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15/02/2011

n° 82 - Journal des Guerres de l'Otan. - 15.2 : - Début - : La division de l'Égypte: Menaces d'une intervention militaire des États-Unis, d'Israël et de l'OTAN?

n° 82 - Journal des Guerres de l'Otan. - 15.2 : -   Début  - : La division de l'Égypte: Menaces d'une intervention militaire des États-Unis, d'Israël et de l'OTAN?



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Journal des Guerres de l'Otan.  

n° 82- 14-02

            C.De Broeder & M.Lemaire  

   



Le " Journal des Guerres de l'Otan " est  visible :

a)   sur nos blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

 

b) sur le site de Robert Bibeau :  http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

c) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

http://no-war.over-blog.com/ 

 

e) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire.

Tiré à part :

L'OTAN, inquiète de l'extension des protestations populaires, en Afrique et au Moyen-Orient.

Guerres de l'Otan

Exit Strategy : le scénario en trompe-l'œil de l'Otan en Afghanistan.

1 Politique 

Les parties prenantes

a) L'Otan

b) Les USA

Fin

c) L’Otan dans le monde

2  Dossiers

2-1 Le Nouveau Concept Stratégique : un document resté "secret" en Belgique à la veille du Sommet de l’Otan !

2-2 Pepe Escobar : Les USA : des gosses dans la confiserie de l’OTAN.

.



Tiré à part :

L'OTAN, inquiète de l'extension des protestations populaires, en Afrique et au Moyen-Orient.  

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction est d'accord avec l'article mais doit être vu comme information.

 L'OTAN se dit inquiète de voir les protestations populaires s'étendre à d'autres pays du Nord de l'Afrique et du Moyen-Orient, pour viser les régimes pro-occidentaux. Le Secrétaire général de l'OTAN, Anders Fogh Rasmussen, a exprimé son inquiétude de l'élargissement des mouvements populaires, au Nord de l'Afrique et au Moyen-Orient, car, selon lui, cela peut aboutir à "un nouvel Ordre mondial".

S'exprimant, à la 47ème réunion sur la sécurité, à Munich, Anders Fogh Rasmussen a déclaré que l'on ne pouvait pas prévoir les conséquences, à long terme, des protestations qui se sont produites, en Tunisie, en Egypte et au Yémen. Il a appelé les pays membres de l'OTAN à adopter une politique appropriée, pour empêcher le recours à la force contre les protestations populaires, dans les pays arabes. Les Egyptiens ont manifesté, ces derniers jours, massivement, pour réclamer le départ de Hosni Moubarak. Au 12ème jour de leur protestation, les manifestants ont réclamé, aujourd'hui, la fermeture de l'ambassade du régime sioniste, au Caire. 300 personnes ont été tuées, et 4.000 autres, blessées, en Egypte.

05/02

 http://french.irib.ir/info/international/item/108658-lotan-inquiete-de-lextension-des-protestations-populaires-en-afrique-et-au-moyen-orient

 



Guerres de l'Otan

Exit Strategy : le scénario en trompe-l'œil de l'Otan en Afghanistan.

Les documents officiels publiés à l'issue du sommet de Lisbonne, et en particulier la Déclaration sur un partenariat durable cosignée avec Hamid Karzai éclairent la manière dont l'Otan envisage l'avenir de sa présence en Afghanistan.

La presse semble avoir conclu un peu hâtivement de la transition annoncée que les forces de l'Otan se retireraient progressivement de 2011 à 2014 pour céder la place à une armée nationale afghane instruite ou construite par l'Alliance. « L'Otan confirme un retrait d'Afghanistan d'ici à fin 2014 » affirme Le Point, « A Lisbonne, les 28 dirigeants de l’Alliance atlantique ont organisé le retrait de leurs troupes d’ici à 2014 », 'analyse' Libération. …

En fait c'est tout le contraire qu'indiquent ces documents1 :

« Le début de ce processus de transition offre au Gouvernement de la République islamique d’Afghanistan et à l’OTAN une occasion opportune de développer un partenariat durable et solide qui complète la mission de sécurité de la FIAS et se poursuive après celle-ci. […]

« Consciente que l’Afghanistan est pour elle un partenaire important, l’OTAN compte apporter aux institutions de sécurité afghanes un soutien pratique prolongé visant […] à maintenir et à améliorer leur capacité et leur aptitude à lutter efficacement contre les menaces pesant sur la sécurité, la stabilité et l’intégrité de l’Afghanistan, et à contribuer à la sécurité régionale.

« Le Gouvernement de la République islamique d’Afghanistan réaffirme son engagement […] à être un partenaire durable de l’OTAN et à fournir à l’OTAN l’aide nécessaire à la réalisation de ses activités de partenariat […]

« Des mesures efficaces de coopération doivent être mises en place conformément […] à la capacité de l’OTAN de lui apporter un soutien prolongé. Ces mesures pourraient inclure les éléments suivants : […] le maintien d’une liaison de l’OTAN en Afghanistan, […] le maintien de la mission OTAN de formation – Afghanistan, […] un programme d'activités supplémentaires de coopération [qui] pourrait prévoir une aide au développement et à la réforme des ministères chargés de la sécurité et d’autres institutions nationales … » etc., etc.

Lors d'une conférence de presse, le Secrétaire général de l'Alliance a été tout aussi clair : « Nous resterons après la transition dans un rôle de soutien... Pour le dire simplement, si les talibans ou qui que ce soit d’autre attend de nous voir dehors, ils peuvent l’oublier. Nous resterons aussi longtemps que nécessaire pour finir le travail »

Il n’y a donc aucune exit strategy dans l’esprit des responsables de l’Otan. Il n’y a qu’une stratégie de duperie à destination de l’opinion occidentale : un départ en trompe-l’œil des troupes combattantes, lesquelles seraient rebaptisées "formateurs", ou "aide au développement", ou "soutien à la sécurité"... Une copie conforme de la manière dont les Etats-Unis ont mis en scène leur retrait d'Irak, et qui se solde là par un stationnement permanent de plus de 50.000 GI's, un nombre indéterminé de mercenaires, et un chapelet d'une cinquantaine de bases militaires conçues pour le très long terme.

Pour ceux (s'il en reste) qui prendraient encore au sérieux la raison officielle de l'invasion et de l'occupation de l'Afghanistan, 9 années de "guerre à la terreur" n'ont fait que multiplier en Afghanistan même les taliban-terroristes (ou prétendus tels), et partout dans le monde les préparations et menaces d'attentats terroristes. Le dernier en date, ce 12 décembre 2010 à Stockholm, la capitale suédoise échappant nous dit-on par miracle à une catastrophe. Malgré les surveillances et atteintes aux libertés qui n'ont fait que s'amplifier de manière démentielle, voila le prodigieux résultat de 9 ans de 'guerre à la terreur' ! Les succès de la lutte contre la drogue, qui fait également partie du bundle de partenariat à long terme, sont tout aussi spectaculaires.

D'autres pourraient bien se souvenir de documents états-uniens bien antérieurs à l'invasion de l'Afghanistan et de l'Irak, qui analysaient très justement la nécessité pour l'Occident (USA en tête comme il se doit) d'établir une présence militaire à long terme en Asie pour maintenir le plus loin possible leur domination globale. « Le renforcement militaire US en Asie est la clé pour parer à la montée de la Chine » écrivaient en 2000 ceux qui allaient diriger les USA un an plus tard, et le constat reste objectivement vrai quelle que soit l'équipe dirigeante. Les dernières provocations délibérées en Corée montrent que l'objectif d'encerclement de la Chine et la perspective d'une confrontation reste bel et bien la ligne directrice de la politique étrangère US. La raison d'être d'une présence militaire occidentale en Afghanistan est tout aussi pressante aujourd'hui, et elle ne le sera que davantage les années à venir : les USA et l'Otan projettent une présence indéfinie en Asie Centrale.

L'unique scénario crédible d'exit strategy d'Afghanistan, est un scénario à la vietnamienne. Il ne fait visiblement pas partie des options officiellement présentées à Lisbonne. Mais a-t'on réellement besoin d'autres fuites pour réaliser que de plus en plus de personnes doutent du succès de l'opération en Afghanistan, et que les « Européens ne sont là que par respect pour les Etats-Unis et non pour l'Afghanistan »2- le 'respect' du vassal pour son maître qui a encore quelques bons moyens de se faire 'respecter'...

Roland Marounek

1. Ces documents sont disponibles en français sur le site de l'Otan à l'adresse www.nato.int/cps/fr/SID-330151E2-4D027349/natolive/official_texts.htm
2. Hermann Von Rompuy, en tant que président du Conseil Européen, 'trahi' sur WikiLeaks

 

Roland Marounek



1  Politique 

Les parties prenantes

a) L'Otan

Fogh Rasmussen

« Le Maroc est un partenaire important de l’OTAN »

Le secrétaire général de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN), M. Anders Fogh Rasmussen a affirmé que le Maroc est un partenaire important de l’OTAN, notant que le Royaume a grandement contribué à l’élaboration du nouveau concept stratégique de l’Alliance.

Le nouveau concept stratégique de l’OTAN, adopté en novembre 2010 par le Sommet de Lisbonne, expose la vision de l’Alliance pour la prochaine décennie portant notamment sur la défense de ses pays membres, la gestion des crises les plus difficiles et l’adoption d’une concertation plus agile et performante avec d’autres Organisations et pays, dont le Maroc, pour promouvoir la stabilité internationale.

« Le Maroc veut développer davantage son partenariat avec l’OTAN de manière pratique et notre dialogue politique avec le Royaume est positif », a souligné M. Rasmussen, lors d’une rencontre, mercredi à Bruxelles, avec des journalistes marocains, la première du genre, organisée par le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération.

Le secrétaire général de l’OTAN s’est, en outre, félicité des contributions « hautement appréciées » du Maroc aux missions de maintien de la paix supervisées par l’Organisation dans les Balkans, en Bosnie Herzégovine et au Kosovo où des troupes des Forces armées Royales (FAR) y sont toujours déployées, outre son action de préserver la stabilité dans la région méditerranéenne.

Evoquant la situation qui prévaut dans la région sahélo-saharienne, M. Rasmussen a fait savoir que l’OTAN la suit avec « inquiétude », précisant que l’Alliance oeuvre pour renforcer des relations de coopération efficientes et solides avec ses partenaires, notamment le Maroc, dans l’objectif de lutter efficacement contre les nouveaux défis qui guettent la paix et la stabilité internationales, entre autres, le terrorisme, les cyber-attaques, le crime organisé et le trafic d’armes et d’être humains.

Le patron de l’OTAN a, dans ce sens, relevé que l’Alliance compte sur la coopération de ses partenaires en matière d’échange d’informations et de renseignements, de formation des forces armées et de maintien de l’ordre.

De son côté, l’Amiral Giampaolo Di Paola, président du Comité militaire de l’OTAN (personnel militaire international), a indiqué que le Maroc est un pays de plus en plus engagé avec l’Alliance dans la région méditerranéenne, émettant le souhait de voir le Royaume poursuivre son action au Kosovo (opération de maintien de la paix) et en Méditerranée et fournir l’assistance nécessaire à l’Organisation pour qu’elle puisse renforcer sa position dans la région et y préserver la paix et la sécurité.

Il a, d’autre part, noté que la situation dans la région sahélo-saharienne constitue un problème à cause des activités criminelles et des actes terroristes qui s’y produisent.

« L’OTAN est prête à fournir son assistance à chaque pays qui en exprime le souhait, en fonction de sa vision », a indiqué l’Amiral Di Paola.

Outre l’Amiral Di Paola, M. Nicola de Santis, chef de la section des pays du dialogue méditerranéen et de l’Initiative de coopération d’Istanbul a présenté un exposé sur les transformations de l’OTAN et l’ouverture sur les pays de la Méditerranée et du Moyen-Orient, lors de cette rencontre avec les représentants de médias nationaux qui s’est déroulée en présence notamment du chef de la Mission du Maroc auprès de l’Union européenne, M. Menouar Alem.

A noter que le Maroc, qui bénéficie du statut d’associé auprès de l’Assemblée parlementaire de l’OTAN, est le premier pays à avoir désigné un officier de liaison auprès de la cellule de coordination et de partenariat au Shape (Mons) et un officier de liaison à Norfolk.

En termes d’interopérabilité, le Maroc est à l’avant-garde au regard de sa tradition en matière d’opérations de maintien de la paix dans plusieurs régions dans le monde: Afrique, Amérique du Sud, Haïti et Balkans. Sa participation aux opérations diligentées par l’OTAN en Bosnie-Herzégovine, au Kosovo et en Méditerranée demeure la marque la plus notoire de l’engagement concret du Royaume

février 9th, 2011

http://www.inversalis-productions.eu/blog/2011/02/le-maroc-est-un-partenaire-important-de-lotan/

http://www.aufaitmaroc.com/actualites/maroc/2011/2/4/rasmussen-le-maroc-est-un-partenaire-important-de-lotan


Dans les coulisses

Egypte : la Russie et l'OTAN pourraient coopérer.

La Russie et l'OTAN pourraient conjuguer leurs efforts dans le but de parvenir à un règlement de la situation en Egypte, estime le directeur du Centre de la sécurité internationale de l'Académie des Sciences de Russie, Alexeï Arbatov.

Selon lui, il existe deux scénarios possibles pour la suite des événements en Egypte. 

"La situation actuelle pourrait déraper, et dans ce cas-là le pays sera confronté au chaos où à une guerre civile, ce qui serait extrêmement dangereux. Dans ce contexte, l'Egypte pourrait faire l'objet d'une coopération entre la Russie et l'OTAN, bien entendu dans le cadre du Conseil de sécurité, qui est seul habilité à prendre des décisions en la matière", a déclaré l'expert russe.

Le second scénario prévoit la démission du président égyptien actuel Hosni Moubarak, au pouvoir depuis près de 30 ans.

"Après la démission du président, il y aura une longue période de reconstruction du système politique égyptien, centrée sur le rétablissement de la paix et de la stabilité ainsi que sur la résolution des problèmes socioéconomiques colossaux qui ont provoqué l'explosion actuelle", a indiqué M.Arbatov.

Depuis une semaine, l'Egypte reste en proie à des manifestations sanglantes qui, selon la chaîne de télévision Al Jazeera, ont déjà fait plus de 150 morts. Les manifestants réclament des réformes politiques et économiques, et la démission du président du pays.

31 janvier –

RIA Novosti

Egypte : la Russie et l'OTAN pourraient coopérer, selon un expert russe.

L'édito du Washington Post (repéré par le site 'DeDefensa') est intéressant, car il montre clairement la contradiction fondamentale entre le discours sur la démocratie des USA (de l'Occident en fait) et la réalité. Le discours est utilisé pour tenter de renverser des gouvernements qui s'opposent aux intérêts de l'Occident, pour mettre à leur place des régimes "amis"; on voit que la mayonnaise (d'importation) n'a pas pris en Iran ou en Syrie, malgré les milliards investis. La réalité, c'est que si il y avait une réelle démocratie dans les pays arabes et autres, les Etats-uniens et leurs proxies, et leur bases, et leur politique ne seraient pas du tout bienvenus...



b) Les USA

Dans les coulisses 

Manlio Dinucci : Egypte : une armée formée et armée par le Pentagone

L’image des chars d’assaut qui surveillent les centres névralgiques du Caire, entourés par la marée de manifestants, est emblématique. Ce sont des M1A1 Abrams, les terribles tanks états-uniens de dernière génération, qui sont fabriqués en Egypte sur la base d’un accord de coproduction. Ils symbolisent à quel point les Etats-Unis se sont engagés dans la construction des forces armées égyptiennes et l’ampleur de la confiance qu’ils ont accordée au régime de Moubarak. En trente ans, Washington lui a fourni des aides militaires pour une valeur d’environ 60 milliards de dollars, selon les chiffres officiels, à quoi se sont ajoutés d’autres financements secrets.

Actuellement le régime de Moubarak reçoit des USA environ 2 milliards de dollars annuels, se plaçant ainsi parmi les principaux bénéficiaires après Israël. La majeure partie de cette somme est dépensée dans l’achat d’armes états-uniennes. Comme leur valeur dépasse la disponibilité financière du gouvernement égyptien, celui-ci a accumulé une dette envers les Etats-Unis. Mais Washington a été généreuse : en 1990, pour récompenser l’Egypte de sa participation à l’imminente guerre contre l’Irak, elle lui a accordé une remise de dette militaire de 7 milliards de dollars. Dix ans après, elle lui a concédé un crédit extraordinaire de 3,2 milliards de dollars pour la modernisation des forces armées : celles-ci ont ainsi pu acquérir 24 chasseurs-bombardiers F-16 de dernière génération, 3 batteries de missiles Patriot et d’autres systèmes d’armes avancés. Le Pentagone a en outre fourni aux forces armées égyptiennes des armes qu’il a en excédent, ou qui sont remplacées par d’autres de nouvelle génération, pour une valeur annuelle de centaines de millions de dollars. En même temps il a entraîné des officiers et des soldats égyptiens, surtout des forces spéciales, en organisant l’opération « Bright Star », une grande manœuvre biennale qui se déroule en Egypte avec la participation d’environ 25 mille militaires états-uniens.

De façon significative, dans les commandements établis par le Pentagone à l’échelle mondiale, l’Egypte de Moubarak n’entre pas dans le Commandement Africa mais a été détaché du continent pour être annexé au Commandement Central (CentCom), dont l’aire de responsabilité comprend le Moyen-Orient. L’Egypte, explique le CentCom, « joue un rôle clé dans l’exercice d’une influence stabilisatrice au Moyen-Orient », en particulier pour « faire face à l’instabilité croissante de Gaza ». Le CentCom continue donc à opérer en contact étroit avec les forces égyptiennes pour « bloquer les envois illicites d’armes aux extrémistes à Gaza, et pour empêcher que l’instabilité de Gaza ne se propage en Egypte et au-delà ». Le gouvernement égyptien, de fait, doit « faire face à une menace extrémiste interne ». L’aide extérieure états-unienne est donc « fondamentale pour renforcer le gouvernement égyptien ».

Dans ce tableau, le thème de la dernière manœuvre « Bright Star » est significatif : « Des opérations militaires en terrain urbain ». Dans la manœuvre, conduite en octobre 2009 sous la direction du Pentagone et avec la participation de forces spéciales états-uniennes, des forces égyptiennes ont été entraînées à combattre une guerre non pas dans le désert mais à l’intérieur d’une grande métropole. La « Bright Star » s’est déroulée dans la « Moubarak Military City », le camp militaire construit exprès pour cette manœuvre, à quoi on a donné évidemment le nom du dictateur.

Tout est prévu, donc, pour affronter la « menace extrémiste intérieure ». Sauf le fait que celle-ci a pris les dimensions d’une insurrection populaire. Sauf le fait qu’on ne sait pas comment vont se comporter ces militaires, en grande partie conscrits, qui à bord des chars d’assaut états-uniens made in Egypt, devraient assurer que l’Egypte, une fois Moubarak déchu, reste dans la sphère d’influence états-unienne.

Il manifesto, 3 février 2011-02-03
Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

 

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