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04/02/2011

n° 566 - Les Dossiers 'Géopolitique et stratégie' de Palestine - 02-02 - Début - Israël a déclaré la guerre aux enfants de Jérusalem.

n° 566 - Les  Dossiers 'Géopolitique et stratégie' de  Palestine - 02-02  - Début - Israël a déclaré la guerre aux enfants de Jérusalem.



L'information est une arme au service de la paix. Sa diffusion est un acte de résistance

                 Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources 



Les  Dossiers   'Géopolitique et stratégie' de  Palestine

566 du 02-02

C.De Broeder & M.Lemaire



Vous retrouverez ce journal 

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

 

c) sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

d) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

e) sur le site de Robert Bibeau :   http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be

 

Sommaire

1 Dossier 
1-1 L’occupation a arrêté 4168 Palestiniens en 2010.

1-2 Jonathan COOK. : Israël a déclaré la guerre aux enfants de Jérusalem.

1-3  Dans les prisons israéliennes, 25 Palestiniens vivent une mort lente.

1-4 Les prisonniers, combattants de la liberté !

Fin

Analyse - Géopolitique et stratégie – Réflexion.

2-1 Susan Abulhawa  : Pour BHL, témoigner sur la Palestine, c'est "diaboliser Israël".

2-2 Colette Berthès : Le Mur, rêve israélien, cauchemar palestinien.

2-3 Alain Gresh : Palestine, fausses révélations, inquiétants éclairages.

2-4  Jacob Cohen : Les sayanim : des « agents dormants » très actifs au service d’Israël.

 



Dossier 

1-1 L’occupation a arrêté 4168 Palestiniens en 2010.

Selon un rapport publié, par le chercheur pour les affaires des prisonniers palestiniens, Abdel Nasser Farawana les forces de l'occupation israéliennes ont arrêté 4168 Palestiniens au cours de l’année 2010, soit une moyenne de 347 arrestations par mois, et un taux de 11 arrestations par jour. 
Farawana a précisé : « l’année passée a témoigné une grave escalade dans  les crimes et les violations commis par les Israéliens, sans compter les mesures et les nouvelles lois pour harceler les prisonniers ». 
Les enfants : première cible des Israéliens 
Farawana a souligné que « 7612 Palestiniens ont été arrêtés par l’occupation en 2007, 5818 autres en 2008, 5132 détenus à 2009, alors que 4168 personnes ont été enlevées en 2010 ». 
Le chercheur a souligné que les arrestations israéliennes comportent des enfants, des femmes, des mères, des épouses, des handicapés, des malades, des dizaines de députés et  dirigeants politiques, ainsi que certains ministres dans des gouvernements palestiniens précédents. 
 « Tout ceux qui ont été arrêté , ont été victimes de toute  forme d’abus, de  torture physique ou psychologique et émotionnel, devant les membres de la famille» a notamment insisté Farawana.
L'escalade des violences
Le chercheur a noté que le nombre total des détenus palestiniens dans les geôles israéliennes a atteint 6500 prisonniers. Et que les conditions des prisonniers vont de mal en pis, où l'occupation agit toujours comme un «Etat au-dessus de la loi», qui, viole et légifère et pratique et commet des crimes contre l’humanité sous un silence international injustifié. 
 Les violations se sont multipliées et leur horreur s’est intensifiée, les crimes ont augmenté, la liste des patients s’est allongée, et l'utilisation excessive de la force contre les prisonniers est devenue un phénomène dans toutes les prisons et centres de détention dans les territoires palestiniens occupés (soi-disant Israël), ce qui met en grand danger la vie des prisonniers en général. 
Martyre de prisonniers 

Le rapport a indiqué que l'année 2010 a marqué le martyre de deux prisonniers en raison de la détérioration de la situation sanitaire, de la négligence médicale volontaire et la torture, citant leurs noms comme suit :le prisonnier Raed Mahmoud Ahmad Abou Hammad, 31 ans, de la ville d’Al- E’izaria  à Jérusalem (Al-Qods occupée), qui fut martyrisé dans sa cellule d'isolement, et le prisonnier Mohamed Abdel Salam Moussa Abidin, 39 ans, l’un des habitants d’Al Qods occupée également.
Aussi les forces occupantes israéliennes ont également assassiné un certain nombre de citoyens après les avoir été arrêtés et contrôlés. 
Farawana a fini son rapport en appelant toutes les organisations et les institutions internationales à rompre leur silence, de reconsidérer leurs positions et prendre des mesures pour protéger leurs lois et leurs chartes violées par les autorités de l’occupation au su et vue du monde entier, afin de garantir l’application des conventions internationales sur les détenus dans ses prisons.

01/01/2011  

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=168304&language=fr


1-2 Jonathan COOK. : Israël a déclaré la guerre aux enfants de Jérusalem : 1 200 arrestations en un an.

On a critiqué la police israélienne pour son traitement de centaines d’enfants palestiniens arrêtés et interrogés parce qu’ils étaient soupçonnés d’avoir lancé des pierres à Jérusalem Est ( sous occupation NdT).

Au cours de l’année dernière des enquêtes criminelles ont été lancées contre plus de 1 200 mineurs palestiniens de Jérusalem suspectés d’avoir jeté des pierres, selon les statistiques de la police publiées par l’Association des Droits Civils en Israël (ACRI). C’est presque le double des arrestations opérées l’année dernière dans le territoire palestinien (occupé NdT) de Cisjordanie qui est beaucoup plus grand.

La plupart des arrestations ont eu lieu dans le district de Silwan, tout près de la vieille ville de Jérusalem là où 350 colons ont construit, au milieu des 50 000 habitants palestiniens, des enclaves illégales bénéficiant d’une lourde protection armée.

Le mois dernier, on a rapporté qu’à Silwan, une large foule avait empêché l’arrestation de Adam Rishek, un enfant de sept ans accusé d’avoir lancé des pierres. C’est un signe de la colère croissante causée par ces arrestations. Ses parents ont ensuite porté plainte parce que, selon eux, il avait été battu par les officiers de police.

Les tensions entre les colons et les résidents palestiniens ont augmenté régulièrement depuis que la municipalité de Jérusalem a rendu public en février dernier le projet de démolir des douzaines de maisons palestiniennes dans le quartier de Bustan pour agrandir un parc archéologique à thème biblique qui est géré par Elad, une organisation de colons.

Le projet a été mis sous le coude suite à des pressions étasuniennes sur Benjamin Netanyahu, le Premier Ministre israélien. Fakhi Abu Diab, un leader communautaire local, a mis en garde les autorités sur le risque que les affrontements réguliers entre les colons et les jeunes palestiniens de Silwan, qu’on appelle parfois "l’intifada de pierre", ne dégénèrent en un soulèvement palestinien de grande ampleur.

"Nos enfants sont sacrifiés pour permettre aux colons de prendre la place de notre communauté" dit-il.

Dans la conclusion d’un reportage récent appelé "espace dangereux" ACRI affirme que la police dans son effort pour nettoyer le quartier des lanceurs de pierre ont violé les droits légaux des enfants et occasionné aux mineurs des traumatismes profonds.

Des témoignages rassemblés par des groupes de défense des droits de l’homme dévoilent le schéma répétitif suivant : on arrête les enfants au cours de raids à la faveur de la nuit (qui tombe vers 19H en Israël NdT), on leur met les menottes et on les interroge pendant des heures hors de la présence d’un parent ou d’un homme de loi. Dans de nombreux cas, les enfants ont affirmé avoir subi des violences ou fait l’objet de menaces.

Le mois dernier, 60 experts légaux israéliens des soins des enfants, dont Yehudit Karp, une ancienne élue et ancienne Ministre de la Justice, ont écrit à M. Netanyahu pour condamner le comportement de la police.

" Nous sommes particulièrement troublés par les témoignages d’enfants de moins de 12 ans, l’âge légal pour être responsable pénalement, qui ont été soumis à des interrogatoires au cours desquels ils ont subi des violences et des abus de pouvoir."

A la différence de la Cisjordanie qui est gouvernée par la loi militaire, les enfants de Jérusalem Est soupçonnés d’avoir lancé des pierres devrait être traités selon le droit criminel israélien.

Israël a annexé Jérusalem Est après la guerre des six jours de 1967, en violation du droit international et ses 250 000 habitants palestiniens ont le statut de résident permanent en Israël.

Les mineurs, c’est à dire les moins de 18 ans, devraient être interrogés par des officiers spécialement entraînés pour ça et seulement pendant les heures de la journée. Les enfants doivent pouvoir consulter un avocat et un parent devrait être présent.

Ronit Sela, un porte-parole de l’Association pour les Droits Civils en Israël (ACRI) dit que son organisation a été "choquée" par le grand nombre d’enfants arrêtés à Jérusalem Est dans les derniers mois, souvent par des unités de la police secrète.

"Nous avons reçu beaucoup de témoignages d’enfants qui nous ont décrit les violences terrifiantes qu’ils ont subi pendant leurs arrestations et leurs interrogatoires".

Muslim, qui a 10 ans, habite dans le quartier de Bustan dans une maison dont les autorités israéliennes ont ordonné la démolition. Son cas est répertorié dans le rapport de ACRI et dans un interview il a raconté qu’il avait été arrêté quatre fois cette année alors qu’il n’a pas l’âge d’être responsable au regard de la loi pénale. La dernière fois c’était en octobre ; il fut agrippé par trois policiers en civil qui avaient sauté d’une camionnette.

"Un des hommes m’a saisi par derrière et m’a étouffé. le second a attrapé ma chemise et l’a arrachée de mon dos et les troisième m’a tordu les mains derrière le dos et me les a attachées avec une corde en plastique. "Qui a lancé des pierres ?" m’a demandé l’un d’eux. "Je ne sais pas" ai-je répondu. Alors il s’est mis à me frapper sur la tête et j’ai hurlé de douleur."

Muslim fut emmené en garde à vue et relâché six heures plus tard. Un docteur a constaté que l’enfant avait des blessures qui saignaient aux genoux et des hématomes sur plusieurs endroits du corps.

Selon le père de Muslim qui a deux enfants en prison, l’enfant fait des cauchemars la nuit et n’arrive plus à ce concentrer à l’école : "Cela l’a terriblement perturbé." Mme Sela a déclaré que les arrestations se multipliaient à Silwan depuis qu’un garde de sécurité privé avait tué le Palestinien Samer Sirhan avec son arme à feu en septembre, et blessé deux autres Palestiniens.

Les affrontements entre les colons et la jeunesse de Silwan ont pris une place centrale dans les médias en octobre quand le directeur de l’organisation de colons Elad, David Beeri, a été filmé en train de foncer sur deux jeunes qui lançaient des pierres sur sa voiture.

Un des deux, Amran Mansour, 12 ans, qui avait été propulsé par dessus le capot de la voiture de M. Beeri fut arrêté peu de temps après lors d’un raid en pleine nuit dans son domicile familial.

En octobre dernier aussi, neuf MP (Membres du Parlement) de droite se sont plaints d’avoir reçu des pierres alors qu’ils faisaient une visite de solidarité en minibus à Beit Yonatan, une grande demeure que les colons contrôlent à Silwan. La Cour de Justice d’Israël en a ordonné la démolition mais le Maire de Jérusalem, Nir Barkat, refuse de le faire.

Suite a cette attaque, Yitzhak Aharonovitch, le Ministre de la Sécurité Publique a déclaré : "Nous ferons cesser ces jets de pierre au moyen de la police secrète et de la police en uniforme et nous ramènerons le calme." Le mois dernier la police a annoncé que des arrestations à domicile d’enfants seraient opérées plus souvent et que des amendes allant jusqu’à 1 400 dollars seraient imposées aux parents.

B’Tselem, un organisme israélien des droits de l’homme, a rapporté le témoignage de "A.S." un enfant de 12 ans qui a été emmené pour un interrogatoire à 15 heures.

"Je suis resté a genoux en face du mur. Chaque fois que j’essayais de me lever un homme en vêtements civils me donnait un coup sur la tête... L’homme m’a dit de me prosterner sur le sol et de demander pardon, mais j’ai refusé en disant que je ne m’inclinais que devant Allah. Pendant tout ce temps les pieds et les jambes me faisaient horriblement mal. J’étais terrifié et je tremblais de tous mes membres."

B’Tselem a déclaré : "Il est difficile de croire que les forces de sécurité appliqueraient le même traitement à des jeunes juifs."

Micky Rosenfeld, un porte-parole de la police a nié le fait que la police avait violé les droits des enfants. Il a ajouté : "Il revient aux parents de s’assurer que leurs enfants ne se livrent pas à des actes criminels."

Selon Jawad Siyam, un militant de la communauté de Silwan, le but des arrestations et de l’activité croissante des colons est de " nous rendre la vie insupportable pour nous forcer à partir."

Les 60 experts qui ont écrit à M. Netanyahu ont affirmé que les abus dont sont victimes les enfants provoquent "des désordres nerveux post-traumatiques comme les cauchemars, l’insomnie, les pipis au lit et la crainte incessante des policiers et des soldats." Ils ont aussi fait remarquer que les enfants qui étaient assignés à résidence étaient de ce fait privés d’éducation.

L’année dernière, le comité contre la torture de l’ONU a exprimé sa "profonde inquiétude" devant le traitement qu’Israël réserve aux mineurs palestiniens et a dit qu’Israël violait la Convention des Droits des Enfants de Genève qu’il a pourtant signé.

Au cours des 12 derniers mois, l’organisation appelée Défense Internationale des Enfants a fourni à l’ONU des détails sur les abus physiques et psychologiques que plus de 100 enfants affirment avoir subies pendant leur garde à vue par l’armée.

16 décembre 2010

Jonathan Cook est un écrivain et un journaliste basé à Nazareth en Israël. Ses derniers livres sont : Israel and the Clash of Civilisations : Iraq, Iran et the Plan to Remake the Middle East (Pluto Press) et Disappearing Palestine : Israel’s Experiments in Human Despair (Zed Books).

(Dissident Voice) 

Pour consulter l’original : http://dissidentvoice.org/2010/12/i...

Traduction : D. Muselet

http://www.legrandsoir.info:80/Israel-a-declare-la-guerre-aux-enfants-de-Jerusalem-1-200-arrestations-en-un-an-Dissident-Voice.html


1-3  Dans les prisons israéliennes, 25 Palestiniens vivent une mort lente.

Le haut comité national pour soutenir les captifs a confirmé que 26 Palestiniens souffrent de leur handicap, en plus de l’enfermement, en plus du mauvais traitement des occupants israéliens. Ces derniers s’entêtent à ne pas leur donner le soin nécessaire à leur cas. Ce sont les occupants qui ont causé leur handicap.

A l’occasion du jour mondial du handicap, le 3 décembre 2010, le haut comité a publié un rapport spécial. Notre Centre Palestinien d’Information (CPI) en a reçu une copie. Le rapport attire l’attention sur le fait que certains captifs sont invalides, à cause de la torture pratiquée par les occupants israéliens. A titre d’exemple, Nader Mossalima, 45 ans, du village de Beit Awa, en Cisjordanie, a subi des frappes très dures sur la colonne vertébrale, pendant l’enquête. Cette torture lui a causé la paralysie aux pieds. Et durant ses sept ans d’emprisonnement, il a eu le droit à cette négligence médicale sioniste qui tue à petit feu tous les captifs palestiniens.

C’est aussi le cas du captif Mohammed Mustapha Abdou Al-Aziz, du camp de Jabalia, au nord de la bande de Gaza. Il est paralysé, à cause de la torture et des mauvaises conditions des prisons israéliennes, à cause de la négligence médicale. Au moment de son arrestation, en l’an 2000, il ne souffrait de rien. C’est durant les périodes d’investigations qu’il est devenu invalide. Il ne peut plus actionner ses jambes normalement. Et avec la politique de négligence médicale et les mauvaises conditions d’emprisonnement, son état de santé s’est détérioré. Bien qu’il ait purgé deux tiers de ses peines, les occupants israéliens refusent de le libérer, de le laisser partir pour qu’il soigne ses maux.

Riyad Al-Achqar, responsable d’informations du comité, souligne que les occupants israéliens arrêtent les Palestiniens même s’ils sont malades, handicapés, physiquement ou psychiquement.

Nader Mossalima, originaire de la ville d’Al-Khalil, a été kidnappé, il y a peu de temps, avec son fauteuil roulant.

Nahed Fraj, de la bande de Gaza, a été arrêté sur le point de passage d’Al-Karama ; il revenait de Jordanie où il était allé soigner sa jambe droite coupée et sa jambe gauche menacée du même sort. En dépit de ses souffrances, il a été torturé et condamné à trois fois la perpétuité !

Khaled Al-Chawich, de la ville de Ramallah, a été condamné à dix fois la perpétuité ! Bien qu’il souffre d’une paraplégie partielle, qu’il porte une prothèse à la place de sa jambe gauche, qu’il souffre de problèmes psychologiques.

En outre, trois handicapés mentaux ont été kidnappés, en novembre dernier.

Négligence médicale volontaire

Al-Achqar note que des centaines de captifs palestiniens voient leur état de santé détérioré, en raison des conditions très difficiles des prisons israéliennes. Ils sont entassés dans des cellules étroites, sans un minimum de soins médicaux. La plupart des prisons israéliennes ne possèdent pas de médecin ; les malades attendent un temps interminable avant d’en avoir un. Et souvent, les malades n’ont pour tout soin qu’un cachet d’Akamol.

Après une longue attente avant une opération chirurgicale, beaucoup de captifs malades voient leurs membres coupés. Et après une longue attente avant de faire enfin les examens, les analyses, les radios, entre autres, une attente de plusieurs mois, voire des années, les maladies deviennent chroniques.

Les appareils et les prothèses

Al-Achqar confirme que les prisons israéliennes sont constamment en manque d’appareils spéciaux pour l’asthme ou d’autres maladies, en manque de prothèses, de lunettes, de fauteuils. Les occupants israéliens refusent leur entrée même par les institutions spécialisées ou les organisations juridiques.

Non seulement les malades ne reçoivent pas le soin nécessaire, mais ils sont de plus l’objet d’humiliations, de persécutions. Leur état n’a jamais pris en considération pendant leur transfert vers les tribunaux. Parfois, ils n’ont pas un siège assis dans le véhicule.

Les malvoyants

Les prisons israéliennes renferment deux aveugles : Alaa Al-Baziyan, enfermé depuis 25 ans, et Ibada Saïd, de la ville de Naplouse, enfermé depuis 11 ans. Le problème, c’est que des dizaines de captifs sont menacés de perdre leur vue, faute de soin, de médecins, d’ophtalmologues…

Puis il y a cet isolement qui joue beaucoup sur l’état psychique des captifs. L’exemple d’Awida Klab est probant. Depuis son enfermement, il y a 22 ans, il a été 13 fois isolé ; il a perdu sa santé mentale et il ne connaît plus sa famille, ni même ses voisins de prison.

Enfin, le comité a appelé les institutions de droits de l’homme à intervenir pour libérer les captifs malades et handicapés afin qu’ils trouvent le soin nécessaire à l’extérieur.

22 décembre Gaza – CPI

http://www.palestine-solidarite.org/rapport.CPI.221210.htm


 

1-4 Les prisonniers, combattants de la liberté !
Tout Palestinien est potentiellement le prisonnier d’Israël, du seul fait qu’il soit Palestinien.

Car l’institution carcérale est au service du plan sioniste de destruction de l’identité palestinienne.

La prison coloniale israélienne est un auxiliaire de l’agression guerrière. En procédant méthodiquement à l’anéantissement physique et psychologique du détenu, elle prend part à l’exercice de la violence par laquelle l’occupant cherche à imposer sa loi.

La prison coloniale israélienne est aussi un substitut de la peine de mort. Elle permet de criminaliser les combattants de la résistance tout en assurant au régime sioniste une façade « démocratique ».

Le système pénitentiaire sioniste enferme la société palestinienne dans une toile d’araignée dont les maillages n’épargnent personne, hormis les collaborateurs. Cette société, il cherche à la détruire en ciblant la structure familiale : il n’existe aucune famille palestinienne qui ne compte parmi ses membres un détenu ou un ex-détenu. Il s’attaque aux forces vives de la nation palestinienne en emprisonnant les enfants. Aujourd’hui, il devient improbable de croiser en Palestine occupée un Palestinien qui n’ait été raflé ou arrêté. Il en résulte qu’en Palestine, la proportion de prisonniers politiques par rapport à l’ensemble de la population est la plus élevée au monde. D’autres prisonniers arabes subissent le même sort que les Palestiniens. « Coupables » de résistance au plan de domination occidentale au Moyen-Orient, tous vivent l’enfer du cachot et de la torture dans les prisons de l’occupation et de la collaboration.

Mais l’acharnement à « punir » et à emprisonner dans des proportions industrielles révèle en réalité la peur du régime colonial sioniste d’échouer dans son projet, de se voir lui-même rayé sur le plan existentiel. Rien ne symbolise mieux que la prison coloniale la lutte à mort qui se joue entre colon et colonisé. Car si la prison est l’éventualité certaine du résistant, la résistance est aussi l’horizon du prisonnier. C’est ce qu’attestent les luttes menées au sein même des geôles sionistes. Et c’est ce que prouve la place essentielle des prisonniers dans le combat national palestinien. Les prisonniers sont les martyrs, mais non les victimes de la résistance. Ils en sont les acteurs. Lutter contre les conditions carcérales, c’est aussi lutter pour que la résistance continue. C’est donc lutter pour que la société continue d’exister. Parce que le combat des prisonniers est toujours un combat politique, le statut de prisonnier constitue, par conséquent, un repère fondamental de l’identité nationale palestinienne.

C’est pourquoi la libération inconditionnelle de tous les prisonniers, palestiniens et arabes, est une revendication centrale de la cause palestinienne.

Ce calendrier se veut l’écho de cette revendication. Il donne aussi un visage et un nom à quelques- uns de ces prisonniers combattants de la justice, oubliés du monde et noyés dans un anonymat collectif. En saluant leur courage et leur patience, il leur rend l’hommage dû à tous les résistants.
COMITE ACTION PALESTINE
actionpalestine@hotmail.com
www.comiteactionpalestine.org

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