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24/03/2011

n° 65 - Journal de PAKISTAN.- 30-01 au 19-03 : - Fin - A l'intérieur de la machine à tuer (In the killing machine)


n° 65 - Journal de PAKISTAN.- 30-01 au 19-03  :  - Fin  - A l'intérieur de la machine à tuer (In the killing machine)



Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources. .

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



Journal de PAKISTAN.  

n° 65 - 30-01 au 19-03

C.De Broeder & M.Lemaire

 



Vous retrouverez Le "Journal de PAKISTAN"

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Robert Bibeau :   http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

c) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com  - http://no-war.over-blog.com/

d) un sommaire à :  http://www.palestine-solidarite.org/journaux.CathyetMarc.htm

cette page est accessible depuis la page d'accueil ( http://www.palestine-solidarite.org/ ) colonne de gauche.

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Avant propos

Les médias occidentaux pro USA usent d’un terme générique- Al Qaida- Taliban - pour désigner tous les résistants .... idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes



Sommaire.

4 Dossiers

Mike Whitney : l’affaire Raymond Davis.

5 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

5-1 Alessandro Cisilin  : Al-Qaïda : même la « marque » s’effrite.

6 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ikram Ghioua : LE FBI applique des théories réductrices: , Le terroriste a-t-il un profil-type?  

7 Annexe

7-1 "Karachigate" : La DGSE évoquait une « piste financière » le jour-même de l’attentat.



4 Dossiers

Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.

 

Mike Whitney : l’affaire Raymond Davis.

Un agent de la CIA, accusé d’un double-meurtre, révèle d’étranges accointances.

Lorsque l’agent de la CIA Raymond Davis a abattu deux civils pakistanais en plein jour dans une rue fréquentée à Lahore, il n’imaginait probablement pas que toute la classe politique à Washington volerait à son secours. C’est pourtant ce qui est arrivé. Barack Obama, Hillary Clinton, Mike Mullen, John Kerry, Leon Panetta et bon nombre de grosses pointures sont tous intervenus en faveur de Davis. Aucun de ces défenseurs acharnés de « l’état de droit » n’a montré le moindre intérêt pour les victimes ni même pour une enquête qui pourrait découvrir ce qui s’est réellement passé. Oh, non. Ce que Clinton et consorts désirent, c’est de voir leur agent Davis embarqué dans le premier avion pour Langley (siège de la CIA – NdT) afin qu’il puisse recommencer à tirer dans le tas dans une autre partie du monde.

Clinton sait-elle que Davis a tiré cinq balles dans le dos de ses victimes, et qu’il s’est ensuite tranquillement rendu à sa voiture pour prendre un appareil photo et photographier les cadavres ? Sait-elle que les deux soi-disant « diplomates » qui se sont portés à son secours en Land Rover (en tuant au passage un passant) ont été discrètement évacués du pays pour ne pas passer devant un tribunal ? Sait-elle que les familles des victimes sont à présent menacées et agressées pour les empêcher de témoigner contre Davis ? Voici un extrait d’un article du magazine The Nation, publié jeudi dernier :

    « Trois hommes armés ont forcé Muhammad Sarwar, l’oncle de Shumaila Kanwal, veuve de Fahim abattu par Raymond Davis, à avaler des pilules après avoir fait irruption dans sa maison à Rasool Nagar, Chak Jhumra.

    Sarwar a été emporté d’urgence à l’hôpital dans un état critique où les médecins tentent de le sauver depuis Jeudi. Le frère de Muhammad Sarwar a déclaré à The Nation que trois hommes armés ont fait irruption dans la maison après avoir cassé une vitre. En entendant le bris de verre, Muhammad Sarwar est sorti. Les malfrats ont commencé à le rouer de coups. Les autres membres de la famille, dont des femmes et enfants, qui se sont précipités à son secours ont été pris en otage et battus. Les trois malfrats ont ensuite pris tout le monde en otage sous la menace de leurs armes et obligé Sarwar à avaler des pilules. »

Bien joué, Hillary. On est en plein dans « l’état de droit » tel qu’on l’entend ici aux Etats-Unis.Mais pourquoi toutes ces intrigues et pressions ? Pourquoi le Département d’Etat invoque-t-il la convention de Vienne sur les relations diplomatiques pour prétendre que Davis bénéficie de l’immunité diplomatique ? Si Davis est innocent, alors il n’a rien à craindre, n’est-ce pas ? Pourquoi ne pas laisser le procès se dérouler au lieu de renforcer l’idée largement répandue que Davis représente une pièce maîtresse dans les opérations clandestines des Etats-Unis au Pakistan ?La vérité est que Davis photographiait depuis un certain temps des installations sensibles et des madrasses, le genre d’activité à laquelle se livrent les espions qui cherchent de nouvelles cibles. Il a aussi été en contact étroit avec des membres d’organisations terroristes, ce qui laisse entendre un lien entre la CIA et les attentats au Pakistan. Voici un extrait de The Express Tribune de mercredi :    « Son téléphone portable a révélé des contacts avec deux auxiliaires d’Al Qaeda au Pakistan, Tehreek-e-Taliban du Pakistan (TTP) et le sectaire Lashkar-e-Jhangvi (LeJ), ce qui fait croire qu’il était impliqué dans les attentats qui ont frappé les forces de sécurité pakistanaises et la population. Ceci indique que l’Amérique travaille avec les Résistants et Al Qaeda contre l’état pakistanais afin de viser, selon un officiel, les installations nucléaires pakistanaises.  « Al Qaeda » ? La CIA travaille avec des « auxiliaires d’Al Qaeda au Pakistan ? » Pas étonnant que les médias gardent un silence de plomb sur cette affaire.Évidemment, la plupart des Pakistanais croient maintenant que les Etats-Unis complotent avec les terroristes pour semer les troubles, affaiblir l’état et accroître leur influence dans la région. Mais n’est-ce pas ainsi que les Etats-Unis agissent partout dans le monde ?De plus, beaucoup de gens ont remarqué que les attaques par drones (avions sans pilote – NdT) des Etats-Unis ont cessé depuis l’arrestation de Davis. Est-ce une coïncidence ? C’est peu probable. Davis était probablement en train de collecter des coordonnées auprès de ses nouveaux copains pour les transmettre au Pentagone. Les bombardement par drones sont extrêmement impopulaires au Pakistan. Plus de 1400 personnes ont été tuées depuis août 2008, la plupart des civils.

Mais il y a plus. Voici un extrait de The Nation (pakistanais) :

    « Un avocat local a présenté à la justice un document affirmant que l’accusé (Davis) préparait une cartographie des lieux sensibles au Pakistan via un système de GPS installé dans sa voiture. Il a ajouté que des puces téléphoniques, des armes à feu et des caméras ont été trouvés sur les lieux du crime le 27 janvier 2011. »

Ainsi, la puce éléctronique de Davis a permis d’identifier de futures cibles dans les régions tribales.

Il est probable qu’il était assisté par des recrues ou des membres locaux de Tehreek-e-Taliban.

De nombreuses affirmations extravagantes ont été formulées quant aux activités menées par Davis, une bonne partie n’étant probablement que pure spéculation. Un article publié par l’agence ANI est alarmant, mais ne fournit aucune preuve. Voici un extrait :

 « Le fonctionnaire américain Raymond Davis, accusé d’un double-meurtre, a été arrêté en possession de documents secrets de la CIA qui indiquent que lui ou le redoutéecommando US « task force 373 (TF373) » opèrent dans la région et fournissent aux terroristes d’Al Qaeda « des matériaux fissiles nucléaires » et des « agents biologiques », selon le rapport.

    Les services de renseignement Russes (SVR) mettent en garde que la situation dans le sous-continent est devenue « grave » et qu’une guerre ouverte serait sur le point d’éclater entre le Pakistan et les Etats-Unis, selon The European Union Times...

    L’élément le plus sombre de ce rapport du SVR est « l’ISI (Service de renseignement pakistanais) indique que le document classifié de la CIA découvert sur Davis montre que lui, et/ou le TF373, ont fourni aux terroristes d’Al Qaeda « des matériaux fissiles nucléaires » et des « agents biologiques » destinés à être utilisés contre les Etats-Unis afin de déclencher une guerre ouverte pour pouvoir rétablir l’hégémonie de l’occident sur une économie globale qui serait sur le point de s’effondrer dans les mois à venir ».

Même s’il est impossible de prouver que c’est faux, tout ceci semble un peu tiré par les cheveux. Mais cela ne signifie pas pour autant que Davis n’était pas occupé à quelque chose d’important. Au contraire. Si Davis travaillait avec Tehreek-e-Taliban (selon de nombreuses sources) alors on peut en déduire que la guerre contre le terrorisme n’est qu’une ruse pour camoufler un projet impérial plus vaste. Selon Sify News, le président pakistanais, Asif Ali Zardari, pense que c’est bien le cas. Voici un extrait :

    « Zalmay Khalilzad, l’ancien émissaire des Etats-Unis en Afghanistan, a un jour qualifié de « pure folie » l’affirmation du Président Pakistanais Asif Ali Zardari selon qui les Etats-Unis « organisaient » les attentats (suicides) par les Résistants Pakistanais à l’intérieur de son pays, et qu’il pensait qu’à la fois Zardai et le président Afghan Hamid Karzai, qui croyait lui-aussi à cette théorie de conspiration US, étaient des dirigeants « dérangés ».

    La version de Zardari sur l’implication des Etats-Unis dans les attentats est fournie en détail à la page 116 du livre du journaliste US Bob Woodward, « Obama’s Wars », selon The News :

    Voici ce que relate Woodward : « un soir au cours d’un somment trilatéral (à Washington, entre Obama, Karzai et Zardari) Zardari dînait avec Zalmay Khalilzad, un ancien ambassadeur US en Afghanistan, en Irak et aux Nations Unies, sous la présidence Bush. Zardari a abandonné sa réserve diplomatique. Il a dit que l’un des deux pays devaient organiser les attentats par les Résistants pakistanais dans son pays : l’Inde ou les Etats-Unis. Zardari ne pensait pas que l’Inde en était capable, contrairement aux Etats-Unis. Karzai lui a dit que les Etats-Unis étaient bien derrière ces attentats, confirmant ainsi les affirmations de l’ISI pakistanais. »

    « M. Président » a dit Khalilzad, « que gagnerions-nous à faire ça ? Expliquez-moi. »

    « C’est un complot pour déstabiliser le Pakistan, a suggéré Zardari, afin que les Etats-Unis puissent envahir le pays et s’emparer des armes nucléaires ». Il ne pouvait pas expliquer autrement l’expansion rapide de la violence. Et la CIA n’avait pas pourchassé les dirigeants des Résistants Pakistanais, un groupe appelé Tehreek-e-Taliban ou TTP, qui avait attaqué le gouvernement. TTP était aussi accusé pour l’assassinat de l’épouse de Zardari, Benazir Bhutto. »

Les affirmations de Zadari paraîtront familières à tous ceux qui suivent les événements en Irak. Nombreux sont ceux qui sont convaincus que la seule explication logique pour la vague d’attentats dirigés contre des civils était que la violence était organisée par les groupes qui pouvaient tirer profit d’une guerre civile.

Et qui cela pourrait-il bien être ?

Malgré tous les efforts de l’administration Obama pour saboter l’enquête, l’affaire Davis progresse. Qu’il soit puni ou non n’est pas la question. Il ne s’agit pas de Davis. Il s’agit de savoir si les Etats-Unis collaborent avec ces mêmes organisations qu’ils condamnent publiquement pour un objectif plus large. Si c’est le cas, alors la guerre contre le terrorisme n’est qu’une vaste fumisterie.

Mike Whitney
24 février 2011

http://www.legrandsoir.info/Pakistan-l-affaire-Raymond-Davis-Un-agent-de-la-CIA-accuse-d-un-double-meurtre-revele-d-etranges-accointances.html

http://www.informationclearinghouse...



5 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

5-1 Alessandro Cisilin  : Al-Qaïda : même la « marque » s’effrite.

Alors que nos grands médias n’ont pas manqué de qualifier de dérisoires et d’absurdes les propos du Colonel Kadhafi sur les menaces d’al-Qaída et de l’extrémisme islamiste en Libye pour justifier de sa politique de répression, que reste-t-il exactement de la "nébuleuse terroriste" al-Qaïda, toujours synonyme des effrayants attentats du 11-Septembre ?

Le journal italien "Il fatto quotidiano"(*) revient sur le mythe du réseau terroriste organisé qui avait fait l’objet d’un documentaire de la BBC primé à Cannes en 2005 "The Power of Nightmares" (et dont nous vous présentons les meilleurs extraits ci-dessous) qui relevait déjà à l’époque l’irréalité de cette organisation terroriste et de la menace qu’elle représente, en dehors de quelques factions armées qui combattent toujours dans les zones de guerre en Irak ou en Afghanistan/Pakistan.

L’ex-directeur du Service de renseignement de sécurité à la DGSE Alain Chouet l’avait pourtant rappelé lui aussi devant une commission du Sénat en mars dernier (voir la vidéo de ses déclarations). Mais les croyances ont la vie dure…

Al-Qaida : même la "marque" s’effrite

Il ne reste plus que le Colonal Kadhafi et le ministre Maroni (ministre italien de l’Intérieur, NdT) pour dénoncer "l’ombre d’al-Qaïda" derrière les actes de violence et d’insurrection, et aussi quelques reporters pro-gouvernementaux obnubilés par la "guerre au terrorisme" lancée en 2001. Pourtant, sept années ont passé depuis la diffusion du documentaire-choc de la BBC (« The Power of Nightmares », en français « Le pouvoir des cauchemars »,  primé à Cannes), qui montrait l’inexistence du réseau terroriste, au-delà d’un cercle restreint de fidèles d’Oussama ben Laden, en admettant que celui-ci soit encore vivant, ce qui est loin d’être certain même selon les sources du Renseignement.

Au scepticisme d’alors succéda une prise de conscience progressive et pratiquement unanime de la part des analystes concernant la « crise d’al-Qaïda », confirmée par la désaffection croissante de l’opinion publique musulmane dans les sondages [effectués] partout dans le monde, ainsi que par la baisse du nombre d’attentats, en dehors de ceux survenus dans un contexte belliqueux en Irak et en Afghanistan. Ceux qui persistent à maintenir en vie ce mythe utilisent désormais la formule de "structure décentralisée", non seulement pour ce qui concerne la phase opérationnelle, mais aussi pour celle décisionnelle. Une espèce de "marque déposée" en quelque sorte, rien de plus.

Les documents officiels le confirment.

Le Pentagone, lors du dernier point en novembre dernier, dressait la liste de 47 "organisations terroristes" dans le monde ; parmi elles, non pas une, mais quatre porteraient le nom d’al-Qaïda (celle "originaire" du Sud-est asiatique, celle "en Irak", celle "de la Péninsule arabique", et celle du "Maghreb islamique"), démentissant par là même la nature unitaire, et la clé de voute même dessinée par ses idéologues, à savoir la perspective (jamais réalisée historiquement) d’un Califat unifié.

Cette décomposition territoriale apparait très généreuse, étant donné par exemple qu’al-Qaïda au Maghreb opère seulement en Algérie, et se limite à quelques zones désertiques du sud. Mais la carte géographique dressée par l’Union européenne apparait encore plus hasardeuse, avec son inventaire pratiquement figé depuis 2002, qui met dans un même panier des centaines de sigles de mouvements radicaux (ainsi que des sociétés ou des "centres d’appels", à grand renfort d’adresses et de numéros de téléphone, surtout en Afghanistan, au Pakistan, en Somalie et à Dubai), et les associe tous à "al-Qaïda et aux résistants", sans tenir compte des dénégations explicites de la part des principaux intéressés.

Fait particulièrement significatif, le cas du Libyan Islamic Fighting Group, considéré non seulement comme l’épicentre de l’extrémisme islamique à Tripoli, mais aussi comme étant à l’origine des attentats dans la région, y compris celui contre Khadafi en 1996. En faire partie est passible de 10 ans de prison dans la législation antiterroriste britannique, alors que la Libye, après avoir arrêté et emprisonné une centaine de ses membres, les a pratiquement tous relâchés ces trois dernières années, dans une tentative d’en diminuer la menace subversive. Leur association avec al-Qaïda avait été établie par les chancelleries occidentales (et dans la liste noire de l’ONU) d’après leur origine au sein des activités antisoviétiques à côté des moudjahidines afghans.

Pourtant, lorsqu’al-Zawahiri, bras droit d’Oussama ben Laden déclara leur affiliation en 2008, il fut submergé par une vague de démentis, dont celui de l’un des leaders historiques du mouvement, Noman Benotman, qui a par la suite rejeté l’idée même de "djihad violent" considéré comme contraire à l’interprétation sunnite de l’islam dont prétend s’inspirer al-Qaïda.

Curieusement, ce même Benotman, suspecté d’avoir organisé l’attentat tragique de Lockerbie en 1988, travaille aujourd’hui pour l’antiterrorisme à Londres. Mais alors que reste-t-il d’al-Qaïda ? De ce qui ressort, quelques  centaines d’hommes engagés au côté des résistants dans les zones du sud-est asiatique surveillées par l’ISAF. En somme, tien d’autre qu’une "base" militaire, comme l’indique l’étymologie du terme arabe, et qui combat simplement là où il y a la guerre. Une base lointaine, géographiquement et idéologiquement, non seulement des places d’Afrique du Nord, mais [aussi et surtout] de l’Islam.

Alessandro Cisilin 

Note ReOpenNews :

(*) Il Fatto Quotidiano : quotidien italien indépendant de tout parti politique et de tout financement public, issu d’un mouvement journalistique qui s’inspire de grandes figures telles que feu Enzo Biaggi l’auteur d’une rubrique télévisée décapante et souvent à contre-courant des opinions dominantes. L’éditorialiste en est Marco Travaglio, intellectuel connu et redouté, défenseur de la Constitution italienne qui s’attaque au "berlusconisme" et à tous ses excès.

Ce journal dresse quotidiennement un bilan sans concession de la vie politique et économique italienne, et Marco Travaglio participe notamment à l’une des émissions hebdomadaires les plus suivies de la TV publique italienne Rai2 "Anno Zéro" animé par le célèbre journaliste Michele Santoro.

Alessandro Cisilin

"Il Fatto Quotidiano", le 4 mars 2011 

Traduction GV pour ReOpenNews

repris par Megachip, le 9 mars 2011

Traduction GV pour ReOpenNews

14 mars, 2011 by GeantVert 



Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication de l’article ne signifie nullement que la rédaction partage l’analyse de l’auteur mais doit être vu comme information.

Ikram Ghioua : LE FBI applique des théories réductrices: , Le terroriste a-t-il un profil-type?  

Les spécialistes pensent que le FBI applique des théories réductrices qui ne correspondent pas aux observations du gouvernement.
C’est dans une conjoncture particulière, marquée par de multiples révoltes populaires dans le Monde arabo-musulman où l’on note un rôle très timide pour ne pas dire insignifiant des formations et partis politiques à caractère islamiste, que les Etats-Unis d’Amérique s’appliquent à lancer un débat sur la dérive islamiste.
Aux Etats-Unis, certains cercles tentent de réaffirmer par ce débat que le profil d’un futur terroriste cadre avec le port d’une barbe et l’attachement à la religion musulmane. Des critères complètement dépassés et absolument absurdes pour certaines sources sécuritaires qui confient que la religion et le port de la barbe ne confirment en aucun cas le profil d’un futur terroriste soulignant que les juifs integristes portent aussi la barbe.
Ce débat continue, en fait, d’asseoir des fausses théories sur des bases peu crédibles. Mais contrairement à ce concept qui vise à stigmatiser les musulmans, un centre de recherche américain indique que le processus menant à la radicalisation demeure très complexe et un cliché typique d’un futur terroriste ne peut pas être déterminé aussi facilement. C’est dire que les Américains sont plus conscients et balayent l’idée de l’assimilation du musulman au terrorisme.
Le Brennan Center for Justice de la New York University, vient de publier un rapport dans ce sens, à la veille même de la tenue par la Chambre des représentants américaine d’une audience très controversée concernant la radicalisation de la communauté musulmane. Dans ce rapport, indique l’AFP, on démonte complètement les conclusions simplistes sur le sujet, intitulé «Repenser la radicalisation» en faisant le point sur la recherche en matière de terrorisme made in USA. Depuis le 11 septembre 2001 le terrorisme menace les USA surtout que ce pays a été la cible de plusieurs tentatives terroristes dont les auteurs sont nés ou naturalisés américains. Dans ce contexte, une spécialiste des libertés civiles des musulmans aux USA, Faïza Patel souligne: «Une opinion peu étayée, réductrice sur «comment les gens deviennent terroristes» a gagné une légitimité injustifiée dans certains cercles antiterroristes» et d’ajouter: «Etant donné le caractère fragmentaire et contradictoire des connaissances, un observateur extérieur peut difficilement évaluer qui a raison dans ce discours ambiant.» La spécialiste ne manquera pas d’indexer le FBI et le Nypd (département de la police de New York) jugeant que leurs théories sont indûment réductrices et ne répondent pas aux observations et notes du gouvernement, ni aux nombreuses études des experts en sciences sociales et en psychologie. Contrairement à ceux-là qui se basent sur une étude plus scientifique fondée à partir d’analyses psychologiques et psycho-sociales, le FBI et le Nypd, «la dérive peut être stoppée dès ses débuts par des agents formés pour déceler les bons signes».
Une théorie qui ne s’aligne pas sur les principes actuels de la lutte antiterroriste, ni avec les nouvelles donnes intervenues. Pour des sources sécuritaires en Algérie, un futur terroriste peut ne pas avoir de religion. Toutefois, un sentiment de vengeance, un échec, une situation sociale ou une dépression survenue suite à un choc, sont autant de causes qui peuvent faire d’un être humain un terroriste en veille. Cette théorie est évoquée par des services qui jouissent d’une expérience incontestable dans la lutte antiterroriste et ayant pendant 20 ans étudié le profil d’un terroriste. Ces services concluent ainsi que le signe d’une barbe identifiant un musulman comme un terroriste devient complètement absurde.
Tenant compte de ce qui précède, Faïza Patel écrira qu’«il n’y a pas de personne-type qui deviendra un terroriste, pas de moyen de prédire l’avenir extrémiste de quelqu’un, et la pratique de l’Islam en elle-même ne conduit pas au terrorisme». Dans ce même contexte, un rapport du ministère de la Sécurité intérieure américain souligne: «Il n’y a pas de trajectoire-type menant à la radicalisation politique (...), la progression ne peut pas être réduite à une série invariable d’étapes de la solidarité vers l’extrémisme»
Mais il est toutefois à noter malgré l’incrédibilité de certaines notion, celles-ci continuent par le biais de la police à cibler la communauté musulmane aux USA et la spécialiste prévient: «Il y a un risque que le sentiment par lequel, les forces de l’ordre ciblent injustement les musulmans, ait un impact négatif sur la volonté de certains membres des communautés musulmanes de coopérer avec la police, notamment le FBI, et de le faire savoir dès qu’ils ont un soupçon ou une inquiétude.»
Ikram Ghioua

10/03/2011

 http://www.lexpressiondz.com/article/5/2011-03-10/87036.html 



7 Annexe

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

7-1 "Karachigate" : La DGSE évoquait une « piste financière » le jour-même de l’attentat.

Dans cette affaire du "Karachigate", l’information, la "vraie", était là depuis le début, dans une note des Services secrets français qui déjà montrait du doigt la piste "financière". Mais nous sommes en 2002, à peine 6 mois après les attentats aux USA, et en pleine psychose "al-Qaida". L’occasion est trop belle de faire porter le chapeau à ces terroristes islamistes et d’enterrer au plus vite cette affaire. Al-Qaida a bon dos, et encore une fois, comme pour les attentats du 11-Septembre, c’est aux familles de victimes et à leur combat incessant que nous devons la levée d’une partie du voile. Nous la devons aussi à la saisie de cette affaire par Marc Trévidic, un juge apparemment plus efficace et objectif que Jean-Louis Bruguière qui avait instruit l’affaire. Ce dernier apparait de plus en plus comme un relai des autorités françaises (mais pas seulement !), et l’actuel rejugement par la Cour de cassation des "5 Français de Guantanamo" nous apprend que le juge Bruguière qui instruisait cette affaire à l’époque avec Jean-François Ricard, informait régulièrement l’ambassade américaine des avancées du dossier.

A noter aussi que Marc Trévidic, le juge d’instruction désormais chargé de l’enquête sur Karachi, avait déjà succédé à Jean-Louis Bruguière dans l’affaire de l’assassinat des moines de Tibéhirine, révélant que ces derniers avaient en réalité été assassinés par l’armée algérienne.

M. Trévidic, voulez-vous que nous vous fassions parvenir quelques pièces du dossier "11-Septembre" ?

Karachi: la DGSE évoquait une "piste financière" le jour de l’attentat

paru sur lci.tf1.fr, le 21 janvier 2011

La Direction générale de la sécurité extérieure écartait dès le jour de l’attentat de Karachi, le 8 mai 2002, la piste Al-Qaïda et évoquait une "piste financière" liée à un contrat franco-pakistanais, selon une source proche du dossier.

Le juge antiterroriste Marc Trevidic, chargé de l’enquête sur l’attentat de Karachi, au Pakistan,qui a tué 15 personnes dont 11 salariés français de la Direction des constructions navales (DCN), a obtenu la déclassification d’une note de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) écrite le 8 mai 2002, quelques heures après les faits. Dans cette note, révélée vendredi par Le Monde et Mediapart, la DGSE indique clairement que "l’attentat contre les ressortissants français de Karachi ne porte pas les marques d’une opération montée par Al-Qaïda".

La DGSE précise que "si l’attentat visait spécifiquement des ressortissants français, on ne peut écarter la possibilité d’une piste financière". Cette note fait partie de 26 documents dont le juge Trevidic a obtenu début 2011 la déclassification. Le magistrat suit la thèse d’un mobile financier, lié à un arrêt du versement de commissions sur un contrat d’armement, pour expliquer l’attentat. Son prédécesseur de 2002 à 2007, Jean-Louis Bruguière, suivait pour sa part la piste islamiste.

GeantVert

22 janvier, 2011

http://www.reopen911.info/News/2011/01/22/karachi-la-dgse-evoquait-une-piste-financiere-le-jour-de-lattentat/


L'homme de la CIA sauve sa tête

Alors que l'opinion publique souhaitait sa mort, Raymond Davis, coupable de deux meurtres, a été libéré le 16 mars. L'ampleur de l'affaire a fragilisé les relations avec les Etats-Unis. Mais la presse locale n'en a cure. 

Cela faisait deux mois que l'on ne parlait plus au Pakistan que de cet agent de la CIA, Raymond Davis, en détention à Lahore pour avoir tué deux jeunes Pakistanais le 27 janvier dernier. Le laissera-t-on repartir aux Etats-Unis ? Ou bien sera-t-il condamné sur le sol pakistanais ? L'opinion publique ainsi que des organisations et partis religieux demandaient depuis des semaines qu'il soit inculpé pour meurtre et condamné à la peine capitale. Mais le tribunal a tranché : Davis a été acquitté le 16 mars par la Haute Cour de Lahore contre le "prix du sang" : une compensation financière de 2,4 millions de dollars [1,7 millions d'euros] versée aux familles en vertu de la loi islamique. L'agent de la CIA a aussitôt quitté le pays et s'est envolé pour Londres, avant même que les médias soient mis au courant. Vite fait bien fait, le dénuement de "l'affaire Davis" montre - une fois de plus - que la dépendance financière d'Islamabad vis-à-vis de Washington ne lui autorise aucune marge de manœuvre. La presse pakistanaise dans sa majorité s'insurge contre la libération du "Rambo assassin", symbole de l'"asservissement" du Pakistan aux Américains.

 

"Nous sommes des vendus, écrit-on dans The News. Nos maîtres les Américains doivent être satisfaits de leurs marionnettes à Lahore et Islamabad". Dans un autre article, le quotidien ajoute : "Notre souveraineté est-elle à ce point compromise que des agents de la CIA comme Davis sont autorisés à porter l'arme et à la décharger en pleine rue ?" The Nation, journal très conservateur, parle d'un "accord honteux" entre le gouvernement américain et pakistanais pour convaincre la famille des victimes d'accepter le "prix du sang" nécessaire pour blanchir Davis. "Ce sont les religieux et les juges qui normalement décident si l'on recquiert le "Diyat" [principe de compensation] ou le "Fazad-fil-Arz" [principe de tort irréparable], qui permet de dire que le crime est digne de la peine de mort. Le tribunal avait tranché pour ce dernier principe", souligne The News.

A l'inverse de la colère qui traverse la majorité des commentaires, The Express Tribune choisit l'autre camp : "Voici deux raisons pour lesquelles la libération de Davis était la meilleure chose à faire. D'abord, si Davis détenait un passeport diplomatique, alors il avait droit à l'immunité. Et puis, vu la dépendance du Pakistan envers les Américains en matière d'aide militaire, un tel dénouement s'avérait inévitable". Diplomate, le journal demande aux deux pays de laisser l'affaire derrière eux et de retrouver un terrain d'entente dans la lutte contre le terrorisme.

 

Le 27 janvier, Raymond Davis, qui se présente comme un consultant pour le consulat américain de la ville, abat deux hommes qu'il accuse de l'avoir agressé. Il plaide la légitime défense et l'immunité diplomatique. Mais au fil de l'enquête, on découvre qu'il est un agent de la CIA et qu'il a abattu les deux hommes de neuf balles; 5 à travers son pare-brise, 4 pour achever ses cibles. Les Etats-Unis demande sa libération au nom de l'immunité diplomatique mais le Pakistan résiste. Islamabad veut sortir la tête haute et demande même d'échanger contre Raymond Davis Aafia Seddiqui, héroïne pakistanaise, condamnée en septembre 2010 par un tribunal américain à 86 ans de prison pour avoir tenté de tuer ceux qui l'interrogeaient. Les Américains ont, semble-t-il, décliné la proposition et trouvé d'autres arrangements. "Certains disent qu'il y a eu une collaboration entre les services secrets pakistanais et la CIA. Dans ce cas, nous devons savoir ce que nous y avons gagné", écrit The Nation. Pour l'instant, les termes de l'échange restent un mystère.  



Pakistan.

Généralités.

Nom officiel du pays : République islamique du Pakistan.

Création : fondé le 14 août 1947, le Pakistan entretient des relations très tendues avec l'Inde depuis sa création en raison, notamment, du partage entre ces deux pays du territoire du Cachemire.

Pays limitrophes : Chine, Inde, Iran, Afghanistan.

Superficie : 803 000 km2.

Nombre d'habitants : 163 902 000 (estimation pour 2007).

Démographie

Population (estimation INED, en millions)

157,9

 

Composition de la population (en %)

Pendjabis (50 %), Sindis (15 %), Pathans (Pachtounes, 15 %), Mohajirs (immigrés d''''Inde au moment de la partition et leurs descendants, 8 %), Baloutches (5 %), autres (7 %).

 

Population urbaine

34 %. Principales villes : Karachi (9,2 millions d''''habitants), Lahore (5 millions), Faisalabad (1,9 million), aggl. Islamabad-Rawalpindi (1,4 million).

 

Densité (hab./km²)

198,4

 

Espérance de vie (années)

62,9

 

Fécondité (nombre moyen d'enfants/femme)

4,27

 

Taux d'alphabétisation (%)

44

 

Croissance démographique annuelle (%)

2,0

Nom des habitants : Pakistanais.

Religions : musulmans 97 % (dont sunnites 74 %, chiites [dont 2 millions d'ismaéliens] 26 %), autres (chrétiens, hindous, ahmadis, parsis [zoroastriens], 3 %).

Capitale : Islamabad.

Langues : ourdou et anglais.

Monnaie : roupie pakistanaise.

Religions : musulmans 97 % (dont sunnites 74 %, chiites [dont 2 millions d'ismaéliens] 26 %), autres (chrétiens, hindous, ahmadis, parsis [zoroastriens], 3 %).

Capitale : Islamabad.

Arme de destruction massive : le Pakistan dispose de l'arme nucléaire, à l’instar de l’Inde (puissances nucléaires de fait [les cinq autres puissances nucléaires officielles étant la Chine, les États-Unis, la France, la Grande-Bretagne et la Russie]). 

 

Nature de l'État : république à régime parlementaire.

Chef d’État : Asif Ali Zardari (né le 21 juillet 1956 à Nawabshah, Pakistan), élu président du Pakistan le 6 septembre 2008. Veuf de l'ancienne Premier ministre Benazir Bhutto (1953-2007).

Chef du gouvernement : Yousaf Raza Gilani (né en 1952 à Karachi, Pakistan).

Constitution : adoptée en 1973. Révisée en avril 1997 et en décembre 2003. La Constitution, suspendue le 15 octobre 1999 suite au coup d''''Etat du général Pervez Musharraf, le 12 octobre 1999. Chef de l''''état-major, Musharraf s''''est proclamé chef de l''''exécutif. Il a créé un Conseil de sécurité nationale (8 personnes), organe exécutif suprême.

En 1998, la charia et la sunna deviennent lois suprêmes ; il existe une Cour fédérale islamique chargée de veiller au respect de la charia. En mai 2000, la Cour suprême a validé le coup d''''Etat du 12 octobre 1999 en permettant au général Musharraf de rester au pouvoir pendant 3 ans.

Le Parlement islamique (Assemblée nationale, 237 membres élus pour 5 ans au suffrage universel, 20 sièges réservés à des femmes et 10 à des non-musulmans ; et Sénat, 87 membres élus pour 6 ans par les assemblées provinciales) a été dissolu par Musharraf le 15 octobre 1999. Cependant, les partis politiques ont été maintenus

Partis au pouvoir : Ligue musulmane du Pakistan (Pakistan Muslim League, PML-Q), Parti du peuple pakistanais (PPP, social-démocrate).Autres partis : Jamaat-i-Islami (JI, Alliance démocratique islamique, fondamentaliste sunnite).
Muttahida Majlis-e-Amal (MMA, alliance de six partis religieux islamiques, dont le principal parti est le Jamaat-i-Islami).
Muttahida Qaumi Movement (MQM, ex-Mohajir Qaumi Movement, parti des musulmans venus d'Inde lors de la partition, en 1947 ; formation dirigée depuis Londres).

Adhésions supranationales : OMC (Organisation mondiale du commerce), OCI (Organistion de la conférence islamique), IDB (Banque interaméricaine de développement), ADB (Banque pour le développement de l’Asie). . Le pays est composé de 4 Provinces : Pendjab, Sind, Province-de-la-Frontière-du-Nord-Ouest (NWFP) et Baloutchistan, chacune dotée d''''une Assemblée. Il existe également 2 Territoires : les Zones tribales (FATA, autonomes, situées dans la NWFP, mais en relation directe avec Islamabad) et le Territoire de la capitale. Le Pakistan administre également une partie du Cachemire, l''''Azad Kashmir, le "Cachemire libre", et les Territoires du Nord. Le Pakistan revendique la région du Cachemire de l''''Etat indien du Jammu-et-Cachemire. En 1998, la charia et la sunna deviennent lois suprêmes ; il existe une Cour fédérale islamique chargée de veiller au respect de la charia. En mai 2000, la Cour suprême a validé le coup d''''Etat du 12 octobre 1999 en permettant au général Musharraf de rester au pouvoir pendant 3 ans.

Le Pakistan a été réintégré dans le Commonwealth en mai 2004 après cinq ans d'exclusion..

http://www.courrierinternational.com/fiche-pays/pakistan

http://www.larousse.fr/encyclopedie/article/Le%20Pakistan%20:%20un%20pays%20en%20guerre%20et%20en%20faillite./11010250



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  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

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