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29/12/2010

n°564 - Journal de Palestine - 01-12 au 28-12- Suite - Le poignard d’Obama dans le dos de la paix et de l’État palestinien.

n°564 - Journal de Palestine -  01-12  au  28-12- Suite - Le poignard d’Obama dans le dos de la paix et de l’État palestinien. 


          Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

     Sa diffusion est un acte de résistance.

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre.

Les médias occidentaux dans leur large majorité ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.



Journal de Palestine

n°564                           01-12  au  28-12

C.De Broeder          &   M.Lemaire



Vous retrouverez ce journal 

a) sur mes blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

d) sur le site : www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be


Sommaire 

5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

5-1 Video : Le-convoi-Viva-Palestina5-est-a-Gaza-

5-2 Video : Wikileaks : Les étranges fuites de Wikileaks servent aux Israéliens.

5-3 Video : La Réalité Juive: Ce Qu'on Ne Sait Pas Sur Les Juifs

5-4 Video : Les autorités israéliennes démolissent 7 maisons palestiniennes à Lydda.

5-5 Chanson pour la Paix.

5-6 Une interview de David Cronin : Comment l’Europe concourt à l’occupation de la Palestine.

6 Les brèves

6-1 Le Proche-Orient est lui aussi dans une phase de transition politique.

6-2 Le Hamas exige l’arrêt des coopérations entre l’Autorité autonome et Israël . 

6-3 La construction d’une nouvelle ville palestinienne est interdite.

 


c) Usa (le parrain)

1 Les grandes manœuvres

Washington : 200 millions de dollars pour financer le système de défense aérienne mobile, "Iron Dome".

Des sources médiatiques hébreux ont déclaré que les Etats-Unis ont alloué 200 millions de dollars pour financer le système de défense aérienne mobile, le "Iron Dome", conçu pour intercepter tous les missiles qui menaceront l'entité sioniste à l'avenir.

Le congrès américain a approuvé, la nuit dernière, d'accorder au gouvernement sioniste une somme d'argent importante pour développer les systèmes sionistes anti-missiles.

Dans un contexte similaire, alors que les Etats-Unis ont annoncé il y a deux jours leur recul dans la demande à  l'entité sioniste de prolonger le gel de la colonisation comme une condition principale pour relancer les négociations directes avec l'autorité de Ramallah, des sources sionistes ont laissé entendre que les américains discutent de la demande de l'entité sioniste pour recevoir un nombre supplémentaire d'avions de combat américains développés de type F35.

Al-Nassera – CPI

[ 09/12/2010 - 12:50 ]

http://www.palestine-info.cc/fr/default.aspx?xyz=U6Qq7k%2bcOd87MDI46m9rUxJEpMO%2bi1s7Ni6vxrkCi16RWG9vE6vbBRSqi0p6rh9GjyfFS3%2flxByZXZiybvL%2fn7naiLF4w2vsS4rFzgfICNbvFO17TLHYkun4weQQ%2flbGSn4edD%2fWADE%3d

 

Washington renonce au gel de la colonisation

L'administration américaine a expliqué le 7 décembre son changement de tactique au Proche-Orient : pour relancer les négociations entre Israéliens et Palestiniens, elle renonce au gel de la colonisation israélienne en Cisjordanie. Cette nouvelle approche devrait être discutée dans les prochains jours avec les négociateurs israéliens et palestiniens. Elle survient trois mois après la relance des négociations directes par le président Obama, dont l'objectif, à l'époque, était de parvenir dans un délai de un an à une solution à deux Etats.

08.12.2010  

Ha'Aretz

 


3 Politique colonialiste israélienne.(vue des USA)

Les Palestiniens sont sous l'emprise de Washington selon Netanyahu.

D'autres câbles montrent que Benyamin Netanyahu estimait que les Palestiniens accepteraient tout accord, dès lors qu'il serait avalisé par les Etats-Unis sur la question du gel de la colonisation.

Lors d'une rencontre en mai 2009 avec des parlementaires américains, Netanyahu jugeait "injuste" d'exiger un gel total. "C'est davantage un problème avec les Etats-Unis qu'avec les Palestiniens", avait-il souligné. Il considérait alors "que l'Autorité palestinienne suivrait, en cas d'entente entre Israël et les Etats-Unis", explique Le Point.  

http://www.lexpress.fr/actualite/monde/proche-orient/israel-epargne-par-wikileaks-abbas-dans-l-embarras_941802.html#xtor=AL-447



4 Politique Internationale

Organisations Mondiales & régionales

Otan - 3 Onu - 4 Nations Unies - Banque Mondiale- Mouvement des non-aligné (MNA)

Ban Ki-moon : "L’occupation commencée en 1967 doit se terminer, Israël et le monde arabe doivent vivre en paix".(…)
Le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté mardi 16 décembre une résolution russo-américaine réaffirmant son soutien au processus de paix au Proche-Orient en cette période de transition politique aussi bien en Israël que dans les Territoires palestiniens.
Cette résolution, la première depuis cinq ans, a reçu 14 voix favorables et une abstention, celle de la Libye.Issu d’une initiative conjointe russo-américaine, le document soutient le processus de paix israélo-palestinien relancé il y a un an à Annapolis, près de Washington, avec pour objectif la coexistence pacifique de deux Etats, israélien et palestinien.
La secrétaire d’Etat américaine Condoleezza Rice et le ministre des Affaires étrangères russe Sergueï Lavrov étaient présents mardi matin et ont pris la parole à tour de rôle. "Cette réunion est très importante pour la paix au Proche-Orient", a déclaré à l’ouverture le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon. "L’occupation commencée en 1967 doit se terminer, Israël et le monde arabe doivent vivre en paix", a-t-il ajouté.
"L’adoption de la résolution n’est pas une garantie absolue", a estimé pour sa part Sergueï Lavrov. "Beaucoup dépendra de la capacité d’Israël et des Palestiniens à appliquer leurs engagements (...) notamment dans le domaine de la sécurité", a-t-il précisé.
Pour Condoleezza Rice, la situation "aujourd’hui est bien différente de ce qu’elle était en 2001, lors de l’accession du président George W. Bush" à la Maison Blanche.
"Il n’y a pas d’autre voie que le processus d’Annapolis (..), pas d’autre solution que celle de deux Etats vivant côte à côte et en paix", a déclaré Mme Rice, dont l’intervention mardi pourrait être la dernière avant l’investiture du président élu américain Barack Obama.
Alors que se multiplient les appels à M. Obama pour qu’il fasse de la paix au Proche-Orient une priorité de son action dès sa prise de fonction le 20 janvier, l’administration sortante de George W. Bush s’efforce de maintenir le processus sur les rails, faute d’avoir pu le faire aboutir avant fin 2008 comme elle l’espérait.
En relançant les négociations à Annapolis après sept ans de paralysie, l’équipe Bush s’était fixé pour objectif un accord des deux parties avant fin décembre 2008 pour la création d’un Etat palestinien qui vivrait au côté de celui d’Israël dans la paix et la sécurité.
Al Faraby

16 décembre 2010,
http://www.aloufok.net/spip.php?article2901


Ue

L'UE refuse de reconnaître un Etat palestinien, à la grande satisfaction d'Israël.

 Les Européens, appelés par l'Autorité palestinienne à reconnaître leur Etat, ont refusé de le faire, en déclarant, lundi, être prêts à le faire "lorsque ce sera approprié".
Ce qui fut accueilli avec une grande satisfaction de la part de l'entité sioniste, dont le porte-parole des Affaires étrangères Ygal Palmor a salué que l'Union européenne ait mis l'accent sur "la nécessité absolue de parvenir à une solution uniquement par la négociation". "C'est un grand principe que l'UE a ainsi réitéré", s'est félicité le porte-parole.
Auparavant, dans une déclaration adoptée lundi, l'UE s'est contenté de "regretter" le refus d'"Israël" de prolonger le gel de sa colonisation en Cisjordanie, qui reste "illégale" au regard du droit international.
Elle réitère être prête "lorsque cela sera approprié, à reconnaître un Etat palestinien".
L'UE avait déjà fait une déclaration en ce sens, à Berlin en 1999.
Le moment venu, l'UE ne reconnaîtra aucun changement aux frontières de 1967 d'un futur Etat palestinien, autres que ceux négociés par les deux parties sous l'égide des Etats-Unis, précise le texte: "Cela pourrait inclure des échanges de territoires négociés".
Selon un diplomate européen, c'est la première fois que l'Union mentionne explicitement cette possibilité de compromis sur la délimitation définitive des deux Etats dans une déclaration sur le Proche-Orient.
Les négociations préparatoires à la déclaration européenne ont donné lieu ces derniers jours à de "vifs" échanges, selon un diplomate européen. Plusieurs délégations ont été "frustrées" car elles auraient souhaité que l'UE adopte une position plus dure, ajoute un autre.
Pour le chef de la diplomatie luxembourgeoise, Jean Asselborn, il est temps de "geler un peu les relations entre l'UE et « Israël » si on n'est pas capable de reprendre le cours des négociations".
Sans aller jusqu'à vouloir "lier à ce stade" la question des colonies à un rehaussement du niveau de relations de l’entité sioniste avec les 27 - un projet bloqué depuis la fin 2008 - son homologue finlandais Alexander Stubb a reconnu qu'il serait "très difficile de le faire si les constructions continuent".
Les Européens ont en outre appelé les Israéliens à lever le blocus contre Gaza. Ils se sont dits prêts à apporter un soutien accru aux contrôles des flux de marchandises et de personnes, via des achats de matériel. 
Lundi, le président palestinien Mahmoud Abbas a demandé à la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton de prendre "une mesure en vue de la reconnaissance de l'Etat de Palestine sur les frontières des territoires palestiniens occupés depuis 1967", alors que les ministres européens des Affaires étrangères étaient réunis à Bruxelles.
 Rappelons que les Palestiniens ont déjà obtenu la reconnaissance unilatérale du Brésil et de l'Argentine, et l'Uruguay a annoncé son intention d'imiter ses deux voisins en 2011.

14/12

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=165783&language=fr


Commission Européenne

La délégation du Parlement européen de retour de Gaza choquée par la situation dans les territoires occupés.  

 Une délégation du Parlement européen composée de députés de différents groupes parlementaires s'est rendue en Palestine, à Gaza et en Cisjordanie pour évaluer la situation en Palestine, rencontrer les parlementaires du Conseil législatif palestinien et de l’autorité palestinienne, vérifier l’utilisation des fonds européens à la Palestine, en coopération avec l’ONU.
Une rencontre avec les représentants élus de tous les partis politiques dans le Conseil législatif palestinien (PLC) afin d’évaluer les conditions de vie à Gaza, la Cisjordanie et Jérusalem-Est, et par la même, de discuter de la question de la réconciliation ont été les principaux objectifs de la délégation du parlement européen, dirigée par Proinsias de Rossa, qui a visité les territoires palestiniens (Gaza, la Cisjordanie, Jérusalem-Est), du 27 Novembre au 1 Décembre 2010.
La délégation a été choquée par les privations subies par le peuple à Gaza: 750.000 personnes continuent à avoir besoin d’aide alimentaire de l’UNRWA; 300.000 d’entre eux sont dans une pauvreté abjecte. Les écoles sont toujours privées de matériaux de construction.
La délégation a exhorté à la levée du siège de Gaza et à la reprise des activités économiques normales sans aucune restriction sur les exportations et les importations.
A Naplouse, le problème de sécurité majeur est l’activité violente des colons.
La délégation ont également dénoncé les Forces de défense du régime israélien qui ne prennent aucune des mesures contre les auteurs de crimes: meurtres ou destruction de 3.700 oliviers.
L’activité violente des colons à Jérusalem-Est avec le soutien du régime israélien se poursuit, ainsi que des colonies illégales, les expulsions de familles palestiniennes, la démolition de maisons et l’intimidation des enfants.
Trois membres du CLP Jérusalem ont été sommés de quitter Jérusalem-Est. Ils ont refusé de le faire et ont trouvé refuge dans le bureau de la Croix-Rouge internationale.

13/12/2010

 httphttp://www2.irna.ir



Monde

1 Brésil

Le Brésil reconnaît l'Etat palestinien.

Le Brésil reconnaît l'Etat palestinien, a affirmé le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva dans une lettre adressée au président palestinien Mahmoud Abbas.
C'est ainsi que M. Lula a répondu au courrier que lui avait adressé M. Abbas le 24 novembre, qui appelle le Brésil à reconnaître l'Etat palestinien.
"L'initiative est conforme à la volonté historique du Brésil de contribuer au processus de paix entre Israël et la Palestine", indique vendredi un communiqué du ministère brésilien des Affaires étrangères.
"Il est en accord avec les résolutions des Nations Unies exigeant la fin de l'occupation des territoires palestiniens et l'instauration d'un Etat palestinien indépendant basé sur les frontières du 4 juin 1967", précise encore la lettre.
Le soutien de pays en dehors de la région arabe est essentiel pour encourager les négociations de paix israélo-palestiniennes, souligne le communiqué.
Ces dernières années, le Brésil a renforcé ses relations avec la Palestine, dans le cadre de sa politique de rapprochement avec le monde arabe et musulman, tandis que les liens avec Israël ont également été approfondis au cours des deux années passées.
Le Brésil a ouvert en 2004 un bureau de représentation à Ramallah.
M. Abbas est allé au Brésil en mai 2005 et en novembre 2009, et M. Lula s'est rendu dans les territoires palestiniens en mars dernier, précise le communiqué.

Source: xinhua

06.12.2010

http://french.peopledaily.com.cn/International/7222056.html


2 Bolivie

La Bolivie reconnaît officiellement la Palestine comme Etat indépendant  

La Bolivie a reconnu officiellement la Palestine comme un Etat indépendant dans une lettre envoyée au président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, suivant en cela le Brésil et l'Argentine, a annoncé mercredi le chef de l'Etat bolivien, Evo Morales.
"Au même titre que d'autres pays comme le Brésil (...), la Bolivie se soumet à cette reconnaissance de l'Etat palestinien, de son indépendance, de sa souveraineté", a déclaré Morales lors d'une conférence de presse à la présidence à La Paz.
Evo Morales avait annoncé la semaine dernière, en marge d'un sommet du Mercosur à Foz do Iguaçu (Brésil) que la Bolivie reconnaîtrait de manière officielle dans les tout prochains jours la Palestine comme un Etat indépendant.
Le président socialiste Morales, un des fers de lance du bloc anti-impérialiste de gouvernants latino-américains, avait rompu en janvier 2009 les relations diplomatiques avec Israël pour protester contre l'offensive militaire dans la bande de Gaza.
Début décembre, le Brésil et l'Argentine avaient déjà reconnu la Palestine comme "un Etat libre et indépendant à l'intérieur des frontières de 1967", suscitant des critiques d'Israël et des Etats-Unis.
L'Uruguay a annoncé qu'il ferait de même en 2011.

23/12/2010

http://www.almanar.com.lb


5 Russie

PO: négociations Russie-Hamas.  

L'envoyé spécial russe pour le Proche-Orient et vice-ministre des Affaires étrangères Alexandre Saltanov s'est entretenu dimanche à Damas avec le président du bureau politique du Hamas Khaled Mechaal, selon un communiqué de la diplomatie russe.
"Les deux parties ont procédé à un échange de vues sur le règlement palestino-israélien à la lumière du refus d'Israël de geler la colonisation des territoires occupés. M. Saltanov a souligné que dans la situation complexe actuelle, toutes les parties devaient faire preuve de la retenue et d'éviter toute démarche susceptible d'entraîner une escalade des tensions", stipule le communiqué.
"M. Saltanov a confirmé la nécessité d'intensifier les efforts afin de restaurer l'unité palestinienne", indique le document.
Lancées le 2 septembre dernier, les négociations palestino-israéliennes directes ont été suspendues trois semaines plus tard, suite au refus d'Israël de proroger le gel de la colonisation en Cisjordanie. En novembre, les autorités israéliennes ont approuvé la construction de 1.300 nouveaux logements juifs à Jérusalem-Est.
Les Palestiniens qualifient la colonisation juive en Cisjordanie de principal obstacle aux négociations directes avec Israël.

 13/12/2010

http://fr.rian.ru/



5 Médias/Vidéos 

5-1 Vidéo : Le-convoi-Viva-Palestina5-est-a-Gaza-

http://www.alterinfo.net/Le-convoi-Viva-Palestina5-est-a-...

 

5-2 Vidéo : Wikileaks : Les étranges fuites de Wikileaks servent aux Israéliens.

http://www.youtube.com/watch?v=-j7ZhjtMTIg&feature=pl...

 

5-3 Vidéo : La Réalité Juive: Ce Qu'on Ne Sait Pas Sur Les Juifs

Visionner la vidéo ici : http://www.youtube.com/watch?v=cTrjMllq_y4&feature=pl...


5-4 Vidéo : Les autorités israéliennes démolissent 7 maisons palestiniennes à Lydda

 - Les équipes du ministère de l'intérieur israélien, escortées un grand nombre de policiers et de garde-frontières, ont rasé lundi sept maisons palestiniennes appartenant à la famille Abu Aid, à Lydda (Lod en hébreu, ndt), dans les territoires palestiniens de 1948, au prétexte qu'elles avaient été construites sans permis.

14-12-2010
 /http://www.youtube.com/watch?v=a47XeCQyaVE&feature=player_embedded


5-5 Chanson pour la Paix.

http://r-sistons.over-blog.com/ext/http://www.dailymotion...


5-6 Une interview de David Cronin : Comment l’Europe concourt à l’occupation de la Palestine.

David Cronin vient de publier un livre : "L’alliance de l’Europe avec Israël : son concours à l’occupation".

Pas un jour sans spoliation ou violence de la part des occupants israéliens, avec la complicité au mieux passive de l’Union Européenne –

Le journaliste David Cronin y retrace les dédales de la relation de l’état d’Israël avec des institutions comme l’Union Européenne et l’OTAN. Ce faisant, il révèle la mauvaise foi de l’Europe qui prétend être une force neutre et qui prétend soutenir les droits élémentaires du peuple palestinien.

Sarah Irving : Jusqu’ici vous vous êtes intéressé aux institutions et aux affaires de l’Europe. Pourquoi avec-vous décidé d’écrire un livre sur les relations de l’Europe avec Israël et la Palestine ?

David Cronin : Pour deux raisons. D’abord, comme membre de la "Mission pour la Paix" européenne je suis allé en Israël et dans les TPS (territoires occupés palestiniens) en 2001, peu après les attaques du 11 septembre 2001 aux USA. Je me souviens en particulier d’avoir assisté à une conférence de presse que (l’ancien premier ministre israélien) Ariel Sharon donnait à l’hôtel du Roi David à Jérusalem et d’avoir été profondément choqué par l’arrogance et le vitriol qui émanaient de lui. Il a commencé par accueillir les personnes présentes dans -je ne me rappelle pas ses mots exacts- quelque chose comme "la capitale éternelle du peuple juif depuis 3000 ans" sans reconnaître d’aucune façon qu’elle était aussi la capitale des deux autres grandes religions monothéistes du monde. Il dit qu’il se réjouissait chaque fois qu’un palestinien se faisait sauter dans un attentat suicide, parce que, ce faisant, il se tuait lui-même. Cela m’a scandalisé. Une autre chose m’a énormément surpris : il a accusé l’Europe de financer "le terrorisme palestinien". Je n’avais encore jamais entendu dire cela. C’était complètement nouveau pour moi.

Je suppose que j’étais un peu crédule et vous pensez qu’il n’y a pas de fumée sans feu, mais à l’époque j’avais l’impression que l’UE soutenait les Palestiniens. Chris Patten était le responsable de la Commission des Affaires Extérieures de l’Europe à l’époque et il présentait très adroitement l’Europe comme "un honnête intermédiaire" en insistant sans cesse sur le fait que l’UE faisait tout ce qu’elle pouvait pour faire avancer "le processus de paix" ; il soulignait que l’UE était le plus grand donateur de l’Autorité Palestinienne et qu’elle aidait à développer une état palestinien embryonnaire. J’ai pris beaucoup de ces affirmations pour argent comptant.

Le tournant pour moi a été tout à fait banal. J’assistais à une conférence organisée par un des Comités de l’ONU sur la Palestine au Parlement Européen de Bruxelles en 2007, et une session traitait des relations de l’UE avec Israël. Pour la première fois j’ai pris conscience de l’autre version des faits et j’ai reçu une information solide sur la profondeur de la collusion entre l’UE et Israël. Je fus frappé par le fait qu’il y a beaucoup d’écrits - les travaux de Noam Chomsky etc... - sur la relation des USA avec Israël mais rien, à part une paire de publications académiques, sur la relation entre l’Europe et Israël. J’ai dont pensé que, puisque personne d’autre n’allait écrire un livre sur ce sujet, il fallait que je le fasse.

SI : Quel est, à votre avis, le plus puissant " levier" qui peut expliquer l’attitude de l’Europe ? Vous identifiez différents éléments dans votre livre : La culpabilité engendrée par l’Holocauste, des intérêts économiques, l’influence des USA ; quelles sont les influences principales dans ce jeu de forces capitalistes et politiques ?

DC : C’est la combinaison de différents facteurs. Henry Kissinger a dit un jour que l’UE ne serait jamais au grand jamais un acteur significatif au Moyen Orient. C’est un fait que les USA demeurent l’acteur principal dans les politiques globales en dépit de la montée de la Chine, mais l’UE est loin de n’avoir aucun pouvoir. Elle est le partenaire commercial principal d’Israël et c’est elle qui consent le plus d’aide à l’AP ce qui lui donne un pouvoir économique important.

L’association entre l’UE et Israël est basée sur l’accord qui a pris effet en 2000 ; l’article 2 de l’accord stipule qu’il est conditionnel au respect des droits de l’homme. Les officiels européens prétendent que la clause des droits de l’homme n’est pas contraignante mais il y a des hommes de loi pour dire que l’UE elle-même la qualifie "élément capital". Elle est clairement contraignante légalement et l’UE a l’obligation d’invoquer cette clause et de punir Israël si nécessaire quand il dépasse les limites. Pour moi le problème est la lâcheté de nos politiciens qui n’ont pas la volonté politique d’affronter le pouvoir hégémonique des Etasuniens ou des Israéliens dans les affaires internationales.

Israël a développé des relations étroites avec l’UE et l’OTAN ; la même stratégie est à l’oeuvre dans les deux cas, et parfois ce sont les mêmes personnes qui dirigent le processus. Tzipi Livni, quand elle était Ministre des Affaires Etrangères (d’Israël) a compris qu’il pouvait être dangereux pour Israël de dépendre uniquement des USA. Elle et ses conseillers ont compris qu’il y avait d’autres pouvoirs qui émergeaient dans le monde. Ils reçurent en novembre 2008 toute latitude pour améliorer les relations d’Israël avec tout à la fois l’UE et l’OTAN. Gabi Ashkenazi, le chef de l’armée israélienne, a rendu visite à l’OTAN plusieurs fois et Israël a participé à des exercices militaires avec l’OTAN. En juillet 2010 plusieurs soldats israéliens furent tués dans un accident d’hélicoptère en Roumanie. Les médias n’y ont accordé que peu d’attention mais cela montre à quel point Israël est impliqué dans les affaires de l’UE et de l’OTAN.

SI : Votre livre parle beaucoup du profit qu’Israël tire de cette relation. Mais quel profit en tire l’UE ?

DC : C’est une bonne question parce qu’il n’est pas avéré que ce soit vraiment l’intérêt de l’UE de faire copain copain avec Israël comme il l’a fait. Il y a une école de pensée qui défend l’idée - que personnellement j’approuve- que l’UE ferait mieux d’oublier Israël et de concentrer ses efforts à améliorer ses relations avec les états arabes. Mais les facteurs décisifs sont les opportunités commerciales et économiques.

En 2000, selon l’Agenda de Lisbonne*, l’UE s’était promis de devenir la plus importante économie du monde basée sur l’information. Mais pendant que les Européens en parlaient les Israéliens s’y sont mis et l’ont fait. Intel est en train de mettre au point la prochaine génération de puces d’ordinateurs en Israël. Beaucoup de variations "sexy" y ont été développées. Les Israéliens consacrent 5% de leur PIB à la recherche technologique, environ deux fois plus que les Etasuniens. L’Agenda de Lisbonne avait fixé un objectif de 3% qui n’a pas été atteint. Aussi le principal aspect de la relation d’Israël avec l’UE est-il la coopération scientifique. Les Israéliens font partie du Programme de Recherche Scientifique de l’UE depuis les années 1990. J’ai vu quelques chiffres la semaine dernière selon lesquels les Israéliens participent à 800 projets de recherche scientifique pour une valeur de quelques 4,3 milliards d’Euros entre 2007 et 2013. Les officiels de l’UE semblent avoir le sentiment qu’il faut être en bons termes avec Israël à cause de leur supériorité scientifique.

Le problème est qu’une bonne partie des triomphes scientifiques dont Israël est si fier a un lien étroit avec l’occupation. Comme je le signale dans mon livre, Elbit (celui qui fabrique des drones utilisés contre Gaza) et l’Industrie de l’Aviation Israélienne bénéficient de bourses de la Recherche Scientifique Européenne. Un contribuable européen contribue donc à développer l’industrie de guerre israélienne.

SI : Au dernier sommet de l’OTAN un nouveau programme de missiles de défense a été annoncé en collaboration avec la Russie pour la première fois qui doit apparemment être opéré à partir de navires étasuniens basés en Méditerranée. Quelles implications cela a-t-il pour les relations entre Israël et l’OTAN ?

DC : Elles sont nombreuses. Si on parle de l’attaque de la Flottille (qui transportait de l’aide à Gaza), légalement c’était une attaque contre la Turquie. La Mavi Marmara était un navire turc et la Turquie, qui est membre de l’OTAN, a demandé que l’ONU se réunisse d’urgence après l’attaque. Imaginez-vous seulement que ce soit la Corée du Nord qui ait fait cela, les enfers se seraient déchaînées. Mais c’était Israël, alors, bien que l’OTAN ait condamné clairement l’attaque, il n’y a eu aucune répercussion sur le long terme. Je crois même que la Turquie n’a pas cessé sa collaboration militaire avec Israël et que la Turquie a utilisé des armes israéliennes contre les Kurdes dans le nord de l’Iraq.

En ce qui concerne le nouveau concept stratégique de l’OTAN et son nouveau système de défense de missiles, la participation d’Israël a fait couler beaucoup d’encre. Je sais que de nombreux officiels de l’OTAN se sont rendus en Israël et il y a eu des entretiens dans la ville de l’aéroport près de Tel Aviv sur la manière dont Israël pouvait collaborer à ce projet. Israël a développé beaucoup de technologies qui intéressent fort l’OTAN, comme le système d’interception de missiles baptisé Iron Dome, aussi les Israéliens sont considérés comme des experts, on les consulte, et il tout à fait probable qu’ils jouent un rôle actif dans le nouveau système de défense qui ’excite autant l’OTAN.

SI : Des leaders comme Nicolas Sarkozy en France parlent beaucoup du programme nucléaire iranien mais ne parlent pas de celui d’Israël. Croyez-vous à "l’option Samson", la théorie selon laquelle les nations européennes sont parfaitement conscientes de la menace que représentent les armes nucléaires israéliennes qui sont capables de détruire n’importe quelle capitale européenne presque sans sommation ?

DC : Il faut parfois souligner l’évidence, mais le point le plus important que la plupart des commentateurs malheureusement ne voient pas, c’est le niveau effarant d’hypocrisie qui entoure ce sujet. Nous savons qu’Israël possède une puissance nucléaire tout à fait considérable et ne l’a jamais reconnu. A la différence de l’Iran, ce pays n’a jamais signé le Traite de Non Prolifération Nucléaire et n’autorise aucune inspection de ses installations, et alors que nous savons parfaitement qu’Israël en ont, nous disons aux Iraniens qu’il leur est interdit de développer des capacités nucléaires. Le deux poids deux mesures est flagrant. Pour ce qui concerne "l’option Samson" je pense que les leaders européens sont conscients du danger. Ce n’est pas un sujet que j’ai moi-même approfondi, mais je ne rejette pas cette possibilité.

SI : Des chercheurs comme Daoud Hamoudi de Stop the Wall, ont soulevé des objections sérieuses concernant des zones industrielles qui sont financées sous forme "d’aide" par les pays européens. Cela fait des années que les colonies israéliennes utilisent une main d’oeuvre palestinienne sous-payée pour leurs produits d’exportation. Les Zones Franches situées en Afrique Australe ou en Amérique Centrale ont souvent été des endroits où les conditions de travail des travailleurs étaient épouvantables et elles se sont en plus révélées des sources de profit de courte durée car un pays concurrent réussissait toujours à baisser encore plus ses coûts. Est-ce cela que vous souhaitez à la Palestine ?

DC : Il faut se demander pourquoi l’UE soutient si ardemment Mahmoud Abbas et Salam Fayyad. Leur légitimité démocratique est quasiment nulle. Le mandat d’Abbas comme président élu a expiré. L’UE se présente comme une instance qui soutient les principes démocratiques et -à juste titre- demande aux candidats à l’entrée à l’UE de respecter certains standards, mais dès qu’il s’agit des Territoires Palestiniens Occupés tout cela est oublié. L’UE a décidé d’ignorer les résultats de l’élection démocratique de 2006 parce que les Palestiniens, selon l’UE, avaient "mal voté".

Le cas de Salam Fayyad est particulièrement troublant. Voilà un gars qui n’est pas populaire du tout dans son pays mais que l’occident adore. Il faut se demander pourquoi et la réponse c’est qu’il est complètement imprégné de la vision néolibérale de Washington et Bruxelles. Il a travaillé à la Banque Mondiale et au FMI, et comme je le souligne dans mon livre, le papier qu’il a écrit : "Vers un état palestinien" ressemble beaucoup aux programmes d’ajustement structurel que le FMI a imposés à la plus grande partie de l’Afrique dans les années 1980 et se prépare à imposer à mon propre pays, l’Irlande. On parle ici de réduire les salaires des fonctionnaires et les dépenses en général sauf -et c’est significatif- les dépenses de sécurité et de faire du secteur privé le moteur de la croissance. Et donc votre analyse est tout à fait exacte, l’idée est de faire de la Palestine l’atelier clandestin d’Israël.

SI : Vous avez écrit pour Electronic Intifada sur la participation de l’UE à l’entraînement des forces de sécurité de l’Autorité Palestinienne, soit-disant dans la perspective de construire un état palestinien. Quelle, à votre avis, la vision européenne d’un état palestinien ? Parlons-nous d’un tout petit état doté d’un système de sécurité très dur et une économie néolibérale ?

DC : Je ne crois pas que j’emploierai ici le mot "vision", je ne pense pas que l’UE soit visionnaire. La "solution de deux états" est une sorte de mantra pour l’UE but je ne suis pas sure qu’ils se soient demandé sérieusement ce que ça signifie. Les accords d’Oslo avec tous leurs défauts avaient au moins le mérite de parler de Gaza et de la Cisjordanie comme une seule entité, mais à l’heure actuelle il est devenu presque impossible à un Palestinien de voyager d’un territoire à l’autre et Israël contrôle une trop grande partie de la Cisjordanie pour qu’il soit possible de mettre en oeuvre la solution de deux états d’une façon viable. Je pense que les représentants de l’UE se cachent derrière la rhétorique en ce moment. La seule stratégie d’avenir qu’ils aient sur le long terme, c’est de renforcer leur relation avec Israël aux dépens des Palestiniens.

Il faut se rappeler que l’UE présente la mission de la police COPPS (la mission d’entraînement de l’UE en Cisjordanie) comme la préparation d’une force de police en vue d’un état palestinien indépendant mais ces gens-là n’ont aucune autorité sur les colons et n’ont pas le droit d’aller dans le secteur C (la partie de Cisjordanie où selon les accords d’Oslo, Israël garde le pouvoir de faire respecter la loi, et le contrôle des constructions et des projets). Plus de 60% de la Cisjordanie n’est pas sous la juridiction de cette force de police. Il y a aussi de prime abord beaucoup de preuves de l’aveuglement volontaire de l’UE en ce qui concerne les abus commis par cette force de police. Les organisations des droits de l’homme palestiniennes sont en train de rassembler des preuves de torture, et il est donc dégoûtant que l’UE présente cela comme une aide bienveillante aux Palestiniens.

SI : Un des problèmes avec les livres, c’est qu’ils peuvent être dépassés aussitôt sortis de presse. Y a-t-il de nouveaux développements majeurs que vous voudriez mentionner dans les relations entre l’UE et Israël ? .

DC : La chose principale est qu’à l’automne 2010, Kathy Ashton, la responsable de la politique étrangère de l’UE a recommandé qu’Israël soit élevé au rang de "partenaire stratégique". Ce que ça signifie exactement n’est pas encore clair, but il semble qu’Israël serait considéré à l’égal de la Chine ou des USA dans l’échelle des priorités officielles de l’UE.

Ashton a été un désastre dans sa relation avec Israël. Pour être honnête, elle a fait quelques déclarations de poids sur Jérusalem et l’expansion des colonies israéliennes là-bas, et aussi sur la peine de prison infligée au (militant de base) Abdullah Abu Rahmeh qui a surpris certaines personnes. Mais pour le reste dans ses rapports avec les Israéliens elle s’est montrée pusillanime. Elle est allée à Gaza mais a refusé de rencontrer le Hamas - elle a essayé de présenter les missions comme uniquement humanitaires et a minimisé leur portée politique. Quoique vous pensiez du Hamas, ils ont gagné une élection qui a été reconnue comme libre et honnête pas les observateurs de l’UE eux-mêmes en 2006.

Il est inconcevable que Kathy Ashton se rende n’importe où dans le monde et refuse de rencontrer les leaders politiques locaux. Quand elle était à Jérusalem cet été, elle a donné une conférence de presse conjointe avec (le ministre israélien des affaires étrangères Avigdor) Lieberman et le seul prisonnier pour lequel elle a exprimé son intérêt, du moins en public, a été Gilad Shalit. Elle a totalement ignoré le fait que, chaque année, Israël enferme 700 enfants palestiniens le plus souvent pour avoir seulement jeté des pierres, enfants qui subissent souvent des abus en prison. Mais Kathy Ashton dans sa sagesse ne semble pas s’intéresser aux abus infligés aux enfants palestiniens, elle trouve plus intéressant le sort d’un soldat qui doit certainement être traité avec humanité et libéré mais dont le rôle était d’imposer une occupation militaire brutale.

SI : Vous finissez votre livre en disant que l’UE offre des opportunités à ceux qui militent pour la souveraineté palestinienne. Quelles sont à votre avis les tactiques les plus efficaces ? Cela vaudrait-il la peine de prendre les membres du Parlement Européen (MPE) pour cibles ?

DC : Je vais répondre d’abord à la seconde question. J’étais opposée au Traité de Lisbonne mais un de ses bons côtés est qu’il a donné plus de pouvoir au parlement Européen qui, malgré toutes ses imperfections, est une instance directement élue. Je ne vais pas citer trop de détails du livre mais des trois principales institutions de l’UE -le Conseil des Ministres, La Commission Européenne et le Parlement- C’est le Parlement qui a été le moins malléable. Malgré l’important lobbying, la majorité des MPE a soutenu le rapport Goldstone sur l’attaque de Gaza de 2008-2009. Plus récemment c’est encore le Parlement qui a bloqué un accord technique qui avait pour objet d’harmoniser les normes entre Israël et l’UE pour aider les Israéliens à mettre leurs produits industriels aux normes européennes. C’est assommant et pas du tout sexy, mais le Parlement Européen ou en tous cas un de ses comités a posé des questions inhabituelles et a retardé le passage en force de cet accord.

Le Parlement n’est sans doute pas capable de geler toutes relations avec Israël, mais il peut certainement lui rendre la vie plus difficile. Il revient définitivement aux citoyens européens de faire pression sur les MPE pour les forcer à résister au lobby israélien. Israël se livre à un lobbying intense et il existe un réseau "d’amis d’Israël" qui transcende les partis. Il est donc très important que le mouvement de solidarité pour la Palestine contre-attaque ce lobby riche et secret qui essaie d’influencer des institutions clé.

Pour répondre à l’autre question, il faut le dire tout net et sans ambages, les gens ordinaires ont hâte que leur politiciens et leurs fonctionnaires prennent des mesures contre Israël. C’est pourquoi, à mon sens, il faut soutenir la campagne de boycott, désinvestissement et sanctions (BDS). Mais nous ne devons pas oublier que c’est un moyen tactique, non une stratégie complète et qu’il faut utiliser des moyens tactiques complémentaires. Israël investit beaucoup de temps, d’énergie et d’argent pour faire croire qu’elle est "la seule démocratie du Moyen Orient", et le Mouvement de Solidarité avec la Palestine se doit de mobiliser toutes ses ressources pour contrer cette propagande biaisée.

Note : L’Agenda de Lisbonne ou stratégie de Lisbonne : Axe majeur de politique économique et de développement de l’UE de 2000 à 2010 (Wikipedia)

* Sarah Irving est un écrivain freelance. Elle a travaillé ave le Mouvement de Solidarité Internationale en Cisjordanie occupée en 20001-02 et avec Olive Co-op, pour promouvoir le commerce équitable des produits palestiniens et y a fait des visites de solidarité en 2004-06. Elle écrit maintenant à temps complet sur plusieurs sujets dont la Palestine. Son premier livre : "Gaza sous les bombes" co-écrit avec Sharyn Lock a été publié en janvier 2010. Elle travaille en ce moment à une nouvelle édition du guide de la Palestine Bradt et à une biographie de Leila Khaled.

 

* David Cronin, né à Dublin en 1971, est le correspondant à Bruxelles de l’agence de presse Inter Press Service. Il a d’abord occupé cette fonction pour le quotidien irlandais The Sunday Tribune après avoir travaillé comme chargé de recherches et attaché de presse auprès du Parlement européen. Entre 2001 et 2006, il collabore à European Voice, hebdomadaire du groupe The Economist.

Le livre de David Cronin Europe’s Alliance with Israel : Aiding the Occupation sera publié dans le courant de l’année par Pluto Press.

vendredi 24 décembre

Sarah Irving –

The Electronic Intifada

Traduction de l’anglais : Dominique Muselet

20 décembre 2010 - Uruknet - Vous pouvez consulter cet article à :
www.uruknet.info?p=73110


6 Les brèves

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

6-1 Le Proche-Orient est lui aussi dans une phase de transition politique.

Outre le changement imminent d’administration américaine, le Proche-Orient est lui aussi dans une phase de transition politique.
Le président palestinien Mahmoud Abbas, qui se rend cette semaine à Washington où il sera reçu par le président Bush vendredi, puis à Moscou, a annoncé mardi qu’il convoquerait "très prochainement" de nouvelles élections dans les territoires palestiniens, faute d’une réconciliation avec ses rivaux du Hamas qui administrent la bande de Gaza.
En Israël, des élections législatives anticipées doivent se tenir le 10 février prochain.
"Il y a aujourd’hui la possibilité de choisir entre deux voies, l’une est celle du Likoud qui a dit de façon explicite qu’il est contre les négociations avec les Palestiniens. Et il y a celle de Kadima", a déclaré le Premier ministre israélien sortant Ehud Olmert à la première chaîne israélienne, dans un entretien accordé lors de sa visite à Washington en début de semaine.
"Nous sommes allés à Annapolis pour parvenir à un accord de paix avec les Palestiniens (...) Celui qui choisit cette voie propose une alternative et gagnera aux élections", a estimé M. Olmert.
Pour le moment, tous les sondages créditent le Likoud d’une victoire écrasante face au parti Kadima lors des élections législatives anticipées du 10 février.
Mahmoud Abbas sera vendredi 19 décembre à la Maison Blanche, une visite d’adieu à George W. Bush avant que ce dernier ne cède la place à Barack Obama, a annoncé mardi la porte-parole de la Maison Blanche Dana Perino.
Les deux hommes feront le point sur les progrès obtenus, notamment "dans l’édification d’institutions palestiniennes efficaces, dans l’incitation au développement économique, et la formation et le déploiement des forces de sécurité palestiniennes en Cisjordanie", a-t-elle précisé.
Une année de discussions de paix, sous égide américaine, depuis la conférence d’Annapolis en novembre 2007, n’a pas débouché sur des résultats tangibles, et l’avenir des pourparlers est incertain.

Al Faraby

16 décembre 2010,
http://www.aloufok.net/spip.php?article2901


6-2 Le Hamas exige l’arrêt des coopérations entre l’Autorité autonome et Israël . 

02/12

 Le Hamas a demandé l’arrêt de toute coopération sécuritaire de l’Autorité palestinienne avec le régime sioniste.
Selon l’IRNA, à la suite de l’enlèvement de Nayef Al-Rajoub, l’ancien ministre des Affaires pieuses de la Palestine, par les militaires sionistes, le Hamas a annoncé, dans un communiqué, que les militaires israéliens kidnappaient des activistes palestiniens en coopération avec l’Autorité palestinienne. Le Hamas réitère la nécessité de l’intervention des organisations des droit de l’Homme et des épris de liberté du monde entier, en vue de faire pression sur le régime de Tel-Aviv, afin d’obtenir la libération immédiate des députés palestiniens et qu’un terme soit mis à la violation des droits des personnalités palestiniennes. Des dizaines de députés palestiniens et d’autorités de haut rang des groupes palestiniens sont détenus dans les prisons du régime sioniste.

 http://french.irib.ir


6-3 La construction d’une nouvelle ville palestinienne est interdite.

Pendant ce temps, les Arabes, qui se réuniront au Caire, vont entériner — ironie de l’histoire —  la reprise des négociations directes !

Le ministre israélien de l’Environnement, Gilad Erdan, a recommandé hier l’arrêt de la construction d’une ville nouvelle palestinienne, Rawabi, en cours de chantier en Cisjordanie occupée, pour des «raisons environnementales». Interrogé à la radio pour savoir si son hostilité à la construction de Rawabi était motivée par des critères écologiques, M. Erdan a répondu par l’affirmative. Il s’est défendu de «mélanger le sujet de l’environnement et le sujet politique» tout en reconnaissant avoir été hostile à la création de cette ville. «La construction d’une ville a des conséquences dramatiques. Il faut savoir où vont se déverser les égouts, où vont aller les ordures», a souligné le ministre, un proche du chef du gouvernement, Benjamin Netanyahu, et qui appartient à l’aile dure du parti Likoud, au lendemain d’une visite sur le site de la future cité palestinienne. «Je m’adresse à l’administration civile et au ministre de la Défense.»

Licite par-ci, illicite par-là…

«Le chantier a démarré, cette ville sera construite, mais exigeons qu’elle ne   provoque pas des dégâts écologiques, non seulement pour les colonies   (israéliennes) environnantes, mais aussi pour une rivière voisine et les villages palestiniens du secteur, qui paieront un prix élevé s’il y a pollution», a plaidé M. Erdan. «Je n’aime pas l’idée de la création de cette ville. Cela a été une erreur de permettre la construction de milliers de logements», a par ailleurs expliqué le ministre de l’Environnement, un partisan déclaré de la colonisation israélienne. Le chantier de Rawabi, située près de Ramallah, a commencé en début d’année. Les promoteurs palestiniens espèrent que ce site deviendra un jour le foyer de 40 000 Palestiniens.

Le coût du projet, qui a reçu l’apport de capitaux qataris, est évalué à 570 millions d’euros. Rawabi se bâtit dans une zone dite «A» de Cisjordanie, c’est-à-dire théoriquement sous le contrôle direct de l’Autorité palestinienne. Son expansion dépend toutefois en partie d’Israël, dont le feu vert est indispensable pour l’ouverture de la principale route d’accès entre la ville nouvelle et Ramallah, ainsi que pour l’érection de nouvelles infrastructures. Cela étant dit, le cabinet de sécurité israélien, qui s’est réuni hier a évacué la discussion d’un éventuel nouveau gel de la colonisation en Cisjordanie occupée. Le contentieux de la colonisation, qui bloque les négociations directes israélo-palestiniennes relancées début septembre, doit être discuté lors de réunions de pays arabes prévues à Syrte (Libye) demain et après-demain.

Une ligue qui lâche

En dépit des spéculations des médias israéliens et des requêtes de certains ministres, la question d’un nouveau moratoire, et de garanties américaines qui pourraient l’accompagner, n’a pas été à l’ordre du jour de la réunion du cabinet de sécurité, a indiqué le ministre de l’Agriculture, Shalom Simhon. On est donc face une logique renversante suivant laquelle l’Etat hébreu se montre prompt à ordonner l’arrêt d’un chantier pour la construction d’une nouvelle ville palestinienne en Cisjordanie, pendant qu’il ferme l’œil sur les travaux d’édification de colonies sauvages au mépris de la communauté interantionale et d’une paix qui s’éloigne chaque jour un peu plus.

Pendant ce temps, les arabes qui se réuniront au Caire, vont entériner – ironie de l’histoire –  la reprise des négociations directes ! Israël n’a rien cédé sur la prolongation du moratoire de gel des colonies, mais cela a suffi pour convaincre «l’auguste» Ligue arabe de rentrer dans les rangs.   

 07.10

Hassan Moali


Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

" Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19


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