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26/03/2011

n°69 - journal d'Iran - 20-2 au 25-10 : - Fin : - Soros menace l’Iran de « la plus sanglante des révolutions ».».

n°69 - journal d'Iran - 20-2 au 25-10 : - Fin: -  Soros menace l’Iran de « la plus sanglante des révolutions ».».



journal d'Iran   n°69 du 20-2 au 25-10

                              C.De Broeder & M.Lemaire



a) Le "Journal d'Iran" est  visible  sur les blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

 

b) sur le site de Eva Resis      :  no-war.over-blog.com

c) Et sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

d) sur le site :  www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be


Sommaire :

4 Dossier & Point de vue

4-1 Les spécialistes pensent que le FBI applique des théories réductrices qui ne correspondent pas aux observations du gouvernement.

5 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

5-1 Congrès international de Berlin : Soutien au soulèvement en Iran et aux résidents d’Achraf.

6  Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

6-1 Aymane Chaouki : La peur arabe : Un aveu d'échec de la politique américaine au Moyen-Orient ?

6-2 Yahia Gouasmi : Le canal de Suez appartient-il à Israël ?

 6-3 Kaveh L. : L’Iran Entreprend Un Nouveau Voyage de Découverte.

 

 


 


4 Dossier & Point de vue

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

4-1 Les spécialistes pensent que le FBI applique des théories réductrices qui ne correspondent pas aux observations du gouvernement.
C’est dans une conjoncture particulière, marquée par de multiples révoltes populaires dans le Monde arabo-musulman où l’on note un rôle très timide pour ne pas dire insignifiant des formations et partis politiques à caractère islamiste, que les Etats-Unis d’Amérique s’appliquent à lancer un débat sur la dérive islamiste.
Aux Etats-Unis, certains cercles tentent de réaffirmer par ce débat que le profil d’un futur terroriste cadre avec le port d’une barbe et l’attachement à la religion musulmane. Des critères complètement dépassés et absolument absurdes pour certaines sources sécuritaires qui confient que la religion et le port de la barbe ne confirment en aucun cas le profil d’un futur terroriste soulignant que les juifs integristes portent aussi la barbe.
Ce débat continue, en fait, d’asseoir des fausses théories sur des bases peu crédibles. Mais contrairement à ce concept qui vise à stigmatiser les musulmans, un centre de recherche américain indique que le processus menant à la radicalisation demeure très complexe et un cliché typique d’un futur terroriste ne peut pas être déterminé aussi facilement. C’est dire que les Américains sont plus conscients et balayent l’idée de l’assimilation du musulman au terrorisme.
Le Brennan Center for Justice de la New York University, vient de publier un rapport dans ce sens, à la veille même de la tenue par la Chambre des représentants américaine d’une audience très controversée concernant la radicalisation de la communauté musulmane. Dans ce rapport, indique l’AFP, on démonte complètement les conclusions simplistes sur le sujet, intitulé «Repenser la radicalisation» en faisant le point sur la recherche en matière de terrorisme made in USA. Depuis le 11 septembre 2001 le terrorisme menace les USA surtout que ce pays a été la cible de plusieurs tentatives terroristes dont les auteurs sont nés ou naturalisés américains. Dans ce contexte, une spécialiste des libertés civiles des musulmans aux USA, Faïza Patel souligne: «Une opinion peu étayée, réductrice sur «comment les gens deviennent terroristes» a gagné une légitimité injustifiée dans certains cercles antiterroristes» et d’ajouter: «Etant donné le caractère fragmentaire et contradictoire des connaissances, un observateur extérieur peut difficilement évaluer qui a raison dans ce discours ambiant.» La spécialiste ne manquera pas d’indexer le FBI et le Nypd (département de la police de New York) jugeant que leurs théories sont indûment réductrices et ne répondent pas aux observations et notes du gouvernement, ni aux nombreuses études des experts en sciences sociales et en psychologie. Contrairement à ceux-là qui se basent sur une étude plus scientifique fondée à partir d’analyses psychologiques et psycho-sociales, le FBI et le Nypd, «la dérive peut être stoppée dès ses débuts par des agents formés pour déceler les bons signes».
Une théorie qui ne s’aligne pas sur les principes actuels de la lutte antiterroriste, ni avec les nouvelles donnes intervenues. Pour des sources sécuritaires en Algérie, un futur terroriste peut ne pas avoir de religion. Toutefois, un sentiment de vengeance, un échec, une situation sociale ou une dépression survenue suite à un choc, sont autant de causes qui peuvent faire d’un être humain un terroriste en veille. Cette théorie est évoquée par des services qui jouissent d’une expérience incontestable dans la lutte antiterroriste et ayant pendant 20 ans étudié le profil d’un terroriste. Ces services concluent ainsi que le signe d’une barbe identifiant un musulman comme un terroriste devient complètement absurde.
Tenant compte de ce qui précède, Faïza Patel écrira qu’«il n’y a pas de personne-type qui deviendra un terroriste, pas de moyen de prédire l’avenir extrémiste de quelqu’un, et la pratique de l’Islam en elle-même ne conduit pas au terrorisme». Dans ce même contexte, un rapport du ministère de la Sécurité intérieure américain souligne: «Il n’y a pas de trajectoire-type menant à la radicalisation politique (...), la progression ne peut pas être réduite à une série invariable d’étapes de la solidarité vers l’extrémisme»
Mais il est toutefois à noter malgré l’incrédibilité de certaines notion, celles-ci continuent par le biais de la police à cibler la communauté musulmane aux USA et la spécialiste prévient: «Il y a un risque que le sentiment par lequel, les forces de l’ordre ciblent injustement les musulmans, ait un impact négatif sur la volonté de certains membres des communautés musulmanes de coopérer avec la police, notamment le FBI, et de le faire savoir dès qu’ils ont un soupçon ou une inquiétude.»

Ikram GHIOUA

10/03/2011 

 http://www.lexpressiondz.com/article/5/2011-03-10/87036.html



5 Déclaration, courrier des lecteurs & témoignage

Ndlr : la publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage les analyses ou point de vue des auteurs, mais doit être vu comme information.

5-1 Congrès international de Berlin : Soutien au soulèvement en Iran et aux résidents d’Achraf.

Samedi 19 mars, dans un congrès international à Berlin, de hauts responsables américains des administrations Clinton, Bush et Obama, des personnalités politiques européennes et arabes ont apporté leur soutien au soulèvement du peuple iranien et examiné les perspectives de changement dans ce pays. Ils ont souligné la nécessité d’adopter une politique correcte face au régime de Téhéran qui cherche à profiter des révoltes dans la région et au développement de l’intégrisme islamique.

M. Leo Dautzenberg (député de 1998 à 2011) a remis une déclaration signée par 150 députés du Bundestag sur la protection humanitaire des opposants iraniens au Camp d’Achraf, le retrait de l’OMPI de la liste du terrorisme américain et l’arrêt des exécutions en Iran. 

Dans cette réunion à la veille de la nouvelle année iranienne, Norouz, les hauts responsables américains comme Howard Dean, président du parti démocrate américain, le général Peter Pace, chef de l’état-major des armées des Etats-Unis  (2005-2007), le général Hugh Shelton, chef de l’état-major des armées des Etats-Unis (1997-2001), Sid Ahmed Ghozali, ancien premier ministre algérien, Patrick Kennedy, fils de feu le sénateur Edward Kennedy, membre de la Chambre des Représentants (1995-2011), Mitchell B. Reiss, chargé des affaires politiques au Département d’Etat américain (2003-2005), Michael Mukasey, ministre américain de la Justice (2007-2009) et Louis Freeh, chef du FBI (1993-2001), ont pris la parole. De même Gesine Schwan, deux fois candidate à la présidence de la République allemande, Gunther Verheugen, commissaire européen (1999-2009) et ancien secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères, Otto Bernhardt, porte-parole pour les finances de la fraction  démocrate chrétienne/ sociale démocrate au Bundestag (2005-2009) et membre de la direction de la fondation Konrad Adenauer, et le Pr Christoph Degenhardt, éminent juriste, sont aussi intervenus.
Maryam Radjavi, invitée spéciale de cette conférence, a dit que la solution pour mettre fin aux terribles souffrances du peuple iranien et faire disparaitre les principales menaces terroristes dans le monde est un changement complet du régime des mollahs et l’instauration de la démocratie. « Le seul levier pour atteindre ce but, a-t-elle dit, c’est la Troisième Voie, à savoir un changement démocratique par le peuple iranien et sa résistance organisée. On peut voir la cristallisation de cette résistance à Achraf qui constitue une source d'inspiration pour la jeunesse dans sa lutte pour la liberté. »

Tout en reprochant à l’occident son opposition au changement en Iran, Mme Radjavi a ajouté : Durant les années passées trois gouvernements successifs aux États-Unis en maintenant les Moudjahidine du peuple sur la liste noire ont aidé dans la pratique le régime à rester au pouvoir. Ces deux dernières années malheureusement les États-Unis ont continué cette politique dévastatrice pour le peuple iranien et sa résistance. Les attaques successives  des agents du régime contre Achraf a fait de nombreux morts et blessés parmi les Moudjahidine du peuple.

Evoquant l’évolution rapide des événements dans la région, Mme Radjavi a invité l’ensemble des gouvernements occidentaux de prendre la bonne voie de l’histoire et a demandé à la communauté internationale
1- De cesser d’acheter du pétrole aux mollahs et d'alimenter ainsi le financement de la répression du peuple iranien.
2- De prendre les mesures nécessaires pour lancer un mandat international contre Khamenei pour crime contre l'humanité.
3- De radier les Moudjahidines du peuple de la liste du terrorisme et de reconnaître officiellement la Résistance du peuple iranien.
4- De prendre les mesures nécessaires pour retirer les haut-parleurs autour du camp d'Achraf, de mettre fin à la torture psychologique des résidents et au blocus inhumain du Camp, de lever en particulier les restrictions médicales criminelles et de se charger de faire accepter la protection du Camp par les États-Unis et les Nations unies.

Secrétariat du Conseil national de la résistance iranienne
Le 19 mars 2011



6  Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

Ndlr : La publication des articles ou analyse ne signifie nullement que la rédaction partage toutes les analyses des auteurs mais doit être vu comme information

6-1 Aymane Chaouki : La peur arabe : Un aveu d'échec de la politique américaine au Moyen-Orient ?
Parmi les nombreuses révélations de WikiLeaks, nous avons appris que les pays arabes entretiennent une véritable crainte à l’égard de l’Iran, allant même jusqu’à exhorter les Etats-Unis d’intervenir militairement contre la République Islamique.

Ces pressions des dirigeants arabes ne reflètent-ils pas un appel aux Etats-Unis à rectifier une situation qui leur a échappé ?

La montée en puissance de l’Iran au Moyen-Orient : la conséquence des guerres d’Afghanistan et d’Irak

Un document confidentiel, publié par Le Monde, révèle que le roi Abdallah d’Arabie Saoudite, en mars 2009, a appelé les Etats-Unis « à couper la tête du serpent » iranien tandis que d’autres Etats arabes tels que l’Egypte et le Qatar ont fait part à plusieurs reprises de leur méfiance envers Téhéran. L’Arabie Saoudite a également mis l’accent sur le programme nucléaire iranien et sur les conséquences de son achèvement qui engendrerait une prolifération nucléaire dans tout le Moyen-Orient.

Ces révélations semblent confirmer l’influence actuelle de l’Iran au Moyen-Orient, qui résulte en partie de l’échec de la stratégie américaine au Moyen-Orient au lendemain du 11 septembre 2001. En effet, les Etats-Unis se sont enlisés dans deux conflits militaires en Afghanistan et en Irak qui ont changé la configuration géopolitique dans la région. Ainsi que l’affirmait Bertrand Badie, « les victoires d’aujourd’hui sont parfois les défaites de demain(1) ». 

Les Etats-Unis ont ainsi réussi à renverser deux pouvoirs hostiles à l’Iran tout en contribuant à la montée d’un antiaméricanisme majeur dans la région qui est venu grossir les rangs du camp « anti-impérialiste » dont l’Iran se veut le leader. L’intervention en Irak a mis fin à la politique de « dual containment  » lancée en 1994 par l’administration Clinton et a permis d’éliminer un puissant rival de Téhéran si bien que l’équilibre des pouvoirs qui prévalait entre l’Iran, l’Irak et l’Arabie Saoudite a fait place à une bipolarisation entre Téhéran et Ryad (2). Or, l’Arabie Saoudite apparaît bien fragile pour contenir la puissance de l’Iran, qui profite ainsi d’un « vacuum » sans précédent pour émerger comme un pôle majeur au Proche-Orient, à l’instar de la Turquie et d’Israël.

Aussi, l’occupation américaine de l’Irak a conduit à l’autonomisation des chiites irakiens, ce qui a précipité leur entrée fracassante sur la scène politique, alors que cette communauté était traditionnellement mise à l’écart du pouvoir. Par ailleurs, la montée des chiites en Irak est un véritable enjeu sécuritaire pour un certain nombre de pays arabes. Le poids de la communauté chiite s’est ainsi accru et est devenu incontournable dans un certain nombre de questions régionales, tels que la stabilité des Etats multiconfessionnels irakiens et libanais, le processus de paix israélo-palestinien, le règlement du conflit afghan et les insurrections au Pakistan. C’est pour ces raisons que la « carte chiite » représente un atout considérable entre les mains de Téhéran. Ce potentiel « déstabilisateur » de l’Iran a suscité de vives inquiétudes de la part des voisins sunnites ces trente dernières années, craignant un soulèvement chiite au Moyen-Orient dirigé depuis Téhéran. Au Koweït, la communauté chiite a été régulièrement suspectée d’entretenir des relations étroites avec Téhéran. Une menace également perceptible à Bahreïn, territoire revendiqué publiquement par l’Iran comme faisant partie de son territoire historique. Mais c’est sans doute la thèse célèbre du « croissant chiite » qui a le plus cristallisé les peurs des pays sunnites. L’idée d’un « croissant chiite » a été évoquée en 2004 par le souverain Abdallah II de Jordanie lors d’un entretien dans le Washington Post. Le concept repose sur l’existence d’un axe chiite qui s’étendrait de l’Indus au Nil et qui reposerait sur des facteurs politiques et confessionnels et comprendrait des enjeux territoriaux et énergétiques. La psychose des pays sunnites concernant l’émergence d’un croissant chiite a pris ensuite plus d’ampleur après les succès politiques acquis par l’Iran et ses alliés chiites sur le plan régional. La montée des chiites en Irak et l’ingérence iranienne dans les affaires internes de Bagdad a considérablement irrité Washington et ses alliés sunnites dans la région. De même, l’influence grandissante du Hezbollah au Liban a également cristallisé les tensions confessionnelles et redistribué les cartes au niveau politique. Selon François Thual, « d’ici quelques années, les chiites se seront emparés politiquement du Liban (3). » Ce scénario offrirait aux chiites et surtout à l’Iran, qui entretient une relation privilégiée avec le Hezbollah, une profondeur stratégique nouvelle lui permettant de bénéficier d’un accès à la frontière israélienne. L’accueil éclatant offert au président Ahmadinejad lors de sa récente visite au Liban en octobre dernier a été une véritable manifestation du poids actuel de l’Iran dans le pays du Cèdre.

Une nouvelle guerre froide à l’échelle du Moyen-Orient

La géopolitique nouvelle dans la région incite même à parler d’une nouvelle « guerre froide au Moyen-Orient (4) » dans laquelle les Etats-Unis et l’Iran seraient les pôles dominants. D’un côté, il y aurait les Etats enclins à coopérer avec les Etats-Unis avec une certaine acceptation de la domination américaine dans la région. Ce camp inclurait principalement Israël et les Etats arabes avec qui ils ont un accord de paix (Egypte, Jordanie) ainsi que l’Arabie Saoudite et la majorité des pays du Conseil de Coopération du Golfe. D’un autre côté, il y aurait les Etats et les acteurs non-étatiques qui n’acceptent pas l’ingérence américaine dans la région. La République islamique d’Iran a émergé, ces dernières années, comme le leader de ce camp, qui comprendrait également la Syrie, le Hamas et le Hezbollah ainsi que les milices pro-chiites. Enfin, la Turquie, allié traditionnel de Washington, a récemment intensifié son engagement diplomatique au Moyen-Orient avec la montée du parti AKP (parti pour la justice et le développement), et a entamé un rapprochement avec l’Iran, ce qui offre d’autres cartes à jouer à ce camp de la « résistance ». Les pays arabes sunnites ont ainsi observé avec impuissance et angoisse l’ascension de l’Iran et son ingérence dans les affaires du monde arabe. Ils ont également été surpris par la force de résistance du Hezbollah lors de la guerre avec Israël en 2006 et par la progression politique des communautés chiites au Liban et en Irak. Enfin, ils sont inquiets de la vague de sympathie qui existe au sein de leurs populations pour la République islamique qui est devenu le nouveau champion de la cause palestinienne. Ils craignent de voir à long terme cette sympathie se transformer en révolte qui déstabiliserait leurs gouvernements qui, en cas d’élections libres, tomberaient probablement tous au profit de partis islamistes plus ou moins modérés (5).

Enfin, WikiLeaks ne fait que confirmer un constat déjà perceptible dans le domaine de la défense. En effet, l’inquiétude vis-à-vis de l’Iran provoque une militarisation grandissante dans la région, notamment en Egypte et en Arabie Saoudite. Le Caire dépense ainsi un quart de son PIB dans le secteur de la défense tandis que Ryad a été classé 8e pays mondial en termes de volume de dépenses militaires en 2009 (32,654 milliards de dollars). L’Arabie Saoudite figure également parmi les trois pays (avec la Chine et l’Inde) à avoir augmenté ses dépenses militaires de 2008 à 2009 alors que la crise économique avait entraîné une réduction mondiale des dépenses. Cette militarisation excessive de l’Arabie Saoudite est aussi motivée en raison de la montée en puissance de l’industrie de défense iranienne qui s’est autonomisée depuis les deux dernières décennies. Téhéran a ainsi dévoilé en août dernier ses sous-marins fabriqués entièrement sur le sol iranien et a présenté le premier drone bombardier de l’Iran, rejoignant ainsi le club très fermé de pays ayant la capacité de fabriquer cette technologie, notamment la France, les Etats-Unis et Israël.

Ainsi, au lendemain du 11 septembre 2001, la donne régionale a changé en faveur de l’Iran. Le renversement des Talibans et de Saddam Hussein, ainsi que la montée des chiites au Liban et en Irak renforce la position de l’Iran sur l’échiquier régional. Cette situation donne à l’Iran un poids considérable au Moyen-Orient qui « contraste merveilleusement avec la défaillance et la marginalisation croissante des principaux Etats arabes. »(6) Cependant, le gouvernement iranien devra faire face à la résistance de ses voisins arabes sunnites qui, avec le soutien de Washington et de Tel-Aviv, vont chercher à limiter son influence dans la région.

(1)Véronique BEDIN et Martine FOURNIER (dir.), « Bertrand Badie », La Bibliothèque idéale des sciences humaines, Editions Sciences humaines, 2009.
(2)Shahram Chubin, Iran’s Power in Context, Survival, vol. 51 no. 1, February–March 2009, pp. 165-190
(3)François Thual, 2007, "Le croissant chiite : slogan, mythe ou réalité ?", Hérodote : Proche-Orient, géopolitique de la crise, nº 124, 2007, p. 116.
(4)Leverett Flynt and Leverett Hillary Mann, the United States, Iran and the Middle East’s New ‘‘Cold War’’, The International Spectator, Vol. 45, No. 1, March 2010, 75–87
(5)Masri Feki, L’Iran et le Moyen-Orient, Constats et enjeux, Studyrama perspectives, 2010, p. 73.
(6)Masri Feki, Op. cit p.77

Aymane Chaouki

Aymane Chaouki, diplômé de l’ISRIS en relations internationales

Publié le 7 février 2011 avec l'aimable autorisation de l'IRIS.

Tous les droits des auteurs des Œuvres protégées reproduites et communiquées sur ce site, sont réservés.

Source : Affaires Stratégiques
http://www.affaires-strategiques.info/...


6-2 Yahia Gouasmi : Le canal de Suez appartient-il à Israël ?

Deux navires de guerre iraniens ont, dans la matinée de ce mardi 22 février 2011, franchi le canal de Suez en direction de la Méditerranée. Il s’agit de la frégate Alvand et du navire ravitailleur Kharg. La destination finale de ces deux bateaux est la Syrie, où ils effectueront selon des sources diplomatiques iraniennes « une visite de routine ».
Depuis plusieurs jours, les informations les plus contradictoires ont circulé au sujet de l’utilisation du canal de Suez par ces navires iraniens. La grande question était de savoir si le nouveau pouvoir égyptien allait, oui ou non, donner son autorisation à l'Iran, alors que depuis 1979 aucun bâtiment iranien n’avait été autorisé à emprunter le canal. Israël, par la voix du Premier ministre Benyamin Netanyahou et de son ministre des Affaires étrangères Avigdor Lieberman, a tout de suite crié à la provocation !
En réalité, cette affaire est le premier test sérieux en matière de politique étrangère qu’a eu à affronter le nouveau pouvoir militaire en Égypte. La question est simple : le gouvernement du Caire, en charge du canal de Suez, doit-il appliquer le droit international vis-à-vis de l’Iran, ou plutôt obéir à Tel Aviv ?  C’est, semble-t-il, la première option qui a été choisie par le Caire. Selon des informations en provenance du Conseil militaire suprême égyptien, l’autorisation de passage a été donnée en application de la Convention de Constantinople (1888), laquelle stipule que « Le Canal Maritime de Suez sera toujours libre et ouvert, en temps de guerre comme en temps de paix, à tout navire de commerce ou de guerre, sans distinction de pavillon » (Article 1er de la Convention).
C’est une grande victoire pour la République islamique d’Iran et tout le Front de la Résistance antisioniste. Cette victoire est d’autant plus importante lorsqu'on connaît le rôle stratégique et symbolique du Canal de Suez.
Stratégique car il est le lieu de passage de la plupart du commerce entre le Golfe, l’Asie et l’Europe. Il représente 8% du commerce maritime mondial,  soit environ 3 milliards de dollars de revenus annuels pour l’État égyptien. La grève des 1500 employés du canal, qui dure depuis le 16 février, constitue un manque à gagner de 200 millions d’euros par jour ! 
Mais, le canal de Suez a aussi une valeur hautement symbolique pour tous les Égyptiens et tous les peuples arabes. Sa nationalisation en 1956, par le Colonel Nasser, avait marqué à l’époque le réveil du nationalisme arabe. Cette nationalisation fut immédiatement suivie d’une agression conjointe de la part d’Israël, de la Grande-Bretagne et de la France. Les agresseurs seront repoussés avec l’aide des deux nouveaux impérialistes du moment, les États-Unis et la Russie soviétique. Malgré ce contexte, la récupération par l’Égypte de son canal avait été ressentie par tous les peuples en lutte pour leur indépendance comme une victoire. Un nouveau chapitre de l’histoire venait de s’ouvrir : il était possible de tenir tête aux arrogants, qui en étaient restés à la « politique de la canonnière » du siècle passé. Notons enfin que, à l’occasion de cette agression, l’entité sioniste obtint de la France (dirigée par le socialiste Guy Mollet) l’accès à l’arme nucléaire à l’insu du peuple français et de sa représentation parlementaire. Le lobby sioniste était alors déjà très influent en France !
Le canal de Suez confère à la révolution égyptienne une dimension économique, stratégique et symbolique souvent occultée par les médias. Comme nous l’avons déjà écrit (voir notre article intitulé «
Traité de paix israélo-égyptien : L'humiliation du peuple égyptien ! »), le Conseil militaire suprême qui a succédé à Hosni Moubarak est, pour l’instant, condamné au grand écart. Il doit à la fois canaliser la volonté révolutionnaire du peuple, et éviter un bain de sang. Or, interdire le passage du canal aux navires iraniens aurait signifié un retour à la situation d’avant la nationalisation de 1956, ou à l'acceptation – comme c'était le cas sous Moubarak – que le vrai propriétaire de ce canal est Israël !  Le peuple égyptien, encore mobilisé, ne l’aurait certainement pas accepté. Cependant, autoriser le passage à l'Iran crée un précédent inacceptable pour Tel Aviv, qui a réagi avec la violence (pour l’instant verbale) que l’on sait.
Que va faire l’USraël ?  Tout est possible. Cela peut aller de la simple pression sur l'armée égyptienne, à l’agression contre les navires iraniens avec des conséquences incalculables, non seulement militaires, mais également politiques comme la radicalisation des révolutions arabes en cours.
Nous assistons à une nouvelle situation en Égypte. Les dirigeants de ce pays ont désobéi à Israël (de bon gré ou contraints par la pression de leur peuple, peu importe). Et le temps où un État islamique et souverain, l’Iran, était interdit de circulation sur le canal de Suez, semble pour le moment révolu.

Une autre étape est à présent en vue : interdire aux navires de guerre américains et israéliens d’emprunter ce canal pour rejoindre le Golfe Persique, et y menacer tous les États riverains. Un rêve ?  En ce moment, l’accélération de l’Histoire dans cette région du monde nous permet de rêver…

Yahia Gouasmi
Président du Parti Anti Sioniste

 23 février 2011


 6-3 Kaveh L. : L’Iran Entreprend Un Nouveau Voyage de Découverte.

 «  Les Américains font énormément d’efforts pour ne pas être la cible de ces vastes soulèvements populaires mais ils échoueront parce que les peuples se sont rendus compte que les politiques des Américains et de leurs copains sont les causes de l’humiliation et des divisions parmi les nations. Par conséquent la solution pour résoudre les problèmes des peuples c’est de mettre un terme aux arrangements de l’Amérique dans la région. » Ayatollah Seyed Ali Khamenei Chef Suprême Iranien.

                     Lundi alors que deux navires de guerre iraniens étaient sur le point de traverser  le Canal de Suez - au grand désespoir d’Israël qui a considéré cela avec « la plus grande gravité » - le chef suprême de l’Iran l’Ayatollah Ali Khameini s’est adressé à un groupe de dignitaires étrangers du Monde Musulman et a parlé en toute  confiance de l’aube d’une nouvelle aire au Moyen Orient reflet d’un « éveil islamique ».          
                     Avec la chute de deux dictateurs pro occident l’un en Tunisie et l’autre en Egypte et l’évolution rapide des protestations au Bahreïn majoritairement peuplé de Shi’ites et qui héberge la 5ème Flotte US les dirigeants iraniens peuvent largement justifier leur estimation confiante d’un « nouveau Moyen Orient » de moins en moins  soumis aux intérêts occidentaux et de plus en plus indépendant et confiant.                    
                     Une frégate iranienne et un navire de ravitaillement sont passés à travers le Canal de Suez en direction de la Syrie après avoir reçu l’accord des autorités égyptiennes - la première fois que de tels navires naviguent  dans le Canal depuis la chute du Shah d’Iran en 1979. Le premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, a dit dimanche que l’Iran essayait d’exploiter l’instabilité secouant toute la région.                
                     Selon le droit international seuls les navires de pays en  guerre avec l’Egypte ont interdiction de passer à travers le Canal de Suez. Mais les navires de guerre doivent auparavant avoir la permission des ministères de la défense et des affaires étrangères égyptiens.
                     «  Je pense qu’aujourd’hui on peut voir dans quelle région instable on vit où l’Iran essaie d’exploiter la situation créée pour étendre son influence en faisant traverser le Canal de Suez par des navires de guerre »  selon des dires de Netanyahou. Le ministre des affaires étrangères israélien a appelé cet acte une « provocation »dont devrait s’occuper la communauté internationale ».                 
                     Parmi les experts en politique étrangère en Iran l’opinion dominante c’est que la décision des militaires égyptiens d’autoriser le passage de l’Alvand et du Khangh est un geste significatif pour briser la glace et que cela crée une atmosphère positive pour une amélioration nécessaire des relations Iran Egypte.

                     Accusés par les médias israéliens d’être de « connivence »avec l’Iran concernant le passage des navires,  les dirigeants militaires égyptiens - qui actuellement dirigent de facto le pays à la suite de la démission du président Hosni Moubarak en Janvier -  pourrait maintenant accélérer le processus de normalisation des relations avec l’Iran avant les élections programmées en Septembre. Ceci bien qu’ils aient garanti que le gouvernement respecterait toutes les obligations internationales antérieures dont le Traité de Paix de Camp David avec Israël.                    
                     Selon le quotidien israélien Haaretz Israël ne peut plus être sûr que l’Egypte restera une  alliée contre l’Iran. Une interprétation plus juste c’est qu’Israël craint que l’Egypte devienne alliée de l’Iran contre Israël dénotant ainsi un changement dans l’équilibre des forces au détriment du bloc conservateur poussé par les US et Israël à isoler l’Iran.                  
                     En ces temps agités au Moyen Orient et en Afrique du Nord ce sont maintenant les régimes pro US qui sont soit renversés soit sérieusement contestés par leurs propres populations offrant au bloc mené par l’Iran
et comprenant la Syrie, le Hezbollah au Liban et le Hamas à Gaza, l’opportunité unique de récolter un bénéfice géo politique. Ce serait spécialement le cas si «l’effet domino »  actuel donnait lieu à des changements significatifs du système politique archaïque de Bahreïn.                
                     Bien que l’Amiral Mullen à la tête des chefs d’état major des forces armées US ait implicitement accusé lors de son dernier discours l’Iran de fomenter les troubles au Bahreïn le fait est que de nombreux Shi’ites au Bahreïn regardent plutôt vers la cité sainte de Najaf en Irak et le dirigeant spirituel l’Ayatollah Ali Sistani tandis qu’une minorité suit Khameini.               
                     Indépendamment de cela l’inévitable accès au pouvoir des Shi’ites du Bahreïn - bien plus nombreux que les Sunnites - d’une façon ou d’une autre (telle qu’une révolution directe ou le « dialogue national «  
proposé par le gouvernement ) sera largement interprété comme un gain  important pour l’Iran. Cela obligera à la fois le Bahreïn et d’autres membres du Conseil de Coopération du Golfe (GCC) de monter plus de respect au pouvoir rapidement croissant de l’Iran dans la région. Le GCC crée en 1981 comprend les états du Golfe Persique Barheïn Koweït Oman Qatar Arabie Saoudite et les Emirats Arabes Unis.                    
                     Cette reconnaissance des liens politiques changeants en faveur de l’Iran, la bête noire de l’Amérique au Moyen Orient, peut déjà être constatée  dans la décision sans précédent de l’Arabie Saoudite d’autoriser les deux navires de guerre iraniens à faire escale dans un de ses ports en route via la Mer Rouge pour le Canal de Suez et le port syrien de Latikia. Cependant la branche d’olivier agitée  pour l’Iran a tout aussi bien pu être motivée  par la peur de Riyadh de voir ses propres Shi’ites mécontents se soulever ( environ 2 millions sur une
population de 26 millions).                 
                     Cela soulève de nouvelles questions concernant le futur des relations US Iran à la  lumière d’une coexistence conflictuelle mais aussi d’intérêts partagés entre les deux pays dans le chaudron du Moyen
Orient et au-delà.                  
                     Les US  pourraient avoir à réviser leur approche coercitive à l’égard de  l’Iran concernant son programme nucléaire et s’abstenir d’autres sanctions et de mener une politique futile d’isolation de l’Iran pour obtenir la confiance de Téhéran pour coopérer sur des intérêts parallèles tels contenir la triple menace des Taliban, de l’extrémisme Wahhabite du trafic de drogue sans mentionner la stabilité régionale.                    
                     En ce qui concerne l’impasse sur le nucléaire une action prudente des US serait d’accepter un échange de combustible nucléaire pour le réacteur médical de Téhéran et de peser de tout son poids sur les
efforts actuellement fait par l’ONU pour faire du Moyen Orient une zone sans arme nucléaire.                                  

 De même les US pourraient cesser de faire objection à la participation de l’Inde à la construction d’un pipeline Iran Pakistan Inde la logique économique d’interdépendance source  de modération politique ne peut pas et ne doit pas être ignorée.
                    
                     Cependant, il y a peu de chance que Washington reconnaisse la place importante de l’Iran dans toutes les affaires du Moyen Orient. Au lieu de cela comme reflété dans le discours de Mullen les US continuent
de mener leur politique à travers le prisme de leur phobie de l’Iran résultant dans le fait que la zone grise « d’intérêts mutuels » reste largement inexplorée et inexploitée.
                    
Des droits palestiniens « collants »
                     Comme on pouvait s’y attendre les médias iraniens ont vilipendé le veto de l’administration de Barack Obama la semaine dernière sur une résolution du CSONU critiquant les colonies illégales d’Israël. Ceci
renforce la perception largement répandue en Iran et d’autres parties du monde Arabe et Musulman que le gouvernement US est entre les mains du lobby pro Israël et totalement incapable de s’écarter encore moins de
s’opposer aux actions d’Israël dans la région.
                    
                     Sauf si la Maison Blanche prouve le contraire en révisant  son approche vis-à-vis du  « processus de paix » et exerce des pressions sur Israël les soupçons continueront de peser sur la politique de l’Amérique au Moyen Orient comme étant largement décidée à Tel Aviv.
                    
                     L’intérêt porté par l’Iran au « problème»  palestinien est à la fois idéologique et né du désir d’élargir les zones d’influence de l’Iran ce qui veut dire principalement que la politique des US d’exclure l’Iran du dialogue multilatéral sur le processus de paix est à la fois contre productif et fonctionne mal.
                    « Les politiques expansionnistes  d’Israël  nuisent aux intérêts des US et sans aucun doute ont contribué à l’impopularité du Shah de l’Amérique, Hosni Moubarak »  a dit un spécialiste en science politique sur les affaires étrangères de l’Iran ajoutant que «  les responsables politiques israéliens sont par nature tellement aveuglés mais les américains doivent-ils l’être ? »
                    
                     Mettant en avant l’ordre récent de l’armée égyptienne d’ouvrir le passage de Rafah pendant plusieurs jours comme signe d’une nouvelle approche ne soutenant plus le siège de Gaza à la fois le professeur de
Téhéran et un certain nombre d’autres experts iraniens sont optimistes quant au brillant futur des relations Iran Egypte. Ce serait basé ont-ils dit sur une « solidarité commune avec les Palestiniens » Au minimum le Caire peut maintenant jouer cette carte face aux US et Israël en agitant le spectre d’une entente avec l’Iran un développement effectivement déstabilisant vu sous l’angle des intérêts US Israël.
                    
                     Conscient du besoin d’écarter les US d’Israël la stratégie de l’Iran consiste en une combinaison de coups de bâton  anti américains tels un « un Moyen Orient sans les US »  pour paraphraser le discours du  président Mahmud Ahmadinejad à l’occasion du 37me anniversaire de la Révolution de 1979 et de carottes
agitées sur la coopération sur des « préoccupations partagées » telle la menace des Talibans.
                    
                     Certains experts  iraniens de Téhéran on fait remarquer que l’Iran pourrait servir de corridor compte tenue des attaques constantes contre les lignes d’approvisionnement de l’OTAN à travers le Pakistan et l’Afghanistan, ou pourrait avoir une influence modérée sur ses coreligionnaires Shi’ites dans le Golfe Persique. Ils posent comme condition à un tel rôle la volonté des US de renoncer à la politique des sanctions  menaces et tentatives pour changer le régime.
                    
                     L’ironie veut que le résultat incontestable de la politique US est à l’exact opposé de ce qui était recherché : les alliés des US s’effondrent tandis que l’Iran ne subit qu’un léger contrecoup de la « fièvre démocratique » qui secoue la région, et cela a pour conséquence que Téhéran se  considère comme assis à la place du chauffeur pour dicter les termes de tout dialogue avec les US. Ceci parce que  les US sont perçus  comme ayant été affaiblis sur la défensive et « fonctionnant en mode panique face à l’effet dominos »  pour citer un éditorial conservateur de Téhéran.
                    
                     L’empire pourrait bien trouver des moyens de contre attaquer pour  retrouver son ordre ébranlé mais pour le moment l’Iran et ses alliés sont gagnants.
                     Kaveh L.

Kaveh L Afrasiabi, PhD, est l’auteur de “After Khomeini: New Directions in Iran's Foreign Policy”
(Westview Press)  et de “ Reading In Iran Foreign Policy After September 11 » (BookSurge Publishing , October 23, 2008). Son dernier livre “ Looking for rights at Harvard” est également disponible.

Afrasiabi

24/02/2011
http://www.planetenonviolence.org/L-Iran-Entreprend-Un-Nouveau-Voyage-De-Decouverte_a2378.html



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  • " Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  - Article 19

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