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10/02/2011

n° 470 - journal de l'Afghanistan - 19-12 au 09-02 – Fin - : Les Afghans souhaitent un départ rapide des Américains.

n° 470 - journal de l'Afghanistan - 19-12 au 09-02 – Fin  -  : Les Afghans souhaitent un départ rapide des Américains.


Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



journal de l'Afghanistan

n° 470 - du19-12 au 09-02

C.De Broeder & M.Lemaire



Avant propos

La guerre menée par le terrorisme contre ses adversaires déclarés est tout à fait invraisemblable.

Pour être crédible, cette histoire exigerait triplement et simultanément une excessive stupidité des terroristes, une incompétence extravagante des services policiers, et une folle irresponsabilité des médias. Cette invraisemblance est telle qu'il est impossible d'admettre que le terrorisme soit réellement ce qu'il prétend être’.

(MICHEL BOUNAN)

 

·                     Les médias occidentaux pro USA usent d’un terme générique- Al Qaida- Taliban - pour désigner tous les résistants .... idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes

Ps : Avant de vous lancer dans la lecture du journal, noter ceci: 'Al Qaïda'  & Al-Zarqaoui, Ben Laden Mollah Omar  = concept réducteur inventé par les Usa, pour désigner la résistance. Idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes


 Le "journal de l'Afghanistan" est  visible :

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site : 

 www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

c) sur le site de Robert Bibeau :  http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

 

d) sur le site de eva R-sistons: - http://no-war.over-blog.com/

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire.

6 Dossiers

6-1 Tariq Ali : Obama ou L’impérialisme à visage humain.(?)

6-2 Guantanamo : Les dossiers

1 USA: Un juge refuse de libérer un Algérien détenu à Guantanamo.

2 Obama promulgue la loi interdisant les transferts de Guantanamo.

3 WikiLeaks

1 Cinq Français, anciens de Guantanamo, rejugés pour terrorisme.

2 Des pays arabes suggéreraient aux Américains d’être sans scrupules concernant l’Irak et Guantanamo

 


6 Dossiers

6-1 Tariq Ali : Obama ou L’impérialisme à visage humain.(?)

Depuis plus de 40 ans, Tariq Ali, historien né au Pakistan et figure de la gauche radicale britannique, analyse et critique la politique étrangère des États-Unis qu’il qualifie d’impérialiste.

À l’occasion de la traduction en français de son dernier livre, Obama s’en va-t-en guerre (Éditions La Fabrique, 2010), nous l’avons rencontré pour l’interroger sur les conflits engagés par les États-Unis.

L’arrivée au pouvoir de Barack Obama aurait-elle modifié la vision du monde de la bannière étoilée ?

Ses propos, tout comme l’argumentation du livre, balaient l’ensemble des illusions formées sur la présidence du métis de la Maison Blanche.

Le dirigeant actuel, en dépit d’une couleur dont il a su habilement jouer, s’est contenté de marcher dans les pas de son prédécesseur friand de bretzels, de chapeaux texans et de croisades contre « l’Axe du Mal ».

Assurément plus cultivé et plus sympathique que George W. Bush, ce qui n’était guère difficile, Obama a pourtant fait pire dans certains contextes – l’Afghanistan et le Pakistan. Retour sur la politique étrangère de l’Oncle Barack.

CQFD : L’ambassade des États-Unis en France a récemment invité une série d’individus « issus de la diversité». Comment expliquez-vous l’engouement des personnes qui ont accepté cette invitation et comment interpréter cette entreprise américaine de séduction dans les recoins populaires de la République française, notamment la banlieue ?

Tariq Ali : Lors de la victoire d’Obama, les États-Unis ont décidé qu’ils allaient exploiter au mieux l’événement. J’ai écrit dans mon livre qu’Obama était la facette la plus inventive de l’impérialisme. C’est exactement ce que montrent les invitations lancées aux minorités. Or, maintenant, ça fait de moins en moins recette. L’excitation qui consistait à avoir un président métis à la Maison Blanche est passée. En dernière instance, ce qui compte, c’est ce que vous faites, vos politiques et leur capacité à provoquer un changement… Ce changement n’a pas vraiment eu lieu. Le fait qu’il ne soit pas blanc devient alors sans intérêt, sauf pour les fanatiques de droite qui l’attaquent encore au moyen d’allégations stupides. Une vaste majorité d’Afro-Américains n’a pas voté pour Obama lors des récentes élections de mi-mandat. Je pense que beaucoup de ceux qui acceptent les invitations de l’ambassade américaine se sentent flattés, parce qu’ils n’ont probablement pas l’habitude d’être invités dans ce type de lieu. Ils projettent leurs propres illusions sur Obama : « Il va faire ceci, il va faire cela. » Or, en pratique, le bilan des réformes est plutôt décevant.

Quelle fonction Obama peut-il alors jouer dans l’économie du rêve américain ? Et à quelle hypothèse de résistance cette fonction peut-elle renvoyer ?

Dans un système politique américain dominé par deux partis qui défendent les intérêts des plus riches et cherchent à maintenir les acquis de l’impérialisme américain, la seule hypothèse valable que l’on puisse former est celle d’un troisième parti qui serait différent, qui refléterait d’autres intérêts, sociaux et politiques. Je pense qu’il pourrait recueillir les suffrages de deux à trois millions de personnes. Mais, à ce jour, les États-Unis ne sont pas parvenus à réaliser cette hypothèse. En contrepartie, nous avons une oligarchie bien réelle, une oligarchie politique, économique et militaire qui dirige en permanence le pays. L’un des plus grands politologues américains, Sheldon Wolin, a écrit un livre, Democracy Incorporated, dans lequel il démontre que la démocratie américaine est mise en danger par l’omnipotence des grandes entreprises et par le fait que, pour devenir président, il faut dépenser des millions et des millions de dollars avant seulement de pouvoir prétendre à cette place. Donc, la question qui se pose est : combien de temps ce système de gouvernance peut-il encore durer avant que ne s’organise la résistance du peuple américain ?

Lors du bombardement de Gaza par l’armée israélienne pendant vingt-deux jours consécutifs, le président demeura silencieux. Est-ce un effet de l’autocensure liée aux poids des groupes de pression tels que l’influent American israel public affairs committee (Aipac) ou l’expression d’une défense des intérêts américains au Proche-Orient ?

Il y a un grand débat sur cette question aux États-Unis. On trouve des gens qui pensent que c’est dans l’intérêt des États-Unis de protéger Israël, quel que soit le prix à payer, d’autres qui considèrent que la politique américaine à l’endroit d’Israël est irrationnelle et contrevient plus largement aux intérêts américains dans la région. Et je suis plutôt d’accord avec cette deuxième position. Israël est complètement intégré à la structure même de la politique américaine. D’ailleurs, le chef d’état-major d’Obama, Rahm Emmanuel, a été commandant dans l’armée israélienne.

Les médias américains couvrent le conflit israélo-palestinien sans la moindre contextualisation : on raconte qu’Israël se défend contre des attaques terroristes. Mais, depuis Gaza et le rapport du juge Goldstone, il y a eu un tournant et les divergences à l’intérieur même de la communauté juive sont apparues au grand jour.

Il faut souligner que la France est le pays où il est le plus difficile de formuler ces commentaires. Une poignée d’individus dans les médias dominants ont placé cette question en zone interdite. Je me rappelle quand j’ai publié le roman Un sultan à Palerme, j’étais supposé me rendre à France Culture pour une longue interview. À la dernière minute, ils annulent. Ils ont expliqué à mon éditrice, Sabine Wespieser : « Il a trop écrit sur la Palestine. »

Comment expliquez-vous la continuité de la politique menée par Bush ? Quel projet est-il globalement fixé et la politique d’Obama a-t-elle les moyens d’y parvenir ?

Le régime d’Obama est assurément un régime de continuité : tant à l’intérieur qu’à l’extérieur. La politique étrangère de Bush a donc été poursuivie, à l’exception de l’Afghanistan et du Pakistan pour lesquels Obama est bien pire que Bush. Il a provoqué une escalade de violence, et fait plus de morts que Bush lui-même, avec les attaques de drones. L’explication est très simple : un président américain dirige non seulement les États-Unis mais aussi le système impérialiste qu’il se doit de préserver. À moins que des mouvements sociaux ne se créent par le bas ou que les États-Unis essuient un revers magistral dans quelque endroit du monde, je ne vois pas comment la situation pourrait changer.

Quand les drones américains ont frappé le Pakistan, ces attaques aériennes ont été qualifiées de « bavures militaires ». Comment Obama a-t-il justifié ce total de 183 frappes au 10 octobre 2010 ?

Des militaires pakistanais ont dit aux forces US : « Dans cette maison, il y a des terroristes. » Alors, à une centaine de kilomètres d’altitude, ils ont détruit cette cible avec un drone. Quand je vais au Pakistan, où j’ai souvent l’occasion de me rendre, on me demande si je veux voir les maisons de ceux qui ont été tués, et vous savez qu’il s’agit, dans 90 % des cas, de gens ordinaires. Il y a presque un an, quand il y avait des manifestations à Téhéran et qu’une femme a été tuée [Neda Soltani, dont la mort a été filmée et diffusée sur Internet, ndlr.], l’ensemble des médias occidentaux s’est saisi de l’événement et Obama est apparu larmoyant à la Maison Blanche tandis que les gouvernants européens poussaient de hauts cris. Ce même jour exactement, les drones américains tuaient cinquante personnes au Pakistan : des femmes et des enfants pour la plupart d’entre eux. Qui s’en est ému ?

Le président Obama considère l’Afghanistan et le Pakistan comme une zone de guerre unique : l’Afpak. Pouvez-vous décrire plus précisément cette zone et développer les enjeux géostratégiques qui y sont rattachés?

La zone Afpak est la zone interfrontalière dans laquelle vivent les Pachtounes. Ils s’offrent mutuellement refuge, évidemment. D’un côté ou de l’autre de la frontière, vous avez des gens du même village, de la même tribu, qui parlent la même langue. Des liens se nouent et, souvent, il y a des mariages. Les Américains essaient de détruire cela et la stratégie consiste simplement à vider les lieux. Ils ont ainsi poussé l’armée pakistanaise à déplacer deux millions de personnes de cette région et à détruire leurs villages. Ces gens vivent maintenant dans des camps de réfugiés, au sein de leur propre pays. Voilà ce qu’est l’Afpak et voilà ce dont Obama est responsable et pourquoi les Pakistanais le détestent.

Les Américains croient qu’ils ne peuvent pas gagner la guerre en Afghanistan à cause du refuge trouvé par les militants au Pakistan. C’est la vieille rengaine impérialiste : on ne peut pas gagner au Vietnam, alors, bombardons le Cambodge ! Ils font exactement la même chose dans cette région, et ils créent davantage d’ennemis et davantage de haine. Jamais ils ne gagneront la guerre en Afghanistan. La seule question, c’est : combien de gens vont-ils encore tuer avant de se retirer ? Et le fait que des pays européens aient des troupes là-bas est révoltant car la plupart de leurs citoyens sont opposés à cette guerre. Les opinions ne sont pas dupes du fait qu’il s’agit d’une guerre cynique ne remplissant plus aucune fonction. Les Américains ont donné le pouvoir aux personnes les plus corrompues du pays : la famille Karzai s’est enrichie dans le commerce parallèle, le trafic d’héroïne et les détournements de fonds. Voilà ce à quoi l’Occident apporte son soutien ! Grâce à un bulletin de la CIA, on sait que le moyen de gagner les cœurs et les esprits en Europe consistait à justifier cette guerre par l’émancipation des femmes… Or, la condition des femmes s’est dégradée avec l’occupation. Le nombre de bordels a augmenté de 500 % depuis le début de l’occupation ! Voilà comment les États-Unis et leurs alliés de l’Otan libèrent les femmes !

Concernant l’Afghanistan, vous écrivez : « les avancées dont les médias nous rebattent les oreilles sont illusoires ». Pouvez-vous expliquer le rôle des médias dans l’assentiment à la guerre d’une large fraction de l’opinion publique occidentale ?

Les choses sont simples : à chaque fois que l’Occident part en guerre, les médias sont à ses côtés. Et maintenant, il y a de plus en plus de médias embarqués [embedded medias], des journalistes qui vivent avec les soldats, qui vont en mission avec eux. Ainsi, même s’ils n’étaient pas tellement pro-guerre au départ, ils le deviennent car ils s’identifient aux soldats qui veillent sur eux.

L’analyse critique des médias en temps de guerre est inexistante. Les journalistes sont devenus des propagandistes : le consensus néolibéral et la justification de la guerre se retrouvent dans la plupart des journaux de référence. Parfois, en privé, ils peuvent avouer : « Oui, nous savons que c’est de la merde, mais bon. » En public, ils continuent d’écrire ce qu’il faut écrire pour percevoir leur salaire.

La lutte contre ce consensus de façade ne peut être menée qu’à travers les médias alternatifs. C’est ce qui émerge lentement, le fait que nous ayons le web et des sites – Counterpunch, Democracy Now – que beaucoup de monde va visiter, notamment quand il y a une guerre, prouve que les gens ne croient même plus en leur propre presse ! Cette presse tire avantage du fait que nous vivons dans un monde consumériste, dépolitisé, fondé sur le crédit et l’intérêt pour la vie des célébrités. La presse alternative pourrait enrayer ce processus.

Pensez-vous que les récentes « révélations » de Wikileaks soient une expression de ces nouveaux médias alternatifs dont vous faites l’éloge ou simplement un tour de passe-passe spectaculaire par lequel les médias dominants se blanchissent à bon compte ?

Je pense qu’il ne faut pas sous-estimer les révélations de Wikileaks. Elles ont embarrassé le gouvernement d’Obama et ses satrapes européens, comme le démontrent les poursuites à l’encontre de Julian Assange. Certains médias de référence, eux-mêmes, ont été gênés de devoir publier ces « leaks ». Gareth Porter de Counterpunch a critiqué les publications partielles de câbles diplomatiques par le New York Times et le Washington Post : l’acquisition supposée de missiles nord-coréens par l’Iran a ainsi été rapportée, mais le câble où cette version est réfutée par les Russes est passé sous silence, ainsi que celui où la présence de tels missiles n’est clairement pas prouvée. Certains de ces câbles peuvent donc être assimilés à des ragots diplomatiques, mais pas tous. Ils confirment plutôt ce que nous savions déjà des politiques impérialistes.

Najate Zouggari
CQFD

janvier 16th,

http://www.inversalis-productions.eu/blog/2011/01/barack-obama-limperialisme-a-visage-humain/


6-2 Guantanamo : Les dossiers

1 USA: Un juge refuse de libérer un Algérien détenu à Guantanamo..

Un juge américain a refusé mardi la libération d'un Algérien détenu à la prison militaire américaine de Guantanamo, à Cuba.  Abdoul Razak Ali a été capturé en mars 2002 dans une maison pakistanaise où avait été arrêté le chef des opérations d'Al-Qaida, Abou Zoubaydah. Il a été transféré à Guantanamo en juin 2002.

Ali a demandé à un tribunal américain de le remettre en liberté en faisant valoir qu'il était victime d'une erreur sur la personne et n'avait jamais été en Afghanistan avec le groupe de Zoubaydah.

Toujours 173 détenus à Guantanamo

Le juge Richard Leon a rejeté sa requête en disant que le gouvernement avait apporté des preuves suffisantes de ce qu'Ali appartenait au groupe de Zoubaydah, avec notamment le journal de bord d'un proche de Zoubaydah signalant sa présence en Afghanistan.

Le juge a ajouté qu'Ali, qui affirme maintenant se nommer Saïd Bakhouche, avait reconnu lors de son premier interrogatoire «être allé en Afghanistan pour mener le djihad contre les forces américaines et leurs alliés».

Il reste 173 détenus à la prison de Guantanamo, ouverte il y a plus de huit ans et qu’Obama avait promis de fermer début 2010. Il n'y est toujours pas parvenu en raison d'une opposition politique au jugement sur le territoire américain des suspects qui y sont détenus.

12.01

http://www.20minutes.fr/ledirect/651510/monde-usa-juge-refuse-liberer-algerien-detenu-guantanamo

 


2 Obama promulgue la loi interdisant les transferts de Guantanamo.

Barack Obama, a signé  vendredi avec réticence une loi votée à la Chambre des représentants qui interdit le transfert sur le territoire des Etats-Unis des détenus de Guantanamo et retardera du même coup la fermeture programmée de la prison militaire américaine.
Une disposition du projet de loi de finances pour l'exercice fiscal 2011 adoptée il y a un mois interdit en toutes circonstances l'utilisation de fonds publics pour le transfert de prisonniers sur le sol américain.
Washington avait notamment l'intention de faire juger Khalid Sheikh Mohammed, cerveau des attentats du 11 septembre 2001, aux Etats-Unis.
"En dépit de ma forte objection à ces dispositions, auxquelles mon administration s'est constamment opposée, j'ai signé cette loi en raison de son importance pour le financement entre autres choses, de nos activités militaires en 2011", a déclaré Barack Obama dans un communiqué.
"La poursuite de terroristes devant les tribunaux fédéraux est un outil puissant dans nos efforts pour protéger la nation et doivent figurer parmi nos options", a estimé Barack Obama.
"Mon administration travaillera avec le Congrès pour supprimer ces restrictions, atténuer leurs conséquences et s'opposera à toute tentative de les étendre ou de les élargir à l'avenir", a-t-il ajouté.
Les restrictions sur le transfert des prisonniers prendront fin le 30 septembre, à l'expiration de l'exercice fiscal.
Le premier détenu transféré aux Etats-Unis l'an dernier a été traduit devant un tribunal fédéral de Manhattan qui l'a acquitté de 284 des 285 chefs d'accusation pour son implication présumée dans les attentats de 1998 contre les ambassades américaines au Kenya et en Tanzanie, ce qui a provoqué de vives critiques de la part de l'opposition républicaine.
La prison de Guantanamo, installée dans la base américaine sur la pointe orientale de Cuba par l'administration de son prédécesseur George Bush après les attentats de 2001, compte encore 174 détenus dont une trentaine doivent être traduits devant des tribunaux américains ou des commissions militaires. Sa fermeture était l'un des engagements de campagne de Barack Obama avant son élection en novembre 2008.

08/01

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=169220&language=fr


3 WikiLeaks

1 Cinq Français, anciens de Guantanamo, rejugés pour terrorisme.

Les avocats des prévenus comptent produire des câbles diplomatiques révélés par Wikileaks qui concernent les relations entre les juges d'instruction et l'ambassade américaine.

Le procès pour terrorisme de cinq Français détenus à Guantanamo entre 2002 et 2004 s'est ouvert jeudi devant la cour d'appel de Paris, en l'absence des prévenus. (© AFP Bertrand Langlois)

Le procès pour terrorisme de cinq Français détenus à Guantanamo entre 2002 et 2004 s'est ouvert jeudi devant la cour d'appel de Paris, en l'absence des prévenus.

Condamnés en 2007, puis relaxés en 2009, les cinq hommes ont depuis refait leur vie. Mais coup de théâtre, en 2010, la Cour de cassation avait annulé cette relaxe, pour vice de forme, et ordonné la tenue d'un troisième procès.

Fatigués de cet imbroglio judiciaire et retenus par leur travail, les cinq prévenus, aujourd'hui âgés de 30 à 44 ans, ont choisi de ne pas assister à cette énième audience, tout comme ils l'avaient fait au dernier procès devant la cour d'appel de Paris.

Jeudi, seuls leurs avocats faisaient donc face à la cour, dans une salle d'audience quasiment déserte.

D'ici la fin du procès, qui pourrait s'achever dès vendredi soir, les avocats des prévenus comptent produire des dépêches de l'ambassade américaine à Paris, révélés fin 2010 par le site Wikileaks.

Ces télégrammes diplomatiques révèlent que les juges d'instruction en charge de l'enquête sur les anciens détenus de Guantanamo, Jean-François Ricard et Jean-Louis Bruguière, informaient régulièrement l'ambassade américaine des avancées du dossier. Des contacts qui scandalisent la défense.

20/01/2011

http://www.liberation.fr/societe/01012314937-cinq-francais-anciens-de-guantanamo-rejuges-pour-terrorisme?xtor=EPR-450206

 

2 Des pays arabes suggéreraient aux Américains d’être sans scrupules concernant l’Irak et Guantanamo…
Les dirigeants arabes conseillaient à leurs interlocuteurs américains de fermer les yeux sur certains principes démocratiques, lorsqu'il s'agissait de Guantanamo ou de la stabilisation de l'Irak, révèlent des télégrammes diplomatiques divulgués hier par WikiLeaks.

Ainsi, selon un télégramme classé « secret », daté du 5 février 2009, cheikh Jaber al-Khalid al-Sabah, ministre de l'Intérieur du Koweït, préconisait de régler de façon radicale le sort de quatre prisonniers koweïtiens du camp de Guantanamo : « Laissez-les mourir. » « Nous ne sommes pas l'Arabie saoudite, nous ne pouvons isoler ces gens dans des camps dans le désert ou sur une île (...) S'ils sont pourris, ils sont pourris », ajoutait-il, selon le compte rendu d'une discussion avec un diplomate américain. « Vous les avez capturés en Afghanistan, renvoyez-les là-bas en pleine zone de guerre », poursuivait-il, au moment où l'administration américaine approchait plusieurs pays susceptibles d'accueillir des détenus en instance de libération. La fermeture du camp figurait parmi les engagements du nouveau président Barack Obama.

À propos de sept trafiquants iraniens de haschisch capturés par la marine américaine alors que leur bateau faisait naufrage, le prince ministre « sourit largement » et dit : « Dieu voulait les punir et vous les avez sauvés. Ils sont maintenant votre problème. Vous auriez dû les laisser se noyer. »

Le 15 mars 2009, John Brennan, conseiller antiterroriste de Barack Obama, est reçu par le roi Abdallah d'Arabie saoudite, toujours selon les télégrammes révélés par WikiLeaks. Ils discutent du sort de 99 Yéménites encore détenus à Guantanamo et devant être libérés. Le souverain propose alors d'implanter sur eux une puce électronique permettant de les pister « via Bluetooth ». « On fait ainsi avec les chevaux et les faucons », fait observer le roi. John Brennan rétorque avec humour que certes, c'est une idée, mais que « les chevaux n'ont pas de bons avocats ».

Lors d'une rencontre avec des parlementaires américains en 2008, le président égyptien Hosni Moubarak fait part, de son côté, de son inquiétude sur l'instabilité de l'Irak et suggère de laisser s'y installer un « dictateur équitable ». « Renforcez les forces armées, relâchez votre emprise et il y aura un coup d'État. Alors vous aurez un dictateur, mais quelqu'un d'équitable », conseille-t-il alors que les Américains cherchent à sortir du guêpier irakien. « Oubliez la démocratie, les Irakiens sont par nature trop durs », préconise-t-il encore, selon ce télégramme. Hosni Moubarak craint, comme plusieurs autres chefs d'État arabes cités dans les mémos dévoilés par WikiLeaks, un renforcement de l'influence de l'Iran en Irak.
Le président égyptien ne cache pas non plus son inquiétude face au programme nucléaire de Téhéran. « Nous sommes tous terrifiés », affirme-t-il, toujours selon ce compte-rendu. « Moubarak a dit que l'Égypte pourrait être forcée à commencer son propre programme d'armement nucléaire si l'Iran réussissait dans ses efforts », relate le document américain.

http://www.lorientlejour.com/category/Moyen+Orient+et+Monde/article/680226/Les_pays_arabes_suggeraient_aux_Americains_d%27etre_sans_scrupules_concernant_l%27Irak_et_Guantanamo.html 




10-2 Provinces Afghanes

Carte cliquer dans l'image : http://en.wikipedia.org/wiki/Image:AfghanistanNumbered.png 

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Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

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