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29/03/2011

n° 474 - journal de l'Afghanistan - du 04 -03 au 29 -03 -a1p - 2010, année la plus meurtrière pour les civils afghans.

n° 474 - journal de l'Afghanistan - du 04 -03 au 29 -03 -a1p -  2010, année la plus meurtrière pour les civils afghans.

Aujourd'hui, face aux ambitions hégémoniques de l'impérialisme, l'information est une arme au service de la paix.

Les médias occidentaux dans leur large majorité acceptent les versions de l'armée américaine et ferment les oreilles aux autres sources.

Dénoncer ne suffit plus, il faut expliquer, informer, transmettre!

Sa diffusion est un acte de résistance.



journal de l'Afghanistan

n° 474 - du 04 -03 au 29 -03

C.De Broeder & M.Lemaire



Avant propos

La guerre menée par le terrorisme contre ses adversaires déclarés est tout à fait invraisemblable.

Pour être crédible, cette histoire exigerait triplement et simultanément une excessive stupidité des terroristes, une incompétence extravagante des services policiers, et une folle irresponsabilité des médias. Cette invraisemblance est telle qu'il est impossible d'admettre que le terrorisme soit réellement ce qu'il prétend être’.

(MICHEL BOUNAN)

 

·                     Les médias occidentaux pro USA usent d’un terme générique- Al Qaida- Taliban - pour désigner tous les résistants .... idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes

Ps : Avant de vous lancer dans la lecture du journal, noter ceci: 'Al Qaïda'  & Al-Zarqaoui, Ben Laden Mollah Omar  = concept réducteur inventé par les Usa, pour désigner la résistance. Idem pour le mot 'terrorisme' employé par les Usa & ces acolytes

 


 Le "journal de l'Afghanistan" est  visible :

a) sur nos blogs : 

http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/

http://journauxdeguerre.blogs.lalibre.be/

b) sur le site : 

 www.palestine-solidarite.org à cette adresse :http://www.palestine-solidarite.org/Journaux_Palestiniens...

c) sur le site de Robert Bibeau :  http://www.robertbibeau.ca/palestine.html & http://boycottisraelinternational.com  

d) sur le site de eva R-sistons: - http://no-war.over-blog.com/

 

Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail, une seule adresse : fa032881@skynet.be 



Sommaire.

Tiré à part :

Michel Collon : Les règles de la propagande de guerre.

Alessandro Cisilin : Al-Qaïda : même la « marque » s’effrite.

Dommages Collatéraux... le Pentagone prolonge

Mort  de neuf enfants ramassant du bois.

2010, année la plus meurtrière pour les civils afghans -

La mort de civils afghans impose une remise en question.

L'OTAN admet avoir tué des civils 'par erreur' en Afghanistan.

Aled-Dilwyn Fisher : La Norvège, comme l’OTAN, dissimule les rapports sur les pertes civiles en Afghanistan.

Fin

L’Afghanistan au cœur des débats.

Civils afghans tués: il plaide coupable.

1 Analyse & déclaration :

Résistance

Occupants:

2 Occupation de l'Afghanistan 

Les forces en présence

3 Politique

1) collaborateurs afghans

2) occupants 



Tiré à part :

Michel Collon : Les règles de la propagande de guerre.

22 mars 2011

Comment les médias occidentaux ont-ils couvert les diverses guerres qui ont suivi la première guerre du Golfe ?

Peut-on dresser des constats communs ?

Existe-t-il des règles incontournables de la « propagande de guerre » ?

Oui.

1. Cacher les intérêts. Nos gouvernements se battent pour les droits de l’homme, la paix ou quelque autre noble idéal. Ne jamais présenter la guerre comme un conflit entre des intérêts économiques et sociaux opposés.
2. Diaboliser. Pour obtenir le soutien de l’opinion, préparer chaque guerre par un grand médiamensonge spectaculaire. Puis continuer à diaboliser l’adversaire particulièrement en ressassant des images d’atrocités.
3. Pas d’Histoire ! Cacher l’histoire et la géographie de la région. Ce qui rend incompréhensibles les conflits locaux attisés, voire provoqués par les grandes puissances elles-mêmes.
4. Organiser l’amnésie. Eviter tout rappel sérieux des précédentes manipulations médiatiques. Cela rendrait le public trop méfiant.

Règle n° 1. Cacher les intérêts.
La règle la plus fondamentale de la propagande de guerre, c’est de cacher que ces guerres sont menées pour des intérêts économiques bien précis, ceux des multinationales. Qu’il s’agisse de contrôler les matières premières stratégiques ou les routes du pétrole et du gaz, qu’il s’agisse d’ouvrir les marchés et de briser les Etats trop indépendants, qu’il s’agisse de détruire tout pays pouvant représenter une alternative au système, les guerres sont toujours économiques en définitive. Jamais humanitaires. Pourtant, à chaque fois, c’est le contraire qu’on raconte à l’opinion.
La première guerre contre l’Irak a été présentée à l’époque comme une guerre pour faire respecter le droit international. Alors que les véritables objectifs, exprimés dans divers documents – même pas internes – du régime US étaient :
1. Abattre un régime qui appelait les pays arabes à s’unir pour résister à Israël et aux Etats-Unis.
2. Garder le contrôle sur l’ensemble du pétrole du Moyen-Orient.
3. Installer des bases militaires dans une Arabie saoudite déjà réticente. Il est très instructif, et cocasse, de relire aujourd’hui les nobles déclarations faites à l’époque par la presse européenne européenne sur les nobles motivations de la première guerre du Golfe.

De tout cela, zéro bilan.
Les diverses guerres contre la Yougoslavie ont été présentées comme des guerres humanitaires. Alors que, selon leurs propres documents, que chacun pouvait consulter, les puissances occidentales avaient décidé d’abattre une économie trop indépendante face aux multinationales, avec d’importants droits sociaux pour les travailleurs. Le vrai but était de contrôler les routes stratégiques des Balkans (le Danube et les pipe-lines en projet), d’installer des bases militaires (donc de soumettre la forte armée yougoslave) et de coloniser économiquement ce pays. Actuellement, de nombreuses informations sur place confirment une colonisation éhontée par les multinationales dont US Steel, le pillage des richesses du pays, la misère croissante qui s’ensuit pour la population. Mais tout cela reste soigneusement caché à l’opinion internationale. Tout comme les souffrances des populations dans les divers autres pays recolonisés.
L’invasion de l’Afghanistan a été présentée comme une lutte anti-terroriste, puis comme une lutte d’émancipation démocratique et sociale. Alors que, là aussi, des documents US parfaitement consultables révélaient de quoi il s’agissait. 1. Construire un pipe-line stratégique permettant de contrôler l’approvisionnement de tout le sud de l’Asie, continent décisif pour la guerre économique du 21ème siècle. 2. Etablir des bases militaires US au centre de l’Asie. 3. Affaiblir tous les « rivaux » possibles sur ce continent - la Russie, l’Iran et surtout la Chine - et les empêcher de s’allier.
On pourrait analyser pareillement comment on nous cache soigneusement les véritables enjeux économiques et stratégiques des guerres en cours ou à venir : Colombie, Congo, Cuba, Corée... Bref, le tabou fondamental des médias, c’est l’interdiction de montrer que chaque guerre sert toujours des multinationales bien précises. Que la guerre est la conséquence d’un système économique qui impose littéralement aux multinationales de dominer le monde et de le piller pour empêcher ses rivaux de le faire.


Règle N°2. Diaboliser.
Chaque grande guerre commence par un grand médiamensonge qui sert à faire basculer l’opinion pour qu’elle se range derrière ses gouvernants.

- En 1965, les Etats-Unis déclenchent la guerre du Vietnam en inventant de toutes pièces une attaque vietnamienne contre deux de leurs navires (incident « de la baie du Tonkin »).
- Contre Grenade, en 83, ils inventent une menace terroriste (déjà !) qui viserait les USA.
- La première agression contre l’Irak, en 1991, est « justifiée » par un prétendu vol de couveuses dans une maternité de Koweït City. Médiamensonge fabriqué de toutes pièces par la firme US de relations publiques Hill & Knowlton.
- De même, l’intervention de l’Otan en Bosnie (95) sera « justifiée » par des récits truqués de « camps d’extermination » et des bombardements de civils à Sarajevo, attribués aux Serbes. Les enquêtes ultérieures (tenues secrètes) montreront pourtant que les auteurs étaient en fait les propres alliés de l’Otan.
- Début 99, l’attaque contre la Yougoslavie sera « justifiée » par une autre mise en scène : un prétendu « massacre de civils » à Racak (Kosovo). En réalité, un combat entre deux armées, provoqué par les séparatistes de l’UCK. Ceux que les responsables US qualifiaient de « terroristes » au début 98 et de « combattants de la liberté » quelques mois plus tard.
- La guerre contre l’Afghanistan ? Plus fort encore, avec les attentats du 11 septembre. Sur lesquels toute enquête sérieuse et indépendante sera étouffée, pendant que les faucons de l’administration Bush se précipiteront pour faire passer des plans d’agression, préparés depuis longtemps, contre l’Afghanistan, l’Irak et quelques autres.
Chaque grande guerre commence par un médiamensonge de ce type : des images atroces prouvant que l’adversaire est un monstre et que nous devons intervenir pour une « juste cause ».
Pour qu’un tel médiamensonge fonctionne bien, plusieurs conditions sont nécessaires : 1. Des images épouvantables. Truquées si nécessaire. 2. Les marteler plusieurs jours, puis prolonger par des rappels fréquents. 3. Monopoliser les médias, exclure la version de l’autre camp. 4. Ecarter les critiques, en tout cas jusqu’au moment où il sera trop tard. 5. Qualifier de « complices », voire de « révisionnistes » ceux qui mettent en doute ces médiamensonges.


Règle N° 3. Pas d’Histoire !
Dans tous les grands conflits de ces dernières années, les médias occidentaux ont caché à l’opinion les données historiques et géographiques essentielles pour comprendre la situation des régions stratégiques concernées.
En 1990, on nous présente l’occupation du Koweït par l’Irak (qu’il ne s’agit pas ici de justifier ou d’analyser) comme une « invasion étrangère ». On « oublie » de dire que le Koweït avait toujours été une province de l’Irak, qu’il en a été séparé en 1916 seulement par les colonialistes britanniques dans le but explicite d’affaiblir l’Irak et de garder le contrôle de la région, qu’aucun pays arabe n’a jamais reconnu cette « indépendance », et enfin que le Koweït est juste une marionnette permettant aux Etats-Unis de confisquer les revenus du pétrole.
En 1991, en Yougoslavie, on nous présente comme de gentils démocrates « victimes » deux dirigeants extrémistes, racistes et provocateurs, que l’Allemagne a armés avant la guerre : le Croate Franjo Tudjman et le Bosniaque Alia Izetbegovic. En cachant qu’ils renouent avec le plus sinistre passé de la Yougoslavie : le génocide anti-serbe, anti-juif et anti-rom de 41-45. On présente aussi les populations serbes de Bosnie comme des envahisseurs alors qu’elles y vivaient depuis des siècles.
En 1993, on nous présente l’intervention occidentale en Somalie comme « humanitaire » en cachant soigneusement que des sociétés US ont acheté le sous-sol pétrolifère de ce pays. Et que Washington entend contrôler cette région stratégique de la « Corne de l’Afrique » ainsi que les routes de l’Océan Indien.
En 1994, on nous présente le génocide rwandais en faisant silence sur l’histoire de la colonisation belge et française. Laquelle avait délibérément organisé le racisme entre Hutus et Tutsis pour mieux les diviser.
En 1999, on nous présente le Kosovo comme une terre envahie par les Serbes. On nous parle de « 90% d’Albanais, 10% de Serbes ». Passant sous silence la forte diminution du nombre des Serbes lors du génocide commis dans cette province durant la Seconde Guerre mondiale, puis durant l’administration albanaise de la province (années 80). On escamote aussi l’existence au Kosovo de nombreuses minorités (Roms, Juifs, Turcs, Musulmans, Gorans, etc...). Minorités dont « nos amis » de l’UCK avaient programmé le nettoyage ethnique, qu’ils réalisent aujourd’hui sous les yeux et avec la bénédiction de l’Otan.
En 2001, on crie haro sur la résistance, régime certes peu défendable. Mais qui les a amenés au pouvoir ? Qui les a protégés des critiques des organisations des droits de l’homme afin de pouvoir construire avec eux un juteux pipeline transcontinental ? Et surtout, au départ, qui a utilisé le terrorisme de Ben Laden pour renverser le seul gouvernement progressiste qui avait émancipé la paysannerie et les femmes ? Qui a ainsi rétabli la pire terreur fanatique en Afghanistan ? Qui, sinon les Etats-Unis ? De tout ceci, le public ne sera guère informé. Ou trop tard.
La règle est simple. Occulter le passé permet d’empêcher le public de comprendre l’histoire des problèmes locaux. Et permet de diaboliser à sa guise un des protagonistes. Comme par hasard, toujours celui qui résiste aux visées néocoloniales des grandes puissances.


Règle N° 4. Organiser l’amnésie.
Lorsqu’une grande puissance occidentale prépare ou déclenche une guerre, ne serait-ce pas le moment de rappeler les grands médiamensonges des guerres précédentes ? D’apprendre à déchiffrer les informations transmises par des états-majors ô combien intéressés ? Cela s’est-il produit à l’occasion des diverses guerres des années 90 ? Jamais. A chaque fois, la nouvelle guerre devient la « guerre juste », plus blanche encore que les précédentes, et ce n’est pas le moment de semer le doute.
Les débats seront pour plus tard. Ou jamais ? Un cas flagrant : récemment, un super-menteur a été pris la main dans le sac, en flagrant délit de médiamensonge. Alastair Campbell, chef de la « communication » de Tony Blair, a dû démissionner quand la BBC a révélé qu’il avait truqué les informations sur les prétendues armes de destruction massive. Ceci a-t-il provoqué un débat sur les précédents exploits du dit Campbell ? N’aurait-il pas été intéressant d’expliquer que toute notre information sur le Kosovo avait été concoctée par ce même Campbell ? Que cela méritait certainement un bilan et une réévaluation de l’information donnée sur la guerre contre la Yougoslavie ? Il n’en a rien été.
Source : michelcollon.info

http://michelcollon.info/Les-regles-de-la-propagande-de.html

 

Alessandro Cisilin : Al-Qaïda : même la « marque » s’effrite.

Alors que nos grands médias n’ont pas manqué de qualifier de dérisoires et d’absurdes les propos du Colonel Kadhafi sur les menaces d’al-Qaída et de l’extrémisme islamiste en Libye pour justifier de sa politique de répression, que reste-t-il exactement de la "nébuleuse terroriste" al-Qaïda, toujours synonyme des effrayants attentats du 11-Septembre ?

Le journal italien "Il fatto quotidiano"(*) revient sur le mythe du réseau terroriste organisé qui avait fait l’objet d’un documentaire de la BBC primé à Cannes en 2005 "The Power of Nightmares" (et dont nous vous présentons les meilleurs extraits ci-dessous) qui relevait déjà à l’époque l’irréalité de cette organisation terroriste et de la menace qu’elle représente, en dehors de quelques factions armées qui combattent toujours dans les zones de guerre en Irak ou en Afghanistan/Pakistan.

L’ex-directeur du Service de renseignement de sécurité à la DGSE Alain Chouet l’avait pourtant rappelé lui aussi devant une commission du Sénat en mars dernier (voir la vidéo de ses déclarations). Mais les croyances ont la vie dure…

Il ne reste plus que le Colonal Kadhafi et le ministre Maroni (ministre italien de l’Intérieur, NdT) pour dénoncer "l’ombre d’al-Qaïda" derrière les actes de violence et d’insurrection, et aussi quelques reporters pro-gouvernementaux obnubilés par la "guerre au terrorisme" lancée en 2001. Pourtant, sept années ont passé depuis la diffusion du documentaire-choc de la BBC (« The Power of Nightmares », en français « Le pouvoir des cauchemars »,  primé à Cannes), qui montrait l’inexistence du réseau terroriste, au-delà d’un cercle restreint de fidèles d’Oussama ben Laden, en admettant que celui-ci soit encore vivant, ce qui est loin d’être certain même selon les sources du Renseignement.

Au scepticisme d’alors succéda une prise de conscience progressive et pratiquement unanime de la part des analystes concernant la « crise d’al-Qaïda », confirmée par la désaffection croissante de l’opinion publique musulmane dans les sondages [effectués] partout dans le monde, ainsi que par la baisse du nombre d’attentats, en dehors de ceux survenus dans un contexte belliqueux en Irak et en Afghanistan. Ceux qui persistent à maintenir en vie ce mythe utilisent désormais la formule de "structure décentralisée", non seulement pour ce qui concerne la phase opérationnelle, mais aussi pour celle décisionnelle. Une espèce de "marque déposée" en quelque sorte, rien de plus.

Les documents officiels le confirment.

Le Pentagone, lors du dernier point en novembre dernier, dressait la liste de 47 "organisations terroristes" dans le monde ; parmi elles, non pas une, mais quatre porteraient le nom d’al-Qaïda (celle "originaire" du Sud-est asiatique, celle "en Irak", celle "de la Péninsule arabique", et celle du "Maghreb islamique"), démentissant par là même la nature unitaire, et la clé de voute même dessinée par ses idéologues, à savoir la perspective (jamais réalisée historiquement) d’un Califat unifié.

Cette décomposition territoriale apparait très généreuse, étant donné par exemple qu’al-Qaïda au Maghreb opère seulement en Algérie, et se limite à quelques zones désertiques du sud. Mais la carte géographique dressée par l’Union européenne apparait encore plus hasardeuse, avec son inventaire pratiquement figé depuis 2002, qui met dans un même panier des centaines de sigles de mouvements radicaux (ainsi que des sociétés ou des "centres d’appels", à grand renfort d’adresses et de numéros de téléphone, surtout en Afghanistan, au Pakistan, en Somalie et à Dubai), et les associe tous à "al-Qaïda et aux résistants", sans tenir compte des dénégations explicites de la part des principaux intéressés.

Fait particulièrement significatif, le cas du Libyan Islamic Fighting Group, considéré non seulement comme l’épicentre de l’extrémisme islamique à Tripoli, mais aussi comme étant à l’origine des attentats dans la région, y compris celui contre Khadafi en 1996. En faire partie est passible de 10 ans de prison dans la législation antiterroriste britannique, alors que la Libye, après avoir arrêté et emprisonné une centaine de ses membres, les a pratiquement tous relâchés ces trois dernières années, dans une tentative d’en diminuer la menace subversive. Leur association avec al-Qaïda avait été établie par les chancelleries occidentales (et dans la liste noire de l’ONU) d’après leur origine au sein des activités antisoviétiques à côté des moudjahidines afghans.

Pourtant, lorsqu’al-Zawahiri, bras droit d’Oussama ben Laden déclara leur affiliation en 2008, il fut submergé par une vague de démentis, dont celui de l’un des leaders historiques du mouvement, Noman Benotman, qui a par la suite rejeté l’idée même de "djihad violent" considéré comme contraire à l’interprétation sunnite de l’islam dont prétend s’inspirer al-Qaïda.

Curieusement, ce même Benotman, suspecté d’avoir organisé l’attentat tragique de Lockerbie en 1988, travaille aujourd’hui pour l’antiterrorisme à Londres. Mais alors que reste-t-il d’al-Qaïda ? De ce qui ressort, quelques  centaines d’hommes engagés au côté des résistants dans les zones du sud-est asiatique surveillées par l’ISAF. En somme, tien d’autre qu’une "base" militaire, comme l’indique l’étymologie du terme arabe, et qui combat simplement là où il y a la guerre. Une base lointaine, géographiquement et idéologiquement, non seulement des places d’Afrique du Nord, mais [aussi et surtout] de l’Islam.

Alessandro Cisilin

Note ReOpenNews :

(*) Il Fatto Quotidiano : quotidien italien indépendant de tout parti politique et de tout financement public, issu d’un mouvement journalistique qui s’inspire de grandes figures telles que feu Enzo Biaggi l’auteur d’une rubrique télévisée décapante et souvent à contre-courant des opinions dominantes. L’éditorialiste en est Marco Travaglio, intellectuel connu et redouté, défenseur de la Constitution italienne qui s’attaque au "berlusconisme" et à tous ses excès. Ce journal dresse quotidiennement un bilan sans concession de la vie politique et économique italienne, et Marco Travaglio participe notamment à l’une des émissions hebdomadaires les plus suivies de la TV publique italienne Rai2 "Anno Zéro" animé par le célèbre journaliste Michele Santoro.

Al-Qaida : même la "marque" s’effrite par Alessandro Cisilin , sur "Il Fatto Quotidiano", le 4 mars 2011

repris par Megachip, le 9 mars 2011



Dommages Collatéraux... le Pentagone prolonge

Mort  de neuf enfants ramassant du bois.

La mort  de neuf enfants ramassant du bois dans la province de Kunar (est), selon les autorités afghanes, apparemment sous les tirs d'un hélicoptère américain, a poussé le président afghan Hamid Karzaï à de nouveau dénoncer les raids «meurtriers» de l'Isaf.

4/3

6/3

Une bombe a explosé au passage d'un camion qui transportait des civils dans l'est de l'Afghanistan, faisant 12 morts et cinq blessés.

(AP)

10/03

Un cousin du père du président afghan Hamid Karzaï a été abattu par erreur par les troupes de la Force internationale d'assistance à la sécurité (Isaf) lors d'un raid nocturne, a annoncé ce jeudi Ahmad Wali Karzaï, chef du conseil de la province de Kandahar et frère du chef de l'Etat.

Yar Mohammad Khan a été tué alors qu'il sortait de sa maison dans un village où opéraient les forces internationales, qui ont annoncé pour leur part avoir tué le père d'un résistant armé d'une kalachnikov.

Un porte-parole du président Karzaï a déclaré que l'Isaf «ferait mieux de protéger les civils plutôt que de les tuer». Karzaï a ordonné une enquête sur l'incident et l'Isaf a annoncé par la suite qu'elle en mènerait également une de son côté.  

10.03.

http://www.20minutes.fr/ledirect/684808/monde-afghanistan-membre-famille-hamid-karzai-abattu-erreur-otan

13/03

Quatre civils ont été tués aujourd'hui par l'explosion d'une bombe au passage de leur véhicule dans une province instable du sud de l'Afghanistan.

AFP 

2010, année la plus meurtrière pour les civils afghans -

L'année 2010 a été la plus meurtrière pour les civils en neuf ans de guerre avec près de 2.800 morts.

Ce chiffre illustre le fait que, malgré les affirmations des responsables militaires et des gouvernements de la coalition internationale, l'insurrection des résistants s'intensifie, et même gagne du terrain ces dernières années, avec des actions de guérilla bien au-delà de ses bastions traditionnels du sud et de l'est.

Et, surtout, il est publié à quelques mois du début annoncé par Washington et l'Otan d'un retrait des troupes internationales devant mener, d'ici à 2014, au transfert total de la responsabilité de la sécurité du pays dans les mains des forces afghanes, une gageure selon nombre d'experts.

Avec 2.777 exactement, le nombre de civils tués en 2010 a augmenté de 15% par rapport à 2009, indique le rapport annuel conjoint de la Mission d'assistance des Nations unies en Afghanistan (UNAMA) et de la Commission afghane indépendante( ndlr ?) des droits de l'homme.

Une recrudescence des erreurs des forces internationales a de nouveau provoqué ces derniers jours la colère des Afghans et du président Hamid Karzaï.

La force de l'Otan (Isaf), emmenée par les Américains, est accusée d'avoir tué au moins 65 civils à deux reprises fin février dans la province de Kunar (est) en visant des insurgés, et neuf enfants le 1er mars.

Karzaï a dénoncé ces deux drames, en appelant l'Otan à cesser ces «meurtres» qui jettent, selon lui, la population dans les bras de la rébellion. Depuis, les manifestations contre l'Otan et surtout les Etats-Unis se multiplient dans tout le pays.

Le président Barack Obama a présenté le 3 mars ses «profonds regrets» au peuple afghan pour les neuf enfants tués, de même que le général américain David Petraeus, commandant en chef de l'Isaf, et le secrétaire à la Défense, Robert Gates.

Karzaï a assuré lundi «respecter» les regrets de Gates, semblant se montrer plus conciliant que la veille, quand il avait affirmé que les excuses de l'Otan n'étaient «pas suffisantes».

Le président afghan a réaffirmé lundi que son peuple voulait «la fin» des victimes civiles de l'Isaf, et non une simple réduction de leur nombre, en soulignant qu'elles étaient la principale cause de la détérioration des relations entre Kaboul et Washington.

Enfin, le rapport de l'UNAMA souligne aussi que le nombre de civils tués en 2010 est quatre fois supérieur à celui des soldats des forces internationales tombés au combat la même année.

Or, 2010 a aussi été, de très loin, l'année la plus meurtrière pour les soldats étrangers en neuf ans de guerre, avec (ndlr : au moins) 711 morts, confirmant que la guérilla des résistants s'est intensifiée malgré l'envoi de 30.000 soldats américains en renfort l'année dernière.

(Source AFP)

09-03

 

La mort de civils afghans impose une remise en question.

Le commandant des forces américaines en Afghanistan David Petraeus a déclaré mercredi que plusieurs incidents tragiques impliquant des morts de civils l'avaient conduit à ordonner un passage en revue à tous les niveaux sur l'utilisation de la force par la Force internationale d' assistance à la sécurité (ISAF, sous l'égide de l'OTAN), et sur le personnel des hélicoptères de combat.

« Nous avons (..) voulu nous assurer de réduire au maximum les pertes de vie civiles dans le cadre de nos opérations », a-t- il déclaré devant la commission de la Chambre des représentants sur les forces armées lors de son rapport sur la guerre en Afghanistan.« J'ai également souligné à nouveau les instructions visant à réduire au minimum absolu les dégâts sur les infrastructures et les biens matériels ».

M. Petraeus est à Washington pour informer les responsables du gouvernement et du Congrès des États-Unis de la progression de la guerre en Afghanistan, qui dure maintenant depuis dix ans. Le président Barack Obama a ordonné le déploiement de 30 000 soldats supplémentaires en Afghanistan en fin 2009. Son plan prévoit juillet 2011 comme date de début du retrait.

M. Petraeus a rencontré lundi M. Obama pour discuter de la situation sur le terrain à l'approche de ce retrait. Il a présenté mardi au comité du Sénat sur les forces armées une évaluation optimiste des progrès accomplis, tout en admettant les dangers que rencontrent les soldats jusqu'au début du retrait en juillet.

 2011-03-17

xinhua

http://french.cri.cn/621/2011/03/17/302s240364.htm

 

L'OTAN admet avoir tué des civils 'par erreur' en Afghanistan.

Plusieurs civils ont été tués ou blessés vendredi 25 mars  dans une frappe aérienne de la force internationale de l'OTAN (ISAF) en Afghanistan, dans la province méridionale du Helmand, fief des insurgés talibans, a annoncé l'Isaf samedi, sans préciser le nombre de victimes.

Les appareils de l'OTAN ont visé deux véhicules supposés transporter un chef taliban et ses adjoints, mais il s'est ensuite avéré qu'il s'agissait de civils, a expliqué l'organisation, précisant qu'une enquête avait été ouverte. La province du Helmand est un bastion des talibans, chassés du pouvoir à la fin 2001 et qui mènent depuis une insurrection contre le gouvernement de Kaboul et la force de l'OTAN qui le soutient. 

Aucun responsable n'a pu être joint dans la province, où les réseaux de téléphonie mobile sont coupés depuis mercredi par les opérateurs, sur injonction des insurgés talibans. Ces derniers ordonnent régulièrement la coupure des réseaux, notamment pendant les offensives de l'OTAN, menaçant les compagnies d'attaquer leurs installations si elles n'obtemptèrent pas. Les lignes terrestres sont quasi-inexistantes dans le pays.

PREMIÈRES VICTIMES DU CONFLIT

Les civils sont les premières victimes du conflit afghan, entré dans sa dixième année. L'année 2010 a été la plus meurtrière pour les civils (2 777 morts), a récemment annoncé l'ONU, précisant néanmoins que plus de 75 % des victimes civiles (tués et blessés) étaient liées aux insurgés et que le nombre de celles dues aux opérations de l'OTAN avaient baissé de 21 % par rapport à 2009. [et les représentants de l'ONU sont d'une impartialité parfaite, comme on vient encore de le remarquer - RM] L'Otan est néanmoins mise en cause dans plusieurs bavures depuis le début de l'année. Les autorités afghanes l'accusent notamment d'avoir tué plus de 70 civils dont onze enfants dans plusieurs bombardements depuis fin février dans la province orientale, Kunar, fief des insurgés frontalier du Pakistan. 

L'Isaf a reconnu avoir tué neuf civils dans l'un d'eux, sans confirmer s'il s'agissait d'enfants, et en avoir blessé jusqu'à neuf dans un autre. Ces pertes civiles ont provoqué la colère du président afghan Hamid Karzaï qui avait demandé mi-mars à l'OTAN de cesser ses opérations militaires dans le pays pour éviter de tuer des civils. Son homologue américain Barack Obama lui avait présenté ses excuses pour la mort de neuf civils.

Le président Karzaï a officiellement lancé mardi le processus de transition, qui doit voir les forces afghanes prendre progressivement la responsabilité de la sécurité sur l'ensemble territoire afghan d'ici la fin 2014. La capitale du Helmand, Lashkar Gah, est l'une des sept zones choisie pour la première phase du processus, où la responsabilité de la sécurité va changer de main dès l'été 2011.

26-03

 

Aled-Dilwyn Fisher : La Norvège, comme l’OTAN, dissimule les rapports sur les pertes civiles en Afghanistan.

Pris en flagrant délit de dissimulation des chiffres !

Voilà la Norvège bien embarrassée par ces documents de Wikileaks qui montrent que les chiffres des pertes civiles ont été volontairement abaissés, sans doute pour éviter de générer un véritable débat sur la présence des forces de l’OTAN en Afghanistan presque 10 ans après l’invasion de ce pays au nom de la guerre contre ben Laden et la résistance.

Le décompte macabre dans une zone de guerre comme l’Afghanistan relève de toute façon des autorités militaires, et l’ONU semble avoir perdu tout contrôle sur ce conflit qu’elle a initialement autorisé au lendemain des attentats du 11/9.

Malgré les dénégations outrées des officiels de l’OTAN, tout cela relève d’une stratégie bien huilée. N’oublions pas en effet qu’un câble de Wikileaks avait déjà révélé l’an dernier la stratégie que la CIA a mise au point pour convaincre l’opinion publique de soutenir davantage l’intervention militaire de l’OTAN en Afghanistan, notamment en France et en Allemagne où les populations sont très majoritairement contre. Mis à part quelques communiqués d’organisations humanitaires, ces informations ne "transpirent" pas dans nos grands médias. Encore une fois, on peut légitimement se demander ce qui pousse les journalistes à se rendre ainsi complices de telles mystifications, au lieu de présenter ces informations au grand public comme leur profession l’exige. De nouvelles révélations de Wikileaks par le journal norvégien Afgtenposten continuent d’embarrasser les gouvernements de la Norvège et des USA. Elles montrent que les ambassadeurs norvégiens ont suivi l’exemple de l’OTAN et de son leader étatsunien dans leur effort pour éviter un débat gênant au sujet des pertes civiles en Afghanistan.

Les câbles de la délégation étatsunienne à l’OTAN qui ont fuité ont été rédigés en septembre 2008. On y lit : "L’ambassadeur de Norvège a souligné la nécessité d’éviter un débat public sur le nombre de civils tués." D’après ces câbles l’ambassadeur de l’époque et l’ancien ministre adjoint aux affaires étrangères, Kim Traavik auraient jeté le discrédit sur le bilan des morts présenté par l’ONU en disant que : "Même les employés de l’ONU en poste à Kaboul doutaient de la méthode utilisée."

Traavik – qui est actuellement l’ambassadeur de Norvège en Grande-Bretagne – a nié avoir consciemment omis des faits, et a dit à Aftenposten que le rapport des câbles de l’ambassade des USA devait être un "malentendu". Il a affirmé que la Norvège était un des pays qui "demandait le plus vivement" que l’OTAN et la FAIS (la force internationale d’assistance et de sécurité, missionnée par l’OTAN en Afghanistan) prennent des mesures pour éviter les pertes civiles. "Nous l’avons fait pour des raisons humanitaires" a dit Traavik à Aftenposten, "mais aussi pour prendre en considération l’opinion publique des nations membres et d’Afghanistan."

"Tout à fait inacceptable"

Les organisations des droits de l’homme internationales ont cependant été promptes à émettre des critiques et le secrétaire général de la branche norvégienne d’Amnistie Internationale, John Peder Egenaes, a déclaré : "Il est tout à fait inacceptable que la Norvège ait accepté de dissimuler le bilan des victimes." Il a qualifié les révélations de "contraires à ce que l’on attend des autorités norvégiennes et à l’image que le gouvernement veut donner de lui-même."

Le malaise de la Norvège et de ses alliés à propos des écarts entre le bilan établi par l’ONU et celui établi par l’OTAN, a conduit l’OTAN à demander à l’ONU de mener des études conjointes sur les morts civiles. Le représentant spécial de l’ONU en Afghanistan, Kai Eide, s’y est fermement opposé en disant, selon le compte-rendu étatsunien, qu’une telle coopération "compromettrait l’indépendance de l’ONU et provoquerait un tollé chez les militants des droits de l’homme." Eide était déjà considéré comme "trop indépendant" par les alliés de l’OTAN et Victoria Nuland, l’ambassadeur étatsunien à l’OTAN a demandé à un diplomate norvégien expérimenté de "faire cause commune avec la FAIS en public et de défendre la mission chaque fois que des tragédies inévitables comme des pertes civiles se produisaient."

"Sans lien avec la réalité"

Eide a beaucoup critiqué la position de l’OTAN sur cette question, en disant qu’il "s’était rendu compte au cours des discussions que l’OTAN avait complètement perdu le contact avec la réalité du terrain en Afghanistan."

Le bombardement de Bala Baluk a particulièrement contrarié Eide ; des documents révélés aussi pendant le week-end indiqueraient que les USA ont caché un rapport de la Croix-Rouge qui faisait état de 89 civils tués dans ce bombardement alors qu’un officiel étatsunien prétendait qu’il n’y avait eu que 26 victimes. Eide va bientôt sortir un livre qui relate apparemment en détail ses désaccords avec les USA notamment en ce qui concerne la dissimulation des pertes civiles.

D’autres documents de Wikileaks ont montré que, lorsqu’on les questionne sur les pertes civiles, la réponse habituelle de l’OTAN, que les USA ont concoctée, a été de s’excuser pour les victimes qui ont perdu la vie, de promettre une enquête et d’accuser la résistance d’être responsables des morts.

GeantVert

Aled-Dilwyn Fisher

07 mars, 2011

LeGrandSoir,

 le 23 février 2011

Pour consulter l’original : http://www.newsinenglish.no/2011/02…

Traduction D. Muselet pour LGS

http://www.reopen911.info/News/2011/03/07/la-norvege-comme-l%E2%80%99otan-dissimule-les-rapports-sur-les-pertes-civiles-en-afghanistan/


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