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27/02/2011

n°570 - Journal de Palestine - 16-02 au 27-02 – Suite - Obama menace les Palestiniens.


n°570  -  Journal de Palestine - 16-02  au  27-02 – Suite - Obama menace les Palestiniens.



Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre.

Les médias occidentaux dans leur large majorité ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources.



Journal de Palestine

n°570                           16-02  au  27-02

C.De Broeder          &   M.Lemaire



Vous retrouverez ce journal 

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

d) sur le site : www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be


Sommaire

Suite

1 Résistance

Détails par région:

2 Décompte des pertes humaines

3 Politique

4 Politique Palestinienne


1 La lutte pour la libération dans les  territoires occupés

Au jour le jour

Résistance

Manifestations anti-Obama.  

Des centaines de Palestiniens manifestaient, dimanche, à Ramallah, en Cisjordanie, contre l'administration Obama, pour fustiger le veto américain, au Conseil de sécurité de l'ONU, à une résolution réclamant une condamnation de la colonisation juive.
Les manifestants brandissaient des banderoles dénonçant l'arrogance de Washington et proclamant la détermination des Palestiniens à ne pas reprendre les négociations de paix avec le régime sioniste aussi longtemps que la colonisation se poursuivrait. Vendredi, les Etats-Unis ont mis leur veto, au Conseil de sécurité de l'ONU, à un projet de résolution arabe condamnant la politique de colonisation israélienne, dans les territoires palestiniens occupés. Les 14 autres membres du Conseil, dont les Européens, ont voté en faveur de la résolution.

20/2

http://french.irib.ir/info/moyen-orient/item/109455-manifestations-anti-obama-en-cisjordanie

Manifestations anti-américaines.

Quelque 5.000 Palestiniens ont manifesté, aujourd'hui, à Naplouse, dans le nord de la Cisjordanie, en protestation contre "le veto américain de la honte", au Conseil de sécurité de l'ONU, à une résolution réclamant un arrêt de la colonisation israélienne.
Les manifestants ont brandi des drapeaux palestiniens et des banderoles fustigeant l'administration Obama et appelant à l'unité du mouvement national palestinien. "Le veto américain place Israël au-dessus du droit international", pouvait-on lire, sur les banderoles. Les protestataires ont réclamé "la fin de la division" entre le parti Fatah du Président Mahmoud Abbas et son rival islamiste du Hamas au pouvoir à Gaza. Les Etats-Unis ont mis leur veto, le 18 février, au Conseil de sécurité, à un projet de résolution arabe jugeant "illégale" la colonisation, dans les territoires palestiniens occupés, et demandant son arrêt. Les 14 autres membres du Conseil, dont les Européens, ont voté en faveur de la résolution.

http://french.irib.ir/info/moyen-orient/item/109660-manifestations-anti-am%C3%A9ricaines-en-cisjordanie



Pertes des Résistants 

Bande de Gaza - Au jour le jour

Les troupes israéliennes d’occupation assassinent trois pêcheurs dans Gaza.

Al Des sources médicales palestiniennes ont annoncé que trois pêcheurs palestiniens ont été assassinés jeudi matin près de l’ancienne colonie connue sous le nom de « Dugit » au nord de la bande de Gaza.

Les sources médicales ont récupéré les corps dans la région de Beit Lahia dans le nord de la bande de Gaza après que l’armée israéliennes ait laissé entrer les ambulances. [Aucun explosif ni aucune arme n’ont été trouvés à proximité des 3 victimes, ce qui contredit totalement l’habituelle version israélienne selon laquelle ces 3 pêcheurs préparaient une attaque à proximité des limites du véritable ghetto qu’est Gaza - N.d.T]

Les martyrs ont été transférés à l’hôpital Kamal Adwan dans la ville de Beit Lahiya. Les corps ont été retrouvés complètement disloqués par un feu nourri des troupes israéliennes. Les mêmes sources médicales ont identifié les morts comme étant Jihad Khalaf, 21 ans, Ashraf al-Kteifan, 29 ans et Talaat al-Awagh, 25 ans.

Des sources palestiniennes ont déclaré que des tirs nourris ont été entendus de 2h15 jusqu’à l’aube et un hélicoptère israélien a été engagé dans l’agression contre les Palestiniens.

Al Qassam Website

17 février http://english.aljazeera.net/news/m...
http://www.qassam.ps/news-4181-Isra...

 

Frappes israéliennes sur Gaza - 16 blessés  24/02/2011

Dans la soirée d'hier mercredi 23 et tôt ce matin, les F-16 et les hélicoptères Apache israéliens ont à nouveau frappé la Bande de Gaza, et ont blessé au moins 16 personnes, dont deux sont dans un état critique, ont dit des témoins.
Un char israélien a ouvert le feu sur un groupe de Palestiniens à l'est de Gaza-ville. Le Mouvement Jihad Islamique a dit que trois de ses membres ont été blessés par les tirs des chars israéliens, positionnés à l'intérieur de Gaza, mercredi en fin de journée.
Deux autres Palestiniens ont été blessés par des tirs à Beit Lahiya. et encore une autre attaque par drones a ciblé l'est de Gaza-ville, blessant au moins deux personnes.
Les F-16 et les hélicoptères Apache ont survolé Gaza-ville, où les témoins ont entendu d'énormes explosions.
Le Hamas a dit qu'il a évacué tous ses postes de sécurité, bureau de police et immeubles gouvernementaux car d'autres attaques israéliennes sont prévisibles.

23-02

Source : Press TV

Traduction : MR pour ISM

 

Raids aériens israéliens sur Gaza,

Des avions de combat israéliens ont bombardé une position militaire appartenant aux brigades Ezzedine el Qassam au sud de la bande de Gaza, alors que trois autres avions ont mené un raid sur des terrains ouverts au centre et au sud de la ville. Trois Palestiniens ont par ailleurs été blessés dans un raid israélien à l’Est de Gaza.

Des sources palestiniennes ont confirmé que deux Palestiniens ont été blessés au cours d’un raid aérien sioniste contre le quartier Zaytoun à l’est de Gaza. Les brigades Al Qods, branche armée du Jihad islamique, ont annoncé que les blessés sont deux de leurs membres.

De même source on indique que les avions israéliens ont tiré un missile sur un site d’entrainement des brigades ezzedine el Qassam (branche armée du Hamas) dans le quartier Zaytoun, et un deuxième missile contre un autre site d’entrainement proche sans faire de victimes humaines. 

L’armée de l’occupation israélienne a comme de coutume justifié ses attaques, prétendant qu’elles surviennent en riposte au lancement de trois roquettes depuis la bande de Gaza, dont l’une a atteint une rue résidentielle près de Beersheva (Bir el Sabeh) et a provoqué d’importants  dégâts matériels, selon le chef de la municipalité de la ville.

Mercredi, les brigades Al Qods ont annoncé que l’un des combattants est tombé en martyr après avoir succombé à ses blessures infligées au cours d’une incursion militaire israélienne à l’Est de Gaza, précisant que les bombardements israéliens ont fait 11 blessés palestiniens, dont trois enfants atteints à la tête et à la poitrine.
 Des affrontements de plusieurs heures avaient alors opposés les forces de l’occupation aux combattants du Jihad islamique.
Les brigades Al Qods avaient riposté en lançant trois bombes contre les forces de l’occupation dans le quartier Zaytoun.
Par ailleurs, les brigades Abou Ali Moustapha, branche armée du Front Populaire de la Libération de la Palestine, ont attaqué le site militaire de Nahal Oz à l’est de Gaza et celui de Malaka, à l’Est du quartier Zaytoun, à l’aide de cinq roquettes.

24-02-2011

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?fromval=1&cid=18&frid=18&eid=4123


Cisjordanie occupée par Israël depuis 1967 :  Au jour le jour

L'occupation prend d'assaut plusieurs zones à Bethléem et arrête 5 Palestiniens .

21/02     

Les forces d'occupation ont lancé, aujourd'hui à l'aube, le lundi 21/2, une vaste campagne de raids dans de nombreux villages dans la ville de Bethléem au sud de la Cisjordanie, arrêtant 5 citoyens palestiniens.

Des sources locales ont affirmé que les forces occupantes ont envahi le village de Biter et ont enlevé 3 ouvriers.

Les forces occupantes ont pris d'assaut le village de Hussan en arrêtant un citoyen palestinien âgé de 29 ans à son domicile.

D'autres sources ont déclaré au Centre palestinien d'information que les forces sionistes ont également pris d'assaut le village de Beit Fajjar au sud de la ville, enlevant un citoyen palestinien qui a 35 ans.

http://www.palestine-info.cc/



2 La Palestine en chiffre (Depuis le début de l'Intifada le 25 septembre 2000)



Civils & résistants tués                                                                            :  7.101

Palestiniens blessés                                                                               :  54.864

Internationaux blessés                                                                             : 192 (chiffre tout a fait minimal)

(balles réelles ou caoutchoutées, gaz lacrymogène, autres moyens)

Arrêtés     :                                                                                            :  47.733

En prison :                                                                                             : 11.800

Pacifistes en prison ou arrêtés                                                                  : 108

Autres actes           

Journalistes tués                                                                                      : 9

Journalistes blessés                                                                                :  ? + 38

Nombre de maisons palestiniennes détruites ou partiellement démolies       :  66.275

 

2-2 Occupants:

Israéliens  tués                                                                                        : 1.210

                                                                                                                ( 359 militaires/policiers)

Israéliens blessés                                                                                     : 6633


Les chiffres indiqués sont  vérifiés par le recoupement des chiffres des pertes communiqués par la résistance & les médias occidentaux & XINHUANET (Chine)  



3 Politique Palestinienne

a) Bande de Gaza

Gouvernement

Le Hamas rejette le remaniement ministériel de l’Autorité palestinienne.  

Le mouvement de résistance palestinien Hamas, au pouvoir dans la bande de Gaza, a dénoncé lundi la décision du président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, de charger son Premier ministre Salam Fayyad de former un nouveau gouvernement.
Selon son porte-parole à Gaza, Sami Abou Zouhri, ce remaniement n’est qu’un changement « de pure forme", appelant les Palestiniens et les pays donateurs à ne pas traiter avec ce gouvernement.
"Quel que soit le changement ce peau du gouvernement, il restera dépourvu de légalité juridique, parce qu'il n'est pas le choix du peuple et n'a pas obtenu la confiance du Conseil législatif", a souligné dans un communiqué ce responsable du Hamas.
Le mouvement a remporté les dernières élections législatives palestiniennes en 2006.
Selon un communiqué du responsable du bureau de presse gouvernemental à Gaza, Hassan Abou Haschich, "la démission fait partie de la série de décisions et mesures prises par le régime (de l'Autorité palestinienne) comme le départ de Saëb Erakat, la convocation d'élections municipales puis présidentielle et législatives ... et ceci indique une crise de cette équipe".
Le principal négociateur palestinien, Saëb Erakat, a démissionné samedi de ses fonctions afin "d'assumer sa responsabilité pour le vol de documents dans son bureau", de surcroît "falsifiés" selon lui.
Cela fait suite à la diffusion en janvier par la chaîne AlJazira de centaines d'archives sur les pourparlers avec Israël de 1999 à 2010.
M. Fayyad, en fonctions depuis 2007, a présenté lundi matin la démission de son gouvernement au président de l'Autorité palestinienne. Il a aussitôt été chargé de constituer un nouveau cabinet.

14/02
 http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=2441&cid=18&fromval=1&frid=18&seccatid=20&s1=1



b) Cisjrdanie

MM Abbas & Salam Fayyad.

Saree Makdisi : Le peuple palestinien trahi.

Les documents publiés par Al Jazeera montrent à quel points les dirigeants palestiniens sont lâches et combien ils étaient disposés à vendre les droits de leur peuple. Pourtant, tout ce qu’ils avaient à offrir n’a pas suffi à Israël.

Une fuite massive de documents diffusés par Al Jazeera et The Guardian offre une preuve irréfutable que des années de négociations entre Israéliens et Palestiniens ont été une totale imposture.

Les documents indiquent clairement que le moment est venu pour les Palestiniens et tous ceux qui s’intéressent à la cause de la justice, d’abandonner la plaisanterie de la diplomatie officielle et de poursuivre dans d’autres voies, plus créatives et non-violentes, pour la réalisation d’une paix réelle et juste.

La divulgation de ces documents, en supposant qu’ils soient authentiques - et Al-Jazeera et The Guardian affirment les avoir authentifiés - sont des notes prises dans les coulisses d’une décennie de négociations entre les Palestiniens et Israël.

Numéro après numéro, ces documents montrent les négociateurs palestiniens désireux de céder sur le fond, offrant d’abandonner une grande partie de Jérusalem, d’accepter des colonies illégales d’Israël en Cisjordanie, de collaborer avec les forces d’occupation israéliennes dans la répression de la dissidence dans les territoires occupés - allant jusqu’au meurtre de frères palestiniens - et même de renoncer au droit au retour pour la très grande majorité des Palestiniens chassés de leurs foyers par Israël en 1948.

Les documents offrent un démenti formel à l’affirmation d’Israël selon quoi il aspire à la paix mais qu’il lui manque un « partenaire » palestinien. Et ils renforcent le sentiment qu’Israël n’a suivi ces négociations que pour gagner du temps afin d’exproprier plus de terres palestiniennes, de démolir plus de maisons palestiniennes, d’expulser plus de familles palestiniennes et de construire plus de colonies à l’usage exclusif des colons juifs en territoire occupé militairement, consolidant ainsi de nouvelles réalités sur le terrain qui feraient d’un Etat palestinien une impossibilité géophysique.

Quiconque en doute n’a qu’à parcourir les documents divulgués, qui montrent Israël repoussant une concession géante palestinienne l’une après l’autre. Et ce n’était pas Israël sous Benjamin Netanyahu, mais sous le soi-disant plus libéral Ehud Olmert et sa ministre des Affaires étrangères, Tzipi Livni, qui affirmaient être engagés dans le processus de paix.

Dans une abjection sans vergogne, les négociateurs palestiniens se sont prosternés et ont pratiquement abandonné chaque objectif majeur pour lesquels leur peuple a lutté et s’est sacrifiés pendant 60 ans, seulement pour les Israéliens impériaux disent encore et encore : non, non, et non.

De toute évidence, tout ce que les Palestiniens ont à offrir ne suffit pas pour Israël.

La révélation majeure du dossier, en effet, est l’image qu’ils fournissent du point jusqu’où les négociateurs palestiniens étaient prêts à aller pour s’attirer les bonnes grâces d’Israël.

Des hommes comme Saeb Erekat, Mahmoud Abbas et Ahmed Qoreï - les principaux négociateurs palestiniens durant toutes ces années - appartiennent à un genre que l’on trouve dans tous les conflits coloniaux de l’époque moderne. Face à la puissance écrasante brutale avec laquelle les Etats coloniaux ont toujours cherché à briser la volonté des peuples autochtones, ils adoptent la lâche faiblesse que la situation semble dicter. Convaincus que le colonialisme ne peut être vaincu, ils cherchent à se tailler un petit rôle de direction à partir duquel ils pourraient être utiles [à la puissance coloniale], même si c’est au détriment de leur propre peuple.

Ces hommes, nous devons nous en souvenir, n’ont pas été élus pour négocier un accord avec Israël. Ils n’ont aucune légitimité, zéro crédibilité et ne peuvent en rien prétendre représenter le réel point de vue des Palestiniens.

Et pourtant, ils étaient apparemment disposés à négocier le retrait du droit qui se trouve au cœur même de la lutte palestinienne, un droit qu’il ne leur appartient pas d’abandonner - le droit au retour des Palestiniens dans les foyers d’où ils ont été chassés au moment de la création d’Israël en 1948 - en acceptant l’insistance d’Israël que seul un petit échantillon de quelques milliers de réfugiés devraient être autorisés à rentrer, et que les millions d’autres devaient tout simplement disparaître (ou - comme nous apprenons maintenant que les États-Unis l’ont suggéré - accepter d’être expédiés au loin [...] en Amérique du Sud).

Les documents montrent également les négociateurs palestiniens prêts à trahir les Palestiniens vivant en Israël, en acceptant l’auto-définition d’Israël en tant qu’Etat juif, en sachant que cela condamnerait la minorité non juive palestinienne d’Israël - qualifiée « d’Arabes israéliens » qui constituent 20% de l’Etat - non seulement au racisme institutionnalisé auquel ils font déjà face, mais à la perspective d’une purification ethnique (les documents révèlent que Livni a soulevé à maintes reprises l’idée que les terres habitées par de larges secteurs de la population palestinienne d’Israël devraient être « transférées » à un futur Etat palestinien).

Tout cela a été offert dans la poursuite d’un « Etat » qui existerait en pièces détachés, sans véritable souveraineté, sans aucun contrôle sur ses propres frontières, l’eau ou l’espace aérien - mais un « Etat » où le rôle [des négociateurs] serait de le commander.

Et tout cela a été dédaigneusement rejeté par le gouvernement israélien qui soit-disant recherche la paix, avec la complicité des États-Unis, devant lesquels les Palestiniens sont allés se plaindre, comme s’ils étaient un intermédiaire honnête alors même qu’il est devenu plus clair que jamais que c’est tout le contraire.

Ce que ces documents prouvent, c’est que les négociations diplomatiques entre d’abjects Palestiniens et de réticents Israéliens bénéficiant de l’appui illimité et inconditionnel des Etats-Unis, n’amèneront jamais la paix. Aucun accord signé par ces couards ne sera jamais accepté par le peuple palestinien.

Heureusement, la plupart des Palestiniens ne sont pas aussi brisés et sans espoir que ces soi-disant dirigeants. Chaque jour, des millions de Palestiniens, hommes, femmes et enfants du peuple résistent aux diktats de la puissance israélienne, si ce n’est en refusant de renoncer et de s’en aller - en allant à l’école, dans leurs champs, en s’occupant de leurs oliveraies.

Refusant les dictats de la force brute et la realpolitik à laquelle leur soi-disant dirigeants ont cédé, les Palestiniens ont déjà mis au point une nouvelle stratégie qui, en changeant les règles du jeu telles qu’imposées par Israël, transforment toutes les forces israéliennes en une forme de faiblesse. Face à des chars, ils se tournent vers des formes symboliques de protestations qui ne peuvent pas être empêchées ; confrontés à la brutalité, ils exigent la justice ; face à l’Apartheid, ils revendiquent l’égalité.

Les Palestiniens ont tiré les leçons de Soweto (1), et ils ont lancé une campagne à la fois locale et globale de manifestations, d’appels au boycott et aux sanctions qui offre le seul espoir d’amener les Israéliens - comme leurs prédécesseurs Afrikaners - à la raison.

Note :

(1) 16 juin 1976 : les troupes du régime d’Apartheid sud-africain ont massacré ce jour-là plusieurs centaines d’écoliers et d’étudiants qui manifestaient contre l’imposition d’un enseignement exclusivement en langue afrikaans, la langue de la minorité blanche du pays.

Saree Makdisi 

Saree Makdisi est professeur de littérature anglaise et comparée à l’UCLA. Il est l’auteur de, entre autres livres, Palestine Inside Out : An Everyday Occupation.

4 février 2011

Source : Info Palestine



4) Politique Israélienne

Gouvernement

N.Raad  : Projet de loi israélien contre toute campagne de boycott . 

La commission de la loi et de la constitution à la Knesset israélienne a promulgué en première lecture un projet de loi interdisant « toutes les campagnes de boycott contre l’Etat d’Israël », qu’il s’agisse de campagne à l’intérieur ou hors d’Israël.
La loi stipule que toute partie responsable de la promotion d'une campagne de boycott ou qui contribue ou procure des informations à cette campagne sera traduite en justice, et que le tribunal aura le droit de lui imposer des indemnisations chères au profit des victimes de cette campagne, même si les personnes visées ne subissent aucun dégât!
Réagissant à ce projet de loi au cours de la séance, le député palestinien à la Knesset Jamal Zahalqa a indiqué que cette loi s’oppose au droit à la liberté de l’expression, et au droit aux activités politiques, soulignant que le boycott est une arme légitime dans tout combat contre l’occupation, la répression et les politiques coloniales et racistes.
« Le boycott a démontré son efficacité dans plusieurs pays du monde et a contribué à mettre fin au régime de l’apartheid en Afrique du Sud », a-t-il dit, ajoutant que « la simple proposition de cette loi démontre la nécessité de poursuivre le boycott, et prouve une fois de plus que le régime israélien n’est pas démocratique comme le prétendent ses médias.
N.Raad

16/02/2011

  http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=2791&cid=18&fromval=1&frid=18&seccatid=22&s1=1


Les grandes manœuvres 

Révélations WikiLeaks : Omar Suleiman est l’homme des Israéliens

La préférence des Israéliens pour le nouveau vice-président égyptien, Omar Suleiman, a été divulguée à travers des documents obtenus par Wikileaks.

Omar Suleiman, le vice-président égyptien récemment nommé, est depuis longtemps considéré par Israël comme le successeur favori d’Hosni Moubarak, le président actuel, selon une dépêche diplomatique obtenue par Wikileaks, le site Web dénonciateur, et publiée par le quotidien britannique, The Telegraph.

Selon un mémo daté d’août 2008, David Hacham, un haut conseiller au ministère israélien de la Défense (MoD), a déclaré à des responsables américains que les Israéliens espéraient que Suleiman, nommé Soliman dans certains mémos, deviendrait président (en Egypte).

« Hacham a noté que les Israéliens croient que Soliman est susceptible de servir au moins une présidence intérimaire si Moubarak décède ou est frappé d’incapacité », dit le câble envoyé depuis l’ambassade américaine à Tel-Aviv.

« Nous nous en remettons à l’ambassade du Caire pour l’analyse des scénarios d’une succession égyptienne, mais il ne fait aucun doute qu’Israël est le plus à l’aise avec la perspective d’Omar Soliman, » dit la note, citant des diplomates américains.

Le mémo disait Hacham plein d’éloges pour Suleiman, allant jusqu’à dire qu’une « hot line avait été mise en place entre le ministère de la Défense et le général égyptien, et était devenue d’usage quotidien ».

Suleiman a été chef des services secrets en Égypte depuis 1993 et il fait de fréquentes visites en Israël et à joué le rôle de médiateur dans le conflit avec les Palestiniens.

Il a été nommé vice-président en Egypte le mois dernier, alors que des manifestations de masse dans le pays demandent la fin immédiate du pouvoir vieux de 30 ans de Moubarak.

Hillary Clinton, la secrétaire d’Etat américaine, a soutenu Suleiman ce samedi, le présentant comme le meilleur candidat pour mener une « transition » alors que le gouvernement Moubarak continue à s’agripper au pouvoir.

Moubarak a déclaré qu’il entendait seulement quitter ses fonctions en septembre à la fin de son mandat actuel. Mais ce mardi Suleiman a annoncé que Moubarak mettrait en place un comité qui procéderait à des modifications constitutionnelles et législatives afin de permettre un transfert du pouvoir.

Les questions soulevées

Le rapport du Telegraph vient s’ajouter à celui publié lundi par l’agence Reuters, qui a également été destinataire d’une fuite de mémos diplomatiques via Wikileaks.

Reuters a signalé que Suleiman avait déjà sévèrement critiqué l’opposition des Frères musulmans d’Egypte dans ses communications avec les autorités américaines.

De façon significative, Suleiman a tenu une réunion avec les dirigeants de l’opposition, y compris les Frères musulmans, ce dimanche, dans le but de mettre fin à une crise politique qui a vu des centaines et des centaines de milliers de personnes descendre dans la rue pour s’opposer au règne de Moubarak.

Les mémos divulgués soulèvent des questions quant à savoir si Suleiman pourrait être considéré comme un intermédiaire honnête dans les négociations concernant les prochaines étapes que l’Egypte doit franchir.

Dans les câbles obtenu par Reuters, Suleiman aurait dit à des responsables américains que les Frères musulmans étaient à l’origine de la création de groupes armés, notamment « le Jihad islamique égyptien et le Djamaa Islamiya [Groupe islamique] ».

Il a également conseillé de prendre « une ligne particulièrement dure contre Téhéran », et dans un mémo daté du 2 janvier 2008, Suleiman est cité comme disant que l’Iran représentait « une menace importante pour l’Egypte ».

« Techniquement illégal »

Le câble obtenu par Reuters poursuit en disant : « Le danger principal, selon Soliman, a été l’exploitation par le groupe [des Frères musulmans] de la religion pour influencer et mobiliser le public. »

Il poursuit : « Soliman qualifie le succès récent des Frères Musilmans dans les élections législatives comme malheureux », ajoutant qu’à son avis, bien que le groupe était techniquement illégal, « les lois égyptiennes ont été insuffisantes pour les maintenir en échec. »

Les élections visées étaient celles de novembre et décembre 2005, dans lesquelles les Frères musulmans ont fait des gains substantiels.

L’inclusion des Frères Musulmans dans les négociations de l’opposition avec Suleiman est considérée comme importante puisque le groupe est officiellement interdit en Egypte, bien que ses activités soient [plus ou moins] tolérées.

Le document obtenu par le Telegraph a également révélé que Suleiman a exploré l’idée d’autoriser les troupes israéliennes dans la zone frontière égyptienne dite de Philadelphie, dans le but d’arrêter le transfert d’armes pour les combattants palestiniens dans Gaza.

Moubarak a longtemps essayé de présenter sa dictature en Egypte comme un contrepoids à une « menace islamiste ».

« Dans leurs moments de plus grande frustration, (le ministre égyptien de la Défense) Tantawi et Soliman ont chacun fait valoir que les FDI (Forces de défense israéliennes) seraient « les bienvenues » si elles envahissaient à nouveau Philadelphie, si l’idée des FDI était que cela empêcherait la contrebande », dit le même mémo.

Le mémo révèle ensuite que Suleiman voulait « faire souffrir Gaza de la faim, mais sans la faire mourir de faim » et que le Hamas, le groupe palestinien qui gère l’enclave assiégée, devait être « isolé ».

Al Jazeera

09-02

http://www.inversalis-productions.eu:80/blog/2011/02/revelations-wikileaks-omar-suleiman-est-l'homme-des-israeliens/


Jonathan-Simon Sellem  : Blackwater, l’armée privée américaine débarque à Ramallah

C’est fait. Les américains augmentent leur présence au Proche-Orient. Un accord vient d’être signé entre le groupe américain Blackwater (armée privée) et l’Autorité Palestinienne. Blackwater a été invité par le gouvernement Obama à signer l’accord de coopération dans le but de sécuriser les Territoires disputés et de protéger les leaders du Fatah d’un éventuel coup d’état orchestré par le Hamas.

Le chef des forces de sécurité palestiniennes, Dmeiri Adnan, a confirmé l’arrivée du personnel de sécurité. Au départ, l’accord devait rester discret mais le Hamas, furieux, a rendu l’affaire publique.

Le but de l’opération du Hamas était de montrer que le Fatah est tellement corrompu qu’il demande aux américains de le protéger.

Mais côté Fatah, pour ne pas trop froisser la population antioccidentale, on affirme que Blackwater ne va « que protéger les américains qui vivent dans les territoires ». Dmeiri ose même ajouter que « ces personnels ne vivront pas dans les zones palestiniennes ». Pourquoi, il croyait que des gens civilisés veulent vivre au Moyen-âge ?

Côté Hamas, on en rajoute une couche : « L’Autorité Palestinienne de Ramallah coopère ouvertement et pleinement avec les services secrets américains. Ce n’est plus l’Autorité Palestinienne mais l’Autorité Internationale ! Et tout cela ne vise qu’un seul objectif : opprimer le peuple palestinien, sa sécurité, sa liberté et permettre à l’occupation israélienne d’écraser ceux qui défendent la cause palestinienne. »

« L’arrivée du personnel de sécurité Blackwater en Palestine représente le plus grand danger pour la vie et la souveraineté des Palestiniens », ajoute le Hamas.

Pour quelques observateurs, la venue de Blackwater, spécialisée dans la sécurisation des lieux à haut risque (comme en Irak), est bien la preuve que le Hamas met l’Autorité Palestinienne en danger. Toutes les semaines, des “cadres” du Fatah sont interpellés après avoir reçu des pots-de-vin du Hamas pour “retourner leur veste le moment venu”. Il ne se passe pas un jour sans qu’une cache d’armes du Hamas soit découverte par la police du Fatah.

La situation ressemble plus à un début de guerre civile qu’autre chose.

23/2

Jonathan-Simon Sellem – JSSNews


Sur le terrain.

L'armée démolit le village d'al-Arakib pour la 20ème fois

Les forces d'occupation ont démoli, ce matin jeudi 17/2, le village d'al-Arakib au Néguev occidental au sud de la Palestine occupée en 1948, pour la 20e fois en moins de 24 heures après la démolition d'hier, encerclant les habitants du village qui manifestent sur le lieu.

Des sources locales ont déclaré que les bulldozers d'occupation ont arraché les tentes installées par les habitants près du cimetière du village, puis ont encerclé les citoyens en colère en les empêchant de circuler dans le voisinage du cimetière.

Le haut comité du suivi des villages non reconnus au Néguev a annoncé son intention d'entamer une série de mesures de protestation face aux pratiques oppressives sionistes contre les habitants d'al-Arakib, dont une marche importante dans la ville de Bir Saba.

Il est à noter que le prétendu "Fonds des terres d'Israël" essaye de s'emparer les terres du village d'al-Arakib dans le cadre du plan de judaïsation du Néguev, dont la disparition de dizaines des villages bédouins non reconnus .

17/02

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Situation dans les geôles israéliennes

Un militant palestinien des droits de l’homme condamné à neuf ans de prison (AIC)

Le militant palestinien des droits de l’homme Ameer Makhoul a été condamné dimanche 30 janvier à neuf années de prison pour espionnage et contact avec un agent étranger.

Makhoul qui était directeur de Ittijah (l’union des associations de la communauté arabe) et président du comité public pour la protection des libertés politiques a été arrêté le 6 mai 2010 par la police et les services généraux de sécurité israéliens. L’inculpation initiale incluait également l’aide à l’ennemi (Hezbollah) en temps de guerre, ce qui en Israël est puni de prison à vie.

Makhoul a signé un plea bargain avec les autorités israéliennes le 27 octobre 2010 selon lequel il aurait une réduction de peine avec un chef d’inculpation réduit (à condition d’accepter de plaider coupable NdT).

"Mon mari est puni sévèrement aujourd’hui pour avoir lutté pour la justice sociale et politique. Il a été traité injustement et le but de sa condamnation est d’effrayer la population arabe d’Israël" a dit Janan, la femme de Makhoul au Palais de Justice dimanche.

Son frère, Issam Makhoul qui est un ancien membre de la Knesset a dit à Ynet news d’Israël : "Cela n’a rien à voir avec la sécurité de l’état. Ils veulent l’empêcher de s’exprimer. Il s’agit de persécution politique à l’encontre d’un homme qui a fait beaucoup de bien et qui n’a jamais causé aucun tort à l’état. Il a toujours agi conformément à la loi."

Après que les services généraux de la sécurité israélienne aient fait irruption dans le domicile de Ameer Makhoul à Haifa à six heures du matin et l’aient arrêté, il a été conduit dans les locaux de la sécurité israélienne où on l’a empêché de voir un avocat et sa famille pendant presque deux semaines. C’est pendant ce laps de temps qu’il a reconnu tout ce dont on l’accusait. Il y a de fortes présomptions que ses aveux aient été obtenus pas la force.

Selon le docteur Hatem Kanaane, président du comité populaire de défense et de solidarité crée pour défendre Ameer Makhoul : "Ameer, sa famille, ses hommes de loi et le comité de solidarité nous avons tous ensemble pris la mesure de la situation à laquelle nous étions confrontés et considéré que le mieux pour Ameer était d’accepter un plea bargain."

Le docteur Kanaane a ajouté que "Après avoir été privé de sommeil pendant 16 jours attaché à une chaise dans une position considérée comme de la torture, Ameer leur a dit qu’il signerait tous les fausses accusations qu’ils voulaient. Il était brisé."

Bien que les autorités israéliennes aient confisqué plusieurs ordinateurs et de nombreux documents appartenant à Ameer, à l’organisme Ittijah et à la famille d’Ameer, et aient enregistré plus de 30 000 conversations téléphoniques d’Ameer au cours des deux années précédentes, elles n’ont trouvé aucune preuve contre Ameer en dehors de ses aveux.

Selon Orna Kohn de Adalah (le centre légal pour les droits de la minorité arabe d’Israël) qui est un des avocats de Makhoul : "La loi israélienne a une définition très large des soi disants délits contre la sécurité de l’état ce qui permet de criminaliser des comportements ou des actions que personne ne s’attend normalement à voir figurer dans le code criminel. En conséquence il est très facile au procureur de convaincre la Cour que quelqu’un est coupable."

Quand un Palestinien est accusé de mettre la sécurité de l’état en danger il est quasiment impossible qu’il ne soit pas condamné à une peine de prison, même s’il y a peu ou pas du tout de preuve pour appuyer les accusations. Ameer a maintenant rejoint les milliers d’autres prisonniers palestiniens qui servent des peines dans les prisons israéliennes pour des crimes qu’ils n’ont jamais commis. Sa famille, ses amis et la communauté arabe qu’il a servis si fidèlement attendent impatiemment sa libération.

Avant qu’on lui notifie sa peine, Makhoul a osé déclarer : "Je considérerai toute peine que vous m’infligerez comme un acte cruel et agressif contre le peuple arabe et sa lutte légitime ici et dans le monde entier. Nous allons voir si la Cour est une Cour de Justice ou le Shin Bet, si on y rend la justice ou si on y obéit au Shin Bet. J’ai avoué ce dont on m’accusait car il ne m’a pas été possible de faire autrement et j’ai l’intention de continuer à oeuvrer en toute légalité pour la population palestinienne d’Israël."

3 février 2011

Tania Kepler.

Pour consulter l’original : http://www.alternativenews.org/engl...

Traduction : D. Muselet

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http://www.legrandsoir.info/Un-militant-palestinien-des-droits-de-l-homme-condamne-a-neuf-ans-de-prison.html

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L'isolement, une vraie tragédie pour le captif palestinien ainsi que pour sa famille. 

 « Nous voulons sortir de ces tombes ; nous y moisissons ; nous y mourons ; et personne ne fait attention à nous, personne n’entend nos cris. » Ainsi s’exprime un Palestinien détenu dans les prisons sionistes. En effet, personne ne vient les sauver de cette mort lente, dans des tombes sombres préparées par les bourreaux israéliens pour être leur dernière demeure. C’est la plus dure sanction utilisée à l’intérieur des prisons : ni air, ni lumière. Pas de repos physique, pas de repos psychologique. Ainsi, les occupants israéliens privent les captifs palestiniens de leurs droits les plus élémentaires, surtout avec cette politique d’isolement.

Tuer toute chose

Fawad Al-Khafach, directeur du centre Ahrar pour les études des captifs et des droits de l’homme, parle de cette politique menée par les services de renseignements sionistes : « Il est très difficile de définir leurs souffrances. Les visites sont interdites. Connaître leurs conditions de vie est presque impossible. Ceux qui ont vécu une telle expérience parlent de ces souffrances inqualifiables. C’est vraiment la mort à petit feu. Et c’est pour un oui ou pour un non que les prisons israéliennes pratiquent cette sanction d’isolement. L’isolement pourra prendre quelques heures, comme quelques années ! Un semblant de jugement est rendu par un officier, le directeur adjoint de la prison ou le directeur lui-même. Chaque prison comporte un lieu consacré à cet isolement ».

Il y a trois sortes d’isolement, ajoute Al-Khafach. Le premier est un isolement individuel. Le captif se voit dans une cellule très étroite, privé de toute condition élémentaire de vie, sans parler de frappes, d’insultes, d’humiliations. Tout est bon pour briser le captif et pour le couper de la vie humaine.

L’administration des prisons israéliennes est devenue maîtresse en la matière : rendre la vie impossible aux captifs. La liste des interdictions est suffisamment longue pour briser le moral du captif.

Les bourreaux israéliens font tout pour couper le captif du monde extérieur. Il aura l’impression de vivre dans une tombe, une vie humaine qui souffre le martyre tous les jours, toutes les heures, toutes les minutes. Il est privé de visite, des études, de tout, ajoute Al-Khafach.

Le bourreau traite le captif isolé avec beaucoup de mépris. A tout moment, il pourra être l’objet d’une inspection à nu. Et le captif n’aura le doit à la récréation qu’avec les mains et les pieds enchaînés. Et il pourra être privé de cette heure de repos, si le bourreau n’est pas de bonne humeur ! Parfois, les captifs peuvent rester en isolement pendant des années, comme c’est le cas d’Ibrahim Hamed, de Hassen Salama, d’Abdallah Al-Barghouthi.

La deuxième sorte d’isolement, explique Al-Khafash, est l’isolement à deux. Deux captifs seront enfermés dans une seule cellule. Souvent, ils ne s’entendent pas bien ; ils vivront alors un calvaire plus dur encore que l’isolement individuel ; c’était le cas de Jamal Abou Al-Hayja, d’Ahmed Saadat et d’Abbas Al-Sayyed.

La troisième sorte d’isolement est pratiquée à trois ou plus. C’est un isolement moins dur, mais les conditions de vie restent par ailleurs moins bonnes que dans les cellules normales.

Les tombes des vivants

Des centaines de captifs sont passés par là, en particulier les dirigeants des captifs. C’est le cas de Mahmoud Issa, qui se déplace d’une cellule d’isolement à l’autre depuis plus d’une décennie.

Actuellement, la liste des captifs isolés se rallonge. Plusieurs dirigeants des factions palestiniennes s’y trouvent, à l’instar d’Ahmed Saadat, Abbas Al-Sayyed, Hassan Salama, Ahmed Al-Maghribi, Abdallah Al-Barghouthi, Ibrahim Hamed, Jamal Abou Al-Haydja, Saleh Dar Moussa, Hocham Al-Charbati, Ahed Ghalma.

Le mouvement des captifs palestiniens compte prendre des mesures pour contrer cette politique qui essaie de tuer l’homme palestinien et de briser son moral, dit Al-Khafach. 
23 février


 

Source : CPI
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