Blogs Lalibre.be
Lalibre.be | Créer un Blog | Avertir le modérateur

24/01/2011

n° 509 - Les Dossiers Géopolitique et stratégie d'Irak - 23/01/11 - Début - Il y a vingt ans : La première guerre de l’après-guerre froide

  509   - Les  Dossiers  Géopolitique et stratégie  d'Irak - 23/01/11 - Début - Il y a vingt ans : La première guerre de l’après-guerre froide.


                          Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix

                              Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

 



Les  Dossiers   'Géopolitique et stratégie' d'Irak

n°509                                                                                               23/01/11

         C.De Broeder    &   M.Lemaire



Le " Dossier 'Géopolitique et stratégie' d’Irak " est visible  sur ...

a) sur nos  blogs :  http://www.dhblogs.be/categories/International.html

                              http://www.lalibreblogs.be/categories/International.html

b) sur le site http://turkmenfriendship.blogspot.com/2007/10/journal-dirak-de-m-lemaire.html

c) sur le site de Eva Resis  :  no-war.over-blog.com

d) Et Sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

e) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire :  

1 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

1-1 Au pays des 100 000 prisonniers politiques.

1-2 Gilles Munier : Interdiction faite à Maître Badie de s'entretenir avec Tarek Aziz.

2 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

2-1 Eva R-sistons : C dans l'Air: Des émissions au service du choc de civilisations.

3 Annexe

3-1 Guerre du Golfe C'était il y a 20 ans.

3-2 Manlio Dinucci Il y a vingt ans : La première guerre de l’après-guerre froide. 

Fin

3-3 Joelle Penochet : Armes à l’uranium appauvri : 20 ans après, où en est-on ?


Avant propos

Les militaires américains usent d’un terme générique- Al Qaida- pour désigner les résistants qui osent leur résister...


1 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

1-1 Au pays des 100 000 prisonniers politiques
Au pays des 100 000 prisonniers de guerre et prisonniers politiques....
on parle un peu des plus connus, ceux qui faisaient partie de l'ancien régime; on ne parle jamais de ceux qui ont été arrêtés pour d'autresraisons...mais tous sont victimes d'une même injustice et nécessitent notre solidarité contre les occupants et leurs marionnettes


1-2 Gilles Munier : Interdiction faite à Maître Badie de s'entretenir avec Tarek Aziz.
Interviewé par le site kurde Rudaw (1), Maître Badie Aref, principal avocat irakien de Tarek Aziz, raconte le voyage qu’il a effectué à Bagdad, en décembre 2010, pour rencontrer les anciens dirigeants dont il assure la défense.

   Maître Badie réside depuis quelques années en Jordanie, où il s’est réfugié après avoir été menacé de mort. Il envisage de s’installer au Kurdistan irakien.

   Les autorités judiciaires irakiennes ont refusé qu’il s’entretienne avec Tarek Aziz - à qui il comptait expliquer pourquoi il se retirait de son équipe de défense – ainsi qu’avec Saadoun Shaker (2)ministre de l’Intérieur dans les années 80 – et Abed Hamoud, secrétaire du Président Saddam Hussein. En revanche, il a été autorisé à voir Abdul-Ghani Abdul-Ghafoor, condamné à mort en même temps que ces derniers.

L'état de santé des détenus politiques est préoccupant

   Maître Badie a pu également s’entretenir avec 16 anciens dirigeants détenus, parmi lesquels Muhammad Mehdi Saleh (ancien ministre du Commerce), Hamid Youssef Hamadi (ancien ministre de la Culture), Mahmoud Diyab Ahmed (ancien ministre de l’Intérieur), Zuher Naqeeb (ancien chef des services secrets), Walid H. Tofiq (un des dirigeants de la Garde républicaine), et Latif Mahal Hamoud (ancien gouverneur de Bassora).

   L’état de santé de plusieurs détenus est préoccupant, dit Maître Badie. Saadoun Shaker a eu trois crises cardiaques et n’est soigné que par une infirmière. Saadi Toa’ma Jaboori (ancien ministre du Travail et des Affaires sociales), Sabaawi Ibrahim al-Hassan (demi-frère de Saddam Hussein), Fazil Abbas Amri (haut dirigeant baasiste), Abdul-Ghani Abdul-Ghafoor, et Farhan Mutlaq Jubouri (ancien chef des renseignements militaires), ont un cancer. Zuher Naqib (ancien chef des services secrets) a complètement perdu la vue.

Libérer tous les détenus politiques

   Maître Badie pense que Tarek Aziz échappera à la pendaison - en raison des interventions en sa faveur du Vatican et de plusieurs pays occidentaux - mais pas les autres dirigeants condamnés à mort. Il a demandé à Jalal Talabani et Massoud Barzani d’insister pour que Saadoun Shaker soit hospitalisé, et espère qu’ils obtiendront la commutation de certaines peines capitales.

   Maître Badie, qui annonce la sortie de ses mémoires, pense voir Tarek Aziz lors d’un prochain voyage en Irak (3). Il envisage de tenir une conférence de presse à Paris, en compagnie de Maître Jacques Vergès, au cours de laquelle il produira des documents démontrant que la « Haute cour pénale » est illégale et réclamera la libération de tous les détenus politiques.

 (1) Saddam’s lawyer predicts Tariq Aziz will escape execution

http://www.rudaw.net/english/news/iraq/3394.html

(2) Saadoun Shaker condamné à mort par pendaison. Son épouse parle…

http://www.france-irak-actualite.com/article-saadoun-shaker-condamne-a-mort-par-pendaison-son-epouse-parle-60752434.html

(3) Maître Badie Aref  affirme qu’« on » l’a convaincu de continuer à défendre Tarek Aziz, malgré la décision de sa famille de se passer de lui.

Dimanche 9 janvier 2011

G. Munier/X.Jardez
Publié le 9 janvier 2011 avec l'aimable autorisation de Gilles Munier


 

Source : France Irak
http://www.france-irak-actualite.com/...



Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

2-1 Eva R-sistons : C dans l'Air: Des émissions au service du choc de civilisations.

Alerte ! Les tenants, au sommet de la pyramide, qui rêvent d'imposer un Nouvel Ordre Mondial totalitaire, militaire et financier, divisent pour régner, dressent les citoyens les uns contre les autres, masquent les vrais enjeux, les vrais périls.
Après la chasse aux Juifs et aux communistes, voici le nouveau bouc-émissaire désigné à la vindicte populaire :
Le Musulman, l'Arabe, l'Islam.
Ne tombons pas dans ce piège infâme, artificiellement provoqué à des fins hégémoniques et prédatrices, et quotidiennement relayé par les Médias aux ordres.
Citoyens, ne soyons pas dupes de la scandaleuse manipulation !
Nos ennemis sont tout en Haut, et pas à côté de nous...
Eva R-sistons aux impostures conduisant aux chocs de civilisations meurtriers et aux guerres nucléaires apocalyptiques !

Eva R-sistons

Jeudi 6 Janvier 2011

Si les guerres à venir deviennent un jour chocs de civilisations, c'est à cause de l'Occident qui sème partout divisions et haine, notamment à travers les Médias. Et non pas comme Calvi-Krettly voudrait le faire croire, à cause des méchants Islamistes (amalgame facile mais honteux, ensuite, avec les Musulmans) qui se lanceraient dans des croisades d'ailleurs perdues d'avance ! 

En réalité, les guerres qui sont programmées, seront "préventives, permanentes, totales, et même nucléaires" et pour satisfaire les appétits pantagruéliques des banksters et des affairistes véreux, des multinationales de mort de l'Occident. Voilà la vérité qu'on dissimule derrière un pseudo conflit de civilisations, en réalité artificiellement provoqué par l'Occident prédateur, hégémonique, assassin, pour masquer ses vraies intentions et pour dresser les citoyens contre les Musulmans, et les Arabes, dont le péché est de ne pas vouloir s'aligner sur le "money-théisme" chrétien ou juif, sur les valeurs matérialistes et égoïstes de l'Occident. Et en prime, ces boucs-émissaires modernes ont dans leurs sous-sols des richesses convoitées par les cupides Occidentaux, seulement désireux, bien peu chrétiennement, de s'emparer des ressources ne leur appartenant pas.

Quant à l'émission, que j'écoute d'une oreille, elle est, disons-le, programmée par le très sioniste Calvi-Krettly pour une fois de plus, dresser les citoyens contre les Musulmans et les Arabes haïs, aujourd'hui, par nombre de Juifs, c'est une réalité lourde de menaces, bien plus que celle des très peu nombreux Islamistes (et Al Quaïda, c'est juste deux mille militants, source ancien Chef de la lutte anti-terroriste en France, militants ne menaçant nullement un Occident sur-armé et sur-financé).

Et le sieur Calvi se défoule ! En écrivant, voici ce que j'entends:  "Vous n'imaginez PAS qu'on puisse DISCUTER avec les Frères Musulmans !" - "Les Musulmans intégristes s'en prennent aux Chrétiens d'Orient car ils incarnent l'Occident" - "Les Eglises d'Occident sont-elles devenues des cibles pour les "terroristes" ? "L'Eglise copte est menacée en France, à Châtenay Malabry" - "Selon un sondage, l'Islam représente plutôt une menace, et l'intégration se passe plutôt mal" (évidemment, avec le conditionnement permanent des médias crapuleux, note d'eva) - "L'islam devient-il de plus en plus régressif et expansionniste ?" (et scandaleusement, Calvi-Krettly appuie bien sur les deux accusations, note d'eva) - "Cela ne favorisera-t-il pas l'émigration des Chrétiens vers l'Europe ?" (tous les poncifs y passent, note d'eva) - "Ne risque-t-on pas une dégradation - soigneusement favorisée et entretenue par les Médias, note d'eva - des relations entre Chrétiens et Musulmans au niveau mondial ?" (il en salive d'avance, le faux journaliste et vrai propagandiste Calvi-Krettly. C'est son but, de travailler aux chocs, les tensions sont alimentées par des apprentis-sorciers comme lui) - "L'inquiétude grandit parmi tous les chrétiens, pas seulement parmi ceux d'Orient" - "Les sondages montrent que les Musulmans sont craints" (le journaleux Calvi-Krettly adore jeter de l'huile sur le feu, note d'eva) - etc, etc.

Tout, absolument tout, est fait non pour informer honnêtement, mais pour conditionner l'opinion contre ces nouveaux boucs-émissaires, remplaçant désormais les Juifs d'antan. Et la déontologie ? Qu'en dissent ceux qui travaillent pour les Observatoires des médias ? Que font les Associations anti-racistes dénonçant les incitations à la haine ? Silencieuses car il s'agit de racisme anti-Musulmans et non anti-Juifs ? Deux poids deux mesures, alors ?

 Surprise ! Pour une fois, un invité indépendant, au franc-parler décapant ! Gageons qu'il ne sera pas réinvité ! Retenez son nom : Pierre Conesa. Lui remet les pendules à l'heure, quel plaisir, un vent frais d'honnêteté intellectuelle, pour une fois ! Et par exemple, "Montée de l'Islamisme radical ? Oui, mais pas plus de radicalisme que dans les deux autres religions monothéistes" ! - "L'erreur de l'Occident est de soutenir les dictatures" ! - "Les néo-évangéliques américains justifient la guerre en Irak !" (Et moi qui les connais bien, je peux affirmer que leur radicalisme est dangereux, il constitue une authentqiue menace pour la paix et pour la justice - sociale entre autres, car ils soutiennent la Théologie de la "prospérité", de l'Argent-Roi - Bush en est le plus affreux exemple !) ! - "Dans  TOUTES les religions, on a tendance à vouloir exterminer l'autre" - "Et les Juifs, quelle limite avec le Grand Israël" ? Tiens donc, voilà enfin une fois abordé, bien sûr furtivement, la responsabilité de ces derniers dans les guerres, les troubles, les conflits ! Car jamais, jamais on ne verra à la télévision le sionisme mis en cause, en accusation, dans son affreuse réalité militaro-financière à l'origine de tant de drames sur la planète,  c'est un sujet tabou, le "terrain est glissant" comme dit Pierre Conesa, bref les problèmes peuvent venir de partout, mais jamais de lui, c'est la vache sacrée de l'Occident cupide, inique et prédateur ! Et lorsqu'un intervenant dit "Les Juifs apportent également leur soutien aux Coptes", Calvi-Krettly jubile, et commente : "Très bien !". Une spontanéité qui en dit long sur son rôle à la télévision...

En réalité, depuis le 11 septembre, j'ai toujours renvoyé dos à dos tous les intégrismes, et je m'élève avec force contre le fait que sauf exception inattendue  (et remarquable, comme avec un Pierre Conesa, intègre lui), on ne stigmatise que l'Islamiste, pour mieux l'instrumentaliser au profit... des profiteurs des Grandes Banques et des conglomérats de l'Occident criminel ! Les néo-évangéliques  et les néo-sionistes sont bien plus dangereux, car ils disposent des moyens financiers et militaires pouvant mettre à genoux la planète - et la ruiner, finalement, car leurs préoccupations sont aux antipodes des besoins humains, du Bien commun, de l'intérêt général ! Et ils songent les uns comme les autres à conquérir les plus hautes sphères du pouvoir, ainsi que le rappelle Pierre  Conesa. Pourtant, jamais les Médias aux ordres du Grand Capital et de l'Etranger (comme en Côte d'Ivoire, actuellement, où le candidat du FMI et de l'Occident est soutenu) n'évoquent le rôle de ces fanatiques trublions de l'ordre mondial (et je n'aborde même pas la question de leurs groupes extrémistes comme le Bétar, outrageusement sioniste et d'une violence rare), préférant braquer les projecteurs, au mépris de l'honnêteté la plus élémentaire, sur les seuls Islamistes qui, en fait, représentent peu l'ensemble de la Communauté musulmane. Et au risque de mettre le feu aux poudres nucléaires de la planète !

Hormis un "franc-tireur" comme l'intègre Pierre Conesa, les débats de C dans l'Air ne sont que de stériles discussions de salon entre des ultra-libéraux néo-conservateurs comme Barbier, de l'Express, et des économistes plaidant pour le Nouvel Ordre Mondial qui broie les peuples. Et lorsqu'un Musulman ou un Arabe est convié à représenter sa communauté, c'est un Abdennour Bidar, plus royaliste que le roi, ou plus exactement plus Occidental que les Occidentaux eux-mêmes, qui tire à boulets rouges sur "son" camp, traître de service, comme le sont des DSK, des Valls, des Kouchner, des Besson ou des Rocard au P.S., et qui piétine allègrement les idéaux musulmans parce qu'il ne les comprend pas, ou parce qu'il est trop bien installé dans le Système qui se sert de lui comme alibi... Là encore, Calvi-Krettly jubile en écoutant ce pseudo Musulman (invité pour  accréditer l'indépendance de la télévision) attaquer ses pairs : "Ce qui est inquiétant avec l'Islam..." - "L'Islam n'arrête pas de donner des signes de crispation"  (en réponse aux attaques continuelles de l'Occident, note d'eva) - "Tous les clignotants sont au rouge" - "De plus en plus l'Islam ne négocie pas" - "Il s'affirme de façon frontale"... Son rêve ? Que l'Islam se confonde avec les valeurs occidentales, avec  la "modernité", autrement dit... qu'il disparaisse, non ? Voilà le genre de potiche que Calvi-Krettly invite à son micro pour défendre les Musulmans, en... les attaquant ! En les discréditant, en les déconsidérant... (Comme l'animateur de C dans l'Air invite un Olivennes pour défendre Sarkozy et trahir  le Parti censé l'envoyer).

Quelle honte pour la télévision, quelle honte pour la France, un journaleux comme ce Calvi-Krettly ! A quand la laisse d'or de la désinformation, comme son compère l'inénarrable Pujadas, grand valet du Nouvel Ordre Mondial impérial devant Yahvé, et sans doute tous deux grands adorateurs du Veau d'Or au risque de s'attirer les foudres de Moïse, pour l'éternité ! 

 

En conclusion, je dirais que le pseudo terrrorisme (en réalité très minoritaire, mais épinglé par les médias assoiffés de conflits et de chocs) est volontairement et artificiellement provoqué et alimenté par l'Occident machiavélique, quand il ne le crée pas lui-même avec des attentats sous faux-drapeau, portant une lourde responsabilité relevant selon moi de Tribunaux internationaux. Et j'ajouterais que la VRAIE menace ne vient pas des Islamistes, mais de l'Occident judéo-chrétien prédateur et assassin. Et cela, les Médias anglo-saxons (NouvelObs, le Figaro, Libération...) et néo-sionistes, ne le diront jamais. Tant pis pour la vérité, pour l'information, pour la liberté, pour la démocratie, pour les peuples !  Quant à Calvi-Krettly, à la solde de l'Oligarchie Anglo-saxonne et israélienne, sa place n'est pas à la télévision, mais au Pôle Emploi... Les maîtres recherchent des valets comme lui, et des soubrettes comme Marie Drucker. Pour les servir inconditionnellement !
Il est temps que le journalisme retrouve sa dignité, ses lettres de noblesse ! En se débarrassant de ses scories, d'abord...

eva R-sistons 
http://r-sistons.over-blog.com/article-33390532.html

Jeudi 6 Janvier 2011

 http://anti-fr2-cdsl-air-etc.over-blog.com/article-c-dans-l-air-des-emissions-au-service-du-choc-de-civilisations-eva-r-sistons-64356992.html



3 Annexe

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

 

3-1 Guerre du Golfe C'était il y a 20 ans.

Ndlr : la publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

Il y a vingt ans débutait la guerre du Golfe. Toutes les tentatives diplomatiques et les médiations de l'Onu ont échoué pour convaincre Saddam Hussein de retirer ses troupes du Koweït que l'Irak a envahi le 5 août 1990.
L'intervention militaire alliée commence dans la nuit du 17 janvier 1991. Le président Mitterrand s'est adressé quelques heures auparavant à la nation pour signifier que les armes allaient parler.
La première phase militaire est constituée par la mobilisation des forces aériennes. Leurs missions sont à la fois de conquérir la maîtrise du ciel mais aussi de détruire les bases aériennes, les radars et les réseaux opérationnels de communication des armées irakiennes, les casernes de la Garde républicaine (les régiments d'élite) et les sites connus des dirigeants du pays. Il s'agit aussi de désorganiser les communications terrestres, fluviales et portuaires et de harceler toutes les positions défensives structurées par les Irakiens à la frontière du Koweït.
Au cours de la première nuit de frappe, ce sont plusieurs centaines d'avions dont les Jaguar de la BA 113 « commandant Saint-Exupéry » de Saint-Dizier qui sont impliqués dans des missions de bombardement.

L'événement militaire est considérable puisque jamais, depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, une telle force aérienne n'a été concentrée pour soumettre un ennemi déclaré. Les vagues d'assaut décollent depuis les bases de Turquie et de la Péninsule arabique tandis que des missiles Tomahawk sont tirés depuis des bâtiments positionnés très loin du théâtre d'opération.
Pendant toute la phase de déstabilisation des forces armées du Raïs, ce sont de 2 200 à 2 400 appareils qui sont en alerte, s'envolent et traitent des cibles.
« Tempête du désert »
Ils ont pu être disposés dans un périmètre raisonnable autour de l'Irak en raison d'implantations en Arabie Saoudite, monarchie qui est, à son tour, menacée par le maître de Bagdad et avec le concours de plusieurs émirats du Golfe.
L'opération baptisée « Bouclier du désert » jusqu'au terme de l'acheminement de l'ensemble des moyens opérationnels jugés indispensables pour soumettre Saddam devient « Tempête du désert » dès que l'action armée est engagée. Les Français accomplissent dans le ciel 1 400 missions de guerre sans perdre un seul avion pendant les quarante-trois jours du cycle aérien même si, au cours des premières missions à basse altitude, des Jaguar sont touchés par la DCA (Défense contre avion) adverse.
C'est le travail coordonné et d'une grande efficacité de l'armée de l'air qui prépare les conditions du succès lorsque la seconde phase de l'opération est déclenchée le 24 février. La bataille terrestre ne va durer que quatre-vingt-seize heures. Y participeront notamment les AMX 30 B2 du 503e Régiment de chars de combat de Mourmelon-le-Grand ainsi que les engins de l'avant blindé du 3e Régiment de génie de Charleville-Mézières.

18 janvier

http://www.lunion.presse.fr/article/autres-actus/guerre-du-golfe-cetait-il-y-a-20-ans


3-2 Manlio Dinucci Il y a vingt ans : La première guerre de l’après-guerre froide. 

 « Le ciel s’illumine comme en plein jour sur la ligne d’horizon, au-delà des palmiers et des lumières très limpides des routes qui conduisent à l’aéroport dans une des nuits les plus claires de ces semaines de tension. Des escadrilles de bombardiers états-uniens arrivent de toutes les directions, poursuivies en vain par une défense anti-aérienne dont les projectiles écrivent des raies rouges et jaunes dans la nuit comme dans une sorte de feu d’artifice, tragique et mortel » : voici ce dont témoignait Stefano Chiarini, envoyé de il manifesto unique journaliste occidental, avec Peter Arnett de CNN, demeuré à Bagdad. Dans le Golfe, ce sont les premières heures du 17 janvier 1991. L’opération « Tempête du désert » commence, elle ouvre la phase historique que nous sommes en train de vivre.

Il y a vingt ans, la disparition de l’URSS et de son bloc d’alliances crée, dans la région européenne et centre-asiatique, une situation géopolitique entièrement nouvelle. En un même temps, la désagrégation de l’URSS et la profonde crise politique et économique qui investit la Russie marquent la fin de la superpuissance en mesure de rivaliser avec celle états-unienne. « Le président Bush cueillit ce changement historique - raconte Colin Powell. Le président et le secrétaire à la défense tracèrent une nouvelle stratégie de la sécurité nationale et construisirent une stratégie militaire pour la soutenir. Ainsi en août 1990, tandis que le président Bush faisait la première annonce publique du nouveau mode pour l’Amérique d’affronter la question de la sécurité nationale, Saddam Hussein attaqua le Koweït. Sa brutale agression fit que nous mîmes en pratique la nouvelle stratégie exactement au moment où nous commencions à en faire l’annonce ».

 

Le Saddam Hussein, qui en décidant d’envahir le Koweït le 2 août 1990 donne le moyen aux Etats-Unis de mettre en pratique la nouvelle stratégie « exactement au moment » où elle est lancée, est le même qui était soutenu jusque peu de temps avant par les Etats-Unis. Dans les années 80, ceux-ci l’ont aidé dans la guerre contre l’Iran de Khomeiny, à l’époque « ennemi numéro un » des intérêts états-uniens dans la région moyen-orientale. Le Pentagone non seulement a fourni des armements à l’armée irakienne, mais a secrètement chargé 60 officiers de la Dia (Defense Intelligence Agency) d’assister le commandement irakien, en lui fournissant des photos satellitaires du déploiement irakien et des indications sur les objectifs à atteindre. Sur instruction de Washington, le Koweït aussi a aidé l’Irak, en mettant à sa disposition des prêts consistants pour l’achat d’armements.

 

Mais quand en 1988, se termine la guerre contre l’Iran, les Etats-Unis commencent à craindre que l’Irak, grâce aussi à l’assistance soviétique, n’acquière un rôle dominant dans la région. Ils ont donc recours à la traditionnelle politique du « diviser pour régner ». Après suggestion de Washington, l’attitude du Koweït change aussi : il exige le remboursement immédiat de la dette contractée par l’Irak et, dans l’exploitation du gisement de Rumaila qui s’étend au-dessous des deux territoires, il porte sa production pétrolière au-delà du quota établi par l’Opec. Il provoque ainsi une chute du prix du brut qui porte tort à l’Irak, sorti de la guerre avec un appareil militaire coûteux et une dette extérieure de plus de 70 milliards de dollars, dont 40 dus au Koweït, Arabie Saoudite et autres pays du Golfe.

 

Washington laisse croire à Bagdad que les USA veulent rester en dehors du contentieux. Le 25 juillet 1990, alors que les satellites militaires du Pentagone montrent que l’invasion est désormais imminente, l’ambassadrice états-unienne à Bagdad, April Glasbie, assure Saddam Hussein que les Etats-Unis désirent avoir les meilleures relations avec l’Irak et n’entendent pas interférer dans les conflits interarabes. Saddam Hussein tombe dans le piège : une semaine plus tard, le 1er août 1990, les forces irakiennes envahissent le Koweït. Les Etats-Unis stigmatisent alors leur ex-allié comme l’ennemi numéro un et, ayant formé une coalition internationale, envoient dans le Golfe une force de 750 mille hommes, dont 70% sont états-uniens, sous les ordres du général Norman Schwartzkopf.

 

La guerre du Golfe de 1991 est, dans la période suivant le deuxième conflit mondial, la première guerre que Washington ne justifie pas par la nécessité de contenir la menaçante avancée du communisme, justification qui est à la base de toutes les interventions militaires précédentes dans le « tiers monde » : de la guerre de Corée à celle du Vietnam, de l’invasion de la Grenade à l’opération contre le Nicaragua.

 

Avec cette guerre, les Etats-Unis renforcent leur présence militaire et leur influence politique dans la zone stratégique du Golfe, où sont concentrés les deux tiers des réserves pétrolières mondiales ; en même temps, ils lancent un message sans équivoque à leurs adversaires, ex adversaires et alliés. Celui-ci est contenu dans la National Security Strategy of the United States (Stratégie de la sécurité nationale des Etats-Unis), le document avec lequel la Maison Blanche énonce, en août 1991, sa nouvelle stratégie : « Malgré l'émergence de nouveaux centres de pouvoir les Etats-Unis demeurent le seul Etat avec une force, une portée et une influence dans toute dimension - politique, économique et militaire- réellement mondiales. Il n’existe aucun substitut au leadership américain ».

 

C’est cette stratégie qui est à la base des opérations guerrières états-uniennes : de l’attaque contre la Yougoslavie en 1999 à l’invasion de l’Afghanistan en 2001 et de l’Irak en 2003. Guerres dans lesquelles l’Italie, après avoir participé à celle du Golfe en 1991, a gardé son rôle de grégaire.

 

Les chiffres de la guerre

 A partir du 17 janvier 1991, pendant 43 jours, l’aviation états-unienne et alliée a effectué, avec 2.800 avions, plus de 110 mille sorties, larguant 250 mille bombes, dont celles à fragmentation qui lancent ensuite un total de plus de 10 millions de sous munitions. Plus de 60 mille tonnes de bombes sont larguées. Participent aux bombardements, avec les forces états-uniennes, des forces aériennes et navales britanniques, françaises, italiennes, grecques, espagnoles, portugaises, belges, hollandaises, danoises, norvégiennes et canadiennes. Le 23 février les troupes de la coalition, comprenant plus d’un demi million de soldats, lancent l’offensive terrestre. Elle se termine le 28 février par un « cessez-le-feu temporaire » proclamé par le président Bush.

 

Personne ne sait combien il y a eu de morts irakiens dans la guerre de 1991 : d’après des estimations approximatives, environ 200 mille dont à peu près la moitié de civils. Des officiers états-uniens confirment que des milliers de soldats irakiens furent enterrés vivants dans les tranchées par des chars d’assaut, transformés en bulldozers avec de grosses lames dentelées sur la partie frontale. L’embargo succède à la guerre, provoquant dans la population plus de victimes que les bombardements : plus d’un million.

Manlio Dinucci

Edition de dimanche 16 janvier 2011 de il manifesto
Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio


Les commentaires sont fermés.