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23/01/2011

n°508 - Journal d'Irak - 02.01au 21/01/11 - Fin- 5 millions d’orphelins en Irak.

n°508 -  Journal d'Irak - 02.01au 21/01/11 - Fin- 5 millions d’orphelins en Irak.



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance.

Les médias occidentaux dans leur large majorité ont de tout temps accepté les versions des armées occupantes et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!



Journal d'Irak

  n°508                 du 02.01.11                   au 21/01/11

C.De Broeder & M.Lemaire



Le " Journal d’Irak  " est visible  sur ...

a) sur mes  blog :  http://www.dhblogs.be/categories/International.html

                              http://www.lalibreblogs.be/categories/International.html

b) sur le site http://turkmenfriendship.blogspot.com/2007/10/journal-dirak-de-m-lemaire.html

c) sur le site de Eva Resis  :  no-war.over-blog.com

d) Et Sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

e) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire :

Tiré à part :

Une centaine d'enfants emprisonnés, chaque mois.  

Salehi : les étrangers doivent sortir de l'Irak.

Dommages Collatéraux... le Pentagone prolonge

De Defensa : 5 millions d’orphelins en Irak

Lutte pour la libération du territoire

La résistance contre l'agresseur

1 Analyse

Des résistants

2 Occupation de l'Irak

3 Politique

1) collaborateurs Irakiens

2) occupants 

4 Libération du territoire

Détails.

L'Irak en chiffre. 

Fin

5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

5-1 Wikileaks et Cantona servent-ils à quelque chose?

5-2 John Pilger : Pourquoi les guerres ne sont-elles pas rapportées honnêtement? –

6 Les brèves

6-1 BP: dépasse ses objectifs à Roumaïla.

6-2 Cercle Finance : BP: dépasse ses objectifs à Roumaïla, en Irak.

6-3 14 maisons de chrétiens visées par des bombes à Bagdad.

7 Dossier & Point de vue

7-1 Pays en ruine mais…

1 Accord international de vente d'armes à 13 milliards de dollars avec l'Irak.

2 L'Irak entend dépenser plus de 26 mds de dollars pour les armements US .

7-2 al-Sadr de retour en Irak,

a) De retour en Irak, al-Sadr fustige le «satan américain».

b) Muqtada al-Sadr de retour en Irak.

c) Accueil mitigé pour l'imam Moktada Sadr en Irak.

d) De retour d'exil, Sadr appelle à la "résistance" contre l'armée américaine.

 


5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

5-1 Wikileaks et Cantona servent-ils à quelque chose?

http://www.dailymotion.com/video/xg7v0u_wikileaks-et-cantona-servent-ils-a-quelque-chosey_news#from=embed


5-2 John Pilger : Pourquoi les guerres ne sont-elles pas rapportées honnêtement? –

Droits et devoirs des journalistes.

John Pilger est cette figure du journalisme d’investigation anglo-saxon, activiste anti-guerre et défenseur des droits humains, qui s’était exprimé le 23 octobre 2010 à Londres sur le probable "laisser-faire" (ce qui s’appelle la théorie LIHOP, pour Let It Happen On Purpose) de l’administration Bush lors des attentats du 11-Septembre. Cette prise de position était passée totalement inaperçue en France. Dans cet article publié dans le journal britannique The Guardian, M. Pilger revient à la charge contre le journalisme "de complaisance", celui qui  ne remplit pas son rôle  d’information du public et se limite à relayer les informations venant des autorités plutôt que de rapporter la réalité du terrain. Il part de l’exemple de l’Irak et du journalisme de guerre qui y a eu cours, et étend son analyse au journalisme "au service des lobbies" et des gouvernants, injustifiable à ses yeux.

Pour illustrer ses propos, nous avons choisi de les associer à ceux tenus par Ray McGovern, auteur avec d’autres ex-agents de la CIA d’une lettre de soutien au fondateur de Wikileaks, Julian Assange. Lui aussi, lors d’une interview par un journaliste de CNN (!) fustige ces journalistes transformés en porte-parole des gouvernants, qui de surcroit se permettent de qualifier Assange de "terroriste".

05 janvier, 2011 by GeantVert  

Pourquoi les guerres ne sont-elles pas rapportées honnêtement?

Le public doit connaître la vérité sur les guerres. Alors pourquoi les journalistes s’associent-ils avec les gouvernements pour nous mystifier ?

Par John Pilger, The Guardian,

 10 décembre 2010

Dans le manuel de l’armée US  portant sur la contre-insurrection, le Général américain commandant [les Forces de l’OTAN en Afghanistan] David Petraeus décrit la guerre en Afghanistan comme une « guerre de perception… conduite en utilisant en permanence les médias d’information. » Ce qui importe réellement n’est pas vraiment la bataille au jour le jour contre les Talibans, mais la façon dont cette aventure est vendue aux États-Unis où « les médias influencent directement l’attitude de pans entiers de l’audience ». En lisant cela, je me suis souvenu du Général vénézuélien qui dirigea un coup d’État contre le gouvernement démocratique de 2002. « Nous avions une arme secrète », se vanta-t-il. « Nous avions les médias, en particulier la télévision. Il faut avoir les médias. »

Jamais les officiels n’ont dépensé autant d’énergie pour s’assurer que les journalistes soient bien de connivence avec les rapaces faiseurs de guerres, un phénomène dorénavant perpétuel selon le Général grand ami des médias. En se faisant l’écho des chefs de guerre les plus prolixes, comme Dick Cheney, l’ancien vice-président américain, chantre du « waterboarding » [Ndt : torture par simulation de noyade],  et qui présagea « 50 ans de guerre », ils contribuent à une situation de conflit permanent qui dépend grandement de la mise à l’écart d’un ennemi dont ils n’osent dire le nom : le public.

Au centre de guerre psychologique du Ministère de la Défense à Chicksands, dans le Bedfordshire, les chargés de formation pour journalistes  se démènent à la tâche, plongés dans un jargon fait de « domination informationnelle », « menace asymétrique » ou « cyber-menace ». Ils partagent leurs locaux avec le personnel enseignant les méthodes d’interrogatoires qui ont conduit à une enquête publique concernant la pratique de la torture par les militaires britanniques en Irak. La désinformation et la barbarie des guerres coloniales ont beaucoup de choses en commun.

Bien entendu, seul le jargon est nouveau. Dans la scène d’ouverture de mon film, The War You Don’t See, il y a une référence à une conversation privée pré-Wikileaks datant de décembre 1917 entre David Lloyd George, premier ministre britannique durant une grande partie de la Première Guerre mondiale, et CP Scott, éditeur du Manchester Guardian. « Si les gens connaissaient vraiment la vérité, dit le premier ministre, la guerre serait stoppée demain. Mais bien entendu, ils ne savent pas, et ne peuvent pas savoir. »

A la suite de la « der des ders », Edward Bernays, un confident du président Woodrow Wilson, inventa le terme de « Relations Publiques » comme euphémisme pour [désigner la] propagande « qui était devenu un terme péjoratif en raison de la guerre. » Dans son livre Propaganda (1928), Bernays décrit les RP comme « un gouvernement invisible qui constitue le vrai pouvoir dirigeant de notre pays » et ce grâce à « l’intelligente manipulation des masses ». Ceci fut mis en place par la création de « fausses réalités », relayées ensuite par les médias. (Un des premiers succès de Bernays fut de parvenir à persuader les femmes de fumer en public. En associant l’acte de fumer et la « libération » de la femme, il fit les gros titres faisant l’éloge des cigarettes  décrites comme « des torches de la liberté »).

J’ai commencé à comprendre ceci alors que j’étais jeune journaliste pendant la guerre américaine au Vietnam. Durant ma première affectation, j’ai vu le résultat du bombardement de deux villages et l’usage du Napalm B qui continue de brûler sous la peau ; beaucoup de victimes étaient des enfants; les arbres étaient ornés de morceaux de corps humains. Les regrets du type « ces tragédies sont inhérentes à la guerre » n’expliquent pas pourquoi virtuellement toute la population du sud Vietnam était mise en danger par des Forces se déclarant « alliées », c’est-à-dire les États-Unis.  Des termes de RP comme « pacification » et « dommages collatéraux » sont devenus monnaie courante. Presque aucun journaliste n’utilise le mot « invasion ». [Les expressions] « intervention », et plus tard « bourbier » sont devenues parties intégrantes du vocabulaire utilisé par les journalistes, qui percevaient la mort de civils comme des erreurs tragiques et ne remettaient que rarement en cause les bonnes intentions de l’envahisseur.

A Saïgon, sur les murs des bureaux des organisations de presse américaines étaient souvent affichées des photographies horribles qui n’étaient jamais publiées et rarement relayées, car on disait qu’elles donneraient un côté « sensationnaliste » à la guerre en mettant en colère les lecteurs et les spectateurs, et qu’elles n’étaient donc pas « objectives ». Le massacre de My Lai en 1968 ne fut rapporté que par un journaliste indépendant, Seymour Hersh, alors que de nombreux journalistes étaient au courant (ainsi que de bien d’autres atrocités). La couverture de Newsweek titrait « Une tragédie américaine », insinuant que les envahisseurs étaient les victimes: un thème déculpabilisant qui fut repris par Hollywood dans des films comme « Voyage au Bout de l’Enfer » ou Platoon. La guerre était imparfaite et tragique, mais la cause était essentiellement noble. De plus, elle fut « perdue » en raison de l’irresponsabilité de médias hostiles et non censurés.

Bien qu’à l’opposé de la vérité, ces fausses réalités sont devenues les « leçons » apprises par les faiseurs de guerres d’aujourd’hui et par la majorité des médias.  À la suite du Vietnam, les journalistes « embarqués » (embedded reporters) sont devenus des pièces centrales des politiques de guerre, et ce, des deux côtés de l’Atlantique. A quelques honorables exceptions près, cela a fonctionné, en particulier aux USA. En mars 2003, près de 700 journalistes embarqués ainsi que des équipes de cameramen ont accompagné les forces d’invasion en Irak. A voir leurs reportages enthousiastes, on aurait pu s’imaginer que l’Europe était de nouveau libérée. Les Irakiens sont juste de fugaces et lointains seconds rôles; mais John Wayne est de retour.

 Une statue de Saddam renversée à Bagdad le 9 avril 2003. Photographe: Jerome Delay/AP

L’apothéose fut l’entrée victorieuse à Bagdad, et les images de la télévision montrant la foule acclamant la chute d’une statue de Saddam Hussein. Derrière cette façade, une équipe d’opération psychologique américaine a réussi à manipuler ce qu’un rapport de l’armée US, méconnu, décrit comme un « cirque médiatique avec presque autant de journalistes que d’Irakiens ». Rageh Omaar, qui était présent pour la BBC, rapporta cette information : « les gens sont sortis en souhaitant la bienvenue [aux Américains], et en faisant le V de la Victoire. Ce genre de scène a lieu partout dans la capitale irakienne ». En fait, dans la majeure partie de l’Irak, la conquête et la destruction sanglante d’une société tout entière avaient bien lieu, mais furent largement ignorées.

Dans « The War You Don’t See », Omar parle avec une franchise admirable : « je n’ai pas vraiment fait mon travail correctement, dit-il. Je fais mon mea culpa et dois avouer que nous n’avons pas suffisamment appuyé là où cela faisait mal ». Il décrit la façon dont la propagande militaire britannique a manipulé avec succès la couverture médiatique de la chute de Basra, chute qui fut annoncée ‘17 fois’ par BBC News 24. « Cette couverture, dit-il, fut une chambre d’écho géante. »

La souffrance intense des Irakiens lors de l’assaut n’avait que peu de place dans les journaux. Andrew Marr, alors éditorialiste politique à la BBC, se trouvait près du 10 Downing Street la nuit de l’invasion, et déclara : « [Tony Blair] a dit que nous serions capables de prendre Bagdad sans bain de sang, et qu’à la fin, les Irakiens célèbreraient l’événement, et sur ces deux points, il s’est avéré qu’il avait parfaitement raison… ». J’ai demandé une interview à Marr, mais n’ai reçu aucune réponse.  D’après des études réalisées par l’Université de Galles de Cardiff et par Media Tenor, il apparait que la couverture de la guerre par la BBC reflétait presque exclusivement la ligne du gouvernement, et que les reportages témoignant de la souffrance des civils étaient relégués au second plan. Media Tenor place la BBC et la chaine américaine CBS tout en bas d’un classement concernant le temps alloué aux opposants à l’invasion parmi les télévisions occidentales. « Je suis tout à fait ouvert sur le fait que l’on nous accuse d’avoir été mystifiés » déclarait Jeremy Paxman l’année dernière, parlant à un groupe d’étudiants au sujet de la non-existence des armes de destruction massive irakiennes. « Nous l’avons clairement été [mystifiés] ». En tant que personnalité médiatique grassement rémunérée, il oublie cependant de préciser pourquoi il fut mystifié.

Dan Rather, qui fut le présentateur du journal de CBS pendant 24 ans, fut moins réticent. « La peur était présente dans chaque salle de rédaction américaine, m’avoua-t-il, la peur de perdre son travail… la peur de se voir cataloguer comme non-patriote ou autre ». Rather explique que la guerre les a « transformés en sténographe » et que si les journalistes avaient enquêté sur les mensonges qui ont amené à la guerre en Irak, au lieu de les amplifier, l’invasion n’aurait pas eu lieu. C’est une opinion partagée par nombre de grands journalistes américains que j’ai interviewés.

En Grande-Bretagne, David Rose, dont l’article paru dans The Observer joua un rôle majeur dans l’établissement d’un lien, en vérité inexistant, entre Saddam Hussein, al-Qaïda et le 11-Septembre, m’a accordé une interview courageuse dans laquelle il dit : « C’est inexcusable… Ce qui s’est produit [en Irak] est un crime, un crime d’une très grande ampleur… »

« Est-ce que cela fait des journalistes des complices ? » lui ai-je alors demandé.

« Oui…involontairement peut-être, mais oui ».

Quelle est la valeur d’un tel témoignage de journaliste? La réponse est fournie par le grand journaliste James Cameron, dont le documentaire courageux et révélateur, réalisé avec Malcom Aid au sujet des bombardements de civils au nord Vietnam fut interdit par la BBC. « Si nous, qui sommes censés trouver ce que manigancent ces salauds (sic), ne rapportons pas ce que nous trouvons, si nous ne prenons pas la parole, alors qui va stopper cette entreprise sanglante qui frappe à nouveau ?»

Cameron ne pouvait pas imaginer un phénomène moderne comme celui de Wikileaks, mais il l’aurait sûrement approuvé. Derrière l’avalanche actuelle de documents officiels, en particulier ceux décrivant les machinations secrètes ayant conduit à la guerre – comme l’obsession américaine envers l’Iran –, l’échec du journalisme est rarement souligné. Et peut-être que la raison pour laquelle Julian Assange semble provoquer tellement d’hostilité parmi les journalistes au service de différents « lobbies », ceux que le porte-parole de George Bush a qualifiés une fois de « facilitateurs complices », est que Wikileaks et ses révélations les remplissent de honte. Pourquoi le public a-t-il dû attendre Wikileaks pour savoir comment les grandes puissances agissent vraiment ? Comme le montre la fuite (leaked) d’un document de 2000 pages du Ministère de la Défense, les journalistes les plus compétents ne sont pas qualifiés d’« embarqués » ou d’ « embrigadables » par le pouvoir, mais de « menace ». C’est en fait la menace de la vraie démocratie, dont la « monnaie est », selon Thomas Jefferson, « la libre circulation de l’information ».

Dans mon film, je demande à Assange de quelle manière il opère vis-à-vis des lois draconiennes concernant le secret pour lesquelles la Grande-Bretagne est célèbre. « En fait, dit-il, lorsque l’on regarde les documents du Official Secrets Act, il est écrit que c’est une offense de ne pas diffuser une information, et que c’est aussi une offense de détruire une information, la seule issue possible est donc pour nous de publier l’information ». C’est une époque formidable.

John Pilger (www.johnpilger.com)

The Guardian,

 10 décembre 2010

Traduction Anthony Spaggiari pour ReOpenNews

 

En lien avec cet article :

  • 11-Septembre : le « laisser-faire » est « le plus plausible » pour John Pilger | Taike Eilee, AgoraVox |19 nov. 2010
  • Un ancien officier du Pentagone dévoile le rôle clé de Zelikow dans le camouflage de la vérité du 11/9 AlterInfo | 18 octobre
  • Des arguments supplémentaires plaident pour une nouvelle enquête sur le 11-Septembre | Jon Gold, sur OpedNews | 27 oct.
  • La chaine américaine Fox News évoque une opération de dissimulation pour le 11-Septembre | Catherine Herridge, sur Fox News | 6 oct.
  • Le 11-Septembre, mère de toutes les coïncidences ? | Eric Margolis sur son Blog | 23 sept
  • Robert Fisk: Le fléau que les Américains laissent derrière eux en Irak | Robert Fisk, The Sunday Independent | 15 sept.
  • Les Avocates du 11 Septembre : Lettre 3/12  | ReOpenNews | 31 août Quatre kamikazes du 11-Septembre avaient été identifiés un an avant les attentats | Eric Leser dans Le Monde, | 11 août 2005, repris sur Spyworld Actu le 23 août 2007. 
  • Attentats du 11 septembre 2001 : la version officielle est un mythe | Pascal Sacre dans Le Grand Soir | 24 mai 2010 

Et aussi les dossiers suivants :

http://www.reopen911.info/News/2011/01/05/john-pilger-droits-et-devoirs-des-journalistes-pourquoi-les-guerres-ne-sont-elles-pas-rapportees-honnetement/



6 Les brèves

Ndlr : la publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyses ou le point de vue de l’auteur, mais doit être vu comme information.

6-1 BP: dépasse ses objectifs à Roumaïla.

12 janvier

BP a indiqué hier que le champ pétrolier géant de Roumaïla, qu'il co-développe dans le Sud de l'Irak, a vu sa production progresser de plus de 10% par rapport au niveau de 1,066 million de barils/jour atteint en décembre 2009. L'objectif de croissance de 10% est donc dépassé, indique la compagnie pétrolière britannique, sans qu'une proportion plus précise ne soit indiquée.

Un total de 41 forages ont été réalisés sur ce périmètre en 2010. Plus de 10.000 personnes travaillent sur le champ pétrolier de Roumaïla actuellement, soit deux fois plus qu'au début de l'année 2010.

Bob Dudley, directeur exécutif du groupe pétrolier britannique, présente ce champ pétrolifère comme le 4ème au monde par sa taille.

Pour mémoire, le 3 novembre 2009, BP avait annoncé qu'il détenait 38% du consortium chargé de développer ce champ aux côtés du chinois CNPC (37%) et de SOMO (State Oil Marketing Organization, une compagnie nationale irakienne ; 25%).

Le groupe ambitionnait alors de porter la production de Roumaïla à 2,85 millions de barils/jour vers 2015, ce qui en ferait le 2ème champ pétrolifère au monde. BP et CNPC prévoyaient à cette date d'investir 15 milliards de dollars sur ce projet durant les 20 années suivantes.

http://votreargent.lexpress.fr/bourse/fiches-valeurs/actualite_dep.asp?id=148039


6-2 Cercle Finance : BP: dépasse ses objectifs à Roumaïla, en Irak.

BP a indiqué hier que le champ pétrolier géant de Roumaïla, qu'il co-développe dans le Sud de l'Irak, a vu sa production progresser de plus de 10% par rapport au niveau de 1,066 million de barils/jour atteint en décembre 2009. L'objectif de croissance de 10% est donc dépassé, indique la compagnie pétrolière britannique, sans qu'une proportion plus précise ne soit indiquée.

Un total de 41 forages ont été réalisés sur ce périmètre en 2010. Plus de 10.000 personnes travaillent sur le champ pétrolier de Roumaïla actuellement, soit deux fois plus qu'au début de l'année 2010.

Bob Dudley, directeur exécutif du groupe pétrolier britannique, présente ce champ pétrolifère comme le 4ème au monde par sa taille.

Pour mémoire, le 3 novembre 2009, BP avait annoncé qu'il détenait 38% du consortium chargé de développer ce champ aux côtés du chinois CNPC (37%) et de SOMO (State Oil Marketing Organization, une compagnie nationale irakienne ; 25%).

Le groupe ambitionnait alors de porter la production de Roumaïla à 2,85 millions de barils/jour vers 2015, ce qui en ferait le 2ème champ pétrolifère au monde. BP et CNPC prévoyaient à cette date d'investir 15 milliards de dollars.

Mercredi 12 janvier

http://votreargent.lexpress.fr/bourse/fiches-valeurs/actualite_dep.asp?id=148039


6-3 14 maisons de chrétiens visées par des bombes à Bagdad.

Des bombes ont été posées jeudi soir près de quatorze maisons appartenant à des chrétiens à Bagdad et dix d'entre elles ont explosé faisant deux morts et 16 blessés, a indiqué vendredi un responsable du ministère de l'Intérieur.

"Au total, 14 bombes avaient été posées près de maisons appartenant à des chrétiens", a indiqué ce responsable à l'AFP. "Dix engins ont explosé, tuant deux chrétiens et en blessant 16 autres", a-t-il ajouté.

"Les quatre autres ont été repérées et les forces de sécurité les ont fait exploser sous contrôle", a-t-il précisé.

Cette nouvelle vague d'attaques coordonnées contre les chrétiens de la capitale, qui s'est déroulée en quelques heures, n'a pas été revendiquée dans l'immédiat, mais porte la marque de la branche irakienne d'Al-Qaïda qui, ces derniers mois, a plusieurs fois pris pour cible cette communauté.

Début novembre, Al-Qaïda avait qualifié les chrétiens de "cibles légitimes", quelques jours après avoir revendiqué l'attaque sanglante de la cathédrale syriaque catholique Notre-Dame du perpétuel secours, à Bagdad, où 44 fidèles et deux prêtres avaient été tués par un commando armé le 31 octobre.

La seule attaque meurtrière jeudi soir a eu lieu dans le quartier d'al-Ghadir, dans le centre de Bagdad, où une bombe artisanale a explosé vers 20H00 (17H00 GMT), tuant deux chrétiens et en blessant trois, selon ce même responsable.

Al-Ghadir est un secteur où vivent toujours de nombreux chrétiens, même si beaucoup ont récemment fui, du fait des menaces lancées par Al-Qaïda.

Le quartier commerçant de Karrada, où se trouve la cathédrale prise d'assaut la veille de la Toussaint, a été celui qui a concentré le plus d'attaques. Trois bombes y ont explosé près de trois maisons, blessant chacune une personne.

Mais quatre autres engins y ont été repérés. Les forces de sécurité ont fait exploser ces engins sous contrôle.

L'ouest de Bagdad a de son côté été le théâtre de trois attaques contre les chrétiens, qui ont fait deux blessés dans le secteur de Khadra, un dans celui de Yarmouk et un autre dans le quartier d'al-Alam.

Dans le sud de la capitale enfin, quatre chrétiens ont été blessés dans deux attentats dans le quartier de Dora, de même que deux autres par une bombe qui visait une maison de Saïdiya.

Ce n'est pas la première fois que des maisons appartenant à des chrétiens sont visées lors d'attaques presque simultanées.

Le mois dernier, quelques jours après les menaces proférées par Al-Qaïda, une série d'attentats visant les domiciles de chrétiens de la capitale avait fait six morts et 33 blessés, renforcé le profond sentiment d'insécurité et poussé davantage de membres de cette communauté à fuir vers la région autonome du Kurdistan, ou à prendre le chemin de l'exil vers l'étranger.

Le 25 décembre, c'est sous haute protection que les chrétiens d'Irak ont assisté aux messes de Noël alors que les dirigeants du pays les exhortaient à rester en Irak.

Sur les 800.000 à un million de chrétiens qui vivaient en Irak avant l'invasion de 2003, il n'en reste plus que la moitié.

(AFP) –31/12 



7 Dossier & Point de vue

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

7-1 Pays en ruine mais…

1 Accord international de vente d'armes à 13 milliards de dollars avec l'Irak.

L'Irak a signé des contrats d’achats d'armes militaires d’une valeur de 13 milliards de dollars avec les États-Unis, la France et d’autres pays européens et d'Asie, qui fabriquent des armes !
Ces contrats comprennent de nombreux avions, des chars et des navires de guerre, qui aideront  les Irakiens à bâtir leurs capacités militaires, selon un responsable américain.
 Le responsable de la formation des forces irakiennes, le général Michael Barbero a affirmé dans une déclaration à la presse  que ces contrats comprennent - en plus des ventes d'armes - des contrats de maintenance et de formation à long terme, ajoutant que «  la moitié des contrats ventes s'élevant à 13 milliards de dollars a été signé, et que le reste est toujours sous  négociation ».
Un  porte-parole du ministère irakien de la Défense, le général Mohammed al-Askari  a confirmé au site internet de la chaîne satellitaire qatarie al-Jazira, que « l'accord comprend une variété d’achat d'armes occidentales en préparation au retrait des forces américaines en 2011, et de noter: «Nous avons mis un plan  pour préparer nos forces qui seront chargées de protéger le pays contre toute menace interne ou externe ».

06/01/2011 http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=168999&language=fr

Un remake de la guerre Iran-Irak est-il envisagé?

 

2 L'Irak entend dépenser plus de 26 mds de dollars pour les armements US .
L'Irak envisage de dépenser plus de 26 milliards de dollars d'ici 2013 pour acheter des armements américains, a annoncé dimanche le quotidien Al Ittihad en se référant au porte-parole du ministère irakien de la Défense Mohammed Al Askari 

Selon le porte-parole, un contrat pour un montant de 13 milliards de dollars a été déjà signé avec le Pentagone.  D'ici 2013, Téhéran achetera des avions, des hélicoptères, des blindés, des navires et des missiles  pour son armée et la police.

Après 2013, l'Irak devrait débloquer encore 13 milliards de dollars pour acquérir des armes supplémentaires, a ajouté le représentant du département militaire.

9 janvier –

RIA Novost

http://fr.rian.ru/defense/20110109/188299652.html


7-2 al-Sadr de retour en Irak,

a) De retour en Irak, al-Sadr fustige le «satan américain».
Après trois ans d'exil, l'ex-chef de l'Armée du Mahdi s'est allié avec la coalition du premier ministre, Nouri al-Maliki.

Moqtada al-Sadr est de retour. Après plus de trois ans d'exil volontaire en Iran, le chef religieux chiite a fait ce week-end sa réapparition sur la scène politique irakienne. Sa barbe maintenant grisonnante, son discours n'a pas changé, appelant toujours au départ des Américains.

«Nous résistons toujours à l'occupant, par la résistance militaire et par tous les moyens», a annoncé Moqtada devant des dizaines de milliers de ses partisans rassemblés à Nadjaf, la ville sainte chiite au sud de Bagdad.

Lorsque Moqtada avait quitté l'Irak en 2007, il était un chef de milice aux abois. Son Armée du Mahdi, recrutée dans les catégories les plus pauvres de la rue chiite, avait singulièrement compliqué la situation des Américains à partir de 2004, en ajoutant une insurrection chiite au soulèvement déjà passablement problématique des sunnites.

Elle s'était ensuite heurtée au premier ministre Nouri al-Maliki en 2008, avant de déposer les armes. Objet d'un mandat d'arrêt pour sa responsabilité supposée dans l'assassinat d'une autre figure chiite, Majidi alcoyle en 2003, Moqtada avait opportunément pris la route de l'Iran. Sa position a aujourd'hui radicalement changé. C'est en chef politique incontournable que le fils de Mohammed Sadeq al-Sadr, grand ayatollah chiite assassiné par Saddam Hussein en 1999, est revenu la semaine dernière en Irak.

Un tribun passionné

Après avoir remporté une quarantaine de sièges aux législatives de mars 2010, son courant a fini par jouer un rôle crucial après des mois de paralysie politique entre un al-Maliki s'accrochant au pouvoir et son rival Iyad Allaoui, arrivé en tête des élections. Enterrant sa rancune envers al-Maliki, vraisemblablement sur le conseil de l'Iran, le mouvement de Moqtada s'est allié avec la coalition du premier ministre sortant, lui permettant de conserver le pouvoir.

Moqtada est à présent un acteur clé de la scène politique irakienne. L'ancien tribun de la rue chiite a aussi, selon ses partisans, profité de son exil iranien pour acquérir dans la ville de Qom les qualifications religieuses qui lui manquaient pour jouer pleinement de son nom prestigieux.

Son mouvement a reçu en échange de son ralliement six ministères dans le gouvernement formé il y a quelques semaines et l'un des deux postes de vice-présidents du Parlement. Un certain nombre de ses partisans ont aussi été libérés de prison.

«Si le gouvernement irakien reste au service du peuple et lui apporte la sécurité, nous sommes avec lui», a ajouté Moqtada. Reste à savoir si le retour de ce chef populiste permettra à l'Irak de connaître enfin une certaine stabilité gouvernementale, ou s'il marque le début d'une nouvelle et dangereuse polarisation. Les sunnites ont l'impression d'avoir été floués par le maintien au pouvoir d'al-Maliki, alors que la liste d'Allaoui qu'ils avaient soutenue n'est pas parvenue à rassembler une coalition.

Moqtada a laissé le souvenir d'un orateur plus enclin à attiser les passions qu'à les calmer.

10/01

http://www.lefigaro.fr/international/2011/01/09/01003-20110109ARTFIG00230-de-retour-en-irak-al-sadr-fustige-le-satan-americain.php

 

b)  Muqtada al-Sadr de retour en Irak.

Le chef religieux Muqtada al-Sadr a regagné sa ville natale de Najaf dans le centre de l’Irak, après des années d’exil volontaire en Iran

Son retour en Irak intervient après que son organisation ait conclu un accord pour faire partie d’un nouveau gouvernement.

Mazan Al-Sadi, un religieux sadriste à Bagdad, a confirmé que al-Sadr était en visite dans la ville irakienne de Najaf.

Al-Saidi a déclaré que la première chose que Muqtada a faite, a été de visiter le sanctuaire de l’Imam Ali, la tombe de son père. Puis il s’est rendu dans sa maison familiale à Hanana.

Des centaines de partisans du religieux ont afflué vers le sanctuaire de la ville, chantant des slogans « Oui, oui à Muqtada », alors que celui-ci arrivait sur place, vêtu de la robe noire cléricale et d’un turban noir.

Le dirigeant chiite s’était réfugié en Iran à la fin de 2008, après qu’un mandat d’arrêt a été lancé contre lui.

Al-Sadr aurait poursuivi des études religieuses dans la ville sainte de Qom en Iran.

« Moment crucial »

Son retour devrait renforcer le gouvernement dirigé par Nouri al-Maliki, le Premier ministre irakien, alors que celui-ci tente de mettre en place son deuxième gouvernement avec l’appui de Sadr.

Abdel Bari Atwan, rédacteur en chef du journal basé à Londres Al Quds Al-Arabi, a déclaré à Al Jazeera que al-Sadr était revenu à un moment très crucial pour la politique irakienne.

« Il est venu pour diriger ... non pas pour siéger dans ses bureaux de Nadjaf et recevoir ses disciples. Il est là pour consolider son soutien, en fait récolter les fruits de son implication dans le gouvernement. »

« Sans lui, l’Irak n’aurait pas de gouvernement, Maliki ne serait pas Premier ministre », a ajouté Atwan, soulignant que al-Sadr n’avait pas été exilé, mais était allé à l’Iran « pour étudier ».

« Son retour va également consolider l’influence iranienne en Irak », a ajouté Atwan.

On ne sait encore combien de temps al-Sadr restera en Irak ou si son retour marque une décision de rester en permanence dans le pays. Sa présence devrait certainement marquer un tournant important dans la politique irakienne.

Al-Sadr, qui aurait 30 ans aujourd’hui, a acquis une grande popularité parmi les chiites en Irak dans les mois qui ont suivi l’invasion américaine de 2003, lorsque les combattants de l’Armée du Mahdi ont combattu les troupes américaines.

En août 2008 il a gelé les activités de ses combattants - que l’on comptait alors par dizaines de milliers - suite aux attaques américaines et irakiennes sur ses bastions à Bagdad et dans le sud de l’Irak au printemps de cette même année.

Postes ministériels

Ahmed Rushdie, un journaliste irakien, a commenté pour Al-Jazira à Bagdad l’importance du retour d’Al-Sadr.

Rushdie a déclaré que son retour met la pression sur al-Maliki, surtout maintenant qu’il est question de la nomination des ministres pour les postes de sécurité dans son cabinet.

« Moqtada al-Sadr et ses partisans vont maintenant faire beaucoup d’offres pour tenter de se saisir de positions délicates », a expliqué Rushdie.

Rushdie a ajouté que la situation soulève des interrogations sur la façon dont les chiites en Irak font face à ces négociations, « d’autant plus qu’ils sont très préoccupés par le retrait américain d’Irak, la façon de contrôler ces positions et la manière de distribuer les postes au gouvernement ».

Rushdie a déclaré aussi avoir le sentiment que la paix faite entre al-Sadr et Al-Maliki « est très fragile, et qu’elle n’est pas faite sur une base très concrète ».

« Maliki jusqu’à présent n’a pas fait de promesses concrètes à Muqtada al-Sadr sur la façon dont il participera au cabinet ministériel de manière réelle, et en particulier en matière de sécurité. »

Rushdie estime aussi que « les Américains ont la main haute » sur la nomination des postes liés à la sécurité.

5 janvier 2011 - Al Jazeera - Vous pouvez consulter cet article à :
http://english.aljazeera.net/news/m...
Traduction : Info-Palestine.net


c) Accueil mitigé pour l'imam Moktada Sadr en Irak.

Le retour de l'imam radical chiite Moktada Sadr, revenu mercredi en Irak, a suscité jeudi un espoir teinté de prudence après plusieurs années d'exil volontaire en Iran.

Les Irakiens comptent sur lui pour contribuer à stabiliser leur pays dans la perspective du désengagement militaire des Etats-Unis et de la formation d'un gouvernement d'union issu des élections législatives de mars dernier.

Des milliers de ses fidèles rassemblés à Nadjaf ont célébré son retour et le début d'intégration dans la vie politique traditionnelle de cet homme jadis assimilé à des "escadrons de la mort" en uniforme qui, au plus fort des violences, écumaient le pays.

Moktada Sadr, qui a mené deux soulèvements contre l'armée américaine après l'intervention militaire de 2003, a arrimé son mouvement politique à la nouvelle coalition au pouvoir après avoir joué un rôle crucial pour remettre en selle le Premier ministre sortant, le chiite modéré Nouri al Maliki.

Le soutien de l'imam à Nouri al Maliki aurait, dit-on, été négocié en partie grâce aux bons offices de Téhéran. On dit aussi que ses années d'exil sous le parrainage de l'Iran ont pu accroître l'influence iranienne sur lui.

Les diplomates pensent néanmoins qu'il reste avant tout un nationaliste irakien ainsi qu'un dirigeant aussi énigmatique qu'imprévisible, peu à même d'obéir à des tiers.

Ses partisans sont considérés comme étant les principaux commanditaires des violences au pire des affrontements des années 2006-2007 entre la majorité chiite et les sunnites, qui dominaient l'Irak de Saddam Hussein. Ils sont toujours considérés avec suspicion par beaucoup, y compris Washington.

"Je crois qu'il est revenu sur la base d'objectifs politiques, ce qui est le bon moyen de participer à la vie politique", estime le général Robert Cone, n°2 du commandement opérationnel américain en Irak. "Nous savons que Moktada Sadr a fait des déclarations politiques s'écartant de la violence."

IL TANCE SES FIDÈLES ENTHOUSIASTES

A Sadr City, l'immense quartier chiite de Bagdad qui est son fief, nombreux sont ceux qui se réjouissent.

"Nous, les Irakiens, sommes ravis du retour du Sayed Moktada al Sadr, tout particulièrement parce qu'il est désormais intégré au processus politique", dit Salih al Daradji, un habitant qui lui donne le titre prestigieux conféré dans le monde musulman aux descendants du prophète Mahomet reconnaissables à leur turban noir.

L'imam, qui a reçu jeudi des chefs tribaux, a fait la leçon à ses fidèles pour l'accueil, à ses yeux trop chaleureux, qu'ils lui avaient réservé la veille, expliquant que cela pouvait nuire à son image.

"Le manque de discipline chez certains d'entre vous lors des rites religieux que j'ai effectués me gêne et me nuit, et j'espère que vous allez faire preuve de retenue et cesser les bousculades et les chants intempestifs", a-t-il lancé à ses partisans en les morigénant.

D'après son entourage, Moktada Sadr compte rester en Irak même si l'intéressé est resté muet sur ce sujet. Le gouvernement, disent ses proches, s'est porté garant de sa sécurité et de sa liberté d'aller et venir.

Le mouvement sadriste a obtenu 39 sièges de députés dans le nouveau Parlement élu et compte sept représentants dans le gouvernement de Nouri al Maliki.

L'imam s'était réfugié en Iran après avoir perdu en 2008 un bras de fer armé avec les forces de Nouri al Maliki avec lequel il vient de conclure un accord de coalition gouvernementale.

Son retour devrait renforcer le Premier ministre au moment où il met la dernière main à son second gouvernement.

Le jeune imam radical pousse à un retrait militaire américain anticipé par rapport à l'échéance de la fin 2011 fixée par le pacte de sécurité américano-irakien.

Il revient en tant que partenaire gouvernemental clé dans le processus politique au sein de l'exécutif, a souligné l'analyste Ibrahim al Soumaïdaïe.

"Les Américains ne feront pas obstacle à son retour, qui signifie que Moktada al Sadr ne sera plus sous contrôle iranien et agira selon les intérêts irakiens", a-t-il ajouté.

La branche politique du mouvement sadriste, qui s'est retrouvée en position de "faiseur de roi" à la suite du scrutin indécis de mars, a choisi de soutenir la reconduction de Nouri al Maliki à la tête du gouvernement auquel s'opposait une partie du camp chiite.

Cela devrait jouer en faveur de la sécurité d'un homme qui ne manque pas d'ennemis dans son pays.

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20110106.REU8572/accueil-mitige-pour-l-imam-moktada-sadr-en-irak.html


d) De retour d'exil, Sadr appelle à la "résistance" contre l'armée américaine.

Le chef radical chiite Moqtada Sadr a appelé samedi ses partisans à "résister par tous les moyens" aux forces américaines, dans son premier discours à Najaf depuis son retour en Irak d'un exil volontaire de quatre ans, selon un journaliste de l'AFP sur place.

"Nous résistons toujours à l'occupant, par la résistance militaire et par tous les moyens", a déclaré Moqtada Sadr devant 20.000 de ses partisans rassemblés dans le quartier d'Al-Hannana, dans le centre de cette ville sainte à 150 km au sud de Bagdad.

Mais il a également exhorté ses fidèles à ne pas s'en prendre aux Irakiens et appelé à l'unité.

"Notre bras ne touchera aucun Irakien. Nous viserons seulement l'occupation, par tous les moyens de résistance. Nous sommes un peuple, et nous ne sommes pas d'accord avec les groupes responsables de meurtres", a-t-il ajouté.

Moqtada Sadr, qui jouit toujours d'une immense popularité chez les chiites défavorisés, a en outre affirmé qu'il se tenait à l'écart de la politique.

S'il a mis un terme en 2008 aux activités militaires de sa milice, l'Armée du Mahdi, il demeure à la tête d'un puissant courant politique qui a joué un rôle crucial dans le processus de formation du nouveau gouvernement d'union nationale.

Les sadristes comptent 39 députés (sur 352) et ont obtenu un des deux postes de vice-président du Parlement. Six membres de ce courant siègent en outre au sein du gouvernement.

"L'Irak a traversé des périodes difficiles, qui ont fait pleurer tout le monde à l'exception de nos ennemis, l'Amérique, Israël et la Grande Bretagne", a lancé Moqtada Sadr.

"Alors répétez après moi: +Non, non, à l'Amérique!+".

La réponse de la foule n'étant pas suffisamment forte à son goût, il a enchaîné: "Avez-vous peur de l'Amérique? Dites :+Non, non à l'Amérique!+, "Non, non à Israël!". Des slogans repris dans un grondement par ses partisans rassemblés au milieu d'un étroit dispositif de sécurité.

"Tourner la page"

Il a également appelé à l'union des Irakiens, lors du discours prononcé devant un portrait géant de son père, Mohammed Sadek Sadr, assassiné par les forces de l'ex-président Saddam Hussein en 1999.

"Il faut tourner pour toujours la page du conflit entre les frères, et vivre dans la paix et la sécurité", a-t-il dit, faisant reprendre à la foule les slogans "Oui, oui à l'Irak", "Oui, oui à la paix", "Oui, oui à l'harmonie".

Moqtada Sadr a également affirmé qu'il se tenait à l'écart de la politique.

"Le gouvernement irakien a été formé avec ses ministres. S'il est au service du peuple et lui apporte la sécurité, nous sommes avec lui", a-t-il dit.

Mais il a demandé aux autorités de relâcher les membres de son courant toujours emprisonnés.

Moqtada Sadr avait créé en 2003 l'Armée du Mahdi, qui a plusieurs fois affronté l'armée américaine lors de sanglantes révoltes.

En août 2008, il a décrété un arrêt définitif des opérations de sa milice, après une année d'une trêve unilatérale respectée à l'exception de combats à Bagdad au printemps 2008 contre les forces irakiennes et américaines.

http://www.france24.com/fr/20110108-retour-exil-moqtada-sadr-appelle-resistance-contre-armee-americaine-irak-bagdad

AFP 


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