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12/02/2011

n° 154 - Journal du Liban - 15-01 - 12-02 -Suite - Des menaces pèsent sur le Liban.

n° 154 - Journal du Liban  - 15-01 - 12-02  -Suite - Des menaces pèsent sur le Liban.



Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.



Journal du Liban

                   n° 154                          16-01 au 12-02

         C.De broeder & M.Lemaire



Le " Journal du Liban" est  visible  sur les blogs : 

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com 

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

d) sur le site : www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm


Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire de la lutte pour la libération du territoire.

1 Lutte pour la libération du territoire

 2 Politique

a) Politique Libanaise

3 Politique internationale

4 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

4-1 Opinion: Hariri: un document audio révèle la fabrication des faux témoignages.

4-2 La NTV divulgue 2 enregistrements sonores de Hariri, ce dernier s’excuse.

4-3 Hollywood et les arabes.

5 Les brèves

5-1 Liban : les partisans d'Hariri manifestent contre un "coup d'Etat" du Hezbollah.

6 Dossier

6-1 Robert Bibeau : « Rififi à  Beyrouth ». 

7 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

7-1 Des menaces pèsent sur le Liban : A cause de l’immixtion étasunienne.

7-2 Canaille le rouge : La lutte pour la paix: déclaration de Partis communistes et ouvriers.

7-3 Message du PCL aux partis communistes et de gauche dans le monde.

7-4 Soraya Hélou : A la recherche du temps perdu...

7-5 Nasrallah: Bellemare menace al-Jadid et ignore les fuites des médias occidentaux.

7-6 Communiqué de la Rencontre des partis de la gauche libanaise.

 


 



1 Lutte pour la libération du territoire

Les relents de la guerre

a) Liban

28/01/2011

Le Liban porte plainte contre le régime israélien au Conseil de sécurité  

Le Liban a porté plainte, auprès du Conseil de sécurité de l'ONU, pour une nouvelle violation israélienne de sa souveraineté et de son intégrité territoriale, ainsi que de la résolution 1.701.
  L'armée du régime israélien a franchi les frontières libanaises et a tendu des embuscades, à 6 mètres au nord de la ligne bleue, en kidnappant, notamment, un citoyen libanais. Le Liban somme le Conseil de sécurité d’assumer ses responsabilités envers les violations permanentes du

http://www.alterinfo.net/notes/


c) Finul

FINUL : Les armes d’un groupe libanais sont de la responsabilité de l’Etat.

 Le commandant général des forces des Nations Unies au Liban, le général Alberto Asarta a exprimé sa foi en  la capacité des Libanais à résoudre leurs problèmes internes par eux-mêmes en-dehors de toute  ingérence extérieure,
Il a souligné  qu'il ne voit pas dans « la situation libanaise une menace quelconque sur l'avenir du Liban, ajoutant qu'il a fait part de son impression aux  pays démocratiques, et même en Europe ». 
Selon le  quotidien al-Nahar ,  Asarta a affirmé qu'il n'y a aucune crainte de voir des répercussions se  développer dans  la FINUL dans le sud du Litani, qui reste la région la plus stable au Liban, selon ses termes.  
Asarta a réitéré que «  la FINUL n’a rien avoir avec le TSL soulignant que la relation de la FINUL avec l’armée est excellente à tous les niveaux, ainsi qu’avec toutes  les parties libanaises au Sud, indépendamment de leur affiliation politique ». 
Il a souligné que les armes d’un groupe politique libanais est de  la responsabilité de l’armée libanaise et du gouvernement libanais, rappelant que la FINUL est là pour aider l'armée et le  soutenir conformément à la Résolution 1701.
Asarta a précisé que le mandat de la FINUL n'est pas le désarmement, mais le soutien de l'armée.
Pour ce qui est des réunions entre  l'armée libanaise  et l’occupation israélienne, organisées sous les auspices de la FINUL, Asarta a estimé que « ces réunions sont une occasion pour  créer un climat de confiance entre les deux parties, et résoudre les questions qui les concernent pour  rechercher des solutions aux points litigieux ».

29/01/2011

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=171678&language=fr



2  Politique

a) Libanaise  

2a-1 La crise gouvernementale

Au jour le jour

Joumblatt se réunit avec Nasrallah,la feuille de route de Hariri: un piège USA!

Quelques heures après avoir annoncé se ranger au côté de la Résistance et de l’Opposition, le chef du PSP, le député Walid Joumblatt  a rencontré vendredi soir  le secrétaire général du Hezbollah Sayyed Hassan Nasrallah.  
"La conversation a porté sur la position annoncée par monsieur le député Joumblatt plus tôt dans la journée en conférence de presse ainsi que sur l'avenir du Liban, de son gouvernement et de la nation", selon un communiqué du service des communications du Hezbollah sans donner plus de précision.  
La rencontre entre les deux hommes est intervenue après que le leader druze eût mis son poids dans la balance en faveur de l’Opposition.
"Je confirme la position de mon parti de se tenir aux côtés de la Syrie et de la Résistance", a dit M. Joumblatt au cours d'une conférence de presse, en référence au Hezbollah. Il a précisé que cette décision était motivée par son désir de préserver la stabilité du Liban.
Sur les 128 députés, le bloc parlementaire de M. Joumblatt compte 11 élus (dont cinq appartenant à son parti), celui du Hezbollah 57 et celui de Saad Hariri 60.  
Pour imposer son candidat au poste de Premier ministre, le Hezbollah a besoin de 8 voix en plus des 57 qui lui sont assurées. Mais le ralliement de M. Joumblatt ne signifie pas que les 10 autres députés de son bloc le suivront. Le président de la République, Michel Sleimane, doit entamer lundi desconsultations avec les groupes parlementaires sur la nomination d'un Premier ministre! 
Par ailleurs, le quotidien libanais as-Safir a publié le texte de la feuille de route de l’ex-Premier ministre Saed Hariri, document qu’il avait présenté à la délégation turco-qatarie ! 
Selon as-Safir, le document  n’est qu’une manipulation américaine pour saboter l’initiative syro-saoudienne, « un scandale » selon les termes du quotidien !
Voici les demandes faites par l’ex premier ministre Saed Hariri :
- Retirer le dossier des faux témoins.
- Le retrait des mandats judiciaires syriennes.
- Un gage fait par les quatre officiers (Jamil Al-Sayyed, Ali Hajj, Mustafa Hamdan et le général Raymond Azar), de ne pas poursuivre l’affaire  au Liban ou à l'extérieur.
- Ne pas toucher ou s’attaquer à l'équipe du Premier ministre Hariri (Said Mirza, Wissam Hassan Achraf Rifi..)
- Accompagner positivement toutes les étapes de Hariri
- Le retrait des armes palestiniennes hors des camps de réfugiés (Qoussaya  Yanta, Heloué et Deir Achaer, etc)
- Transformer la Division  de l'information en Direction générale.
- Modifier le système de vote à la direction de la Sécurité intérieure (en la moitié + un au lie des deux tiers, comme c'est le cas actuellement)
- Envoyer les  69 projets de loi approuvés par le gouvernement de Siniora à l’Assemblée nationale sans passer par le gouvernement de Hariri.
- Confirmer l'Accord de Taëf
- Traiter les « triangles de sécurité ». 
 

 En échange de ses demandes, l’ex-Premier ministre s’engage à ce qui suit :
- L'annulation du protocole de coopération avec le TSL
- Arrêter le financement du Tribunal.
- Retrait des juges libanais du Tribunal 
  
De son côté, le bureau d'information de Hariri a déclaré dans un communiqué  «l'authentifiation de Saad Hariri à l'accord fait avec le président Bachar al-Assad et sayyed Hassan Nasrallah  insinue qu’il y a eu signature, ce qui n’est pas le cas et donc  les choses sont restées dans le cadre du débat…"
Le Bureau a estimé que " certains médias aurait dû vérifier le document de l’autre partie de  l’accord qui n’est autre qu’une tentative pour éviter l’accord deTaef et encercler le premier ministre au lieu de se livrer à une campagne de diffamation ».

22/01/2011  

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=171053&language=fr


Hariri ne participera pas à un cabinet dirigé par le Hezbollah

Le premier ministre libanais Saad Hariri est toujours chargé des affaires courantes du pays.AFP

Le premier ministre en exercice, Saad Hariri, a annoncé lundi que sa formation ne participerait pas à un cabinet dirigé par un candidat du Hezbollah, au moment où sont entamées des consultations en vue de désigner un nouveau chef du gouvernement au Liban.

"Le Courant du futur annonce dès aujourd'hui qu'il refuse de participer à tout gouvernement dirigé par un candidat du '8-Mars'", a indiqué un communiqué du bureau de presse de M. Hariri, en référence à l'opposition menée par le Hezbollah. Le premier ministre en exercice a confirmé, jeudi 20 janvier au soir, sa candidature à sa propre succession.

Le président de la République, Michel Sleimane, a entamé lundi les consultations avec les groupes parlementaires pour nommer un nouveau premier ministre, un poste pour lequel l'ancien dirigeant Najib Mikati apparaissait comme favori.

NAJIB MIKATI, CANDIDAT DU HEZBOLLAH

Ancien premier ministre pendant trois mois en 2005, Najib Mikati, âgé de 55 ans, avait été élu député sur les listes de Saad Hariri qui ont remporté la majorité aux législatives de 2009. Ce milliardaire a toutefois été un rival de M. Hariri, de par sa position de prétendant au poste de premier ministre, réservé aux sunnites de ce pays multiconfessionnel.

"Le choix est clair: il y a un candidat qui s'appelle Saad Hariri et un autre candidat qui est celui du 8-Mars", a ajouté le communiqué de M. Hariri, estimant que "tout ce qui se dit à propos d'un candidat consensuel est de la poudre aux yeux".

La presse de lundi était unanime pour décrire M. Mikati comme le candidat du puissant parti chiite. "L'opposition a tranché et veut proposer le nom de Najib Mikati", écrivait le quotidien Al-Akhbar, proche du Hezbollah. "Son nom prévaut contre tous les autres", a en effet indiqué Ibrahim Kanaan, député d'une formation alliée du Hezbollah.

LE HEZBOLLAH APPELLE À UN "PARTENARIAT NATIONAL"

Le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, avait affirmé dimanche que son parti souhaitait voir la mise en place d'un gouvernement de "partenariat national", "avec la participation de toutes les parties". Pour imposer son candidat au poste de premier ministre, le Hezbollah a besoin de huit voix en plus des cinquante-sept qui lui sont assurées.

Walid Joumblatt, le leader originaire de la communauté druze libanaise, a annoncé vendredi 21 janvier se ranger dans le camp du Hezbollah dans la crise politique que traverse actuellement le Liban. Le ralliement de M. Joumblatt ne signifie pas que les dix autres députés de son bloc le suivront.

Onze ministres du Hezbollah ont démissionné le 12 janvier du gouvernement d'union, provoquant sa chute, après de longs mois de bras de fer avec le camp du premier ministre, Saad Hariri, au sujet du tribunal de l'ONU chargé d'identifier et de juger les assassins de l'ancien premier ministre Rafic Hariri, père de Saad.

24.01.

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2011/01/24/liban-hariri-ne-participera-pas-a-un-cabinet-dirige-par-le-hezbollah_1469662_3212.html

 

 24/01

Saad Hariri exclut de cohabiter avec un Hezbollah aux commandes.

Saad Hariri, Premier ministre libanais sortant, annonce lundi que son mouvement, le Courant du futur, ne siègera pas dans un gouvernement emmené par le Hezbollah et ses alliés.

Le Liban est plongé dans la crise depuis que les 11 ministres issus du mouvement chiite et des partis qui y sont associés ont démissionné à la mi-janvier, provoquant la chute du gouvernement Hariri.

Les ministres du Hezbollah ont ainsi exprimé leur désaccord avec l'enquête internationale sur l'assassinat de l'ancien Premier ministre Rafic Hariri, père de Saad, en février 2005.

Vendredi, le dirigeant druze Walid Djoumblatt a annoncé que son groupe, qui compte 11 élus, appuierait le Hezbollah lors des consultations que le président Michel Souleimane devait entamer ce lundi en vue de la formation du nouveau gouvernement.

Le soutien du bloc conduit par Djoumblatt devrait assurer au Hezbollah et à ses alliés la majorité au parlement.

http://www.lexpress.fr/actualites/2/saad-hariri-exclut-de-cohabiter-avec-un-hezbollah-aux-commandes_955200.html


2a-6 Rafic Hariri.:

Tribunal international de l'ONU

Hariri : Un document audio révèle la fabrication des faux témoignages.

La chaîne de télévision indépendante libanaise NewTV a diffusé samedi 15 janvier un enregistrement audio d’une réunion secrète, tenue en 2005 à Marbella (Espagne). Y participent (de gauche à droite sur le photo-montage utilisé pour illustrer la bande son) : Saad el-Hariri (fils de l’ancien Premier ministre assassiné), Mohamed Zuhair as-Siddik (le principal faux témoin), le commissaire Gerhard Lehman (numéro 2 de la Commission d’enquête onusienne) et Wissam el-Hassan (bras droit de Saad Hariri et directeur des services de renseignement).

Au cours de la réunion, les conjurés décident de faire retomber le meurtre de Rafik el-Hariri sur quatre généraux libanais et neuf personnalités syriennes. Ils discutent aussi du paiement et de la protection du faux témoin.

Rappelons qu’à la suite de cette réunion, quatre généraux libanais furent arbitrairement incarcérés durant quatre ans. Israël profita de la décapitation des services de sécurité libanais pour attaquer le pays. Sur la base du faux témoignage de M. as-Siddik, la Commission mit en cause les présidents en exercice de la Syrie et du Liban, Bachar el-Assad et Emile Lahoud, tandis que les Etats-Unis menacèrent d’intervenir militairement pour les arrêter. Le complot s’effondra lorsque les services secrets syriens démontrèrent l’inanité du faux témoignage.

Le Tribunal spécial pour le Liban a jusqu’à présent refusé d’enquêter sur « l’affaire dans l’affaire » (les faux témoins) et a refusé de remettre aux quatre généraux injustement incarcérés les documents qui leur permettraient de se retourner contre leurs accusateurs.

Le commissaire allemand Lehman a été mis en cause dans son pays comme agent de la CIA impliqué dans le programme d’enlèvement, de séquestration et de torture en Europe. Il a été formellement reconnu par une des victimes.

Après avoir séjourné en France, Mohamed Zuhair as-Siddik a disparu, avant d’être retrouvé aux Emirats arabes unis où il a été brièvement incarcéré pour immigration illégale et usage de faux passeport. Lors d’une conférence de presse donnée au moment de sa libération, il a affirmé avoir reçu un faux passeport tchèque de la main du président français Nicolas Sarkozy.

Depuis plusieurs semaines, de hauts responsables du Tribunal —voyant la chute de celui-ci imminente— se sont mis à vendre au prix fort les documents auxquels ils ont accès.

Egalement en violation du secret de l’instruction, l’acte d’accusation aurait été présenté à New York la semaine dernière par le département d’Etat US au roi Abdallah Ier d’Arabie saoudite, au président français Nicolas Sarkozy et à Saad Hariri (alors Premier ministre libanais), indique la presse libanaise. Il avait été prévu de le rendre public samedi 15, mais cela a été reporté au lundi 17 en raison de la démission du gouvernement libanais. Les ministres états-unien et français des Affaires étrangères, Hillary Clinton et Michèle Alliot-Marie ont publiquement commenté le contenu de l’acte d’accusation confirmant ainsi qu’elles en avaient illégalement eu connaissance

16janvier

 


 3 Politique internationale

a) Pays Arabes & voisins

Ligue arabe

L'Arabie saoudite renonce à sa médiation dans la crise libanaise.

L'Arabie saoudite annonce, mercredi 19 janvier, avoir abandonné ses efforts de médiation conjoints avec la Syrie dans la crise politique libanaise.

Dans une déclaration à la chaîne satellitaire Al-Arabiya, le ministre des affaires étrangères saoudien, le prince Saoud Al-Fayçal, explique que le roi Abdallah a tenté, par des contacts directs avec le président syrien Bachar Al-Assad, de "parvenir à une solution globale au problème libanais".

Mais il a ajouté que le roi s'était par conséquent "retiré de ces efforts de médiation", ceux-ci n'ayant "pas abouti". Le gouvernement saoudien avait déjà mis en garde lundi les forces politiques au Liban contre les risques de sédition et de troubles après la chute du gouvernement.

La Syrie, qui soutient le Hezbollah chiite, et l'Arabie saoudite, qui appuie le camp du premier ministre, Saad Hariri, ont mené en vain des efforts depuis l'été dernier en vue d'apaiser les tensions dans ce pays divisé depuis l'assassinat de l'ex-premier ministre Rafic Hariri.

SITUATION DANGEREUSE

Le ministre estime que la situation au Liban était "dangereuse" après le dépôt de l'acte d'accusation du Tribunal spécial pour le Liban (TSL), chargé d'enquêter sur l'assassinat de Rafic Hariri et de juger ses responsables. "Si on arrive à une partition ou une sécession, cela signifierait la fin du Liban en tant qu'Etat où coexistent pacifiquement différentes communautés, religions et parties", a-t-il encore dit. L'armée libanaise a renforcé sa présence mardi à Beyrouth, et des écoles ont fermé de crainte de violences après de brèves rassemblements de jeunes non armés dans les rues, au lendemain du dépôt de l'acte d'accusation.

NOUVELLE MÉDIATION

Les ministres des ministres des affaires étrangères de la Turquie, Ahmet Davutoglu, et du Qatar, Hamad Ben Jassem Al-Thani, se trouvent à Beyrouth depuis mardi pour tenter une médiation. Ils ont rencontré le soir même le chef du Hezbollah Hassan Nasrallah après s'être entretenus avec le président Michel Sleimane, le président du Parlement Nabih Berri, et le premier ministre en exercice, Saad Hariri.

 19.01

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2011/01/19/l-arabie-saoudite-renonce-a-sa-mediation-dans-la-crise- 


Turquie

La Turquie négocie avec le Hezbollah

Les chefs de la diplomatie turque et qatarie ont discuté mardi soir avec le Hezbollah, des solutions possibles à la crise politique qui agite le Liban.

Le lieu est resté secret, mais des images d'une énième réunion de médiation impliquant le Hezbollah ont tout de même été diffusées, ce mardi au Liban. Ce qu'il faut en retenir, ce ne sont pas les conclusions de cet échange - secrètes elles aussi -, mais plutôt ses protagonistes. 

La télévision du parti chiite, Al-Manar, a montré des images d'une réunion tenue entre Hassan Nasrallah, chef du Hezbollah, et les ministres des Affaires étrangères de la Turquie, Ahmet Davutoglu, et du Qatar, cheikh Hamad ben Jassem ben Jabr Al-Thani. 

Jusqu'à maintenant, le grand médiateur de la crise politique libanaise était l'Arabie Saoudite. Mais elle a annoncé mercredi avoir abandonné ses efforts de médiation conjoints avec la Syrie. Les saoudiens ont qualifié la situation de "dangereuse", mettant en garde contre une "partition" du pays. 

"Les discussions ont porté sur la crise politique au Liban et notamment la question du tribunal international et celle du nouveau gouvernement. Les idées et les solutions proposées ont été discutées", a indiqué mercredi un communiqué du parti de dieu.

De son côté, l'Iran met de l'huile sur le feu en pointant du doigt les puissances occidentales. Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a lancé mercredi une mise en garde à Israël, aux Etats-Unis et à certains pays européens, les appelant à "arrêter leur incitation à la sédition s'ils ne veulent pas que le peuple ne se retourne contre eux". 

La crise a pour origine le Tribunal spécial pour le Liban (TSL), dont le procureur a déposé lundi l'acte d'accusation dans l'enquête sur l'assassinat en 2005 de l'ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri. Le Hezbollah, qui s'attend à être mis en cause dans l'acte d'accusation, encore confidentiel, a prévenu qu'il se défendrait contre toute accusation du TSL.

LEXPRESS.fr avec AFP,

 19/01

http://www.lexpress.fr/actualite/monde/proche-orient/liban-la-turquie-negocie-avec-le-hezbollah_953794.html#xtor=AL-447



b) Europe

3 France

L’Elysée associé au plan de liquidation de la résistance libanaise
Poursuites politiques à l’encontre du Réseau Voltaire

Nous portons à votre connaissance l’information révélée le 27 janvier 2011 par le site italien de la revue universitaire de Géopolitique Eurasia. Cette information permet de comprendre que la France de Sarkozy est plus impliquée qu’on ne pourrait le penser dans la déstabilisation du Liban. Elle démontre à quel point l’Elysée est engagé à empêcher la démocratie de fonctionner normalement au Liban. Elle démontre que Nicolas Sarkozy, associe la France, à l’insu de ses citoyens, dans la mise en œuvre du plan criminel élaboré à Tel Aviv et Washington. Plan qui doit conduire, par toutes sortes de manipulations secrètes, à criminaliser une force politique importante au Liban, le Hezbollah, et aboutir à sa liquidation.

27 janvier 2011

 

Une commission rogatoire internationale concernant Thierry Meyssan,

Le 3 novembre 2010, soit dix jours avant de quitter le ministère français de la Justice, Michèle Alliot-Marie a fait délivrer à son homologue libanais une commission rogatoire internationale concernant Thierry Meyssan, en sa qualité de responsable de publication du Réseau Voltaire.

La commission a été reçue par le ministre libanais, Ibrahim Najjar, représentant des Forces libanaises de Samir Geagea (condamné pour l’assassinat d’un Premier ministre, puis relâché sous la pression US) dans le gouvernement de Saad Hariri, soutenu par Paris. Elle était accompagnée d’une note de la Chancellerie soulignant la gravité des publications de Voltairenet.org qui porteraient atteinte aux bonnes relations franco-libanaises.

Cette commission rogatoire fait suite à une instruction conduite par la vice-présidente du Tribunal de Grande Instance de Paris pour des articles publiés en 2007 et 2008, dénonçant la propagande sioniste, notamment les imputations d’un média français selon lesquelles le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, serait un agent communiste formé en Corée du Nord ; imputations reprises au Congrès des Etats-Unis pour consolider la théorie d’un Axe du Mal et reconduire des sanctions unilatérales contre le Liban.

En définitive, l’audition s’est tenue à Beyrouth le 26 janvier 2011, lendemain du changement de majorité parlementaire et de la désignation du nouveau Premier ministre. Dans ce contexte politique, les articles incriminés et la note de la Chancellerie française ont pris une toute autre saveur. La Nouvelle majorité est formée par 68 députés représentant plus de 70 % des électeurs.

Il a été constaté que toute poursuite était prescrite depuis longtemps, à la fois en droit libanais et en droit français, de sorte que cette commission rogatoire était nulle et non avenue. Une copie carbonée des divers documents a été placée sous scellés au coffre du Tribunal libanais de sorte que si l’autre original arrivait « endommagé » à Paris, elle puisse lui être opposée.

Aucun juge libanais n’avait exécuté de commission rogatoire internationale française depuis plusieurs années.

M. Meyssan réside au Liban. Voltairenet.org est un site internet multilingue qui était hébergé en Russie, en 2007-08. Ses lecteurs sont majoritairement non-Français.

Eurasia-Rivista, rédaction
27 janvier 2011.

Source :
http://www.eurasia-rivista.org/7944/liberta-dopinione-rogatorie-internazionali-e-reseau-voltaire

http://www.silviacattori.net:80/article1508.html



Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

4-1 Opinion: Hariri: un document audio révèle la fabrication des faux témoignages.

La chaîne de télévision indépendante libanaise NewTV a diffusé samedi 15 janvier un enregistrement audio d’une réunion secrète, tenue en 2005 à Marbella (Espagne). Y participent (de gauche à droite sur le photo-montage utilisé pour illustrer la bande son) : Saad el-Hariri (fils de l’ancien Premier ministre assassiné), Mohamed Zuhair as-Siddik (le principal faux témoin), le commissaire Gerhard Lehman (numéro 2 de la Commission d’enquête onusienne) et Wissam el-Hassan (bras droit de Saad Hariri et directeur des services de renseignement).

Au cours de la réunion, les conjurés décident de faire retomber le meurtre de Rafik el-Hariri sur quatre généraux libanais et neuf personnalités syriennes. Ils discutent aussi du paiement et de la protection du faux témoin.

Rappelons qu’à la suite de cette réunion, quatre généraux libanais furent arbitrairement incarcérés durant quatre ans. Israël profita de la décapitation des services de sécurité libanais pour attaquer le pays. Sur la base du faux témoignage de M. as-Siddik, la Commission mit en cause les présidents en exercice de la Syrie et du Liban, Bachar el-Assad et Emile Lahoud, tandis que les Etats-Unis menacèrent d’intervenir militairement pour les arrêter. Le complot s’effondra lorsque les services secrets syriens démontrèrent l’inanité du faux témoignage.

Le Tribunal spécial pour le Liban a jusqu’à présent refusé d’enquêter sur « l’affaire dans l’affaire » (les faux témoins) et a refusé de remettre aux quatre généraux injustement incarcérés les documents qui leur permettraient de se retourner contre leurs accusateurs.

Le commissaire allemand Lehman a été mis en cause dans son pays comme agent de la CIA impliqué dans le programme d’enlèvement, de séquestration et de torture en Europe. Il a été formellement reconnu par une des victimes.

Après avoir séjourné en France, Mohamed Zuhair as-Siddik a disparu, avant d’être retrouvé aux Emirats arabes unis où il a été brièvement incarcéré pour immigration illégale et usage de faux passeport. Lors d’une conférence de presse donnée au moment de sa libération, il a affirmé avoir reçu un faux passeport tchèque de la main du président français Nicolas Sarkozy.

Depuis plusieurs semaines, de hauts responsables du Tribunal —voyant la chute de celui-ci imminente— se sont mis à vendre au prix fort les documents auxquels ils ont accès.

Egalement en violation du secret de l’instruction, l’acte d’accusation aurait été présenté à New York la semaine dernière par le département d’Etat US au roi Abdallah Ier d’Arabie saoudite, au président français Nicolas Sarkozy et à Saad Hariri (alors Premier ministre libanais), indique la presse libanaise. Il avait été prévu de le rendre public samedi 15, mais cela a été reporté au lundi 17 en raison de la démission du gouvernement libanais. Les ministres états-unien et français des Affaires étrangères, Hillary Clinton et Michèle Alliot-Marie ont publiquement commenté le contenu de l’acte d’accusation confirmant ainsi qu’elles en avaient illégalement eu connaissance.

Dimanche 16 janvier 2011

http://www.palestine-solidarite.org:80/analyses.Reseau_Voltaire.160111.htm


4-2 La NTV divulgue 2 enregistrements sonores de Hariri, ce dernier s’excuse.

Le premier ministre libanais sortant, Saad Hariri, s’est excusé de "tous ses amis" après la diffusion, dimanche, par la chaine NTV, d’un enregistrement, daté de 2007, portant sur sa déposition devant un des enquêteurs de la commission d'enquête internationale.
Dans un communiqué dimanche, Hariri a justifié son témoignage par le fait qu'"il remontait à plusieurs années et a été dit dans un contexte politique bien connu".
Dans cet enregistrement révélé donc par le NTV et intitulé « Vérités-Leaks 2», Saad Hariri a qualifié  le président Bachar Assad de menteur. « Le président syrien Bachar el-Assad dit une chose et fait le contraire », a-t-il déclaré.
Saad Hariri a également accusé, lors de cette déposition, la Syrie d’avoir tué son père. Selon lui, c’est le beau-frère du président syrien, Assef Chawkat et le frère de Bachar, Maher, qui ont planifié l'assassinat de son père.
Il ajoute  aussi avoir entendu dire que le général Jamil Sayyed aurait menacé son père et lui aurait conseillé de quitter le Liban en 1999. 
Hariri a aussi raconté que le président français, Jacques Chirac, avait contacté son père la veille de l'assassinat pour lui dire de faire attention.
Saad Hariri a encore déclaré que son père avait une grande confiance en
Sayed Hassan Nasrallah qui était, selon lui, un homme de parole et ils se voyaient régulièrement. 
Saad Hariri a en outre qualifié de "perfide" le député tripolitain, Najib Mikati, et a dit qu'il doutait du député de son bloc, Nouhad Machnouk.
Il a en outre accusé Talal Salman et Charles Ayoub, propriétaires des quotidiens libanais as-Safir et ad-Diyar, de faire chanter son père Rafic Hariri pour lui soutirer de l'argent, qualifiant même Ayoub de qualificatifs infamants.
VERITE-LEAKS 1: CONVERSATION ENTRE HARIRI ET ZOUHEIR SIDDIQ 
La chaîne NTV avait diffusé, samedi, dans « Vérités-Leaks 1 », un enregistrement comportant une conversation entre le Premier ministre démissionnaire, alors qu'il était encore le chef du bloc du Futur, le colonel Wissam Hassan, chef du département des renseignements au sein des Forces de sécurité, le numéro 2 de la commission d'enquête internationale Gerhard Lehman et le principal faux-témoin Mohammad Zouheir Siddiq.
Dans cet enregistrement, Siddiq semble mener la conversation et poser ses conditions à ses interlocuteurs. Il s'adresse au colonel Hassan en l'appelant « Wissam », mais il est aussi plutôt familier avec le Premier ministre, lorsqu'il lui reproche notamment de ne pas avoir répondu à ses appels successifs.  
Saad Hariri lui rappelle alors qu'il avait l'habitude de lui envoyer un sms pour lui dire qu'il allait l'appeler.
Siddiq lui répond qu'il a appelé plusieurs fois parce qu'il voulait l'informer qu'une bombe allait exploser à la chaine LBC. 
Au cours de la conversation, Hariri déclare à Siddiq que « les États arabes ont besoin de preuves irréfutables » pour incriminer la Syrie, même si, ajoute-t-il, nous sommes tous convaincus que ce sont les Syriens qui ont accompli l'assassinat.  
Siddiq l'interrompt d'une voix irritée : « Si vous voulez dire cela, vous devez commencer par répondre à ceux qui m'ont fait du tort, notamment au niveau des États arabes »
Il affirme aussi qu'il peut amener ceux qui ont effectué et posé les bombes et accompli les attentats durant la période de 2005, puisque c'est son « boulot », mais qu'il a besoin pour cela de se rendre au Liban, d'y rester une semaine, avec l'enquêteur Lehman à sa disposition, et qu'il lui livrera « une cellule complète » de ceux qui sont responsables des attentats. 
Siddiq déclare alors qu'il possède tous les éléments et que l'acte d'accusation devrait accuser 4 Libanais et 9 Syriens.
Dans l'enregistrement, il est notamment dit que Siddiq avait affirmé ne pas se trouver au Liban à partir du 4 février 2005. Puis il est revenu sur cette déclaration, précisant qu'il se trouvait tout le temps au Liban, même après l'assassinat du Premier ministre Rafic Hariri...  
Le film diffusé par la chaîne NTV ajoute que, plus tard, un enquêteur de l'équipe de Serge Brammertz, Alistair Harris, a mis en cause les révélations de Siddiq dans un rapport rédigé le 3 août 2006.   
Il précise ainsi avoir relevé plusieurs incorrections dans le témoignage de Siddiq, tout comme il exprime sa désapprobation du fait que la commission d'enquête s'était rendue à Marbella pour recueillir la déposition de ce témoin. 
Le rapport relève aussi le fait que, visiblement, Siddiq agit selon un agenda fixé par l'opposition syrienne et en particulier par Rifaat el-Assad, l'oncle du président Bachar el-Assad. Il rappelle aussi que c'est le directeur de cabinet de Rifaat el-Assad qui a obtenu un visa Shengen pour Siddiq afin qu'il puisse se rendre en Espagne.

17/01/2011

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=170410&language=fr


4-3 Hollywood et les arabes.

Voici une vidéo bien intéressante (il y a trois parties, à la fin de cette 1ere vidéo on peut suivre les deux autres parties )

Hollywood et les arabes

lien vidéo http://www.dailymotion.com/video/x8rkn2_hollywood-et-les-arabes-13_news

 

http://www.dailymotion.com/video/x8rksv_hollywood-et-les-arabes-2-3_news

 

http://www.dailymotion.com/video/x8rky7_hollywood-et-les-arabes-3-3_news



5 Les brèves

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

5-1 Liban : les partisans d'Hariri manifestent contre un "coup d'Etat" du Hezbollah.

Des centaines de partisans du premier ministre en exercice du Liban, Saad Hariri, ont manifesté lundi 24 janvier au Liban contre le Hezbollah, qu'ils accusent de mener un "coup d'Etat" en voulant imposer son candidat comme chef du gouvernement. Ces événements interviennent après que Najib Mikati, candidat du Hezbollah au poste de premier ministre, a émergé comme favori pour être désigné comme futur chef du gouvernement, à la place de Saad Hariri.

Les manifestants ont brûlé des pneus et bloqué plusieurs routes du pays dans la soirée, a expliqué un responsable des services de sécurité, et ont appelé à une "journée de colère" mardi. L'armée et la police ont renforcé leurs effectifs dans plusieurs régions, a-t-il précisé.

En fin d'après-midi, des manifestations hostiles au Hezbollah, à son chef Hassan Nasrallah et à Najib Mikati se sont multipliées, à Tripoli, la grande ville du nord et fief sunnite, mais également à Saïda, berceau de la famille Hariri, à Beyrouth, ainsi que dans plusieurs régions à majorité sunnite.

LE REFUS DU PREMIER MINISTRE HARIRI

"Après le coup d'Etat qui vise à permettre au Hezbollah d'exercer sa tutelle sur la République libanaise, (...) nous appelons les habitants de (...) tout le Liban à exprimer leur colère et leur refus de la tutelle perse à travers des manifestations populaires pacifiques", a annoncé à la presse Moustapha Allouche, membre du conseil politique de la formation de Saad Hariri (Courant du Futur).

Ces manifestations suivent les annonces du premier ministre Saad Hariri, selon qui sa formation ne participera pas à un cabinet dirigé par un candidat du Hezbollah, au moment où sont entamées des consultations en vue de désigner un nouveau chef du gouvernement au Liban. Le président de la République, Michel Sleimane, a entamé lundi des discussions avec les groupes parlementaires pour nommer un nouveau premier ministre, un poste pour lequel l'ancien dirigeant Najib Mikati apparaissait comme favori.

"Le Courant du futur annonce dès aujourd'hui qu'il refuse de participer à tout gouvernement dirigé par un candidat du '8-Mars'", a indiqué un communiqué du bureau de presse de M. Hariri, en référence à l'opposition réunissant les mouvements chiites Hezbollah et Amal, ainsi que la formation du chrétien Michel Aoun, qui dispose de 57 élus au Parlement, de 128 sièges.

Le premier ministre Hariri a confirmé, jeudi 20 janvier au soir, sa candidature à sa propre succession.

LEMONDE.FR avec AFP | 24.01.11 | 12h38  •  Mis à jour le 24.01.11 | 21h55
http://www.lemonde.fr/afrique/article/2011/01/24/liban-hariri-ne-participera-pas-a-un-cabinet-dirige-par-le-hezbollah_1469662_3212.html

 

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