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22/02/2011

n°8 - Journal de Côte d'Ivoire - 27-01 au 21-02 – Début - Le jeu du chat et de la souris.

n°8 -  Journal de Côte d'Ivoire  - 27-01 au 21-02 – Début -  Le jeu du chat et de la souris.



    Journal de Côte d’Ivoire  

           n°8                       27-01 au 21-02

  C.Debroeder  &  M.Lemaire



Les informations contenues dans ce journal sont obtenues par la lecture journalière des journaux en ligne  des journaux en ligne suivants:

                  (Afp- ats - Ap - Reuters, Al-manar - Chine nouvelle-  CPI - IPC –Novosti-  PNN- Wafa –Sana – Radio chine internalionale - Al Manar & XINHUANET (Chine) 

   Mes informations sont le résultat de recoupements car les médias occidentaux donnent des informations qui ou se contredissent ou ne prennent en note qu’une partie des infos



Le journal de Côte d'Ivoire se retrouve

a) sur nos  blogs :  http://www.dhblogs.be/categories/International.html

                            http://www.lalibreblogs.be/categories/International.html

b) sur le site http://turkmenfriendship.blogspot.com/2007/10/journal-dirak-de-m-lemaire.html

c) sur le site de Eva Resis : no-war.over-blog.com

d) Et Sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

e) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

Si vous voulez nous contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire

Tiré à part :

Alexandre Zourabichvili : Côte d’Ivoire : un processus de paix malmené par une certaine « communauté internationale »

1 Côte d'Ivoire

2 Politique 

4 Politique de I’opposant

5 Politique internationale

6 Brèves

6 Les brèves

6-1 Côte d'Ivoire asséchée par les sanctions économiques.

6-2 Gbagbo veut contrôler les filiales de deux banques françaises.  

7 Dossiers 

7-1 Georges Soros finance la déstabilisation de la Côte d’Ivoire.

7-2 Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

 



Le jeu du chat et de la souris….

Tiré à part :

Alexandre Zourabichvili : Côte d’Ivoire : un processus de paix malmené par une certaine « communauté internationale »

L’aggravation actuelle de la tension autour de la Côte d’Ivoire traduit la crise du processus de paix tel qu’il s’était patiemment construit dans ce pays avec les accords de Marcoussis (2003), Prétoria (2005) et Ouagadougou. Ces accords prévoyaient :
.le respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la Côte d’Ivoire,
.le désarmement des combattants et forces rebelles et leur intégration dans une armée nationale unique,
.le rétablissement de l’autorité de l’Etat dans tout le pays
.la préparation et la tenue d’élections présidentielle et législatives.

Dans l’esprit de ces accords, la préparation et la tenue d’élections générales étaient prévues comme couronnement du processus de paix. Le désarmement des combattants et forces rebelles, notamment des Forces Nouvelles de M. Guillaume Soro (« premier ministre » du « président de l’ombre » M. Ouattara) était considéré comme une condition pour la réalisation de ces élections. Ainsi, le 4è accord complémentaire à l’accord politique de Ouagadougou (2008) prévoyait, dans son article 5, qu’ « en tout état de cause le démantèlement des milices devra être achevé au plus tard deux mois avant la date fixée pour l’élection présidentielle ».

Le processus de paix, qui s’appuyait, en outre, sur les principes de bon voisinage, de non-ingérence et de coopération régionale tels qu’il figurent dans la Charte des Nations Unies, a été peu à peu malmené par le propre secrétaire général des Nations Unies, son Représentant spécial en Côte d’Ivoire (M. Choi) ainsi que par certaines puissances occidentales (notamment la France et les Etats-Unis) et leurs alliés en Afrique (notamment le Nigéria, qui dirige la CEDEAO, et le Burkina Faso) qui s’abritent derrière le vocable de « communauté internationale ».

1/ Le non respect par l’ONU et les puissances occidentales du 4è accord complémentaire à l’accord de Ouagadougou

L’exigence de l’article 5 mentionné ci-dessus a, ces dernières années, été mis discrètement de côté par l’ONU et les puissances occidentales (France et Etats-Unis en particulier). C’est ce qu’il apparaît, concernant l’ONU, à la lecture des différents rapports du secrétaire général des Nations Unies sur l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) et des résolutions du Conseil de sécurité sur la côte d’Ivoire de 2010, bien que ces différents documents continent – pour légitimer la mission de l’ONUCI - de se référer aux accords de Ouagadougou dans leur globalité. Ces documents misent de plus en plus sur l’établissement d’une liste électorale et l’organisation d’élections pour mener à bien l’établissement de la paix, sans exiger au préalable le désarmement complet des milices armées, le rétablissement de la police, de la justice et de l’ensemble de l’autorité de l’Etat en particulier au nord du pays. Le rapport sur l’ONUCI daté du 18 octobre 2010, soit deux semaines avant le 1er tour des élections ne parle plus de processus de désarmement et d’absence d’autorité de l’Etat dans les régions centre et nord du pays. Il se concentre exclusivement sur le processus électoral, tout en admettant des problèmes pour assurer la sécurité des élections à venir.

Dans un précédent rapport (daté du 20 mai 2010), le secrétaire général notait bien que « (…) le président Gbagbo et le parti au pouvoir ont jugé que la situation en matière de sécurité dans le nord du pays ne permettait pas d’y organiser librement une campagne électorale et d’y tenir des élections libres et régulières. Ils ont par conséquent demandé que le désarmement et la réunification du pays soient achevés avant les élections comme le prévoit le 4è accord complémentaire à l’accord de Ouagadougou. Les partis d’opposition ont accusé le parti au pouvoir et le président d’utiliser ce 4è accord comme prétexte pour retarder indéfiniment les élections ». Et le rapport ajoute plus loin : « De nombreux interlocuteurs dont le Facilitateur [1] estiment que les questions relatives à ces deux processus (…) doivent être abordés en même temps afin de ne donner à l’une ou l’autre des parties aucun prétexte pour ne pas s’acquitter de ses obligations ». Ce rapport révèle ainsi implicitement le rôle central joué par M. Compaoré [2] et de ses alliés dans la mise à l’écart de l’article 5 du 4è accord complémentaire.

Le rapport ci-dessus indique que « de nombreux problèmes se posent au programme de désarmement, démobilisation et réinsertion, notamment le manque de capacités du Centre de commandement intégré, qui est le principal organe national d’exécution (…) De nombreux interlocuteurs ont indiqué à la mission d’évaluation que la solution à ces problèmes passe par une assistance technique et matérielle de la part des partenaires internationaux, sans laquelle les difficultés pourraient servir de prétexte pour justifier l’absence de progrès ». Tout en reconnaissant ainsi les problèmes que connaît le processus de désarmement et la nécessité d’une assistance technique internationale, le rapport poursuit : « Les accords de Ouagadougou restreignent le champ de la réforme du secteur de la sécurité à la réunification des forces ivoiriennes de défense et de sécurité et des Forces Nouvelles, laissant à plus tard, après les élections, la question des politiques et de la nouvelle architecture du secteur de la sécurité du pays. Toutefois, un large éventail d’initiatives de réforme du secteur de la sécurité peuvent déjà être soutenues par l’ONUCI ». [3].

L’emploi de l’expression « restreignent le champ de la réforme du secteur de la sécurité » peut être lu comme une critique implicite de la lettre du 4è accord complémentaire. La priorité de la réunification des forces armées régulières et des Forces nouvelles de la rébellion, point central du processus de désarmement et de l’article 5 du 4é accord complémentaire, est relativisée par la proposition qu’« un large éventail d’initiatives de réforme du secteur de la sécurité peuvent déjà être soutenues par l’ONUCI ». Ce rapport sur l’ONUCI a pu, de fait, ouvrir la voie à une exécution « flexible » de la condition de « désarmer avant de tenir les élections », ou, pour le dire plus directement, à une non exécution de cette condition. Pas plus que le rapport ultérieur du 16 octobre 2010 (ainsi que les résolutions subséquentes du Conseil de sécurité) ce même rapport ne fait état de l’examen d’une « assistance technique et matérielle de la part des partenaires internationaux » telle qu’elle pourrait résoudre les « difficultés » qui « pourraient servir de prétexte pour justifier l’absence de progrès » pour reprendre les termes cités du rapport en date du 20 mai 2010. Parmi ces difficultés, les problèmes de sécurité soulevés par le président Gbagbo dans la zone nord du pays n’ont pas été abordés.

Le glissement observé dans les rapports sur l’ONUCI - qui voit le secrétaire général s’éloigner progressivement du 4è accord complémentaire à l’accord de Ouagadougou - se retrouve également dans les résolutions successives du Conseil de sécurité. Si la résolution 1795 (2008) déclare que le Conseil de sécurité approuve l’accord de Ouagadougou et ses accords complémentaires et appelle à la mise en œuvre de ces derniers, plaçant comme priorité la préparation de listes électorales et le désarmement, la récente résolution 1962 (20 décembre 2010) place au premier rang des dossiers relatifs au processus de paix la question de l’organisation d’élections – cette fois-ci - législatives avant d’autres « chantiers en suspens » comme la réunification du pays, la restauration de l’autorité de l’Etat dans l’ensemble du pays. Le désarmement, la démobilisation et la réintégration des ex-combattants, le démantèlement des milices ne sont cités qu’après. Le Conseil de sécurité reconnaît au passage qu’au moment de la tenue des élections présidentielles, il n’y avait pas de restauration de l’autorité de l’Etat dans l’ensemble du pays ni de réunification de ce dernier.

On conçoit aisément que le président Gbagbo, longtemps réticent à l’organisation d’élections présidentielles avant l’achèvement du processus de désarmement ait fini accepter la tenue de celles-ci en 2010, sous la pression de l’ONU et des puissances occidentales, afin de ne pas apparaître (comme l’accusaient les rebelles) comme celui qui ne voudrait pas d’élections du tout, et qu’il ait reçu pour cela des assurances que ces élections se dérouleraient normalement.

Pourtant, au lendemain du premier tour de ces élections et cinq jours avant le second tour, le XXVIè rapport sur l’ONUCI (du 23 novembre 2010, le dernier rapport en date publié sur le site de l’ONU) estime la sécurité « stable mais fragile » et reconnaît que le désarmement n’a pas été achevé, de même que la réintégration des anciens combattants et la réunification du pays n’ont pas été menées à bien. « Le taux de criminalité est resté élevé dans la plupart des régions du pays avec une augmentation à l’ouest ». Ce rapport reconnaît par ailleurs que l’autorité de l’Etat n’est toujours pas rétablie dans les zones occupées par les Forces nouvelles. Ces dernières continuent de prélever les impôts et les taxes douanières et autres « taxes illégales » et de faire « à leur manière » la police et la justice car, comme le dit le rapport, « en absence d’officiers de police judiciaire et de forces de sécurité déployées, les tribunaux ne sont à même de juger aucune affaire criminelle ». Dans ces zones occupées, les prisons ne sont pas non plus sous le contrôle de l’Etat, particulièrement au nord. Concernant la situation des droits de l’homme, le rapport note des violations de toutes parts et dans toutes les régions, mais souligne que la situation reste « particulièrement précaire à l’ouest » et le respect pour les droits de l’homme est « généralement bas » au nord du pays.

Qui peut penser que des élections livres et justes et correspondant aux normes internationales (comme l’exigent diverses résolutions du conseil de sécurité [4]) peuvent se tenir dans des régions où l’Etat n’a aucune autorité, se trouvent sous le contrôle complet de rebelles armés alliés à l’un des deux candidats du second tour (M. Ouattara), ces derniers faisant eux même la police et la (leur) justice en toute impunité selon le rapport cité ci-dessus ? Que peut-il se passer lorsque les rebelles ne tiennent pas leurs engagements et que la présence onusienne se révèle, dans les faits, insuffisante pour se substituer complètement et efficacement à l’autorité de l’Etat dans les zones où ce dernier est absent ? Peut-on s’étonner ensuite des révélations du Conseil constitutionnel concernant la fraude à grande échelle, les intimidations des électeurs et les agressions à l’encontre de scrutateurs représentant le candidat Gbagbo dans les zones tenues par les rebelles des Forces nouvelles, révélations confirmées par des observateurs africains non liés au « camp Gbagbo » et à la politique ivoirienne ainsi que par des victimes elles-mêmes ?

De nombreux juristes d’Afrique et d’Europe appellent actuellement à la réalisation d’un audit international des élections présidentielles. Il s’agirait d’un recomptage des voix et d’une enquête transparente sur les circonstances dans lesquelles ont eu lieu les élections en particulier au nord et à l’ouest du pays (les autres zones n’ayant pas fait l’objet de réclamations post électorales). Pourquoi la France, l’Union européenne, les Etats-Unis ainsi que des hauts fonctionnaires de l’ONU tels que MM. Ban Ki Moon et Choi et leur poulain M. Ouattara s’opposent-ils catégoriquement à toute idée d’audit, de recomptage et d’enquête sous contrôle international ?

2/ Le non respect par la dite « communauté internationale » et par le Représentant du secrétaire général des Nations Unies de l’Etat de droit ivoirien et du propre mandat de l’ONUCI

Il est utile de rappeler que le Conseil de sécurité des Nations Unies a établi, par des résolutions successives, le mandat de l’ONUCI et des forces françaises comme moyen de contribuer au processus de paix tel qu’il ressort des accords de Marcoussis, Pretoria et Ouagadougou. La Résolution 1739 (2007) stipule que l’ONUCI et les forces françaises doivent en particulier apporter leur concours au processus de désarmement et démantèlement des milices, appuyer le rétablissement d’administration de l’Etat partout en Côte d’Ivoire et appuyer l’organisation d’élections ouvertes à tous, libres, justes et transparentes. La Résolution 1911(2010), qui reconnaît que le processus de désarmement connaît des retards, précise que le mandat du Représentant spécial du Secrétaire général en côte d’Ivoire est de certifier toutes les étapes du processus électoral. Cette certification obéit à cinq « points de référence » exposés dans le XVIè rapport du secrétaire général distribué le 15 avril 2008.

Selon ce rapport, le Représentant doit déterminer :
« a) si les conditions de sécurité pendant la période précédant les élections sont propices à la pleine participation de la population et des candidats ;
b) si le processus électoral est ouvert à tous ;
c) si tous les candidats ont un accès équitable aux médias d’Etat et si ceux-ci demeurent neutres ;
d) si les listes électorales sont crédibles et acceptées par toutes les parties ; et
e) si les résultats des élections sont déterminés à l’issue d’un dépouillement transparent et accepté par tous ou contesté de manière pacifique par les voies appropriées »
 [5]. Et le rapport ajoute : « Ces points de référence sont définis en consultation avec tous les partenaires nationaux et internationaux. Mon Représentant spécial poursuit les consultations avec toutes les parties afin de parvenir à une interprétation commune de chaque point de référence (…) ».

Les cinq points de référence ci-dessus constituent le mandat du Représentant du Secrétaire général et n’interfèrent évidemment en rien dans la loi ivoirienne, en premier lieu la Constitution et la loi électorale qui fixent les règles concernant l’organisation des élections et la proclamation des résultats, ainsi que la compétence de la Commission Electorale Indépendante (organe administratif) et du Conseil Constitutionnel (organe judiciaire supérieur et juge de la constitutionnalité des lois).

L’article 94 de la Constitution ivoirienne dispose, dans son alinéa 2, que « Le Conseil statue sur (…) les contestations relatives à l’élection du Président de la République (…) et proclame les résultats définitifs des élections présidentielles  ». L’article 98 du texte constitutionnel pose que « Les décisions du Conseil Constitutionnel ne sont susceptibles d’aucun recours. Elles s’imposent aux Pouvoirs Publics, à toute Autorité Administrative, juridictionnelle, militaire et à toute personne physique ou morale ». Il ressort de ces deux articles :
.qu’il revient au Conseil constitutionnel et non au président de la CEI ou à un haut fonctionnaire de l’ONU de proclamer les résultats définitifs des élections présidentielles de Côte d’Ivoire ;
.que toute décision du Conseil constitutionnel s’impose à la CEI et à l’ONUCI.

Notons que le Représentant spécial du secrétaire général de l’ONU avait respecté le droit ivoirien lors du premier tour des élections comme l’indique le XXVIè rapport sur l’ONUCI. Ce rapport note que « le 6 novembre, le Conseil constitutionnel a proclamé les résultats définitifs du premier tour de l’élection présidentielle, validant ainsi les résultats provisoires annoncés par la Commission électorale (…) le Représentant spécial du Secrétaire général a expressément certifié le 12 novembre les résultats du premier tour de l’élection présidentielle en se fondant sur le cadre de certification mentionné au paragraphe 32 du XVIè rapport sur l’ONUCI [cité ci-dessus]. Le Représentant spécial a suivi et analysé de près le processus électoral, notamment (…) l’annonce des résultats provisoires par la Commission électorale indépendante et la proclamation des résultats définitifs par le Conseil constitutionnel. Après avoir analysé et évalué de façon approfondie les résultats définitifs du premier tour de l’élection présidentielle, il est parvenu à la conclusion que l’ensemble du processus, depuis son lancement jusqu’à la proclamation des résultats définitifs, avait été pacifique et démocratique et que les résultats de l’élection avaient été déterminés de façon transparente. » [6].

Rappelons ici qu’après le second tour des élections, M. Ouattara se déclare vainqueur sur la base de résultats provisoires communiqués dans un lieu privé (hôtel) par le président de la CEI à des chaines de TV occidentales et en présence des Ambassadeurs des Etats-Unis et de la France. La communication de ces résultats provisoires, n’était d’ailleurs pas le fruit d’une décision unanime de la CEI, contrairement à la règle de l’unanimité établie pour le fonctionnement de cet organe. Et il n’appartenait pas à la CEI mais au Conseil constitutionnel de proclamer le nom du vainqueur, non sur la base de résultats provisoires mais définitifs et incontestables. En outre, le Conseil constitutionnel avait été saisi, sur le fondement de l’article 94 de la Constitution, de contestations relatives à des fraudes intervenues dans les régions nord et ouest du pays.

Quand au Représentant spécial du secrétaire général, contrairement à ce qu’il avait fait au lendemain du premier tour dans le respect de son mandat et de la Constitution, il n’a pas non plus voulu attendre la délibération du Conseil constitutionnel et la proclamation par ce dernier des résultats définitifs pour donner sa certification du second tour des élections. Le « point de référence » « e) » de son mandat lui commandait en particulier d’évaluer « si les résultats des élections sont déterminés à l’issue d’un dépouillement transparent et accepté par tous ou contesté de manière pacifique par les voies appropriées [7] ».

Pourquoi M. Choi a-t-il outrepassé son mandat ainsi que les articles 94 et 98 de la Constitution et reconnu M Ouattara vainqueur sur la base de résultats provisoires alors qu’il s’était bien fondé, d’après le XXVI rapport du Secrétaire général, sur « la proclamation des résultats définitifs par le Conseil constitutionnel » pour certifier le premier tour des élections ?

On peut également mentionner le non respect, par la CEDEAO menée par le Nigéria, de la constitution ivoirienne dans la mesure où cet organe régional [8] déclarait, dans un communiqué rendu public le 7 décembre dernier à l’occasion du sommet d’Abuja : « Afin de protéger la légitimité du processus l’électoral, le présent sommet fait sien les résultats déclarés par le Représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies en accord avec la résolution 1765 du Conseil de sécurité des Nations Unies daté du 16 juillet 2007 [9]. En conséquence, les chefs d’Etat et de gouvernement reconnaissent M. Ouattara comme président élu de la Côte d’Ivoire (…) ».

Il est curieux, à cet égard, de constater que, si la CEDEAO s’appuie sur l’ONU (en l’occurrence le Représentant spécial) pour reconnaître expressément M. Ouattara, l’ONU (en l’espèce son Conseil de sécurité) s’appuie, elle, sur la CEDEAO pour reconnaître (de façon indirecte, il est vrai) ce même M. Ouattara comme président : « Le Conseil de sécurité (…) exhorte toutes les parties à respecter la volonté du peuple et les résultats du scrutin attendu que la CEDEAO et l’Union Africaine ont reconnu en M. Alassane Dramane Ouattara le Président élu de la Côte d’Ivoire et le dépositaire de la volonté librement exprimée du peuple ivoirien, ainsi que l’a proclamé la Commission Electorale Indépendante » [10].

Notons, au passage, que, dans la Résolution ci-dessus [11], le Conseil de sécurité écarte tout respect de la Constitution de la Côte d’Ivoire et du propre mandat du Représentant spécial du secrétaire général tel qu’exposé dans le XVIè rapport sur l’ONUCI (déjà cité). La Résolution du Conseil de sécurité entre en contradiction avec l’article 2.7 de la Charte des Nations Unies qui stipule qu’ « aucune disposition de la présente Charte n’autorise les Nations Unies à intervenir dans des affaires qui relève essentiellement de la compétence nationale d’un Etat (…) » et de l’article 24.2 de la même Charte selon lequel : « Dans l’accomplissement de ces devoirs, le Conseil de sécurité agit conformément aux Buts et Principes des Nations Unies » [12].

Les injonctions, en décembre 2010, du président de la République française ou du président des Etats-Unis à l’égard du président constitutionnel de la Côte d’Ivoire ainsi que les menaces émises par des Etats au nom de certaines organisations régionales contre la Côte d’Ivoire, outre qu’elles sont également en contradiction avec le droit international, ne peuvent que mettre d’avantage en cause le processus de paix [13].

Que révèlent les évènements en Côte d’Ivoire et l’échec actuel de l’ONUCI ? Comme on l’a vu ci-dessus, les actes du secrétaire général, de son Représentant spécial et du Conseil de sécurité vont à l’encontre des principes du processus de paix, du propre mandat du Représentant spécial et surtout des principes de la Charte des Nations auxquels ces actes doivent obéir. Tout ceci vient à la suite des expériences jusqu’ici malheureuses des missions de maintien de la paix en Afghanistan [14] et en Haiti. Le statut des missions de la paix des Nations Unies, la définition de leurs mandats (comment contribuer à la construction d’un processus de paix ?) et le contrôle de l’exécution de ces mandats ne devraient-il pas être revus ? Pourquoi ne pas prendre en compte les quelques expériences positives d’assistance onusienne aux processus de paix telles celles du Libéria et du Mozambique - où les élections n’ont été organisées qu’à la suite d’un processus effectif de démilitarisation, de rétablissement de l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire et de réconciliation nationale (écartant les « seigneurs de la guerre ») ?

Dans l’immédiat et concernant la Côte d’Ivoire, il paraît important de souligner que la sauvegarde du processus de paix reste liée au respect des principes de la Charte des Nations Unies, ce qui inclut le respect des règles de l’Etat de droit ivoirien et de ses institutions et ce qui exclut toute ingérence externe et toute menace ou emploi de la force contre l’intégrité territoriale et l’indépendance politique de la Côte d’Ivoire.

[1] M. Blaise Compaoré, président du Burkina Faso depuis l’assassinat (dans des circonstances restées obscures à ce jour) de Thomas Sankara en 1987. C’est un fidèle allié de la France.

[2] Félicité d’ailleurs par une récente résolution du Conseil de sécurité.

[3] Mots soulignés par l’auteur de l’article

[4] Dont la résolution 1765 (2007).

[5] Souligné par l’auteur de l’article

[6] Mots soulignés par l’auteur de l’article

[7] Notamment le Conseil constitutionnel.

[8] Sous la présidence actuelle du président nigérian, en indélicatesse depuis longtemps avec le président Gbagbo.

[9] Par cette résolution 1765 (2007) le Conseil de sécurité décide que « le Représentant spécial du Secrétaire général en Côte d’Ivoire devra certifier que toutes les étapes du processus électoral offrent toutes les garanties nécessaires pour la tenue d’élections présidentielles et législatives ouvertes, libres, justes et transparentes en accord avec les normes internationales (…) ».

[10] Résolution 1962 (2010) du Conseil de sécurité

[11] La France aurait été à l’origine de sa première rédaction.

[12] Nous touchons ici au fameux problème de l’inexistence d’un mécanisme de contrôle de légalité des actes du Conseil de sécurité.

[13] Dans ce cadre, notons également les menaces de « sanctions internationales » brandies par M. Soro (allié de M. Ouattara) à l’égard d’entreprises qui continueraient à commercer ou investir en Côte d’Ivoire. De son côté, M. Ouattara appelait à « interdire » et à boycotter pour une période déterminée les exportations ivoiriennes de cacao et de café. M. Yao Kouamé Joseph, président du Syndicat Agricole des Producteurs Individuels et Coopératives de Côte d’Ivoire (SAPICOCI) a répondu en demandant à M. Ouattara de lever cet appel qui, selon lui, « ne ferait qu’accroître les souffrances des paysans ».

[14] Rappelons ici que le Secrétaire général de l’ONU et le Conseil de sécurité ont légitimé l’élection du président Karzai malgré de sérieuses allégations de fraude à l’encontre de ce dernier.
Alexandre Zourabichvili

Alexandre Zourabichvili est avocat aux Barreaux de Paris et du Ceará (Brésil).

 Articles de Alexandre Zourabichvili publiés par Mondialisation.ca

Le 13 février 2011

Mondialisation.ca,

lafautediderot.net



1 Côte d'Ivoire occupé :

Gbagbo veut nationaliser des banques étrangères  

18/02

Le camp du Président ivoirien sortant, Laurent Gbagbo, s'apprête à prendre le contrôle des filiales locales de plusieurs banques, dont la Société Générale et BNP Paribas, selon un communiqué du gouvernement, dirigé, par ce dernier, a rapporté Reuters.
L'objectif annoncé est de maintenir le service des établissements, dont l'activité a été suspendue, en raison de la crise politique. C'est par un décret que Laurent Gbagbo a pris cette décision, afin que "l'Etat de Côte d'Ivoire prenne le contrôle, par une prise de participation totale et complète, dans le capital de ces banques", annonce le communiqué, publié, à l'issue d'une réunion du Conseil des ministres.

http://french.irib.ir



2 Politique 

2-1 Processus de paix

Ultime médiation en Côte d’Ivoire ?

L’Union africaine doit proposer son scénario pour sortir le pays de la crise. Inflexible, le clan d’Alassane Ouattara appelle à la révolution

Alors que la Côte d’Ivoire connaît un regain de tensions, une nouvelle tentative de médiation est lancée pour résoudre la crise politique. Les représentants de l'Union Africai­ne (UA) doivent ainsi rencontrer Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara, ce lundi à Abi­djan.

Les experts, envoyés sur le terrain la semaine dernière, ont rendu ce dimanche aux cinq chefs d'Etat mandatés par l'UA leur rapport visant à trouver des solutions au conflit qui oppose les deux présidents depuis fin novembre.

Une démar­che qui laisse toutefois sceptique Guillau­me Soro, le Premier ministre d'Alassane Ouattara, président recon­nu par la communauté internationale. Con­vaincu de l'intransigean­ce de Laurent Gbag­bo, il a réaffirmé ce dimanche, dans le JDD, la détermination de son clan : “La solution n'est pas dans le partage du pouvoir. Nous sommes prêts, armés et déterminés à nous défendre”.

Le Premier ministre a évoqué les exemples égyptien et tunisien et encouragé ses partisans à descendre dans la rue en signe de protestation. “La révolution ivoirienne est en mar­che”, a-t-il ainsi affirmé. La veille, des centaines de jeunes se sont réunis à Abidjan pour réclamer le départ du président sortant.

Une manifestation violemment réprimée par les forces de l'ordre, qui ont tiré à balles réelles, causant la mort de trois personnes. De nouveaux rassemblements sont néanmoins prévus ce lundi, alors que le pays est plongé dans un marasme économique.

Pour faire plier son rival, la stratégie d'Alassane Ouattara consiste en effet à l'étouffer financièrement. Privé de ses ressour­ces, Gbagbo ne serait alors plus en mesure de payer les fonctionnaires et l’armée, son principal soutien.

20-02-2011 21:16

http://www.metrofrance.com/info/ultime-mediation-en-cote-d-ivoire/pkbt!PHoACqB3bnKjiX5jkW@vVA/


2-2 Des Canons ... pas du beurre.

Ouattara appelle les Ivoiriens à ne plus payer leurs impôts.

Alassane Ouattara a demandé, dimanche, aux contribuables ivoiriens d’arrêter de payer les taxes et impôts, dans un communiqué de son gouvernement signé par son Premier ministre Guillaume Soro. Suite à la décision de la Banque centrale des Etats d’Afrique de l’Ouest (BCEAO) de fermer ses agences ivoiriennes, « le gouvernement demande aux contribuables de suspendre le paiement des impôts et taxes jusqu’à la fin de la période de fermeture décidée » par la BCEAO, indique le document. La BCEAO avait décidé le 26 janvier de fermer « jusqu’à nouvel ordre » ses agences en Côte d’Ivoire, en réaction à la décision de les réquisitionner prise par le gouvernement de Laurent Gbagbo, l’autre président ivoirien, rival d’Alassane Ouattara.

Afrik.com

février 3rd, 2011 Posted in Evènements

One Response to “Alassane Ouattara appelle les Ivoiriens à ne plus payer leurs impôts”

By likoko(asso Cha-Cha possée Sound) on fév 6, 2011

Est ce que ce monsieur connais le zougoulou? Les frére Ivoiriens disent la chose suivante : quant tu un blanc moisi dans son Pays Abidjaen est mieux.
Depuis l’imposition du mutipartisme, en Afrique francophone le peuple Ivoirien est l’un de ceux qui en donne de la valeur à leur vote et aux institution de l’état.
Mr Alassane Ouatara demande quand paye plus d’impôt.
On vas voir ci son appelle trouvera écho au pré du peuple, peut être sa tribut, ses partisans ou les rebelles  toujours pas desarmés par l’ONU comme le prévois les accords.
Un Président sa magistrature supreme (c’est ce que sa cote d’écoute ls Yovo).
He regarde le, Zimbabwe nous somme avec ceux qui pense a leurs frères, pour la cause de notre rétablissement.Post a Comment

http://www.inversalis-productions.eu/blog/2011/02/alassane-ouattara-appelle-les-ivoiriens-a-ne-plus-payer-leurs-impots/

 

Ouattara pourrait prolonger l’interdiction d’exporter le cacao

février 15th, 2011 Posted in EvènementsAlassane Ouattara a déclaré qu’il prolongerait pour une durée indéterminée l’interdiction d’exporter le cacao de Côte d’Ivoire si Laurent Gbagbo ne lui cédait pas le pouvoir à l’expiration de la mesure actuellement en vigueur. Déclaré vainqueur de l’élection présidentielle par la commission électorale ivoirienne, dont les résultats ont été certifiés par les Nations unies, Alassane Ouattara a décrété le 23 janvier une interdiction d’exporter le cacao de Côte d’Ivoire pendant un mois.

Dans une interview au Financial Times, il dit être contraint de maintenir ces sanctions économiques pour forcer Laurent Gbagbo à quitter le pouvoir. «Si M. Gbagbo se retire, alors bien sâr l’interdiction sera levée. Mais s’il reste, je pense simplement que l’interdiction restera en vigueur», a déclaré Alassane Ouattara. Laurent Gbagbo a été déclaré vainqueur du scrutin présidentiel par un Conseil constitutionnel à sa main, qui a annulé des milliers de bulletins de vote dans des régions jugées favorables à son adversaire.

La mesure prise par Alassane Ouattara, globalement respectée par les exportateurs, et son éventuelle prolongation ont fait grimper le cours du cacao. «L’interdiction porte sur les exportations (…) Les sociétés exportatrices devraient continuer à stocker», a poursuivi Alassane Ouattara. «Les fèves de cacao peuvent être stockées pendant longtemps. Il est évident que M. Gbagbo sera parti bien avant que les fèves de cacao ne commencent à pourrir.»

Reuters
Économie de la république de Côte d’Ivoire

http://www.inversalis-productions.eu/blog/2011/02/cote-divoire-ouattara-pourrait-prolonger-linterdiction-dexporter-le-cacao/


2-3 Sur le terrain

Grenades lacrymogènes contre des manifestants pro-Ouattara.

Plusieurs centaines de jeunes manifestants partisans d'Alassane Ouattara ont été dispersés  à Abidjan à coup de grenades lacrymogènes par les forces de l'ordre fidèles au chef de l'Etat sortant Laurent Gbagbo.

Alors qu'ils tentaient de rejoindre la place Inch'Allah, dans le quartier populaire de Koumassi (sud), plusieurs centaines de jeunes ont dû battre en retraite quand les policiers ont recouru aux gaz lacrymogènes.

Sur la voie principale menant à cette grande place, des manifestants avaient jeté des ordures et enflammé des pneus.

Le camp d'Alassane Ouattara, reconnu président ivoirien par une grande partie de la communauté internationale, a appelé à des rassemblements sà travers le pays et en particulier à Abidjan, pour une opération baptisée "trop c'est trop, Gbagbo dégage".

Le Premier ministre de M. Ouattara, Guillaume Soro, a exhorté ces derniers jours les Ivoiriens à "faire la révolution" comme en Tunisie et en Egypte.

Le gouvernement Gbagbo a répliqué en décrétant vendredi soir un couvre-feu nocturne pour tout le week-end, alors qu'un panel de cinq chefs d'Etats chargé par l'Union africaine de dénouer la crise ivoirienne est attendu lundi à Abidjan.

AFP / 19 février  

 

Des partisans d’Ouattara, dispersés, par les forces de sécurité  

 Une manifestation organisée par les partisans d'Alassane Ouattara, reconnu comme Président-élu, par la communauté internationale, a été dispersée, samedi, à Abidjan, par les forces de sécurité, fidèles au Président sortant, Laurent Gbagbo. La police militaire est arrivée, alors que des partisans d'Alassane Ouattara préparaient le rassemblement. Selon des témoins, les forces de l'ordre ont fait usage de gaz lacrymogènes et tiré des coups de feu en l'air, avant de mettre le feu à la tribune. Le gouvernement d'Alassane Ouattara avait appelé, cette semaine, ses soutiens à descendre, dans la rue, pour manifester, à l'instar des révoltes, en Tunisie et en Egypte. Laurent Gbagbo a décrété, vendredi, un couvre-feu national, pour ce week-end.

19/02/2011

 http://french.irib.ir/info/afrique/item/109418-cote-divoire-des-partisans-douattara-disperses-par-les-forces-de-securite

 

Le peuple va chasser Gbagbo, estime un conseiller de Ouattara

Le peuple ivoirien chassera bientôt le président sortant Laurent Gbagbo, estime un conseiller diplomatique d'Alassane Ouattara.

Asphyxié financièrement, Laurent Gbagbo ne dispose plus de moyens pour acheter des armes et payer des mercenaires, dit dans le Parisien de lundi Ally Coulibaly, qui a été nommé le mois dernier ambassadeur de Côte d'Ivoire en France par Alassane Ouattara.

"Quand le peuple ivoirien s'éveillera, Gbagbo fuira, et ce jour approche inéluctablement", dit-il.

La Côte d'Ivoire semble dans une impasse depuis que Laurent Gbagbo a refusé de céder la place à Alassane Ouattara, reconnu par la communauté internationale comme vainqueur du second tour de la présidentielle, le 28 novembre dernier.

"Le peuple finit toujours par venir à bout de toutes les dictatures, même les plus inexpugnables", poursuit Ally Coulibaly. "Le vent de révolte qui souffle actuellement va emporter Gbagbo."

Les forces de sécurité ivoiriennes ont tiré dimanche à l'arme automatique pour empêcher de nouveaux rassemblements hostiles à Laurent Gbagbo à Abidjan. Au moins trois civils ont été tués.

Cinq dirigeants africains mandatés par l'Union africaine pour trouver une solution à la crise ivoirienne doivent transmettre lundi leurs propositions aux camps rivaux.

Depuis le scrutin contesté de la fin novembre, la violence politique a fait environ 300 morts dans le pays, en majorité des partisans d'Alassane Ouattara, selon les Nations unies.

21/02

 Reuters 



3 Politique internationale

a) Pays voisins

Afrique du Sud

L'Afrique du Sud déploie un navire de guerre.

Mardi 15 Février 2011

La CEDEAO déplore le déploiement, à son insu, par l'Afrique du Sud, d'un navire de guerre, en Côte d'Ivoire -La CEDEAO a estimé, vendredi, que le déploiement, par l'Afrique du Sud, d'un navire de guerre, en Côte d'Ivoire, sans en informer l'organisation régionale, équivalait à apporter un soutien unilatéral au Président sortant ivoirien, Laurent Gbagbo, au mépris de l'appel lancé à ce dernier, par la communauté internationale, pour qu'il se retire, au profit d'Alassane Ouattara, reconnu vainqueur de l'élection présidentielle, dans ce pays.
Selon un communiqué de la Commission de la CEDEAO, celle-ci reste sur les positions exprimées par son Président, James Victor Gbeho, sur la présence de la frégate sud-africaine, à quai, en Côte d'Ivoire. Le communiqué souligne que la CEDEAO "n'a pas été informée du déploiement de ce navire et que son utilisation, à des fins pacifiques, n'a pas été, non plus, clarifée aux autorités régionales". "En tant que principale organisation régionale impliquée dans la quête d'une solution à la crise en Côte d'Ivoire, la CEDEAO ne peut s'empêcher d'être préoccupée par la présence de ce navire, dans sa région, et à ce moment précis", indique le communiqué. "Peut-être, faudrait-il s'assurer, à l'avenir, de l'instauration d'une certaine communication avec la Communauté économique régionale (CER), dans une situation similaire. Cette communication permettant de reconnaître et de respecter la compétence de cette CER e,n particulier, sur les questions relatives à la paix et la sécurité, dans sa région, et pour éviter toute impression malheureuse d'impunité", poursuit le communiqué.
L'Afrique du Sud a, pour sa part, réfuté avoir envoyé cette frégate, dans ce pays d'Afrique de l'Ouest, pour protéger M. Gbagbo.
Le communiqué insiste que la CEDEAO n'a pas pris la décision d'envahir la Côte d'Ivoire, pour quelque raison que ce soit, comme cela était prétendu. "La CEDEAO a décidé, dans son communiqué, rendu public, le 24 décembre 2010, de maintenir l'option de l'usage de la force, mais, seulement, après avoir épuisé tous les autres recours pacifiques de persuasion du Président sortant, Laurent Gbagbo, de céder le pouvoir à Alassane Ouattara". La CEDEAO a précisé que, tout en acceptant la participation du Groupe de Haut Niveau de l'Union Africaine, récemment, mis en place, elle n'était pas favorable à la proposition de recomptage des voix de l'élection ivoirienne, "car le Conseil de Paix et de sécurité de l'UA lui-même, lors de sa dernière réunion à Addis-Abeba, en Ethiopie, avait examiné cette proposition avant de la rejeter". L'organisation sous-régionale indique que le principal défi à relever, pour l'instant, est de savoir "comment remettre le pouvoir au véritable vainqueur de cette élection, tout en ne frustrant, d'aucune manière, le véritable choix de l'électorat ivoirien". "C'est une position de principe à laquelle la CEDEAO est très attachée, dans l'intérêt de son propre avenir collectif", indique le communiqué.

15 Février

  http://french.irib.ir


Zimbabwe 

Vers un reflux de l'ingérence occidentale ?

Alors qu'une mission de l'Union africaine (UA) chargée de trouver une solution à l'impasse politique où se trouve la Côte d'Ivoire vient d'achever son travail dans la discrétion, et que le spectre d'une intervention militaire de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) s'éloigne, l'Afrique du Sud a envoyé une frégate au large d'Abidjan.

"Cela ne peut que compliquer les choses" a déclaré le Ghanéen James Victor Gbeho, président pro-occidental de la Commission (pouvoir exécutif) de la Cédéao. "La solidarité qui s'est faite jour au sein de la communauté internationale est en train de s'effriter rapidement parce que certains pays prennent parti et ne sont pas d'accord avec la décision qui a déjà été prise (de défendre la victoire électorale d'Alassane Ouattara, ndlr)", a-t-il ajouté selon la correspondante de Libération et de Radio France International Sabine Cessou sur le blog Posts Afrique.

Prétoria a affirmé que cette frégate n'est là que pour facilter d'éventuelles négociations, comme Nelson Mandela avait dépêché une frégate au large du Congo-Zaïre en 1997 pour permettre le dialogue entre Laurent Désiré Kabila et Mobutu Sese Seko. Le journal "Le Pays", lui, accuse l'Afrique du Sud de s'apprêter à livrer des armes au président Gbagbo.

Selon, Renaldo Depagne, un responsable de l'International Crisis Group (ICG) financée par la fondation Soros, le camp africain des pro-Gbagbo, mené par l'Afrique du Sud, compterait l'Ouganda, la Gambie et le Zimbabwe.

Il semble qu'en France au sein même du parti gouvernemental UMP des voix commencent à s'élever pour mettre fin au boycott du gouvernement de Laurent Gbagbo. Le 8 février l'Elysée a empêché in extrémis un déplacement à Abidjan des députés UMP Yves Censi, Cécile Dumoulin et Jean-François Mancel, voyage que les agences de presse couvrent de sarcasmes mais qui semble correspondre à des convictions profondes chez eux puisqu'ils s'étaient déjà distingués en novembre dernier en se prononçant contre l'isolement infligé par la "communauté internationale" au gouvernement de Madagascar.

L'unanimité pour une pression sur le gouvernement d'Abidjan est donc loin d'être acquise.

Autour du Zimbabwe aussi le débat sur l'ingérence occidentale connaît de nouveaux développements. Selon un câble publié vendredi sur le site de Wikileaks, en avril 2009 lors d'une réunion à Paris Bruno Joubert conseiller diplomatique adjoint de l'Elysée, Eric Chevallier et Charlotte Montel conseillers techniques au cabinet de Kouchner auraient fait pression sur le ministre britannique Malloch-Brown pour une levée des sanctions après la constitution du gouvernement d'union nationale, ce qui a permis la reprise des pourparlers avec l'Union européenne, malgré la présence d'un fort lobby anti-Mugabe dans la classe politique britannique. Il est vrai que les sanctions économiques n'ont pas empêché le pays le pays de connaître une croissance de 5,7% en 2009, 8,1 en 2010 grâce à une bonne reprise de l'agriculture, ce qui justifie de bonnes anticipations économiques pour les années à venir.

Wikileaks a aussi révélé quel rôle les sanctions internationales jouaient dans la manipulation de la classe politique zimbabwéenne : le parti d'opposition MDC-T dont le dirigeant a été nommé premier ministre auprès du président Mugabe sous la pression étrangère, a négocié directement avec l'Union européenne des levées des sanctions au profit de ministres ou d'entreprises proches de ce parti pour l'aider à prendre l'ascendant contre le parti de Mugabe.

 Le 9 février le quotidien zimbabwéen The Herald mettait à l'honneur une déclaration de l'ambassadeur iranien à Harare qui affirmait que l'Occident punissait le Zimbabwe pour sa résistance au néo-colonialisme et annonçait la visite du ministre des affaires étrangères chinois dont le pays coopère beaucoup avec le Zimbabwe.

 10 février

http://atlasalternatif.over-blog.com/


Russie

Côte d'Ivoire: Moscou rejette toute solution militaire.

Moscou rejette toute solution militaire à la crise politique en Côte d'Ivoire estimant qu'elle est susceptible de déstabiliser la situation en Afrique occidentale et sur tout le continent africain, a déclaré mardi le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov lors d'un entretien avec son homologue sénégalais, Madické Niang.
"Je suis convaincu que le Conseil de sécurité de l'ONU doit soutenir les efforts pour permettre un dénouement pacifique. Une intervention extérieure au processus électoral et, à plus forte raison, une intervention militaire sonzt absolument inacceptables et susceptibles de déstabiliser tant l'Afrique occidentale que tout le continent africain, compte tenu des campagnes électorales qui auront lieu prochainement dans 13 Etats africains. On ne peut pas se permettre de créer des précédents pareils, de donner un mauvais exemple qui sera repris chaque fois que quelqu'un sera mécontent du résultat des élections", a indiqué le ministre russe.
Il a rappelé que, dans tous les cas, seul le conseil de sécurité de l'Onu pouvait autoriser une intervention militaire.
A l'issue du second tour de l'élection présidentielle en Côte d'Ivoire le 4 décembre dernier, la Commission électorale centrale a constaté la victoire du leader de l'opposition Alassane Ouattara. Le Conseil constitutionnel a cependant invalidé les résultats du scrutin dans plusieurs régions du pays, attribuant de fait la victoire au président sortant, Laurent Gbagbo. MM. Gbagbo et Ouattara se sont proclamés présidents, ont tous deux prêté serment et ont chacun formé leur gouvernement.
La légitimité de M. Ouattara a été reconnue par l'Union africaine et l'Onu.

La communauté internationale (y compris, les Etats-Unis, la France, l'Onu et l'Union africaine) a sommé M. Gbagbo de céder sa place au candidat (ndlr : élu ?)

8 Février  

 http://fr.rian.ru/



4 Les alliés de l'opposant

Exemple de l'ingérence occidentale

France

La France insiste sur les sanctions économiques contre la Côte d'Ivoire.  

 Le ministre français de la Défense Alain Juppé a assuré, lundi, à New York que la France allait appliquer "avec beaucoup de détermination" (…) les sanctions financières contre le président sortant de Côte d'Ivoire, Laurent Gbgabo.  "Aujourd'hui, nous sommes dans un processus de sanctions, notamment de sanctions financières. Je crois qu'il faut les appliquer avec beaucoup de détermination", a déclaré M. Juppé en visite pour deux jours aux Etats-Unis, lors d'un point-presse après une rencontre avec le chef de l'ONU Ban Ki-moon. Rappelant que le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, était "déterminé à faire en sorte que le président Ouattara puisse exercer réellement ses fonctions", le ministre français a estimé que "c'est dans cette direction qu'il déploie ses efforts et nous le soutenons pleinement". La quasi-totalité de la communauté internationale exige le départ de M. Gbagbo et lui demande de laisser la place à Alassane Ouattara, qu'elle reconnaît comme le vainqueur de la présidentielle du 28 novembre et, de ce fait, comme le chef d'Etat légitime de la Côte d'Ivoire. Les Etats-Unis et l'Union européenne ont pris une série de sanctions économiques contre M. Gbagbo, gelant notamment ses avoirs et ceux de ses proches. L'Union africaine a formé la semaine dernière un groupe de cinq chefs d'Etat (Mauritanie, Tchad, Afrique du Sud, Burkina Faso et Tanzanie) chargés de présenter d'ici un mois des décisions "contraignantes" sur la Côte d'Ivoire.

08/02

 http://french.irib.ir

La France renvoie des Ivoiriens ...

Vendredi 28 janvier, la police aux frontières d’Orly a refoulé un Ivoirien arrivé six jours plus tôt en France, il ne sera resté en zone d’attente que le temps de voir sa demande d’asile rejetée.

Samedi 29 janvier, un demandeur d’asile déchu de sa nationalité ivoirienne après avoir fui son pays d’origine et avoir trouvé refuge au Burkina Faso, a été refoulé vers Abidjan après onze jours passés en zone d’attente de Roissy.

Ce mardi 1er février, le tribunal administratif de Paris examinera le recours d’une Ivoirienne menacée du même sort, actuellement en zone d’attente d’Orly.

Tout cela alors que

- le HCR demande aux gouvernements de « suspendre tous les retours forcés vers la Côte d’Ivoire dans l’attente d’une amélioration de la situation en matière de sécurité et de respect des droits humains »,

- des pays comme la Guinée et le Libéria ont officiellement déclaré qu’ils octroieront automatiquement le statut de réfugiés aux Ivoiriens,

- plusieurs pays européens ont cessé les expulsions, y compris de demandeurs d’asile déboutés,

- le ministère français des Affaires étrangères invite les ressortissants français à différer leur voyage en Côte d’Ivoire et à ceux qui y sont à quitter provisoirement le pays dans l’attente d’une normalisation de la situation,

Le ministre de l’Intérieur semble être le seul à ne pas savoir que la situation est extrêmement tendue en Côte d’Ivoire où, depuis les élections du 28 novembre, de nombreux actes de violence, des enlèvements, des disparitions, et des exécutions extrajudiciaires ont été signalés, provoquant un climat d’insécurité qui a déjà fait fuir des dizaines de milliers de personnes.

Est-ce au nom du principe de non-ingérence ou par réflexe d’inhumanité que la France renvoie des victimes à leurs tortionnaires ?

février 14th,

http://www.inversalis-productions.eu:80/blog/2011/02/reflexe-d'inhumanite-la-france-renvoie-des-ivoiriens-vers-leurs-tortionnaires/

 



5 Otan - UA - 3 Onu - 4 Nations Unies - Autres organisations

ONU

L'ONU prolonge le transfert de casques bleus du Libéria en Côte d'Ivoire

Les membres du Conseil de sécurité de l'ONU, réunis mercredi pour évoquer la situation en Côte d'Ivoire, ont autorisé le Secrétaire général de l'ONU à prolonger le transfert, à titre temporaire, d'éléments de la Mission des Nations Unies au Libéria (MINUL) à l'Opération des Nations Unies en Côte d'Ivoire (ONUCI).

Dans leur résolution, les membres du Conseil rappellent « le rôle essentiel joué par les ressources transférées de la MINUL à l'ONUCI dans les circonstances difficiles actuelles en Côte d'Ivoire ». Ils réaffirment également leur « plein appui au Représentant spécial du Secrétaire général en Côte d'Ivoire dans l'accomplissement de sa mission ».

Enfin, rappelant le chapitre IV de la Charte des Nations Unies intitulé « Action en cas de menace contre la paix, de rupture de la paix et d'acte d'agression », ils décident d'autoriser le Secrétaire général « à prolonger de trois mois, au plus, le transfert à titre temporaire, de la MINUL à l'ONUCI, de trois compagnies d'infanterie, d'une unité aérienne constituée de deux hélicoptères de transport militaires ainsi que de trois hélicoptères armés et de leur équipage ».

16 février 2011 –

Le HCR met en place un nouveau camp de déplacés à l'ouest de la Côte d'Ivoire

http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=24493


UA

La prochaine mission UA sera "la dernière".
nb : La publication des articles ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

La prochaine mission de chefs d'Etat africains à Abidjan pour trouver "une solution pacifique définitive à la crise ivoirienne" sera "la dernière", a averti samedi le camp d'Alassane Ouattara, reconnu président élu par une grande partie de la communauté internationale.
Dans un communiqué, le Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP), coalition des partis pro-Ouattara, et l'ex-rébellion des Forces nouvelles (FN) qui lui est alliée, voient cette mission "comme celle de la dernière chance, pour sortir la Côte d'Ivoire de la crise par la voie
pacifique".
Attendue d'ici à fin février, la médiation du panel de cinq chefs d'Etat désignés par l'Union africaine "sera la dernière sur la crise post-électorale", insistent-ils, après une série de missions restées sans
effet.
Le RHDP et les FN dénoncent "l'entêtement et l'obsession du pouvoir" du président sortant Laurent Gbagbo "qui ne veut pas reconnaître sa défaite", et "les violations massives des droits de l'homme" perpétrées selon eux par les forces qui lui sont fidèles.
Reconnu notamment par l'ONU et l'UA, M. Ouattara "sera très bientôt installé au palais de la République", assurent-ils à leurs partisans.
Des experts envoyés par le panel de présidents africains ont eu, de dimanche à jeudi à Abidjan, des consultations avec les principaux acteurs de la crise née du scrutin du 28 novembre.
Ils doivent être suivis en février du panel de chefs d'Etat présidé par Mohamed Ould Abdel Aziz (Mauritanie) et comprenant Idriss Deby (Tchad), Jacob Zuma (Afrique du Sud), Jakaya Kikwete (Tanzanie) et Blaise Compaoré (Burkina Faso).

Le président burkinabè est récusé par les partisans de M. Gbagbo quil'accusent d'être pro-Ouattara.
Le panel a jusqu'à fin février pour arrêter des décisions "contraignantes".
12 fév 2011

(AFP) –

http://news.abidjan.net/h/391201.html



6 Les brèves

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

6-1 Côte d'Ivoire asséchée par les sanctions économiques.

nb : La publication des articles ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information 

Coupures d'électricité, pénurie de médicaments et de gaz de ville, distributeurs d'argent vides, ordures ménagères qui s'amoncellent dans les rues: la Côte d'Ivoire n'est désormais plus épargnée par les problèmes qu'elle observait jusque-là chez ses voisins.

L'impasse politique dans laquelle se trouve le pays depuis le second tour de l'élection présidentielle du 28 novembre l'a progressivement plongé dans une crise économique.

"Les affaires vont mal. Plus personne n'a d'argent pour faire réparer sa voiture", confie Lamine Sylla, un mécanicien d'Abidjan de 70 ans. "On est dans une situation difficile. A l'heure où je vous parle, nous n'avons aucun espoir."

Le président sortant, Laurent Gbagbo, refuse de céder le pouvoir à son rival Alassane Ouattara, dont la victoire a été déclarée par la commission électorale indépendante, validée par les Nations unies, mais rejetée par le Conseil constitutionnel ivoirien dirigé par un proche de Gbagbo.

Tout espoir, à l'occasion de ce scrutin présidentiel, de tourner la page de plusieurs années de stagnation et de faire de nouveau de la Côte d'Ivoire le fer de lance économique de la région s'est évanoui.

Les pays donateurs ont suspendu les mesures d'allégement de la dette du pays et les pays occidentaux ont imposé des sanctions à Laurent Gbagbo et ses proches. La banque centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO) a coupé les liens avec le gouvernement du chef de l'Etat sortant.

Laurent Gbagbo a riposté en réquisitionnant les locaux d'agences locales de la BCEAO, contraignant la banque à cesser ses opérations. Conséquences, de nombreux distributeurs d'argent sont vides et les banques ont dû imposer des limites au montant autorisé de retraits.

Les sanctions tout comme l'embargo imposé sur les exportations ivoiriennes de cacao, décidé par Ouattara pour couper les vivres à Gbagbo, ont atteint le secteur de plein fouet. "L'impact de la crise sur le commerce est catastrophique", estime un commerçant, Fidele Sacre. "Nous n'avons plus aucun client."

Les gratte-ciel, les routes bordées de palmiers, les stations balnéaires qui ont permis à la métropole ivoirienne de soutenir la comparaison avec des villes européennes sont toujours là.

Mais le mauvais état des routes, les murs défraîchis et la façade des hôtels le sont aussi pour rappeler la décennie de crise économique qui a suivi la guerre civile de 2002-2003.

Personne n'est en mesure de dire à quel point les sanctions et la crise financière vont aggraver la situation, mais les premiers signes sont peu encourageants.

"Auparavant, je vendais dix téléphones portables par jour", explique Kadidiatou Sanoussi dans sa boutique d'Abidjan. "Maintenant, j'ai du mal à en vendre ne serait-ce que trois."

La Société nationale d'opérations pétrolières (PETROCI) a indiqué à Reuters en janvier que les sanctions de l'Union européenne pourraient conduire à la fermeture d'ici quelques mois de sa raffinerie d'une capacité de 80.000 barils par jour.

L'entreprise devrait ne plus être en mesure de fournir de gaz dans les jours qui viennent. "Je donne encore une semaine avant que le gaz ne vienne à manquer, et alors tout le monde sera dans une situation difficile", prédit Désiré Kouadio, responsable d'une entreprise d'approvisionnement en gaz.

"Tout le monde va devoir se tourner vers le charbon qui est cher et endommage nos forêts."

Les autorités médicales ont annoncé que les pharmacies n'avaient plus les moyens de renouveler leur stock de médicaments en raison du manque de liquidités.

Selon l'agence de presse de l'Onu, Irin, ces problèmes d'approvisionnement rendent difficile l'accès aux traitements antirétroviraux pour les patients atteints du sida.

"Les sanctions de l'Union européenne affectent les importations, un grand nombre de cargos de marchandises étant européens", souligne un haut responsable de banque, sous le sceau de l'anonymat.

10/02

Reuters 


6-2 Gbagbo veut contrôler les filiales de deux banques françaises.  

Le président ivoirien sortant Laurent Gbagbo a annoncé jeudi son intention de "prendre le contrôle" des filiales ivoiriennes des banques françaises BNP Paribas et Société Générale, alors que le système bancaire du pays se bloque du fait de la crise post-électorale.
Après les fermetures de plusieurs banques depuis lundi, M. Gbagbo "a pris des décrets afin que l'Etat de Côte d'Ivoire prenne le contrôle par une prise de participation totale et complète dans le capital de certaines de ces banques", indique un communiqué officiel lu sur la télévision publique RTI.
"Il s'agit entre autres de la SGBCI et de la Bicici", respectivement filiales de la Société Générale et de BNP Paribas, est-il précisé.
M. Gbagbo entend "préserver les emplois et assurer l'accès des Ivoiriens et des opérateurs économiques à leurs avoirs" dans "les plus brefs délais".
Au moins cinq banques internationales, françaises et américaines notamment, avaient suspendu leurs opérations jeudi, dont les leaders Bicici et SGBCI.
C'est le résultat spectaculaire du bras de fer entre Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara, reconnu président élu par une grande partie de la communauté internationale. Avec ses alliés extérieurs, M. Ouattara tente d'asphyxier le régime Gbagbo pour contraindre le sortant à partir.
A l'origine de ces fermetures en série: la rupture en janvier entre Abidjan et la Banque centrale des Etats d'Afrique de l'Ouest (BCEAO), qui reconnaît M. Ouattara.
Depuis lors, le gouvernement Gbagbo, isolé financièrement et privé du robinet à francs CFA, s'est efforcé de monter un système bancaire viable à l'échelle ivoirienne. Y compris, selon plusieurs sources bancaires, en exerçant une "pression énorme" sur les filiales des grandes banques étrangères.
Mais face au manque de liquidité, aux difficultés techniques et aux risques juridiques, ainsi qu'à la menace de sanctions brandie par la BCEAO contre les banques travaillant avec le gouvernement Gbagbo, la Bicici et la SGBCI ont donné le signal du retrait.
"Les autres banques vont fermer", prédit un haut responsable du secteur interrogé par l'AFP.
Pour l'économie, déjà mise à mal par les sanctions de l'Union européenne imposant notamment un embargo sur les deux ports, poumon du pays, l'effet du blocage bancaire va être "cataclysmique", assure une source proche du dossier.
Contrats annulés, plans sociaux draconiens, chômage technique: "tous les secteurs d'activité, transport et industrie notamment", sont en train d'être frappés, affirme un acteur de l'agro-industrie.
Si la stratégie d'étouffement pratiquée par le camp Ouattara produit ses premiers effets, à qui la crise de très grande ampleur qui menace profitera-t-elle?
Au pied du mur, le gouvernement Gbagbo veut d'abord assurer le paiement des fonctionnaires et militaires, dont la fidélité lui est vitale, et accable l'ex-puissance coloniale française à travers ses banques.
La France a défendu les fermetures bancaires provisoires, y voyant "la conséquence du refus de Laurent Gbagbo" de partir.
Guillaume Soro, Premier ministre de M. Ouattara, a jugé aussi le sortant responsable de ce "chaos" et prôné la "révolution" pour le faire céder, comme en Egypte et en Tunisie.
Cependant pour les clients des banques l'heure est à l'inquiétude.
Le quartier du Plateau, à Abidjan, abritant les sièges des banques, a vu au cours de la semaine affluer les détenteurs de comptes.
Jeudi, devant la Société ivoirienne de banque (SIB, du groupe marocain Attijariwafa Bank), des Abidjanais en file indienne avaient attendu dès les premières heures de la matinée pour retirer de l'argent.
"On craint l'effet de contagion, donc on vient retirer un peu sur notre épargne", expliquait Mme Koffi, chef d'entreprise. "Je préfère avoir mes sous sur moi, on ne sait pas ce qui va se passer", lâchait un militaire.

18/02

 http://www.elwatan.com/depeches/cote-d-ivoire-gbagbo-veut-controler-les-filiales-de-deux-banques-francaises-17-02-2011-112292_167.php



7  Dossier

Ndlr : Lla publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

7-1 Georges Soros finance la déstabilisation de la Côte d’Ivoire.

Les traits de la nébuleuse apparaissent…
Le conflit post-électoral de Côte d’Ivoire dépasse largement le microcosme politique ivoirien.

On connaît les amitiés internationales d’Alassane Ouattara dont DSK, Sarkozy et tout le gratin politique français. Il ne faudrait cependant pas oublier un nom très peu évoqué dans le dossier ivoirien : George SOROS.
Selon la lettre du continent du 25 novembre 2010 relatif au financement de la campagne d’ADO:
« ADO », qui se prépare à cette échéance depuis quinze ans, a pu compter sur sa fortune personnelle accumulée depuis plus de deux décennies. En outre, le milliardaire américain George Soros aurait mis à sa disposition un Grumman 4, rebaptisé « RHDP Solutions »
Mais George Soros a donné bien plus qu’un jet privé à Ouattara. Pour savoir quels sont les objectifs de George Soros – multimilliardaire né en Hongrie en 1930, chantre de la globalisation dont la fortune est issue de manœuvres spéculatives – il faut lire cet excellent article de Léandra Bernstein  «
La guerre secrète du misanthrope George Soros» dont les premiers paragraphes sont édifiants:
« La démocratie et la société ouverte ne peuvent être imposées que de l’extérieur, parce que le principe de souveraineté fait obstacle à l’ingérence extérieure. (…) Certes, il est difficile de s’ingérer dans les affaires intérieures de pays souverains, mais il est important de reconnaître le problème. »
- George Soros, “The Deficiencies of Global Capitalism”, in On Globalization, 2002
Depuis fort longtemps, l’action et l’argent de George Soros sont devenus des instruments pour démanteler la souveraineté nationale des Etats, en remplissant les caisses d’organisations « philanthropiques » ou« droitdelhommistes ». Nous examinons brièvement ici un des aspects de cette opération.
Au moment de la première enquête au pénal intentée contre lui pour manipulation des cours boursiers en 1979, George Soros lança le Open Society Fund, destiné à « ouvrir des sociétés fermées ».
Aujourd’hui, il est actif dans 29 pays. Affirmant que « les Etats ont des intérêts, mais pas de principes », Soros explique qu’une société ouverte idéale supprimerait les intérêts nationaux spécifiques, tandis qu’une structure politique et financière internationale prendrait la responsabilité de la défense du bien des gens. Ceci explique son admiration sans limites pour les Nations Unies (surtout le Conseil de sécurité), l’OMC et la Banque mondiale, et sa collaboration avec eux.
Dans ce but, Soros dote ses organisations philanthropiques de liquidités financières, qui «achètent» ensuite d’importants secteurs de la population, qui se déchaîne à son tour pour faire tomber tout gouvernement qui essaie de maintenir une « société fermée ».
Si une nation souhaite contrôler ses propres ressources naturelles, c’est une société fermée. Si une nation souhaite développer son économie et sa force de travail à l’aide de tarifs douaniers et de régulations, c’est une société fermée. Toute nation qui rejette la mondialisation (c’est-à-dire l’impérialisme du libre-échange) est condamnée au même titre et fera l’objet d’attaques de la part des organisations de Soros et de son organisation secrète.
Parmi les organisations de renseignement de style britannique sous la supervision de Soros, on trouve l’Open Society Institute (OSI), Human Rights Watch, la Fondation Soros, et l’Initiative relative à la transparence des industries extractives.
En 2002, Soros reconnut avoir déboursé plus de 2,1 milliards de dollars en cinq ans dans ces entreprises philanthropiques. Il écrit à leur propos : « Elles travaillent avec le gouvernement lorsqu’elles le peuvent et indépendamment du gouvernement lorsqu’elles ne le peuvent pas ; parfois elles sont carrément dans l’opposition. Lorsque les fondations peuvent coopérer avec le gouvernement, elles peuvent être plus efficaces ; lorsqu’elles ne le peuvent pas, leur travail est d’autant plus nécessaire et apprécié, car elles offrent une source de financement alternative pour la société civile. En règle générale, pire est le gouvernement, mieux est la fondation car elle jouit de l’engagement et du soutien de la société civile.
George Soros a versé 100 millions de dollar à Human Rights Watch depuis 10 ans pour s’attacher les services de cette ONG, dont les enquêtes  sur la Côte d’Ivoire ont un eu un impact médiatique crucial dans l’œuvre de diabolisation du président Gbagbo, permettant à Ouattara de recruter ses « rebelles » grâce à la propagande des charniers de Human Rights Watch
La dernière manœuvre de George Soros est la sordide
attaque contre les producteurs de cacao ivoiriens par le groupe de lobbying Avaaz, intimement lié à George Soros selon le ministre canadien John Baird. George Soros n’a pas jeté son dévolu que sur la Côte d’Ivoire, mais sur de nombreux autres pays africains qu’il déstabilise afin de les laisser aux griffes des spéculateurs anglo-saxons.
ADO n’est pas le seul homme politique redevable à George Soros, qui a aussi
financé la campagne de Barack Obama !

Samedi 19 Février 2011

Article en rapport : Côte d’Ivoire, une crise pour la création d’un Bloc Continental Africain
Article de crise ivoirienne.livejournal.com.
(http://criseivoirienne.livejournal.com/11771.html?thread=...)

Samedi 19 Février 2011


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