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27/03/2011

n°7 - Journal de Libye - 20-03 au 27-03 : Début - : Opération Active Endeavour - Et si les gentils n'étaient pas si gentils ?

n°7  - Journal de Libye - 20-03 au 27-03 : Début  - : Opération Active Endeavour  - Et si les gentils n'étaient pas si gentils ?


Face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Sa diffusion est un acte de résistance.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre

Les médias occidentaux dans leurs larges majorités ont de tout temps accepté les versions de l'armée israélienne et ferment les oreilles aux autres sources



Journal de Libye

  n°7                                           20-03 au 26-03

     C.De broeder & M.Lemaire



Le " Journal de Libye" est  visible  sur les blogs : 

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

b) sur le site de Eva Resis           no-war.over-blog.com

c) sur le site de Robert Bibeau : http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

d) sur le site : www.palestine-solidarite.org à cette adresse : http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens.htm


Si vous voulez-nous contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be



Sommaire de la lutte pour la libération du territoire.

Editorial

Tiré à part :

Evo Morales : «Qu'on retire à Obama son Nobel de la Paix!» 

Le Parti libéral-démocrate russe propose de retirer son Prix Nobel à Obama.

Jean-Louis Denier : Libye : Sarkozy veut « son » Irak à lui

Lutte pour la libération du territoire

1 Au jour le jour

2 Lutte pour la libération du territoire

3 Politique internationale

4 Institutions internationales

Suite

5 Médias et Manipulation de l’opinion / Vidéos

5-1 Hugo Chavez juge "irresponsable" l'intervention armée contre la Libye 

5-2 Michel Collon : la différence entre un bon arabe et un mauvais arabe.

6 Les brèves

6-1 Falco Accame : Des bombes à l’uranium appauvri pleuvent sur la population libyenne.

7  Dossier

7-1 Danilo Zolo : Une imposture criminelle.

7-3 Maurizio Matteuzzi : Et si les gentils n’étaient pas si gentils ?

7-4 Robert Bibeau  : LA LIBYE SOUS LES BOMBES « HUMANITAIRES » DE L’ONU

7-5 Moumene Belghoul : L’embarrassant rôle de l’Otan en Libye.  

Fin

7-6 Grégoire Lalieu : Entretien avec Jean Bricmont : La Libye face à l’impérialisme humanitaire.

8 Courrier des lecteurs & trouvé sur le net & témoignage

8-1 Interview en partie très intéressante ce matin à la RTBF,

8-2 Déclaration d’«Action urgente Canada»   

8-3 Ginette Hess Skandrani : Libye : je me refuse à hurler avec les loups.

8-4 Objet : Demande d’une rupture des relations diplomatiques des pays membres de l’U.A avec la France.

9 Analyse -  Géopolitique et stratégie – Réflexion

9-1 Thierry Meysan : Quelque mensonges sur la guerre de Libye 



Editorial

Le 17 mars, le ‘Conseil de sécurité’ de l'Onu a adopté une résolution autorisant le recours à la force pour ‘protéger la population libyenne des troupes du colonel Kadhafi.’

Une opération militaire a été lancée le 19 mars dernier par la coalition formée par la Belgique, le Canada, le Danemark, l'Espagne, les Etats-Unis, la France, la Grande-Bretagne et l'Italie.

Les avions de la coalition ont effectué plus de 300 sorties en cinq jours, selon le Pentagone.

Plus de 160 missiles Tomahawk ont été tirées contre les troupes pro-Kadhafi.  

247-03



Tiré à part :

Evo Morales : «Qu'on retire à Obama son Nobel de la Paix!» 

 Le président de Bolivie, Evo Morales, a demandé lundi qu'on retire le Prix Nobel de la Paix au président des Etats-Unis, Barack Obama, car selon lui, ce dernier est indigne du prix en "promouvant la violence", à travers l'intervention militaire en Libye.
"Il y a deux ans, on apprenait que le président Barack Obama avait gagné le Prix Nobel de la paix, mais en ce moment est-ce qu'il défend la paix, ou est-ce qu'il encourage plutôt la violence?" a demandé Evo Morales, un des gouvernants latino-américain.
"Comment est-ce possible qu'un Prix Nobel de la Paix puisse initier une invasion, un bombardement? C'est de la délinquance, c'est un assaut, une agression", a ajouté le président bolivien, qui s'exprimait devant des journalistes à La Paz capitale bolivienne.
"Pour cela, on devrait retirer le Prix Nobel de la Paix au président des Etats-Unis", a-t-il poursuivi.
Evo Morales, dont le pays a établi des relations diplomatiques avec la Libye en 2008 et qui s'était rendu alors dans ce pays, a dès le début de la crise libyenne rejeté le principe d'une intervention militaire, estimant qu'elle n'est "pas la solution" et allait entraîner "davantage de morts".
Il a jugé qu'une intervention des Etats-Unis ou de l'OTAN en Libye ne vise pas à protéger des vies mais "s'approprier les ressources naturelles de ce pays" riche en pétrole.

23/03/2011

 http://www2.irna.ir

 

Le Parti libéral-démocrate russe propose de retirer son Prix Nobel à Obama.

 Vladimir Jirinovski, leader du Parti libéral-démocrate de Russie (LDPR) a proposé lundi soir au Comité Nobel de retirer son Prix Nobel de la paix au président américain Barack Obama.
"Les événements en Libye constituent un acte d'agression supplémentaire de la part des troupes de l’Otan, et notamment de celles des Etats-Unis. Il s'agit d'une manifestation flagrante de politique coloniale. Il s'agit également d'une ingérence brutale dans les affaires intérieures d'un Etat indépendant dont le seul objectif est de contrôler le pétrole et le régime libyens, et non pas de sauver le peuple de ce pays", a martelé le leader du LDPR, cité par son service de presse.
M. Jirinovski devrait s'entretenir également avec l'ambassadeur libyen à Moscou, Amir Al-Arabi, pour faire le point sur les derniers événements en Libye.

23/03/2011

 http://www2.irna.ir

Jean-Louis Denier : Libye : Sarkozy veut « son » Irak à lui

En mettant en parallèle l'actuelle intervention en Libye et la guerre en Irak, Jean-Louis Denier critique l'excitation soudaine de la diplomatie française qui laisse présager un enlisement du conflit, entre risques terroristes et coûts financiers.
Le mécanisme est le même : porter l’affaire devant le Conseil de Sécurité de l’ONU, invoquer des arguments fleurant bon l’éthique, la morale et les Droits de l’Homme, obtenir la caution de l’un ou l’autre intellectuel, de préférence germanopratin.
Cela vous rappelle quoi ... ?
La Libye avec un méchant dictateur qui opprime et massacre son peuple ? Ou plutôt ... l’Irak avec un méchant dictateur qui, lui aussi, hasard, opprimait et massacrait son peuple ?
On ne peut que confondre les deux tant les « grosses » ficelles des scenarii sont les mêmes afin de convaincre (manipuler ?) les opinions publiques de la légitimité d’une intervention armée : un méchant vraiment méchant, de (bien) bonnes intentions, une future guerre juste, guerre digne de la doctrine mêlée d’Ambroise, Augustin de Côme et Hugo de Groot dit « Grotius » où un conflit se trouve légitimé s’il répare une injustice, l’entregent d’un BHL – promu ministre des Etranges Affaires en lieu et place de Juppé cantonné aux seules Affaires [qui lui sont devenues soudain] Etrangères – dont l’intervention est à l’unisson du soutien apporté jadis, à Bush Jr et à son assaut contre l’Irak, par un Goupil, un Glücksman, un Bruckner ou encore un Kouchner.
Tous les éléments se trouvent donc réunis comme dans une tragédie de bonne facture, unité de temps, de lieu, d’action, un véritable « Cercle Rouge » à la J-P. Melville, sans oublier les acteurs, Juppé, Sarkozy et Kadhafi.
QUAND JUPPÉ A LA MÉMOIRE PLUS QUE COURTE
Le pseudo-ministre des Affaires Etrangères devrait s’inquiéter. Non pas de la concurrence (loyale ?) de son ami BHL, mais de l’élasticité de son propre duo mémoire/conscience. Début mars, en effet, au 20H de TF1, d’abord, en Egypte, ensuite, il n’avait pas de proclamation assez ferme pour signifier, urbi et orbi, que toute intervention en Libye serait contreproductive. Manifestement, et devant les micros de l’ONU, le bombardement aérien est (re)devenu, aussi récemment que soudainement, productif.

L’ancien ministre de la défense n’a, également, guère de souvenir de ses précédentes responsabilités.
Bien que l’armée française soit à la peine en Afghanistan – du fait notamment d’un manque de moyens, par exemple en hélicoptères de transport d’assaut et de combat – on va, comme par miracle, trouver des avions, des équipages, du kérosène, des missiles et autres bombes de précision ... pour aller faire la nique à Kadhafi, lequel, voilà à peine deux ans, avait le droit de planter sa tente en plein Paris !

Ce, sans oublier le coût financier d’une telle opération alors que selon un certain premier ministre, notre pays est en faillite.
On remarquera, ainsi, qu’il est des options stratégiques proprement édifiantes : on distille les moyens au compte-goutte quand il s’agit de mener un conflit d’importance première – car, selon la vérité officielle, l’intervention en Afghanistan  permet de prévenir et de protéger la France de toute tentative de terrorisme fomentée par Al-Qaeda – par contre, quand il s’agit d’intervenir en dehors de toute nécessite défensive vitale, on se déclare prêt à  mettre le paquet  et à frapper sans attendre ... .
SARKOZY : GESTICULER POUR EXISTER
Cette volonté d’agir et de « sur-agir » porte la marque (de fabrique) de Nicolas Sarkozy.
Afin de faire oublier atermoiements, quiproquos et ridicules « MAMESQUES » lors du soulèvement tunisien, l’actuel locataire de l’Elysée a décidé d’adopter une posture morale et « droits de l’hommesque ». Il a fait cavalier seul, ignorant les réticences des partenaires européens, pour reconnaître  le gouvernement (?) insurrectionnel libyen. Il a poussé à la roue les Britanniques afin d’obtenir leur éventuels concours à des frappes.
Cette diplomatie élyséenne hésite entre délire et danger.
Délire : car des armes françaises vont s’abattre sur celui à qui l’on voulait, lors de sa dernière visite sur le sol français, vendre des avions de combat multi-rôles de dernière génération. Que se passerait-il si le marché avait été conclu et honoré ... assisterait-on à un match Rafale contre Rafale ?

Dangereux : car il est tout aussi faux et vain de croire que des frappes aériennes, seules, permettront de résoudre, en totalité, la situation en Libye. La campagne aérienne du Kosovo est là pour le prouver : 79 jours de bombardement n’y apportèrent aucune solution de stabilisation concrète et de règlement politique. Il en sera de même si la Libye « kadhafienne » est frappée. Pire encore, l’on assistera à la partition du pays et à des raids sporadiques des forces loyalistes contre les territoires « libérés » aux mains des insurgés, lesquels réclameront, alors, une intervention terrestre et ce sera un nouvel engrenage, un nouvel Irak si les Occidentaux – notamment les Français - répondent à cet appel ... .
Ceci est d’autant plus vrai que Kadhafi, contrairement à Juppé, à de la mémoire.
KADHAFI VA SE SOUVENIR QU'IL A SOUTENU LE TERRORISME AVEC SUCCÈS
Le Guide de la Révolution a été, pendant les années 1970 et 1980, un généreux financier et organisateur du terrorisme international. Nul doute que s’il subit les affres de frappes aériennes, il reprendra ses habitudes et contact étroits avec la Syrie et l’Iran voire, et alors qu’il accuse cette organisation de lui avoir nui, ouvrira ses frontières à l’AQMI, filiale maghrébine d’Al-Qaeda.

Dotées de frontières communes  avec l’Algérie, le Niger, le Tchad, le Soudan et l’Egypte, la Libye est, de ce point de vue, un espace plus qu’intéressant pour l’AQMI : on peut s’y entraîner, on peut y manœuvrer pour s’infiltrer, on peut s’y replier après avoir frappé tout autour.
Par ailleurs, la Jamahiriya libyenne dispose de suffisamment de représentations diplomatiques à l’étranger pour organiser et/ou téléguider, de-ci, de-là, l’un ou l’autre attentat ... contre un centrale nucléaire notamment.
Et où justement ... ?
En France.

Samedi 26 Mars 2011

Olivier MONTULET



1 Au jour le jour

Falco Accame : Des bombes à l’uranium appauvri pleuvent sur la population libyenne

Il sera opportun qu’en Libye dans les zones touchées par plus de cent missiles de croisière Tomahawk, on adopte des mesures de protection de l’uranium appauvri. 

De fait dans les empennages des missiles Tomahawk se trouvent des barres d’uranium appauvri de 300 kilos. Si l’on pense qu’un projectile anti-char construit avec du métal d’uranium appauvri en contient environ 30 gr. seulement, on peut  imaginer la quantité de poussières d’uranium qui se répand dans l’atmosphère dans les zones d’impact…

Edition de mercredi 23 mars 2011 de il manifesto 

Falco Accame (président de l’Anavafaf )

Association Nationale d’Assistance aux Victimes Enrôlées dans les Forces Armées et à leurs Familles http://www.anavafaf.com/collaborare.html
http://www.ilmanifesto.it/Quotidiano-archivio/23-Marzo-2011/art9.php3
Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

 

Raids occidentaux. : Poursuite des bombardements en Libye.

Les avions de la coalition occidentale ont continué de frapper les forces terrestres de Mouammar Kadhafi en Libye dans la nuit de jeudi à vendredi et dans les premières heures de la journée.

Un avion français a détruit dans la nuit une batterie d'artillerie des forces régulières près d'Ajdabiah, à 160 km au sud de Benghazi, la "capitale" des rebelles dans l'Est libyen.

Une patrouille française est intervenue avec une bombe guidée laser alors que cette batterie tirait sur ce verrou stratégique commandant l'accès à la Cyrénaïque, a dit l'amiral Edouard Guillaud, chef d'état-major des armées françaises.

Ajdabiah "se trouve toujours aux mains du Comité national libyen de transition", a-t-il ajouté, au micro de France Info.

Jeudi, un Rafale français avait détruit un avion libyen qui venait d'atterrir sur la base aérienne de Misrata, dans l'Ouest.

A Tripoli, des habitants ont une nouvelle fois fait état d'un raid aérien juste avant l'aube, suivi d'explosions et de rafales des systèmes de défense antiaérienne.

Le ministère britannique de la Défense a annoncé pour sa part qu'un chasseur-bombardier Tornado avait tiré des missiles sur des véhicules de l'armée libyenne menaçant des civils.

A Misrata, à 200 km à l'est de la capitale, la nuit de jeudi à vendredi a été relativement calme. Mais les rebelles ont dit vendredi que des tireurs embusqués des forces régulières occupaient toujours des positions dans la troisième ville du pays, l'une des dernières tenues par les insurgés dans l'Ouest.

"Les snipers se dissimulent toujours dans des bâtiments situés sur la rue de Tripoli. Nous ne savons pas combien il en reste", a dit un porte-parole des insurgés, Sami. Jeudi, les rebelles ont affirmé avoir tué 30 tireurs embusqués.

25/03/2011 à 12:24

Reuters

25-03

Les raids aériens menés par la coalition internationale sur la Libye ont fait plus de 100 morts  parmi les civils, a annoncé le porte-parole du gouvernement libyen, Moussa Ibrahim, cité par la presse occidentale.
Auparavant, les autorités libyennes ont fait état de 60 victimes civiles. Les membres de la coalition ne confirment pas ces informations.(…)

http://fr.rian.ru

 

27-03

Les opérations internationales se poursuivaient à un rythme élevé: selon le Pentagone, les avions de la coalition ont effectué 160 sorties samedi, contre 153 vendredi. La coalition a ainsi mené desraids aériens intensifs contre les forces pro-Kadhafi sur la route côtière entre Ajdabiya et Syrte, à 400 km plus à l'ouest, a déclaré pendant la nuit un porte-parole du régime.
"Les frappes aériennes ont continué pendant des heures et des heures, sans arrêt". "Nous estimons que de nombreux civils ont été tués, y compris des familles qui fuyaient les frappes aériennes en voiture", a-t-il ajouté, appelant à "un arrêt urgent et immédiat des raids aériens, ainsi qu'à la tenue d'une réunion urgente du Conseil de sécurité" de l'ONU sur la Libye. La coalition a également mené des raids aériens sur Syrte, ville natale de Mouammar Kadhafi, et Sebha (sud), selon la télévision libyenne et des témoins.
Les avions de chasse français ont réalisé plusieurs frappes dans les régions de Zenten et Misrata, deux villes de l'ouest tenues par les rebelles mais assiégées par les pro-Kadhafi, détruisant notamment "au moins" sept appareils militaires libyens, a annoncé l'état-major français.

(Afp)

 

27/03/11

Dans l'est, Ajdabiya, à 160 km au sud de Benghazi, fief de l'opposition, et le bourg pétrolier de Brega, à 80 km plus à l'ouest, étaient dimanche sous le contrôle total des insurgés, selon des journalistes de l'AFP. A Ajdabiya, les combats ont fait neuf morts et neuf blessés parmi les civils samedi, selon la rébellion, alors qu'à l'extérieur de la ville, les corps d'au moins 21 combattants pro-Kadhafi ont été ramassés et d'autres gisaient encore dans le désert.

 A Brega, les forces pro-Kadhafi ont déserté la ville, abandonnant pièces d'artillerie et pick-up. Dans le bourg, très calme, quelques traces de combat étaient visibles. "Les forces de Kadhafi ont battu en retraite et seraient désormais à al-Bicher (à 30 km plus à l'ouest)".
"Nous avançons vers cette zone", avait déclaré samedi après-midi , Abdelsalam al-Maadan.

Depuis jeudi, les raids ont "préparé le champ de bataille" et des officiers et soldats ayant rejoint la rébellion ont joué un rôle majeur, coordonnant leurs attaques avec la coalition, a expliqué un porte-parole des insurgés à Benghazi, Chamsiddin Abdoulmolah. "Avec la reprise d'Ajdabiya, la tendance est inversée", s'est félicité samedi le colonel Thierry Burkhard, porte-parole de l'état-major français. Le président américain Barack Obama s'est réjoui de l'évolution de la situation, déclarant que la mission internationale en Libye était "ciblée et en train de réussir".

(afp)



2 Lutte pour la libération du territoire

Critiques sur les opérations militaires menées par des pays occidentaux.

Des puissances occidentales, dont la France, la Grande-Bretagne, les Etats-Unis, le Danemark et l'Italie, ont lancé des raids aériens en Libye depuis samedi dernier.

 

Plusieurs pays ont critiqué lundi les opérations militaires menées par des pays occidentaux contre les forces gouvernementales de Libye, indiquant que les raids aériens sont allés au-delà de la résolution de l'ONU et qu'ils doivent être arrêtés immédiatement.

Le Premier ministre russe Vladimir Poutine a vigoureusement critiqué le rôle des Etats-Unis dans l'opération "Aube de l'Odyssée" contre la Libye.

"L'usage de la force contre d'autres pays devient une tendance régulière de la politique américaine", a noté M. Poutine, ajoutant que cette tendance était "perturbante".

Il a également indiqué que la résolution de l'ONU était "sûrement défectueuse et boiteuse, étant donné qu'"elle permet une intervention dans un pays souverain".

Le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté jeudi dernier une résolution imposant une zone d'exclusion aérienne au-dessus de Libye et autorisant "toutes les mesures nécessaires" pour protéger les civils libyens.

Le président zimbabwéen Robert Mugabe a réprimandé l'Occident pour les bombardements en Libye, affirmant que quelques pays ont manipulé la résolution de l'ONU pour pouvoir bombarder la Libye.

M. Mugabe a souligné que, selon lui, l'Union africaine et la Ligue arabe avaient été trompées par l'Occident.

"Notre peuple ne pourrait pas avoir voté pour la destruction des vies libyennes. Je le regrette beaucoup", a-t-il dit, notant que la Libye est attaquée par l'Occident pour son pétrole.

Le président bolivien Evo Morales a déclaré lors d'une conférence de presse qu'il était inacceptable que la coalition occidentale, sous prétexte de protéger les civils libyens, ait bombardé et détruit le pays.

Il a appelé l'ONU à ordonner une fin immédiate de l'opération militaire.

Il a décrit cette intervention comme "un crime, un assaut et une agression".

Le président équatorien Rafael Correa a dénoncé l'intervention militaire comme "terrible" et appelé à un "cessez-le-feu immédiat" pour préparer des négociations pacifiques.

Il a souligné que l'Equateur était fermement contre l'intervention.

"C'est terrible, je pense que la Libye devrait régler ses problèmes elle-même. La seule chose que l'ONU a approuvé est une zone d'exclusion aérienne. Cela veut dire que les avions de Kadhafi ne peuvent pas bombarder les rebelles, mais ils ont tout bombardé jusqu'à Tripoli, c'est inacceptable", a dit M. Correa.

Il a noté que tous les pays du Moyen-Orient doivent régler leurs problèmes eux-même sans intervention des puissances étrangères.

Le ministre argentin des Affaires étrangères Hector Timerman, sur son microblog, a posé des questions concernant l'opération militaire.

Il a estimé que davantage d'efforts diplomatiques devraient être déployés pour régler la crise libyenne.

(SYNTHESE)  

22 mars

(Xinhua)



1 Politique des Usa

Les grandes manœuvres

L’ex-secrétaire américain à la Défense critique la confusion, dans les opérations contre la Libye.  

 Dans un entretien avec la chaîne CNBC, l'ancien chef du Pentagone, Donald Rumsfeld, a critiqué l'absence de stratégie et l’attitude immature du gouvernement Obama, à propos de l'action militaire contre la Libye. "Il me semble que la confusion sur ce qu'est la mission, s'il s'agit de changement de régime ou pas (...) est un problème", a jugé Donald Rumsfeld, cité par l’AFP. La résolution de l'ONU sur la Libye ne prévoit que la protection des populations civiles, mais nombre de dirigeants occidentaux, dont le Président américain, Barack Obama, considèrent que Mouammar Kadhafi "doit partir", a réitéré Rumsfeld.

25/03/2011

http://french.irib


Des Canons ... pas du beurre

27/03/11

Le secrétaire à la Défense, Robert Gates, a accusé les forces du colonel Kadhafi de "déplacer les corps des gens qu'il a tués pour les mettre sur les sites que nous avons attaqués", pour faire croire qu'il s'agit de civils tués par les alliés. Le département d'Etat américain a de son côté loué les efforts de l'Union africaine (UA) pour tenter de trouver une solution négociée à la crise libyenne. Le régime libyen s'est d'ailleurs dit prêt à accepter le plan de l'organisation panafricaine prévoyant la cessation des combats et un dialogue en vue d'une "transition" démocratique. Mais les rebelles ont rejeté cette initiative.

(afp)



Les institutions

ONU

COMPROMIS À L'OTAN

Les opérations lancées samedi dernier sous mandat de l'Onu par la coalition internationale pour faire appliquer une zone d'exclusion aérienne et protéger la population civile face à l'armée de Kadhafi ont obtenu un nouveau soutien arabe: les Emirats arabes unis ont confirmé vendredi qu'ils engageaient six F-16 et six Mirage dans les patrouilles visant à faire respecter la zone d'exclusion aérienne.

Le Qatar a d'ores et déjà mobilisé deux chasseurs et deux avions de transport de troupes.

Le Soudan a parallèlement accepté d'ouvrir son espace aérien aux avions participant à l'opération, indique-t-on de sources diplomatiques aux Nations unies, où la délégation de Khartoum n'a fait aucun commentaire.

Mais la France a prévenu que l'issue ne serait pas rapide. "Je doute que ce soit en jours, je pense que ce sera en semaines, j'espère que ce ne sera pas en mois", a dit l'amiral Guillaud, apportant un bémol aux propos tenus la veille par Alain Juppé.

Le ministre des Affaires étrangères avait alors parlé de jours ou de semaines avant la destruction des capacités militaires de Kadhafi, mais "certainement pas en mois".

25/03/2011

Reuters


Otan

A Bruxelles, les 28 pays membres de l'Otan sont convenus tard jeudi soir de faire respecter une zone d'exclusion aérienne mais ne sont pas tombés d'accord pour prendre le commandement de l'ensemble des opérations militaires.

Après quatre jours d'âpres discussions, le secrétaire général de l'Alliance, Anders Fogh Rasmussen, a déclaré que le mandat de l'Otan n'allait pour l'instant pas au-delà de la mise en oeuvre de la zone d'exclusion aérienne et d'un embargo sur les armes. Il a ajouté que les forces de l'Otan pourraient se défendre le cas échéant.

25/03/2011 à 12:24

Reuters



Europe

1 France

27-03

A l'approche d'une première réunion du groupe de contact mardi à Londres, le président français Nicolas Sarkozy a annoncé une initiative franco-britannique en vue d'une solution politique. L'Italie a déclaré qu'elle aussi y présenterait un plan. Sur la conduite des opérations, les pays de l'Otan ont convenu de prendre dans l'immédiat le relais de la coalition pour la zone d'exclusion aérienne, mais pas pour les frappes au sol. Des négociations devaient se poursuivre dimanche pour que l'Otan prenne toutes les opérations en main.

 (afp)


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