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12/02/2011

n° 154 - Journal du Liban - 15-01 - 12-02 -Fin- Des menaces pèsent sur le Liban.

n° 154 - Journal du Liban  - 15-01 - 12-02  -Fin- Des menaces pèsent sur le Liban.



Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.



Journal du Liban

                   n° 154                          16-01 au 12-02

         C.De broeder & M.Lemaire



Le " Journal du Liban" est  visible  sur les blogs : 

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com 

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

d) sur le site : www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm


Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



6 Dossier

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

6-1 Robert Bibeau : « Rififi à  Beyrouth ». 

LE LIBAN AU MILIEU DE LA TOURMENTE ARABE

1. Le modèle libanais

Par l’analyse concrète d’une situation concrète, politique, économique ou militaire, l’observateur cherche à connaître les protagonistes, les forces, les faiblesses et les objectifs stratégiques de l’acteur dominant, mais il est indispensable qu’il se préoccupe également de bien connaître les forces, les faiblesses et les objectifs stratégiques de l’autre camp, ce qui fait défaut le plus souvent.

Les États-Unis d’Amérique ne sont pas aussi puissants qu’il n’y paraît et il n’est pas exact de prétendre que l’empire déclinant, son agressif petit satellite israélien, leurs alliés saoudien et égyptien décident seuls du sort des peuples arabes. Ce qui survient présentement en Tunisie, en Égypte et au Liban en sont des démonstrations évidentes.

Depuis des années un tout petit peuple, encadré par un ensemble d’organisations patriotiques déterminées, muni d’une conscience politique anti-impérialiste et anti-sioniste bien aiguisée tient tête à cette « Sainte-alliance ». Bien avant la « Révolution du Jasmin » (1), le « Mal-vivre algérien », le « Printemps égyptien » et les autres soulèvements arabes pour le pain, le travail, la liberté et la dignité, le peuple libanais avait amorcé sa libération. C’est la raison pour laquelle ce petit pays fait l’objet d’autant « d’attention » de la part du satellite sioniste américain et que ce dernier peut compter sur le soutien en sous-main des dictatures arabes du Levantin. Le « mauvais exemple » vient parfois des plus petits.

Le Liban est pratiquement le seul pays arabe dont une partie substantielle du territoire national est libérée et administrée par les partisans et dont le gouvernement national officiel ne parvient pas à reprendre le contrôle, ni même à désarmer la résistance. Contrôle du territoire et milice populaire sont les conditions essentielles du succès d’une Révolution du jasmin, d’une Révolution du Mal-vivre, d’une Révolution égyptienne ou de toute autre révolution populaire. Le pouvoir est au bout du fusil, disait un personnage dont j’ai oublié le nom, mais dont Hassan Nasrallah applique les préceptes sans en être un adepte. Les zones libérées et armées par la résistance, la conscience politique et une organisation patriotique déterminée sont les secrets du modèle libanais.

Nous pouvons d’ores et déjà constater que les Étatsuniens et les sionistes israéliens ont renoncé à balkaniser–irakiser (2) le Liban pour en faire un amalgame de petites principautés scindés sur une base religieuse ou confessionnelle. La défaite israélienne de l’an 2000, qui s’est soldée par le retrait humiliant de ses troupes, puis l’assaut meurtrier de 2006 contre le Sud-Liban où la soi-disant 4e armée la plus puissante a été honteusement battue par la résistance libanaise, ont mis fin à cette chimère de balkanisation du Liban. Il n’est pas requis de ressortir ce vieil épouvantail que la résistance a contré définitivement, même si le clan Hariri tente de faire ressurgir ce fantôme du placard où Sharon, en son temps, a bien dû l’y remiser après la désintégration de son Armée du Sud- Liban.

2. Le satellite israélien et le front libanais

Présentement, les sionistes en sont à consolider leur force intérieure par la judaïsation toujours plus poussée du territoire conquis et occupé depuis 1948. Ils poursuivent le nettoyage ethnique de Jérusalem (Al Quds), que les collabos de l’Autorité de Ramallah auraient souhaité abandonner définitivement aux sionistes selon des révélations récentes relayées par la chaîne El Jazzera (3). Se poursuit également le verrouillage du ghetto de Gaza que l’armée israélienne a abandonné au Hamas et où un génocide est en cours dans l’indifférence totale de la soi-disant « communauté internationale ».

Enfin, dernier élément des activités anti-palestiniennes de l’État pour les « juifs » seulement, le nettoyage ethnique contre le peuple palestinien de Cisjordanie force le regroupement des habitants dans quelques villes emmurées qui seront bientôt rétrocédées en gestion exclusive aux gardes-chiourmes – aux « kapos » palestiniens rassemblée sous l’Autorité de Ramallah – qui recevront pour leur peine des centaines de millions de dollars de l’Union européenne. Ce sera l’État palestinien bantoustan que plusieurs pays à travers le monde s’empressent de reconnaître symboliquement au grand plaisir du chef des « kapos », Mahmoud Abbas, et de son ami Avigdor Lieberman, qui prépare en sous-main un accord intérimaire pour la rétrocession de ces bagnes à gestion privilégiée par l’Autorité sans autorité ni légitimité.

Il est vrai que les sionistes préparent une nouvelle agression contre le Liban, mais ils ne sont pas pressés de s’y lancer. Avec le soulèvement populaire égyptien à sa frontière ouest, les marches de protestations en Jordanie à sa frontière est, le renversement de son allié Hariri à sa frontière nord, les sionistes en ont plein les mains et s’inquiètent de leur avenir. Ils doivent d’abord consolider leurs positions intérieures. De toute façon ce nouvel assaut contre le Liban s’inscrira en complément à l’attaque que les Américains préparent contre l’Iran ; mais le temps n’est pas encore venu pour cette guerre contre l’Iran visant à rétablir l’hégémonie du dollar en coupant la moitié des approvisionnements mondiaux en hydrocarbures. Tel que nous l’avons déjà expliqué dans un document précédent, les Américains doivent d’abord compléter leur retrait d’Irak pour ne pas être coincés par les milices pro-iraniennes qui vont s’y déchaîner dès que l’attaque aura débuté. Les Américains doivent également faire avancer leur réalignement en Afghanistan et forcer des négociations avec les Talibans dit « modérés » de façon que leur armée ne se trouve pas prise en souricière entre la résistance afghane, la résistance pakistanaise et les troupes iraniennes (4).

C’est dan ce contexte qu’il faut situer les tribulations qui ont cours présentement à Beyrouth. Depuis quelques années les Américains ont imaginé créer le Tribunal Spécial sur le Liban (TSL) qui devait enquêter pour identifier et sévir contre ceux qui ont assassiné le Premier ministre Rafic Hariri en février 2005 (5). Depuis lors, tout un rififi entoure les travaux de ce tribunal international spécial constitué sous le chapitre VII de la Charte de l’ONU afin de permettre aux États-Unis et à la France de s’en servir comme cheval de Troie pour s’ingérer dans les affaires intérieures du Liban.

Cette commission, avec le concours d’agents politiques et parfois même d’agents secrets de l’OTAN, sous étiquette onusienne, était payée et soutenue par l’ex-gouvernement Hariri pour semer la discorde entre les groupes politiques et les communautés religieuses au Liban et tenter de coincer la principale organisation de la résistance, l’isoler des ses alliés et préparer les conditions pour éventuellement l’écraser et ramener le peuple libanais dans le giron américano-sioniste. Mais cette machination n’a pas fonctionné « par la faute » d’un homme politique qui dirige les destinées du Hezbollah. L’enquêteur Bellemare de la TSL s’apprête à déposer son rapport et ses actes d’accusation mais il lui faudra ensuite arraisonner les faux accusés et c’est là que le bât blesse : comment poursuivre sa mascarade s’il ne peut même pas aller quérir au Liban les faux accusés après avoir élargit les faux témoins ?

3. La déchéance de Saad Hariri et du Courant du Futur

Examinons maintenant les récents événements qui ont précipité la chute du gouvernement d’unité nationale que dirigeait Saad Hariri. Depuis quelques années, s’appuyant sur les accords de compromis de Taëf (1989 - Arabie Saoudite), qui ont officialisé la répartition des pouvoirs de l’État du Liban sur une base religieuse et confessionnelle, la coterie de Saad Hariri, d’obédience sunnite, faisait la pluie et le beau temps au pays du Cèdre, même si la communauté sunnite ne représente que 23 % de la population totale du pays. Pour sa part la communauté chiite regroupe 37% de la population, les chrétiens et les druzes formant le 40 % restant (4 millions d’habitants au total et 300 000 réfugiés surtout palestiniens d’obédience sunnite) (6).

Disposant d’un blanc-seing de la part de ses alliés américains et israéliens, le jeune homme politiquement inexpérimenté se croyait invulnérable et se permettait même de manigancer des faux témoignages pour incriminer le Hezbollah dans l’assassinat de son père en plus d’insulter sans vergogne ses alliés saoudiens comme l’ont révélé des vidéos rendues publiques récemment (7).

Le Courant du Futur, protégé par les Américains et les Israéliens, ne percevait pas que le Liban changeait sous leurs yeux. Les clivages confessionnels et religieux s’estompaient peu à peu alors que montaient en force les segmentations sociales entre pauvres, travailleurs, petite-bourgeoisie et grande-bourgeoisie parasitaire, comptant quelques milliardaires comme les familles Hariri et Mikati (actuel premier ministre sunnite). Ce qui devait arriver arriva : le cabinet Hariri fut renversé la semaine où l’ex-premier ministre était en visite à Washington pour prendre des ordres sur la conduite à tenir sur le Tribunal spécial pour le Liban et pour soutenir les préparatifs de guerre israélienne dans la région (8).

Comme le souligne le journaliste Abdel Bari Atwan : « La carte politique actuelle du Liban diffère du tout au tout de celle des années 1970, au moment où la guerre civile a éclaté. Il y avait alors deux camps opposés, un camp islamiste « progressiste » soutenu par la Résistance palestinienne et regroupant les sunnites, les chiites et les druzes, et un camp purement chrétien, avec l’existence de quelques poches, très limitées, « neutres » ou « opposées à la guerre ». Aujourd’hui, rien de tel : nous avons des sunnites avec Hariri et des sunnites contre Hariri, nous avons un courant chrétien maronite puissant allié au camp de la Résistance, sous la direction du général Michel Aoun, regroupant M. Suleïman Franjiéh et d’autres personnalités, de même que nous avons des chiites réunis sous la bannière du Courant du 14 mars, opposé au Hezbollah et au courant Amal que dirige M. Nabîh Berri, qui est le président de l’Assemblée nationale libanaise. » (9).

Le Liban de 2011 n’est plus le Liban de 1970 si bien que les alliances déjà formées se déforment et se reforment non pas sur une base confessionnelle mais sur la base des intérêts régionaux, des intérêts économiques et des intérêts de classe, comme Wallid Joumblat, Najib Mikati et d’autres l’ont démontré.

Il ne semble pas que le clan Hariri, même avec l’appui étatsunien et israélien, parviendra à provoquer une guerre civile au Liban. Les milices de Samir Geagea et les Phalanges d’Amine Gemayel ne sont pas en mesure de tenir tête aux soldats du Hezbollah comme il a été démontré il y a quelques années quand le ministre libanais des communications avait tenté de porter atteinte au réseau de communication de l’organisation. Il a suffi d’une semaine aux partisans de Hassan Nasrallah pour contrer cette opération de sabotage. Seule une intervention inopinée des troupes d’invasion israélienne pourrait modifier ce rapport de force interne au Liban, mais Israël a été pris de court tout comme les Américains par le renversement du cabinet de Saad Hariri.

Pour gagner tu temps, jusqu’à cette intervention à venir, il ne reste que deux options pour le Camp du Futur de Hariri le démis ; a) ou bien il négocie sa participation au nouveau gouvernement d’unité nationale dirigé par Mikati, aspirant ainsi participer à la curée des fonds publics et internationaux, comptant espionner le gouvernement d’unité nationale de l’intérieur et espérant aider aux préparatifs de la prochaine invasion israélienne qui les remettra en selle, subodore-t-il ; b) soit, il refuse toute participation au gouvernement d’unité nationale ; reste en retrait et collabore de l’extérieur du gouvernement à la préparation de l’invasion israélienne à venir. Cette voie a l’avantage de permettre à la soi-disant « communauté internationale » de mener ses activités de boycott, de sabotage de l’économie libanaise et d’isolement du gouvernement libanais légitime, mais cette option présente aussi l’inconvénient d’isoler le Courant du Futur de la société libanaise.

4. La conjoncture régionale

La question libanaise, tout comme la stratégie américaine au Liban, doivent être analysées dans le contexte encore plus large du soulèvement des populations arabes contre les régimes autoritaires, corrompus et dictatoriaux qui les accablent, que ce soit au Maghreb, en Égypte ou au Machrek - c’est d’ailleurs sur ce constat que les sionistes ont constamment cherché à tabler, en se qualifiant eux-mêmes de « seule démocratie de la région ».

Le discours d’Obama, mardi sur l’État de l’union, a traité sommairement de politique internationale ; il a rapidement fait le point sur l’Irak et l’Afghanistan ; et redit sa confiance dans le processus diplomatique pour ce qui a trait à l’Iran, indice que l’attaque anti-iranienne n’est pas imminente ; il a salué l’indépendance du Sud-Soudan ; il n’a pas mentionné le conflit Palestine/Israël ; mais il a salué la démarche du peuple tunisien. Il a synthétisé le tout de la façon suivante : « Ce qui doit nous distinguer par rapport aux autres, ce n’est pas que le "power", c’est "le purpose behind" qui se résume à appuyer les "democratic aspirations of all the peoples. ». Il semble que les Américains ont réalisé le coût énorme de cette enchaînement de guerres, coûts monétaire et humain qu’ils peuvent de moins en moins justifier et supporter ; ils ont aussi réalisé que plusieurs régimes et dictateurs ne font pas le travail attendu et qu’au contraire ils provoquent des rébellions de plus en plus nombreuses, le courant Obama a l’intelligence de se présenter comme le " bon gars" en feignant d’appuyer la démarche des peuples - ce qui ne veut pas dire qu’ils le fera au détriment des intérêts des États-Unis, mais justement dans le but de mieux les protéger.

L’examen concret de la situation concrète au Liban et dans la région démontre que les forces populaires ont pris l’offensive et que les forces de la première puissance impérialiste mondiale déclinante et de ses alliés sont présentement sur la défensive, rien n’est pourtant joué ni à Beyrouth, ni au Caire, ni à Tunis. Mis à part le Liban, partout ailleurs, la faiblesse des organisations patriotiques et révolutionnaires sera probablement le chaînon manquant pour reproduire le modèle libanais.

Robert Bibeau

(1) « Le Printemps de Tunis ». Robert Bibeau. 24.1.2011. http://www.oulala.net/Portail/spip....

(2) « Message du Parti communiste libanais. ». 21.01.2011. http://www.aloufok.net/spip.php?art...

(3) « L’Autorité palestinienne dans de beaux draps ». 25.01.2011. http://www.elwatan.com/internationa... et http://www.almanar.com.lb/NewsSite/...

(4) « La guerre contre l’Iran aura-t-elle lieue ? ». Robert Bibeau. 14.01.2011. http://bellaciao.org/fr/spip.php?ar...

(5) « Rafic Hariri ». http://fr.wikipedia.org/wiki/Rafiq_...

(6) « Le Liban ». http://www.tlfq.ulaval.ca/axl/asie/...

(7) « Hariri : un document audio révèle la fabrication des faux témoignages ». http://www.voltairenet.org/article1... et « Marquer contre leur but – contre leur camp. » http://tempsreel.nouvelobs.com/actu...

(8) « L’opposition ne nommera pas Saad Hariri ». Hassan Nasrallah. 16.01.2011. http://www.almanar.com.lb/NewsSite/...

(9) « Le Liban au bord de la guerre. ». Abdel Bari Atwan. 20.01.2011 http://www.ism-france.org/news/arti...

(10) « Déconstruire le chaos pour construire à nouveau » http://www.almanar.com.lb/NewsSite/... « Nouveau premier ministre au Liban. » http://mai68.org/spip/spip.php?arti...

URL de cet article 12652
http://www.legrandsoir.info/RIFIFI-A-BEYROUTH-LE-LIBAN-AU-COEUR-DE-LA-TOURMENTE-ARABE.html

Robert Bibeau

31.01.2011

http://www.robertbibeau.ca/palestine.html



7 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

7-1 Des menaces pèsent sur le Liban : A cause de l’immixtion étasunienne.

Le Liban se trouve, aujourd’hui, à une croisée de chemins à cause de l’immixtion flagrante des Etats-Unis dans ses affaires intérieures, notamment à partir du « Tribunal international pour le Liban » (TPL) qu’ils utilisent comme outil pour fomenter une sédition intérieure et, ce, afin de liquider la Résistance patriotique libanaise et le rôle politique du Liban. Le but visé par les Etats-Unis consiste à donner un nouvel élan à leur projet conjoint avec Israël dans la région, le projet du nouveau Moyen Orient, et à poursuivre l’émiettement des pays arabes sur des bases religieuses et confessionnelles ; ce qui placerait ces pays sous la coupe étasunienne et faciliterait la nouvelle agression contre le Liban qu’Israël prépare depuis sa défaite en 2006.

●Partant de cette analyse, le Comité central du PCL, et tout en dénonçant le recours de l’ex président du Conseil Saad Hariri à couvrir d’un manteau de légalité l’intervention étasunienne dans les affaires libanaises mais aussi sa soumission aux diktats étasuniens en ce qui concerne le « Tribunal pour le Liban » (TPL), attire l’attention sur le danger que constituent les positions et les déclarations de certaines forces politiques libanaises pro étasuniennes qui misent sur le projet du nouveau Moyen Orient dans le but de réaliser des ambitions étroites sans tenir compte ni de l’unité nationale ni de la paix sociale. Ce qui leur importe, c’est de pouvoir liquider la résistance patriotique et de mettre fin à l’image d’un Liban arabe et résistant.

●Le Comité central met en garde contre le glissement du Liban dans un climat de tension ou de sédition religieuse et confessionnelle, parce que les Etats-Unis et les forces politiques libanaises inféodées à Washington vont recourir, une fois de plus, à une telle situation. Il appelle toutes les forces qui veulent préserver l’indépendance et la souveraineté libanaises à faire face aux projets et aux compromis confessionnels qui ont toujours constitué l’élément fatal contre la paix civile et la résistance.

●Dans ce sens, le Comité central rend aussi les forces dites « de l’opposition » responsables de l’état dans lequel se trouve le pays à cause du gouvernement démissionnaire, appelé à tort « gouvernement d’unité nationale » et qui a nui au Liban tant à cause de sa composition qu’à celle du programme qu’il avait adopté. Il appelle cette « opposition » à profiter des erreurs du passé dans la constitution de tout gouvernement futur, de manière à créer une nouvelle vie politique, un programme démocratique basé sur la complémentarité entre les éléments de la résistance patriotique et de l’opposition au projet américano-israélien, d’une part, et ceux du renforcement de l’unité nationale et de la paix civile, d’autre part. De plus, le Comité central du PCL trouve qu’il est devenu nécessaire de préparer un dialogue national loin des représentations confessionnelles. Un tel dialogue est le seul moyen de garantir l’indépendance des décisions nationales et de la souveraineté du pays face à toutes les formes d’intervention extérieures, de contrer la mainmise politique étasunienne sur le « Tribunal pour le Liban », dont l’objectif n’est ni la connaissance de la vérité sur l’assassinat de Rafic Hariri, ni le triomphe de la justice.

Le PCL avait, dès 2005, appelé à la création d’un tribunal libanais, avec une couverture arabe, seul capable de parvenir à mettre au clair la vérité sur cet assassinat. De plus, notre Parti avait considéré la résolution 1559 comme un piège préparé par les Etats-Unis afin d’internationaliser la crise libanaise, mettant en garde contre le contenu de certains de ses articles. Il avait aussi appelé tous les gouvernements formés depuis l’Accord de Taëf à mettre en pratique les réformes démocratiques contenues dans cet Accord de Taëf et visant à changer le régime politique confessionnel, à savoir : la formation du Comité national pour la suppression du confessionnalisme, l’adoption d’une loi électorale moderne, démocratique et non confessionnelle. Parce que c’était là le seul moyen de préserver le Liban de nouvelles guerres civiles et de mobiliser toutes les capacités du pays face à une possible agression israélienne.

●Le Comité central du PCL met, enfin, en garde contre la détérioration des conditions économiques et sociales qui ont de graves répercussions sur la classe ouvrière et les petits salariés. Il appelle les Communistes, les forces de la gauche et de la démocratie, ainsi que les syndicats ouvriers et des métiers libres, les organisations de jeunesse, les femmes et toutes les composantes de la société civile libanaise à s’unir contre les tentatives du régime politique de pousser à nouveau notre peuple au suicide, tantôt à partir des guerres civiles et des combats confessionnels, tantôt à travers la faim, la paupérisation, les impôts énormes et l’émigration. Il les exhorte à se préparer au combat visant à la création d’un gouvernement démocratique portant un programme politique garantissant la sauvegarde de la Résistance patriotique, la citoyenneté, la paix civile et les réformes politiques, économiques et sociales nécessaires.

Communiqué du Comité central Du Parti Communiste libanais

le 16 janvier 2011

 

Le Comité central

Du Parti Communiste libanais


7-2 Canaille le rouge : La lutte pour la paix: déclaration de Partis communistes et ouvriers.

Déclaration conjointe de Partis communistes et ouvriers, à l'initiative du Parti communiste portugais
L’importance de la lutte pour la paix, contre l’exploitation et l’oppression impérialistes

Vingt ans se sont écoulés depuis le début de la guerre du Golfe. Le 17 janvier 1991, les forces armées des États-Unis, de l’OTAN et de ses alliés déclenchaient – avec la ratification du Conseil de sécurité des Nations unies – leur première guerre à grande échelle au Moyen-Orient. Indissociable des changements profonds et négatifs qui sont allés de pair avec la liquidation du socialisme en Union soviétique et dans l’Europe de l’Est, cette guerre a été un prélude à vingt années d’agressions, d’invasions et d’ingérences impérialistes à grande échelle. Du Golfe à la Yougoslavie, de l’Afghanistan à l’Irak, au Liban et à la Palestine, l’impérialisme a tenté d’imposer sa domination dans chaque pays et dans le monde entier, cherchant ainsi à s’assurer le contrôle direct des principales ressources énergétiques de la planète, à annihiler les droits souverains des peuples et à soumettre la planète entière à l’exploitation et aux intérêts du grand capital. Cette offensive militariste et belliciste s’est développée conjointement avec des attaques en règle contre les droits sociaux, économiques et politiques des travailleurs et des peuples – même dans les centres mêmes de l’impérialisme – et a contribué à accentuer les contradictions entre les puissances impérialistes.

 

Grâce à la résistance et à la lutte des peuples – et, avant tout, des peuples qui ont été les victimes de l’agression –, l’offensive impérialiste a dû affronter des obstacles et a subi d’importants revers. Mais les dangers pour la paix et pour les peuples n’ont pas disparu, au contraire. La crise économique profonde du capitalisme et l’impuissance des classes dirigeantes à la surmonter se traduisent – comme dans le passé – par une tentative d’asseoir leur pouvoir par le biais de la violence, de l’autoritarisme, de la guerre et d’offensives brutales contre les droits et niveaux de vie des travailleurs et des peuples.
Les menaces de guerre et d’agression sont évidentes dans les attaques contre les mouvements ouvriers et populaires en lutte contre l’impérialisme, les qualifiant d’« ennemis intérieurs ». Elles l’ont été aussi lors du récent sommet de l’OTAN et du nouveau projet stratégique de cette organisation impérialiste militariste et agressive – que le traité de Lisbonne considère comme son aile armée, approfondissant ainsi le processus d’affirmation de l’Union européenne en tant que bloc économique, politique et militaire impérialiste. Elles le sont également dans les incessantes menaces, provocations et ingérences de l’impérialisme dans de nombreuses parties du monde. Et elles le sont enfin au vu des dépenses sans cesse croissantes en appareils militaires et dispositifs sécuritaires.

Les partis signataires appellent les travailleurs et les peuples du monde à renforcer le combat pour la paix et contre les plans de guerre et d’agression de l’impérialisme, à renforcer la lutte contre l’exploitation capitaliste et pour la défense de la souveraineté et des droits de tous les peuples du monde. Ils insistent sur le fait que le combat pour la paix, la coopération et le progrès est un élément indissociable de la lutte pour le renversement du capitalisme et la construction du socialisme.

Ils expriment leur solidarité avec les peuples et envers les forces anti-impérialistes révolutionnaires, progressistes et de libération nationale qui luttent contre les agressions, ingérences et menaces de l’impérialisme. Ils expriment en particulier leur solidarité avec les communistes et autres forces anti-impérialistes du Moyen-Orient et, plus spécialement, du peuple palestinien dans sa lutte pour le droit d’instaurer un État palestinien indépendant dans les frontières d’avant 1967, avec Jérusalem comme capitale.

canaille le rouge


7-3 Message du PCL aux partis communistes et de gauche dans le monde.

Chers Camarades,

Le Liban est de nouveau dans l’œil du cyclone. Les Etats-Unis sont revenus à leur projet dit du « Nouveau Moyen Orient ».

L’heure est grave, et notre pays fait actuellement face au danger « d’irakisation », à travers la tentative de Washington de faire éclater le conflit entre Sunnites et Chiites, danger contre lequel nous avions mis en garde à plusieurs reprises durant les six derniers mois, surtout à la suite de la déclaration avant terme faite par l’ex chef d’état-major israélien Gaby Ashkenazy prévoyant que l’accusation du « Tribunal spécial pour le Liban » (TSL) sur l’assassinat de Rafic Hariri va dans le sens de militants du Hezbollah.

Il faut dire que le TSL a été constitué sous le chapitre VII de la Charte de l’ONU afin de permettre aux Etats-Unis et à l’Alliance atlantico-internationale de l’utiliser dans différentes directions :

 

●Premièrement, dans celle visant à mettre fin à la résistance du peuple libanais qui, depuis 1982, avait mis en échec les agressions israéliennes, dont la dernière en date fut celle de l’été 2006.

 

●Deuxièmement, dans celle visant à empêcher l’épanouissement de nouveaux mouvements de résitance dans le monde arabe, ayant pour symbole la résistance libanaise; et, ce, pour aider Israël à liquider rapidement la cause palestinienne, pour lui faciliter la réalisation du projet dit »Israël, Etat des juifs dans le monde » et  lui permettre de garder les territoires toujours occupés dans le Golan, les fermes de Chebaa et les hauteurs de Kfarchouba.

 

●Troisièmement, dans celle visant à faire passer les projets d’imploser le Soidan et le Liban, mis au point par Washington et l’OTAN et basés tantôt sur l’arme religieuse, entre Musulmans et Chrétiens, tantôt sur l’arme confessionnelle, entre Sunnite et Chiite, ou, encore sur l’exacerbation des nationalismes.

 

Il faut aussi dire que certains régimes arabes sont clairement impliqués dans cette nouvelle étape du complot étasunien contre le Liban, parce que les représentants de ces régimes croient pouvoir ainsi préserver leur pouvoir et  consolider leur situation branlante.

 

A partir de ce qui vient d’être dit, le PCL appelle les Partis de la gauche arabe et les mouvements populaires dans tous les pays arabes à s’unir et à utiliser toutes formes d’appui mutuel, surtout avec le peuple libanais qui doit faire face à un nouveau complot muertrier. Il leur demande de faire pression sur leurs gouvernements et de boycoter les intérêts étasuniens dans la région.

 

Il appelle les Partis Communistes et de gauche dans le monde, ainsi que ‘opinion publique internationale, à se solidariser avec le Liban et ses forces de gauche et de démocratie qui luttent contre le projet de l’impérialisme étasunien et d’Israël, pour le changement contenu dans la Constitution libanaise et visant à mettre fin au régime politique confessionnel géniteur des crises.

Beyrouth, le 21 / 1/ 2011


7-4 Soraya Hélou : A la recherche du temps perdu...

Encore une fois le camp du 14 mars n’a pas su lire les développements dans la région. Il continue dans la même politique poursuivie depuis 2005 sans voir que le monde a désormais d’autres soucis que la fameuse révolution du Cèdre tant vantée par l’ancien président américain George W Bush dans ses mémoires.
Certaines figures du 14 mars continuent ainsi à miser sur l’acte d’accusation « qui sera l’équivalent d’un séisme sur la scène libanaise », disent-elles et estiment qu’il faut gagner du temps et ne pas donner de réponse claire au Premier ministre désigné au sujet d’une éventuelle participation de ce camp au gouvernement, afin d’arriver à la date fatidique qui modifiera les équilibres actuels et, le plus important à leurs yeux, ramènera Saad Hariri au sérail. Cela fait plus de 5 ans en fait que ce camp cherche à gagner du temps, tirant sa force de trois éléments majeurs: la fibre confessionnelle exacerbée au maximum dans ses médias,
l’argent utilisé pour convaincre les déterminations vacillantes et surtout l’appui international qui avait pour objectif clair d’affaiblir le Hezbollah et de le discréditer en misant sur le 14 mars et sur l’enquête du TSL. Tous les moyens possibles ont été utilisés dans ce but, de la guerre médiatique à la guerre militaire en passant par la crise politique et les incidents sécuritaires.
L’ancienne opposition devenue majorité a tenu bon et a frappé son coup au moment qu’elle a choisi faisant chuter le gouvernement et redistribuant les cartes internes. Pour cette étape particulière, elle a choisi une figure crédible, respectée et convaincue des options nationales de la résistance.
Avec un manque total de discernement, le 14 mars a continué à agir comme si rien ne s’était passé et qu’il lui était encore possible de modifier la donne. Il a même vu dans la visite de son parrain occulte le secrétaire d’Etat adjoint américain Jeffrey Feltman à Paris la détermination des Etats-Unis à rejeter le fait accompli par l’ex-opposition. La réponse est venue de Paris même et de Londres, puisque la France a voulu donner une chance au gouvernement Mikati alors que le ministre des AE britannique a clairement déclaré à partir de Damas que le Premier ministre désigné n’est pas le candidat du Hezbollah.
« La Journée de colère » organisée par le Courant du Futur a tourné au désastre, aussi bien sur le plan populaire où la foule n’avait pas répondu à l’appel de cheikh Saad et de ses adjoints que sur le plan du civisme, puisque des actes de vandalisme et des discours sectaires et haineux ont occupé la scène, détruisant le visage démocratique et institutionnel de ce courant.
Même leurs plus ardents protecteurs dans le monde n’ont pas pu justifier de tels actes motivés par la seule volonté de rester au pouvoir. Résultat: personne dans le monde n’a volé au secours de cheikh Saad pour panser sa blessure d’amour propre. Malgré tout, ce dernier continue à se comporter en « homme trahi », et compte sur le rassemblement qu’il veut gigantesque du 14 février pour prendre sa revanche. Il ne semble pas voir ce qui se passe dans le monde arabe de Tunis au Caire, comment les alliés de l’Occident et plus particulièrement des Etats-Unis tombent l’un après l’autre alors que leurs protecteurs d’hier n’ont d’autre souci que de préparer la relève et jettent sans le moindre état d’âme une carte devenue inutile. En politique internationale, il n’y a ni principes, ni états d’âme. Il n’y a que des intérêts. Saad Hariri et ses alliés en font la découverte à leurs dépens. Mais il est temps qu’ils commencent à voir clair et à cesser de miser sur des illusions et à faire des paris qu’ils ne peuvent que perdre. La petite phrase de Walid Joumblatt devrait les faire réfléchir: « il faut tenir compte de la géopolitique » a dit le leader druze. Il serait peut-être bon de suivre pour une fois les bons conseils…

Le Comité des affaires internationales du Parti Communiste libanais

Jeudi 3 février 2011

Article publié sur Résistance islamique au Liban

Source : Fadwa Nassar


7-5 Nasrallah: Bellemare menace al-Jadid et ignore les fuites des médias occidentaux.

Le secrétaire générale du Hezbollah, sayyed Hassan Nasrallah a tenu à remercier le chef du Parti socialiste progressiste (PSP), le député Walid Joumblatt et son parti , pour sa position en faveur de la Résistance et de l'opposition , estimant qu’elle représente un rempart pour édifier une nouvelle phase et faire face aux défis qui guettent le pays !
Lors d'un discours diffusé sur la chaine de télévision AlManar, Sayyed Nasrallah a critiqué le procureur général du Tribunal spécial pour le Liban (TSL), Daniel Bellemare qui selon lui s’est permis de menacer une institution médiatique libanaise en l’occurrence la chaîne  libanaise el-Jadid ( New TV), de poursuites judiciaires, pour avoir diffusé des fuites sur les enquêtes du TSL, alors qu’il ne s’était même pas dérangé pour le faire à l'encontre des médias occidentaux qui ont publiés des fuites pendants plusieurs années!
Pour ce qui est de la situation politique au Liban, le numéro un du Hezbollah a critiqué le Premier ministre sortant Saed Hariri pour avoir soupçonné une tentative d'élimination politique à son encontre, car l'opposition cherche à nommer quelqu'un d'autre à sa place, alors que lui et son parti ont déclaré avoir confiance dans le jeu démocratique au Liban.
Et de souligner que c’est  tout un mouvement de résistance nationale qui est victime d’une tentative d'élimination de la part de l'ennemi israélien et de ses alliés !

Les principales idées de son discours télévisé :
Deux titres : Le TSL et  la  situation politique libanaise
Pour ce qui est du TSL, l’acte d’accusation a été délivré  au moment où des consultations parlementaires devaient avoir lieu, sachant qu’il a été dit qu’il faut une période de dix à quinze jours pour qu’il soit délivré !
Le fait que sa délivrance a été accélérée prouve que l’acte d’accusation n’est qu’un instrument politique pour faire pression sur certaines parties libanaises.

Aussi,  pour la première fois Monsieur  Bellemare a adressé des menaces (de poursuite judiciaires, ndlr) contre  une chaîne de  télévision libanaise al-Jadid pour avoir publié des fuites sur les enquêtes de la commission, sachant que pendant des années, les médias occidentaux dont récemment la chaîne satellitaire canadienne, ont publié des fuites sur ces mêmes enquêtes, sans qu'il ne bronche!! La raison en est que les fuites émanant d’al-Jadid mettent en cause une certaine partie libanaise alors que les autres fuites émanant des médias occidentaux concernent la Résistance et le Hezbollah !
Ce qui prouve à quel point Bellemare est loin d’être impartial et que le TSL est politisé !
De toute façon nous allons attendre ce qui va se passer dans les jours à venir avec la publication de l’acte d’accusation, d’ailleurs nous avons déjà riposté, nous savons son contenu…
En conclusion , je m’adresse à ceux qui veulent utiliser  cette phase entre la délivrance de l’acte d’accusation et sa publication, pour leur dire que si vous voulez en tirer profit en exerçant des pressions contre nous, détrompez-vous vous n’arriverez à rien !
Il est hors de question de nous soumettre à un quelconque compromis ou à vos choix politiques, c’est dans ce sens que nous avons dit que ce qui était bon avant la délivrance de l‘acte ne l'est plus après!
 La  situation politique libanaise :
Premier point : la position de Walid Joumblatt,  d’abord je  le remercie, lui et son parti pour avoir pris une telle position en notre faveur, nous l’apprécions   et nous allons construire là-dessus une nouvelle phase et ouvrir une nouvelle page à travers laquelle nous allons affronter les menaces  qui guettent notre pays !
Deuxième point : L’opposition  compte demander au Premier ministre qui sera désigné un gouvernement dans lequel tout le monde participera;  nous avons certes des divergences  quant au choix de la  personnalité du futur Premier ministre mais nous n’avons nullement l’intention d’annuler quiconque,  car le nouveau gouvernement doit représenter l’ensemble des forces politiques libanaises et donc le fait de choisir un candidat autre que Saed Hariri ne veut pas dire que nous voulons éliminer la représentation de la communauté sunnite…

Troisième point : ces derniers jours  nous avons entendu des offenses adressées contre la personne d’Omar Karamé et qu'on ne peut en aucun passser sous silence.  Malheureusement ces offenses insinuent que la nomination d’Omar Karamé en tant que Premier ministre signifie la nomination de  l’assassin  de Rafic Hariri !!! C’est inadmissible, car cette famille (sunnite) est réputée pour son patriotisme et sa dignité, toute son histoire est propre et donc toute offense adressée contre Omar Karamé est une offense adressée contre nous !
Cette campagne de diffamation a été lancée sous prétexte qu’Omar Karamé est le candidat de l’opposition.  Or Omar Karamé ne s’est pas présenté comme candidat à la présidence ministérielle,  il ne l’a pas demandé,  il n’a contacté personne pour ce faire,  il n’a menacé personne, au moment où les contacts diplomatiques fusant de toutes parts  battent leur plein pour élire un autre candidat, leur candidat..
Oui, j’ai contacté Omar Karamé et je lui ai dit que nous avons besoin de vous au cas où nous remportons les consultations parlementaires.. Mais,  Omar Karamé a répondu : «  je remercie votre confiance mais vous savez que je suis vieux et ma santé est fragile sans compter  la situation est sensible ce qui nécesite un certain dynamisme et donc  je préfère que vous choisissez quelqu’un  d’autre. Toutefois s’il  n’y a pas d’alternative je pourrai accepter cette responsabilité pour protéger la Résistance » telle a été la réponse d’Omar Karamé.
L’homme est rentré chez lui,  il n’a pas parlé à personne...
 Mais je m’adresse à tous ceux qui ont offensé cet homme,  vous êtes en face d’un homme qui est courageux  car il est prêt à assumer ses responsabilités nationales quand le devoir l’appelle et humble qui ne court pas derrière le pouvoir !
Et donc nous apprécions les hommes jouissant d’une grandeur d’âme !
Quatrième point : concernant les propos de Saed Hariri sur les tentatives de son élimination politique dont il se dit victime !
De tous temps au Liban,  les premiers ministres se sont succédés et donc nous avons un grand club de premiers ministres. Or, jamais un ministre sortant n’a parlé d'élimination politique quand il était remplacé par un autre candidat, désigné selon les règes du jeu démocratique au Liban..
Ensuite,  vous nous parlez du respect du jeu démocratique et que vous vous allez recourir aux institutions politiques alors pourquoi parler d'élimination politique ! Et donc il est du droit des blocs parlementaires de désigner le candidat qu’il lui leur semble convenable !
J’estime que dans de pareilles situations, le fait de parler d'élimination politique est une tentative pour intimider l’opposition, ensuite quand Saed Hariri  parle d'élimination politique, il parle de sa personne. Mais, qu’en est-il de l'élimination politique  de tout un mouvement de résistance de la part de la Communauté internationale, un mouvement de résistance réputé dans le monde arabo-musulman pour son honnêteté,  sa noblesse et qui protège son pays contre les agressions de l’ennemi israélien, en imposant une équilibre de dissuasion que l'ennemi reconnait lui-même !
N’est-ce pas là l'élimination politique de la Résistance en faveur de l‘ennemi israélien alors qu’il existe des moyens pour l’empêcher ?
Dernier point : récemment nous avons entendu des pays dire qu'ils respectent les institutions politiques  du Liban,  son indépendance, son autonomie, sa démocratie..
Or, une question se pose: supposons qu'il résulte des consultations parlementaires une nouvelle majorité, (c’est une hypothèse qui n’est pas encore garantie), laquelle désigne un autre candidat que Saed Hariri,  est-ce que ces pays qui ont affirmé  respecter la démocratie au Liban , garderont le même position ou vont-ils changer de ton ? A mon avis, ils adopteront un autre discours, d’ailleurs nous entendons dors et déjà un discours dramatisant quimet enm garde contre la division du pays, la menace du projet iranien voire d’une guerre israélienne pis encore certains pronent un discours confessionnel !
De toute façon toutes ses allégations sont fausses,  il s’agit de la pure désinformation...
J’espère que le monde respectera la démocratie libanaise si jamais les consultations parlementaires désignent un candidat autre que Hariri comme Premier ministre.
Il faut savoir que c’est une catastrophe nationale, que le destin d’un pays, son honneur, sa fierté, dépendent d’un seul homme.. C’est une insulte au  peuple libanais !

23/01/2011

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=171145&language=fr

 


7-6 Communiqué de la Rencontre des partis de la gauche libanaise.

A l’appel du Parti Communiste libanais, la « Rencontre des partis de la gauche libanaise » a tenu une réunion afin d’étudier les derniers développements de la situation libanaise et les soulèvements populaires de libération vécus dans le monde arabe. A la suite de cette réunion, les partis ont publié le communiqué suivant :*
« La Rencontre des partis de la gauche libanaise » considère que le  Liban traverse, aujourd’hui, une période très critique qui met en danger sa stabilité intérieure et son existence même. Ce danger est dû à l’interférence des crises intérieures graves avec l’ingérence étasunienne dans ses affaires, tant directement que par le travers du « Tribunal  spécialpour le Liban » (TSL) utilisé dans le but de mener notre pays à une nouvelle guerre civile facilitant une nouvelle agression israélienne contre notre
 peuple.

● Dans ce contexte, la « Rencontre des partis de la gauche libanaise » affirme que les problèmes et les dangers auxquels le Liban est soumis viennent de son régime politique, basé sur le confessionnalisme, mais  aussi du comportement et des actions de la classe politique au pouvoir qui œuvre continuellement à diviser les Libanais à travers les conflits religieux et confessionnels qui aident ses différentes composantes à se partager le gâteau du pouvoir ou à mettre au point des compromis interconfessionnels loin des intérêts des masses et de la patrie.
 ● Elle met en garde contre le glissement du Liban vers des tensions  interne ou une guerre civile, dues à la mobilisation religieuse et confessionnelle qui sévit, ce qui constituerait un grand service rendu au projet étasunien-sioniste. C’est pourquoi fortifier notre pays face à un tel projet, protéger la paix civile et trouver des solutions aux crises constantes ne peuvent se faire par le renouvellement des compromis confessionnelles, quelle que soit la confession dominante, mais à travers un
 changement complet caractérisé par la suppression du régime confessionnel et son remplacement par un régime démocratique et laïc qui garantirait en  même temps l’égalité entre les Libanais et la justice sociale.

 ● « La rencontre des partis de la gauche libanaise » voit que l’Intifada héroïque du peuple tunisien contre un des symboles des dictatures  oppressant les peuples arabes a constitué la flamme qui a illuminé le monde arabe et inspiré le soulèvement du peuple égyptien contre le régime d’allégeance à l’impérialisme, créé par l’Accord de Camp David. Elle voit aussi dans les soulèvements des autres peuples arabes une tentative de redessiner la nouvelle carte de la région, opposée à celle du projet du Nouveau Moyen Orient et de ses outils dans la région, à savoir les régimes de l’oppression qui ont donné une couverture au projet impérialiste sioniste et qui lui  ont facilité la tâche à travers les politiques de répression, d’injustice, de séquestration et de corruption.

● « La Rencontre des partis de la gauche libanaise », tout en affirmant  son soutien aux Intifadas des peuples arabes de Tunisie, d’Egypte, de Jordanie et d’Algérie, ainsi qu’à tous les soulèvements futurs contre les régimes oppressifs, met en garde contre les dangers de complots visant à mettre  fin à ces soulèvements que peuvent perpétrer les hommes de ces régimes mais aussi les forces extérieures, en premier lieu l’impérialisme étasunien et son bras militaire représenté par l’OTAN. C’est pourquoi il appelle les forces de la gauche et du progrès dans le monde arabe à appuyer et à sauvegarder cette Intifada afin de la mener vers la réalisation de la libération réelle de toutes les formes d’exploitation, de misère et d’oppression.
 « La Rencontre » a décidé de mener une campagne internationale et des activités locales en solidarité avec l’Intifada. Elle a aussi décidé de garder ses réunions ouvertes afin de mettre au point un programme libanais de lutte sur les plans politique, économique et social.
30 janvier 2011,



Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières,les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

" Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19



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