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04/01/2011

n°1 - Dossier : Guerre en Côte d’Ivoire - Début : Les guerres états-uniennes pour piller l’Afrique -1ap - Les guerres états-uniennes pour piller l’Afrique

n°1 - Dossier : Guerre en Côte d’Ivoire  - Début : Les guerres états-uniennes pour piller l’Afrique -1ap - Les guerres états-uniennes pour piller l’Afrique



       L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources 

                                                       



 Dossier : Guerre en Côte d’Ivoire

     n°1                                                                         03-01

                                                 C.De Broeder & M.Lemaire   

 



Vous retrouverez ce journal 

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

 

c) sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

d) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



 

Sommaire

Tiré a part

Pierre PICCININ : Côte d’Ivoire : « légalisme » ou « gouvernance » ?

1 Pays

France

César Ebrokié : Côte-d'Ivoire: Défense de Laurent Gbagbo /

Me Jacques Vergès : “La Côte d'Ivoire sera le tombeau de la France”.

Côte d’Ivoire : la France pyromane ne doit pas jouer au pompier.

2 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

2-1 Côte d'Ivoire – LES MEDIAS FRANÇAIS Sarkozy menace les intérêts

2-2 Côte d'Ivoire - François Fillon ne partage pas

2-3 Attentats contre les chrétiens en Irak ou Côte d'Ivoire, tout n'est que mensonges...

2-4 Les clés de la propagande de Dramane Ouattara.

Fin

3 Dossier

3-1 Coudy : Côte d’Ivoire : un cas d’école...

4 Analyse - Géopolitique et stratégie – Réflexion.

4-1 Les guerres états-uniennes pour piller l’Afrique

4-2 Robert Lee Obassandjo : « War on Africa » - exercice de décryptage géopolitique : guerre en Côte d’Ivoire (I).

4-3 Robert Lee Obassandjo : « War on Africa » - exercice de décryptage géopolitique : guerre en Côte d’Ivoire (II)



Tiré a part

Pierre PICCININ : Côte d’Ivoire : « légalisme » ou « gouvernance » ?

Qui de Laurent Gbagbo ou d’Alassane Ouattara est-il le président légitime de la Côte d’Ivoire, depuis le second tour des élections, ce 28 novembre, et l’imbroglio institutionnel qui les a suivi, plongeant le pays dans une crise aux allures de guerre civile ?
Laurent Gbagbo, président sortant, chrétien, a dû faire face, depuis 2002, à une rébellion l’opposant aux leaders musulmans de Côte d’Ivoire. Après diverses tentatives de négociations qui ont toutes échoué, il a proposé de procéder à des élections, dans le but de mettre fin au conflit.
A l’issue de ces élections, la Commission électorale, gagnée à la cause d’Alassane Ouattara, a déclaré ce dernier, musulman, vainqueur du scrutin.
Cependant, selon la constitution ivoirienne, c’est au Conseil constitutionnel, favorable à Laurent Gbagbo, qu’il revenait de valider ou non les résultats des élections. Or, ce dernier a dénoncé les nombreuses fraudes qui ont émaillé l’élection présidentielle. Et, de fait, alors que très largement catholiques et donc favorables à Laurent Gbagbo, les 60% du pays, la partie nord, tenus par la rébellion, selon la Commission électorale, auraient bizarrement voté pour Alassane Ouattara… Les résultats du vote étant très serrés (54% en faveur d’Ouattara, selon la Commission électorale), les constatations de fraudes pourraient sans aucun doute inverser la donne.
Mais, tout aussi étrangement, alors que rien ne permet pourtant de trancher, la communauté internationale, à l’encontre de la constitution ivoirienne, a choisi de peser en faveur de la Commission électorale, balayant d’un revers de la main la décision du Conseil constitutionnel. Alassane Ouattara a ainsi été proclamé président par plusieurs gouvernements étrangers, de la manière la plus arbitraire.
En tête de cette mouvance, on trouve la France, ancienne puissance coloniale qui cherche à conserver ses intérêts en « Françafrique » et a misé sur ce nouvel homme fort dans le cas de la Côte d’Ivoire, et ce depuis le début de la rébellion, contre laquelle l’Élysée a toujours refusé d’assister le gouvernement ivoirien, à l’encontre des traités de défense pourtant signés avec celui-ci.
Mieux, en 2004, dans ce contexte, prétextant de la mort de neufs soldats français basés en Côte d’Ivoire, tués lors d’une manifestation anti-française à Abidjan, l’armée française avait même violé le territoire de la Côte d’Ivoire et, en guise de « représailles », détruit l’entièreté de l’aviation ivoirienne, favorisant ainsi incontestablement la progression de la rébellion.
Dans le but de soutenir Alassane Ouattara et de chasser Laurent Gbagbo, enfin, le gouvernement français n’a pas hésité à appeler à une intervention militaire des voisins de la Côte d’Ivoire, associés, en étroite collaboration avec la France, dans la « Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest ».
Ce dimanche 26 décembre, cependant, Alassane Ouattara avait lancé un appel à la grève générale, dans le but évident d’asseoir sa légitimité sur une large manifestation populaire. Mais c’est l’effet contraire qui a résulté de cet appel, qui ne fut suivi quasiment nulle part dans le pays et certainement pas dans la capitale, Abidjan, où commerces et marchés battaient leur plein comme chaque jour, au rythme des concerts de klaxons et des embouteillages habituels, y compris dans les quartiers pourtant réputés partisans de Ouattara.
Seule la petite ville de Bouaké, fief de la rébellion alliée d’Alassane Ouattara, a vu ses échoppes fermées, sous la férule des miliciens ; et cette opération a en définitive pris la tournure d’un cuisant désaveu pour le « président » reconnu par la communauté internationale…
Toutefois, rien ne semble pouvoir modérer l’ingérence de l’étranger (c’est-à-dire la France sarkozyste, son nouvel allié privilégié, les Etats-Unis, et les principaux États européens, qui n’ont aucun intérêt à contrarier Paris dans sa zone d’influence africaine…) : dans sa volonté de promouvoir Ouattara à la tête de la Côte d’Ivoire, pas même ce désaveu populaire ne saurait l’arrêter. Le légalisme, la souveraineté des États et le droit international semblent bien avoir vécu.
En matière de relations internationales, en effet, la nouvelle mode est au concept de « gouvernance » : faisant fi de toutes les règles établies, les États qui en ont les moyens, économiques et militaires, « gèrent » les crises au cas par cas, imposant leurs vues dans « l’intérêt » des populations concernées ; et ce au nez et à la barbe de l’ONU, pourtant sensée garantir le respect de ces règles.
Ce fut le cas tout récemment, pour la première fois sans le moindre complexe, au Kosovo, province qui fut détachée de la République de Serbie et érigée en État indépendant, sans accord ni de l’Assemblée générale, ni du Conseil de sécurité de l’ONU, mais du seul fait de la force, de l’OTAN, des Etats-Unis, et pas même de tous les États membres de l’Union européenne, certains, telles l’Espagne ou la Roumanie, ayant refusé de reconnaître cette monstruosité institutionnelle.
Peuple de Côte d’Ivoire, entre légalisme et gouvernance, c’est ton cœur qui vacille…
Pierre PICCININ

Professeur d’histoire et de sciences politiques

Vendredi 31 Décembre 2010
Website : http://pierre.piccinin-publications.over-blog.com



1 Pays

France

César Ebrokié : Côte-d'Ivoire: Défense de Laurent Gbagbo /

Me Jacques Vergès : “La Côte d'Ivoire sera le tombeau de la France”.
Vendredi 31 décembre 2010

“Nous voulons dire aux autorités françaises, n’oubliez pas le Vietnam, vous étiez plus forts parait-il; il y a eu Dien Bien Phu. En Algérie, vous étiez plus forts en votre temps. Il ya eu la défaite. Si vous attaquez la Côte d’Ivoire comme vous voulez le faire, ce sera votre tombeau”.

Le célèbre avocat français, Jacques Vergès, a mis en garde la France contre une intervention militaire en Côte d’Ivoire, hier, à la sortie d’une audience que lui a accordée Laurent Gbagbo, au Palais de la présidence de la République, au Plateau. Jacques Verges et Roland Dumas, ancien ministre des Affaires étrangères de François Mitterrand, puis ancien président du Conseil constitutionnel français, sont venus pour s’informer sur la crise postélectorale, dans une perspective de défendre le dossier de Laurent Gbagbo.
Le juriste français a dénoncé l’attitude de la France dans la crise ivoirienne, qu’elle a jugée de néo-colonialiste. “La France n’a pas à traiter la Côte d’Ivoire comme une colonie. La Côte d’Ivoire est un pays indépendant qui doit être respecté. La Côte d’Ivoire a consenti à des sociétés françaises des accords extrêmement favorables : Total pour le pétrole ; Bolloré pour le port ; Bouygues pour l’eau. Les Ivoiriens n’entendent pas à être traités en domestiques”, a-t-il affirmé. L’avocat prône une nouvelle forme de coopération entre la France et les pays africains.
Une coopération plus humaine qui privilégie les intérêts des peuples africains et français. “Vous avez 15 milliers de français qui vivent honnêtement ici. Vous avez les sociétés françaises qui ont obtenu le pétrole, l’eau, le port avec des accords normaux. Maintenant, il ne s’agit pas de traiter la Côte d’Ivoire comme une colonie. Il ne s’agit pas de demander au patron de Côte d’Ivoire de donner un peu d’argent pour les élections en France comme cela se passe avec d’autres pays africains. Relisez les documents de wikileas et vous verrez.”, a-t-il avancé.
L’avocat Jacques Vergès n’a pas manqué d’épingler les Nations unies en évoquant les élections en Afghanistan où, pour lui, l’Onu s’est totalement fourvoyer. “L’Onu en Afghanistan a reconnu un gouvernement élu par la corruption et la fraude. Et la communauté internationale le reconnait. Et précisément, ce que nous sommes venus dire au Président Gbagbo, c’est que le gouvernement français n’est pas encore rentré dans l’histoire.
Il pense encore à une Afrique où il y avait les gouverneurs, les juges de paix à compétence étendue, des canonnières et puis des dirigeants corrompus qui volaient leurs peuples et partageaient le fruit de la corruption avec les dirigeants français”, a-t-il déclaré. L’hôte du président Laurent Gbagbo a présenté le numéro 1 ivoirien comme un symbole pour la renaissance de l’Afrique. “Il rêve d’une Afrique nouvelle, une Afrique qui ne s’incline pas ; une Afrique qui n’est pas une Afrique de boys ; une Afrique qui est indépendante ; ce qui est intolérable pour les Français, pour les dirigeants français. C’est pourquoi il est devenu un symbole”, a soutenu le juriste.
Pour sa part, Roland Dumas a relevé des inexactitudes dans les chiffres des élections et pris l’engagement d’organiser la défense du chef de l’Etat ivoirien. “Nous avons obtenu de le voir en premier parce qu’il est président de la Côte d’Ivoire. Dès demain, on rentre à Paris, on va faire des conférences de presse. On nous a donné un certain nombre de documents. Nous allons les dépouiller, les regarder et faire un livre blanc et assurer la défense des autorités en place”, a souligné Roland Dumas. Avant d’ajouter : “On ne prend pas partie.
On vient étudier le dossier. Et on s’aperçoit de plus en plus que plus on avance, plus on s’aperçoit qu’il y a des choses inexactes qui se sont produites”. L’ancien président du Conseil constitutionnel français a souligné la détermination de Laurent Gbagbo à aller jusqu’au bout dans son combat pour la dignité de la Côte d’Ivoire. “Le président Laurent Gbagbo nous a reçus longuement. Nous avons fait un tour d’horizon complet des évènements récents. Nous avons échangé quelques points de vue. Nous avons pris conscience de la dureté des événements et de la dureté des temps. Mais il est résolu, il est déterminé, il est plein d’énergie”, a conclu Roland Dumas.

César Ebrokié

Publié le 1er janvier 2011Share 


 

Source : Nouvelle Afrique
http://www.nouvelle-afrique.com/...

 

Vergès : « La France préparait une agression »
Extrait…

Un mois après l'annonce des résultats, Laurent Gbagbo refuse toujours de céder le pouvoir à son rival Alassane Ouattara [10] en dépit des injonctions de la communauté internationale. Ce sont ces injonctions, et notamment la position pro-Ouattara de la France, que dénonce Jacques Vergès.
Interviewé par téléphone par Rue89 alors qu'il se trouve à Abidjan, l'avocat français ne se place pas dans une perspective d'apaisement.
Rue89 : Ce séjour est-il le début d'une longue série ? Préparez-vous une éventuelle défense de Laurent Gbagbo devant une juridiction internationale ?
Jacques Vergès : Je suis arrivé jeudi matin, je repars sans doute samedi soir. Je passerai le réveillon sur la lagune.
Nous reviendrons en effet : nous sommes venus à la demande du président Gbagbo, et parce que nous voulions nous informer de la situation pour ensuite agir en France.
Rue89 : « Agir en France » en vue d'un apaisement impliquerait un rôle d'intermédiaire avec les autorités françaises, peu acquises à ce jour à la cause de Laurent Gbagbo. Vous placez-vous dans cette perspective ?
Jacques Vergès : Les autorités françaises ont des oreilles si elles veulent écouter. Agir en France signifie surtout tenir des conférences de presse et rendre compte de ce nous constatons sur place.
On affirme à Paris que le président sortant a été battu aux élections, or c'est complètement faux. J'ai rendez-vous ce vendredi après-midi avec le Conseil constitutionnel ivoirien pour voir des documents qui permettent de prouver le contraire.
Rue89 : Le Conseil constitutionnel ivoirien est clairement favorable à Laurent Gbagbo depuis l'issue du scrutin…
Jacques Vergès : Il existe des pièces, que je compte bien ramener en France, qui permettent de prouver que Laurent Gbagbo a remporté les élections.
Il s'agit d'un coup d'Etat électoral organisé par le représentant de la France et le représentant des Etats-Unis en Côte d'Ivoire, qui ont pris par la main le responsable de la Commission électorale indépendante (CEI) [qui donne Ouattara vainqueur depuis le 3 décembre, ndlr] et l'ont conduit tout droit à l'hôtel du Golf [le quartier général d'Alassane Ouattara].
Rue89 : Dans quel but, selon vous ?
Jacques Vergès : Mais, bien sûr, en vue d'une agression qui se préparait de longue date.
Rue89 : Etes-vous en mesure d'étayer l'hypothèse d'une telle agression ?
Jacques Vergès : Absolument. Une agression militaire est préparée par la France et les Etats-Unis afin de placer un gouvernement fantoche en Côte d'Ivoire comme dans tant d'autres pays où des gouvernements de tirailleurs servent les intérêts français et américains sans mot dire.
Quinze mille Français vivent en Côte d'Ivoire dans de bonnes conditions. Le gouvernement a donné l'eau à Bouygues, le pétrole à Total, le port à Bolloré, mais les représentants ivoiriens voudraient bien être traités d'égal à égal.
On dit qu'Obama et Sarkozy on téléphoné à tel ou tel… mais comment prendrait-on en France que le président du Nigéria appelle au sujet des Roms ? Tous les chefs d'Etat africains n'acceptent pas d'être traités au rang de domestiques.
Rue89 : La question reste toutefois la légitimité du gouvernement. Avant de vous rendre à Abidjan [11], vous estimiez qu'on aurait pu attendre pour organiser ces élections. Avez-vous radicalisé votre position ?
Jacques Vergès : Ce que j'ai dit, c'est que les élections ne résolvent pas un conflit, mais confirment un consensus. On a voulu passer en force, c'était là la grande erreur.
Rue89 : C'est pourtant Laurent Gbagbo lui-même qui a accepté ces élections, pensant les gagner…
Jacques Vergès : Il a accepté et il les a gagnées ! C'est un coup d'Etat électoral et les forces de l'ONU se comportent comme en pays ennemi. Les militaires des Nations unies tirent à balles réelles sur des civils désarmés. Nous l'avons constaté en visitant les hôpitaux jeudi après-midi.
Mais à Paris, la presse a été intoxiquée. Or les élections ne se sont pas déroulées comme on le prétend.
Rue89 : Parmi les conseillers blancs de Laurent Gbagbo, dont vous faites partie, on peut citer Jean-François Probst, ou Marcel Ceccaldi, l'avocat de Jean-Marie Le Pen, Roland Dumas, ancien président du Conseil constitutionnel qui est, bien sûr, une figure de la Mitterrandie… Que répondez-vous à ceux qui trouvent qu'il s'agit d'un bien drôle atelage ?

Jacques Vergès : Je ne sais rien de tout cela. Les commérages ne m'intéressent pas. On me dit qu'une guerre se prépare, c'est pour cela que je suis ici. Ce qui m'intéresse, c'est de trouver quels sont ces avions mystères qui débarquent à Bouaké [dans le nord de la Côte d'Ivoire, fief de l'ex-rébellion].
C'est ce que je rentrerai raconter à Paris et on verra bien si les intéressés me font un procès en diffamation
.

http://www.rue89.com/2010/12/31/verges-a-abidjan-la-franc...
http://www.fischer02003.over-blog.com/article-dumas-et-ve...
http://www.convergencedesluttes.fr/index.php?post/2011/01...

Côte d’Ivoire : la France pyromane ne doit pas jouer au pompier.

L’association Survie rappelle que la France porte une grande responsabilité dans la crise qui secoue la Côte d’Ivoire depuis 8 ans. Malgré ce que prétendent l’ONU et les puissances occidentales, les conditions n’étaient pas réunies pour éviter une large fraude, particulièrement au Nord du pays. La seule issue semble désormais l’apaisement entre les deux camps et non l’affirmation de la victoire de l’un sur l’autre. La France doit procéder au retrait de son opération militaire au profit de troupes internationales sous commandement onusien.

Pour la première fois de leur histoire, les citoyens ivoiriens ont voté dans une élection présidentielle véritablement pluraliste et ouverte. Malgré des conditions extrêmement défavorables, la participation fut massive. Mais depuis trois semaines, la Côte d’Ivoire est séquestrée par « deux présidents ». Tandis que l’un, Laurent Gbagbo, se crispe sur son pouvoir, la « communauté internationale » est en passe d’imposer l’autre,Alassane Ouattara, aux Ivoiriens.

Pour cerner l’immense responsabilité de la diplomatie française dans l’impasse que vit actuellement la Côte d’Ivoire, il est nécessaire de poser quelques jalons historiques.

À l’automne 2002, l’Élysée refuse l’application des accords de défense à une Côte d’Ivoire en proie à une rébellion armée approvisionnée par un pays voisin. Au contraire, un cessez-le-feu est imposé, entérinant la partition du pays.

En janvier 2003, lors des accords de Marcoussis, la diplomatie française impose l’entrée des rebelles dans le gouvernement ivoirien. À Abidjan, des manifestants refusent que les portefeuilles de la Défense et de l’Intérieur soient confiés aux rebelles, comme le prévoyait l’exécutif français.

En novembre 2004, un engrenage tourne au drame. Au cours d’une offensive aérienne de l’armée ivoirienne sur les zones rebelles, neuf soldats français de l’opération Licorne et un civil américain trouvent la mort. Craignant un putsch orchestré par l’armée française après qu’elle a détruit l’aviation militaire ivoirienne, des manifestants envahissent certains quartiers d’Abidjan.L’armée française tire sur des manifestants, faisant plus de soixante morts.

Les accords de Pretoria d’avril 2005 calquent la structure de la Commission Électorale Indépendante (CEI) sur le plan de table des négociations de Marcoussis, aboutissant à une surreprésentation des rebelles, assurant aux partis d’opposition une large majorité [1]. Dans la foulée, le Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP) est créé à Paris, réconciliant deux anciens ennemis [2], Henri Konan Bédié et Alassane Ouattara, autour d’un accord électoral destiné à assurer la victoire de l’un des deux sur Laurent Gbagbo. L’Union Européenne impulse, à travers les Nations Unies, un Programme d’Appui aux Processus Électoraux dont la CEI est le principal bénéficiaire. Le descriptif de ce programme [3] laissait déjà augurer un passage en force :

« Pour les prochaines échéances électorales, il est à prévoir que le problème de confiance se posera avec une acuité encore plus grande et exigera le recours à des pouvoirs décisionnels exceptionnels pour contrecarrer l’incapacité d’atteindre des consensus politiques en temps utile. »

Début 2007, depuis Ouagadougou, Michel de Bonnecorse, chef de la cellule africaine de l’Élysée sous Jacques Chirac, annonce que la fin de la rébellion n’est pas un préalable aux élections [4]. Quelques semaines plus tard, Laurent Gbagbo, Guillaume Soro, leader de la rébellion, et Blaise Compaoré, président du Burkina, signent les accords de Ouagadougou : Guillaume Soro devient premier ministre. Fin 2007, un accord complémentaire a pour unique objet de confier à la société française Sagem Sécurité le volet technique de l’élaboration des listes électorales [5].

Ce 2 décembre 2010, le Conseil Constitutionnel ivoirien, essentiellement favorable à Laurent Gbagbo, constate l’expiration du délai imparti à la CEI pour annoncer les résultats provisoires. En effet, la CEI a échoué à trouver un consensus sur l’ampleur d’irrégularités dans le scrutin. Le président de la CEI Youssouf Bakayoko se rend alors au Golf Hôtel, où se trouvent déjà Henri Konan Bédié, Alassane Ouattara, Guillaume Soro, le représentant du secrétaire général de l’ONU et les ambassadeurs français et américain. Ces derniers lui promettent protection jusqu’à l’aéroport, en échange de la proclamation de résultats. Bakayoko annonce la victoire de Alassane Ouattara devant les caméras occidentales. Le lendemain, le Conseil Constitutionnel annonce l’invalidation du scrutin dans sept départements de la zone contrôlée par les rebelles et la victoire de Laurent Gbagbo.

Prétendre organiser une élection satisfaisante sans mettre fin à la partition du pays [6] était absurde. On s’étonne qu’aucune autorité internationale ne l’ait exigé sérieusement. Malgré les énormes moyens mis en œuvre, le scrutin n’a pas offert les garanties brandies par l’ONU.

Croire que l’élection présidentielle sortirait la Côte d’Ivoire de la crise était un leurre. Aucun des candidats du second tour ne sera capable à lui seul de guérir la société ivoirienne de ses plaies. Ni Alassane Ouattara, l’économiste libéral qui a fait carrière dans les grandes institutions financières internationales, l’adepte des privatisations, des coupes dans les budgets sociaux et autres plans d’ajustement structurel, l’ami très apprécié de l’Élysée. Ni Laurent Gbagbo, le socialiste devenu rapidement allié des grands groupes français, le nationaliste souvent - et sans doute volontairement - ambigu.

Il est urgent que les initiatives d’apaisement soient privilégiées [7]. Si la « communauté internationale » a une once de bon sens, c’est dans cette voie qu’elle doit pousser les acteurs de cette crise et non dans le refus de voir la réalité et dans l’illusion qu’on peut imposer une solution de force à un pays divisé. Le risque est de plonger la Côte d’Ivoire dans la violence.

Nous demandons que tout soit fait, à commencer par le retrait de l’opération Licorne au profit d’un renforcement de l’ONUCI, pour la réconciliation des Ivoiriens et non pour assurer la victoire d’un camp sur l’autre, ce qui serait lourd de menaces pour l’avenir de la Côte d’Ivoire.

Contact presse :
Stéphanie Dubois de Prisque - Chargée de communication
stephanie.duboisdeprisque(a)survie.org
01 44 61 03 25
06 89 31 17 18

Sources : survie.org.

23 décembre

http://www.oulala.net/Portail/spip.php?article4880



2 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

2-1 Côte d'Ivoire – LES MEDIAS FRANÇAIS Sarkozy menace les intérêts

VIDEO http://www.wat.tv/video/cote-ivoire-sarkozy-menace-38kgz_2hpbt_.html


2-2 Côte d'Ivoire - François Fillon ne partage pas

VIDEO http://www.wat.tv/video/cote-ivoire-francois-fillon-39o7d_2hpbt_.html


2-3 Attentats contre les chrétiens en Irak ou Côte d'Ivoire, tout n'est que mensonges...

Les Médias, en Occident... sont aux mains des Occidentaux;

Et les Médias, ailleurs, sont aussi aux mains des Occidentaux:

Les pays sont dirigés par des corrompus ou par des dictateurs achetés par les Occidentaux, ou bien, après avoir été bombardés ou bernés, ils ont vu arriver à leur tête des marionnettes au service de l'Oligarchie anglo-saxonne et israélienne, ou bien leurs médias sont colonisés par ces derniers. De toute façon, les citoyens sont manipulés. 
Les chrétiens sont, nous dit-on à longueur "d'informations", massacrés par des Musulmans, des Arabes (d'ailleurs tous plus ou moins ravalés, de façon scandaleuse, au rang d'islamistes fanatiques, haineux, assassins, et j'en passe), en réalité ils vivaient en bonne intelligence, avant les interventions militaires de l'Occident carnassier un peu partout, notamment en terres musulmanes. L'Irak est un excellent exemple: Du temps du "dictateur" S. Hussein, ils étaient bien traités. Comment, aujourd'hui, pourrait-il en être de même, alors qu'un Bush a claironné partout qu'il menait sa croisade "chrétienne" contre le Mal ? 
Les Chrétiens d'Orient ont toujours défendu, par exemple, la cause palestinienne, encore récemment par la voie de leurs Représentants locaux... ont-ils été victimes d'attentats sous faux drapeau pour payer leur appui officiel ? Toujours est-il que la CIA et le Mossad provoquent en permanence des attentats un peu partout, pour les attribuer ensuite à Ben Laden, aux Islamistes, et, via les Médias aux ordres, dresser l'opinion contre eux... et plus généralement contre les Arabes et contre les Musulmans. Tout est scandaleusement fait pour susciter le rejet, la haine, et justifier ensuite les juteux (pour les multinationales) chocs de civilisation menant aux guerres désormais "préventives, totales, planétaires, permanentes, nucléaires", le moment venu. 
Et lorsque les Services secrets de l'Occident provoquent des attentats contre les chrétiens, ils ont en vue la manipulation de l'opinion, son conditionnement, pour ensuite dresser les chrétiens du monde entier contre les Musulmans. C'est machiavélique...

La Côte d'Ivoire et les médiamensonges... 
Côte d'Ivoire: Gbagbo est diabolisé par l'Occident, alors qu'il mène un combat exemplaire contre le colonialisme toujours vivant. Très critique vis-à-vis de la politique française en Afrique, ami des Chinois, socialiste, il a tout pour déplaire aux Occidentaux, et son rival Ouattara, tout pour plaire: Ancien dirigeant du FMI, il est le candidat idéal des multinationales qui pillent les pays (au détriment des peuples), soumis, obséquieux, et totalement indifférent au sort des Africains. Vendu ! Grâce aux Occidentaux, il s'est implanté au Nord de la Côte d'Ivoire, et Gbagbo contrôle le Sud. Les médias occidentaux ont fait silence sur les exactions des partisans de Ouattara au Nord, et si les résultats ont été truqués, c'est dans cette partie du pays ! Bref, Gbagbo est bel et bien élu. Mais il déplaît aux Occidentaux, car il ne se soumet pas, lui... Et la Côte d'Ivoire est le pays le plus riche de la région (notamment avec son cacao), et une manne pour les prédateurs occidentaux qui ne veulent pas entendre parler d'un dirigeant indépendant ! Autant dire que tout est une question d'influence, de géo-politique, et qu'une fois de plus les peuples sont sacrifiés... Si une guerre civile éclate, les Occidentaux seront entièrement responsables, d'autant que Gbagbo est prêt à partager le pouvoir ! Voilà la vérité que les Médias vendus aux Occidentaux ne vous diront pas....
Amis Lecteurs, boycottez la télévision asservie, et informez-vous sur le Net !  
eva R-sistons aux médiamensonges...
http://r-sistons.over-blog.com
 


2-4 Les clés de la propagande de Dramane Ouattara.

Après avoir perdu la présidentielle ivoirienne, Alassane Dramane Ouattara se livre à une intoxication tout azimut de l’Etat ivoirien. Voici les clés de la propagande diabolique orchestrée par le président du RDR.

Vendredi 31 Décembre 2010

 « La vérité finit toujours par triompher du mensonge ». Cet adage qui a traversé le temps ne saurait trahir la cause ivoirienne. Alassane Ouattara et ses « spins doctors » de la nébuleuse internationale ont vite fait de propager le mensonge de sa supposée victoire au scrutin du 28 novembre dernier.
Et pourtant, la vérité sortie des urnes le désigne clairement perdant.

Pour tenter de falsifier l’Histoire, il utilise la désinformation dont l’instrument majeur est le lynchage médiatique.
A cet effet, la quasi-totalité des médias occidentaux a été mobilisée pour faire avaler la couleuvre aux Ivoiriens. Dans cette perspective, l’on a tendance à ne considérer que les seuls résultats donnés par le président de la Commission Electorale Indépendante. Ce qui est totalement aberrant pour qui connait les lois et règlements en vigueur en Côte d’Ivoire. En effet, la CEI, en sa qualité d’organe administratif, a pour rôle d’organiser les élections et de proclamer les résultats provisoires. Il revient ensuite au Conseil Constitutionnel de procéder à la proclamation définitive desdits résultats. Ignorer volontairement cet état de fait et se baser uniquement sur les faux résultats donnés par M Youssouf Bakayoko dans des conditions hors-la-loi, c’est mépriser les Ivoiriens qui se sont librement et souverainement donnés une Constitution le 1er aout 2000 en vue de régir la marche de l’Etat de Côte d’Ivoire.
Faut-il encore rappeler que la CEI n’a pas pu donner les résultats dans le délai de trois jours qui lui était imparti et qu’en pareille circonstance il revient au Conseil Constitutionnel, juge des élections et juridiction suprême, de se saisir de la suite de la procédure, régler le contentieux électoral et proclamer les résultats définitifs ? Faut-il encore rappeler au monde que le président de la CEI a été kidnappé depuis son domicile par les ambassadeurs de France et des Etats-Unis afin de l’amener à annoncer manu militari le résultat du scrutin, non au siège de la Commission Electorale Indépendante, mais au quartier général du candidat Alassane Ouattara ?

Où a-t-on vu cela dans le monde ?

Quel est donc, au regard de ce qui précède, la crédibilité des résultats annonçant Ouattara Dramane vainqueur ?
En outre, les propagandistes à la solde de Ouattara affirment que le Conseil Constitutionnel est composé en majorité de personnalités acquises à la cause du Président Laurent GBAGBO sans prendre la peine de relever que l’opposition politique et rebelle domine largement la CEI. Au-delà de cette mauvaise fois manifeste, toutes les personnes guidées par le bon sens devraient se poser la question suivante : M Paul Yao Ndré, président du Conseil Constitutionnel a-t-il dit le Droit ? Si oui, Laurent Gbagbo est bel et bien le vainqueur de l’élection présidentielle de la République de Côte d’Ivoire.
Tout le reste n’est que pure affabulation et propagande grotesque qui ne saurait vaincre la volonté populaire des Ivoiriens qui n’aspirent qu’au redécollage socio-économique de leur pays défiguré et retardé par les envahisseurs et sanguinaires envoyés par la France dans la seule optique de perpétuer la tradition coloniale. Ignorant royalement que le temps de l’asservissement de l’Afrique est révolu.

Vendredi 31 Décembre 2010

http://www.alterinfo.net/Les-cles-de-la-propagande-de-Dramane-Ouattara_a53249.html


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