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19/12/2010

n° 466- Journal de la Lutte pour la libération du territoire Afghan- du 20-11 au 18-12 - Suite - « Contre-insurrection » contre « contre terrorisme ».

 

n° 466- Journal de la Lutte pour la libération du territoire Afghan- du 20-11 au 18-12 - Suite - « Contre-insurrection » contre « contre terrorisme ».


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémonique de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

                               Les médias occidentaux dans leur large majorité accepte les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .  

                                                                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre! 

                                                                                   Sa diffusion est un acte de résistance.

 


Journal de la Lutte pour la libération du territoire Afghan 

n° 466 - du 20-11 au 18-12

                                                          C.De Broeder & M.Lemaire                                                                        


Les informations contenues dans ce journal sont obtenues par la lecture journalière des journaux en ligne  : Afp- ats - Ap - Reuters, Xinhuanet) et Bassirat-net,  Al Manar & Chine nouvelle,   ainsi que les sources d'informations de la résistance. 

Ps : Avant de vous lancer dans la lecture du journal, noter ceci: 'Al Qaïda'  & Al-Zarqaoui, Ben Laden Mollah omar  = concept réducteur inventé par les Usa, pour désigner la résistance . idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes


Avant propos

La guerre menée par le terrorisme contre ses adversaires déclarés est tout à fait invraisemblable.

Pour être crédible, cette histoire exigerait triplement et simultanément une excessive stupidité des terroristes, une incompétence extravagante des services policiers, et une folle irresponsabilité des médias. Cette invraisemblance est telle qu'il est impossible d'admettre que le terrorisme soit réellement ce qu'il prétend être’.

(MICHEL BOUNAN)

Les médias occidentaux pro USA usent d’un terme générique- Al Qaida- Taliban - pour désigner tous les résistants .... idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes

Ps : Avant de vous lancer dans la lecture du journal, noter ceci: 'Al Qaïda'  & Al-Zarqaoui, Ben Laden Mollah Omar  = concept réducteur inventé par les Usa, pour désigner la résistance. Idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes

Marc


Le "journal de l'Afghanistan" est  visible :

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

c) sur le site de Robert Bibeau :  : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

 

d) sur le site de eva R-sistons: - http://no-war.over-blog.com/

 

e) sur sur le site http://www.aredam.net ou il  est placé à la rubrique n° 14, en page d'index :14  Journal de Bagdad, La guerre en Irak.

f) sur le site de la Solidarité socialiste : http://socialisme-solidarite-che.skynetblogs.be/  

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 

 



Sommaire.

4 Médias

4-1   Confession de l'ex-président des États-Unis : George W. Bush et la torture.

4-2 Photos de Philip Poupin.

4-3 "La Face Cachée du Pétrole" (1/2) : Le partage du monde.

4-4 VIDÉO: Le pouvoir des cauchemars,

5 Guantanamo : Les Brèves

5-1 Les libérations de résistants en Afghanistan inquiètent Washington,

6 Dossiers

6-1  Le général Petraeus prudent quant à un retrait en 2014

6-3  Guantanamo  : Les dossiers

1 États-Unis : la détention sans jugement, en cause (I)

2 Etats-Unis : la détention sans jugement, en cause, (II)

6-4 Ahmed Khalfan Ghailani : Les républicains veulent conserver Guantanamo à tout prix. 6-5 Les pays arabes suggéraient aux Américains d’être sans scrupules concernant l’Irak et Guantanamo

4 Médias

Ndlr : PS : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

 Ndlr : La publication de l'analyse ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur, mais doit être vu comme informationPS : La publication de l'article doit être vu comme information

4-1   Confession de l'ex-président des États-Unis : George W. Bush et la torture.

Dans ses « Mémoires » sortis récemment - Decisions Points (Moments décisifs) - l’ancien président G.W. Bush a reconnu avoir commis quelques erreurs, mais avoir autorisé l’épreuve de la « noyade » pour les terroristes capturés n’en fait pas partie. « Exact » aurait-il dit à propos de cette technique à laquelle a été soumis Khalid Sheikh Mohammed, qui a planifié le 11 septembre. La suffisance de Bush sur le sujet montre combien ses vues et celles de beaucoup à Washington sont déformées sur la question de la torture. Elle est aussi un indice de cette inadéquation des barrières légales qui perdure.

 

On m’a assuré que les méthodes d’interrogation ne constituaient pas des tortures…

Jusqu’à ce que Bush arrive au pouvoir, l’épreuve de la « noyade » - au cours de laquelle les détenus doivent expérimenter l’impression et la sensation de se noyer - a été considérée comme un crime par les gouvernements US pour au moins 90 ans. On a traduit en justice les soldats américains qui l’avaient utilisée dans les Philippines après la Guerre civile américaine. Le département d’Etat l’avait qualifiée de torture illégale quand des gouvernements étrangers y avaient eu recours. Et, cependant, Bush s’est senti libre d’avouer l’avoir autorisée contre trois chefs d’Al-Qaïda. Parce que les juristes chevronnés de son administration – pour la plupart, des nominations politiques- lui ont fourni des mémorandums secrets déclarant que « la noyade » et d’autres tortures ordinaires étaient légales. « J’ai demandé aux responsables les plus haut placés dans le domaine juridique du gouvernement américain de revoir les méthodes d’interrogation et ils m’ont assuré qu’elles ne constituaient pas des tortures » écrit-il.

En fait, l’une de ces opinions extrêmes a été cassée par le Département de la justice et l’administration a retiré de son menu d’interrogatoires « la noyade » après 2005. Peu après son entrée à la Maison Blanche, le Président Obama a donné l’ordre à tous les interrogateurs gouvernementaux d’appliquer les procédures de l’armée qui l’interdisent. Mais, si l’on en croit ce qu’écrit Bush, le dossier n’est pas clos. Les normes légales régissant le traitement des prisonniers étrangerssommeil et définir un cadre légal clair pour les détenus étrangers. En l’absence d’un tel statut, il n’y a aucune garantie que des violations honteuses des droits de l’homme comme celles de Bush ne puissent pas être perpétrées à nouveau.

Washington Post

Mondialisation.ca,

Le 25 novembre 2010

Texte original : Why George W. Bush can confess to approving torture (Washington Post 15/11/10)
Traduction: Xavière Jardez,  http://www.france-irak-actualite.com/

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=22101


4-2 Photos de Philip Poupin.

« C'est en marchant que je me suis mis à faire des photographies.
Pour contrevenir au confort de l'oubli, j'ai voulu laisser ma vision sur des pellicules et aujourd'hui en pixels. »

  1. Kaboul assiégée sur ce site :http://www.philip-photos.com/photos-fr-kaboul-assiege-15-5.html

  2. Afghanistan, au bord du précipiceb sur ce site :http://www.philip-photos.com/photos-fr-afghanistan-1-0.html


4-3 "La Face Cachée du Pétrole" (1/2) : Le partage du monde.

La face cachée du pétrole”, documentaire de Patrick Barbéris adapté du livre du même nom d’Éric Laurent, montre en deux fois une heure que “l’or noir” aura été le moteur de l’histoire du XXè siècle et de ce début de XXIè siècle. Des premiers forages de Rockefeller en 1860 jusqu’à l’actuelle guerre en Irak, en passant par la Seconde Guerre mondiale, la Guerre froide et le choc pétrolier de 1973, toute l’histoire géopolitique est intrinsèquement liée à l’or noir.

VIDEO 1 cliquez sur ce lien : http://www.dailymotion.com/video/xewkez_la-face-cachee-du-petrole-12-le-par_news

VIDEO 2 cliquez sur ce lien: http://www.dailymotion.com/video/xewm92_la-face-cachee-du-petrole-2-2-les-g_news


4-4 VIDÉO: Le pouvoir des cauchemars

à visionner sur ce lien :http://www.dailymotion.com/video/xcn73w_le-pouvoir-des-ca...



5 Guantanamo : Les Brèves

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage certaines analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

5-1 Les libérations de résistants en Afghanistan inquiètent Washington,

Les Etats-Unis ont fait part au gouvernement afghan de leur inquiétude concernant des informations selon lesquelles les forces de sécurité afghanes ont libéré certains résistants éminents contre des rançons ou pour des raisons politiques, a déclaré vendredi un porte-parole du département d'Etat américain. Reuters a rapporté dès le 30 novembre que les libérations de personnalités résistants étaient loin d'être rares et que le président Hamid Karzaï et son frère faisaient partie des personnalités qui autorisent, voire demandent de telles libérations."

C'est une chose qui nous préoccupe, et nous en avons parlé avec le gouvernement afghan", a déclaré à la presse P.J. Crowley, porte-parole du département d'Etat.

"Il est impératif que les services de sécurité et les institutions judiciaires soient à même de remplir leurs importantes fonctions sans être soumis à des influences politiques malvenues", a-t-il ajouté.

La pratique est si répandue que les résistants ont mis sur pied une commission qui s'emploie entièrement à obtenir la libération de combattants issus de leurs rangs.Les libérations, qui ont été confirmées à Reuters par plusieurs sources au fait d'une série d'affaires de ce genre, posent la question de la volonté politique des forces de sécurité afghanes, qui vont devoir assumer progressivement les missions de sécurité à la place des troupes étrangères, à partir de l'année prochaine.Christopher Doering, Eric Faye pour le service français

4 décembre

http://fr.news.yahoo.com/4/20101204/twl-usa-afghanistan-résistants-41953f5_1.html



6 Dossiers

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

6-1  Le général Petraeus prudent quant à un retrait en 2014

nb:  La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

Le commandant en chef américain des forces internationales en Afghanistan, David Petraeus, a estimé que 2014, date annoncée pour le passage de relais de la sécurité du pays aux forces afghanes, était une "perspective raisonnable", mais qu'il n'y avait "rien de certain".

"Je ne sais pas si on peut dire confiant", a répondu le général Petraeus, interrogé sur la chaîne de télévision ABC pour savoir s'il était "confiant" quant à un transfert d'ici 2014 de la sécurité aux autorités afghanes.

"Je pense qu'aucun commandant ne vous dira +je suis confiant que nous pouvons faire cela+", a-t-il ajouté, depuis l'Afghanistan.

"Nous croyons que c'est une perspective raisonnable", a-t-il indiqué en référence à la date de 2014, ajoutant: "nous faisons tout ce que nous pouvons pour augmenter les chances en vue de cette perspective".

"Mais, encore une fois, je ne pense pas qu'il y ait quoi que ce soit de certain dans ce genre de tentative et je ne serais pas honnête (...) si je ne disais pas cela", a-t-il poursuivi dans cet entretien diffusé lundi.

Ces commentaires interviennent alors que le président américain Barack Obama a effectué vendredi une visite surprise en Afghanistan au cours de laquelle il a assuré aux soldats américains qu'ils allaient "réussir leur mission".

M. Obama, qui effectuait à cette occasion sa deuxième visite dans le pays depuis sa prise de fonctions, a toutefois mis en garde les soldats contre "des jours difficiles" à venir.

"Lors de chaque opération, nous tuons ou capturons (des irésistants), mais d'autres s'enfuient. C'est la raison pour laquelle il faut continuer de les poursuivre", a expliqué le général Petraeus, admettant qu'il était "difficile de dire" quelle est la part du pays contrôlée par les talibans.

"Ici, ce n'est pas le genre de guerre où vous voyez la colline que vous devez prendre, où vous la prenez, plantez un drapeau et revenez à la maison pour une parade", a-t-il dit. Cette guerre est "bien plus compliquée".

Le général Petraeus a par ailleurs pris la défense du président Karzaï, décrit comme "faible" et partie prenante d'un régime corrompu dans des notes diplomatiques américaines publiées par le site WikiLeaks.

"C'est l'Afghanistan (...). Et vous n'allez pas faire de l'Afghanistan la Suisse en une décennie ou moins", a-t-il dit.

Le général américain a en outre démenti avoir eu l'intention de démissionner après que le président Karzaï eut critiqué une augmentation des raids nocturnes des forces américaines dans un entretien au Washington Post, qualifiant sa relation avec le dirigeant afghan de "bonne".

Un sondage publié lundi par le Washington Post révèle que les Afghans sont moins confiants dans la capacité des Américains et de leurs alliés à assurer la sécurité du pays. Ainsi, seuls 32% considèrent que le travail des forces internationales est bon ou excellent, contre 38% en 2009 et 68% en 2005.

Réalisé dans les 34 provinces afghanes, le sondage montre aussi que les Afghans soutiennent davantage des négociations avec les résistants(73% contre 65% en 2009 et 60% en 2007).

 AFP

http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5hwr--7eqVvwsyagNL6YBc2tDvMTg?docId=CNG.0d803f24092adb10af5507c961c45e99.5a1


6-2 Extrait de la Déclaration du Sommet de Lisbonne concernant l'Afghanistan

Comme l’indique la déclaration des chefs d’État et de gouvernement des pays contribuant à la Force internationale d'assistance à la sécurité (FIAS) dirigée par l’OTAN sous mandat des Nations Unies en Afghanistan, notre mission menée par la FIAS en Afghanistan demeure la priorité essentielle de l’Alliance, et nous nous félicitons des progrès importants qui ont été accomplis. La sécurité et la stabilité de l'Afghanistan sont directement liées à notre propre sécurité. En rencontrant le président Karzaï, l’ensemble de nos 21 partenaires au sein de la FIAS, les représentants de l'ONU, de l'Union européenne, de la Banque mondiale et du Japon, nous réaffirmons notre engagement à long terme à l'égard de l'Afghanistan, tel qu’énoncé dans notre vision stratégique agréée au sommet de Bucarest et réaffirmée au sommet de Strasbourg-Kehl. Nous saluons les contributions accrues et précieuses de nos partenaires au sein de la FIAS et accueillerions favorablement d’autres contributions. Nous entrons dans une nouvelle phase de notre mission. Le processus de transition, qui verra les Afghans assumer la responsabilité totale de la sécurité et le plein leadership dans certaines provinces et certains districts, devrait commencer début 2011, après une évaluation et une décision conjointes de l’Afghanistan et de l’OTAN/la FIAS. La transition sera soumise au respect de conditions, pas d’un calendrier, et elle n’équivaudra pas à un retrait des troupes de la FIAS. À l’horizon fin 2014, les forces afghanes endosseront pleinement la responsabilité de la sécurité dans l’ensemble de l’Afghanistan. Au travers de notre partenariat durable avec le gouvernement de la République islamique d'Afghanistan, nous réaffirmons notre engagement à long terme en faveur d’un avenir meilleur pour le peuple afghan.

http://www.nato.int/cps/fr/natolive/official_texts_68828.htm


6-3  Guantanamo  : Les dossiers

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage certaines analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

1 Etats-Unis : la détention sans jugement, en cause (I)
Le 18 novembre, plusieurs médias français commentent le verdict rendu par un jury de New York sur l'ancien détenu de Guantanamo Ahmed Ghailani. Ghailani a été déclaré coupable sur un seul chef d'accusation (« complot pour détruire des biens ») parmi les 285 qui lui étaient adressés (y compris, ceux de « complot pour tuer » et de « meurtres »)  dans le cadre de l'affaire des attentats contre des ambassades US à Dar-es-Salaam et Nairobi. Europe 1 écrit « Terrorisme: Ghailani acquitté quasi-totalement » et l'AFP « Attentats ambassades: Ghailani non coupable de la plupart des accusations ». TF1 souligne le caractère « inattendu » du verdict. Il s'agit avant tout d'une sévère mise en cause de la détention sans jugement, si on pense qu'Ahmed Ghailani avait été arrêté en 2004, retenu dans des prisons secrètes et placé à Guantanamo en 2006 avant d'être transféré à la juridiction criminelle civile trois ans plus tard. Mais ce camouflet infligé à des procédés très contestés par l'opinion publique semble avoir déclenché une inquiétante mise en cause institutionnelle de la compétence de la justice civile dans ce domaine. The Washington Post commente d'emblée : « The outcome, a surprise, seriously undermines (...) plans to put other Guantanamo detainees on trial in U.S. civilian courts », alors que Bloomberg Businessweek emploie le titre « Embassy Bombing Verdict May Discourage More Civilian Trials », même si les organisations de défense des Droits de l'Homme considérent ce verdict beaucoup plus fiable que celui qui aurait pu être rendu à l'intérieur du domaine militaire, ce dernier étant directement concerné par l'affaire. Le 18 novembre, un autre article du Washington Post fait état de déclarations de députés du Parti Républicain, pour qui il s'agit d'un « tragic verdict » démonstrant « the absolute insanity » du transfert à des juridictions civiles des dossiers de « al-Qaeda terrorists ». Mais s'agissant de juridictions militaires, pourquoi de tels détenus n'avaient-ils pas été jugés plus tôt, et quelles auraient été en l'espèce les garanties d'impartialité et d'indépendance de ces juridictions ? L'appréciation du Comité des Droits de l'Homme de l'ONU sur la situation aux Etats-Unis dans ce domaine apparaît particulièrement critique.
[la suite, sur le lien http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2010/11/18/etats-unis-la-detention-sans-jugement-en-cause.html ]

2 Etats-Unis : la détention sans jugement, en cause, (II)
Le 19 novembre, Le Temps publie une analyse de Luis Lema intitulée « Le procès qui donne des arguments aux partisans de Guantanamo », à propos du verdict rendu par un jury de New York sur Ahmed Ghailani écartant tous sauf un (complot avec destruction de biens US) des 285 chefs d'accusation brandis par le ministère public (complot pour tuer, meurtres...). A ce sujet, un article d'opinion de Morris Davis dans The New York Times rappelle que le juge Lewis Kaplan a refusé d'entendre le seul témoin qui aurait pu faire état d'un lien entre Ghailani et le transport d'explosifs, au motif que Ghailani avait déclaré sans être contredit que l'identité de ce témoin lui avait été extorquée par la torture. Comme dans l'article publié par Le Temps, l'auteur rejette les arguments mettant en cause le choix d'une juridiction civile : un tribunal militaire aurait-il pu valablement accepter un témoignage obtenu dans ces conditions ? De son côté, Amnesty International USA diffuse une note avec le titre « Ghailani verdict underlines need for fair trials for all Guantánamo detainees », ainsi qu'un appel : « End Indefinite Detention at Guantanamo: Charge or release Shaker Aamer ». Cependant, ces textes n'analysent pas les véritables raisons qui, dans un contexte où la puissance des Etats-Unis à l'échelle planétaire décline, ont amené l'administration Obama à déférer le dossier de Ghailani à un tribunal civil. La réalité est que les pratiques de l'administration US par rapport aux détenus accusés de terrorisme se sont heurtées à des critiques cinglantes de la part d'instances internationales comme, dans le cas de l'ONU, le Comité des Droits de l'Homme et le Comité contre la torture. Dans un article intitulé « Thank the Courts » sur son blog du New York Times, Linda Greenhouse souligne que l'administration Bush avait tenté de plaider qu'aucune garantie légale n'était due aux détenus de Guantánamo. Or, à ce jour, 171 détenus se trouvent toujours enfermés à Guantánamo sans avoir fait l'objet d'un procès (Le Matin). Quelle sera l'issue de cette sordide affaire
Cordialement
Le Collectif Indépendance des Chercheurs
http://science21.blogs.courrierinternational.com/archive/2010/11/18/etats-unis-la-detention-sans-jugement-en-cause.html


6-4 Ahmed Khalfan Ghailani : Les républicains veulent conserver Guantanamo à tout prix.

Le procès du détenu Ahmed Khalfan Ghailani devant un tribunal civil a renforcé la volonté des conservateurs de tout faire pour en revenir aux tribunaux militaires et s'opposer à la fermeture du camp de détention.

Dès son deuxième jour à la Maison-Blanche, Barack Obama avait frappé un grand coup : il avait signé un décret ordonnant la fermeture du camp de détention de Guantanamo Bay dans un délai d’un an et suspendu ses tribunaux militaires. Les Etats-Unis continueraient à combattre le terrorisme “avec vigilance”, avait-il déclaré, mais “dans le respect de nos valeurs et de nos idéaux”.
Ce programme va peut-être échouer pour de bon par la suite. Le 17 novembre, Ahmed Khalfan Ghailani a été reconnu coupable d’un seul des 285 chefs d’accusation pesant sur lui dans le cadre des attentats de 1998 contre des ambassades américaines en Afrique de l’Est. Ce Tanzanien a été le premier prisonnier de Guantanamo à être jugé devant un tribunal civil et son procès avait valeur de test : il devait permettre de déterminer si, dans de telles affaires, les juridictions civiles pouvaient se substituer aux cours martiales. Même si Ghailani encourt la perpétuité pour avoir comploté en vue de détruire des bâtiments et des biens appartenant au gouvernement fédéral américain, de nombreux républicains n’en démordent pas : les tribunaux civils ne doivent pas se substituer aux tribunaux militaires.
Peter King, le député de l’Etat de New York, promis à devenir le prochain président de la commission de la sécurité intérieure de la Chambre des représentants, et donc appelé à jouer un rôle essentiel dans les négociations sur l’avenir de Guantanamo, a qualifié ce verdict “de grave erreur judiciaire”. Et d’ajouter : “Ce verdict tragique démontre que la décision du gouvernement Obama de faire juger les terroristes d’Al-Qaida par des tribunaux civils était de la folie pure.”
Tout transfert d’un détenu de Guantanamo sur le territoire américain doit être approuvé par le Congrès, ce qui, selon Peter King, n’arrivera plus maintenant que son parti a regagné la majorité à la Chambre des représentants et plusieurs sièges au Sénat à la suite des élections de mi-mandat. “Ils n’y sont pas arrivés quand les démocrates étaient majoritaires, ce n’est pas maintenant que cela va se produire.”
Pour les défenseurs d’Obama, les critiques à propos du procès de Ghailani sont injustifiées, notamment parce que sa peine [qui sera annoncée le 25 janvier prochain] sera comprise entre vingt ans de prison et la perpétuité, donc dans tous les cas plus dure que trois des quatre verdicts rendus par les tribunaux militaires de Guantanamo. Par ailleurs, soulignent-ils, les risques potentiellement liés au jugement de terroristes présumés par des tribunaux civils, comme la crainte que soient divulguées des informations secrètes ou qu’un accusé transforme les audiences en autopromotion, ne se sont pas concrétisés.
Reste que les républicains semblent décidés. “Nous sommes en guerre contre Al-Qaida”, a tenu à rappeler le sénateur républicain Lindsey Graham. “Les membres de cette organisation et leurs complices doivent être traités comme des combattants, pas comme des criminels de droit commun.”
Non content de n’avoir pu fermer Guantanamo au cours de l’année, Obama semble aujourd’hui bien mal parti pour le faire avant la fin de son mandat, en 2012. L’autre moyen de vider le camp en renvoyant les détenus dans leur pays d’origine est également compromis, car le plus gros contingent de prisonniers restants sont originaires du Yémen. Un pays plus que jamais dans le collimateur depuis les dernières tentatives d’attentat à bord d’avions-cargos

19.11.

Ahmed Khalfan Ghailani

.http://www.courrierinternational.com/article/2010/11/19/les-republicains-veulent-conserver-guantanamo-a-tout-prix 


6-5 Les pays arabes suggéraient aux Américains d’être sans scrupules concernant l’Irak et Guantanamo.
.Les dirigeants arabes conseillaient à leurs interlocuteurs américains de fermer les yeux sur certains principes démocratiques, lorsqu'il s'agissait de Guantanamo ou de la stabilisation de l'Irak, révèlent des télégrammes diplomatiques divulgués hier par WikiLeaks.

Ainsi, selon un télégramme classé « secret », daté du 5 février 2009, cheikh Jaber al-Khalid al-Sabah, ministre de l'Intérieur du Koweït, préconisait de régler de façon radicale le sort de quatre prisonniers koweïtiens du camp de Guantanamo : « Laissez-les mourir. » « Nous ne sommes pas l'Arabie saoudite, nous ne pouvons isoler ces gens dans des camps dans le désert ou sur une île (...) S'ils sont pourris, ils sont pourris », ajoutait-il, selon le compte rendu d'une discussion avec un diplomate américain. « Vous les avez capturés en Afghanistan, renvoyez-les là-bas en pleine zone de guerre », poursuivait-il, au moment où l'administration américaine approchait plusieurs pays susceptibles d'accueillir des détenus en instance de libération. La fermeture du camp figurait parmi les engagements du nouveau président Barack Obama.
À propos de sept trafiquants iraniens de haschisch capturés par la marine américaine alors que leur bateau faisait naufrage, le prince ministre « sourit largement » et dit : « Dieu voulait les punir et vous les avez sauvés. Ils sont maintenant votre problème. Vous auriez dû les laisser se noyer. »
Le 15 mars 2009, John Brennan, conseiller antiterroriste de Barack Obama, est reçu par le roi Abdallah d'Arabie saoudite, toujours selon les télégrammes révélés par WikiLeaks. Ils discutent du sort de 99 Yéménites encore détenus à Guantanamo et devant être libérés. Le souverain propose alors d'implanter sur eux une puce électronique permettant de les pister « via Bluetooth ». « On fait ainsi avec les chevaux et les faucons », fait observer le roi. John Brennan rétorque avec humour que certes, c'est une idée, mais que « les chevaux n'ont pas de bons avocats ».
Lors d'une rencontre avec des parlementaires américains en 2008, le président égyptien Hosni Moubarak fait part, de son côté, de son inquiétude sur l'instabilité de l'Irak et suggère de laisser s'y installer un « dictateur équitable ». « Renforcez les forces armées, relâchez votre emprise et il y aura un coup d'État. Alors vous aurez un dictateur, mais quelqu'un d'équitable », conseille-t-il alors que les Américains cherchent à sortir du guêpier irakien. « Oubliez la démocratie, les Irakiens sont par nature trop durs », préconise-t-il encore, selon ce télégramme. Hosni Moubarak craint, comme plusieurs autres chefs d'État arabes cités dans les mémos dévoilés par WikiLeaks, un renforcement de l'influence de l'Iran en Irak.
Le président égyptien ne cache pas non plus son inquiétude face au programme nucléaire de Téhéran. « Nous sommes tous terrifiés », affirme-t-il, toujours selon ce compte-rendu. « Moubarak a dit que l'Égypte pourrait être forcée à commencer son propre programme d'armement nucléaire si l'Iran réussissait dans ses efforts », relate le document américain.

http://www.lorientlejour.com/category/Moyen+Orient+et+Monde/article/680226/Les_pays_arabes_suggeraient_aux_Americains_d%27etre_sans_scrupules_concernant_l%27Irak_et_Guantanamo.html


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