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26/01/2011

n°5 - Journal de Côte d'Ivoire - 12-01 au 25-01 :- Fin - : Côte d'Ivoire - Un pays sous influences.


Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre


n°5 - Journal de Côte d'Ivoire  -  12-01 au 25-01 :-  Fin - : Côte d'Ivoire - Un pays sous influences.


Journal de Côte d’Ivoire

n°5                      12-01 au 25-01

Par C.Debroeder &  M.Lemaire

 



Les informations contenues dans ce journal sont obtenues par la lecture journalière des journaux en ligne  des journaux en ligne suivants:

                  (Afp- ats - Ap - Reuters, Al-manar - Chine nouvelle-  CPI - IPC –Novosti-  PNN- Wafa –Sana – Radio chine internalionale - Al Manar & XINHUANET (Chine) 

   Mes informations sont le résultat de recoupements car les médias occidentaux donnent des informations qui ou se contredissent ou ne prennent en note qu’une partie des infos

 



Le journal de Côte d'Ivoire se retrouve

a) sur nos  blogs :  http://www.dhblogs.be/categories/International.html

                             http://www.lalibreblogs.be/categories/International.html

b) sur le site http://turkmenfriendship.blogspot.com/2007/10/journal-dirak-de-m-lemaire.html

c) sur le site de Eva Resis  :  no-war.over-blog.com

d) Et Sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

e) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire

4 Médias

4-5 Sabine Cessou : Côte d’Ivoire: la presse comme arme de propagande.

5  Dossier

5-1 Jean Pestieau : Côte d’Ivoire - Un pays sous influences.

5-2 Côte d’Ivoire : l’impérialisme français dans une impasse.

6 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net

6-1 PADS : " Halte à l’ingérence impérialiste dans les affaires intérieures du peuple de la Côte d’Ivoire ! "

6-2 Côte-d’Ivoire: Non à l’ordre néo colonial, refusons l’intervention impérialiste imminente à Abidjan!

6-3 Parti Communiste des Ouvriers de France : Déclaration commune sur la cote d'Ivoire.




4-5 Sabine Cessou : Côte d’Ivoire: la presse comme arme de propagande.

Hier, à Abobo, quartier populaire d’Abidjan, l’envoyée spéciale du Monde a été prise à parti par une foule hostile, armée de bâtons, qui lui criait de «partir». Dans le quartier de Riviera, à l’autre bout de la ville, deux équipes des agences de presse AP et Reuters ont été détroussées, perdant téléphones et caméras, alors qu’elles tentaient de filmer les épaves calcinées de deux voitures des Nations unies. Le même jour, l’association Reporter sans frontière (RSF) a déploré «le climat de peur» à Abidjan. «Le pourrissement de la situation, la poursuite du bras de fer entre Alassane Ouattara et Laurent Gbagbo, et les violences rendent la vie très difficile aux reporters, soumis à la fois à de fortes pressions et à des problèmes de sécurité.» Des journalistes ivoiriens ont témoigné auprès de RSF avoir reçu des menaces de mort. Certains font l’objet de pressions émanant de la présidence, «qui ne veut pas qu’on appelle Alassane Ouattara "le président élu". Nous sommes donc obligés d’écrire par exemple "l’ancien Premier ministre" ou le "mentor du RHDP"».

La polarisation est telle, en Côte d’Ivoire, que la presse est devenue une arme de propagande. Les quotidiens sont profondément divisés entre les pro-Gbagbo et les pro-Ouattara. Sur onze titres, un seul, Soir Info, tente de ne pas prendre parti. En une du Patriote, un quotidien pro-Ouattara, figurait hier une photo peu avantageuse de Laurent Gbagbo, avec moue tombante, cravate de travers et plis dans le costume remontant sur le ventre, accompagnée de la manchette: «Cet homme est fini. Pourquoi mourir pour lui?». Dans les pages intérieures, ces titres: «Gbagbo s’attèle à la guerre civile» «Gbagbo ne partira jamais par la négociation», «Gbagbo cherche des fonds pour s’armer», «Gbagbo, président par complot».

De son côté, le journal Le Temps, résolument pro-Gbagbo, publiait une image aussi peu flatteuse d’Alassane Ouattara, en train de s’éponger le front avec un mouchoir et fronçant les sourcils comme s’il pleurait. Manchette: «Dos Santos chasse les émissaires de Ouattara», partis en Angola pour «négocier la reconnaissance d’Alassane». Une manière de ne pas traiter l’une des informations du jour, l’accréditation à Paris du nouvel ambassadeur de Côte d’Ivoire, Ally Coulibaly, représentant de Ouattara.

Sur les récents combats à Abobo, marqués par 7 morts du côté des Forces de sécurité (FDS), Le Temps expliquait par ailleurs que les soldats onusiens «ont décidé de faire la guerre à la Côte d’Ivoire, via des rebelles de Ouattara. (…) Dans la nuit du 11 janvier, les soldats onusiens ont réorganisé les rebelles en les déposant dans des endroits précis. Chose après quoi, ils les ont réarmés. Il est donc faux de croire que les FDS tirent sur les populations civiles. Elles ont affaire à des individus lourdement armés et qui visent un objectif: le renversement du régime Gbagbo». Voilà pourquoi, début janvier, le chef des opérations de maintien de la paix de l’Onu, Alain Le Roy, dénonçait un «climat hostile» à l’égard des Nations unies, alimenté par les «affirmations mensongères» des médias d’Etat, Radio-télévision ivoirienne (RTI) en tête.
Sabine Cessou

14/01/2011

 http://africa.blogs.liberation.fr/diplomatie/2011/01/c%C3%B4te-divoire-la-presse-comme-arme-de-propagande.html

 



5  Dossier

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

5-1 Jean Pestieau : Côte d’Ivoire - Un pays sous influences.

Après les élections du 28 novembre 2010, une grande partie de la communauté internationale sous la direction des États-Unis, exige qu’Alassane Ouatarra soit reconnu comme le gagnant des élections présidentielles en Côte d’ Ivoire. Si Laurent Gbagbo, président sortant et son rival dans les élections, ne veut pas se soumettre, il est menacé d'une intervention militaire de la part de pays voisins. Que vont être les conséquences pour les peuples de la région ?

 

C’est a côté des ambassadeurs américains et français et dans le quartier général de Alassane Ouatarra que le chef de la commission électorale l'a déclaré gagnant. Qui est Ouatarra ? C'est un ancien fonctionnaire du Fonds monétaire international, puis premier ministre du dictateur Félix Houphouët-Boigny. Ouatarra appliquait dans les années 80 et début 90 une politique ultralibérale, obligeant de couper dans les secteurs sociaux et de donner priorité au paiement des dettes extérieures et à l’orthodoxie budgétaire. En Côte d’Ivoire le résultat de cette politique est indéniable. L’ancien moteur économique de l’Afrique de l’Ouest est tombé en panne : en 2000 le PNB par habitant représentait 65 % de ce qu’il était en 1980. Ces dernières années ce chiffre a continué a descendre jusqu’à 58 % en 2009 et la pauvreté du pays a augmenté depuis 2002 de 40 %.

Quand on compare avec l’attitude complaisante de ce même Occident envers le coup d’état en Honduras en décembre 2008, l’attitude radicale de Washington envers Gbagbo étonne. Cela cache la volonté de Washington de restaurer son autorité dans le monde.

 

Qui sont les amis de Laurent Gbagbo ? 

Est-ce que Gbagbo représente vraiment la volonté du peuple ivoirien ? On peut en douter. Gbagbo a surtout le soutien d’une alliance d'anciens gaullistes et de socialistes français, qui tous reprochent au président Sarkozy d’être devenu l’auxiliaire des États-Unis et d’avoir trahi l’idéal de la France comme puissance mondiale. Cette alliance s’appelle la « Françafrique » et se base sur le réseau du puissant Jacques Foccart. Elle a contrôlé et exécuté la politique africaine néo-coloniale sous différents présidents français (De Gaulle, Pompidou, Chirac). Ensuite on a vu pendant la campagne électorale de Gbagbo des personnalités du Parti socialiste français à côté de Gbagbo lors de meetings électoraux. Et le jour des élections, Henri Emmanuelli, ancien secrétaire d’État, a déclaré que Gbagbo était « la seule personne capable de diriger la Côte d’Ivoire ». 

Pendant les 10 années que Gbagbo est au pouvoir il n’a pas réussi à diminuer la division, ni à améliorer les conditions de vie des ivoiriens. Il a essayé de se négocier une place en suivant le cadre que l’Occident l’avait prescrit. Ceci a échoué. Les élections auraient dû résoudre définitivement la crise en Côte d’Ivoire, qui dure depuis que la rébellion de 2002 (venus du Burkina Faso, des rebelles ont voulu prendre le contrôle du pays mais ont échoué et sont restés au nord) a divisé le pays en deux. Au contraire, ces élections ont ramenés le pays à la case départ : aujourd’hui il y a donc deux présidents et deux gouvernements en Côte d’Ivoire.

 

Division entre le nord et le sud

 

Voilà que la crise risque maintenant d’enflammer toute l’Afrique de l’Ouest. Car à l'instigation des États-Unis et de pays de l 'Union européenne, les gouvernements des pays voisins menacent de monter une intervention militaire.

Il faut savoir que jusqu’au début des années soixante, l'Afrique de l’Ouest était dominée et exploitée par le colonialisme français. Après une indépendance éclatée, cet ensemble se divisa en pays formellement indépendants. Durant l'époque coloniale, des centaines de milliers de Burkinabés ont fui la misère de leur pays aride pour aller travailler dans les plantations de ce qui deviendra plus tard la Côte d’Ivoire. Aujourd’hui, il y a 2 250 000 descendants des travailleurs émigrés des pays voisins en Côte d’Ivoire, cela fait 15 % de la population ivoirienne. 

Voici dix ans, les néo-coloniaux n’avaient aucune réponse à apporter à la crise économique qui sévissait en Côte d'Ivoire. Elle ne faisait qu’augmenter la misère et la révolte de la population. Leurs seul fonds de commerce était la division et la démagogie. On a vu ainsi apparaître le concept de l’ « Ivoirité » : la « nationalité ivoirienne pure », qui permet entre autres d’exclure arbitrairement des citoyens des listes électorales. Ensuite s’est ajouté la division entre citoyens du nord et citoyens du sud, chrétiens et musulmans. Diviser pour régner : affaiblies par des luttes intestines, quelle résistance les populations appauvries pourront-elles opposer à l’impérialisme ?

 

« Non à une guerre entre Africains ! »

Les États-Unis et la France qui sont les instigateurs de la crise en 2002 veulent maintenant imposer d’une façon arrogante leur volonté même si cela implique une nouvelle guerre meurtrière entre Africains. Or, la population, lassée de l’interminable descente aux enfers, pourrait retourner les armes contre les différentes marionnettes de l'impérialisme. Depuis que des États voisins ont parlé de la possibilité d’une intervention armée, indignation et mobilisation traverse toute l’Afrique avec les mots d’ordre « Bas les pattes du peuple ivoirien ! Troupes étrangères hors de Côte d’Ivoire ! Non à une guerre de division entre Africains ! ». 

Les forces éprises de paix dans le monde réclament le rejet de la logique de guerre qui aggravera la misère, la dépendance et ferait de nombreuses victimes. C’est aux Ivoiriens, sans exclusive, et à eux seuls de décider librement de leur avenir, et à trouver les solutions appropriées. Pas d'ingérences étasuniennes ou de pays de l'Union européenne.

Source : solidaire

11 janvier 2011

http://www.michelcollon.info/Cote-d-Ivoire-Un-pays-sous.htmlhttp://www.inversalis-productions.eu/blog/2011/01/non-a-la-renaissance-des-tirailleurs-en-afrique-non-au-retour-des-regisseurs-negres-oui-missie-en-cote-d'ivoire/


5-2 Côte d’Ivoire : l’impérialisme français dans une impasse.
La Côte d’Ivoire est menacée, une fois de plus, de sombrer dans la guerre civile. Jour après jour, les grands médias français nous expliquent que la faute en revient exclusivement à Laurent Gbagbo et ses partisans. La plupart des puissances impérialistes – France en tête – soutiennent Alassane Ouattara, qui a été Premier ministre sous la dictature de Félix Houphouët-Boigny, puis directeur général adjoint du Fonds Monétaire International.
Contrairement aux légendes officielles, les impérialistes n’attachent absolument aucune importance au « respect de la démocratie » en Côte d’Ivoire. Ils sont de longue date habitués à faire et défaire les dictatures de ce continent dont ils pillent systématiquement les richesses. Ils sont les premiers responsables de l’effroyable misère qui frappe les masses africaines. Seuls des esprits naïfs peuvent croire un instant que les impérialistes déclenchent une tempête diplomatique – et menacent d’intervenir militairement, sur place – par amour de la démocratie. En Egypte, au Burkina Faso, au Soudan, au Togo, en Algérie, en Tunisie et au Gabon, les récentes élections étaient entachées d’« irrégularités » massives. Mais cela n’a pas posé de problèmes au gouvernement Sarkozy.
Ouattara et Gbagbo appartiennent à la même catégorie de politiciens corrompus qui ont fait fortune en ramassant les grosses miettes tombées de la table impérialiste. Ouattara n’a nullement l’intention de rompre avec la politique menée par Laurent Gbagbo, pendant des années, et qui a consisté à livrer les richesses de la Côte d’Ivoire aux grandes multinationales, notamment françaises. Simplement, Gbagbo a perdu la confiance de l’impérialisme français, qui l’avait longtemps soutenu. L’une des raisons de ce revirement est probablement l’ouverture du « marché ivoirien » à d’autres intérêts, notamment chinois. Ce n’est pas un hasard si les gouvernements chinois et russes ont soutenu Laurent Gbagbo, au lendemain des élections.
Les impérialistes ne veulent pas d’une nouvelle guerre civile en Côte d’Ivoire. Ils veulent un régime stable qui leur ouvre des perspectives d’investissements rentables. Mais leurs manœuvres et leurs crimes passés ont complètement déstabilisé le pays et la région. Ils ne contrôlent plus le monstre qu’ils ont eux-mêmes créé. La Côte d’Ivoire est divisée en deux. Après avoir tout fait pour marginaliser Gbagbo, l’impérialisme français aura le plus grand mal à imposer un compromis aux deux cliques dirigeantes qui se disputent le pouvoir. Cette situation illustre, une fois de plus, l’affaiblissement de la diplomatie française, qui est la conséquence du déclin économique et militaire de la France sur l’arène mondiale.
Ce sont d’abord les jeunes, les travailleurs et les pauvres ivoiriens qui payent et vont payer le prix de cette nouvelle crise. Le mouvement ouvrier international ne doit soutenir ni le camp de Gbagbo, ni celui de Ouattara. Notre premier devoir est de mener campagne contre la présence de troupes étrangères – y compris de l’ONU – en Côte d’Ivoire. Soldats français, hors de Côte d’Ivoire ! Seules des luttes massives de la jeunesse et des travailleurs ivoiriens, contre l’impérialisme et contre le capitalisme, pourront mettre un terme au cycle infernal de la misère, de l’exploitation et des guerres civiles qui saignent ce pays.

Parlons Clair n° 75

http://www.convergencedesluttes.fr/index.php?post/2011/01/14/LA-RIPOSTE-ET-LA-COTE-D-IVOIRE 



6 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net 

Ndlr :La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information

Camarades, Où est la fameuse "Communauté internationale", active en Côte d'Ivoire  et qui voudrait imposer M.Ouattara en lieu et place du président légitime Laurent Gbagbo?

Alors que le dictateur  centrafricain le Général François Bozizé, un nervi  de la Françafrique préparait depuis des mois son hold-up électoral  de ce jour 23 janvier  2011 en Centrafrique. 

Lisez la suite de ce document accablant  et la chronique d'un autre drame en gestation et annoncé  dans ce pays africain. Le cynisme de l'impérialisme est sans bornes.                                                                                                                               

Cette injustice est insupportable et doit être combattue sans retenue aucune.

Secrétaire Général de ACTUS/prpe   

 Dr LEY-NGARDIGAL  Djimadoum.


6-1 PADS : " Halte à l’ingérence impérialiste dans les affaires intérieures du peuple de la Côte d’Ivoire ! "

Solidarité avec la lutte des patriotes et des progressistes ivoiriens pour briser les chaînes du néo-colonialisme !

Les grandes puissances impérialistes, USA et France, ont décidé d’imposer leur marionnette Allassane Ouattara à la tête de la Côte d’Ivoire.

Elles n’hésitent pas à pousser ce pays sur les chemins de la guerre civile pour le maintenir par la force sous leur contrôle. La machine médiatique internationale de propagande et de mensonges bien rodée depuis des décennies a été mise en route pour faire croire sans aucune preuve incontestable que les dernières élections présidentielles auraient été remportées par leur candidat préféré.

Les puissances impérialistes s’appuient sur les résultats concoctés par une Commission électorale dite indépendante mais en réalité composée dans son écrasante majorité de représentants de forces politiques soutenant Ouattara. Elles veulent se débarrasser de Bgagbo devenu incontrôlable par sa tendance à chercher à exploiter leurs contradictions inter-impérialistes.

A travers son soutien à Ouattara et outrepassant son mandat en Côte d’Ivoire, l’ONU montre ouvertement et une fois de plus qu’elle est devenue depuis la disparition du camp socialiste un instrument de repartage du monde en zones d’influence et de domination des pays impérialistes.

L’Union européenne affiche encore une fois sa nature de bloc impérialiste qui s’entend avec l’impérialisme américain, malgré leurs contradictions, quand il s’agit de faire front pour écraser toute tentative de remettre en cause le brigandage organisé par l’ordre impérialiste mondial.

Le FMI et la Banque Mondiale décident de leur côté de ne reconnaître que le président élu soi-disant démocratiquement. Cet argument est d’une hypocrisie sans borne quand on se rappelle que la FMI avait débloqué sans hésitation plus d’un milliard de dollars en faveur de la junte militaire du Honduras à la botte des USA quelques semaines à peine après qu’elle eut renversé le président Zelaya démocratiquement élu et désireux d’émanciper son pays de la tutelle militaro-politique américaine.

La palme de la surenchère dans l’hypocrisie doit revenir au président de la Cour Pénale internationale qui menace bruyamment de poursuivre Laurent Gbagbo pour « crimes contre l’humanité ». Les peuples ne l’ont jamais entendu adresser des avertissements semblables aux dirigeants israéliens lors des grands massacres de décembre 2008 à Gaza, ou aux dirigeants US pour les centaines de milliers d’Irakiens tués à la suite de leur occupation de l’Irak, ou encore aux responsables colombiens coupables de l’assassinat de milliers de progressistes.

Dans ce concert de vociférations, de menaces, d’injonctions et de pressions pour faire rentrer dans le rang la Côte d’Ivoire, le président de l’ancien État colonisateur a renoué de façon fracassante avec la vieille mentalité colonialiste en sommant Gbagbo de quitter le pouvoir« avant la fin de la semaine » !

Ces ingérences scandaleuses dans les affaires internes d’un pays souverain montrent que la volonté d’introniser Ouattara s’inscrit dans un scénario minutieusement élaboré.

La prétendue Commission électorale indépendante n’en a été qu’une pièce destinée à couvrir d’une fausse légalité le choix arrêté par les grandes puissances impérialistes avant même le déroulement des élections.

Qui plus est, les régions où Ouattara se targue d’avoir obtenu le plus de voix sont des régions livrées aux intimidations et à l’arbitraire des « Forces nouvelles » soutenues par l’impérialisme français.

Quelle que soit l’opinion que l’on peut se faire des manœuvres, des louvoiements et des objectifs de Gbagbo depuis plus de 20 ans, ce qui apparaît, c’est que des peuples de plus en plus nombreux en Afrique ne supportent plus les liens néo-coloniaux basés sur la dépendance, l’arriération économique et la misère. Ils n’acceptent plus ni les dictatures ouvertes ni celles qui se camouflent sous la démocratie de façade - si chère à la sociale-démocratie - et mises en place par les bourgeoisies compradores et l’impérialisme pour perpétuer le pillage de leurs richesses et du fruit de leur travail.

L’affrontement qui oppose une grande partie du peuple ivoirien à l’impérialisme pose le problème crucial de la solidarité avec les forces qui luttent pour l’indépendance réelle de leur pays et veulent mettre fin aux rapports d’exploitation et de pillage instaurés depuis des décennies.

Il est clair que dans ce combat pour que les peuples d’Afrique profitent de leurs richesses naturelles et s’en servent comme moyen de développement et de progrès, les anti-impérialistes se mettent du côté des forces qui veulent briser les chaînes de la dépendance. La question de savoir qui a véritablement remporté les élections devient secondaire quand on sait que les partisans de la perpétuation des rapports de domination disposent d’un puissant soutien financier et médiatique de la bourgeoisie impérialiste qui leur permet d’acheter les voix, d’influencer le choix des électeurs, de diviser les classes et couches laborieuses, d’intimider de larges catégories et forces sociales, de falsifier les résultats électoraux, de répandre les mensonges à l’appui de leurs manœuvres pour écarter ceux qui les dérangent et installer des dirigeants à leurs bottes.

Les résultats de ces élections ne sont pas un critère absolu pour définir la position des forces anti-impérialistes en Afrique et dans le monde surtout quand de grandes masses du pays se mettent en mouvement pour tourner la page du néo-colonialisme, quels que soient les calculs et les limites politiques des dirigeants qui refusent de se plier à la brutalité des impérialistes.

Dans tous les cas, c’est au peuple ivoirien de décider souverainement de son destin. Il n’a pas besoin de l’intervention des forces impérialistes étrangères pour désigner démocratiquement ses dirigeants, ni de leurs pseudo observateurs pour « labelliser » les résultats du scrutin électoral.

Jamais et nulle part l’impérialisme n’est intervenu pour apporter la liberté et la démocratie. Partout où il intrigue et débarque ses troupes, il n’apporte que guerre civile, ruine et malheurs. Son seul objectif est de placer des marionnettes autochtones dévouées aux intérêts de la grande bourgeoisie financière.

C’est aux peuples, à leurs forces progressistes et anti-impérialistes de décider de la conduite de leurs luttes pour instaurer, sans intervention extérieure, un régime démocratique au service de leurs intérêts légitimes.

Les peuples doivent exiger le départ des troupes françaises et celles de l’ONU qui a montré sa partialité en soutenant Ouattara, valet du néo-colonialisme et homme du FMI dont les injonctions depuis 20 ans ont plongé la Côte d’Ivoire dans une grave régression économique et sociale.

Les communistes algériens dénoncent le silence du gouvernement algérien et la coalition présidentielle « islamo-nationaliste » qui refusent de condamner les ingérences étrangères dans les affaires internes du peuple ivoirien ou d’empêcher l’instrumentalisation de l’Union africaine par les dirigeants africains à la botte du néo-colonialisme. Ils dénoncent la diffusion de la propagande pro impérialiste par la télévision algérienne, la presse gouvernementale et par la presse privée qui, à de très rares exceptions, reprend avec zèle les mensonges fabriqués par les tenants de la Françafrique pour diaboliser les patriotes de la Côte d’Ivoire et faire l’apologie des hommes de main des puissances étrangères.

Ils dénoncent le silence des partis institutionnels dits démocratiques face à cette offensive néo-coloniale sans précédent pour terroriser les peuples et leur imposer des dirigeants dociles.

L’Alliance nationale républicaine (ANR) ne dit mot. Le Collectif des Citoyens pour la Défense de la République se tait lui aussi. Son porte-parole s’était rendu il y a deux ans auprès de l’ambassadeur des USA pour lui« expliquer »soi-disant le sens du combat de son organisation contre le pouvoir et obtenir l’appui de cette puissance impérialiste.

Le Front des Forces Socialistes, membre de l’Internationale socialiste dont un de ses hommes illustres -Dominique Strauss-Kahn, DG du FMI- s’emploie à étrangler la Côte d’Ivoire, n’envisage la lutte pour changer de régime que dans le soutien des grandes puissances impérialistes et non dans le travail en direction des masses populaires sur la base d’une alternative démocratique et anti-impérialiste de progrès.

Les chefs du Mouvement pour l’autonomie de la Kabylie ne peuvent que garder le silence s’ils ne veulent pas perdre le soutien des néo-colonialistes français décidés à provoquer une situation de fragmentation de l’Algérie qui leur permettrait un jour de prendre le contrôle de ses zones pétrolières.

Des hommes complètement coupés de leur peuple comme les dirigeants du RCD ne se voient à la tête de l’Algérie qu’avec l’appui et la bénédiction des dirigeants impérialistes américains et français, comme cela été dévoilé dans certains« câbles »non démentis de Wikileaks. Leur carte de visite politique internationale est écrite avec une encre chargée de haine à l’encontre des principaux dirigeants patriotiques des années 1970 quand l’Algérie nationalisait les richesses monopolisées par les sociétés françaises pour se développer et se tenait fermement du côté des peuples en lutte pour leur libération nationale.

Les communistes algériens espèrent que les progressistes ivoiriens trouveront la capacité de s’unir face à la Sainte-Alliance impérialiste, sauront éviter les pièges des divisions tribales dans lesquelles le colonialisme a toujours excellé pour asseoir sa domination, feront preuve de fermeté en encourageant la mobilisation des masses populaires et en s’appuyant sur elle pour résister aux pressions extérieures.

Ils en appellent au développement de la solidarité de toutes les forces anti-impérialistes et deprogrès en Algérie, en Afrique, en France et partout dans le monde avec la lutte du peuple ivoirien pour son indépendance véritable et une démocratie au service de ses intérêts fondamentaux.

Ils sont convaincus que cette solidarité favorisera l’instauration de véritables liens de coopération, débarrassés de toute velléité néo-coloniale, entre les peuples africains et les travailleurs français, souffrant les uns et les autres de la même domination exercée en France comme en Afrique par une oligarchie arrogante, celle des grands groupes financiers exploiteurs, tels que ceux de Bolloré, Bouygues, Areva, etc.

Parti algérien pour la démocratie et le socialisme (PADS)


6-2 Côte-d’Ivoire: Non à l’ordre néo colonial, refusons l’intervention impérialiste imminente à Abidjan!
Déclaration commune PRCF URCF RCC

Usurpant l’appellation de “Communauté internationale”, les forces impérialistes préparent une intervention imminente en Côte-d’Ivoire.
Une telle intervention signifierait  le retour de la Côte-d’Ivoire sous tutelle coloniale directe. Or, encouragé par l’U.E. et par les USA, Sarkozy multiplie les ingérences dans les affaires intérieures de cet État et les menaces  d’intervention.

Pour défendre les intérêts et les profits des sociétés  capitalistes françaises et européennes installées à Abidjan, Sarkozy  monte en première ligne pour imposer la  sinistre et discréditée ” Françafrique”, la politique impérialiste de pillage et de partage du monde, au besoin en faisant intervenir la force “Licorne” contre toute une partie de la population et de la jeunesse ivoiriennes.

Comble du culot, Sarkozy a l’audace de  présenter l’intervention néocoloniale imminente comme une action visant à  faire respecter le vote du peuple ivoirien: cela ne manque pas de sel de la part d’un homme et d’un régime qui ont grossièrement violé le vote Non du peuple français à la constitution européenne en imposant son copié-collé sous la forme du “Traité de Lisbonne”.
Il ne revient à personne en France, dans  un pays dont les firmes capitalistes ont longtemps colonisé l’Afrique  (et qui continuent aujourd’hui d’exploiter sans vergogne ce continent  sous des formes néocoloniales) de “choisir” le président des Ivoiriens. Cela revient aux Ivoiriens eux-mêmes, car partout et toujours, l’impérialisme est l’ennemi principal des peuples.
En aucun cas, cela ne peut être  l’apanage de Sarkozy dont nul n’a oublié le discours stupide et  méprisant de Dakar sur “l’homme africain qui n’est pas entré dans  l’histoire” (sic). En réalité, une intervention armée de la force Licorne en Côte d’Ivoire, fût-ce sous mandat de la pseudo-Communauté internationale dominée par Washington, ne ferait qu’aggraver les tensions, qu’humilier les Africains, que mettre en péril les Ivoiriens et les travailleurs
français vivant en Cote d’Ivoire.
Comme le disait Marx, «un peuple qui en opprime un autre ne saurait être libre »
En défendant le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, en l’occurrence celui du peuple ivoirien et des autres peuples d’Afrique, le PRCF, l’URCF et le RCC défendent la liberté de tous les peuples,  y compris celle du peuple français qui se reconnaît de moins en moins  dans ce régime ultra réactionnaire qui l’opprime en France et qui le  déshonore à l’étranger par ses pratiques impérialistes.
Sarkozy, U.E., USA, bas les pattes en Côte-d’Ivoire! Indépendance et souveraineté pour la Côte d’Ivoire!


6-3 Parti Communiste des Ouvriers de France : Déclaration commune sur la cote d'Ivoire.

Chers amis, chers camarades
Nous vous adressons une déclaration signée par de nombreuses organisations et partis politiques d'Afrique, qui dénoncent les interventions militaires des puissances impérialistes en Côte d'Ivoire, exigent le retrait de toutes les troupes étrangères et affirment que c'est au peuple de Côte d'Ivoire de décider de son avenir.
Dans son communiqué du 18 décembre, notre Parti a dénoncé la guerre civile réactionnaire qui menace la Côte d'Ivoire et les ingérences des puissances impérialistes, notamment celle de l'impérialisme français (voir notre site : www.pcof.net)
Depuis, la situation n'a cessé de se tendre et les menaces d'intervention militaire menée directement ou indirectement par les puissances impérialistes se sont précisées.
C'est pourquoi, notre Parti a décidé de signer cette déclaration commune qui se prononce clairement pour le retrait de toutes les troupes étrangères.
Nous l'avons signée et nous appelons les organisations à en faire de même et à la faire connaître largement.
Merci de nous tenir informés des suites que vous donnerez à cette proposition.
Recevez, chers amis, chers camarades, nos saluts militants
PAS D’INTERVENTION MILITAIRE ETRANGERE :

NI DE LA CEDEAO, NI DE L’ONU, NI DE LA FRANCE !

TROUPES ETRANGERES HORS DE LA CÔTE D’IVOIRE !

UNITE ET SOLUTION NATIONALE IVOIRIENNE SOUVERAINE,

DEMOCRATIQUE ET PACIFIQUE DE LA CRISE POST-ELECTORALE !

Pour le Parti Communiste des Ouvriers de France
Christian Pierrel
Véronique Lamy

 

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