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01/02/2011

n°564 - Journal de Palestine - 01-12 au 01-02 - Début - Montée en flèche du nettoyage ethnique


n°564 -  Journal de Palestine  - 01-12  au  01-02 - Début - Montée en flèche du nettoyage ethnique


Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre.

Les médias occidentaux dans leur large majorité ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.



Journal de Palestine

n°564                             01-12  au  01-02

C.De Broeder          &   M.Lemaire



Vous retrouverez ce journal 

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

d) sur le site : www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire

Tiré à part

1 Résistance

Détails par région:

2 Décompte des pertes humaines

3 Politique

Politique Palestinienne

Politique Israélienne

Suite & Fin

4 Politique internationale des territoires occupés 



01-12 au 01-02 : Peuple Palestinien : 5 tués   -  2 blessés

                             Occupants          :  0 tué     -  3 blessés



Tiré a part

Découverte du poison qui a tué Yasser Arafat.  

Abou Sharif, conseiller spécial auprès de Yasser Arafat, a annoncé que des experts en toxicologie en Angleterre ont découvert le poison utilisé pour tuer le défunt président palestinien.
Même si Abou Sharik n’a pas donné le nom de l’expert ou de l’agence avec laquelle il a travaillé, il a affirmé être prêt à partager toutes les informations qu’il a obtenues avec une commission d’enquête officielle.
Le chercheur a identifié la toxine utilisé dans l’attaque d’Arafat comme étant le thallium, un poison rare et quasiment indécelable. « C’est un poison dangereux qui n’a pas d’odeur, de couleur, ni de goût, extrait d’une algue rare et qui peut être déposé en toute discrétion dans l’eau et la nourriture, ou injecté avec une aiguille dans l’artère, les veines ou dans la peau », a précisé Abou Sharif.
Il n’existe aucun antidote si cinq heures se sont écoulées après sa consommation. Ce poison à action lente détruit successivement les organes internes de la victime, en commençant par le foie, les reins, les poumons, et ensuite le cerveau. Et le temps qu'il faut pour tuer un homme avec ce poison varie d'une personne à l'autre selon divers facteurs. La période varie de deux à huit mois, ce qui donne l'occasion aux assassins de s'échapper des lieux du crime.
La rupture en globules rouges et l’incapacité du corps à les produire est la principale cause de la mort de la victime, le manque de sang étant ce qui tue les organes internes.
Abou Sharif annoncera davantage de détails lorsque les recherches seront complètes.

13/01

 http://www.palestine-info.cc/fr/default.aspx?xyz=U6Qq7k%2bcOd87MDI46m9rUxJEpMO%2bi1s7re1r8FEb3at44Q9%2bld02C4W54fc4%2bmVH8xVvItjokce6F7n0pvdEbQF

 

Raids aériens sur Gaza: comble du cynisme l’occupation bombarde, assassine, assiège et porte plainte à l'ONU !!!

Le ministère des Affaires étrangères de l’occupation israélienne a déclaré aujourd’hui que son entité sioniste a porté aujourd’hui plainte auprès de l’ONU, en dépit de ses crimes très flagrants commis récemment contre les habitants de Gaza.

En ignorant les nouveaux crimes d’assassinats commis par l’aviation de guerre de l’occupation israélienne contre les innocents Gazaouis, l'ambassadeur israélien auprès de l'ONU Meron Reuven a adressé une  lettre au conseil de sécurité et au secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon dénonçant les tirs de roquettes de provenance de la bande de Gaza.

Le communiqué sioniste, pour justifier les crimes barbares de l’armée israélienne, a plaidé que l’occupation (Israël) a exercé et continuera d'exercer son droit à l'autodéfense ( l’agression sauvage), accusant le Hamas responsable à ces incidents, au moment où l’aviation de guerre de l’occupation n’a jamais cessé depuis sa guerre néonazie de « Plomb durci » de survoler les cieux de la bande de Gaza, soit de bombarder des citoyens innocents sur les tunnels, de massacrer d’autres dans leurs localités de travail, ou de prétendre de contre attaques indispensables contre des soupçonnés résistants alliés ou non au Hamas.

Alors que des médias hébreux ont rapporté, hier, du chef d'état-major israélien, le général Gaby Ashkenazi, que des groupes armés de la bande Gaza avaient pour la première fois utilisé récemment un missile antichar russe de type "Kornet", ce qui a suscité, selon ces médias, son inquiétude envers l’intensification des tirs palestiniens anti-chars.
Notons que  les avions de guerre de l’armée israélienne ont lancé récemment à plusieurs reprises des raids contre de diverses régions dans la bande de Gaza, assassinant un certain nombre de citoyens innocents et endommageant une usine de fromage.

 22 Décembre

 http://www.palestine-info.cc/fr/

 

Montée en flèche du nettoyage ethnique : combien d'autres maisons palestiniennes faudra-t-il qu'Israël démolisse pour que les gouvernements occidentaux agissent ?

Pendant que les Occidentaux s'affairent aux préparatifs de Noël, Israël accélère sa campagne de nettoyage ethnique dans les territoires palestiniens occupés et à l'intérieur de ses propres frontières (non déclarées), ce qui ne surprendra pas les connaisseurs ès gouvernements israéliens successifs, de droite comme de gauche, spécialistes de longue date en utilisation des diversions internationales pour faire progresser leurs attaques pour leur lebensraum – espace vital – en Palestine.

Middle East Monitor

Pendant les fêtes de Noël, il y a deux ans, le premier ministre israélien de l'époque, Ehud Olmert, a lancé un bombardement massif d'artillerie et aérien sur la Bande de Gaza, suivi par une invasion à grande échelle. Cette année, il semble qu'une offensive pré-Noël a commencé avec une série insidieuse de démolitions de maisons.
A ce jour, il n'y a pas eu le moindre mot de condamnation de Bruxelles, New-York ou Washington ; tout le monde est trop occupé, semble-t-il, à se préparer pour la soi-disant "saison de paix et de bonne volonté des hommes". La censure des actions israéliennes pourrait bien devoir attendre que les poules aient des dents (à moins que les bombes israéliennes n'arrivent les premières et les tuent dans les champs).
Pendant ce temps, la campagne d'Israël se déploie à une telle vitesse époustouflante qu'il est presque impossible de suivre. Aujourd'hui, 20 décembre, les forces israéliennes ont détruit cinq magasins dans la ville d'Hébron, au sud de la Cisjordanie. Un peu plus au nord, elles ont donné aux résidents de Khirbet Tana, minuscule village palestinien à l'est de Naplouse, 24h pour évacuer leurs maisons. Khirbet Tana est situé à deux kilomètres à peine de la colonie israélienne illégale de Mekhora, et ceci explique en partie l'ultimatum. La "sécurité" et le confort des colons juifs illégaux doivent être préservés, par tous les moyens, peu importe le droit et les conventions internationales.
Menacer de démolir les maisons de villageois pauvres est déjà assez infect, mais menacer de confisquer leurs biens, y compris leur bétail, une fois l'échéance passée, est au-delà du mépris. Wasif Abu Sa'ud, résident de Tana, a dit que l'armée a menacé de confisquer ses brebis et autres animaux s'ils ratent la date limite imposée arbitrairement. Et pour bien remuer le couteau dans la plaie, les propriétaires devront payer les frais engagés par la confiscation.
Ce torrent de mauvaises nouvelles n'a pas été concocté par une officine de propagande médiatique palestinienne. Un rapport diffusé hier par l'OCHA (Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires) confirme que 47 maisons ont été démolies en Cisjordanie occupée au cours des deux premières semaines de décembre 2010 :
Le 1er décembre, la municipalité de Jérusalem a détruit des bâtiments dans les quartiers d'Issawiyah et Sheikh Jarrah.
Le 14 décembre, la municipalité a à nouveau mené des démolitions de maisons en deux endroits de Jérusalem Est. A Ras al-Amoud (sur l'ancienne route de Bethléem), ils ont démoli une maison palestinienne appartenant à une famille de sept personnes, dont 5 enfants. Depuis 2007, le quartier a été pris pour cible, après que le maire ait cyniquement approuvé la construction de la colonie Ma'ale Hazeitim, construite sur la terre palestinienne.
Autre scandale, à Sur Baher, un quartier au sud-est de Jérusalem et juste au nord de la colonie Har Homa, la municipalité a démoli une maison palestinienne. Il faut rappeler que le gouvernement israélien a confisqué plus de 2.000 dunums (2 ha) des terres de Sur Baher pour construire la colonie Talpiot Est en 1970, et près de 900 dunums en 1997 pour la colonie Har Homa.
En "Israël", le traitement des citoyens palestiniens est tout aussi épouvantable. Dans la ville d'Al-Lid, 50 enfants sont rentrés de l'école la semaine dernière pour trouver leurs mères en pleurs au milieu des décombres de leurs maisons. Même les palmiers des cours avaient été déracinés et écrasés à côté des meubles brisés.
Ces bâtiments n'ont pas été détruits par le mauvais temps qui a balayé la région à ce moment là. Les sept maisons ont été démolies par des entrepreneurs de l'Etat israélien agissant sous les ordres de sa Cour suprême. Leur motivation, c'est la judaïsation d'Al-Lid, la même proclamation tristement célèbre qui est utilisée pour la judaïsation de Jérusalem.
Certains diront qu'Israël fait tout ça pour provoquer une confrontation violente ou une réaction des Palestiniens de manière à pouvoir alors "répondre" d'une manière ridiculement disproportionnée, les châtier et les expulser, poursuivant ainsi le nettoyage ethnique que les sionistes ont commencé en 1948 avant même que l'Etat d'Israël soit inventé. Le fait est, cependant, qu'Israël n'a pas besoin de telles excuses pour perpétrer ses actions illégales ; il ne rencontre aucune sanction, aucun reproche, aucune critique. C'est l'Etat "juif démocratique", et ceci seul l'habilite à traiter avec mépris le droit international et agir en toute impunité cynique.
Il est clair que si de tels crimes avaient lieu n'importe où ailleurs dans le monde, y compris en Europe, ils seraient condamnés, à juste titre, pour ce qu'ils sont, un nettoyage ethnique. Ils seraient suivis d'une action punitive, avec ou sans l'accord du Conseil de Sécurité des Nations-Unies, pour stopper les auteurs dans leur élan destructeur. Ceux qui manifestent, souvent de pure forme, un intérêt pour les droits légitimes du peuple palestinien doivent maintenant agir et aller au-delà des vaines déclarations de condamnation. Aucune parole doucereuse et habile n'apportera un abri, du confort ou de la chaleur aux centaines d'enfants dont l'inhumanité cruelle et barbare d'Israël a fait des sans-abris.
Si ce nettoyage ethnique ne suffit pas à avertir du pire à venir, alors les gardiens des droits de l'homme et du droit international ne pourront s'en prendre qu'à eux-mêmes pour leur inaction lorsque ce "pire" arrivera. Les signaux d'alerte du nettoyage ethnique dans les Balkans étaient écrits en grosses lettres ; les indications d'un génocide au Rwanda étaient encore plus grandes. La complaisance combinée à la couardise y ont mené à la mort des centaines de milliers d'innocents. La situation en Palestine est encore plus évidente ; il n'y a pas un seul homme politique en Occident qui ne soit au courant de ce qui se passe, malgré l'approche lâche de beaucoup de médias dans le traitement de ces scandales. Dans un monde où on ne traite pas les animaux de cette manière, pourquoi acceptons-nous qu'Israël traite ainsi les Palestiniens ? Leur protection, en vertu des droits humains et du droit international, n'est-elle qu'une chimère ?
A ce moment de l'année où tant de monde célèbre la naissance de Jésus le Palestinien dans la petite ville de Bethléem, rappelons-nous que les Chrétiens palestiniens, dans ce lieu unique, souffrent avec leurs voisins musulmans. Le nettoyage ethnique est un crime contre l'humanité. L'absence d'action fait de nos gouvernements les complices de ce crime, et personne ne pourra dire qu'il n'avait pas été averti.

Source : Middle East Monitor

 

 

Traduction : MR pour ISM

22 Décembre

 

Yehuda Shaul : Nous avons créé un monstre: l'occupation".

 Yehuda Shaul, 28 ans, ex-officier de l'armée israélienne, est l'auteur de «Breaking the Silence», un livre événement à paraître en janvier où les combattants de Tsahal racontent leur intolérable comportement dans les territoires occupés à Gaza.

Un entretien exclusif pour Paris Match.

Interview Catherine Schwaab - Paris Match

Paris Match. Votre livre est une bombe par ses révélations ; quel effet concret en espérez-vous ?
Yehuda Shaul. J’espère pouvoir enfin susciter une vraie discussion sérieuse en Israël car, cette fois-ci, nos témoignages sont innombrables, vérifiés, incontestables : il y en a 180 et nous en tirons une analyse, ce qui est nouveau.

Pensez-vous que l’opinion israélienne igno­re ce que signifie l’occupation militaire des territoires palestiniens ?
Le public a des clichés dans la tête qui incitent à l’approbation aveugle. Par exemple, en hébreu, la politique israélienne dans les territoires occupés se résume à quatre termes que l’on ne peut pas contester : “sikkul” (la prévention du terrorisme), “afradah” (la séparation entre la population israélienne et la population palestinienne), “mirkam hayyim” (la “fabrication” de l’existence palestinienne) et “akhifat hok” (l’application des lois dans les territoires occupés). En réalité, sous ces noms de code se cachent de terribles déviations qui vont du sadisme à l’anarchie et bafouent les plus élémentaires droits de la personne. Cela va jusqu’aux assassinats d’individus innocents dont on suppute qu’ils pourraient être des terroristes. Et je ne parle pas des arrestations arbitraires et des harcèlements en tout genre.

Quel est le but ?
Il est clairement défini : c’est de montrer la présence permanente de l’armée, de produire le sentiment d’être traqué, contrôlé, bref, il s’agit d’imposer la peur à tous dans la société palestinienne. On opère de façon irrationnelle, imprévisible, créant un sentiment d’insécurité qui casse la routine.

L’occupation des Territoires n’est-elle pas nécessaire pour éviter des “surprises” terroristes ?
Non ! L’occupation systématique ne se justifie pas car elle recouvre une série d’interdictions et d’entraves inadmissibles. Nous souhaitons en discuter maintenant. Ni au sein de l’armée ni au sein de la société civile ou politique on ne veut affronter la vérité. Et cette vérité, c’est que nous avons créé un monstre : l’occupation.

Peut-on espérer que de sérieuses discussions sur la paix améliorent la situation ?
Non, chercher à finir le conflit est une chose, finir l’occupation en est une autre. On est tous d’accord pour rechercher la paix, mais on oublie l’occupation. Or, il faut commencer par cela.

Vos témoignages révèlent l’incroyable impunité dont bénéficient les colons, véritables adjoints des mili­tai­res : ils brutalisent leurs voisins palestiniens, entraînent leurs enfants à l’agressivité et à la haine des Arabes...
En effet, mais ce ne sont pas eux le problème. C’est le mécanisme d’occupation qui leur a alloué ce pouvoir démesuré. Moi, quand j’étais militaire à Hébron, je ne pouvais pas arrêter un colon qui enfreignait ouvertement la loi sous mes yeux. Ils font partie de ce système immoral.

Pensez-vous trouver un soutien dans l’opinion israélienne ?
Pour l’instant, nous sommes minoritaires mais optimistes ! Il le faut car on vit des temps sombres, l’opinion israélienne est apathique, les gens en ont ras-le-bol. Et le prix à payer pour cette occupation n’est pas lourd. C’est pourquoi il n’y a pas de volonté politique. En revanche, le prix moral est énorme.

C’est la première fois que de telles révélations sont faites ?
Non, il y a un an, nous avions raconté les exactions infligées dans la bande de Gaza, et nous avions été attaqués de toutes parts : par l’armée, la société civile et la société politique. Netanyahou nous avait accusés d’avoir “osé briser le silence”. Mais quel silence ? C’est un silence honteux sur un scandale tonitruant ! Ils ont tout fait pour nous discréditer. Ils tombaient mal car nous sommes tous d’anciens officiers qui avons vécu ces événements pénibles.

Justement, pas mal de soldats et d’officiers qui s’expriment semblent traumatisés par ce qu’ils ont dû accomplir. Une souffrance qui perdure.
Oui... Enfin, ne nous trompons pas : les victimes, ce sont les Palestiniens qui endurent ce contrôle. Je me souviendrai toujours de la réponse d’un commandant de l’armée lors d’une discussion sur un plateau télé en 2004. Nous avions organisé une expo photo avec une vidéo des témoignages. Il m’a dit : “Je suis d’accord avec ce que vous montrez, mais c’est comme ça, il faut l’accepter, cela s’appelle grandir, devenir adulte.” Je suis resté sans voix.

Certains pensent qu’Israël a intérêt à maintenir le conflit et que les Palestiniens n’auront jamais leur terre.
C’est faux. Il est impossible d’éradiquer une population de 3,5 millions d’habitants. Le problème n’est pas de leur accorder une terre, il est dans l’obsession de vouloir les contrôler.

Les jeunes générations de 20-30 ans sont-elles plus perméables à votre point de vue ?
Toute ma génération n’est pas d’accord avec moi, mais aucun ne peut dire que je mens. Nous sommes tous d’ex-membres de l’armée nationale, nous avons payé le prix, nous avons gagné le droit de parler. Il faut que les esprits changent de l’intérieur.

Vous êtes juif orthodoxe et vous tenez un discours étonnamment ouvert. Votre foi vous aide-t-elle dans ce combat ?
Pas plus que ça... Mais je sais ce que signifie être un juif religieux : ne pas rester silencieux devant ce qui est mal. Et je veux apporter une solution, pas un problème.

Hassan Balawi

http://www.parismatch.com/Actu-Match/Monde/Actu/Tsahal-Israel-Yehuda-Shaul-occupation-palestiniens-232833/


Robert Fisk : Une nouvelle vérité émerge du monde arabe.

Les Palestinian Papers (le documents Wikileaks - NdT) sont aussi stupéfiants que la Déclaration de Balfour. L’« Autorité » palestinienne – on se doit de mettre des guillemets – était prête, et l’est encore, à abandonner le « droit au retour » de peut-être sept millions de réfugiés vers ce qui est actuellement Israël en échange d’un « état » qui ne couvrirait plus que 10% (au mieux) du territoire Palestinien sous mandat britannique.

Au moment même de la publication de ces terribles documents, le peuple Égyptien demande le départ du Président Moubarak, et les Libanais sont en tain de désigner un Premier Ministre qui soutiendra le Hezbollah. Il se passe quelque chose d’exceptionnel dans le monde arabe.

En ce qui concerne les Palestinian Papers, il est clair que les représentants du peuple palestinien étaient prêts à briser tout espoir de retour pour les réfugiés.

Les Palestiniens sont scandalisés d’apprendre comment leurs représentants les ont trahis. A la lecture des ces documents, il est impossible pour les Palestiniens de croire encore en leurs droits. Ils ont vu noir sur blanc qu’ils ne reviendront pas.

Mais à travers le monde arabe – à distinguer du monde musulman – il y a désormais une nouvelle vérité qui émerge. Entre peuples du monde arabe il n’est plus possible de se raconter des mensonges. Les mensonges, c’est terminé. Les discours de leurs dirigeants - qui sont malheureusement les mêmes que ceux des nôtres - , c’est terminé. Et c’est nous qui leur avons raconté ces mensonges. Et il ne sera plus possible de les répéter.

En Égypte, nous aimons la démocratie. Nous avons encouragé le démocratie en Égypte – jusqu’à ce que les égyptiens décident de renverser la monarchie. Alors nous les avons mis en prison. Puis nous avons exigé encore plus de démocratie. C’est toujours la même histoire. Tout comme nous voulions la démocratie pour les Palestiniens à condition qu’ils votent pour les bons candidats, nous voulions aussi faire profiter de notre démocratie aux Égyptiens.

Maintenant, au Liban, il apparaît qu’une « démocratie » Libanaise va s’imposer. Et ça, nous n’aimons pas. Car évidemment, nous voulons que les Libanais votent pour ceux que nous aimons, les partisans sunnites de Rafiq Hariri dont l’assassinat – croyons nous – fut orchestré par les Syriens. Et maintenant nous avons à une flambée de violence dans les rues de Beyrouth contre le gouvernement.

Que se passe-t-il ? Se pourrait-il que le monde Arabe décide de se choisir lui-même ses dirigeants ? Se pourrait-il que nous assistions à l’émergence d’un monde arabe qui ne serait plus contrôlé par l’Occident ? Lorsque la Tunisie a annoncé sa libération, Mme Hillary Clinton est restée silencieuse. C’est le Président fêlé de l’Iran qui exprimé sa joie de voir un pays se libérer. Pourquoi ?

En Égypte, l’avenir de Hosni Moubarak paraît encore plus compromis. Son fils pourrait être son successeur désigné. Mais il n’ y a qu’un seul Califat dans le monde musulman, et il est en Syrie. Et les Égyptiens n’en veulent pas du fils de Hosni. C’est un homme d’affaires médiocre qui n’est pas convaincant pour sauver l’Égypte de sa propre corruption. Le chef de la sécurité de Hosni, un certain Suleiman, qui est très malade, n’est peut-être pas non plus l’homme qu’il faut.

Et pendant ce temps, à travers tout le Moyen orient arabe, nous attendons la chute des alliés de l’Amérique. En Égypte, M. Moubarak doit déjà être en train de se chercher une destination vers où s’envoler. Au Liban, les amis de l’Amérique s’effondrent.

C’est la fin des « Démocrates » du moyen-orient arabe. Nous ne savons pas de quoi l’avenir sera fait. Seule l’histoire nous le dira.

Robert Fisk

27 janvier 2011

http://www.independent.co.uk/opinio...

Traduction par VD avec probablement les fautes et coquilles habituelles

URL de cet article 12612
http://www.legrandsoir.info/Une-nouvelle-verite-emerge-du-monde-arabe.html

http://www.legrandsoir.info:80/Une-nouvelle-verite-emerge-du-monde-arabe.html


Gaz et pétrole, nouveaux gisements marins : Les Arabes dehors, Tel Aviv revendique toutes les ressources.

La compagnie états-unienne Noble Energy Inc. a annoncé il y a quelques jours avoir découvert un gros gisement de gaz naturel dans les fonds marins, à 130 Kms du port israélien de Haïfa. Il est estimé à 450 milliards de m3. Dans la zone, il devrait y avoir en tout environ 700 milliards de m3 de gaz. La prospection et l’exploitation de ce gisement sont confiées à un consortium international, formé de la société états-unienne Noble Energy, qui détient à présent le quota majoritaire des 40%, et des entreprises israéliennes Delek, Avner et Ratio Oil Exploration.

Manlio Dinucci

Ceci n’est qu’une petite partie des réserves énergétiques présentes sur le Bassin du Levant, l’aire de la Méditerranée orientale comprenant Israël, les Territoires palestiniens, le Liban et leurs eaux côtières. Ici, depuis quelques années, la société U.S. Geological Survey, agence du gouvernement des USA, procède à des prospections. Elle estime que, dans le Bassin du Levant, il y a des réserves de gaz naturel se montant à environ 3.500 milliards de m3, et des réserves de pétrole d’un montant d’environ 1,7 milliards de barils.
Le gouvernement israélien, avec le soutien de Washington, considère que toutes les réserves énergétiques sont sa propriété. Les grands gisements de gaz naturel -a déclaré le premier ministre des infrastructures Uzi Landau- non seulement apporteront des bénéfices aux citoyens mais permettront à Israël de devenir un fournisseur de gaz dans la région méditerranéenne. Israël, a objecté le porte-parole du gouvernement libanais Nabih Berri, ignore cependant le fait que, d’après les cartes géographiques, les gisements s’étendent dans les eaux libanaises. Selon la Convention des Nations Unies, un Etat côtier peut exploiter les réserves offshores de gaz et de pétrole dans une zone qui s’étend à 200 miles marins (370 Kms) de la côte.
D’après ce même critère, les réserves appartiennent dans une mesure notable aussi à l’Autorité palestinienne. Selon la carte même établie par US Geological Survey, il s’avère que la majeure partie des gisements de gaz (60% environ) se trouve dans les eaux côtières et dans le territoire de Gaza. L’Autorité palestinienne en a confié l’exploitation à un consortium formé de British Gas et Consolidated Contractors (compagnie basée à Athènes, de propriété libanaise), dans laquelle l’Autorité détient un quota de 10 %.
Deux puits, Gaza Marine-1 et Gaza Marine-2, sont déjà prêts mais ne sont jamais entrés en fonction. Tel Aviv, en fait, a rejeté toutes les propositions présentées par l’Autorité palestinienne et par le consortium d’exporter le gaz en Israël et en Egypte. Les Palestiniens possèdent donc une grande richesse qu’ils ne peuvent cependant pas utiliser.
Pour s’emparer des réserves énergétiques de tout le Bassin du Levant, libanaises et palestiniennes comprises, Israël utilise la force militaire. Il y a deux jours, le ministre des affaires étrangères libanais Ali Shami a demandé au Secrétaire général des Nations Unies d’empêcher qu’Israël n’exploite les réserves énergétiques offshores qui se trouvent dans les eaux libanaises. Le ministre Landau soutient au contraire que ces gisements se trouvent dans les eaux israéliennes et prévient qu’Israël n’hésitera pas à employer la force pour les protéger. Israël menace donc d’attaquer de nouveau le Liban, comme il le fit en 2006, avec l’intention de lui enlever la possibilité d’exploiter les gisements offshores.
Pour la même raison Israël n’accepte pas l’Etat palestinien. Le reconnaître signifierait reconnaître la souveraineté palestinienne sur une grande part des réserves énergétiques dont Israël veut s’approprier. C’est surtout à cette fin qu’a été lancée l’opération « Plomb durci » en 2008/2009 et Gaza a été ensuite reprise dans la morsure de l’embargo. En même temps les navires de guerre israéliens contrôlent tout le Bassin du Levant, et donc les réserves offshores de gaz et pétrole, dans le cadre du « Dialogue méditerranéen », opération de l’OTAN - à laquelle participe aussi l’Italie - pour « contribuer à la sécurité et à la stabilité de la région ».

Source : Il Manifesto

 

 

Traduction : Marie-Ange Patrizio

Vendredi 7 Janvier 2011

 http://www.ism-france.org/news/article.php?id=14836&type=analyse&lesujet=Energie


Black Water en Cisjordanie pour protéger l’entité sioniste…  

Les députés islamiques du Conseil Législatif Palestinien, en Cisjordanie, se sont indignés de l’arrivée de membres de la société de surveillance américaine "Black Water".

Le ministère américain des affaires étrangères avance le prétexte qu’on a fait appel à eux pour la protection de personnalités et de délégations étrangères visitant la Palestine.
« Même les enfants de Palestine ne marchent pas lorsque l’on prétexte de vouloir protéger les délégations en faisant appel à Black. Il y a sûrement d’autres raisons, ne serait-ce que pour combattre la résistance et participer à la protection de l’Entité sioniste », dénoncent les députés.
Et de poursuivre : « Le Palestinien de Cisjordanie souffre déjà de l’arrogance de l’officier Moler qui a remplacé Dayton. Il n’a pas besoin de plus de danger. On n’est pas prêt d’oublier la brutalité de telles entreprises, brutalité prouvée surtout en Iraq ».
« Black Water doit être jugé pour ses crimes perpétrés contre les civils iraquiens, au lieu de venir en Palestine », concluent les députés.
Finalement, les députés ont exhorté, dans leur communiqué, l’ambassade américaine à annuler le contrat signé avec cette entreprise et ses membres et à les obliger à quitter immédiatement les territoires palestiniens

15/01 

 http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=170310&language=fr

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