera prochainement en mesure de fournir suffisamment de matériel pour la production de bombes."  
Sur les missiles de l'Iran ", Yadlin a déclaré que" le missile Achoura fait partie des missiles qui ont une porté de plus de
<4000 km> et que sa mise en état opérationnel sera terminée à la fin de cette année. "  
Et de conclure que  « la région connaît de sérieuses et dangereuses évolutions des capacités militaires de
<la Syrie>, du Hezbollah et de Hamas et que  la prochaine confrontation ne sera pas comme la récente guerre dans la bande de Gaza ou  celle de Juillet 2006 contre le Liban, car elle pourrait éclater sur  deux fronts, voire trois, et qu’il est impossible  de prédire l'avenir à la base de ces guerres, parce que la prochaine confrontation sera beaucoup plus grande, plus large et provoquera un grand nombre de victimes. »  
Enfin Yadlin a souligné que durant  son mandat qui a duré 5 ans, deux chefs d’état-major ont été remplacés, ainsi que trois ministres de guerre, et deux premiers ministres, sans oublier qu'il devait gérer deux guerreset suivre deux réacteurs nucléaires", en allusion à l'iranien et peut-etre au présumé syrien.

04-11-2010

http://alqods-palestine.blogspot.com/

 

4-5 Franklin Lamb : Comment Israël et les US Projettent de Détruire le Hezbollah.

Analyse du complot Américano Sioniste contre le Hezbollah via le TSL politiquement manipulé.

A travers <la Résistance> libanaise c’est toute forme de Résistance à la dictature américano sioniste qui est visée. C’est pour cela que tout citoyen de conscience voulant vivre libre et partager cette liberté avec le reste de la planète doit soutenir <la Résistance> libanaise.

« J’ai ces (injure supprimée) juste là où nous les voulons Maura ! Contemples les 1000 petits morceaux tandis que nous dépeçons le Hezbollah - Ils se prennent pour qui ? Et on le fera en utilisant la 1757 et cette fois nous allons jusqu’au bout. J’ai dit à Israël de rester en dehors du Liban car l’IDF ne peut se battre contre le Hezbollah en plus tout la région s’embraserait. Je vais m’occuper de cela et ce sera mon cadeau de Noël au Liban « C’est ainsi que s’est exprimé Jeffrey Feltman lors d’une conversation avec une ex membre de son personnel, actuellement ambassadrice US au Liban, Maura Connelly, lors d’une visite le 17 Octobre 2010 au député Walid Jumblatt à sa résidence Clemenceau.

Le 12 Décembre 2008, Naharnet.com rapportait que
« l’ancien ambassadeur US Jeffrey Feltman a présenté au premier ministre libanais Fuad Siniora, ce qu’un diplomate américain a décrit comme son cadeau personnel de Noël pour le Liban. »
Mr Feltman a garanti à Siniora qu’il forcerait Israël à quitter le village de Ghajar avant fin 2008. Mais le premier ministre Fuad Siniora et le Liban n’ont jamais reçu le cadeau promis par Feltman en 2008 et Israël a toujours ces tanks et troupes au Liban dans le village de Ghajar même si la pression monte pour qu’il mette fin à son occupation illégale de 4 ans du Nord de Ghajar en violation de
<la CSONU> 1701 Israël ayant envahi le village en 2006 et depuis a refusé d’en partir.
A cette époque de fêtes Jeff est une nouvelle fois en train de garantir à ses alliés libanais qu’il est le Père Noël et que la tête du Hezbollah va décorer son traîneau lors de ses tournées de Noël. La raison de cet optimisme c’est que les US et Israël affichent une sérénité tranquille concernant le fait qu’ils puissent via
<la CSONU> 1701 atteindre l’objectif qu’ils s’étaient fixés avec la 1559 mais qui n’a pas abouti, visant à dépouiller <la Résistance> du Liban de ses armes défensives. Le 11 Novembre, le vice premier ministre israélien et ministre du développement régional, Silvan Shalom, a prédit qu' «un acte d’accusation émanant du TSL contre le Hezbollah conduira à l’application de <la Résolution> 1559 et au désarmement forcé du Parti de même qu’à l’effondrement de l’effort pour établir une alliance Syrie - Liban - Iran - Turquie. »
Le Grand Trophée ce serait Hassan Nasrallah
On dit que le projet US-Israël est basé sur des modèles informatiques élaborés parmi d’autres calculs et inclut celui d’un acte d’accusation contre des membres du Hezbollah, même éventuellement de son secrétaire général, Hassan Nasrallah, qui seront jugés et condamnés bien sûr par contumace pour leur implication dans l e meurtre du premier ministre libanais Rafik Hariri le 14 Février 2005.
Le bureau du conseiller juridique du département d’état US a fièrement garanti à
<la Maison Blanche> que parce qu’il a insisté en 2005 pour que le TSL soit établi sous le Chapître 7 de <la Charte> des Nations Unies, quiconque est reconnu coupable par le TSL devra effectivement répondre devant la justice de l’ONU. Le Chapitre 7 autorise le recours sans limite aux forces armées internationales pour appliquer le verdict émis par le TSL.
Israël, violateur en série du droit international dont plus de 60 résolutions de l’ONU est également très occupé à se vanter que le droit international soutient le tribunal et qu’on peut faire appel à des cabinets juridiques de renom partout dans le monde pour confirmer la légalité du travail du bureau du procureur du TSL dirigé par Daniel Bellemare du Canada.
Dans les heures qui ont suivi les instructions données par Israël à la secrétaire d’état Clinton, celle -ci a affirmé qu’il ne fallait pas s’en faire qu’il n’y avait aucun moyen de stopper la décision finale du TSL, et
<la Maison Blanche> annonçait que les US allaient verser 10 millions de $ supplémentaires au TSL et a obtenu de <la Grande Bretagne> d’ajouter une rallonge de 1.8 millions de $. On attend plus d’argent en provenance de <la France. Actuellement> le TSL est submergé d’argent et il va continuer de l’être.
Sur la base d’interviews de deux anciens membres du personnel du bureau du procureur du TSL, de même que de nombreuses déclarations publiques de responsables US, on doit prendre au sérieux le
« jusqu’au bout « des intentions de Jeffrey Feltman, et de Silvan Shalom. Leurs gouvernements affirment que le TSL est légitime tant du point de vu du droit international puisqu’établi selon une résolution du CSONU sous le Chapitre 7, de même que selon les principes constitutionnels et légaux du Liban, contrairement à ce qu’affirme le Hezbollah et les adversaires du TSL au Liban.
Selon un juriste du département d’état US
« si le TSL accuse et condamne un membre du Hezbollah nous gagnons. Que ce soit un chauffeur un boy scout on s’en fout. Le Conseil de Sécurité peut faire une douzaines de choses pour renverser le Hezbollah. Par exemple, pouvez vous imaginer l’effet de sanctions du type de celles contre l’Iran si elles sont appliquées au Liban jusqu’à ce que les assassins soient livrés ? Il n’y a que l’argent qui intéressent les Libanais et avec toutes ces sectes qui se haïssent entre elles de toute façon le pays va rapidement imploser en récriminations et guerre civile s’ils doivent faire une petite diète… Et des sanctions très dures contre <la Syrie> ? Les US et Israël n’auront qu’à collecter les morceaux et faire ce qu’ils auraient du faire il y a un demi siècle c'est-à- dire installer des gouvernements qui comprennent les réalités régionales et internationales ».
Les efforts par le Hezbollah et
<la Syrie> pour faire dérailler le TSL sont considérés à Washington et Tel Aviv comme futiles car ils pensent que le Liban n’a rien à dire concernant le TSL. Il a été crée par le CSONU et ni ce que font le parlement libanais le cabinet ministériel ou le peuple ne peuvent l’affecter. La seule raison pour laquelle le Liban est sur la photo c’est que c’est la scène du crime. Et il se trouve qu’il abrite certains suspects. Hormis cela le Liban n’a aucun lien avec le travail du TSL.
Un membre du Congrès US a donné cet avis :
« ce que nous allons utiliser ce sont les nombreux outils de mise en application et d’autres, disponible pour la communauté internationale pour faire tomber le Hezbollah. La phase à venir n’a même pas besoin de l’implication des US et d’Israël. Nous serons juste comme des spectateurs d’un match de football sur le côté tandis que l’ONU emploie une myriade de mesures légales et politiques pour faire comparaître devant la justice ceux reconnus comme impliqués. C’est toute la beauté de ceci et c’est aussi pourquoi le Hezbollah est très inquiet ou tout du moins il devrait l’être. »
Un autre membre dans le même bureau a ajouté dans un email :
« est ce que vous ne voyez pas que le TSL est l’instrument parfait du droit international pour détruire le Hezbollah et réaliser un changement de régime en Syrie, créer des conflits mortels partout entre Shi’ites et Sunnites, provoquer une guerre civile au Liban, et renverser les Mollahs en Iran. Ce sera comme si Dick Cheney n’avait jamais quitter son poste. »
Suite aux accusations du TSL, en supposant qu’elles incluent le Hezbollah, des sources à Washington s’attendent à ce que le Lobby d’Israël lance ce qui peut être sera sa campagne médiatique internationale la plus chère et la plus importante de diffamations contre le Hezbollah,
<la Syrie> et l’Iran et ils seront rejoints par le gouvernement US et certains de leurs alliés eu Europe, plus <la Micronésie> toujours à louer.
L’objectif sera principalement d’unir la population mondiale contre les soit disant assassins Shi’ites du premier ministre Sunnite. Plus d’une douzaine de projets US-Israël qui ont échoué au Liban cette dernière décennie, de la base aérienne de Kleiat aux combats de rues aux coupures des lignes optiques de communication pourraient redevenir d’actualité tamponnés du sceau du droit international et de la légitimité totale du CSONU.
Le projet actuel inclut de continuer les menaces publiques et d’amplifier les menaces comme quoi Israël est prêt à attaquer le Liban bien que le Pentagone pense qu’Israël n’est pas prêt et ne sera jamais de nouveau prêt et est rejeté régionalement et internationalement.
Selon le membre du bloc parlementaire Loyauté à
<la Resistance>, le député Kamel al-Rifai, l’assistant au secrétariat d’état US pour les affaires du Moyen Orient, Jeffrey Feltman, le ministre des affaires étrangères français, Bernard Kouchner, et le Sénateur US, John Kerry, ont informé les responsables libanais lors de leurs récentes visites au Liban qu’Israël est sérieux concernant ses menaces d’attaquer le Liban et pourrait tout simplement l’attaquer. Al-Rifai a dit au quotidien Asharq al- Awsat le 15/11/2010 qu’on a dit au Hezbollah que l’administration américaine a donné le feu vert à Israël de faire ce qu’il veut au Liban, ajoutant que Kerry a également envoyé ce message au dirigeant syrien.
C’est pour ces raisons que le TSL est vu comme une opportunité extraordinaire pour les US-Israël de maintenir leur contrôle de la région. La campagne médiatique à venir utilisera des attaques tout spécialement dures contre Sayed Nasrallah que les US et Israël craignent en tant que dirigeant arabe de la trempe de Nasser et comme dirigeant musulman qu’on ne peut comparer à personne dans le monde moderne. Sayed Nasrallah est vu comme un dirigeant qui a le potentiel pour régler les divisions Shi’ites Sunnites et pour cela il est considéré à Washington et à Tel Aviv comme très dangereux.

Evaluation du Hezbollah
Le 11 Novembre 2010 le dirigeant du Hezbollah Sayed Hassan Nasrallah a discuté du TSL lors d’une cérémonie de commémoration du Jour Du Martyr dans le Sud de Beyrouth. Donnant son opinion sur le projet US-Israël il a dit à ses auditeurs que le Hezbollah connaît la stratégie des US-Israël qu’il a expliqué comme suit :
« Accusons des Shi’ites d’avoir assassiné le dirigeant Sunnite l e plus important et en conséquence délivrons une inculpation. Nous demanderons au gouvernement libanais qui a signé avec nous un accord d’arrêter ces hommes. Ce dernier se disposera à les arrêter et enverra des soldats de l’armée et des forces de sécurité qui se battrons avec <la Résistance> ».
Nasrallah a poursuivi :
« D’abord c’est un complot. Ce n’est pas important pour les Américains, les Israéliens et tous ceux qui sponsorisent le TSL ce qui arrivera ou peut arriver au Liban. Le Liban en lui-même n’est pas important. Ne le sont pas non plus le martyr Hariri, les Sunnites, les Shi’ites, les Musulmans, les Chrétiens, le Mouvement du Futur, le Bloc du 14 Mars ni celui non plus du 8 Mars. Ce qui est important c’est Israël et les intérêts d’ »Israël » c’est que <la Résistance> soit frappée, éliminée, isolée, assiégée, affaiblie, arrachée de son environnement populaire, et son image déformée. Son moral ses croyances sa volonté seront touchées et par conséquent elle sera prête à être frappée ou se rendre face à ce complot. »
Le député du Hezbollah, Nawaf Mousawi , a avisé les médias quelques temps plus tard que :
» Le Parti de <la Résistance> est prêt pour tous les scénarios » ajoutant que rien ne surprendrait le Hezbollah…
« Le Hezbollah a préparé toute une série de réponses. Chaque option correspond à un scénario spécifique. Donc si les choses sont positives nous sommes prêts. Mais si les choses sont négatives et les efforts pour trouver une solution à la crise échouent nous sommes également prêts. Bref nous sommes prêts à faire face à toutes les options » a dit Mousawi.
Franklin Lamb

20/11/2010
http://www.planetenonviolence.org/Comment-Israel-Et-Les-US-Projettent-De-Detruire-Le-Hezbollah_a2321.html

 

 

Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

" Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

Les commentaires sont fermés.