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30/12/2010

n°3 - Wikileaks & la Palestine - 30-12 - mm1n - Et si WikiLeaks n'était qu'une vaste supercherie médiatique ?

n°3  - Wikileaks & la Palestine - 30-12 - mm1n - Et si WikiLeaks n'était qu'une vaste supercherie médiatique ?


Wikileaks & la Palestine

n°3 du 30-12

C.De Broeder & M.Lemaire



a) Le "Journal est  visible  sur les blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire :
Tiré à Part

Les révélations du site de Julian Assange apportent un éclairage parfois embarrassant.

1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1Ahmed Bensaada : Et si WikiLeaks n'était qu'une vaste supercherie médiatique ?

1-2 Jonathan Azaziah* : Wikileaks ? Une intox.

Djerrad Amar : Israël, l'un des rares pays épargnés

2 Politique d'Israël

2-1 Djerrad Amar : Israël, l'un des rares pays épargnés

2-2 Jeff Gates : WikiLeaks - La Tel Aviv Connection.

3) Politique des Usa

3-1 WikiLeaks : USA œuvrent pour priver d'armes le Hamas et le Hezbollah.



Tiré à Part

Les révélations du site de Julian Assange apportent un éclairage parfois embarrassant pour les acteurs du conflit israélo-palestinien.

 Depuis le 28 novembre, le site de Julian Assange Wikileaks met à jour des révélations, parfois croustillantes, sur les coulisses de la diplomatie mondiale.

Parmi la masse de notes américaines diffusées, un certain nombre évoquent le Proche-Orient.  

L'Egypte et Abbas étaient au courant de l'assaut sur Gaza

Les Palestiniens de Cisjordanie et les Egyptiens ont été informés de l'offensive israélienne de 2008-2009 dans la bande de Gaza, selon une note de l'ambassade des États-Unis à Tel-Aviv. En 2009, "Ehud Barak a expliqué que le gouvernement israélien avait eu des consultations avec l'Égypte et le Fatah, leur demandant s'ils étaient prêts à prendre le contrôle de la bande de Gaza après que le Hamas aura été défait", rapporte le site de Time. "Ehud Barak a reçu une réponse négative". Le document mentionne aussi la poursuite du "dialogue" entre Israël d'un côté, l'Égypte et le Fatah de l'autre, au cours de l'opération. 

"Personne ne nous a consultés, et c'est la vérité", a rétorqué cette semaine un négociateur palestinien. "Israël ne consulte pas avant de faire la guerre." De leur côté, les autorités égyptiennes s'abstiennent de tout commentaire. Mais un porte-parole du Hamas a déclaré: "Nous n'excluons pas que le Fatah et l'Autorité palestinienne aient pu contribuer d'une façon ou d'une autre à la guerre contre Gaza pour des raisons politiques, par exemple pour faire tomber le mouvement Hamas et reprendre le contrôle (du territoire)."  



1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

1-1 Ahmed Bensaada : Et si WikiLeaks n'était qu'une vaste supercherie médiatique ?
Je ne suis pas nécessairement un fervent adepte de la théorie du complot, mais je dois avouer qu’il y a quelque chose qui me dérange dans ce monumental déballage  d’informations supposées être secrètes par le site Wikileaks. Un vrai scénario dans la pure tradition hollywoodienne. D'ailleurs, il n’est pas impossible que cette histoire soit bientôt adaptée à l’écran.

D’abord, il y a le « héros »

Le coupable présumé de cette fuite massive d’informations est un jeune féru d’informatique qui a fait sauter tous les verrous sécuritaires de la diplomatie américaine et qui nous offre sur un plateau 251 287 documents de la plus haute importance par l’intermédiaire de CD de Lady Gaga [1,2]. Et pour donner une touche mélodramatique, on nous apprend que le jeune en question est homosexuel, incompris et rejeté pas son entourage, qu’il est frustré de la société en plus d’être issu d’une famille monoparentale. Tout un personnage.

Ensuite, il y a la forme

Inaccessible pour le commun des mortels depuis la première mise en ligne de ces nouveaux documents, Wikileaks fait affaire avec cinq journaux. On peut lire dans « Le Monde » du 29 novembre 2010 : « Ces publications s’effectuent en collaboration avec les rédactions du New York Times (États-Unis), du Guardian (Grande-Bretagne), d’El Pais (Espagne), du Spiegel (Allemagne) et du Monde pour la France, dont les journalistes ont commencé à analyser et synthétiser les informations contenues dans ces câbles, en fonction de leur importance » [3] .

Mais pourquoi seuls cinq journaux « occidentaux » sont impliqués dans ce déballage? Le Monde nous explique que « En octobre, nous (i.e. Le Monde) avons rejoint trois journaux, le New York Times, le quotidien britannique The Guardian et l'allemand Der Spiegel, déjà partenaires de Wikileaks dans la diffusion d'une première vague de documents militaires américains sur l'Afghanistan, en juillet, pour pouvoir analyser par nous-mêmes une nouvelle masse de documents du Pentagone livrés à Wikileaks, cette fois sur l'Irak, et offrir aux lecteurs francophones notre propre expertise » [4]. Mais alors pourquoi Wikileaks ne fait pas affaire avec des médias arabes, chinois, brésiliens ou indiens? Serait-ce pour leur absence d’intégrité ou leur manque de compétence?

On nous apprend aussi que les cinq journaux ont travaillé sur les mêmes documents bruts et que le « New York Times (qui est en première ligne), a informé les autorités américaines des télégrammes qu'il comptait utiliser, leur proposant de lui soumettre les préoccupations qu'elles pourraient avoir en termes de sécurité ». Des documents secrets qui sont supposés discréditer l’administration américaine seraient soumis à l’approbation des mêmes autorités américaines. Comprenez-vous quelque chose? J’avoue que j'ai quelques difficultés.  Ou alors, il est vrai que Wikileaks s’embourgeoise comme le remarque le site « Kitetoa », spécialisé dans les libertés individuelles et la sécurité informatique [5].

Il est clair que pour l'administration américaine, la publication de ces documents par Wikileaks est « illégale » [6]. D’où vient alors sa légalité lorsque ces mêmes informations sont publiées par les cinq journaux? Est-ce parce que la publication a reçu la bénédiction des autorités américaines? Dans ce cas-là, il y a de sérieuses questions à se poser au sujet de l’indépendance de la presse et de sa liberté d’expression. Cela va même à l’encontre de l’esprit frondeur et libertaire qui est le fondement de Wikileaks.

D'autre part, les cinq journaux, qui ont mobilisé pas moins de cent-vingt journalistes pour la tâche, ont soigneusement retiré tous les noms et indices pouvant identifier les personnes. Les télégrammes publiés sont classés « secrets », « confidentiels » ou « non classifiés ». Aucun d’entre eux n’est classé « Top Secret » [7]. Est-ce de la censure ou de l'autocensure? Peut-on parler de médias « embedded » même s’ils ne sont pas physiquement sur un quelconque front?

Finalement, il y a le fond

Les informations divulguées par les médias « embedded » ont une portée différente selon les personnes ou les situations dont elles traitent. Intéressons-nous tout d'abord aux « grands » de ce monde. Sarkozy est « susceptible et autoritaire », Berlusconi « incapable et inefficace », Merkel « évite de prendre de risques et manque souvent d'imagination », Poutine et Medvedev sont qualifiés de « Batman et Robin » [8]. Même si les adjectifs sont quelque peu irrévérencieux, il n’y a pas de quoi fouetter un chat. On est à des années-lumière de ce qui se publie régulièrement dans les journaux des propres pays de ces leaders. La preuve de la bénignité de ces qualificatifs est qu’aucun de ces dirigeants ne s’est offusqué des paroles, bien au contraire. Ils ont assuré les américains de leur soutien et ont fustigé Wikileaks [9]. D’un autre côté, Chavez est traité de « fou »,  Karzai d’ « extrêmement faible » et Erdogan d’« islamiste assoiffé de pouvoir, certes pragmatique mais sans vision » qui « hait tout simplement Israël » [8, 10].

Un planisphère interactif parsemé de points blancs indiquant les pays cités dans les documents secrets a été publié par le Guardian [11]. La concentration de points blancs indique clairement que les lumières ont été focalisées sur le Moyen-Orient et la région du Golfe.

 

Ainsi, de l’avis de tous les observateurs, ce sont les relations de l’Iran avec ses voisins arabes qui sont la cible principale de ces premières divulgations. Publier les propos incendiaires contre l’Iran émanant du roi d’Arabie Saoudite, du roi du Bahreïn, du ministre émirati des Affaires étrangères, du premier ministre qatari, du prince héritier d’Abou Dhabi et du président égyptien [12] ne peut être considéré comme un acte innocent, dicté par un simple devoir journalistique et dénué de toute arrière-pensée politique. Y ajouter des informations sur la relation Iran-Hezbollah [13] et de l'acquisition de l'Iran auprès de la Corée du Nord  de « missiles de technologie avancée lui permettant d'atteindre l'Europe occidentale » [14] et le battage médiatique est consommé.

Par contre, il est étonnant de ne rien lire sur les dirigeants israéliens, par exemple. Sont-ils considérés comme des Américains, donc non sujets à des critiques ou, alors, l’information a été bloquée par certains filtres? Et qu'en est-il du massacre de Gaza, du pilonnage du Liban, du raid meurtrier contre la flottille de la paix ou de l'assassinat de Rafik Hariri? Le mutisme des diplomates américains à ce sujet est très éloquent, c’est le moins qu’on puisse dire.

Ne nous avait-on pas pourtant promis 251 287 documents? À moins qu’ils ne parlent tous du même sujet.

Références

http://www.lejdd.fr/International/Actualite/Bradley-Manning-portrait-de-celui-qui-pourrait-etre-l-informateur-de-WikiLeaks-237379/

http://www.wired.com/threatlevel/2010/06/wikileaks-chat/

http://bigbrowser.blog.lemonde.fr/2010/11/29/boussole-wikileaks-sy-retrouver/#xtor=RSS-3208

http://www.lemonde.fr/international/article/2010/11/28/pourquoi-le-monde-publie-les-documents-wikileaks_1446074_3210.html

http://www.kitetoa.com/Pages/Textes/Textes/Textes12/20101129-wikileaks-cablegate-wikileaks-s-embourgeoise.shtml

http://www.abc24.com/news/national/story/U-S-WikiLeaks-release-illegal-endangers-countless/ZZGu_pWVB0-tcK_JtT9rKA.cspx

http://www.20minutes.fr/article/630231/monde-wikileaks-diplomatie-americaine-tres-embarrassee-

http://www.lemonde.fr/documents-wikileaks/article/2010/11/29/les-revelations-de-wikileaks-en-quelques-phrases-cles_1446279_1446239.html

http://www.lemonde.fr/international/article/2010/11/30/wikileaks-sarkozy-parle-du-dernier-degre-d-irresponsabilite_1446990_3210.html#ens_id=1446739&xtor=RSS-3208

http://www.lemonde.fr/documents-wikileaks/article/2010/11/30/wikileaks-erdogan-juge-autoritaire-et-sans-vision_1446797_1446239.html#ens_id=1446075&xtor=RSS-3208

http://www.guardian.co.uk/world/interactive/2010/nov/28/us-embassy-cables-wikileaks

http://iran.blog.lemonde.fr/2010/11/29/wikileaks-la-peur-arabe-de-liran/#xtor=RSS-3208

http://www.lemonde.fr/international/article/2010/11/29/teheran-a-utilise-des-ambulances-pour-passer-des-armes-au-hezbollah_1446273_3210.html#xtor=RSS-3208

http://fr.reuters.com/article/idFRPAE6AR0J120101128

Cet article a été publié le 2 décembre 2010 dans les colonnes du journal "Le Quotidien d'Oran"



 

1-2 Jonathan Azaziah* : Wikileaks ? Une intox.

Désinformation signifie « fausse information propagée délibérément dans le but d'influencer ou de confondre des rivaux. » Les gouvernements en usent pour induire en erreur et manipuler leur population, déclencher des guerres, faire chanter d’autres régimes. C’est l'arme suprême de la presse. La plus efficace désinformation est faite de mensonges aussi bien que de faits [réels]. Wikileaks, fondé par Julian Assange, colle idéalement, jusque dans la lettre, à cette description. Il est devenu du jour au lendemain l'une des plus grandes affaires de « divulgation » de l'histoire moderne.
Pourtant, en réalité, c’est le plus grands projets de désinformation de l'histoire, et sans doute le plus pernicieux car déguisé en entreprise de divulgation de vérités. Les informations fournies par Wikileaks ne sont pas neuves, pas révolutionnaires ; elles ne font pas autant de tort à la Zunie que les gens le pensent ; il s’agit de réalités parcellaires ; et elles sont surchargées d’autant de propagande que ce que pondent au jour le jour les médias sionistes. Quelqu’un bénéficie de cette propagande. Et ce quelqu'un est l’illégitime entité usurpatrice d'Israël. Le gouvernement israélien lui-même le pense (1)
Sur l’Afghanistan ? Des balivernes
Publiée plus tôt cette année par Assange sous la forme de plus de 92.000 documents, la première grande « fuite » concernait l'Afghanistan occupé. Ces documents comportaient des « dossiers secrets » sur des meurtres de civils par la Zunie et l'OTAN, avec des histoires sur Oussama Ben Laden, un croque-mitaine mort depuis longtemps, des bêtises sur les Talibans achetant des missiles air-sol, et beaucoup de mensonges sur l’ISI, l’agence de renseignement pakistanaise (2). Il n’y avait pas un seul document sur :
- la formation israélienne des Talibans (3),
- les énormes profits sur la drogue du Mossad (4), de la CIA (5) et des marionnettes zuniennes, Hamid Karzaï et son frère (6),
- les liens de Karzaï avec Unocal et le Sioniste criminel de guerre Henry Kissinger (7),
- les opérations affairistes clandestines israéliennes, mises en place pour prendre le contrôle des champs pétrolifères des pays voisins, au Turkménistan, en Ouzbékistan et au Kazakhstan (8),
- la mafia judéo-russe, entièrement protégée par l'entité sioniste, qui vend des armes aux seigneurs de guerre afghans soutenus par la Zunie (9).
Pourquoi ne mentionner aucun de ces faits et opérations extrêmement importants, dangereusement préjudiciables ? Parce que, ce faisant, ça compromettrait un régime israélien déjà condamné à l'échelle internationale.
Des journalistes, des blogueurs et des militants de l'Afghanistan occupé et de l'étranger ont fait des reportages sur le grand nombre de victimes civiles là-bas depuis le début de l'intervention zunienne, il y a plus de 30 ans. Wikileaks ne révèle rien qui n’est déjà connu ; il renforce seulement la propagande sioniste sur le « bien-fondé d’une guerre contre le terrorisme. »
Sur l’Irak ? Des ânerie
Sous la forme de près de 400.000 documents, la grande « fuite » suivante de l'organisation d’Assange, qui a obtenu plus de notoriété que la précédente, concernait l’Iraq occupé. Tout comme la désinformation sur l'Afghanistan occupé, elle incluait :
- des « dossiers secrets » sur des massacres de civils par des militaires zuniens, la torture à laquelle se livrent le criminel de guerre Nouri al-Maliki et ses forces (que, selon Wikileaks, des responsables militaires zuniens auraient tenté de faire cesser) (10),
- les manquements du régime zunien à semoncer les Blackwater (XE) pour les massacres qu’ils commettent (11),
- des exécutions brutales par l’occupant zunien et britannique mélangées à d’autres inepties sur un Al-Qaïda fictif,
- des idioties sur l'Iran qui formerait des hommes de milices irakiennes et sur des drones iraniens survolant l'Irak (12), sur l’Iran se livrant à de la contrebande d’armes, de munitions et d'explosifs vers l’Irak (13),
- des accusations ridicules contre le Hezbollah, le mouvement de Résistance libanaise, qui formerait des Irakiens à l'art du kidnapping d'enfant (14),
- des attaques calomnieuses contre la Garde révolutionnaire iranienne, et d'autres affirmations absurdes sur la République islamique qui se livrerait au meurtre d’Irakiens innocents.
Les registres de Wikileaks sur la guerre d’Irak « révèlent » aussi le nombre de victimes civiles : 66.081 (15). Ils « dévoilent » par-dessus le marché que les armes irakiennes de destruction massive ont vraiment existé, que les troupiers ont trouvé des laboratoires d’armes chimiques, des toxines adaptées au terrorisme, et des caches d'armes chimiques (16).
Il n'y avait rien de « secret » dans le fait que les forces zuniennes et britanniques massacraient, torturaient et violaient des innocents en Irak occupé. Comme en Afghanistan, avec beaucoup plus d'efficacité que Wikileaks, des journalistes Irakiens et internationaux, des blogueurs et des militants ont signalé les assassinats de civils en Irak depuis le début de l'occupation illégitime. Les militaires zuniens n'ont pas tenté de faire cesser la torture pratiquée par la marionnette al-Maliki sur des Irakiens emprisonnés abusivement, ils y ont participé. Ils lui ont ouvert la voie après l’avoir approuvée. Ils en étaient les principaux fauteurs (17). Des prisons secrètes où les barbares zuniens torturent des Irakiens innocents sont en ce moment même toujours en activité (18). La Zunie a embauché des mercenaires de Blackwater pour instiller la peur et exécuter des actes de terrorisme contre le peuple irakien, bien évidemment elle ne les a pas grondés. L’armée terroriste privée du prince Erik ne faisait que ce que lui demandait le régime zunien.
Penser que le Hezbollah forme des miliciens étrangers pour se mêler aux affaires de l'État est démence pure ; Sayyed Hassan Nasrallah a lui-même déclaré à maintes reprises que, si le Hezbollah voulait renverser le gouvernement libanais, il l’aurait déjà fait (19). Ses objectifs (comme en témoignent ses actions), sont de protéger le peuple libanais, d’assurer sa sécurité et de défendre sa dignité. Le Hezbollah ne porte pas atteinte à son propre gouvernement, il est stupide de penser qu'il pourrait saper celui d'une autre nation. La propagande visant l'Iran est pathétique, il y a assez d'armes en Irak pour des éternités grâce au soutien zunien à Saddam Hussein (20), il n'est nul besoin que l'Iran fournisse en « contrebande » des armes aux milices irakiennes. Les drones volant dans le ciel irakien appartenaient à la répugnante entité sioniste, et non pas à l'Iran (21). Les autres accusations ressemblent à des machinations exhumées de quelque donjon de clubs de réflexion sionistes et de groupes de pression salivant à la destruction de la République islamique, et non pas à un travail de dénonciateur tentant de révéler la corruption pour propager la vérité. Ces accusations servent le dossier sioniste en faveur d’une frappe militaire contre l'Iran. Ces accusations poussent encore à la guerre, pas à la paix.
Wikileaks ne doit pas avoir récupéré la bonne note de service sur les victimes civiles en Irak occupé. 66.081 est loin du compte. Leur nombre a éclipsé la borne des 1,5 millions. Rien de moins que cela. Un nombre aussi faible, surtout avancé par Wikileaks, est une fausse déclaration classique, visant à protéger le régime zunien et ses sbires. C'est une insulte aux 5 millions d'orphelins irakiens et aux 5 millions de réfugiés irakiens. C'est une gifle aux morts irakiens dont les noms ne seront jamais connus parce qu'ils ont été réduits en cendres par la Zunie et l'armement israélien. Et l’idée que des troupiers zuniens auraient trouvé des armes de destruction massive en Irak, après que le mythe des armes de destruction massive irakiennes ait été déboulonné maintes et maintes fois en tant que propagande sioniste, est franchement exaspérante. Les seules armes de destruction massive en Irak sont les bombes mark-77, le phosphore blanc, et les milliers de tonnes d'uranium appauvri répandus à Bassorah, Bagdad et Falloujah par l'armée terroriste de Zunie et les agents du Mossad israéliens positionnés stratégiquement (22).
Sous le feu au nom d’Israël
Où sont les révélations sur :
- les 55 sociétés sionistes qui profitent du sang versé irakien ? (23)
- les objets volés en Irak par des agents sionistes ? (24)
- les centaines d'agents du Mossad opérant à Mossoul ? (25)
- les installations de fabrication de bombes du Mossad à Kirkouk ? (26)
- les assassins du Mossad en poste dans plusieurs villages autour de la région dévastée de Fallujah ? (27)
- les engins explosifs improvisés à embout d’uranium appauvri de l’entreprise sioniste Zapata Engineering, qui ont massacré des milliers de gens à Najaf, Karbala et Tal Afar, pour n’en nommer que quelques-uns ? (28)
- les marchands d'armes israéliens fournissant des armes aux escadrons de la mort formés par la CIA ? (29)
- le Sioniste criminel de guerre Paul Wolfowitz, introduisant des experts es torture du Shin Bet pour former l'armée zunienne ? (30)
- la conduite des interrogatoires du Mossad et la torture dans les geôles d’Irak, notamment à Abou Ghraib ? (31)
- les faits qui reliront la guerre illégale, conçue exclusivement par des Sionistes, à Israël ?
Il n’y en a pas parce que Wikileaks ne s’intéresse pas à démasquer les véritables criminels ; son but est d’éloigner le public de la vérité pour le manipuler. C’est un tout nouveau COINTELPRO* qui recommence.
[* Ndt : programme de contre-intelligence, de brouillage de la compréhension pour embobiner les gens dans un but précis].
La première divulgation de Wikileaks visait la République islamique du Pakistan. Cette opération avait pour objectifs de donner une crédibilité à la guerre criminelle illégale d’Obama, qui avec ses attaques de drones a tué plus de 1.000 civils (32), de soulever la possibilité d'une future occupation ostensible, et de dissimuler l'ingérence d'Israël dans les territoires afghans occupés. Il est capital de remarquer que la déstabilisation du Pakistan était un objectif sioniste, puisque David Ben Gourion, l’architecte de la Nakba, en avait fait la déclaration (33).
La deuxième diffusion de Wikileaks visait la République islamique d'Iran. L'objectif de cette opération était de calomnier deux des très rares entités sur Terre résistant à Israël, le Hezbollah et l'Iran, ainsi que de dissimuler les empreintes digitales sioniste partout dans le démembrement de l'Irak. En confirmant que le programme nucléaire iranien est de nature pacifique et ne concernait en rien des fins militaires, l'AIEA avait déjà contrecarré par inadvertance le projet sioniste d’attaquer l'Iran sur la base de prémisses nucléaires (34). Les experts sionistes es controverse (hasbara) ont besoin de tenter un nouveau truc ; grâce à Wikileaks, les accusations contre l'Iran du régime Bush sioniste ont refait surface sous couvert de « révélations. » C’est truqué.
Conclusion
Une note finale est nécessaire au sujet de Julian Assange, l'homme salué comme un combattant pour la liberté, un révolutionnaire et un ami du peuple opprimé.
Lors d’une récente interview, il a déclaré, « Quand nous arrivent de tous côtés des preuves d’intrigues réelles, pour la guerre ou d’immenses fraudes financières, ça m’ennuie constamment que des gens s’occupent de prétendues conspirations comme le 11/9. » (35)
Il est ahurissant qu’Assange soit agacé par ceux qui cherchent la vérité derrière les 1,5 millions d'innocents morts en Irak occupé, les 1,2 millions de victimes dans les territoires occupés Afghanistan, et les nombreux autres innocents, hommes, femmes et enfants, morts en Palestine occupée, au Liban, Pakistan, Yémen et en Somalie. Le 11/9 est tout sauf un faux complot. Des preuves accablantes montrent que des responsables zuniens et israéliens n’avaient pas que la connaissance anticipée de l'événement, et qu’ils l’ont planifié et mis à exécution. C'était une opération sous fausse bannière de la CIA et du Mossad, montée pour protéger l'entité sioniste de toute future menace militaire et étendre dans le monde entier la domination parasitaire de la Zunie et du régime illégitime de Tel Aviv par le biais d’une « guerre contre le terrorisme » d'inspiration sioniste (36).
Celui qui, oubliant délibérément les crimes israéliens dans les territoires occupés d’Afghanistan et d'Irak, insulte les chercheurs de la vérité derrière le 11/9, diffame le mouvement vertueux du Hezbollah, propage sur l'Iran une propagande qui parachève la campagne de diabolisation infligée à la République islamique par le lobby et les médias sionistes, n'est pas un combattant pour la liberté ; ce genre d’individu est un menteur et un propagandiste.
Comme une sorte de cadeau pour jour de fête, la toute dernière « fuite » de Wikileaks sur l'Irak occupé a été remise en bloc à plusieurs grands médias publics, notamment à Al-Jazirah, au New York Times sioniste, au Der Spiegel allemand qui a diffamé le Hezbollah dans le passé en accusant odieusement la Résistance de vendre des stupéfiants (37 ), au journal français sous contrôle sioniste Le Monde, qui a aussi diffamé le Hezbollah récemment (38) et à The Guardian britannique. Ce n'est pas une fuite. Ce n'est pas une révélation. C’est un communiqué de presse. Un spectacle médiatique. Un cirque servant à dissimuler les véritables crimes.
Ceux qui s’intéressent aux fuites réelles, et de surcroît au vrai courage, devraient lire l'histoire de Mordechai Vanunu. Il a dénoncé le programme nucléaire israélien et a passé les 26 dernières années en Israël, 18 années consécutives dans des prisons inhumaines et 11 ans en isolement (39).
Comme l'Afghanistan, l'Irak a été anéanti par le régime sioniste. En traitant de la destruction de ces nations, et du massacre de millions de leurs habitants, il est indispensable de comprendre les crimes commis pour démêler le rôle d'Israël. Toute personne ou institution omettant cela est un ignorant, un lâche ou un collaborateur. Ces gens n’ont pas de place dans la cause pour la restitution des territoires occupés aux peuples autochtones et la traduction en justice de leurs bourreaux.
En soutenant Wikileaks, vous ne luttez contre l'occupant. Vous n’honorez pas les martyrs. Vous ne luttez pas contre l'impérialisme. Et vous ne rendez pas ses coups à l'oppresseur. Vous aidez Israël et la dissimulation des activités de son réseau criminel.
Wikileaks est une intox sioniste. Réveillez-vous.
Sources
(1) Wikileaks Reports Could Halt Iran's Nuclear Drive de Yaakov Katz, Jerusalem Post
(2) Wikileaks, Afghanistan and Pakistan de Muhammad Abdullah Gul
(3) Framing Pakistan: How The Pro-Israel Media Enables India's Surrogate Warfare de Maidhc Ó Cathail
(4) Intel Expert Says 9/11 Looks Like A Hollywood Show de Christopher Bollyn
(5) The Spoils Of War: Afghanistan's Multibillion Dollar Heroin Trade de Michel Chossudovsky
(6) Wikileaks Is Israel, Like We All Didn't Know de Gordon Duff, Veterans Today
(7) Profil d’Unocal sur History Commons
(8) The Great Game: The War For Caspian Oil And Gas de Christopher Bollyn
(9) Drugs For Guns: How The Afghan Heroin Trade Is Fueling The Taliban Insurgency de Jerome Starkey, The Independent ; Red Mafiya: How The Russian Mob Has Invaded America de Robert Friedman
(10) Iraq War Documents Shed Light On Civilian Deaths, Prisoner Abuse de David Wood
(11) Iraq War Logs: Private Militarization Run Amok de Pratap Chatterjee, The Guardian
(12) US Shot Down Iranian Drone In Iraq, Wikileaks Confirms de Adam Weinstein
(13) Leaked Reports Detail Iran’s Aid for Iraqi Militias de Michael R. Gordon et Andrew W. Lehren, The New York Times
(14) Wikileaks Tip Iran's Hand In Iraq de Samuel Segev, Winnipeg Free Press
(15) Iraq War Leaks: No US Investigation Of Many Abuses de Al-Masry Al-Youm
(16) Wikileaks Show WMD Hunt Continued In Iraq – With Surprising Results de Noah Shachtman
(17) Iraq Today: Afflicted By Violence, Devastation, Corruption And Desperation de Stephen Lendman
(18) Lawless Arrests, Detentions And Torture In Iraq de Stephen Lendman
(19) Sayyed Nasrallah: Bellemare, UN Protecting False Witnesses d’Al-Manar
(20) Ho Hum, More Wikileaks Chickenfeed de Gordon Duff, Veterans Today
(21) Israeli Drones Said Operating Over Iraq And Afghanistan de Yossi Melman, Haaretz
(22) The Zionist Murderers Of Iraq de Jonathan Azaziah
(23) Fifty-five Israeli companies said to be operating in Iraq under assumed names, de l’agence de presse Yaqen, traduction de Muhammad Abu Nasr
(24) Israel Hopes To Colonize Parts of Iraq as 'Greater Israel' de Wayne Madsen.
En français : Le « Grand Israël » coloniserait une partie de l’Irak
(25) Facts Vs.
Beliefs –Today’s Ancient Warfare de Jeff Gates
(26) Resistance Kills Mossad Agents In Iraq de The Egyptian Gazette
(27) Israel's Battle In Fallujah de Rashid Khashana, Al-Hayat
(28) Iraq IEDs: Mossad/Zapata Engineering Conspiracy? de Cloak et Dagger ; Israeli Made IEDs and US Zapata Engineering made IED Triggers Are Killing US, Canadian And NATO Soldiers de NB Gazette
(29) Israeli Officer Sells Weapons To Terrorists In Iraq de Press TV ; CIA Death Squads Operating In Iraq d’Henry Michaels
(30) Seymour Hersh And The Missing Zionist-Israeli Connection de James Petras
(31) Mossad Does Interrogations in Iraqi Jails: Human Rights Group de China Radio International English ; What Were Mossad Agents With Fraudulent New Zealand Passports Doing In Iraq? de Jerry Mazza
(32) US Drone Strikes Kill 18 In Pakistan de Press TV
(33) Mossad And India Spy Agency Team Up, Target Pakistan de Tariq Saeedi
(34) IAEA report: zero evidence of Iran nukes. US Orwellian corporate war media: Iran building nukes? De Carl Herman, Los Angeles Examiner
(35) Wanted By The CIA: The Man Who Keeps No Secrets de Matthew Bell, The Independent
(36) 9/11: Israel's Grand Deception de Jonathan Azaziah
(37) Hezbollah Denies Der Spiegel's 'Cheap Fabrications' d’Al-Manar
(38) Le Monde: A Group Affiliated With Hezbollah Takes Photos Of The Hague de NOW Lebanon
(39) The Woman From Mossad: The Story Of Mordechai Vanunu And The Israeli Nuclear Program de Peter Hounam

 

Jonathan Azaziah*

*Original : www.maskofzion.com/2010/10/wikileaks-is-zionist-poison.html
Traduction copyleft de Pétrus Lombard

01/12/10

 



2) Politique d'Israël

2-1 Djerrad Amar : Israël, l'un des rares pays épargnés

WikiLeaks, le monde tu tromperas ?
En faisant le lien avec les déclarations d’Assange complimentant Netanyahu d’homme pas “naïf” mais un “politicien sophistiqué” ou encore “(...)

Netanyahu a fait une déclaration intéressante disant que les dirigeants devraient dire en public ce qu’ils disent en privé, [ce qui] conduira à une sorte d’intensification du processus de paix au Moyen-Orient et en particulier en relation avec l’Iran”, il est certain qu’il y a connivence.
Selon de nouvelles révélations faites par “Al-Haqiqa”, un site de journalisme d’investigation, reprises par plusieurs sites, Assange aurait rencontré des responsables israéliens à Genève avec qui il aurait conclu un pacte secret consistant à ne pas divulguer ce qui peut nuire à Israël, surtout ceux provenant des ambassades américaines de Tel-Aviv et de Beyrouth sur les périodes correspondant aux attaques israéliennes au Liban et à Gaza.
L’assurance est que ces documents seraient “enlevés” avant les publications. “Veterans Today” aussi, qui titre dans son site : “Démoli, Wikileaks sert Israël”, accuse Assange, selon un rapport publié, “de recevoir de l'argent du Mossad lors d'une réunion de Genève… [d’avoir] accepté de laisser à Israël de choisir et de censurer toutes les fuites de WikiLeaks”. Si l’on ajoute qu’il a traité de menteurs, dans une vidéo, les partisans de la “vérité sur l’attentat du 11/9” que l’on qualifie d’adeptes des “thèses complotistes” alors même Fox News admet des vérités sur cet attentat, nous sommes en droit de questionner sur ses buts ! Ses attitudes ont provoqué le mécontentement de ces collaborateurs  entraînant une scission. Les dissidents lui reprochent de passer des accords avec des médias choisis — sans les consulter et contre leur volonté — dont ils ignorent les contenus.
Devant ce manque de transparence, plusieurs d’entre eux, dont Daniel Domscheit-Berg, ont dû quitter WikiLeaks pour lancer leur propre site “OpenLeaks”, “pour réaliser l’objectif initial de Wikileaks”, selon une interview qu’il a accordée au journal allemand Die Tageszeitung. Il a été constaté, étrangement, que l’évènement aussi important que la guerre au Liban soit passé sous silence ; créant un “vide” documentaire bizarre.
On comprend dès lors la déclaration de B. Netanyahu annonçant avoir “pris les devants” et son empressement à réagir le 1er favorablement aux “fuites” en disant que “pour la 1re fois (…) il y ait consensus (…) que l'Iran est la menace (…) Quand les dirigeants ont la volonté de dire à leur peuple la vérité, cela sert la paix (…)”. En faisant le lien avec les déclarations d’Assange complimentant Netanyahu d’homme pas “naïf” mais un “politicien sophistiqué” ou encore “(...) Netanyahu a fait une déclaration intéressante disant que les dirigeants devraient dire en public ce qu’ils disent en privé… [ce qui] conduira à une sorte d’intensification du processus de paix au Moyen-Orient et en particulier en relation avec l’Iran”, il est certain qu’il y a connivence. Ses révélations sont d’une grande utilité dans la guerre de désinformation que mènent de concert dans la même stratégie l’Amérique et les sionistes.
Certains  voient en WikiLeaks une “psy op made in Israël” (opérations psychologiques) destinées à donner l'illusion d'une “information libre et renégate”, afin d’influencer les raisonnements objectifs et les comportements pour mieux faire accepter leurs projets bellicistes. Il se trouve, hélas, dans le “monde arabe”, des “caisses de résonance” qui reproduisent ou acceptent sans recule et sans réflexions ce genre d’informations subversives et qui trouvent, de bonne foi peut-être, matière à s’en servir contre leur propre pays ou contre des pays amis tombant ainsi en plein dans le piège, alors que beaucoup de signes dévoilent un complot.
D’abord, il y a les cibles géopolitiques sélectionnées, ensuite les médias choisis connus pour être pro-sionistes et enfin la déclaration de H. Clinton affirmant que “ceux qui liront ces notes diplomatiques concluront que les craintes concernant l'Iran sont fondées (…) partagées et continueront d'être le leitmotiv de la politique que nous poursuivons, avec nos partenaires, afin d'empêcher l'Iran de se doter de l'arme nucléaire”.
Ces documents américains, d’apparence les desservant, s’avèrent converger vers les pays déjà ciblés dans cette stratégie américano-sioniste. Ils donnent des Arabes une image dégradante faite de lâcheté et de traîtrise afin de créer un climat de haine, d’adversité entre  Arabes, musulmans et chrétiens. Ils visent à compromettre l’avenir de certaines personnalités en ternissant leur image car refusant de se rallier à leur projet d’agression contre l’Iran entre autres, mais aussi à déchoir certains de leurs serviteurs devenant inutiles.
Dans cette avalanche de “fuites”, aucun haut placé au sein de l’establishment US et israélien n’a été inquiété. Celles diffusées sur eux semblant les mettre dans “l’embarras” — notamment celles qui dévoilent “l’appréciation” que font les représentants américains des dirigeants “amis” — s’analysent comme “basiques” et souvent connues, sans impact comparées à l’information stratégique glissée relatives à l’Iran, les Arabes et les musulmans.
D’autres informations font état d’une tractation entre un journal libanais et Assange dans l’espoir de se procurer, contre de l’argent, en particulier un important PV d’une réunion tenue à l'ambassade américaine à Beyrouth, le 24 juillet 2006. Réunion déterminante dans la guerre contre le Hezbollah et ses alliés. Mais les documents reçus par Al-Akhbar s’avèrent sans importance. On comprend donc  qu’Assange est un homme négociable, prêts à se censurer et à trahir. Dans ces conditions, il ne s’agit plus de probable manipulation, mais de collusion pour de l’argent.
Alors, Assange objet d’une manipulation, rusé négociant ou faisant partie du système sioniste qui domine la plupart des médias ? Comme rien ne peut plus désormais être caché, l’avenir proche nous dira si WikiLeaks est bien ce site qu’il prétend être; un Hoax, ce canular informatique, ou bien un autre instrument de domination et de propagande obéissant à la devise du Mossad : “Par la tromperie, la guerre tu mèneras.”

Djerrad Amar
Jeudi 16 décembre 2010Tous droits réservés LIBERTE.
Publié le 16 décembre 2010 avec l'aimable autorisation de Liberté.


 

SourceLiberté
http://www.liberte-algerie.com/...

 


2-2 Jeff Gates : WikiLeaks - La Tel Aviv Connection.

Que va faire Tel-Aviv, maintenant que tout le monde sait que ce sont les Israéliens et les pro-israéliens qui ont « mis au point » les rapports de renseignement qui ont incité les Etats-Unis à faire la guerre à l’Irak ?

Tu me trompes une fois : honte à toi ! Tu me trompes deux fois : honte à moi !

Embrouille-moi constamment durant soixante ans, et tu peux oublier notre relation, la crédibilité d’Israël en tant qu’Etat nation légitime est cuite.

Tel-Aviv le sait fort bien. Mais que peut faire l’Etat sioniste. Réponse : Wikileaks.

Pourquoi maintenant ?

Erreur de trajectoire. Dirige le projo sur Washington, ça permettra de l’éloigner de Tel-Aviv. C’est du psy-op de grand papa de bon aloi. Et défie la crédibilité des Etats-Unis. Voilà, c’est ça, Wikileaks !

Tout investigateur crédible commencerait par poser la question : à qui cela profite-t-il ? Ensuite, il examinerait les moyens, les mobiles et l’opportunité, à quoi s’ajouterait la présence d’un service de renseignement digne d’un Etat nation stable à l’intérieur même des Etats-Unis.

A part Israël, qui d’autre pourrait être un candidat crédible ? Avez-vous remarqué la rapidité avec laquelle le rôle d’Israël dans le processus de paix a disparu des infos ? Maintenant, il n’est question que de l’Iran, encore de l’Iran et toujours de l’Iran. Au profit de qui ?

Tel-Aviv sait que les renseignements bidon sur l’Irak conduisent à ceux qui sont experts dans l’art de lancer des guerres « par la tromperie » (pour reprendre le leitmotiv du Mossad). Wikileaks s’illustre par défaut, par l’absence de toute info susceptible de porter atteinte aux objectifs israéliens.

Mais Tel-Aviv n’en encourt pas moins un danger sans précédent : la transparence. Les Américains savent (désormais) qu’ils se sont fait avoir. Et Israël redoute, à bon escient, que les Américains ne prennent bientôt conscience de qui les a eus.

Un soutien tiède ne suffira pas

Obama s’est comporté de la manière qu’avaient anticipée ceux qui ont manigancé sa présidence. Seul quelqu’un d’incapable de comprendre la puissance du lobby israélien pourrait être surpris par l’absence de changement dans la politique américaine au Moyen-Orient.

Obama a-t-il hésité un seul instant à soutenir la stratégie récente d’Israel consistant à saboter les négociations de paix ? En absence de paix, les Etats-Unis continueront à être la cible de ceux qui sont outragés par le soutien indéfectible que l’Amérique apporte au comportement de brute d’Israël dans la poursuite de ses objectifs expansionnistes.

Confirmant l’influence du lobby (sioniste), Netanyahu a annoncé qu’il s’opposerait à tout gel des constructions de colonies en territoire palestinien tant qu’il n’aurait pas contraint Obama à lui signer un chèque de 3 milliards de dollars de dessous-de-table. En échange d’un gel de quatre-vingt-dix jours, qu’Obama propose, quelle forme de pot-de-vin l’Amérique fournira-t-elle ? Vingt avions supersoniques F-35 à 150 millions de dollars pièce (sans compter les pièces de rechange, l’entretien, la formation et l’armement). 

Cela représente 231 millions de dollars par semaine, ou 1 373 626 dollars par heure. Qu’est-ce que les Etats-Unis percevront, en échange ? Un gel partiel et temporaire sur des colonies. Combien de fois cette ruse va-t-elle encore marcher ? 

Israël a toujours éludé un accord de paix depuis le moment où il a chassé les Palestiniens de leurs terres en 1948 et il s’est emparé de terres supplémentaires en 1967 pour mettre en œuvre la géopolitique qui est la sienne aujourd’hui.

Si Israël devait un jour parvenir à un accord avec les Palestiniens, on ne sait jamais, la Secrétaire d’Etat Hillary Clinton propose que ce soit un « accord global de sécurité ». A quel prix, nul ne le sait. Le Congrès US a d’ores et déjà budgété quelque 30 milliards de dollars consacrés à Israël durant la décennie écoulée. Ces derniers 3 milliards de dollars viennent s’y ajouter, par-dessus le marché.

Mais cela n’inclut pas le coût pour la crédibilité américaine que représenterait une proposition d’opposer un véto américain à toute reconnaissance de la Palestine en tant qu’Etat par l’Onu. Et un engagement à Ne Plus Jamais (Never Again) exercer la moindre pression sur Israël à propos de la colonisation. S’ajoute à cela le fait que le fameux gel omet Jérusalem-Est où Tel-Aviv persiste à ouvrir de nouveaux chantiers de construction d’appartements. 

Tout est dans le timing

En programmant sa dernière incursion en date à Gaza entre la Noël 2008 et l’intronisation d’Obama en janvier 2009, Tel-Aviv s’est assuré d’une opposition seulement silencieuse au cours de la période des fêtes aux Etats-Unis. Par conséquent, personne n’a été surpris de voir un agent provocateur monter une opération le jour du Tanksgiving 2010, tandis qu’Israël démolissait une mosquée et un village palestinien en Cisjordanie.

Après sept heures de pourparlers non-stop, Hillary Clinton louangea Netanyahu, le qualifiant d’ « homme de paix ». En retour, il se contenta de consentir à « poursuivre le processus ». Pendant ce temps-là, les élections américaines indiquaient une victoire majeure pour Israël lorsque le chef de la nouvelle majorité républicaine Eric Cantor, un juif sioniste, annonça que la nouvelle majorité jouerait le rôle de « contrôleur de l’administration Obama ».

Le lobby israélien a de bonnes raisons de se gausser. Confirmant la duplicité de longue date, le ministre israélien des Affaires étrangères Avigdor Lieberman a affirmé qu’un « accord définitif est impossible ».

La publication par Wikileaks de télégrammes diplomatiques confidentiels fournit à Israël l’opportunité de saper les relations des Etats-Unis avec le monde entier tout en infligeant de surcroît un dommage durable aux intérêts américains au Moyen-Orient. Après ce coup-là, quel pays pourrait-il faire confiance aux Etats-Unis en matière de préservation de la confidentialité ? En octobre, la Turquie a demandé aux Etats-Unis de ne plus partager de données de renseignement avec Israël. Et aujourd’hui, qui osera encore partager du renseignement avec les Etats-Unis ?

Cela pourrait signaler le début de la fin de la présidence Obama, les échecs de sa politique intérieure étant éclipsés par ses flops en politique étrangère.

Cela pourrait aussi marquer le début de la mise en scène des primaires en vue de la présidentielle de 2012, avec un Obama affaibli contraint de nommer Clinton en tant que coéquipière ou de s’écarter afin de la laisser conduire la campagne.

La campagne présidentielle d’Hillary Clinton, en 2008, promettait la reconnaissance de « Jérusalem réunifiée en tant que capital [d’Israël] ». Tel-Aviv était aux anges. Une deuxième présidence Clinton ne ferait que garantir une nouvelle victoire à Israël – et toujours pas de paix.

Les opérations psychologiques israéliennes visent toujours plus buts à la fois.
Wikileaks ne fait pas exception.

Jeff Gates

on Criminalstate.com, 30 novembre 2010

http://criminalstate.com/2010/11/wikileaks-the-tel-aviv-connection/

Source et traduction : Marcel Charbonnier

http://www.palestine-solidarite.org:80/analyses.Jeff_Gates.301110.htm



3) Politique des Usa

3-1 WikiLeaks : USA œuvrent pour priver d'armes le Hamas et le Hezbollah.

Washington s'emploie discrètement à empêcher la fourniture d'armes iraniennes et syriennes à des organisations islamistes au Proche-Orient, écrit mardi le Guardian, en citant des télégrammes diplomatiques américains divulgués par le site internet WikiLeaks.

Les Etats-Unis, qui dans nombre de cas bénéficient de renseignements fournis par Israël, font pression sur les gouvernements des pays arabes pour qu'ils ne coopèrent en rien à la contrebande d'armes destinées au Hamas palestinien ou au Hezbollah libanais, écrit le journal britannique.

Ainsi, selon certains mémos du département d'Etat, Washington avait demandé en janvier 2009 aux autorités soudanaises de ne pas autoriser la livraison d'armes iraniennes censées être fournies au Hamas dans la bande de Gaza, au moment de l'offensive israélienne qui fit 1.400 morts côté palestinien.

L'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, le sultanat d'Oman et le Tchad avaient, de même, été informés des projets iraniens et Washington les avait avertis que toute livraison d'armes serait une violation des résolutions de l'Onu interdisant les exportations iraniennes d'armes, continue le Guardian.

ENTRAVER DES LIVRAISONS IRANIENNES

En mars 2009, la chaîne américaine CBS avait rapporté que des appareils israéliens avaient attaqué deux mois plus tôt un convoi d'armes présumées au Soudan, faisant plus de 30 morts, dans le but d'empêcher des livraisons au Hamas.

Selon les mémos du département d'Etat, Khartoum avait alors en privé accusé Washington d'avoir mené deux raids aériens dans l'est du Soudan: l'un en janvier 2009, qui avait fait 43 morts et détruit 17 véhicules, et un autre le 20 février de la même année, qui avait fait 45 morts et détruit 14 véhicules.

En mars 2009, les Etats-Unis avaient informé la Jordanie et l'Egypte de nouveaux projets iraniens d'envois d'armes en Syrie, d'où elles devaient être expédiées au Soudan et de là au Hamas, écrit le Guardian.

Washington avait demandé à ce que les avions impliqués dans ces livraisons soient contraints d'atterrir pour être inspectés, ou bien à ce qu'on les frappe d'interdictions de survol. Les mémos ne disent pas si, au bout du compte, ces livraisons-là avaient pu avoir lieu.

En avril 2009, le ministre égyptien de l'Intérieur, le général Habib el Adli, a été selon les câbles diplomatiques américains à l'origine du démantèlement d'une cellule du Hezbollah dans le Sinaï et il a pris des "mesures pour perturber l'acheminement d'armes iraniennes du Soudan vers Gaza, via l'Egypte", lit-on dans le Guardian.

A la fin de ce mois-là, le chef des services de renseignement égyptiens, Omar Soleiman, avait déclaré aux Américains que Le Caire "réussissait" à empêcher l'Iran de fournir un soutien financier au Hamas, continue le Guardian.

(Adrian Croft, Eric Faye pour le service français)

7 décembre

(Reuters)

http://www.euroinvestor.fr/news/story.aspx?id=11467614

 


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" Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19



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