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02/01/2011

n°565 - Dossier de Palestine - 31-12 - Début - : 1 million (1.000.000) de Palestiniens ont été détenus depuis 1967 par les forces d’occupation israéliennes.

n°565 - Dossier de Palestine - 31-12 -  Début  - : 1 million (1.000.000)  de Palestiniens ont été détenus depuis 1967 par les forces d’occupation israéliennes.



       L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources 

                                                       



Dossier de Palestine

N°565                                                     31-12

C.De Broeder & M.Lemaire

 


 


Vous retrouverez ce journal 

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

 

c) sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

d) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

e) sur le site de Robert Bibeau :   http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



 

Sommaire

1 Dossier

1-1 Abbas : la dissolution de l'Autorité palestinienne envisagée en cas d'échec des négociations de paix.

1-2 Processus de paix: les Palestiniens enterrent les propositions de Clinton.  

1-3 David Cronin : Avec ses équipements, Volvo permet la torture et renforce l’occupation.

1-4 Le ministère des Legs pieux met en garde contre une guerre idéologique imminente.  

Suite

2 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

2-1 Fadwa Nassar : Prisonniers palestiniens lourdement condamnés.

2-2 1 million (1.000.000)  de Palestiniens ont été détenus depuis 1967 par les forces d’occupation israéliennes.

2-3 10.000 palestiniennes emprisonnées par Israël depuis le début de la colonisation.

2-4 Mario Correnti - L’AP de Ramallah emprisonne et torture pour tenter d’éliminer le Hamas en Cisjordanie.

3 Analyse - Géopolitique et stratégie – Réflexion.

3-1 Robert Bibeau : Il est parfois très difficile en politique (particulièrement au Proche-Orient), de démêler la vérité du mensonge.

3-2 Mounir Shafiq : Les formes de lutte et l’expérience palestinienne.

Fin

4 Annexe

4-1 Le 23ème anniversaire du Hamas, riche expérience et espoir de la nation

4-2 Fêtant son 23ème anniversaire, le Hamas renouvelle son serment de défendre les droits et les constantes du peuple palestinien.

4-3 23ème anniversaire du Hamas : La popularité du Hamas est en nette ascension

5 Conférence

5-1Chomsky : la sauvagerie de l’impérialisme états-unien.



Tiré a part

 


1 Dossier

Ndlr :La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

1-1 Abbas : la dissolution de l'Autorité palestinienne envisagée en cas d'échec des négociations de paix.

Le président Abbas a déclaré samedi que la dissolution de l'Autorité nationale palestinienne (ANP) et du régime d'autonomie palestinien serait une option envisagée en cas d'échec des négociations de paix.

Dans une interview accordée à la chaîne de télévision satellitaire officielle palestinienne (Palestine TV), M. Abbas a déclaré avoir informé plusieurs fois les Israéliens qu'il pourrait dissoudre l'Autorité palestinienne en cas d'échec des négociations de paix.

Suite au refus israélien de geler la construction de colonies dans les territoires palestiniens, les autorités palestiniennes ont suspendu les négociations de paix directes et menacé d'utiliser d'autres options diplomatiques au cas où Israël insiste sur sa position.

M. Abbas a également ajouté que l'administration américaine l'avait informé qu'elle poursuivrait ses discussions avec Israël sur le gel de la colonisation et la reprise des négociations de paix directes, actuellement dans l'impasse.

"Je n'accepterai pas de poursuivre les négociations avec Israël, si ce dernier reprend la construction des colonies", a-t-il répété, ajoutant qu'il était prêt à discuter des problèmes de sécurité et de frontières avec Israël durant la période de trois mois proposée par les Etats-Unis pour la reprise des négociations.

Les Etats-Unis ont proposé une initiative, selon laquelle Israël ne gèlera la construction des colonies qu'en Cisjordanie, mais pas à Jérusalem, pour trois mois, en échange de la reprise, pendant cette période, des négociations de paix directes entre Israéliens et Palestiniens.

"Le choix de la partie palestinienne est de tenir des négociations de paix directes avec Israël, mais ces négociations devraient être fondées sur une base claire et globale concernant tous les territoires palestiniens, y compris Jérusalem", a déclaré le dirigeant palestinien.

"Je ne peux accepter de rester président d'une Autorité qui n'existe pas en cas de poursuite de l'occupation israélienne", a-t-il déclaré.

"S'ils veulent poursuivre l'occupation, qu'il en soit ainsi, et par conséquent, Israël sera entièrement responsable des territoires palestiniens en tant qu'Etat d'occupation", a menacé M. Abbas.

Il a également appelé les Etats-Unis à coopérer avec d'autres parties soutenant le processus de paix au Moyen-Orient, comme l'Europe, la Chine, le Japon et les Nations Unies, "parce que tous souhaitent la paix, souhaitent des négociations et souhaitent régler le problème de la colonisation", a souligné le président palestinien.

http://french.cri.cn/781/2010/12/05/304s233862.htm

  2010-12-05

http://www.lorientlejour.com/category/Moyen+Orient+et+Monde/article/680855/Abbas_menace_de_dissoudre_l'Autorite_palestinienne.html


1-2 Processus de paix: les Palestiniens enterrent les propositions de Clinton.  

Déçus par l'administration Obama, les Palestiniens ont de facto enterré les dernières propositions américaines de relance du processus de paix moribond, pour tenter à la place d'obtenir une reconnaissance internationale de l'Etat palestinien sur les frontières de 1967.   
Pour le négociateur palestinien Nabil Chaath, le processus de paix est dans un "coma profond" et les tentatives de la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton pour le ressusciter sont "totalement inutiles" en l'état.   
"Ce processus de négociation n'a plus la moindre crédibilité", a déclaré M. Chaath samedi, qualifiant l'"exercice de futile et ridicule" et parlant même de "nausée" devant l'impasse due, selon lui, à l'intransigeance du gouvernement Netanyahu et à l'impuissance de Washington.   
 "Je ne pense pas que nous allons reprendre les négociations de sitôt", a-t-il prédit. Les pourparlers directs, relancés le 2 septembre à Washington, sont suspendus depuis l'expiration le 26 septembre d'un moratoire sur la colonisation.   
"Nous nous sommes consacrés aux négociations pendant près de 20 ans et aujourd'hui nous sommes pris au piège d'un processus qui n'a rien changé à l'occupation", a souligné un autre négociateur palestinien, Saëb Erakat.   
Les Palestiniens ne décolèrent pas depuis l'échec cuisant de Washington dans sa tentative d'obtenir un nouveau gel des colonies. Les Américains ont abandonné l'idée, après un embarrassant marchandage avec le Premier ministre israélien.   
Sa stratégie en miettes, Mme Clinton propose une nouvelle approche: des négociations indirectes sur les questions de fond (frontières, réfugiés, Jérusalem).   

Mais, soutenus par la Ligue arabe, les Palestiniens ont signifié aux Etats-Unis qu'une reprise des négociations avec Israël était exclue sans gel de la colonisation, mettant la pression sur Washington pour présenter une "offre sérieuse".   
Les négociations proposées par Mme Clinton sont "totalement inutiles sans termes de référence", a insisté M. Chaath.    Pour renouer le dialogue, les Palestiniens réclament des références politiques claires, comme la fin de l'occupation des Territoires palestiniens occupés en 1967 et Jérusalem-Est pour capitale. Ils demandent aussi la reconnaissance de l'Etat palestinien à l'intérieur des frontières de juin 1967, avant la guerre des Six-Jours, moyennant des échanges mineurs de territoire.   
Désillusionnés, les responsables palestiniens ne cachent pas qu'ils n'attendent plus grand-chose d'un président Barack Obama tout à ses problèmes intérieurs et bientôt en campagne électorale.   
Pour autant, ils n'ont pas l'intention de procéder à une "déclaration unilatérale d'indépendance", comme l'a rappelé samedi le Premier ministre Salam Fayyad qui s'efforce d'ériger les bases d'un "Etat souverain et viable" d'ici la fin 2011.   
Face au blocage, les Palestiniens veulent intensifier "dans les prochains jours" leurs efforts pour obtenir la reconnaissance de leur Etat.    Le Brésil, l'Argentine et la Bolivie ont déjà accédé à cette requête et l'Uruguay a annoncé son intention de les imiter le 7 janvier. D'autres pays devraient suivre.   
Sur le front européen, l'Autorité palestinienne fait campagne pour le rehaussement du niveau de ses représentations diplomatiques, comme l'ont déjà fait la France, l'Espagne, le Portugal et la Norvège.   
En outre, les Palestiniens, qui se réfèrent au "modèle sud-africain" d'émancipation non violente, ont annoncé leur intention de saisir le Conseil de sécurité de l'ONU pour tenter d'obtenir une résolution ordonnant l'arrêt de la colonisation juive. Celle-ci est illégale au regard du droit international. 
En revanche, ils n'envisagent pas, à ce stade, de dissoudre l'Autorité palestinienne, ultime option qui serait, selon Nabil Chaath, "apocalyptique".

20/12/2010

 http://www.almanar.com.lb


1-3 David Cronin : Avec ses équipements, Volvo permet la torture et renforce l’occupation.

Mais après une analyse minutieuse des investissements du fabricant de voitures en Israël, la firme deviendrait peut-être synonyme d’une autre spécificité : l’encouragement de la torture.

Avec 26.5%, la société suédoise est actionnaire dans la firme israélienne Merkavim, fabricant du bus pour prisonniers Mars (The Mars Prisoner Bus). Ce bus avait été spécialement conçu pour permettre à l’administration pénitentiaire israélienne de transporter les Palestiniens, arrêtés en Cisjordanie et dans la Bande de Gaza Occupées, vers des infrastructures se trouvant au cœur des frontières internationalement reconnues d’Israël. Le reste de l’actionnariat de Merkavim est détenu par Meyer ‘s Cars & Trucks (Meyer voitures et camions) qui est également le représentant exclusif de Volvo en Israël.

S’agissant des tortures, des observateurs pour les droits de l’homme ont assemblé des preuves révélant que ce phénomène est répandu dans tous les centres de détention israéliens. En fait, Amnesty International avait relevé qu’Israël continue de faire appel à la torture lorsqu’elle est jugée « nécessaire » en dépit de la décision de la Cour Suprême israélienne qui, en 1999, avait décrété illégales certaines méthodes utilisées lors des interrogatoires.

Dans ce contexte, une importante lacune dans les décisions de la Cour indique que la torture est autorisée dans le cas où les forces de sécurité israéliennes sont exposées à une menace imminente. Le procureur général israélien avait été bien trop disposé à invoquer cette lacune afin d’approuver le recours à la torture et ce, en dépit de la façon avec laquelle Israël avait entériné la Convention des Nations Unies Contre la Torture.

Sur le terrain, Israël séquestre chaque année environ 700 enfants palestiniens, souvent pour des délits aussi simples que le jet de pierres. Dans sa section palestinienne, l’Organisation Défense des Enfant International -Defence Children International- (DEI-SP) rapporte que le mauvais traitement est usuel lors du transfert des détenus dans les prisons. A ce sujet, Raifat Kassis, directeur du bureau de DEI-SP à Ramallah, en Cisjordanie, affirme que les individus arrêtés sont tous sujets à des insultes et à des menaces verbales, et d’ajouter : « Certains sont tabassés, battus à coups de pieds et sommés de s’asseoir de manière inconfortable et gênante. Il existe aussi d’autres méthodes pénibles qui consistent à retenir des enfants les mains menottées et les yeux bandés. »

En effet, durant le mois de septembre, trois enfants auraient reçu des décharges électriques de la part d’interrogateurs dans la colonie juive d’Ariel en Cisjordanie. L’un d’eux n’avait que 14 ans. Une récente enquête conduite pas DEI-SP, en collaboration avec d’autres groupes anti-torture, révèle que sur un échantillon de 100 enfants arrêtés l’an dernier par les forces israéliennes, 69% avaient été tabassés, battus à coups de pieds et 12% avaient été victimes de menaces de viols et autres formes d’agression sexuelle.

Kassis ne manque de rappeler que le processus de transfert de détenus de la Cisjordanie occupée jusqu’à Israël, à travers les bus de Merkavim, constitue une violation du droit humain international. Dans cette optique, la Quatrième Convention de Genève de 1949 stipule que les personnes déclarées coupables de délits ou infractions dans un territoire occupé ne peuvent être incarcérées que dans ce même territoire.

A ce sujet, un représentant de Merkavim m’a fait savoir que la société « ne désire pas parler avec les journalistes ». Sur le site internet de la firme, on peut lire que le Bus de Prisonniers Mars est « la solution optimale pour le transport sous escorte des prisonniers ». Les bus est composé de six compartiments séparés et offre « une surveillance complète et totale pendant les transferts délicats et à hauts risques reliant une infrastructure protégée à une autre ». Outre ces atouts, le bus dispose de larges fenêtres « encastrées avec des verres blindés, conçues pour éviter d’éventuelles évasions » ainsi qu’un « système d’interphone et de vidéosurveillance de pointe ».

Un porte-parole de Volvo-Bus, Per-Martin Johansson a déclaré que la société suédoise « ne peut pas contrôler » les activités de ses filiales. Il ajoute que les véhicules destinés à transporter les prisonniers se trouvent dans tous les pays à travers le monde entier, et de conclure : « Ce modèle de bus n’est pas conçu spécialement pour Israël ; il est requis dans chaque pays soucieux de prévenir l’évasion de prisonniers ».

Or, il est évident que la déclaration de Johansson s’oppose aux normes d’éthique auxquelles Volvo s’est théoriquement engagé. Pour rappel, le Conseil d’Administration de Volvo avait, en 2003, entériné « un code de conduite » de la société qui stipule que cette dernière soutient « les droits humains proclamés à l’échelle internationale et garantit sa non implication dans toute sorte d’agression ou d’atteinte aux droits de l’homme ».

Mais en dépit de la présence de ce code, Volvo avait été exposé à moult critiques accusant ses produits d’être utilisés dans l’oppression que conduit Israël. En effet, au mois d’avril de l’année en cours, les forces israéliennes ont été photographiées pendant qu’elles manipulaient des bulldozers Volvo dans le village palestinien d’Al-Walaja, effectuant ainsi des travaux liés au mur de séparation. Pour rappel, la Cour Internationale de Justice avait certes émis, en 2004, un avis déclarant le projet illégal mais Israël a quand même poursuivi la construction dans le territoire occupé de la Cisjordanie.

L’utilisation des bulldozers de marque Volvo pour la démolition des maisons palestiniennes à Jérusalem-Est et dans toute la Cisjordanie a également été documentée, avec la participation d’Adri Nieuwhof, collaboratrice de The Electronic Intifada. Il s’agit donc de preuves mettant en évidence les bénéfices que tire Volvo de l’occupation.

S’agissant de Merkavim, ce dernier fabrique également le Mars Defender Bus qui, à l’instar du Mars Prisoner Bus contient un châssis Volvo. Le parc de véhicules de ce dernier (Mars Defender Bus) est géré par la société de transport public israélienne Egged qui fournit des services aux colonies israéliennes de la Cisjordanie.

Ainsi, Mauricio Lazala, chercheur dans le Centre de Ressources sur les Entreprises & les Droits de l’Homme à Londres a souligné l’importance pour que les grandes compagnies comme Volvo étudient l’impact de leurs activités d’entreprise, principalement dans les zones de conflits. Il ajoute : « Dans les zones de conflits, les abus peuvent avoir des retombées très fâcheuses. C’est pourquoi, les entreprises doivent être doublement vigilantes ».

Dans la même optique, Londres a abrité le mois de novembre une session du Tribunal Russell sur la Palestine qui a conclu que bon nombre d’entreprises privées « jouent un rôle décisif permettant à Israël de perpétrer des crimes contre l’humanit ».

Certes, Volvo ne figure pas dans la liste des entreprises identifiées par le Tribunal, mais il facilite les délits jugés « répréhensibles » par cette institution, notamment la fourniture de services aux colonies israéliennes et l’assistance à la construction du « mur de l’apartheid » en Cisjordanie.

Le tribunal a publié une déclaration dans laquelle il note que les entreprises complices avec les agissements qui transgressent les droits de l’homme ont mal choisi leur camp et ont pris le parti d’un ensemble « d’opinions, de moralités et de lois internationales erronées ». Par voie de conséquence, ils sont en train « de nuire à l’intégrité même et à la crédibilité de la loi internationale et des institutions qui la soutiennent », ajoute la déclaration qui a été approuvée par l’ancien ministre sud-africain Ronnie Kasrils, l’ancien diplomate français Stéphane Hassel, la lauréate irlandaise du Prix Nobel de la paix Mairead Corrigan Maguire et l’ancienne membre du Congrès, l’américaine Cynthia McKinney.

Pour sa part, le coordinateur auprès du tribunal, Frank Barat a reconnu que lorsqu’il s’avère difficile de poursuivre en justice ces sociétés, des campagnes publiques peuvent les forcer à changer leur comportement. En effet, l’apport des gens peut se traduire par l’action de pousser leurs gouvernements respectifs à se défaire de ces entreprises. Il conclut : « Si une société apporte son aide à la construction du mur [en Cisjordanie], cela ne veut dire qu’une seule chose : elle contribue à un acte illégal et c’est pourquoi elle doit être sanctionnée ».

Ainsi, que Volvo tente de justifier ses investissement en Israël relève de la duplicité. Il est inconcevable que la société prétende que les activités des filiales ne dépendent pas du siège à Gothenburg, ou que les bus de Merkavim ressemblent à tous les bus pour prisonniers, disponibles à travers le monde entier. Il est donc clair que ces véhicules ont été spécialement adaptés et conçus pour satisfaire les « besoins » sadiques de l’occupation israélienne ; et c’est là où réside, en effet, leur argument de vente.

Toutefois, il y a une grande différence entre le concept d’approvisionner les services pénitentiaires israéliens et les services pénitentiaires d’autres pays. Et pour cause, Israël conduit des opérations massives d’emprisonnement et de torture à l’encontre des Palestiniens pour leur interdire toute forme de résistance contre l’occupation.

Pour argumenter ce fait, il suffit de consulter les chiffres avancés par Adameer, un groupe de soutien aux prisonniers qui recense le nombre alarmant de 650.000 palestiniens, incarcérés depuis le début de l’occupation en 1967. Ce chiffre représente le un cinquième - 1/5 - de la population vivant des les territoires occupés.

En fin de compte, quoique Volvo puisse dire, la réalité est que la firme est devenue un sous-traitant de l’occupation israélienne. La marque est la même mais l’impact est totalement différent. En Europe et en Amérique, les conducteurs pourraient se sentir en sécurité en se glissant sur le siège bien rembourré de leur voiture Volvo, tandis qu’en Palestine, la même entreprise contribue à la torture des enfants.

* David Cronin a publié Europe’s Alliance With Israel : Aiding the Occupation [l’Alliance de l’Europe avec Israël : Aider l’Occupation] chez Pluto Press

Du même auteur :

  L’UE stimule ses liens avec Israël et ferme les yeux sur les colonies illégales
  
L’alliance de l’Europe avec Israël
  
Comment les fabricants d’armes israéliens bénéficient des fonds européens pour la recherche
  
Le silence de l’Union européenne face aux actions de l’Etat d’Israël

Articles liés :

*        Des bulldozers Volvo pour démolir des maisons - 23 janvier 2008
Démolition de maisons en Cisjordanie - 18 décembre 2006

David Cronin - The Electronic Intifada

samedi 4 décembre 2010

http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=9761


1-4 Le ministère des Legs pieux met en garde contre une guerre idéologique imminente.  

Le comité d’al-Qods dans le ministère des Legs pieux et des affaires religieuses a mis en garde contre la survenue d’une guerre idéologique douloureuse d’après l’annonce renouvelée du gouvernement de l’occupation du projet sioniste « al-Qods 2020 ». Il stipule que la population palestinienne sera réduite de 20%, contre une majorité juive qui devrait atteindre 80% de la population de la ville sainte.

Le comité d’al-Qods a précisé dans un communiqué aujourd’hui, lundi 8 novembre, que cette décision sioniste a été prise par le gouvernement de l’occupation sioniste dans le but de judaïser al-Qods, d’effacer la présence maqdissine, de la vider de ses habitants maqdissins de diverses manières et moyens disponibles. Cela tout en remplissant le vide illégalement de colons et de juifs extrémistes par la force.

Le comité a ajouté que « par la décision "al-Qods 2020", le gouvernement sioniste entend effacer les lieux saints islamiques et les monuments historiques autour de la mosquée al-Aqsa, dans l’espoir de l’accaparer et de la détruire afin de construire le prétendu temple sur ses ruines ».


Le comité a souligné que le gouvernement de l’occupation cherche à transférer le plus grand nombre de juifs vers la ville sainte, et d’y établir des communautés résidentielles à cette fin pour la changer d’ « une ville fondamentalement juive en une ville vivante ».

Il a affirmé que la construction de milliers d’appartements, d’un train entre Tel-Aviv et al-Qods avec une grande gare à l’ouest d’al-Qods, des réseaux ferrés reliant la colonie Gush Etzion à la ville, s’inscrivent dans le cadre du projet qui considère al-Qods comme une priorité nationale, selon les prétentions sionistes.

Il a déclaré que « le nombre d’habitants arabes est de 300 mille, mais le mur raciste a isolé 120 mille personnes, en plus de la politique de confiscation des cartes d’identité qui a privé 14 mille familles de la citoyenneté, sans oublier le décret 1650 qui a interdit le regroupement familial à des milliers de Palestiniens. Après ces mesures, le nombre d’habitants arabes a atteint 175 mille citoyens, contre 200 mille juifs dans al-Qods-Est ».

Le comité d’al-Qods a souligné que le nombre de juifs est en hausse constante en raison de la politique de remplacement des propriétés des citoyens maqdissins, en plus de la politique d’expulsion et de déplacement pratiquée par l’occupation volontairement contre les maqdissins, et la main mise des juifs extrémistes et des colons sur les territoires et les propriétés des citoyens.

09/11/2010

http://www.palestine-info.cc/fr/

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