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10/01/2011

n° 469 - Les Dossiers de l'Afghanistan - 09-01 : Début - : Qui a vraiment coupé le nez d'Aisha ?

n° 469  - Les Dossiers de l'Afghanistan - 09-01 : Début  - : Qui a vraiment coupé le nez d'Aisha ?



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Les Dossiers de l'Afghanistan

n° 469 - du 09-01

C.De Broeder & M.Lemaire



Avant propos

La guerre menée par le terrorisme contre ses adversaires déclarés est tout à fait invraisemblable.

Pour être crédible, cette histoire exigerait triplement et simultanément une excessive stupidité des terroristes, une incompétence extravagante des services policiers, et une folle irresponsabilité des médias. Cette invraisemblance est telle qu'il est impossible d'admettre que le terrorisme soit réellement ce qu'il prétend être’.

(MICHEL BOUNAN)

 

·                     Les médias occidentaux pro USA usent d’un terme générique- Al Qaida- Taliban - pour désigner tous les résistants .... idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes

Ps : Avant de vous lancer dans la lecture du journal, noter ceci: 'Al Qaïda'  & Al-Zarqaoui, Ben Laden Mollah Omar  = concept réducteur inventé par les Usa, pour désigner la résistance. Idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes



b) sur le site : 

 www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens...

c) sur le site de Robert Bibeau :  : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

d) sur le site de eva R-sistons: - http://no-war.over-blog.com/

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire.

1 Médias et Manipulation de l’opinion.

1-1     Laure Daussy : Qui a vraiment coupé le nez d'Aisha ?

1-2 Le nez mutilé de Bibi Aisha.

2 Les Brèves

2-1 Pour les guerres, aucune restriction de budget.

2-2 Gates cherche une nouvelle équipe pour les assassinats ciblés.

2-3 L'Iran bloque le transit de carburant.

 2-4 Guantanamo : Les Brèves

1 La Maison Blanche : le camp de Guantanamo ne sera pas fermé.   

Fin

3 Dossiers

3-1 Manlio Dinucci : Escalade high-tech en Afghanistan.

3-2 Dexter Filkins, Via l’aide américaine, des chefs de guerres construisent l’empire afghan.

3-3 Dexter Filkins : Tirin Kot, Afghanistan.

3-4 Guantanamo : Les dossiers

1 Guantanamo ne sera pas fermée de sitôt… 

2 La nouvelle politique relative aux prisonniers en Afghanistan pourrait bafouer le droit international.

Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

4-1 L'appui matériel à la résistance afghan est une « activité terroriste »…

4-2 Retrait des troupes militaires canadiennes de l’Afghanistan.

 



1 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

1-1 Laure Daussy : Qui a vraiment coupé le nez d'Aisha ?
Certains chercheurs disculpent les Résistants

Et si ce n'étaient pas les Résistants ?

La Une du magazine américain Time, la semaine dernière, montrait une jeune femme, Aïsha, 18 ans, avec un trou béant à la place du nez. Selon Time, cette mutilation a été ordonnée par des Résistants. Mais une politologue, spécialiste de l'Afghanistan, Mariam Abou Zahab, a catégoriquement réfuté cette version dans l'émission "C dans l'air", le 9 août. [...].

Après le démenti des Résistants eux-mêmes, après la mise en cause de la journaliste de Time pour conflit d'intérêt, ces doutes fragilisent encore le "story telling" de l'hebdomadaire américain.

En Une de Time, cette photo d'une jeune femme, Aisha, 18 ans, avec le nez et les oreilles tranchés, "punie" pour avoir fui son mari violent et sa belle-famille, qui la traitait comme une esclave. Qui est le responsable de cette mutilation ? Selon l'article du Time, il s'agit d'une sentence ordonnée par un commandant local taliban, de la province d'Uruzgan. Il aurait même affirmé, selon le journal, qu'il voulait faire de la jeune femme "un exemple", afin que "les autres filles du village n'essayent pas de faire la même chose". Les Résistants ont ensuite démenti, sur leur site, expliquant qu'ils condamnent ce type de pratique puisqu'elle n'est pas autorisée par la Charia. Nous vous en parlions dans un article ici. Leurs propos sont à prendre avec précaution [aucune précaution par contre face aux propos des médias ocidentaux bien sûr]. Néanmoins, une politologue semble confirmer ce démenti.

[...]
Abou Zahab fustige donc la couverture de Time, qui a choisi, comme titre, à côté de cette photo : "What happens if we leave Afghanistan", "Ce qui se passera si nous partons". Elle la juge "scandaleuse". "On exploite l'ignorance de ce qu'est l'Afghanistan pour faire de la propagande afin de justifier le maintien de l'armée américaine', dénonce-t-elle. Elle est la première spécialiste, à notre connaissance, en France, à réfuter que cette mutilation soit l'oeuvre des Résistants. Pour autant, elle n'a pas été contactée par d'autres journaux. "Ce n'est pas vendeur, c'est plus simple de s'en prendre aux résistants".

[...]
Cette pratique semble donc relativement répandue, et ne pas avoir été inventée par les Résistants. Ont-ils pu, pour autant, décider de ce châtiment pour la jeune Aisha, comme ils ont prononcé, parfois, des sentences de lapidation ou de main coupée ? Difficile de le savoir. Chercheurs et ONG se retrouvent sur un point : affirmer de manière péremptoire que la mutilation de la jeune femme est le fait des Résistants est trop rapide. De même que faire croire que la situation des femmes en Afghanistan serait pire depuis les Résistants, et qu'il faudrait les combattre pour que tout aille mieux est "faux", martèle Françoise Bouchet-Saulnier, juriste à Médecins sans frontières, et invitée également sur le plateau de "C dans l'air". Contactée par @si, elle affirme : "Les mutilations physiques, les lapidations, existaient déjà avant la présence des Résistants. Toute cette région du monde est marquée par une culture traditionnelle qui ne respecte pas le droit des femmes. Time exploite un cas individuel dans un objectif de propagande".

Laure Daussy

 19 août 2010

http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=3262


1-2 Le nez mutilé de Bibi Aisha.

Cette crevasse au milieu du visage, cette béance à la place de ce qui fut un nez, voilà comment Bibi Aisha était apparue au monde. C'était fin juillet à la "une" du magazine américain Time. La jeune Afghane de 18 ans offrait son visage mutilé, tailladé au coutelas. Comme on dépècerait un animal. Le châtiment à la lame de boucher.

Son crime ? S'être enfuie de chez elle, un village reculé de la province d'Uruzgan, où elle ne supportait plus les coups et les humiliations infligés par sa belle-famille. L'article de Time narrait son martyre, qui s'était produit un an plus tôt, l'été 2009. Coiffant la photo de ce beau visage salement défiguré, le titre de la couverture du magazine a fait sensation : "Ce qui arrivera si nous abandonnons l'Afghanistan."

La jeune Pachtoune illettrée d'Uruzgan, qui n'avait jamais vu d'étrangers de sa vie, devenait soudain une icône mondiale. La figure de l'oppression des femmes afghanes. Et un puissant argument dans la guerre de propagande que se livrent Américains et résistants.

Fin novembre, son beau-père, Mohammad Sulaiman, a été arrêté au cœur du bazar de son district de Chora. Il serait le grand instigateur du supplice. La police afghane est intervenue après une plainte déposée par la Commission indépendante des droits de l'homme d'Afghanistan (AIHRC). "Il a défiguré une créature de Dieu, et il en était fier", a déclaré au New York Times le général Juma Gul Himat, le chef de la police de la province d'Uruzgan. L'efficacité de l'intervention de la police afghane en cette affaire est une surprise. Les milliers de cas de violences - dont de nombreuses sont fatales - faites aux femmes en Afghanistan restent en général impunis. Le beau-père aurait-il été ennuyé si Bibi Aisha n'avait fait la "une" du Time ?

La jeune Afghane a appris la nouvelle de Californie où elle a trouvé refuge. La mobilisation internationale en sa faveur lui a permis d'être traitée dans une clinique de la Grossman Burn Foundation. Elle porte désormais un nouveau nez, une prothèse, en attendant une greffe ultérieure. En octobre, à Los Angeles, lors d'un gala de la fondation, Bibi Aisha était rayonnante, collier autour du cou, star de la soirée. Laura Bush et Maria Shriver, l'épouse du gouverneur Arnold Schwarzenegger, étaient là pour la fêter. 

Si chacun se réjouit de la rémission de Bibi Aisha, la médiatisation tonitruante dont elle est l'objet suscite le débat, en Afghanistan comme aux Etats-Unis.

Tout ce tumulte fera-t-il réellement avancer la cause des femmes afghanes ?

Un double malaise se fait jour.

D'abord cette incrimination des talibans dans le forfait.

Quand ils dirigeaient l'Afghanistan entre 1996 et 2001, ces tenants d'une lecture ultra-orthodoxe de l'islam avaient cloîtré les femmes et interdit d'école les filles.

Leur application de la charia (loi islamique) était particulièrement violente. Leur bilan calamiteux en la matière est connu. 

Mais est-il besoin de leur imputer la moindre violence commise contre les femmes en Afghanistan ? L'intégrisme s'est propagé ces dernières années jusqu'au cœur même du régime du président Hamid Karzaï, qui compte parmi ses alliés des ex-seigneurs de la guerre, à l'idéologie aussi obscurantiste que celle des résistants. Dans l'affaire de Bibi Aisha, une enquête d'AIHCR a conclu, lundi 6 décembre, que son supplice relevait de la violence familiale - les fameux "crimes d'honneur" de la société pachtoune - et n'avait rien à voir avec une instruction expresse du mouvement des résistants. 

Bien sûr, cela n'allège en rien l'inquiétude d'un retour au pouvoir des résistants. Les associations de défense des droits humains, qui tissent à Kaboul un embryon de citoyenneté, s'en alarment ouvertement. La secrétaire d'Etat Hillary Clinton a multiplié ces derniers mois les déclarations rassurantes. Elle a affirmé avec force que la "ligne rouge" de la Constitution afghane, protectrice des droits civils (sur le papier), ne saurait être franchie en cas de futures négociations avec les résistants. L'implication personnelle de Mme Clinton est sincère, mais ce qui commence à susciter l'embarras - jusqu'aux Afghans éclairés -, c'est la petite musique de la propagande de Washington en train de monter. 

Là est le second malaise. Et il s'est épaissi avec la publication en mars par WikiLeaks - encore eux ! - d'un document secret de la CIA recommandant l'exploitation de la question des femmes en Afghanistan, notamment auprès des opinions publiques européennes. "Les femmes afghanes, conseille le texte, pourraient servir de messagers idéaux pour humaniser le rôle de l'OTAN dans son combat contre les résistants." Le document suggère de "créer des occasions médiatiques" permettant aux femmes afghanes d'évoquer "leurs aspirations pour l'avenir et leurs craintes d'une victoire des résistants". La cible du "message", précise le texte, devrait être principalement "les femmes françaises et allemandes" qui, selon des sondages étudiés par la CIA, seraient plus hostiles à la guerre que le public masculin.

Il n'est pas sûr que les Américains servent de cette manière la noble cause des femmes afghanes. Le soupçon [sic! juste un soupçon.. ] de la manipulation est en train de s'instiller, tel un poison. Le mieux que les médias aient désormais à faire, c'est de continuer à donner la parole aux "femmes afghanes". Sans vouloir s'en servir de "messagers". Et en ignorant le reste. 

LE MONDE |

10.12.10



2 Les Brèves

Ndlr : La publication de l'analyse ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur, mais doit être vu comme information

2-1 Pour les guerres, aucune restriction de budget.

Armes high-tech

par Manlio Dinucci

Elle a fait le tour du monde, l’information qu’à Londres, des étudiants « violents » ont attaqué la voiture du prince Charles et consorte quand, le 9 décembre, le parlement britannique a décidé de tripler les taxes universitaires à cause de « restrictions de budget ».

Ce qui n’a pas fait la une, par contre, une semaine après seulement, c‘est qu’on a lancé aux chantiers de la société Bae Systems à Barrow-in-Furness, un autre sous-marin nucléaire qui a coûté 2 milliards de dollars. C’est le second de la nouvelle classe Astute, fourni à la Royal Navy, qui en recevra cinq autres. Son nom, « Ambush » (Embuscade) est tout un programme : doté d’un réacteur nucléaire qui pourrait alimenter en énergie toute une ville, il peut rester en immersion pendant des mois, et, avec son radar et son sonar, repérer des objectifs à plus de 5 Kms de distance, et les frapper avec ses missiles de croisière à tête conventionnelle ou nucléaire.
Pour des systèmes d’alarme comme celui-ci on trouve l’argent, en maintenant la dépense militaire britannique au 4ème rang mondial. Il en va de même dans les autres pays de l’OTAN (Italie comprise), dont la dépense militaire totale est montée à environ 1.000 milliards de dollars annuels, équivalents aux deux tiers de la dépense militaire mondiale.

Les locomotives de la nouvelle course aux armements sont les Etats-Unis. Le 1er décembre, la US Navy a expérimenté un railgun (canon à induction électromagnétique) qui a détruit un objectif situé à 200 Kms, par l’impact cinétique d’un projectile de métal plein lancé à une vitesse de 3 Mach (6.000 Kms/heure).

La US Army par contre annonce avoir expérimenté avec succès « le laser militaire le plus puissant du monde », réalisé par la société Northrop Grumann. Il sera employé sur le champ de bataille, à bord de véhicules spéciaux, pour aveugler les senseurs des systèmes de visée non moins que les soldats ennemis : et cela bien qu’une convention de 1995 interdise l’usage d’armes laser aveuglantes.
Pendant ce temps la technologie laser a permis de réaliser un nouveau lance-grenades qui « change les règles du jeu » en Afghanistan. C’est une arme portable, appelée XM25, qui « tue les ennemis même quand ils sont à l’abri d’un mur » : le viseur laser calcule la distance exacte de l’objectif, pour que les projectiles à fragmentation dotés de microchip explosent sur la tête de ceux qui sont derrière le mur (on verra plus tard si ce sont des combattants ou des civils). Les premiers lance-grenades « intelligents » viennent juste d’être remis aux régiments en Afghanistan, qui sous peu en recevront 12.500 (au prix de 30.000 dollars l’unité).

La US Air Force aussi est en train d’accumuler les records.  Le 3 décembre, elle a annoncé le retour de l’espace, après une mission de 220 jours, du mini-shuttle X-37B, réalisé par Boeing. C’est le premier véhicule orbital qui, sans équipage à bord, est en mesure d’opérer dans l’espace et de rentrer automatiquement à terre. Ses applications militaires sont multiples : il peut détruire les satellites de l’adversaire avant l’attaque et amener dans l’espace de futures armes laser ou à impact cinétique, ainsi que des têtes nucléaires.
On accélère ainsi la course aux armements high-teh, avec la contribution déterminante de scientifiques et dans le silence complice de quasiment tout le monde scientifique.

Manlio Dinucci est géographe.

Edition de dimanche 19 décembre 2010 de il manifesto

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

www.Mondialisation.ca

© Copyright Manlio Dinucci, Il manifesto, Le 19 decembre 2010

URL de cet article: http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=22463


2-2 Gates cherche une nouvelle équipe pour les assassinats ciblés.

Le secrétaire à la Défense Robert Gates s’apprêterait à nommer un nouvel assistant pour les Opérations spéciales, les Conflits de basse intensité et les Moyens interdépendants : le Michael A. Sheehan. 

Le colonel Sheehan est un spécialiste de longue date des assassinats ciblés. Il s’est notamment illustré dans l’armée de terre au Panama et au Salvador sous uniforme US, puis en Somalie et à Haïti sous casque bleu. Il passa au civil et fut nommé ambassadeur itinérant pour le contre-terrorisme, puis directeur adjoint des Forces de maintien de la paix des Nations Unies.

Il pourrait être secondé dans ses nouvelles fonctions par Mark Lippert, l’ancien conseiller militaire du sénateur Barack Obama, puis adjoint du conseiller national de sécurité du président Obama. Lippert, termine une année de formation qui l’a éloigné des arcanes du pouvoir.

John Nagl je joindrait à cette équipe. Le colonel Nagl est un des intellectuels qui entourent le général David Petraeus. Il préside aujourd’hui le Center for a New American Security. 

La fonction d’Assistant secrétaire à la Défense pour les Opérations spéciales, les Conflits de basse intensité et les Moyens interdépendants consiste principalement à planifier les missions commando secrètes et les attaques par drone, afin d’assassiner des « cibles militaires », n’importe où dans le monde.

Obama a augmenté les moyens et le nombre de « missions noires » par rapport à ses prédécesseurs. Il les a étendu à 75 Etats (contre 60 pour Bush Jr.), le meurtre tous azimuts permettant d’éliminer à moindre frais les oppositions à l’impérialisme.

- Sur la théorie des assassinats ciblés dans le cadre des opérations de contre-insurrection, lire « Opération Phénix », par Arthur Lepic, Réseau Voltaire, 16 novembre 2004 http://www.voltairenet.org/article15519.html
- « Obama augmente les assassinats ciblés », Réseau Voltaire, 5 juin 2010
http://www.voltairenet.org/article165698.html

Réseau Voltaire, 5 janvier 2011

http://www.voltairenet.org/article168011.html


2-3 L'Iran bloque le transit de carburant.

L'Iran bloque le transit de carburant via son territoire vers l'Afghanistan, a déclaré mercredi Khan Jan Alokozai, vice-président de Chambre de Commerce et d'Industrie afghane (CCI), cité par la radio locale Salam Watandar.

Selon M.Alokozai, depuis déjà plus de deux semaines, quelque 1.600 camions-citernes chargés de carburant ne peuvent traverser le territoire iranien, leur passage étant bloqué par les forces de sécurité iraniennes.

Ce carburant a été acheté par des hommes d'affaires afghans en Irak et au Turkménistan pour les consommateurs ordinaires, a indiqué le représentant de la CCI. Selon lui, les autorités iraniennes bloquent le transit de carburant qu'elles croient destiné aux troupes des Etats-Unis et de l'Otan en Afghanistan même si Téhéran n'a toujours pas donné officiellement la raison de ce blocus.

D'après la CCI d'Afghanistan, ce blocus a déjà provoqué une augmentation d'environ 25% du prix du carburant au marché intérieur.

22/12/2010

RIA Novosti.

Alexandr Uriev


 2-4 Guantanamo : Les Brèves

Ndlr : La publication de l’article ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage ce point de vue, mais doit être vu comme information.

1 La Maison Blanche : le camp de Guantanamo ne sera pas fermé.   

Le porte-parole de la Maison Blanche Robert Gibbs a assuré dimanche que la prison de Guantanamo ne fermerait pas "avant un certain temps", renvoyant la balle dans le camp républicain pour "travailler sur cette question avec l'administration".  "Ça ne va certainement pas fermer le mois prochain", a déclaré M. Gibbs sur CNN, en référence à l'année de retard maintenant prise par l'administration américaine sur la fermeture de la prison ordonnée pour le 22 janvier 2010 par Barack Obama au lendemain de son arrivée à la Maison Blanche. Une fermeture prochaine "dépendra de la volonté des Républicains de travailler avec l'administration sur cette question", a-t-il résumé. Le président américain Barack Obama avait signé un décret le 22 janvier 2009 pour que la prison soit fermée dans l'année, mais le Congrès l'en a empêché, interdisant notamment toute venue de prisonniers sur le sol américain pour autre chose que leur procès.

28/12/2010

 http://french.irib.ir

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