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25/03/2011

n°13 - Journal du Yémen - 23-02 au 24-03 - Suite - La main des Etats-Unis, dans le massacre du peuple yéménite.

n°13 -  Journal du Yémen - 23-02 au 24-03  - Suite -     La main des Etats-Unis, dans le massacre du peuple yéménite.



Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée US et ferment les oreilles aux autres sources.



    Journal du Yémen

                  n°13                                        de 23-02 au 24-03      

C.De broeder & M.Lemaire



Vous retrouverez ce journal 

a) sur nos blog : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

b) sur le site de Robert Bibeau :  : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

c) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

 http://no-war.over-blog.com/ 

d) sur le site : www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire de la lutte pour la libération du territoire.

2  Politique

 3 Vidéo

3-1 Un ponte de la DGSE nous apprend qu'Al Qaïda n'existe pas…

4 Brèves

4-1 Les Etats-Unis considèrent M. Saleh comme un allié dans la guerre contre Al-Qaïda

4-2 Des officiers de haut rang rejoignent les protestataires.

4-3 Ahmed Abderrahman : Les militaires accaparent la révolution.

5 Dossier

5-1 Malbrunot : Ali Abdallah Saleh « On me demande de partir, mais je ne partirai que par les urnes »,

5-2 Nadine Acoury : Ali Abdallah Saleh est en bout de course.

4- 2 Kurt Nimmo, Georges Zeter :  UUtilisation de gaz neurotoxiques contre les manifestants au Bahreïn et au Yémen rapportent des médecins.  

5 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

5-1 CJPMO : Le gouvernement yéménite fait maintenant « disparaitre » les activistes.  



 Vidéo

3-1 Un ponte de la DGSE nous apprend qu'Al Qaïda n'existe pas…

Si on en croit cette vidéo piquée sur .... la télé du Sénat, le gibier en question ressemblerait fort au dahu, au yéti ou autre monstre du Loch Ness.
Vidéo dans laquelle un ponte de la DGSE nous apprend tout tranquillement qu'Al Qaïda n'existe pas, eh oui. Comme quoi l'info distillée par les journaux et les télés est vraiment "fiable"...

Là on est entre gens sérieux, et c'est un professionnel du renseignement qui commente un rapport au Sénat, pas des délires de journalistes en mal de spectaculaire et de scoop.

http://videos.senat.fr/video/videos/2010/video3893.html.



4 Brèves

4-1 Les Etats-Unis considèrent M. Saleh comme un allié dans la guerre contre Al-Qaïda

L'opposition qui exige le départ de M. Saleh, au pouvoir depuis 32 ans, a qualifié les incidents de "massacre", un thème qui a été largement repris samedi par les orateurs qui s'adressaient d'une tribune aux manifestants.

"De quel droit le boucher et terroriste Ali Abdallah Saleh se permet-il d'instaurer l'état d'urgence alors qu'il est devenu une personne recherchée pour avoir commis un massacre contre le peuple", a clamé l'un des orateurs.

L'état d'urgence donne en théorie aux forces de l'ordre la latitude de réprimer les manifestations et aux autorités le pouvoir de restreindre les libertés publiques pour imposer l'ordre.

Les manifestants ont indiqué avoir pris la décision de "ne pas enterrer les martyrs du vendredi sanglants jusqu'à la chute du régime".

A Aden, ville du sud à la pointe de la contestation du régime, quatre personnes ont été blessées, dont l'une par balle, lorsque des policiers et des soldats ont tiré samedi sur des manifestants tenant une barricade dans le quartier de Moalla à Aden, ont rapporté des témoins.

Les forces de l'ordre cherchaient apparemment à démanteler la barricade en place depuis deux semaines mais n'ont pas réussi à le faire, selon ces témoins.

L'un des manifestants a été touché par balle et les trois autres par des tirs de grenades lacrymogènes, selon ces mêmes témoins qui indiquent que des manifestants se sont ensuite dirigés vers un poste de police avec l'intention de le brûler.

19 mars /


4-2 Des officiers de haut rang rejoignent les protestataires.

Un groupe d'officiers de haut rang, dont le général Ali Mohsen al-Ahmar, a déclaré lundi qu'il rejoignait les protestataires contre le président Saleh.
Le général Al-Ahmar est le commandant de la zone militaire du nord-ouest, à savoir la 1ère Division blindée. Il est l'un des demi-frères du président Ali Abdallah Saleh.
"Au nom de mes collègues dans l'armée, nous annonçons notre participation à la révolution pacifique des protestataires", a déclaré le général dans un message vidéo pre-enregistré au milieu de manifestants réunis devant l'entrée de l'université de Sanaa, la capitale.
A part le général al-Ahmar, le général Mohammed Ali Mohsen, commandant de la zone militaire du nord-est, et le général de brigade Hamid al-Qushaibi, commandant de la Brigade blindée 310 dans la province d'Amran (nord du pays), figurent également parmi les officiers de haut rang qui ont rejoint les protestataires, suite à la tuerie de vendredi, qui a coûte la vie à 52 manifestants à Sanaa.
Par ailleurs, des troupes militaires soutenues par des chars et des véhicules de la 1e Division blindée ont été déployées lundi vers la capitale pour protéger les protestataires immédiatement après l'annonce de ces officiers.
Des sources diplomatiques à Sanaa ont indiqué que les ambassadeurs du Yémen en République tchèque, au Japon et en Syrie avaient démissionné de leur poste et du parti au pouvoir, en signe de protestation contre les récentes violences contre les manifestants.
Une autre source gouvernementale a indiqué que le gouverneur d'Aden avait également démissionné lundi de son poste et du parti, pour les mêmes raisons.
Dimanche, le président Saleh avait dissout son gouvernement et désigné un gouvernement chargé d'assurer l'intérim.

23/3 Source: xinhua


4-3 Ahmed Abderrahman : Les militaires accaparent la révolution.

Alors que  la jeunesse avait courageusement lancé le mouvement de protestation contre le régime, ce sont des militaires pourtant impliqués dans tous les massacres qui se présentent comme la nouvelle alternative au président Ali Saleh, déplore News Yemen.

23.03.2011Ahmed Abderrahman|

Je voudrais parler de ces jeunes que tout le monde semble déjà avoir oublié alors que ce sont eux qui ont pris tous les risques pour lancer le mouvement de protestation au Yémen  il y a deux mois. Ce sont eux qui ont, les premiers, demandé la chute du régime. Ils ont scandé "Ali Saleh, dégage !", "Non à l'esprit partisan, non aux partis !", "Pour un Etat moderne, non aux tribus, non aux militaires !", sans compter "Le peuple veut la chute du régime !" [le slogan scandé dans toutes les révoltes arabes] . C'étaient là les mots d'ordre de la jeunesse qui rêve de liberté et qui veut vivre dans un pays où il leur serait permis de mener leur vie et de réaliser leurs ambitions. Ce sont eux qui ont lancé l'étincelle de la révolution.

Malgré les arrestations de la part du pouvoir et de l'ostracisme des médias, ils ont persisté et défendu leur droit de se réunir. Petit à petit, ils ont réussi à attirer les regards du monde entier et à faire de la place Taghiir [place du Changement, phonétiquement proche de place Tahrir, de la Libération, au Caire] le point de convergence où se mélangeaient les Yéménites de toute origine [citadins, tribaux, sunnites, zaïdites etc.], en se démarquant d'une histoire sanglante et en laissant leurs armes à la maison pour scander "silmiya, silmiya [pacifique, pacifique !]".

Ils voulaient s'émanciper aussi des partis politiques, dont les chefs étaient à leurs yeux aussi discrédités que le régime lui-même. Hachem Al-Abara, un jeune avec lequel je suis toujours en contact via Facebook, avait maintes fois exprimé sa crainte de voir la révolution tomber entre les mains de ces partis. Un autre, Abdel Nasser Al-Dumayni, appréhendait surtout que ce soient les chefs tribaux qui viennent se présenter comme les "sauveurs" à la rescousse des jeunes.

Je serais curieux de savoir ce qu'ils pensent aujourd'hui de ces militaires qui se présentent désormais comme les hérauts du mouvement [plusieurs militaires ont démissionné et rallié les rangs de l'opposition], alors qu'hier encore, ils étaient sur la liste des personnalités dont l'opposition demandait le transfert devant la Justice. Je me remémore les scènes du massacre qui a eu lieu vendredi dernier. Les jeunes ont accepté de mourir parce qu'ils étaient sûrs que leurs rêves continueraient de vivre. Ils étaient convaincus d'exprimer les aspirations de tout un peuple. Je ne peux m'empêcher de m'interroger désormais : Ont-ils offert leurs poitrines dénudées aux balles pour rien ? Car il semble qu'on s'apprête à remplacer un général par un autre général et de proposer comme alternative un esprit tribalo-militaro-salafiste encore plus prononcé que ce que nous connaissons déjà.

Le 22 mars en effet, on a assisté à la démission d'un nombre important de hauts gradés de l'armée [et à leur ralliement à l'opposition]. La figure la plus emblématique en est le général Ali Mohsen Al-Ahmar. Dans la mémoire des Yéménites, son nom est lié à la guerre en 1994 [contre les sécessionnistes du Sud]  et à la guerre de Saada [contre la rébellion houthiste dans le Nord]. On le disait demi-frère du président, ce qui a été démenti par une chaîne de télévision appartenant à un autre membre du même clan tribal des Al-Ahmar.

Quoi qu'il en soit de son lien de parenté directe avec le président actuel, il s'agit de quelqu'un qui a été proche du régime. Il y a quelques jours encore, il participait aux réunions du conseil pour les affaires sécuritaires. Par ailleurs, il entretient d'étroites relations avec les milieux tribaux, avec les dirigeants du principal parti politique du pays [Al-Islah, dominé là encore par les Al-Ahmar] et avec la famille régnante en Arabie saoudite. Je crains de plus en plus que le destin du Yémen se décide malheureusement à l'extérieur du pays.

23.03.2011Ahmed Abderrahman|

http://www.courrierinternational.com/article/2011/03/23/les-militaires-accaparent-la-revolution

 

 



5 Dossier

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

5-1 Malbrunot : Ali Abdallah Saleh « On me demande de partir, mais je ne partirai que par les urnes »,

Ndlr : La publication de l'article  ne signifie nullement que la rédaction partage le point de vue de l'auteur mais doit être vu comme information.

Face à une opposition qui durcit le ton, le président Ali Abdallah Saleh au pouvoir depuis 32 ans ne compte pas démissionner. « On me demande de partir, mais je ne partirai que par les urnes », a déclaré le raïs yéménite, lundi, lors d’une conférence de presse à Sanaa.
Le 2 février, pensant désamorcer la grogne de son peuple, galvanisé par les exemples tunisien et égyptien, le chef de l’Etat avait annoncé qu’il ne se représenterait pas en 2013 et que son fils, Ahmed, ne lui succéderait pas.

Mais depuis les manifestations appelant à un changement de régime se sont poursuivies, à Sanaa, la capitale, mais surtout à Taez et à Aden dans le sud où douze personnes ont été tuées victimes d’une répression sanglante.

Et c’est précisément le recours excessif à la force qui a provoqué le raidissement de l’opposition. Dimanche, celle-ci a appelé ses membres à rejoindre le flot des manifestants, composé jusqu’à présent d’étudiants.
« L’opposition a compris que le mouvement étudiant est entrain de se structurer grâce à Twitter et Facebook sur le modèle égyptien en vue de la manifestation du 24 février, elle veut être présente pour fédérer la révolte », analyse un observateur sur place, qui relève de plus en plus d’étudiants islamistes dans les cortèges de manifestants.
Après avoir dénoncé les fauteurs de troubles en fin de semaine, l’influent chef islamiste Cheikh Abdelamajid Zindani a fait volte face hier affirmant, au nom de tous les oulémas du Yémen, que « toute agression contre les manifestants est un crime ». Zindani, un ancien proche d’Oussama Ben Laden en Afghanistan, est l’un des ténors de l’Islah, la formation intégriste qui domine la coalition des opposants à Saleh, au côté des socialistes sudistes.
Lundi, la contestation s’est également étendue au nord chiite, où des dizaines de milliers de personnes ont, à leur tour, réclamé la chute du régime. A Sanaa en revanche, des milliers de personnes ont entamé un sit-in devant l’université pour exiger le départ du raïs, mais comme la veille, les manifestants n’ont pas été inquiétés par les forces de sécurité. Dans sa conférence de presse, le chef de l’Etat leur avait demandé de ne pas tirer sur les protestataires.
En même temps qu’il résiste aux appels à quitter le pouvoir, Saleh cherche à apaiser la situation, en condamnant la violence des forces de sécurité au sud, ou en allant visiter le campus de l’université. Mais son offre, réitérée lundi, de dialogue a été rejetée par ses opposants. Pas de négociations tant que la répression sévit, insiste la Coalition d’opposition.
Celle-ci n’est pas « révolutionnaire », concède l’expert. « L’opposition veut arriver à la table des négociations que propose Saleh en position de force, notamment sur son exigence principale d’élire les députés à la proportionnelle ».
A Sanaa, grâce à l’appui des tribus, le raïs a encore la situation en main. En revanche, à Taez et surtout Aden « tout est possible », avertit l’expert.

Dans cette dernière ville, les activistes sudistes, qui militent depuis des mois pour la sécession, seraient également sur le point de rallier les étudiants.
Georges Malbrunot

22 février 2011

http://blog.lefigaro.fr/malbrunot/


5-2 Nadine Acoury : Ali Abdallah Saleh est en bout de course.

La révolution commencée par les jeunes Yéménites a réussi à gagner l'adhésion et la participation du peuple tout entier, les tribus, les "séparatistes" du sud, les Houtistes du nordsous la pression du soulèvement populaire qui a gagné toutes les villes du pays, les défections, démissions et désertions de hauts fonctionnaires s'accélèrent les révolutionnaires yéménites ont réussi à tenir sans recourir aux armes (dans un pays qui compte un million d'armes individuelles) malgré la répression sanguinaire qui a fait des dizaines de morts notamment vendredi 18/03 où 50 personnes ont été tuées dans l'attaque d'une mosquée à proximité de la Sa7at al Taghiyr (Place du Changement) à Sanaa

(voir la vidéo http://www.youtube.com/watch?v=BMvra-TYw_Q&feature=player_embedded)

Ali Abdallah Saleh est en bout de course mais les USionistes et leurs principaux alliés encore en place dans la région ne le laisseront pas partir de si tôt

ils se sont mordu les doigts d'avoir laissé filer trop facilement (pensent-ils) Benali et Moubarak, et surtout ils préfèrent un dictateur habitué à prendre les ordres et qui a besoin d'eux, à un inconnu à qui, au mieux ils devront tout expliquer, ou qui au pire, représentera vraiment le peuple

et ils ont déjà ordonné à Saleh sur inspiration de ses précesseurs de virer son gouvernement, mais ce geste est resté sans effet

et, sur inspiration du dictateur libyen, il continue à faire des discours sur le soutien que lui assure "la plus grande majorité du peuple" et sur "ceux qui appellent au chaos, à la violence, à la haine et à l'anarchie [qui] ne représentent qu'une infime minorité du peuple yéménite", histoire de gagner du temps, le temps que ses maîtres mettent en place une nouvelle intervention internationale peut-être?

L’exemple du Gadhafi sera utilisé jusqu'au bout, l'enjeu géostratégique du Yemen est primordial pour de nombreuses parties aussi bien localement (Arabie Saoudite et autres pays du Golfe) que mondialementmais l'expérience de ces derniers mois le montre tous les jours: ce que le peuple veut il finit par l'obtenir aussi élevé qu'en soit le prix

Nadine Acoury


4- 2 Kurt Nimmo, Georges Zeter :  Utilisation de gaz neurotoxiques contre les manifestants au Bahreïn et au Yémen rapportent des médecins.  

 «Toutes les substances actuellement utilisées au Bahreïn pour disperser les émeutiers sont approuvées au niveau international, », proclame le directeur du tribunal militaire, Major Humood Saad devant le parlement, « Il dit aussi, qu'elles sont des substances naturelles et que l'interdiction de la police de les utiliser pendant les émeutes, signifierait que les policiers auraient à utiliser davantage des méthodes létales et potentiellement plus fortes, telles que des balles en caoutchouc », rapporte la télévision de Bahreïn.
D’un autre coté le Dr Aziz Abul proclame que la loi interdit au Bahreïn d'utiliser la guerre chimique contre ses ennemis, « mais autorise la police à l'utiliser contre son peuple. »
Des médecins ont confirmés que l'état
​​du Bahreïn utilise bien des méthodes « plus violentes et potentiellement mortelles», afin de mettre abas les appels pour un gouvernement plus représentatif.
D’autres médecins témoins des manifestations anti-gouvernementales violentes dans la capitale du Yémen Sanaa ont dit que ce qu'on croyait être des gaz lacrymogènes tirés par les forces du gouvernement sur
​​les manifestants sont peut être des gaz neurotoxiques, ce qui est interdit dans le droit international, rapportent le magasine The Australian.
« Le contenu de ce gaz qui rend les gens convulsifs pendant des heures. Il les paralyse. Ils ne pouvaient pas bouger du tout. Nous avons essayé de leur donner de l'oxygène, mais cela n'a pas fonctionné », a déclaré Amaar Nujaim, un médecin de terrain qui travaille pour le Secours islamique.
Pathologiste Mohammad Al-Cheikh a déclaré que certaines des victimes avaient perdu leur contrôle musculaire et étaient forcés de porter des couches.
Les rapports indiquent que des victimes de gaz neurotoxique apparemment utilisé par la monarchie contre ses citoyens. «Les militaires ont ouvert le feu mardi soir et utilisé ce qui était initialement supposé être du gaz lacrymogène pour disperser un groupe de manifestants qui tentaient d'apporter des tentes supplémentaires dans la zone de protestation devant l'Université de Sanaa, » continue le magasine The Australien.
Selon d’autres témoins, des soldats ont tiré des coups de semonce en l'air avant de tirer des gaz et des balles réelles sur des manifestants ; en tuant un et en blessant au moins 50.
La majorité de la population chiite protestait contre al-Khalifa, la famille sunnite qui gouverne Bahreïn depuis plus de 200 ans.
Alors que les protestations ont portées essentiellement sur les demandes de réforme politique et à un meilleur accès à l'emploi, le logement et l'éducation, des manifestants ont également protestés contre une politique controversée d'accorder la citoyenneté aux sunnites de Syrie, de Jordanie et d'autres pays.
Plus tôt ce mois-ci, il a été signalé que le gouvernement saoudien avait expédié des douzaines de chars au Bahreïn. Des témoins oculaires ont rapporté avoir vu roulant sur la chaussée de 25 km du roi Fahd, qui relie la petite nation insulaire du Bahreïn à l'Arabie saoudite « 15 transporteurs de tank avec deux chars par remorque allant en direction du Bahreïn» (Reportage de RIA Novosti sur Mars 1.)
Ce n'est pas très clair où le Bahreïn a acquis des gaz neurotoxiques. L'Arabie saoudite, selon James Martin du centre des études de non-prolifération, n'a pas un programme d’armes chimiques ou biologiques d'armement.
Georges Zeter
Kurt Nimmo
Infowars.com

11/03/2011

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=21484



5 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information.

5-1 CJPMO : Le gouvernement yéménite fait maintenant « disparaitre » les activistes.

Malgré les tueries et les disparitions, des centaines de milliers de manifestants ont continué à envahir les rues de diverses villes du Yémen le 4 mars dernier en demandant la fin du règne de 32 ans du président Saleh.
Le gouvernement yéménite semble maintenant résolu à faire disparaitre les activistes qui demandent la démission du président Ali Abdullah Saleh, au pouvoir depuis 1978. Selon Human Rights Watch (HRW), au moins huit personnes sont disparues dans les trois dernières semaines, après avoir été détenues dans la ville portuaire d'Aden, dans le sud du Yémen, par les forces de sécurité. Ils étaient tous membres du Mouvement sudiste qui, en plus de partager la colère des autres Yéménites au sujet de la pauvreté et de la forte progression du chômage, a également critiqué le régime Saleh pour avoir fait de la discrimination à l'encontre des résidents du Yémen du Sud, une république indépendante jusqu'à l'union de 1990 avec le nord.

L'un des détenus les plus importants est Hassan Baoum (75 ans), président du Conseil suprême du Mouvement sudiste. Le 20 février, des forces de sécurité en uniforme civil ont envahi l'hôpital d'Aden et se sont emparées de l'homme malade dans son lit d'hôpital, ainsi que son fils. Selon HRW, le gouvernement a fait disparaître un total de huit activistes yéménites. La répression gouvernementale des manifestations nationales a été particulièrement sévère à Aden. La plupart des 24 manifestants abattus pendant les deux dernières semaines de manifestations nationales ont été tués à cet endroit. Les organisations locales des droits de la personne ont signalé à HRW que 59 manifestants étaient détenus dans la seule ville d'Aden.

Canadiens pour la justice et la paix au Moyen-Orient (CJPMO) exhorte le gouvernement canadien à faire immédiatement pression auprès du président Saleh pour obtenir la libération des détenus. « Ces disparitions forcées constituent une intensification alarmante des répressions et une violation particulièrement sérieuse du droit international », a déclaré Thomas Woodley, le président de CJPMO. CJPMO croit que le gouvernement Saleh profite du fait que l'attention internationale est actuellement posée sur la Libye pour augmenter sa répression des contestations. CJPMO croit également que les critiques du gouvernement Saleh en provenance de l'Occident et du Canada restent muettes à cause de la coopération de Saleh dans la guerre contre la terreur conduite par les États-Unis.  

La moitié de la population du Yémen vit sous le seuil de la pauvreté, le tiers souffre de faim chronique et le taux de chômage est à 35 pour cent. Les manifestations récentes ont été provoquées par un projet de modification de la constitution qui aurait permis à Saleh, s'il était adopté, de briguer la présidence pour deux autres mandats de 10 ans. Malgré les tueries et les disparitions, des centaines de milliers de manifestants ont continué à envahir les rues de diverses villes du Yémen le 4 mars dernier en demandant la fin du règne de 32 ans du président Saleh.

Mondialisation.ca,

Le 8 mars 2011

Articles de CJPMO publiés par Mondialisation.ca


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